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Société

À la UneSociété

Tshisekedi reçoit les religieux : Un dialogue sous tension entre espoirs et défiance

by admin9775 22 juin 2025
written by admin9775

Le président Félix Tshisekedi a finalement rencontré ce samedi les représentants de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et de l’Église du Christ au Congo (ECC), après des mois d’attente. Cette audience, qualifiée de « mieux vaut tard que jamais » par certains observateurs, intervient dans un contexte de crise multiforme où l’Église catholique, autrefois médiatrice incontestée, voit son influence remise en question.

Une rencontre aux enjeux multiples

Les évêques et pasteurs ont présenté au chef de l’État les conclusions de leurs consultations avec divers acteurs politiques et sociaux, dans l’optique de proposer des pistes de sortie de crise. En réponse, Tshisekedi a annoncé la mise en place d’une équipe de travail chargée d’approfondir leurs recommandations.

Cependant, des sources proches des discussions révèlent que le président, bien qu’ouvert au dialogue, ne souhaite pas que le cardinal Fridolin Ambongo (CENCO) ou le pasteur André Muteba (ECC) en prennent la direction. « Oui, il veut un dialogue social, mais pas sous leur leadership », confie un témoin de la réunion.

La CENCO en perte de crédibilité ?

Autrefois considérée comme un acteur neutre et respecté, la CENCO fait aujourd’hui face à des critiques acerbes. Le Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba a même ironiquement invité l’institution ecclésiale à « s’enregistrer comme parti politique » si elle entend continuer à s’immiscer dans les affaires de l’État.

Au sein même des fidèles catholiques, des voix s’élèvent pour contester sa représentativité. « La CENCO ne représente pas tous les catholiques congolais. Nous ne sommes pas obligés d’applaudir toutes ses initiatives », affirme un commentateur sous le pseudonyme de Maloba.

Fayulu en embuscade, les initiatives externes en échec

Alors que l’Église semble perdre du terrain, l’opposant Martin Fayulu se positionne comme un possible médiateur. Certains analystes y voient une manœuvre pour s’imposer comme un prétendant sérieux à la primature dans un éventuel gouvernement d’union nationale.

Par ailleurs, le texte souligne l’échec des médiations internationales (Doha, Nairobi, Angola, etc.), jugées inefficaces face à une crise qui nécessite, selon plusieurs observateurs, une solution purement congolaise.

Vers un dialogue réellement inclusif ?

Le président Tshisekedi insiste sur la nécessité d’une approche large, intégrant toutes les sensibilités politiques et sociales. Mgr Evariste Ejiba Yamapia, président de la plateforme des confessions religieuses, évoque la recherche d’un « cadre commun » pour un programme concerté.

Mais la question reste entière : ce dialogue parviendra-t-il à identifier les causes profondes des crises et à proposer des solutions durables ? Ou ne sera-t-il qu’une nouvelle manœuvre pour gagner du temps ?

Si cette rencontre marque un pas vers le dialogue, les défis restent immenses. Entre défiance envers les religieux, repositionnement de l’opposition et attentes populaires, la route vers une résolution pacifique de la crise congolaise semble encore longue. L’histoire s’écrit, les regards se croisent… et l’avenir dira si cette initiative aboutira à du concret.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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22 juin 2025 0 comments
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À la UneSociété

Affaire Kasanji-Mokia : Une victoire judiciaire controversée qui interroge le système judiciaire congolais

by admin9775 21 juin 2025
written by admin9775

Dans un rebondissement inattendu, l’ancien gouverneur du Kasaï Oriental, Ngoy Kasanji, a finalement repris possession de sa villa située sur l’avenue Roi Baudouin à Gombe, mettant fin à quatre années de bataille judiciaire acharnée contre Gabriel Mokia. Cette décision surprenante intervient malgré une série de jugements antérieurs ayant systématiquement donné raison à Mokia, le propriétaire légal depuis 1996.

Le dossier, particulièrement complexe, trouve ses origines dans une vente publique organisée par le tribunal en 1996, au cours de laquelle Gabriel Mokia avait acquis légalement la propriété. Pourtant, en 2013, Ngoy Kasanji s’était installé dans les lieux alors même que le litige était en cours. Malgré plusieurs décisions de justice confirmant les droits de Mokia, dont une ordonnance d’expulsion prononcée par la Cour suprême en 2018, Kasanji était parvenu à maintenir son occupation jusqu’en août 2020, date à laquelle les forces de l’ordre l’avaient finalement expulsé.

Ce revirement judiciaire récent suscite de vives interrogations au sein des milieux juridiques congolais. Plusieurs sources proches du dossier évoquent des manœuvres douteuses ayant influencé le processus judiciaire, mettant en lumière les dysfonctionnements chroniques qui minent l’appareil judiciaire congolais. La décision de la Cour de cassation, intervenue dans un contexte de tensions entre les magistrats et le ministre de la Justice Constant Mutamba, ajoute une dimension politique à cette affaire déjà complexe.

L’absence de réaction du chef de l’État face à ce qui apparaît comme une parodie de justice soulève des questions sur son engagement réel à réformer le système judiciaire. Cette affaire intervient d’ailleurs alors que le ministre Mutamba, connu pour ses tentatives de réforme ambitieuses, a récemment été écarté de ses fonctions, victime selon certains observateurs des réseaux d’influence qui sévissent au sein de l’appareil judiciaire.

Le Conseil supérieur de la magistrature, censé garantir l’indépendance et l’intégrité du système judiciaire, reste étrangement silencieux face à ces dérives, perpétuant ainsi une culture d’impunité qui mine la crédibilité des institutions congolaises.

Gabriel Mokia, légitime propriétaire selon toutes les décisions de justice antérieures, n’a pas encore réagi officiellement à ce nouveau développement. Son silence contraste avec les déclarations triomphales de Ngoy Kasanji, qui n’a pas manqué de remercier « la justice et le chef de l’État » pour cette issue inespérée.

Cette affaire emblématique met en lumière les profondes lacunes du système foncier congolais et les défaillances chroniques de son appareil judiciaire. Elle illustre comment, en RDC, les rapports de force et les influences extrajudiciaires peuvent prévaloir sur le droit et la justice, même dans des dossiers apparemment clairs et tranchés depuis des années.

Alors que le pays prétend à un État de droit, cette décision controversée vient rappeler cruellement le long chemin qui reste à parcourir pour réformer en profondeur une justice congolaise que beaucoup jugent moribonde. L’affaire Kasanji-Mokia pourrait bien devenir le symbole des réformes urgentes que nécessite le système judiciaire congolais, à moins qu’elle ne reste qu’un exemple supplémentaire de l’impunité qui y règne.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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21 juin 2025 0 comments
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À la UneSociété

La RDC se dote de drones de combat turcs Bayraktar TB2 : atout stratégique ou risque d’escalade ?

by admin9775 21 juin 2025
written by admin9775

Dans un mouvement visant à consolider sa souveraineté face aux groupes armés, la République démocratique du Congo a officiellement intégré quatre drones Bayraktar TB2 dans son arsenal militaire. Acquise auprès de la Turquie, cette technologie de poiDans un effort significatif pour consolider ses capacités militaires, la République démocratique du Congo a fait l’acquisition de quatre drones de combat Bayraktar TB2 auprès de la Turquie. Cette acquisition stratégique vise principalement à renforcer les opérations contre les groupes armés, notamment le M23, dans les régions instables de l’est du pays.

Ces drones de dernière génération offrent aux Forces armées de la RDC (FARDC) deux atouts majeurs. Premièrement, ils permettent une surveillance aérienne approfondie des zones reculées du Nord-Kivu et de l’Ituri, théâtre d’opérations des groupes rebelles. Deuxièmement, leur capacité de frappe de précision pourrait réduire le besoin d’opérations terrestres risquées pour les troupes congolaises.

Cette décision intervient dans un contexte géopolitique tendu, marqué par des accusations répétées de Kinshasa contre le Rwanda, soupçonné de soutenir le mouvement M23. L’arrivée de ces drones pourrait modifier l’équilibre des forces dans la région et réduire la dépendance de la RDC vis-à-vis des soutiens militaires étrangers, notamment ceux de la Communauté est-africaine.

Cependant, cette modernisation de l’arsenal congolais ne va pas sans soulever des inquiétudes. Les observateurs internationaux pointent plusieurs risques potentiels. Sur le plan régional, cette acquisition pourrait être perçue comme une menace par le Rwanda, risquant d’alimenter une course aux armements dans la région des Grands Lacs.

Les questions relatives aux droits humains constituent un autre sujet de préoccupation. L’utilisation de drones Bayraktar dans d’autres conflits, comme en Libye ou au Haut-Karabakh, a parfois entraîné des frappes accidentelles sur des populations civiles. Les FARDC devront donc mettre en place des protocoles stricts pour garantir le respect du droit international humanitaire.

L’aspect financier de cet achat interroge également. Dans un pays où plus de 60% de la population vit sous le seuil de pauvreté, l’investissement conséquent que représente cette acquisition militaire suscite des débats sur les priorités budgétaires du gouvernement congolais.

À Kinshasa, les autorités militaires se veulent rassurantes. Un porte-parole des FARDC a déclaré que ces drones constituaient avant tout « un outil de dissuasion et de protection, et non d’agression ». Les partenaires internationaux de la RDC, notamment les États-Unis, suivent néanmoins cette évolution avec attention, préoccupés par ses possibles répercussions sur la stabilité régionale.

L’efficacité réelle de ces drones contre des groupes rebelles comme le M23, qui opèrent souvent en petites unités mobiles et se fondent dans le paysage, reste à démontrer. Les prochains mois permettront d’évaluer l’impact concret de cette nouvelle capacité militaire sur le terrain.

Cette acquisition marque un tournant dans la stratégie de défense de la RDC, reflétant la montée en puissance des technologies drone dans les conflits modernes. Elle place également le pays dans le débat plus large sur l’utilisation croissante des drones armés dans les conflits africains, avec ses implications tant tactiques qu’éthiques.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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21 juin 2025 0 comments
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À la UneSociété

RDC-Ouganda : Renforcement de la coopération militaire contre les ADF

by admin9775 21 juin 2025
written by admin9775

Les Forces armées de la RDC (FARDC) ont reçu ce jeudi à Kinshasa une délégation ougandaise de haut niveau, conduite par le général Muhoozi Kainerugaba, chef des Forces de défense ougandaises (UPDF). Cette visite s’inscrit dans le cadre du renforcement des opérations conjointes contre les groupes armés, en particulier les ADF (Allied Democratic Forces).

Opération Shujaa : des résultats confirmés

Les discussions ont principalement porté sur l’évolution de l’Opération Shujaa, lancée en 2021 pour neutraliser les rebelles ADF dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. Les deux parties ont salué les avancées sur le terrain tout en convenant de la nécessité d’intensifier les efforts pour éradiquer définitivement cette menace.

Un nouvel accord pour une meilleure coordination

Un nouveau pacte militaire a été signé entre les deux pays, prévoyant :

  • Un partage accru de renseignements pour des opérations plus ciblées.
  • Des entraînements conjoints pour améliorer l’interopérabilité des forces.
  • Une coordination renforcée dans les zones frontalières, notamment autour de Beni et en Ituri.

Vers une stabilité durable dans la région ?

Le général Kainerugaba a réaffirmé l’engagement de l’Ouganda aux côtés de la RDC pour « une paix durable » dans la région. Cette visite intervient alors que les attaques des ADF ont connu une baisse significative ces derniers mois, même si des poches de résistance subsistent.

Prochaines étapes :
Les états-majors des deux armées doivent se revoir d’ici fin juillet pour évaluer la mise en œuvre des nouveaux dispositifs.

Une collaboration qui semble porter ses fruits, mais dont le succès dépendra de la pérennité des engagements pris.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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21 juin 2025 0 comments
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Affaire des 18 millions de dollars : un contrat d’armement trouble embarrasse la défense congolaise

by admin9775 20 juin 2025
written by admin9775

Un scandale financier lié à un marché d’armement présumé surfacturé secoue les hautes sphères de la défense congolaise. Au cœur de l’affaire : un acompte de 18 millions de dollars versé par la Banque Centrale du Congo pour un contrat qui ne fut jamais honoré.

Les faits :

  • Mi-janvier : la Banque Centrale verse 18 millions de dollars (50% du montant total) à Prince Invest Group pour l’achat de 50 000 roquettes RPG-7
  • Avril : Dani al-Achkar, homme d’affaires libanais lié à ce contrat, est arrêté à Kinshasa sur ordre du général Jean Roger Makombo, chef du renseignement militaire
  • Depuis son arrestation, l’homme d’affaires est maintenu au secret et pressé de rembourser l’acompte

Les zones d’ombre :

  1. Surfacturation suspectée : Une facture pro forma du fabricant révèlerait un prix unitaire bien inférieur à celui du contrat
  2. Flou contractuel : Les détails exacts du marché restent obscurs, notamment les intermédiaires impliqués
  3. Détention controversée : La mise au secret prolongée du businessman libanais soulève des questions sur les méthodes employées

Enjeux politiques :
Cette affaire met en lumière :

  • Les pratiques opaques dans les marchés d’armement congolais
  • Le rôle trouble de certains intermédiaires commerciaux
  • Les tensions au sein de l’appareil sécuritaire congolais

Le vice-Premier ministre chargé de la Défense tenterait personnellement de récupérer les fonds, révélant l’embarras des autorités face à ce contrat problématique. L’affaire intervient dans un contexte de tensions sécuritaires persistantes dans l’Est du pays, où les besoins en armement restent criants.

Questions en suspens :

  • Quels circuits financiers ont permis ce transfert de fonds important ?
  • Qui sont les véritables bénéficiaires de cette opération ?
  • Pourquoi le contrat n’a-t-il pas été honoré malgré le versement de l’acompte ?

Cette affaire risque de provoquer des remous dans les cercles du pouvoir, alors que la gestion des fonds de défense fait l’objet d’un examen minutieux de la part des partenaires internationaux de la RDC.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Démission fracassante du ministre de la Justice Constant Mutamba : un départ sous haute tension

by admin9775 19 juin 2025
written by admin9775

Le ministre d’État en charge de la Justice et Garde des Sceaux, Constant Mutamba, a officiellement remis sa démission au président de la République Félix Tshisekedi dans une lettre rendue publique ce mardi. Cette décision, communiquée également à la Première ministre Judith Suminwa et au président de l’Assemblée nationale, intervient dans un climat de fortes tensions politiques.

Dans sa missive, le ministre démissionnaire dresse un bilan exhaustif de son action tout en dévoilant des accusations gravissimes. « J’ai mis en œuvre des réformes courageuses dans un secteur judiciaire que vous-même, Monsieur le Président, aviez qualifié de malade », écrit-il en préambule, soulignant avoir œuvré pour la réhabilitation des droits des citoyens injustement lésés et la protection du patrimoine public contre les réseaux mafieux.

Parmi les réalisations phares de son mandat, Constant Mutamba cite la numérisation des juridictions commerciales, la redynamisation du Guichet Unique de Création d’Entreprise permettant désormais de créer une société en deux jours, ainsi que l’insaisissabilité des biens des entreprises publiques. Il rappelle également la création d’une commission spéciale chargée de veiller à la bonne exécution des décisions de justice.

Le ton se fait particulièrement grave lorsque l’ancien ministre évoque ce qu’il qualifie de « complot politique ourdi contre sa personne ». Dans des termes sans équivoque, il affirme : « Après avoir échappé à plusieurs tentatives d’empoisonnement et d’élimination physique, les réseaux mafieux, y compris ceux infiltrés au service de nos ennemis, ont réussi à m’humilier en raison de mon engagement ». Il va plus loin en établissant un lien direct avec la crise sécuritaire dans l’Est du pays : « Ce complot ne vise pas ma personne, mais cherche à désorganiser la riposte gouvernementale face à l’agression rwandaise ».

Face aux rumeurs de malversations financières qui circulaient à son encontre, notamment concernant le projet de construction de la prison centrale de Kisangani, l’ancien ministre se défend avec véhémence : « Je n’ai pris aucun dollar de l’État. Mon intégrité morale et ma fidélité aux valeurs républicaines restent intactes ».

Ce départ intervient à un moment critique pour le gouvernement Suminwa, alors que la RDC doit faire face à d’immenses défis sécuritaires et politiques. Les observateurs s’interrogent sur les répercussions de cette démission, d’autant que Constant Mutamba laisse entendre qu’il compte poursuivre son combat « pour une justice équitable et contre les agresseurs du pays » sous une autre forme.

Cette crainte d’accointances entre magistrat débout et magistrat assis anime beaucoup d’observateurs dans ce qui apparaît aujourd’hui comme un front entre le ministre d’Etat de la Justice en disgrâce, Constant Mutamba, et le corps de magistrats. Sa mise en accusation est considérée par certains comme un règlement des comptes des magistrats envers quelqu’un qui les a mis mal à l’aise.

La succession à la tête de ce ministère stratégique s’annonce délicate dans un contexte où les réformes judiciaires engagées sont plus que jamais nécessaires pour consolider l’État de droit. Cette crise ouverte au sein de l’appareil d’État pourrait bien marquer un tournant dans la vie politique congolaise.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Incendie d’un engin sur le tarmac de l’aéroport de Ndjili : retour à la normale après une intervention rapide

by admin9775 19 juin 2025
written by admin9775

Un incident s’est produit ce mercredi après-midi sur le tarmac de l’aéroport international de Ndjili à Kinshasa. Un tracteur de la compagnie ATS a pris feu peu après avoir effectué des opérations de poussage pour les avions ASKY et Air Congo.

Selon les explications du commandant de l’aéroport, Vicky Lundula, l’engin était à l’arrêt après avoir été remplacé par un tracteur plus petit en raison de sa lenteur. « Quelques minutes après son arrêt, des flammes se sont soudainement déclarées et le conducteur a immédiatement quitté les lieux », a-t-il précisé.

Les services anti-incendie de l’aéroport sont immédiatement intervenus sur les lieux. Cependant, leur intervention a été compliquée par l’indisponibilité momentanée de la tourelle principale, les obligeant à utiliser les lances latérales pour maîtriser l’incendie.

Heureusement, cet incident n’a fait aucune victime et n’a pas perturbé les opérations aéroportuaires. Selon les autorités aéroportuaires, la situation est rapidement revenue à la normale à Ndjili, permettant la reprise sans encombre des activités habituelles.

Une enquête est en cours pour déterminer les causes exactes de cet incendie inattendu. Les responsables de l’aéroport assurent que toutes les mesures sont prises pour prévenir ce type d’incident à l’avenir.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

Conflit familial à Lubumbashi : Moïse Katumbi accusé par son frère Raphaël Katebe Katoto de spoliation immobilière

by admin9775 18 juin 2025
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La ville de Lubumbashi est le théâtre d’un retentissant différend familial opposant l’homme politique Moïse Katumbi à son frère aîné, Raphaël Katebe Katoto. Ce dernier a saisi la justice, accusant son cadet de s’être indûment approprié plusieurs de ses biens immobiliers dans le quartier industriel de Kampemba.

Les faits reprochés
Dans une plainte déposée auprès du parquet, Raphaël Katebe Katoto allègue que Moïse Katumbi aurait commis des actes de spoliation, falsifié des documents fonciers et occupé frauduleusement des propriétés lui appartenant. Parmi les biens litigieux figurent une villa avec garage située avenue Mahenge, ainsi que des bureaux et dépôts avenue Munguzi, tous dans la commune de Kampemba.

La machine judiciaire en marche
L’affaire, enregistrée sous la référence RMP.V/220/PGCCAS/MMI/2025, est instruite par le parquet général près la Cour de cassation à Kinshasa. Sur place, le procureur près la cour d’appel du Haut-Katanga, Rockefeller Lwakamona Masanka, a ordonné une série de mesures d’instruction.

Une expertise décisive
Le 24 juin 2025, le ministère public a mandaté le service du cadastre de Lubumbashi pour effectuer des constatations sur les lieux disputés. Les experts devront notamment vérifier l’authenticité des documents fonciers, procéder à des mesures précises et établir un rapport circonstancié permettant de déterminer la légitimité des revendications de chaque partie.

Portée politique d’un conflit familial
Au-delà de l’aspect privé, cette affaire revêt une dimension politique notable. Moïse Katumbi, ancien gouverneur du Katanga et figure de premier plan de l’opposition, se trouve ainsi confronté à une procédure judiciaire qui pourrait avoir des répercussions sur son image publique.

Tous les regards sont désormais tournés vers les conclusions de l’expertise cadastrale, qui devraient apporter des éclaircissements déterminants dans ce dossier complexe. L’issue de cette affaire pourrait influencer non seulement les relations familiales des concernés, mais aussi le paysage politique local.

Les observateurs s’attendent à ce que la procédure se poursuive dans les prochaines semaines, avec des développements potentiellement médiatisés compte tenu du profil des personnes impliquées.

Par Pascal Numbi, correspondant à Lubumbashi
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Les juges de la Cour constitutionnelle s’apprêtent à élire leur président ce vendredi 20 juin.

by admin9775 18 juin 2025
written by admin9775

La République Démocratique du Congo se trouve à un moment crucial de son histoire institutionnelle alors que la Cour constitutionnelle s’apprête à renouveler sa présidence ce vendredi 20 juin. Ce scrutin interne, bien que technique en apparence, revêt une importance capitale pour l’équilibre des pouvoirs et le processus démocratique en cours dans le pays.

Le président sortant Dieudonné Kamuleta Badibanga, dont le premier mandat de trois ans arrive à son terme, a fait acte de candidature pour un second et dernier mandat conformément à la loi. Son bilan à la tête de cette institution clé, marqué par des décisions souvent controversées, fait l’objet de vives discussions dans les milieux politiques et juridiques.

Le processus de désignation suit une tradition bien établie de confidentialité. Les candidatures ne sont révélées qu’au moment du vote lui-même, une pratique destinée à préserver l’indépendance des juges mais qui alimente également les spéculations. Plusieurs sources autorisées laissent entendre que des candidatures alternatives pourraient émerger, reflétant peut-être une volonté de renouvellement au sein de l’institution.

Dans le contexte actuel de préparation électorale, le rôle de la Cour constitutionnelle devient plus stratégique que jamais. Les compétences de cette instance, qui vont du contrôle de constitutionnalité à la validation des résultats électoraux en passant par l’arbitrage des contentieux politiques, en font un acteur central de la stabilité institutionnelle.

Les observateurs nationaux et internationaux suivent ce processus avec une attention particulière. Plusieurs éléments seront scrutés : la transparence du vote interne, le profil du futur président et surtout les premières décisions qui marqueront le début de ce nouveau mandat. Ces éléments seront déterminants pour évaluer la capacité de la Cour à jouer pleinement son rôle de gardienne de la Constitution.

Alors que le pays s’achemine vers des échéances électorales majeures, ce changement à la tête de la plus haute juridiction du pays pourrait influencer durablement l’équilibre des pouvoirs et la crédibilité du processus démocratique en RDC. Le choix qui sera fait ce vendredi dépasse donc largement le cadre d’une simple nomination technique pour toucher à l’essence même de l’État de droit congolais.

Par Pascal Numbi, correspondant à Lubumbashi
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À la UneSociété

L’ancien chef de la Maison militaire du Président arrêté à Kinshasa

by admin9775 17 juin 2025
written by admin9775

Le lieutenant général Jean Claude Yav Kabeya, ancien chef de la Maison militaire du président Félix Tshisekedi, a été interpellé dans la nuit de lundi à mardi par les services de la Direction militaire des activités de protection et de sécurité (DEMIAP). Les raisons précises de cette arrestation n’ont pas été communiquées officiellement.

Cet officier supérieur, qui avait quitté ses fonctions à la Maison militaire du Président le 29 juillet 2023 à l’issue d’une cérémonie de remise et reprise avec son successeur le général major Franck Mualunda Tumba, rejoint la liste des 29 généraux arrêtés par les services de sécurité au cours des six derniers mois.

Ancien proche collaborateur de Joseph Kabila avant d’être maintenu dans l’appareil sécuritaire sous l’administration Tshisekedi, Jean Claude Yav Kabeya voit son arrestation s’inscrire dans une série de mises en cause visant des hauts gradés de l’armée congolaise. Cette vague d’interpellations suscite des interrogations quant à d’éventuelles opérations d’assainissement au sein des forces armées.

Les organisations de défense des droits humains dénoncent régulièrement le manque de transparence entourant ces arrestations d’officiers supérieurs. Aucun détail n’a filtré concernant les accusations spécifiques pesant sur l’ancien chef de la Maison militaire.

Les observateurs politiques attendent désormais une communication officielle des autorités pour éclaircir les motifs de cette interpellation, alors que le gouvernement poursuit manifestement un resserrement de son contrôle sur l’appareil sécuritaire, particulièrement dans le contexte des défis sécuritaires persistants dans l’Est du pays.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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