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Société

À la UneSociété

RDC : la Cour de cassation convoque Constant Mutamba à comparaître le 13 juillet

by admin9775 8 juillet 2026
written by admin9775

La Cour de cassation de la République démocratique du Congo a émis une citation à prévenu visant notamment l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba Tungunga, dans le cadre d’une procédure pénale enregistrée sous le numéro RP 23/CR.

Selon un document du greffe pénal consulté ce lundi, Constant Mutamba et Chancard Bolukola Osony sont appelés à comparaître devant la Cour de cassation, siégeant en matière répressive en premier et dernier ressort, lors d’une audience publique fixée au 13 juillet 2026 à 9 h 30.

La citation précise que Constant Mutamba, actuellement hospitalisé au Centre Médical Harmonie à Kinshasa, est régulièrement convoqué à cette audience. Son co-prévenu, Chancard Bolukola Osony, placé en détention préventive à la prison centrale de Makala, est également concerné par cette procédure.

À ce stade, le document de citation ne détaille pas les faits précis reprochés aux deux prévenus. L’audience du 13 juillet devrait permettre à la Cour de cassation d’entamer l’examen de cette affaire, dans le cadre de sa compétence en matière répressive pour les personnes justiciables devant cette juridiction.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

Affaire Jules Alingete : l’interdiction de sortie du territoire aurait été levée sur instruction de la Présidence

by admin9775 4 juillet 2026
written by admin9775

Selon des informations rapportées par le média Câble, l’interdiction de sortie du territoire qui visait l’ancien Inspecteur général des finances, Jules Alingete Key, aurait été levée sur instruction du président Félix Tshisekedi et de la Première dame Denise Nyakeru Tshisekedi.

Cette évolution intervient alors que le Procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde Mambu, avait ordonné quelques jours plus tôt une interdiction de sortie du territoire à l’encontre de plusieurs personnes dans le cadre d’une enquête judiciaire portant sur des faits présumés de corruption, de faux en écritures et de blanchiment de capitaux.

Dans une correspondance adressée au Directeur général de la Direction générale de migration (DGM), le magistrat indiquait que son parquet avait ouvert une information judiciaire visant Mustafa Rawji, Mazhar Rawji, Uzair Rawji, Zain Rawji, Jules Alingete Key, Kiala Ndombele, Nanu Mukawa (alias Nanu Alingete) ainsi que Jok Oga Ukelo.

Selon cette correspondance, ces personnes sont poursuivies pour des infractions prévues par le Code pénal congolais ainsi que par la législation relative à la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.

Afin de garantir leur disponibilité pour les besoins de l’instruction, Firmin Mvonde Mambu avait décidé de leur interdire de quitter Kinshasa jusqu’à nouvel ordre, tout en étendant cette mesure à l’ensemble du territoire national pour les personnes se trouvant en dehors de la capitale. Les services de la DGM avaient reçu l’ordre de veiller à l’application stricte de cette décision sur l’ensemble des postes frontaliers.

Selon les informations de Câble, cette mesure conservatoire aurait toutefois été levée en ce qui concerne Jules Alingete, à la suite d’une intervention de la Présidence de la République. À ce stade, aucune communication officielle de la Présidence, du Parquet général près la Cour de cassation ou de la DGM n’est venue confirmer publiquement cette information.

Cette affaire continue néanmoins de susciter de nombreuses réactions, en raison du profil des personnes concernées et des accusations faisant l’objet de l’enquête judiciaire, dont l’instruction se poursuit.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

66ᵉ anniversaire de l’indépendance : le Cardinal Fridolin Ambongo estime que la priorité de la RDC n’est pas une révision de la Constitution

by admin9775 1 juillet 2026
written by admin9775

À l’occasion de la célébration du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo, le Cardinal Fridolin Ambongo Besungu, archevêque métropolitain de Kinshasa, a livré un message centré sur les défis auxquels le pays demeure confronté, appelant les dirigeants à concentrer leurs efforts sur la paix, l’unité nationale et le bien-être de la population plutôt que sur une éventuelle réforme constitutionnelle.

Dans son intervention, le prélat a dressé un constat critique de la situation nationale, estimant que plus de six décennies après l’accession du pays à la souveraineté internationale, de nombreux défis restent entiers.

« Soixante-six ans après l’indépendance, nous avons notablement échoué », a déclaré le Cardinal, ajoutant que « tous les malheurs du monde semblent s’être donné rendez-vous en République démocratique du Congo ».

La paix et le social érigés en priorités

Le Cardinal Fridolin Ambongo a insisté sur ce qu’il considère comme les véritables urgences nationales, à savoir le retour de la paix dans les provinces en proie à l’insécurité, l’amélioration des conditions de vie des Congolais, le renforcement de l’unité nationale ainsi que de la cohésion sociale.

Selon lui, ces défis doivent mobiliser en priorité les institutions de la République et l’ensemble de la classe politique.

Une nouvelle mise en garde contre la révision de la Constitution

Évoquant le débat autour d’une éventuelle révision de la Constitution, le prélat s’est interrogé sur la capacité d’un tel projet à répondre aux préoccupations quotidiennes des Congolais.

Il a notamment questionné la pertinence d’une modification de la Loi fondamentale, y compris dans l’hypothèse où celle-ci viserait à ouvrir la voie à un éventuel troisième mandat présidentiel, estimant que cette démarche ne constituerait pas une réponse aux difficultés que traverse le pays.

Le Cardinal a ainsi réaffirmé la position déjà exprimée à plusieurs reprises par la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO).

« Nous ne voyons ni la nécessité, ni l’urgence, ni l’opportunité d’un changement de la Constitution », a-t-il déclaré.

Un appel à répondre aux attentes de la population

En conclusion de son message, le Cardinal Fridolin Ambongo a invité les autorités à privilégier les actions susceptibles d’améliorer concrètement le quotidien des citoyens, notamment par le rétablissement de la paix dans l’Est du pays, le renforcement de la cohésion nationale et la promotion du développement socio-économique.

Son intervention intervient dans un contexte marqué par des débats persistants autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle, une question qui continue de susciter des réactions contrastées au sein de la classe politique, des confessions religieuses et de la société civile.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

Eugène Diomi Ndongala dément les rumeurs sur son décès et précise que la victime est son frère, Maître Guy Diomi Ndongala

by admin9775 30 juin 2026
written by admin9775

Une confusion largement relayée sur les réseaux sociaux a conduit plusieurs internautes à annoncer à tort le décès de l’opposant politique Eugène Diomi Ndongala, président du parti Démocratie Chrétienne (DC). L’intéressé a formellement démenti cette information, précisant que la personne décédée est son grand frère, Maître Guy Diomi Ndongala.

Selon Eugène Diomi Ndongala, la rumeur est née de l’annonce du décès de son frère, dont le nom a été confondu avec le sien par plusieurs publications diffusées sur les réseaux sociaux.

Maître Guy Diomi Ndongala, acteur politique congolais, est décédé dans l’après-midi du samedi 27 juin 2026 à la Clinique Ngaliema, à Kinshasa, selon des informations confirmées par ses proches.

Juriste de formation, Guy Diomi Ndongala était titulaire d’une licence en droit de l’Université catholique de Louvain (UCL), d’une licence spéciale en droit international de l’Université libre de Bruxelles (ULB) et avait suivi le Cycle d’Enseignement diplomatique supérieur au Centre d’Études Diplomatiques et Stratégiques (CEDS) de Paris. Il exerçait comme avocat au Barreau près la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe et intervenait également comme formateur à l’Académie diplomatique congolaise.

Écrivain, essayiste et romancier, il était l’auteur de plusieurs ouvrages consacrés aux questions géopolitiques et géostratégiques. En dehors de ses activités juridiques et politiques, il était connu pour sa passion du karaté, dont il détenait la ceinture noire 6ᵉ Dan, ainsi que pour le football et la musique, où il était reconnu comme multi-instrumentiste.

Le démenti d’Eugène Diomi Ndongala intervient alors que plusieurs publications avaient attribué, à tort, sa disparition à la suite d’une confusion d’identité. Les autorités et les services de vérification des faits invitent les internautes à s’assurer de la fiabilité des informations avant de les partager afin d’éviter la propagation de fausses nouvelles.

La rédaction présente ses sincères condoléances à la famille Diomi Ndongala, aux proches du défunt ainsi qu’à tous ceux qui l’ont connu. Que Maître Guy Diomi Ndongala repose en paix.

Par Marius Bopenga
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30 juin 2026 0 comments
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À la UneSociété

Examen d’État 2025-2026 : les premiers lauréats de quatre provinces éducationnelles dévoilés ce samedi

by admin9775 28 juin 2026
written by admin9775

Le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté publie, ce samedi 27 juin 2026, les premiers résultats de l’Examen d’État 2025-2026 en dévoilant la liste des meilleurs lauréats des provinces éducationnelles de Kinshasa-Tshangu, du Haut-Katanga 1, du Kasaï-Oriental 1 et du Kasaï-Oriental 2.

Cette publication marque le début de la diffusion progressive des résultats à l’échelle nationale, alors que les opérations de traitement des copies se poursuivent conformément au calendrier établi.

Quelques heures avant cette annonce, l’inspecteur général de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Hubert Kimbonza, a assuré que le processus de correction évoluait normalement. Il a précisé que le scannage des cahiers d’items, lancé le 22 juin, se poursuit quotidiennement dans les différents centres de correction.

Selon lui, plusieurs provinces éducationnelles ont déjà achevé cette étape, permettant d’accélérer la correction des copies ainsi que la compilation des résultats avant leur publication.

Le ministère souligne que toutes les opérations techniques se déroulent sans incident majeur, avec pour objectif de garantir la fiabilité et la transparence du processus.

La publication des résultats se poursuivra progressivement dans les autres provinces éducationnelles au fur et à mesure de l’achèvement des travaux de correction et de validation des données.

Par Pascal Kabeya
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Société

Affaire Nathanaël Onokomba : le Tribunal militaire de Kinshasa/Gombe se déclare incompétent

by admin9775 27 juin 2026
written by admin9775

Le Tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Gombe s’est déclaré incompétent pour connaître du dossier de Nathanaël Onokomba, poursuivi notamment pour apologie du terrorisme et négation des crimes contre l’humanité. Cette décision ouvre la voie au renvoi de l’affaire devant la juridiction compétente.

Nathanaël Onokomba fait notamment l’objet de poursuites pour apologie du terrorisme et négation des crimes contre l’humanité, des infractions considérées comme particulièrement graves par la justice militaire congolaise.

En se déclarant incompétent, le Tribunal militaire de garnison met un terme à l’examen du dossier devant cette juridiction. La procédure devrait désormais être orientée vers la juridiction légalement compétente pour statuer sur les faits reprochés au prévenu.

Aucune précision supplémentaire n’a été communiquée, à ce stade, sur la juridiction qui sera appelée à reprendre le dossier ni sur la date de la prochaine audience.

Cette décision constitue une étape procédurale dans une affaire qui suscite l’attention en raison de la nature des infractions retenues contre Nathanaël Onokomba. Les prochaines décisions judiciaires permettront de déterminer la suite de la procédure.

Par Pascal Kabeya
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27 juin 2026 0 comments
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À la UneSociété

Procès Tshiwewe : Constant Ndima prête serment comme juge assesseur, l’affaire renvoyée au 9 juillet

by admin9775 27 juin 2026
written by admin9775

La Haute Cour militaire a poursuivi, ce jeudi 25 juin 2026 à Kinshasa, l’examen du dossier mettant en cause plusieurs officiers supérieurs des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), dont les généraux d’armée Christian Tshiwewe et John Numbi.

La Haute Cour militaire a franchi une nouvelle étape dans le procès impliquant plusieurs hauts responsables des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Réunie ce jeudi 25 juin à Kinshasa, la juridiction a accueilli un nouveau membre au sein de sa composition avec l’entrée officielle du lieutenant-général Constant Ndima comme juge assesseur.

Avant de prendre part aux travaux, l’ancien gouverneur militaire du Nord-Kivu a prêté serment conformément aux dispositions de l’article 27 du Code judiciaire militaire. Cette formalité est obligatoire pour toute personne appelée à siéger sans avoir la qualité de magistrat.

La prestation de serment est intervenue à la demande du chef du parquet général militaire, le lieutenant-général magistrat Lucien-René Likulia. Celui-ci a rappelé que cette exigence légale garantit la régularité de la composition de la juridiction appelée à examiner cette affaire.

Ancien gouverneur militaire du Nord-Kivu durant l’état de siège, Constant Ndima rejoint ainsi le collège des juges chargé d’instruire ce dossier particulièrement sensible, qui implique notamment les généraux d’armée Christian Tshiwewe et John Numbi.

Toutefois, l’audience n’aura duré que quelques minutes. La Haute Cour militaire a décidé de reporter l’examen du dossier au 9 juillet 2026, invoquant l’indisponibilité de certains membres de la juridiction pour des « raisons d’État ».

Ce renvoi intervient alors que cette procédure judiciaire continue de susciter une attention particulière de l’opinion publique, en raison du rang des officiers poursuivis et des enjeux qu’elle représente pour la justice militaire congolaise. La reprise des audiences est désormais attendue le 9 juillet, date à laquelle la Cour devrait poursuivre l’examen du fond de l’affaire.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

Affaire Rebo Tchulo : son avocat dément toute intervention auprès du gouvernement

by admin9775 26 juin 2026
written by admin9775

Alors que le procès portant sur les actes de torture présumés infligés à son ancien chauffeur se poursuit devant la juridiction militaire, la chanteuse Rebo Tchulo dément toute tentative d’intervention auprès des autorités pour influencer la procédure judiciaire.

Dans une mise au point, son avocat, Me Kabengela, a rejeté les rumeurs relayées sur les réseaux sociaux et dans certains milieux de l’opinion, selon lesquelles l’artiste aurait sollicité l’appui de membres du gouvernement.

« Rebo Tchulo n’a jamais été en contact avec un membre du gouvernement pour solliciter un appui ou une quelconque faveur dans cette affaire », a déclaré l’avocat.

Selon le conseil de la chanteuse, sa cliente demeure pleinement disposée à collaborer avec la justice afin que les faits soient établis dans le strict respect de la loi. Il a souligné que Rebo Tchulo souhaite que la procédure suive son cours normal, sans influence, pression ou intervention extérieure.

Cette clarification intervient dans un contexte où cette affaire continue de retenir l’attention de l’opinion publique. Les prochaines audiences devraient permettre à la juridiction militaire d’examiner l’ensemble des éléments versés au dossier avant de rendre sa décision.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

Procès des généraux Tshiwewe et Numbi : l’audience reportée au 9 juillet, le débat sur la réforme des FARDC relancé

by admin9775 26 juin 2026
written by admin9775

a Haute Cour militaire a décidé de reporter au 9 juillet 2026 l’examen du dossier impliquant plusieurs officiers supérieurs des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), parmi lesquels les généraux d’armée Christian Tshiwewe et John Numbi.

L’audience, organisée ce jeudi 25 juin à Kinshasa, n’aura duré que quelques minutes avant d’être renvoyée. Selon la juridiction militaire, ce report est motivé par l’indisponibilité de certains juges, retenus pour des « raisons d’État ».

Cette affaire est suivie avec une attention particulière tant par l’opinion publique que par les milieux politiques et sécuritaires, dans un contexte où les autorités congolaises poursuivent leurs efforts pour renforcer les capacités des forces armées et restaurer l’autorité de l’État face aux défis sécuritaires persistants dans l’est du pays.

Un débat sur la réforme en profondeur de l’armée

À la suite de ce nouveau report, plusieurs analyses continuent d’alimenter le débat sur la nécessité d’une réforme structurelle des FARDC afin de lutter contre les phénomènes d’infiltration, de trahison et de dysfonctionnements au sein de l’appareil sécuritaire.

Selon cette lecture, dès son accession au pouvoir, le président Félix Tshisekedi aurait hérité d’une armée confrontée à d’importants défis liés à l’infiltration de réseaux hostiles et à des problèmes de loyauté au sein de certains échelons de la hiérarchie militaire.

Dans cette perspective, plusieurs pistes de réforme sont avancées.

La première consiste à renforcer les capacités des services de renseignement afin d’identifier plus efficacement les infiltrés, les personnes soupçonnées de trahison ainsi que les militaires considérés comme loyaux aux institutions de la République.

Une deuxième orientation porterait sur la modernisation des capacités opérationnelles, notamment par la mise en place d’une force aérienne équipée d’avions de combat modernes, de drones de reconnaissance et de drones d’attaque capables de répondre aux nouvelles formes de conflits.

Les partisans de cette approche estiment également que les nouvelles unités actuellement formées devraient disposer d’une chaîne de commandement distincte de celle des anciennes unités, y compris en matière de systèmes de communication, afin de limiter les risques de fuite d’informations sensibles.

Une autre proposition évoque un remplacement progressif des anciennes unités par les nouvelles forces en cours de formation, tandis que les unités retirées du front seraient réaffectées dans des centres de formation pour des programmes de remise à niveau militaire, de renforcement de la discipline et de consolidation des valeurs républicaines.

Enfin, certains observateurs estiment que les procédures judiciaires actuellement engagées contre certains officiers supérieurs pourraient permettre, dans le respect des droits de la défense et des décisions de justice, de faire toute la lumière sur d’éventuels réseaux de complicité ou d’infiltration au sein des forces armées.

Alors que la Haute Cour militaire reprendra l’examen du dossier le 9 juillet prochain, cette procédure judiciaire continue d’alimenter les discussions sur la gouvernance du secteur de la défense, la réforme des FARDC et les moyens de renforcer durablement les capacités de l’armée congolaise face aux défis sécuritaires auxquels le pays demeure confronté.

Par Pascal Kabeya
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Le Conseil de sécurité de l’ONU renforce la lutte contre l’impunité pour les crimes commis contre les Casques bleus

by admin9775 25 juin 2026
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Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté à l’unanimité une nouvelle résolution visant à renforcer la lutte contre l’impunité pour les crimes commis contre les personnels des opérations de maintien de la paix de l’ONU.

Portée conjointement par le Danemark et le Pakistan, la résolution a bénéficié du soutien de plus de 150 États membres, témoignant d’un large consensus international sur la nécessité de mieux protéger les Casques bleus déployés dans les zones de conflit à travers le monde.

Le texte appelle les États à intensifier leurs efforts pour enquêter, poursuivre et sanctionner les auteurs de crimes perpétrés contre le personnel des Nations unies engagé dans les missions de maintien de la paix. Il réaffirme également que la lutte contre l’impunité constitue un élément essentiel pour prévenir de nouvelles attaques contre les forces onusiennes.

Depuis la création des opérations de maintien de la paix en 1948, les Nations unies ont payé un lourd tribut. Selon les chiffres officiels, 1.095 Casques bleus ont perdu la vie à la suite d’actes malveillants dans l’exercice de leurs fonctions. Parmi eux, 359 ont été tués depuis 2013 dans des contextes sécuritaires particulièrement difficiles.

Au-delà des pertes humaines, plusieurs milliers de membres du personnel des Nations unies ont été blessés au cours de leurs missions dans certaines des régions les plus instables de la planète, notamment en Afrique et au Moyen-Orient.

La résolution adoptée souligne toutefois les avancées enregistrées ces dernières années dans la lutte contre l’impunité. Depuis 2020, pas moins de 103 personnes ont été condamnées pour des infractions liées à l’assassinat de 35 Casques bleus et de deux experts des Nations unies.

Ces condamnations concernent notamment des affaires survenues en République centrafricaine, en République démocratique du Congo, au Liban et au Mali, des pays où les opérations de maintien de la paix ont été confrontées à des menaces sécuritaires persistantes.

Pour les Nations unies, ces résultats démontrent que les mécanismes de coopération judiciaire entre les États et les institutions internationales peuvent produire des résultats concrets lorsque la volonté politique est au rendez-vous.

Les auteurs de la résolution ont insisté sur le fait que les attaques contre les Casques bleus ne visent pas seulement des individus, mais portent également atteinte aux efforts internationaux de paix et de sécurité. Ils estiment que chaque attaque non sanctionnée risque d’encourager de nouvelles violences contre les personnels déployés sous mandat des Nations unies.

Par cette adoption unanime, le Conseil de sécurité envoie ainsi un message clair : les crimes commis contre les Casques bleus et les personnels des Nations unies ne doivent pas rester impunis, et leurs auteurs devront répondre de leurs actes devant la justice.

Cette résolution intervient dans un contexte où plusieurs missions de maintien de la paix continuent d’opérer dans des environnements particulièrement dangereux, notamment sur le continent africain, où les Casques bleus demeurent en première ligne pour la protection des populations civiles et la stabilisation des zones affectées par les conflits armés.

Par Pascal Kabeya
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