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Monde

À la UneMonde

Équateur: le président Noboa indemne après une attaque visant le cortège présidentiel

by admin9775 8 octobre 2025
written by admin9775

Le président de l’Équateur, Daniel Noboa, est sorti indemne d’une attaque visant le véhicule dans lequel il voyageait dans le sud du pays. Une attaque qui intervient dans un contexte de manifestations indigènes sous tension, a annoncé ce 7 octobre son gouvernement.

À Cañar au sud de l’Équateur, « 500 personnes sont apparues et ont commencé à jeter des pierres sur le cortège présidentiel et, clairement, il y a aussi des traces de balles sur la voiture du président », a déclaré à la presse Inés Manzano, la ministre équatorienne de l’Environnement et de l’Énergie, assurant que le président en est sorti indemne.

Sur X, la présidence a évoqué une « attaque » et diffusé des vidéos montrant la scène depuis l’intérieur de l’un des véhicules du cortège présidentiel, lorsque plusieurs projectiles heurtent les vitres et que quelqu’un à l’intérieur crie « baissez la tête ». D’autres images prises à l’extérieur montrent un groupe de manifestants, certains en tenues traditionnelles, lançant des pierres et des bâtons contre le cortège.

Les autorités enquêtent pour déterminer si les impacts visibles sur le SUV blindé qui transportait le dirigeant proviennent de tirs par balles. Le cortège a été pris pour cible alors qu’il se dirigeait vers la localité andine de Cañar (sud). Le président conservateur a ensuite participé à un événement public dans la ville de Cuenca, où il a rejeté « ces agressions qui ne sont pas acceptables dans le nouvel Équateur ». « La loi s’applique à tous. Nous ne permettrons pas qu’une poignée de vandales nous empêchent de travailler pour vous », a-t-il déclaré devant l’assistance.

Inés Manzano a indiqué que le gouvernement avait déposé plainte pour « tentative de meurtre » et que cinq personnes avaient été arrêtées. Elles feront l’objet d’une enquête pour le délit de terrorisme, passible de jusqu’à 30 ans de prison.

Manifestations des autochtones

Depuis le 22 septembre, le gouvernement Noboa fait face à des manifestations accompagnées de blocages de routes dans plusieurs provinces, à l’appel de la plus grande organisation des peuples autochtones du pays (Conaie), en réaction à la suppression de la subvention sur le diesel dont le prix est passé de 1,80 à 2,80 dollars le gallon (3,8 litres).

Le bilan de cette mobilisation qui se prolonge est d’un manifestant indigène tué par balles, de 16 soldats retenus en otage puis libérés, d’environ 150 blessés parmi les civils, militaires et policiers, et d’une centaine d’arrestations. La hausse des prix des carburants avait déjà provoqué une forte mobilisation en 2019 et en 2022 sous les gouvernements des anciens présidents Lenin Moreno et Guillermo Lasso, qui avaient dû renoncer à la mesure.

Les peuples autochtones représentent près de 8% des 17 millions d’habitants de l’Équateur, selon le dernier recensement. Les dirigeants autochtones affirment que, d’après certaines études, ils représentent 25% de la population.

Le président Noboa, réélu en 2025, tente de réduire les subventions au diesel pour économiser environ 1 milliard de dollars de dépenses publiques et financer sa lutte contre le crime organisé. En 2024, les militaires ont, sur ses ordres, pris le contrôle des prisons et se sont déployés dans les rues afin de répondre à la flambée de violence que traverse le pays.

Du fait de sa situation géographique entre la Colombie et le Pérou, les plus grands pays producteurs mondiaux de cocaïne, et de ses ports stratégiques sur le Pacifique, l’Équateur est devenu ces dernières années le théâtre de violents affrontements liés au narcotrafic.

RFI

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À la UneMonde

Le Premier ministre français Sébastien Lecornu a démissionné

by admin9775 6 octobre 2025
written by admin9775

Le Premier ministre français Sébastien Lecornu a remis sa démission au président Emmanuel Macron qui l’a acceptée, ce lundi 6 octobre. Nommé le 9 septembre, Sébastien Lecornu était sous le feu des critiques des opposants et de la droite après avoir dévoilé, dimanche 5 octobre, une partie de son gouvernement. Il devait prononcer ce mardi sa déclaration de politique générale à l’Assemblée nationale.

Le Premier ministre français Sébastien Lecornu a démissionné, moins d’un jour après le dévoilement de son cabinet.

Le palais de l’Elysée en a fait l’annonce après que Lecornu a rencontré le président Emmanuel Macron pour une heure lundi matin.

Cette décision de choc intervient seulement 26 jours, Lecornu a été nommé Premier ministre à la suite de l’effondrement du précédent gouvernement de François Bayrou.

La veille, dimanche 5 octobre, Sébastien Lecornu avait présenté un gouvernement dans la continuité du précédent avec peu de changements notables. Statu quo à tous les postes-clé, ou presque, provoquant la colère des oppositions.

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À la UneMonde

Gaza: «Comité de la paix», reconstruction, Hamas… ce qu’il faut retenir du plan de paix de Trump

by admin9775 3 octobre 2025
written by admin9775

Le président américain a dévoilé, lundi 29 septembre, un plan de paix en 20 points afin de mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza. Si le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, en a soutenu le principe lors d’une conférence de presse aux côtés de Donald Trump, il reste au Hamas de l’accepter. En voici les principaux points.

Fin de la guerre et libération des otages

« Si les deux parties acceptent ce plan, la guerre s’achèvera immédiatement », dit le texte qui prévoit dans ce cas qu’Israël suspende ses opérations militaires dans la bande de Gaza. Ensuite, « dans les 72 heures suivant l’acceptation publique de cet accord par Israël, tous les otages, vivants ou décédés, seront rendus. »

Sur les 251 personnes enlevées durant l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023, 47 sont toujours retenues à Gaza, dont 25 considérées comme mortes par l’armée israélienne. En contrepartie, « Israël libérera 250 prisonniers condamnés à perpétuité ainsi que 1 700 Gazaouis détenus après le 7 octobre 2023 », y compris « toutes les femmes et tous les enfants détenus dans ce contexte ».

Le plan prévoit également qu’Israël se retire de Gaza « par étapes ».

• Un « Comité de la paix » présidé par Donald Trump

La bande de Gaza doit être gouvernée de façon transitoire « par un comité palestinien technocratique et apolitique, chargé d’assurer la gestion quotidienne des services publics et des municipalités pour la population de Gaza », selon le plan.

Il sera placé « sous la supervision et le contrôle d’un nouvel organe international de transition, le « Comité de la paix », qui sera dirigé et présidé par le président Donald Trump ». L’ancien Premier ministre britannique Tony Blair en fera également partie.

• Investir à Gaza

Le plan de Donald Trump, qui avait évoqué l’idée de transformer Gaza en « Riviera du Moyen-Orient », vise à « reconstruire et à dynamiser Gaza ». Un groupe d’experts qui ont contribué à la naissance de « certaines des villes modernes florissantes du Moyen-Orient » sera mis en place à cette fin. Le plan prévoit aussi une « zone économique spéciale », avec des tarifs douaniers et des taux d’accès préférentiels.

« Personne ne sera forcé à quitter Gaza », dit le texte, alors que Donald Trump avait évoqué il y a quelques mois l’idée de vider le territoire de ses habitants. « Nous encouragerons les gens à rester et leur offrirons l’occasion de construire un Gaza meilleur. » La quasi-totalité des deux millions d’habitants de Gaza ont été déplacés par la guerre.

• Le Hamas exclu de la gouvernance

Le Hamas, qui a pris le contrôle du territoire en 2007, sera exclu de la gouvernance de Gaza. Ses membres qui rendront les armes et accepteront une « coexistence pacifique » avec Israël seront « amnistiés ». « Le Hamas et les autres factions s’engagent à ne jouer aucun rôle dans la gouvernance de Gaza, directement, indirectement ou sous quelle que forme que ce soit. Toutes les infrastructures militaires, terroristes et offensives, y compris les tunnels et les installations de production d’armes, seront détruites et ne seront pas reconstruites. »

Ceux qui voudraient partir de Gaza bénéficieront d’un droit de passage « protégé vers les pays de destination », selon le projet.

Pour le spécialiste du Moyen-Orient, David Rigoulet-Roze de l’institut français d’analyse stratégique, c’est un plan solide, mais qui aurait des difficultés d’application.

Sur le fond, le plan est sérieux parce qu’il y a une pression américaine et que Donald Trump veut que la guerre s’arrête. Après, il y aura des difficultés d’application.

Selon l’expert David Rigoulet-Roze «c’est un plan sérieux mais difficile à appliquer»Achim Lippold

• Force de stabilisation

Le plan prévoit encore le déploiement immédiat d’une « force internationale de stabilisation » nommée ISF dans la bande de Gaza, avec le soutien des États arabes.

Cette force formera la police palestinienne à Gaza et œuvrera à assurer la sécurité avec Israël et l’Égypte voisine. L’Indonésie a déjà fait part de sa volonté de fournir des troupes. « Il est vital d’empêcher l’entrée de munitions dans Gaza et de faciliter le déploiement rapide et sécurisé des biens pour reconstruire et revitaliser Gaza. Un mécanisme de désescalade sera convenu entre les parties », précise le plan.

• La création de l’État palestinien pas exclue

Dans son plan, le président américain entrevoit un rôle pour l’Autorité palestinienne qui pourra, à terme, « reprendre le contrôle de Gaza de manière sûre et efficace ». Il n’exclut pas, en outre, la création d’un État palestinien, malgré l’opposition ferme de Benyamin Netanyahu, dans le sillage des reconnaissances récentes d’un État de Palestine par la France, le Royaume-Uni et d’autres pays.

« Les conditions pourraient enfin être réunies pour ouvrir une voie crédible vers l’autodétermination et la création d’un État palestinien, que nous reconnaissons comme l’aspiration du peuple palestinien », dit le texte. Lors de la conférence de presse, Benyamin Netanyahu a cependant déclaré qu’il ne voyait « aucun rôle » pour l’Autorité palestinienne sans qu’elle « subisse une transformation radicale et authentique ».

RFI

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À la UneMonde

États-Unis: au moins quatre morts dans l’attaque d’une église mormone dans le Michigan

by admin9775 29 septembre 2025
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Au moins quatre personnes ont été tuées dimanche 28 septembre par un homme qui a ouvert le feu en plein office dans une église mormone du Michigan, dans le nord des États-Unis, selon un nouveau bilan annoncé par la police. Un premier bilan de deux morts avait été annoncé, alors que l’église a été incendiée par le suspect qui a lui-même été abattu.

« Deux autres corps » ont été retrouvés dans les décombres de l’église incendiée par le suspect, a déclaré lors d’une conférence de presse le chef de la police de la ville de Grand Blanc. « Cela porte donc le nombre total de victimes à quatre », a-t-il ajouté. Le suspect, Thomas Jacob Sanford, 40 ans, a été abattu par les forces de l’ordre 8 minutes après le début de l’attaque durant laquelle l’église, située dans la localité de Grand Blanc Township, dans l’État du Michigan, au nord des États-Unis, a également été incendiée, a précisé la police, sans évoquer de mobile possible.

« Cela semble être une nouvelle attaque ciblée contre les chrétiens aux États-Unis », a lancé le président américain sur son réseau Truth Social. « Cette épidémie de violence dans notre pays doit cesser immédiatement », a-t-il ajouté, moins de trois semaines après l’assassinat de l’influenceur conservateur Charlie Kirk.

D’après le chef de la police de Grand Blanc, William Renye, huit personnes ont par ailleurs été blessées et hospitalisées. Sept étaient dans un état stable et une dans un état critique en fin d’après-midi. « Nous pensons trouver d’autres victimes une fois que nous aurons sécurisé les lieux », avait dit le représentant des forces de l’ordre à la mi-journée.

À 10h25 heure locale, le tireur présumé, originaire de la localité voisine de Burton, a percuté les portes de l’édifice au volant d’un véhicule, alors que « des centaines de personnes » étaient à l’intérieur, a raconté William Renye. Thomas Jacob Sanford a ensuite ouvert le feu « avec un fusil d’assaut », avant d’être neutralisé par deux membres des forces de l’ordre, a-t-il poursuivi. Un important incendie a par la suite dû être éteint, « allumé délibérément par le suspect », a estimé la police.

« Le FBI s’est immédiatement rendu sur place et dirigera l’enquête fédérale, tout en apportant son soutien total aux autorités locales et régionales », a déclaré Donald Trump.

Regain de violence politique dans le pays

« Prions pour les victimes et les premiers intervenants », a réagi le vice-président JD Vance sur X. « Une telle violence dans un lieu de culte est bouleversante et effrayante. Je vous invite à vous joindre à moi pour prier pour les victimes de cette terrible tragédie », a commenté la ministre de la Justice, Pam Bondi, sur le même réseau.

Les États-Unis connaissent un net regain de la violence politique ces dernières années, y compris l’assassinat de Charlie Kirk le 10 septembre, qui a encore fait flamber les tensions. Sans en connaître immédiatement le mobile, la droite trumpiste a rapidement accusé la gauche américaine d’être responsable du climat de violence et parlé de « terrorisme intérieur » de gauche.

Figure de la droite ultraconservatrice, Charlie Kirk s’appuyait sur ses millions d’abonnés sur les réseaux sociaux et ses interventions dans les universités pour défendre Donald Trump auprès de la jeunesse et diffuser ses idées nationalistes, chrétiennes et traditionalistes sur la famille. Tyler Robinson, inculpé pour son assassinat, est présenté par une large partie de la droite comme un tueur « d’extrême gauche ». Le suspect avait dénoncé auprès de ses proches la « haine » véhiculée, selon lui, par Charlie Kirk et utilisé des munitions gravées d’inscriptions à tonalité antifasciste.

L’attaque contre l’église mormone survient un mois après celle perpétrée fin août contre une église attenante à une école catholique de Minneapolis, dans le Minnesota (nord). Deux enfants avaient été tués et une vingtaine de personnes avaient été blessées. Elle intervient aussi alors que le président Trump multiplie les manœuvres pour déployer la Garde nationale à Chicago, capitale du Michigan, et dans d’autres villes des États-Unis, souvent gouvernées par l’opposition démocrate. Il venait d’ordonner un déploiement de l’armée à Portland, dans l’Oregon, « autorisant l’usage de la force si nécessaire ». Portland était le théâtre depuis plusieurs mois de manifestations contre la police de l’immigration.

RFI

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États-Unis: le démocrate Eric Adams abandonne la course à sa réélection à la mairie de New York

by admin9775 29 septembre 2025
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Le maire sortant de New York, le démocrate Eric Adams, a annoncé dimanche qu’il abandonnait la course à sa réélection à un peu plus d’un mois d’un scrutin surveillé de près par le président Donald Trump.

« Malgré tout ce que nous avons réussi, je ne peux pas continuer ma campagne pour ma réélection », a dit Eric Adams, qui se présentait en indépendant, mais dont les chances étaient très faibles, après notamment des accusations de corruption, dans une vidéo postée sur X. « J’ai été accusé à tort parce que je me suis battu pour cette ville […] les spéculations médiatiques constantes sur mon avenir et la décision du conseil de financement de la campagne de retenir des millions de dollars ont sapé ma capacité à lever les fonds nécessaires pour une campagne sérieuse », a-t-il ajouté.

Premier maire de New York inculpé dans l’exercice de son mandat, Eric Adams, figure politique atypique issue de l’aile droite du Parti démocrate, avait plaidé non coupable en septembre 2024 de corruption et financement illégal de campagne dans une affaire impliquant la Turquie. L’édile démocrate a assuré pendant des mois que ses démêlés judiciaires étaient dus à ses désaccords sur l’immigration avec le précédent président Joe Biden, et a opéré un rapprochement avec l’administration du président Donald Trump.

Critique envers le dauphin des démocrates Zohran Mamdani

En février, le ministère de la Justice a ordonné aux procureurs d’annuler son inculpation. En avril, Eric Adams avait annoncé briguer un second mandat sous l’étiquette d’indépendant pour contourner la primaire démocrate, remportée par Zohran Mamdani, 33 ans, face à Andrew Cuomo, 67 ans, ex-gouverneur de New York. Mais, depuis plusieurs semaines, les médias américains évoquaient des discussions entre l’élu et l’administration Trump pour que celui-ci se désiste au profit d’Andrew Cuomo, lui aussi candidat indépendant.

Le maire sortant a émis, dans sa vidéo, une critique voilée de Zohran Mamdani, assurant : « un changement majeur est bienvenu et nécessaire, mais méfiez-vous de ceux qui prétendent que la réponse est de détruire le système même que nous avons construit ensemble au fil des générations. Ce n’est pas du changement, c’est le chaos. » Il ajoute ensuite : « Je dois aussi sonner l’alarme : l’extrémisme grandit notre politique … nos enfants sont radicalisés pour qu’ils détestent notre ville et notre pays. » 

Ce jeune élu new-yorkais, né en Ouganda, fait campagne sur la lutte contre la vie chère, promettant un meilleur encadrement des loyers, des bus et des crèches gratuits. Il se présente comme « socialiste ». Zohran Mamdani est également opposé à Curtis Sliwa, candidat républicain, aux élections municipales du 4 novembre.

RFI

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Monde

États-Unis: James Comey, un incorruptible devenu bête noire de Trump

by admin9775 27 septembre 2025
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Directeur du FBI jusqu’à son limogeage brutal en 2017, James Comey est associé à l’une des séquences les plus explosives de la présidence du milliardaire républicain. Son renvoi avait déclenché une tempête politique et ouvert la voie à une enquête sur les liens supposés entre la Russie et la première campagne présidentielle de Donald Trump. Huit ans plus tard, son nom incarne la résistance face aux méthodes brutales de l’hôte de la Maison Blanche.

C’est l’une des bêtes noires de Donald Trump. L’ancien directeur du FBI, James Comey, a été inculpé ce jeudi notamment pour entrave à la justice. Cette décision a été immédiatement saluée par le président américain, dont les pressions visant les adversaires politiques commencent à porter leurs fruits.  

Pourtant, à bientôt 65 ans, James Comey se veut l’incarnation d’une police et d’une justice indépendantes des pouvoirs politiques. Juriste formé à l’université de Chicago, il devient en 1995 conseiller juridique. Il figure au sein d’une commission du Sénat chargée de l’enquête sur l’affaire Whitewater, qui soupçonnait Bill et Hillary Clinton d’enrichissement illégal grâce à un projet immobilier en Arkansas. Si aucune preuve ne permet d’incriminer le couple, c’est en instruisant ce dossier que le procureur indépendant Kenneth Starr fait éclater l’affaire Lewinsky, du nom de la secrétaire avec laquelle Bill Clinton a entretenu des rapports sexuels, ce qui faillit lui coûter son poste à la fin des années 1990. 

Après un bref passage dans un cabinet d’avocat, James Comey devient procureur adjoint en charge de la division de Richmond en Virginie. À ce poste, avec la méticulosité d’un enquêteur et la cuirasse de celui qui va jusqu’au bout, il se fait remarquer en reprenant le dossier de l’attentat des tours Khobar, en Arabie Saoudite, une attaque terroriste qui avait tué dix-neuf Américains en 1996. En quelques mois, il met en examen quatorze personnes. 

Après les attentats du 11-Septembre, l’administration Bush suit de près ses exploits en matière de contre-terrorisme. En 2001, à 41 ans, l’avocat zélé est nommé procureur fédéral adjoint pour le district sud de New-York, l’un des postes les plus prestigieux du pays, en raison du statut international de la ville. Après avoir enquêté sans succès sur la grâce controversée accordée par Bill Clinton à l’homme d’affaires Marc Rich, il gravit les échelons du ministère de la Justice jusqu’à en devenir le numéro deux en 2003.

James Comey s’illustre rapidement par son indépendance. En mars 2004, alors que son supérieur John Ashcroft est hospitalisé, il refuse aux émissaires de la Maison Blanche la prolongation d’un programme d’écoutes téléphoniques qu’il juge illégal. Un an plus tard, il démissionne, expliquant ne pas pouvoir cautionner ces procédures sans fondement juridique.

Nommé directeur du FBI en 2013

Il rejoint ensuite le secteur privé, à des postes de haut niveau chez Bridgewater Associates, HSBC et Lockheed Martin. Il revient sur le devant de la scène en 2013, en étant nommé 17e directeur du FBI par Barack Obama. À l’époque, sa réputation est celle d’un homme droit, un franc-tireur apolitique et inflexible capable d’enquêter n’importe quand et sur n’importe qui. Pendant trois décennies, l’homme rompu aux joutes politiciennes de Washington a navigué dans les cercles politico-judiciaires fédéraux, distribuant publiquement des cartons jaunes dans l’exécutif ou le judiciaire. 

Il est propulsé au cœur de la campagne présidentielle de 2016. Quelques jours avant l’élection, James Comey annonce la réouverture d’une enquête sur l’utilisation par Hillary Clinton d’un serveur de messagerie privée alors qu’elle était secrétaire d’État. Ce geste, considéré par beaucoup comme un coup de massue politique, a sans doute contribué à affaiblir la candidate, grande rivale de Donald Trump. Mais celui qui est perçu par les démocrates comme l’homme qui a fait perdre Hillary Clinton va rapidement devenir l’ennemi juré de Trump. 

Une chute spectaculaire

Une fois élu, Donald Trump s’attend à une loyauté sans faille de la part du justicier républicain. Mais ce dernier, fidèle à sa conception quasi sacrée de l’indépendance du FBI, refuse de plier. Le 3 mai 2017, il est auditionné par une commission du Congrès et confirme que, depuis juillet 2016, le FBI enquête sur une éventuelle collusion entre des membres de l’équipe de campagne de Trump et des responsables russes. 

Le 9 mai 2017, il est brutalement limogé par Donald Trump. Quelques jours plus tard, James Comey témoigne devant la commission sénatoriale du renseignement et admet avoir pris des notes après chacune de ses rencontres avec Trump, par souci du détail et craignant que le président ne déforme ses propos. Parmi ces notes, l’une, transmise secrètement aux médias, décrit la demande de Trump de mettre fin à l’enquête du FBI sur Michael Flynn, son ancien conseiller à la sécurité nationale. 

Le président américain Donald Trump s'adresse aux médias avant de partir pour New York afin d'assister au tournoi de golf de la Ryder Cup, depuis la Maison Blanche à Washington, aux États-Unis, le 26 septembre 2025.
Le président américain Donald Trump s’adresse aux médias avant de partir pour New York afin d’assister au tournoi de golf de la Ryder Cup, depuis la Maison Blanche à Washington, aux États-Unis, le 26 septembre 2025. © Jonathan Ernst / Reuters

Une guerre ouverte avec Donald Trump 

Libéré de ses obligations, James Comey multiplie les attaques contre Donald Trump. Il publie en 2018 A Higher Loyalty, où il décrit un président « menteur invétéré » au comportement « mafieux ». L’ancien haut fonctionnaire s’impose comme une figure publique du camp anti-Trump, tout en se défendant de toute ambition politique. Sur les plateaux de télévision, il multiplie les mises en garde contre les dérives autoritaires de la Maison Blanche. 

En retour, Trump ne cesse de l’attaquer. Il le qualifie tour à tour de « visqueux », de « détraqué » et affirme qu’on se souviendra de lui comme du « pire directeur du FBI dans l’histoire, de loin ». Ce vendredi encore, le président américain Donald Trump a attaqué l’ancien directeur du FBI, le qualifiant de « flic véreux » et « corrompu ». Il est désormais poursuivi pour fausse déclaration et entrave à la justice, selon le ministère. Il encourt jusqu’à cinq ans de prison.

RFI

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À la UneMonde

Financement libyen: l’ex-président français Sarkozy condamné à 5 ans de prison pour association de malfaiteurs

by admin9775 25 septembre 2025
written by admin9775

C’est l’affaire dans laquelle Nicolas Sarkozy risquait la plus lourde sanction. L’ex-président français a été condamné jeudi 25 septembre à cinq ans de prison avec mandat de dépôt à effet différé pour association de malfaiteurs. Il a toutefois été relaxé des faits de corruption lors de son jugement jeudi 25 septembre. Un appel ne pourra pas suspendre son incarcération. Ses co-accusés Claude Guéant et Brice Hortefeux écopent de six et deux ans de prison, respectivement, dans l’affaire du financement libyen de la campagne de 2007.

Nicolas Sarkozy a été jugé coupable, jeudi 25 septembre, d’association de malfaiteurs, mais relaxé des faits de corruption qui lui étaient reprochés dans l’affaire des soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007 par l’ex-dirigeant libyen Mouammar Kadhafi. Sa condamnation à cinq ans de prison a été prononcée avec mandat de dépôt à effet différé, assorti de l’exécution provisoire. L’ancien chef d’État sera convoqué le 13 octobre prochain par le Parquet national financier pour connaître la date de son incarcération. Un appel éventuel ne suspendra pas cette mesure.

Nicolas Sarkozy annonce faire appel de sa condamnation

La présidente du tribunal, Nathalie Gavarino, a estimé qu’« en tant que ministre, président de l’UMP [L’Union pour un mouvement populaire, parti à la droite de l’échiquier politique français, NDLR] », Nicolas Sarkozy avait « laissé ses proches collaborateurs et soutiens politiques – sur lesquels il avait autorité et agissaient en son nom » – solliciter les autorités libyennes « afin d’obtenir ou tenter d’obtenir des soutiens financiers en Libye en vue d’obtenir financement de la campagne » de 2007. « Pour le tribunal, ce sont des faits d’une gravité exceptionnelle de nature à altérer la confiance dans les institutions mêmes de la république », a-t-elle déclaré lors du prononcé de la peine.

Les premiers mots de l’ex-président de la République ont été pour juger sa condamnation d’une « gravité extrême pour l’État de droit ». Il a assuré qu’il répondra à la convocation de la justice pour l’annonce de sa date d’incarcération et qu’il fera appel de sa condamnation. « La haine n’a donc décidément aucune limite », a encore déclaré Nicolas Sarkozy au sujet de cette prochaine incarcération, une première pour un ancien chef de l’État. « S’ils veulent absolument que je dorme en prison, je dormirai en prison. Mais la tête haute, je suis innocent. »

Cette injustice est un scandale, je ne m’excuserai pas de quelque chose que je n’ai pas fait. Naturellement, je ferai appel…

La colère et l’émotion de Nicolas Sarkozy à la sortie de la salle d’audienceRFI

Les juges n’ont en revanche pas suivi le Parquet national financier (PNF), qui avait présenté Nicolas Sarkozy comme bénéficiaire de la corruption par le financement de sa campagne électorale par des fonds libyens. Ils ont ainsi relaxé l’ancien président des faits de recel de détournement de fonds publics libyens, de corruption passive et de financement illégal de campagne électorale.

Claude Guéant et Brice Hortefeux également reconnus coupables

La procédure judiciaire n’a pas permis de « fonder une démonstration que l’argent parti de Libye » ait « in fine » été utilisé dans un financement occulte de la campagne présidentielle victorieuse de Nicolas Sarkozy en 2007, a lu la présidente du tribunal de Paris. « Pour le tribunal, les éléments matériels de l’infraction de corruption ne sont pas constitués », a encore fait valoir Nathalie Gavarino, pour expliquer les relaxes sur ce délit, notamment celle de l’ancien président.

Deux anciens proches collaborateurs de Nicolas Sarkozy, Claude Guéant et Brice Hortefeux, ont été également reconnus coupables lors du procès. Le premier a été condamné à six ans de prison pour corruption passive et faux, tandis que Brice Hortefeux a été condamné à deux ans pour association de malfaiteurs. La présidente Nathalie Gavarino doit désormais prononcer les peines. 

La peine de Brice Hortefeux, 67 ans, aménageable sous bracelet électronique à domicile, a été assortie de l’exécution provisoire, c’est-à-dire applicable même en cas d’appel. Le tribunal n’a pas prononcé de mandat de dépôt contre Claude Guéant, 80 ans, en raison de son état de santé. Les deux hommes ont été reconnus coupables d’avoir mené des discussions avec la Libye de Mouammar Kadhafi dans le but d’obtenir un financement occulte de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.

Éric Woerth, trésorier de la campagne de 2007, a, lui, été relaxé. À la suite à la mort au Liban mardi d’un des prévenus et protagoniste clé du dossier, Ziad Takieddine, le tribunal de Paris a constaté l’extinction de l’action publique à son encontre après la communication d’un acte de décès officiel.

Un « pacte de corruption faustien avec un des dictateurs les plus infréquentables de ces 30 dernières années »

À l’encontre de Nicolas Sarkozy, arrivé peu avant le début de la lecture du jugement, accompagné de sa femme, Carla Bruni, les représentants du PNF l’accusaient d’avoir noué un « pacte de corruption faustien avec un des dictateurs les plus infréquentables de ces 30 dernières années ». Le PNF avait requis sept ans de prison, 300 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité, soit la peine la plus lourde réclamée contre les 12 prévenus. Pour les procureurs, Nicolas Sarkozy, 70 ans, a été aussi bien un « commanditaire » qu’un bénéficiaire de ce financement.

En échange de l’argent, selon l’accusation, le sixième président de la Vème République française (2007-2012) aurait notamment favorisé le retour sur la scène internationale de la Libye et se serait engagé à absoudre le beau-frère du guide, Abdallah Senoussi, condamné à la perpétuité pour son rôle dans l’attentat du DC-10 de l’UTA qui avait coûté la vie à 170 personnes en 1989.

Pendant plus d’une décennie, Nicolas Sarkozy, contre qui le parquet a également requis 300 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité, a crié à l’« infamie » et répondu aux journalistes qu’ils devraient avoir « honte » d’évoquer l’affaire. Durant les trois mois de procès, le vocabulaire a pu varier, pas la proclamation d’innocence.

RFI

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Brésil: peu après sa condamnation, l’ex-président Jair Bolsonaro diagnostiqué d’un cancer de la pea

by admin9775 18 septembre 2025
written by admin9775

Moins d’une semaine après sa condamnation à 27 ans de prison pour tentative de coup d’État, l’ex-président brésilien Jair Bolsonaro a reçu mercredi 17 septembre une autre mauvaise nouvelle: un diagnostic de cancer de la peau. L’ex-président souffrait jusqu’ici d’une série de problèmes de santé, certains dérivant d’un attentat à l’arme blanche subi en 2018 en pleine campagne électorale. Au cours des dernières années, il s’est éclipsé de nombreux rendez-vous en raison de ses ennuis médicaux.

À 70 ans, ce nouveau diagnostique s’ajoute à une série de problèmes de santé de l’ex-président. Mardi 16 septembre, Jair Bolsonaro avait été admis dans une clinique privée de Brasilia à la suite d’un malaise. Il a pu en sortir mercredi et regagner sous escorte policière le domicile où il est assigné à résidence depuis début août.

Dimanche, il avait déjà été autorisé à se rendre à cette même clinique privée, DF Star, durant quelques heures pour subir une biopsie cutanée. Cette biopsie a permis de détecter un « carcinome à cellules squameuses », soit « un type de cancer de la peau qui peut avoir des conséquences plus sérieuses », a déclaré aux journalistes le docteur Claudio Birolini, peu après la sortie d’hôpital de son patient.

Selon le bulletin médical de la clinique, la biopsie a détecté le carcinome dans « deux des huit lésions » retirées dimanche. Ce diagnostic demande un « suivi médical et des réévaluations périodiques », précise le bulletin. Mais le docteur Birolini a affirmé que l’ex-président ne devrait pas suivre pour le moment de « traitement actif », comme une chimiothérapie.

« Mon père a déjà livré des batailles plus difficiles et en est sorti victorieux. Il en ira de même pour celle-là », a réagi sur les réseaux sociaux son fils aîné, Flavio Bolsonaro.

Procès historique

Jair Bolsonaro a été admis à la clinique DF Star mardi après avoir souffert de vomissements, de vertiges et d’une baisse de la pression artérielle. Après avoir passé la nuit en observation, il a présenté une « amélioration des symptômes et de sa fonction rénale après un traitement médical par voie intraveineuse », selon ses médecins.

Depuis le coup de couteau reçu dans l’abdomen lors d’un bain de foule en 2018, l’ex-président a été opéré à plusieurs reprises. En avril, il a subi une lourde intervention chirurgicale. Au cours des dernières années, il s’est soustrait de nombreux rendez-vous importants, dont des débats télévisés pendant les campagnes ou des convocations par les autorités, officiellement en raison de ses ennuis de santé, devenant une source d’humour auprès de nombreux Brésiliens.

La Cour suprême a condamné Jair Bolsonaro à 27 ans de réclusion à l’issue d’un procès historique qui l’a reconnu coupable d’avoir conspiré pour se maintenir au pouvoir après sa défaite électorale face au président actuel de gauche Luiz Inacio Lula da Silva en 2022.

L’ex-président est assigné à résidence depuis le 4 août pour des soupçons d’entrave à son procès. En attendant quelques recours possibles, ses partisans poussent pour une amnistie de l’ancien chef d’État et de centaines de sympathisants bolsonaristes condamnés pour tentative de coup d’État. Cela notamment en vue du scrutin présidentiel de 2026.

RFI

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À la UneMonde

États-Unis: inculpé de meurtre, Tyler Robinson encourt la peine de mort pour l’assassinat de Charlie Kirk

by admin9775 17 septembre 2025
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Le meurtrier présumé de l’influenceur conservateur américain Charlie Kirk, Tyler Robinson, est inculpé d’assassinat, a annoncé mardi 16 septembre le procureur local, Jeffrey Gray, précisant qu’il réclamerait la peine capitale.

Tyler Robinson a justifié son acte auprès de ses proches par la « haine » véhiculée selon lui par Charlie Kirk, a souligné le procureur du comté de l’Utah lors d’une conférence de presse, citant des déclarations à ses proches.

« Ce type diffuse trop de haine », a dit à ses parents Tyler Robinson, en référence à Charlie Kirk, pour expliquer son geste, a déclaré le procureur du comté de l’Utah lors d’une conférence de presse. « J’en ai assez de cette haine. Il y a une haine avec laquelle on ne peut pas faire de compromis », a-t-il également écrit dans un message à la personne avec qui il vivait, a ajouté le procureur.

Sept chefs d’accusation

Tyler Robinson est visé par sept chefs d’accusation, dont celui d’assassinat, « pour avoir intentionnellement ou sciemment causé la mort de Charlie Kirk dans des circonstances qui ont entraîné un grand risque de mort pour d’autres personnes », a déclaré Jeffrey Gray.

Les deux principaux chefs d’accusation sont assortis de circonstances aggravantes « parce que l’accusé est présumé avoir pris pour cible Charlie Kirk en raison de son expression politique et en sachant que des enfants étaient présents et assisteraient à l’homicide », a-t-il précisé. « À la suite de cette conférence de presse, je formaliserai mon intention de réclamer la peine de mort », a ajouté le procureur, expliquant qu’en conséquence, Tyler Robinson resterait en détention sans possibilité de libération sous caution.

« Ce n’est pas une décision que l’on prend à la légère. Je l’ai prise de manière indépendante, compte tenu des éléments en ma possession », a souligné le procureur du comté de l’Utah.

Près de 33 heures de traque

Âgé de 22 ans, Tyler Robinson est l’aîné d’une famille de trois enfants. Il est issu d’une famille blanche, mormone et conservatrice. Sa traque s’est terminée dans la nuit du jeudi 11 au vendredi 12 septembre, près de 33 heures après l’assassinat de Charlie Kirk, selon le directeur de la police fédérale, Kash Patel.

Recherché par le FBI, il a été arrêté chez lui, à plus de 420 km du campus où l’influenceur conservateur venait d’être mortellement blessé d’une balle dans le cou, en plein rassemblement politique devant 3 000 personnes. La mort de Charlie Kirk a suscité l’indignation du camp trumpiste aux États-Unis, le président américain et ses partisans imputant cet acte de violence condamné par l’ensemble de la classe politique à une mouvance de gauche radicale.

RFI

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Le Royaume-Uni face à une démonstration de force sans précédent de l’extrême droite

by admin9775 15 septembre 2025
written by admin9775

Une marée humaine estimée entre 110 000 et 150 000 personnes par la police métropolitaine a déferlé sur le centre de Londres samedi après-midi, constituant ce qui est présenté comme la plus grande manifestation d’extrême droite jamais organisée au Royaume-Uni.

Une mobilisation massive et violente

Baptisée « Unite the Kingdom » (Unir le Royaume) par ses organisateurs, la marche a rassemblé des militants brandissant des Union Jack et des drapeaux à la croix de Saint-George. La foule, plus importante que prévue, a été le théâtre de violents incidents ayant entraîné l’arrestation de 25 personnes et fait 26 blessés dans les rangs de la police, dont quatre grièvement.

Les figures de proue d’une rhétorique incendiaire

À la tête du mouvement, Tommy Robinson (de son vrai nom Stephen Yaxley-Lennon), fondateur de la English Defence League et figure notoire de la mouvance d’extrême droite. S’adressant à la foule, il a proclamé que cet événement marquait « le début d’une révolution culturelle » et a juré que « la majorité silencieuse ne restera plus silencieuse ».

La manifestation a bénéficié de soutiens internationaux de poids. Le milliardaire américain Elon Musk est intervenu par écran vidéo pour sommer les manifestants de « se battre ou de mourir » contre « la destruction de leur pays », pointant du doigt l’immigration. Eric Zemmour, président du parti français Reconquête!, a également pris la parole, déclarant : « Vous et nous sommes colonisés par nos propres colonies. »

Un contexte politique national trouble

Cette démonstration de force intervient dans un contexte politique britannique particulièrement fragile. Le gouvernement du Premier ministre Keir Starmer est affaibli par plusieurs crises, dont la récente nomination controversée de Peter Mandelson comme ambassadeur à Washington et la démission de sa numéro deux, Angela Rayner, pour une affaire de frais de notaire.

Notamment absent de la manifestation, Nigel Farage, le leader populiste de Reform UK – pourtant en tête dans les sondages –, est lui-même empêtré dans une polémique fiscale similaire.

Une contre-mobilisation et des tensions persistantes

Une contre-manifestation organisée par « Stand Up To Racism UK » a rassemblé jusqu’à 5 000 personnes près de Trafalgar Square, donnant lieu à des clashes entre les deux groupes. Alors que les premiers renvois de migrants vers la France dans le cadre d’un accord bilatéral doivent commencer lundi, cet événement souligne la profonde fracture sociale et le durcissement du débat sur l’immigration au Royaume-Uni. Les analystes, comme Georgios Samaras du King’s College de Londres, y voient la convergence alarmante de plusieurs factions de l’extrême droite et l’émergence de nouveaux acteurs sur la scène nationale.

Par Pascal Kabeya
CONGO PUB Online

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