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Province

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Le général Nduru, chef d’état-major adjoint des FARDC, annonce une opération sans distinction contre les rebelles refusant le désarmement, incluant une collaboration renforcée avec l’armée ougandaise.

by admin9775 26 mars 2025
written by admin9775

 Les Forces armées de la RDC (FARDC) et l’Armée populaire de défense de l’Ouganda (UPDF) préparent une opération militaire conjointe contre l’ensemble des groupes armés actifs en Ituri, a annoncé ce lundi le général Jacques Ychaligonza Nduru, chef d’état-major général adjoint des FARDC en charge des opérations et renseignements.

Une offensive sans distinction contre les groupes rebelles

Lors d’une réunion de travail avec le gouverneur de l’Ituri, le général Nduru a lancé un ultimatum clair :

  • Tous les groupes armés doivent déposer les armes et s’inscrire au Programme de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Réinsertion Communautaire (P-DDRCS).
  • Aucune exemption ne sera accordée, y compris aux ADF, aux milices locales et aux factions étrangères.

« Nous mènerons des opérations conjointes avec l’UPDF à Tchabi, Boga et ailleurs, sans distinction. La population de l’Ituri mérite la paix », a-t-il déclaré.

Coordination renforcée avec l’Ouganda

Cette annonce confirme une collaboration militaire accrue entre la RDC et l’Ouganda, malgré les tensions diplomatiques historiques. Les deux armées travaillent déjà ensemble dans la lutte contre les ADF, mais l’opération élargie visera désormais tous les acteurs armés non étatiques.

Stratégie sur le terrain :
✔ Opérations simultanées dans plusieurs zones chaudes (Bunia, Tchabi, Boga).
✔ Renforcement des renseignements pour cibler les bases rebelles.
✔ Appui logistique entre FARDC et UPDF.

Contexte sécuritaire explosif

L’Ituri reste l’une des provinces les plus instables de la RDC, avec :

  • Massacres répétés attribués aux ADF et aux milices CODECO/Zaire.
  • Déplacements massifs de civils fuyant les violences.
  • Enjeux économiques liés à l’exploitation illégale des ressources.

Réactions et attentes :

  • Organisations humanitaires craignent une aggravation des crises civiles.
  • Observateurs soulignent le risque de résistance accrue des groupes armés.
  • Population locale espère une paix durable après des années de terreur.

Prochaines étapes :

  • Déploiement imminent des troupes conjointes.
  • Négociations de dernière minute avec certains groupes (si désarmement volontaire).
  • Suivi international pour éviter les exactions contre les civils.

Cette offensive marque un tournant militaire dans la sécurisation de l’Ituri, mais son succès dépendra de l’efficacité opérationnelle et de la post-stratégie politique. Les prochaines semaines seront décisives.

Par MN
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26 mars 2025 0 comments
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À la UneProvince

Conflit fiscal entre SAEMAPE et Malta Forrest : la tension monte dans le Tanganyika

by admin9775 26 mars 2025
written by admin9775

Le Service d’assistance et d’encadrement de l’exploitation minière artisanale et à petite échelle (SAEMAPE) maintient fermement sa position dans son litige fiscal avec Malta Forrest, exigeant le paiement de 1,8 million USD en taxes d’exploitation. Ce différend, qui dure depuis plusieurs années, oppose l’autorité minière congolaise à l’entreprise industrielle, filiale du Groupe Forrest International, et pourrait conduire au départ définitif de cette dernière de la province du Tanganyika.

SAEMAPE s’appuie sur la loi minière de 2018

Pascal Luhulu, chef de Division technique du SAEMAPE dans le Tanganyika, a réaffirmé que la loi minière révisée en 2018 habilite son service à prélever des taxes, y compris auprès des entreprises industrielles opérant dans des zones traditionnellement artisanales.
« Malta Forrest doit se conformer à la législation en vigueur », a-t-il insisté, rejetant l’argument de l’entreprise selon laquelle son statut industriel l’exempterait de ces obligations.

Malta Forrest, de son côté, conteste cette interprétation et a saisi la Cour de cassation pour faire annuler les mesures coercitives, dont le scellement répété de ses carrières de cassitérite (2022, 2023 et décembre 2024).

Une bataille judiciaire aux conséquences économiques lourdes

Chronologie du conflit

  • 2022 : SAEMAPE porte plainte contre Malta Forrest pour non-paiement des taxes, entraînant une première fermeture des sites.
  • 2023 : Les carrières sont rouvertes après une décision de justice, mais le contentieux persiste.
  • Décembre 2024 : Nouveau scellement des sites à la demande du SAEMAPE.
  • Février 2025 : Malta Forrest licencie 300 employés et transfère son matériel vers Lubumbashi et Kolwezi (Haut-Katanga/Lualaba), annonçant son retrait définitif du Tanganyika.

Enjeux économiques

Ce départ marque la fin d’une présence décennale de Malta Forrest dans la province, avec des répercussions sur l’emploi et l’économie locale. Le dossier est désormais suivi de près par le ministre provincial des Mines du Tanganyika, alors que la justice congolaise doit trancher sur la légalité des prétentions fiscales du SAEMAPE.

Un précédent pour le secteur minier congolais ?

Ce litige pose des questions cruciales :

  • Jusqu’où s’étend la compétence du SAEMAPE sur les entreprises industrielles ?
  • Quel impact sur le climat des affaires si d’autres sociétés industrielles sont soumises à des taxes initialement destinées à l’artisanat ?

La décision finale de la Cour de cassation pourrait créer un précédent juridique influençant la gouvernance minière en RDC.

La réaction du gouvernement central et les éventuelles médiations pour éviter un blocage durable.

Par MN
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Est de la RDC : Les rebelles du M23 renforcent leurs positions à Walikale malgré les promesses de retrait, selon des sources locales

by admin9775 25 mars 2025
written by admin9775

Alors que les dirigeants de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) et de la SADC viennent d’élargir à cinq le nombre de facilitateurs pour relancer le processus de paix dans l’Est de la RDC, des sources locales à Walikale affirment que les rebelles du M23 se renforcent militairement, en contradiction avec leurs déclarations récentes de retrait.

Un avion militaire et des renforts observés à Walikale

Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, un avion non identifié aurait effectué trois rotations ce lundi 24 mars sur l’aéroport de Kigoma, dans le territoire de Walikale, transportant du matériel militaire et des combattants du M23.

« Ces rebelles n’ont aucune intention de quitter Walikale. Au contraire, ils s’organisent pour attaquer Kisangani. Des groupes sont en route depuis deux jours », alerte un habitant de Walikale Centre, sous couvert d’anonymat par crainte de représailles.

Ces informations, si elles sont confirmées, contredisent directement le communiqué du M23 publié le week-end dernier, dans lequel le groupe affirmait respecter un « retrait progressif » de certaines positions.

Une médiation régionale sous pression

Cette situation met en lumière les défis majeurs auxquels font face les cinq facilitateurs désignés par l’EAC et la SADC, dont la mission est justement de superviser le cessez-le-feu et le désengagement des groupes armés.

  • Uhuru Kenyatta (Kenya)
  • Olusegun Obasanjo (Nigeria)
  • Kgalema Motlanthe (Afrique du Sud)
  • Sahle-Work Zewde (Éthiopie)
  • Catherine Samba-Panza (RCA)

« Si les rapports sur Walikale sont avérés, cela signifie que le M23 joue un double jeu : il parle de paix à Nairobi tout en préparant la guerre sur le terrain », analyse un expert en sécurité basé à Goma.

Kisangani en état d’alerte

Les informations faisant état d’une possible attaque vers Kisangani, grande ville stratégique de la province de la Tshopo, ont poussé les autorités locales à renforcer les positions sécuritaires. Des mouvements de troupes des FARDC (armée congolaise) et des renforts logistiques ont été observés ces dernières heures.

Réactions officielles attendues

Ni le gouvernement congolais ni la Monusco n’ont encore réagi officiellement à ces allégations. Cependant, des vérifications sont en cours pour confirmer la provenance de l’avion et la nature exacte des mouvements rebelles.

Alors que la médiation régionale tente de trouver une issue diplomatique à la crise, la réalité sur le terrain semble bien plus explosive. La communauté internationale et les organisations africaines devront exercer une pression accrue pour éviter une nouvelle escalade.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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Walikale sous tension : le M23 maintient son emprise malgré les déclarations de retrait

by admin9775 24 mars 2025
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Alors que les autorités congolaises et la communauté internationale avaient annoncé un retrait des forces du M23 de Walikale-centre, des sources locales et des témoignages recueillis sur place contredisent cette version. Les habitants affirment que le mouvement rebelle, qualifié de « terroriste » par le gouvernement, conserve toujours le contrôle du chef-lieu du territoire, jetant le doute sur la crédibilité des déclarations de désengagement.

Une « accalmie » trompeuse

Après trois jours d’intenses bombardements et échanges de tirs, dimanche 23 mars a été marqué par une relative accalmie à Walikale-centre. Pourtant, contrairement aux annonces officielles, les combattants du M23 n’ont pas quitté la ville. « Nous ne voyons pas vraiment de signaux de retrait », confie un habitant sous couvert d’anonymat, décrivant une situation humanitaire catastrophique : routes impraticables, boutiques pillées et accès à l’eau potable quasi inexistant.

Le gouvernement face à ses contradictions

Cette situation met en lumière les contradictions de la position gouvernementale :

  • D’un côté, Kinshasa qualifie le M23 de « groupe terroriste »
  • De l’autre, il semble prendre pour argent comptant ses déclarations de retrait
    « Comment peut-on à la fois dénoncer un mouvement comme terroriste et ensuite se fier à sa bonne foi ? », s’interroge un analyste militaire sous couvert d’anonymat.

Urgence humanitaire

Le député national Michel Moto Muhima, membre de la majorité, a saisi ce week-end la chambre basse du Parlement pour dépêcher une mission humanitaire d’urgence. « Il y a eu un mouvement de masse de populations. Ils veulent partir et rentrer dans la brousse. Là, nous comprenons que les conditions de vie sont très difficiles. Nous estimons à plus ou moins 20 000 ménages en débandade, sans aucune assistance humanitaire et manquant de tout. »e
« Les conditions de vie sont inhumaines. Nous exigeons une intervention urgente », a-t-il déclaré devant l’Assemblée nationale.

Une stratégie du M23 bien rodée

Les observateurs notent que ce scénario rappelle étrangement celui observé à Goma et Bukavu :

  1. Annonce de retrait sous pression internationale
  2. Maintien discret des positions stratégiques
  3. Détérioration des conditions de vie pour forcer les déplacements
  4. Reprise des hostilités après l’attention médiatique

Quelle réponse des FARDC ?

Alors que les troupes gouvernementales stationnent aux alentours de Walikale, leur inaction interroge. Plusieurs hypothèses circulent :

  • Attente d’instructions politiques claires
  • Crainte de représailles contre les civils
  • Problèmes logistiques et de renseignement

La semaine s’annonce cruciale pour Walikale

Entre les déclarations diplomatiques et la réalité du terrain, le fossé semble se creuser davantage, au détriment des populations civiles prises en étau dans ce conflit qui entre dans sa troisième décennie. Les prochains jours diront si le gouvernement congolais et ses partenaires internationaux parviendront à imposer une véritable désescalade ou s’ils se contenteront une fois de plus d’une paix de papier.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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Le lieutenant-général Jules Banza en mission d’inspection à Kisangani pour renforcer l’efficacité des FARDC

by admin9775 24 mars 2025
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Le lieutenant-général Jules Banza, Chef d’État-Major Général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), a entamé une mission officielle d’inspection et de commandement ce dimanche 23 mars 2025, en se rendant à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo. Cette visite s’inscrit dans le cadre d’une tournée nationale visant à évaluer les dispositifs sécuritaires et les conditions opérationnelles des unités militaires déployées à travers le pays, notamment dans la 3ᵉ zone de défense.

Accueil chaleureux à Kisangani

À son arrivée à l’aéroport international de Kisangani, le lieutenant-général Jules Banza a été accueilli par le lieutenant-général Pacifique Masunzu, ainsi que par les autorités civiles et militaires locales. Cette réception témoigne de l’importance accordée à cette mission, qui vise à renforcer l’efficacité des FARDC dans un contexte sécuritaire marqué par des défis persistants, notamment dans l’est du pays.

Objectifs de la mission

Au cours de son séjour à Kisangani, le lieutenant-général Banza prévoit de visiter plusieurs sites militaires stratégiques de la région. Les principaux objectifs de cette mission sont :

  1. Évaluer l’état de préparation des troupes : S’assurer que les unités militaires sont prêtes à faire face aux menaces sécuritaires actuelles.
  2. Identifier les défis logistiques et opérationnels : Recenser les difficultés rencontrées sur le terrain pour y apporter des solutions rapides et efficaces.
  3. Renforcer l’efficacité des FARDC : Donner des directives pour améliorer la coordination et la performance des forces armées dans la protection du territoire national.

Une volonté de renforcer le contrôle et la discipline

Cette tournée d’inspection témoigne de la détermination des autorités militaires congolaises à assurer un contrôle rigoureux des forces engagées dans la défense de l’intégrité territoriale du pays. Elle s’inscrit dans un contexte où les FARDC sont confrontées à des défis multiples, notamment la lutte contre les groupes armés dans l’est de la RDC et la nécessité de moderniser leurs capacités opérationnelles.

Le lieutenant-général Jules Banza a souligné l’importance de cette mission pour renforcer la cohésion et la discipline au sein des troupes. « Notre objectif est de nous assurer que chaque soldat est prêt à remplir sa mission avec professionnalisme et détermination. La sécurité de notre pays et la protection de nos citoyens sont notre priorité absolue », a-t-il déclaré.

Un contexte sécuritaire complexe

La visite du lieutenant-général Banza à Kisangani intervient dans un contexte où les FARDC sont engagées dans des opérations de grande envergure pour contrer les menaces sécuritaires, notamment celles posées par les groupes rebelles tels que le M23. Cette mission d’inspection vise à renforcer la capacité des forces armées à répondre efficacement à ces défis, tout en améliorant les conditions de vie et de travail des soldats sur le terrain.

Une étape clé pour la modernisation des FARDC

Cette tournée nationale du lieutenant-général Jules Banza s’inscrit dans une démarche plus large de modernisation et de professionnalisation des FARDC. En évaluant les besoins sur le terrain et en apportant des solutions concrètes, les autorités militaires espèrent renforcer la confiance des populations et garantir la stabilité du pays.

Alors que la RDC continue de faire face à des défis sécuritaires majeurs, cette mission d’inspection représente une étape importante dans les efforts visant à consolider la paix et la sécurité sur l’ensemble du territoire national.

Par MN
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Nord-Kivu : après des frappes aériennes des FARDC, le M23 annonce son retrait de Walikale, mais les questions persistent

by admin9775 23 mars 2025
written by admin9775

Le samedi 22 mars 2025, l’aviation des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) a mené des frappes de précision sur l’aérodrome de Kigoma, situé à Walikale-centre, dans la province du Nord-Kivu. Cette infrastructure, utilisée par les rebelles du M23 comme base logistique pour leur ravitaillement et l’évacuation de leurs blessés, a été sévèrement touchée. Ces frappes, qui ont infligé des pertes importantes aux rebelles, ont contraint le M23 à annoncer, dans un communiqué, son retrait de Walikale « de bonne foi » et en « respect du cessez-le-feu ».

Cependant, cette annonce suscite scepticisme et interrogations. Pour de nombreux observateurs, ce retrait serait davantage motivé par les pertes subies et la pression militaire des FARDC que par une réelle volonté de respecter les accords de paix. En effet, le M23, soutenu par l’armée rwandaise selon les autorités congolaises, a déjà montré à plusieurs reprises sa capacité à ignorer les cessez-le-feu, comme en témoignent les prises successives de Goma, Bukavu et d’autres localités malgré les appels internationaux à la désescalade.

Un cessez-le-feu qui divise l’opinion

Les FARDC ont pris acte du retrait du M23 de Walikale, se conformant à la déclaration conjointe signée le 18 mars 2025 entre la RDC, le Rwanda et le Qatar, qui prévoit une cessation des hostilités et la relance des processus de paix de Luanda et de Nairobi. « Les FARDC vont s’abstenir de mener toute action offensive contre les forces ennemies, tout en enjoignant les forces d’autodéfense congolaises à en faire autant, afin d’encourager la désescalade », indique le communiqué officiel.

Pourtant, cette décision soulève des questions cruciales. Pourquoi les FARDC, après avoir déstabilisé l’ennemi par des frappes aériennes efficaces, ne poursuivent-elles pas leur avantage militaire ? Pourquoi laisser l’initiative à un groupe rebelle qui, malgré ses déclarations, continue d’occuper des zones stratégiques et de menacer l’intégrité territoriale du pays ? L’opinion publique congolaise s’interroge : incompétence, manque de moyens, ou calcul politique ?

Une armée sous pression, une population inquiète

Les populations des zones contrôlées par le M23 vivent dans la crainte permanente, tandis que celles des régions libérées doutent de la capacité des FARDC à les protéger durablement. Le communiqué du M23, qui affirme assurer la sécurité des civils dans les zones sous son contrôle, est perçu comme une provocation par de nombreux Congolais. Comment une rébellion armée peut-elle prétendre protéger les populations alors qu’elle est à l’origine de leur déplacement et de leur souffrance ?

Par ailleurs, la stratégie des FARDC, qui semble se limiter à des communiqués de presse et à des cessez-le-feu unilatéraux, inquiète. Les exemples passés montrent que chaque retrait annoncé par le M23 a été suivi de nouvelles avancées territoriales. Ainsi, après Walikale, les rebelles pourraient se repositionner pour menacer Kisangani, une ville stratégique située plus au nord.

Négocier en position de force, pas de faiblesse

Les experts en stratégie militaire rappellent qu’une négociation ne peut aboutir que si les parties sont en position de force équilibrée. Or, le M23, soutenu par le Rwanda, se considère en position de force et impose ses conditions. Les FARDC, malgré leurs récents succès tactiques, semblent hésiter à exploiter leurs avantages sur le terrain.

Pour beaucoup, il est temps que l’armée congolaise assume pleinement son rôle de défenseur de l’intégrité territoriale. Les frappes aériennes de Walikale ont montré que le M23 n’est pas invincible. Mais sans une stratégie claire et une volonté de poursuivre les opérations jusqu’à la libération totale des zones occupées, ces succès risquent de rester sans lendemain.

L’urgence d’une stratégie cohérente

La situation à Walikale illustre les paradoxes de la crise sécuritaire dans l’est de la RDC. Alors que les FARDC démontrent leur capacité à frapper l’ennemi, leur réticence à exploiter ces succès militaires laisse perplexe. Dans un contexte où le M23 continue de menacer l’intégrité du pays, il est crucial que les autorités congolaises adoptent une stratégie cohérente, alliant pression militaire et dialogue politique, pour rétablir la paix et la souveraineté nationale.

En attendant, les populations du Nord-Kivu, épuisées par des années de conflit, espèrent que cette fois-ci, les promesses de cessez-le-feu seront suivies d’actions concrètes pour leur sécurité et leur bien-être.

Par MN
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Nzere, dans le Haut-Uele, sous le choc après l’incendie d’un champ de manioc et de sacs de paddy

by admin9775 23 mars 2025
written by admin9775

La localité de Nzere, située dans la chefferie de Logo-Ogambi, en territoire de Faradje, à l’est de la province du Haut-Uele, a été le théâtre d’un acte de vandalisme qui a plongé la communauté locale dans un profond désarroi. Dans la nuit du [date à préciser], un champ de manioc d’un hectare et trente sacs de paddy ont été réduits en cendres par des inconnus, selon des sources locales.

Cet incident, qui a privé les habitants d’une partie de leurs récoltes essentielles à leur subsistance, a suscité une vive inquiétude dans cette région déjà fragilisée par des tensions sociales et économiques. Jean-Baptiste Afema Agasuru, l’une des victimes de cet acte, a pointé du doigt les éleveurs nomades Mbororo, qu’il accuse d’être les auteurs de cet incendie. Selon lui, ce geste serait une représailles après que les agriculteurs locaux ont refusé de leur vendre du paddy quelques jours avant le drame.

Un appel à l’intervention des autorités

Face à cette situation, Jean-Baptiste Afema Agasuru en appelle aux autorités compétentes pour qu’elles mènent des enquêtes approfondies afin d’identifier, d’arrêter et de punir les responsables de cet acte destructeur. « Nous demandons justice pour ce qui s’est passé. Nos récoltes ont été détruites, et cela menace notre survie. Les autorités doivent agir rapidement », a-t-il déclaré.

Cet incident s’inscrit dans un contexte de tensions récurrentes entre les communautés agricoles et les éleveurs nomades dans la région. Les conflits liés à l’utilisation des terres et aux ressources naturelles sont fréquents, exacerbés par la pression démographique et la raréfaction des terres cultivables.

Une communauté sous tension

La localité de Nzere, comme beaucoup d’autres dans le territoire de Faradje, est confrontée à des défis socio-économiques majeurs. Les habitants, principalement des agriculteurs, dépendent de leurs récoltes pour leur subsistance. La destruction de leurs champs et de leurs réserves de paddy représente donc un coup dur pour cette communauté déjà vulnérable.

Les autorités locales et provinciales sont désormais attendues au tournant pour apaiser les tensions et prévenir de nouveaux actes de violence. La situation à Nzere rappelle l’urgence de mettre en place des mécanismes de dialogue et de médiation entre les différentes communautés, afin de préserver la paix sociale et de garantir la sécurité des populations.

En attendant, les habitants de Nzere restent sur le qui-vive, espérant que justice sera rendue et que des mesures seront prises pour éviter que de tels incidents ne se reproduisent à l’avenir.

Par MN
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Désiré Cashmir Eberande lance les consultations pour un gouvernement d’union nationale en RDC

by admin9775 23 mars 2025
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Désiré Cashmir Eberande, désigné par le président Félix Tshisekedi pour mener des consultations en vue de la formation d’un gouvernement d’union nationale, a dévoilé les contours de cette initiative ce samedi 23 mars 2025 à Kinshasa. Désiré Cashmir Eberande, à travers son directeur de cabinet – Espoir Mansamanki, a fixé la presse sur les détails de ce processus, qui débutera en début de semaine.

Les consultations, qui s’articuleront autour des thèmes de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de l’intangibilité des frontières, visent à consolider l’unité nationale et à forger un esprit républicain chez tous les Congolais. « Le président Félix Tshisekedi appelle tout le monde pour qu’on parle du Congo. Ceux qui viendront sont ceux qui veulent que le Congo soit un et indivisible. S’ils refusent, c’est qu’ils ne s’inscrivent pas dans la voie du chef de l’État, celle d’un Congo uni, prospère et fort », a déclaré Mansamanki.

Un processus inclusif malgré les divisions politiques

Les participants aux consultations incluent des représentants de la majorité parlementaire (Union sacrée), de l’opposition parlementaire et extra-parlementaire, de la société civile, ainsi que des personnalités influentes, dont d’anciens chefs de corps et un ancien président de la République. Parmi les figures clés mentionnées figurent Joseph Kabila, ancien chef de l’État, et Moïse Katumbi, président d’un parti politique de l’opposition. « Même Joseph Kabila et Moïse Katumbi seront consultés. Le premier est un ancien chef de l’État, et le deuxième est président d’un parti politique de l’opposition. Ils sont dans les catégories répertoriées », a précisé Mansamanki.

Cependant, l’initiative du président Tshisekedi a déjà suscité des réactions contrastées. Alors que certains opposants, comme Adolphe Muzitu, ont accepté de participer, d’autres, tels que Moïse Katumbi, Martin Fayulu et Delly Sesanga, ont décliné l’invitation.

Un contexte politique tendu et des enjeux majeurs

Ces consultations interviennent dans un contexte politique marqué par des divisions profondes et une bataille acharnée pour le partage des postes. Désiré Cashmir Eberande, considéré comme le « Monsieur sécurité » du chef de l’État, connaît bien les acteurs politiques et maîtrise leurs stratégies. Son approche, bien que discrète, vise à rassembler toutes les forces vives du pays autour d’un projet commun : préserver l’intégrité territoriale et l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation.

Des attentes élevées dans un climat fragile

La réussite de ce processus dépendra de sa capacité à transcender les clivages politiques et à instaurer un climat de confiance entre les différentes parties prenantes. Alors que la guerre dans l’est du pays continue de menacer la stabilité nationale, la formation d’un gouvernement d’union nationale représente une opportunité cruciale pour renforcer la cohésion et répondre aux défis sécuritaires et humanitaires.

En attendant, la population congolaise espère que ces consultations aboutiront à des actions concrètes pour un Congo uni, prospère et fort, comme le souhaite le président Tshisekedi.

Par MN
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Justin Bitakwira à Uvira : soutien aux Wazalendo et propositions controversées dans un contexte de crise à l’est de la RDC

by admin9775 22 mars 2025
written by admin9775

Ce vendredi 22 mars 2025, le député national Justin Bitakwira a fait une apparition remarquée dans la ville d’Uvira, au Sud-Kivu, dans un contexte de tensions persistantes à l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Arrivé pour soutenir les Wazalendo, ces groupes de patriotes engagés aux côtés des Forces armées de la RDC (FARDC) dans la lutte contre les rebelles du M23, Bitakwira a tenu des propos à la fois mobilisateurs et controversés.

Devant une foule rassemblée dans la ville d’Uvira, le député, également coordonnateur des Wazalendo au Kivu, a exprimé sa confiance en ces combattants issus des territoires de Mwenga, Shabunda et Fizi. « Vous allez libérer Bukavu et Goma bientôt », a-t-il déclaré, suscitant l’enthousiasme de l’assistance. Il a également proposé que la ville d’Uvira devienne le chef-lieu de la province du Sud-Kivu, en récompense de sa résistance face à ce qu’il qualifie d’« invasion rwandaise ».

« C’est Uvira qui va libérer Bukavu et Goma. C’est parmi mes missions. Cette ville ne tombera jamais ; plutôt, elle sera la ville de la libération de la République », a-t-il affirmé, insistant sur le rôle stratégique de la ville dans le conflit. Bitakwira a également appelé à renforcer la coordination entre les FARDC et les Wazalendo, suggérant que l’état-major des forces armées et le vice-Premier ministre en charge de la Défense s’installent à Uvira pour mieux superviser les opérations sur le terrain.

Des propositions ambitieuses dans un contexte complexe

Si les déclarations de Bitakwira ont galvanisé une partie de la population, elles interviennent dans un contexte particulièrement tendu. Les Wazalendo, bien que motivés par la défense de leurs terres, sont souvent critiqués pour leur manque de discipline et leur absence de chaîne de commandement formelle. Ces groupes, armés et nombreux, compliquent la situation sécuritaire dans la région, contribuant à la circulation incontrôlée des armes et à des tensions internes.

Par ailleurs, le refus persistant du M23 de respecter le cessez-le-feu, malgré les efforts diplomatiques, a exacerbé les combats. Face à cette impasse, la question de la motivation des Wazalendo se pose : combien de temps ces combattants, souvent issus des communautés locales, continueront-ils à se battre sans un soutien structurel et logistique renforcé ?

Sanctions et discipline : un discours ferme

Bitakwira a également insisté sur la nécessité de sanctionner toute personne fuyant devant l’ennemi, tout en appelant à l’identification de tous les généraux Wazalendo opérant sur le terrain. Une proposition qui vise à instaurer un semblant d’ordre dans ces groupes souvent éparpillés et autonomes.

Cependant, cette approche soulève des interrogations. Comment imposer une discipline stricte à des groupes aussi divers et indépendants ? Et comment garantir que ces mesures ne conduiront pas à des tensions supplémentaires au sein des Wazalendo eux-mêmes ?

Une situation préoccupante qui exige des solutions durables

La situation à l’est de la RDC reste extrêmement préoccupante. Malgré les discours mobilisateurs et les propositions ambitieuses, la réalité sur le terrain est complexe. Les Wazalendo, bien que déterminés, ne peuvent à eux seuls résoudre une crise aux racines profondes, impliquant des acteurs locaux, régionaux et internationaux.

Les propositions de Bitakwira, bien qu’audacieuses, devront être accompagnées de mesures concrètes pour renforcer la coordination entre les FARDC et les Wazalendo, tout en évitant une militarisation excessive de la région. Parallèlement, la communauté internationale et les acteurs régionaux devront redoubler d’efforts pour relancer les négociations de paix et mettre fin à un conflit qui dure depuis trop longtemps.

En attendant, les populations de l’est de la RDC continuent de payer le prix fort, espérant que les paroles de soutien se traduiront enfin en actions efficaces pour rétablir la paix et la stabilité dans leur région.

Par MN
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Le M23 défie les cessez-le-feu : Walikale serait tombé entre ses mains, Kisangani dans le viseur

by admin9775 20 mars 2025
written by admin9775

Les rebelles du M23, soutenus par des forces spéciales rwandaises selon plusieurs sources locales, auraient pris le contrôle de Walikale-centre, chef-lieu du territoire de Walikale, dans la soirée du mercredi 19 mars. Cette avancée interviendrait malgré les récents engagements de cessez-le-feu pris par les présidents congolais Félix Tshisekedi et rwandais Paul Kagame lors d’une médiation à Doha, au Qatar, sous l’égide de l’Émir Sheikh Tamim bin Hamad Al Thani.

Un mouvement rebelle qui ne respecte pas les cessez-le-feu

Le M23, mouvement rebelle actif dans l’est de la RDC, n’aurait jamais respecté un quelconque cessez-le-feu depuis sa prise de Bukavu en 2012. Malgré les multiples accords et médiations internationales, le groupe armé aurait systématiquement ignoré les appels à la cessation des hostilités, poursuivant ses offensives avec le soutien présumé de forces spéciales rwandaises. Ces dernières seraient d’ailleurs décrites comme « très décisives » dans la prise des localités, jouant un rôle clé dans les opérations militaires du M23.

Une prise sans résistance majeure ?

Selon des témoignages locaux, les rebelles seraient entrés dans Walikale-centre presque sans affrontements majeurs. Quelques crépitements de balles auraient été entendus en début d’après-midi, mais les forces gouvernementales congolaises (FARDC) auraient été rapidement débordées. Les rebelles auraient d’abord pris position à Ngora, à 12 kilomètres de Walikale-centre, avant de progresser vers Mubanda, situé à seulement 4 kilomètres de la cité. Des détonations d’armes lourdes auraient été signalées aux alentours de la ville, tandis que des militaires des FARDC se replieraient vers l’axe Kisangani.

Un territoire stratégique et riche en ressources

Walikale, territoire du Nord-Kivu, est connu pour son abondance en ressources minières, mais aussi pour son enclavement et son manque de développement infrastructurel. Historiquement, le territoire aurait été négligé par les gouvernements successifs de la RDC, malgré des tentatives sous l’ère Mobutu pour désenclaver la région. Entre 1987 et 1990, deux entreprises – une chinoise et une autrichienne (STRABAG) – auraient été mandatées pour construire une route reliant Walikale à Kisangani, réduisant considérablement la distance entre les deux villes. Cependant, ces projets n’auraient jamais été pleinement achevés, laissant la région dans un état de vulnérabilité.

Une progression fulgurante vers Kisangani ?

La prise de Walikale-centre par le M23 ouvrirait la voie à une progression rapide vers d’autres localités stratégiques. Selon des sources locales, les rebelles pourraient déjà se diriger vers Mubi, situé à 36 kilomètres de Walikale-centre. La topographie de la région et l’état des routes faciliteraient cette avancée. De Walikale à Kisangani, la distance serait d’environ 440 kilomètres, un trajet que les motos pourraient parcourir en une journée. Si les FARDC ne parvenaient pas à organiser une riposte rapide, les rebelles pourraient atteindre des localités clés comme Ndjingala, Logu, Biruwe, Oso et Lubutu dans les prochains jours, rapprochant ainsi la menace de Kisangani, ville majeure de la RDC.

Une situation alarmante

La chute de Walikale-centre marquerait un tournant décisif dans le conflit opposant le M23 au gouvernement congolais. Alors que les médiations internationales peineraient à aboutir à une solution durable, la progression des rebelles soulèverait des questions urgentes sur la capacité des FARDC à contenir cette avancée. Les habitants de Walikale, déjà confrontés à des décennies de négligence, fuiraient en masse face à cette nouvelle menace.

La communauté internationale et les autorités congolaises seraient désormais sous pression pour agir rapidement et empêcher une escalade du conflit, qui pourrait avoir des conséquences désastreuses pour la stabilité de la région.

La Rédaction
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