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Société

À la UneSociété

Procès Kabila : l’auditeur général requiert la peine de mort contre l’ancien président

by admin9775 23 août 2025
written by admin9775

Le procès de l’ancien président Joseph Kabila a connu un développement dramatique ce jeudi avec le réquisitoire de l’auditeur général des FARDC. Le lieutenant général Jean René Likulia Bakulia a demandé la peine capitale contre l’ex chef d’État congolais, au pouvoir de 2001 à 2019.

Des accusations multiples et graves

L’auditeur général a retenu une longue liste de charges contre Joseph Kabila, incluant trahison, participation à un mouvement insurrectionnel, crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité, homicide intentionnel par balles, viol, torture, déportation et occupation par la force de la ville de Goma. Il a également ordonné l’arrestation immédiate de l’ancien président.

La controverse sur l’identité

Les avocats de la partie civile ont radicalement contesté l’identité même de l’ancien président. Me Richard Bondo, coordonnateur des avocats de la République, a déclaré : « C’est un Rwandais adopté sociologiquement et non légalement par Laurent Désiré Kabila. On a créé sa mère ». Me Jean Marie Kabengela a demandé que Kabila soit « jugé comme espion » et non comme citoyen congolais.

Réactions et divisions politiques

La demande de peine de mort a provoqué des réactions immédiates. Néhémie Mwilanya, ancien directeur de cabinet de Kabila, a dénoncé sur les réseaux sociaux ce qu’il qualifie de « crime d’État ». José Makila, ancien ministre, a estimé que « c’est l’État de droit qu’on sacrifie ». Les partisans de Kabila continuent de dénoncer une « parodie de procès ».

Contexte de négociations de paix

Ce développement judiciaire intervient dans un contexte particulièrement sensible alors que le gouvernement congolais et l’AFC/M23 négocient un accord de paix à Doha. Une déclaration de principe a été signée le 19 juillet et le médiateur qatari a transmis un projet d’accord aux deux parties le 14 août.

Attente du verdict

La Haute Cour militaire doit maintenant rendre son verdict dans les prochains jours. Cette décision, quelle qu’elle soit, aura des conséquences profondes sur la stabilité politique du pays, le processus de paix en cours avec les rebelles, la réconciliation nationale et l’image internationale de la RDC.

Ce procès historique dépasse la simple question judiciaire pour toucher aux fondements de l’identité nationale et de la continuité de l’État, plaçant la RDC à un carrefour déterminant de son histoire contemporaine.

Par Marius Bopenga
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23 août 2025 0 comments
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À la UneSociété

Procès de Joseph Kabila : les parties civiles réclament 24 milliards USD de dommages-intérêts

by admin9775 21 août 2025
written by admin9775

L’audience de plaidoirie dans le procès de l’ancien président Joseph Kabila s’est ouverte ce jeudi devant la Haute Cour militaire de la RDC. Les avocats représentant la République Démocratique du Congo et les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu ont demandé la condamnation de l’ancien chef de l’État au paiement de 24 milliards de dollars américains à titre de dommages et intérêts.

Les conseils des parties civiles ont présenté leurs arguments devant la cour, affirmant que Joseph Kabila aurait apporté un soutien logistique et politique à l’armée rwandaise et aux rebelles du M23. Selon leurs allégations, ces actions auraient causé des préjudices considérables à la nation congolaise, notamment des destructions d’infrastructures, des pertes financières importantes, des meurtres de populations civiles et des pillages de ressources naturelles.

Les avocats ont souligné que les conséquences de cette implication présumée comprennent des dégâts matériels substantiels, des pertes corporelles et des préjudices financiers majeurs. Ils ont toutefois précisé que le préjudice lié aux pertes en vies humaines n’a pas été chiffré dans leur demande actuelle, se réservant le droit d’en réclamer l’évaluation ultérieurement.

Le procès se déroule en l’absence de Joseph Kabila, dont le défaut de comparution a été acté par la cour. L’ancien président est accusé de plusieurs infractions graves, notamment trahison, participation à un mouvement insurrectionnel, complot et apologie du terrorisme.

La défense de l’ancien président et son parti politique, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie, dénoncent une persécution politique et qualifient cette procédure de mise en scène destinée à écarter un acteur majeur de l’opposition congolaise.

La Haute Cour militaire doit maintenant examiner l’ensemble des preuves et arguments présentés avant de rendre son verdict dans cette affaire aux implications politiques et juridiques considérables pour l’avenir de la République Démocratique du Congo.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

François Beya acquitté par la Haute Cour militaire dans une affaire de sûreté de l’État

by admin9775 21 août 2025
written by admin9775

La Haute Cour militaire a rendu son verdict ce jeudi dans le procès de François Beya Kasonga, ancien conseiller spécial du président Félix Tshisekedi, accusé de crimes contre la sûreté de l’État. La cour a prononcé l’acquittement général de l’ancien dignitaire, estimant que les preuves présentées étaient insuffisantes pour le condamner.

Un acquittement général

Les juges militaires ont également innocenté deux autres co-accusés dans cette affaire : Guy Vanda Nowa Biama et le colonel Kalenga Kalenga Pierre. Seuls la commissaire principale Lily Tambwe Mauwa et le colonel Cikapa Tite Mokili ont été reconnus coupables du délit mineur de « violation de consignes ». La cour a considéré que la durée de leur détention préventive couvrait déjà la peine encourue pour cette infraction.

Des accusations graves

François Beya était poursuivi pour des charges particulièrement graves, notamment :

  • Complot contre la vie ou la personne du Chef de l’État
  • Offense au Chef de l’État
  • Violation de consigne
  • Incitation des militaires à commettre des actes contraires aux devoirs et à la discipline

Une décision fondée sur l’absence de preuves

Dans son arrêt, la Haute Cour militaire a estimé que l’accusation n’avait pas apporté suffisamment d’éléments probants pour étayer ces accusations graves. Cette décision met fin à une procédure judiciaire qui avait suscité une attention considérable dans les milieux politiques et sécuritaires congolais.

Conséquences immédiates

Avec ce verdict d’acquittement, François Beya et ses deux co-accusés innocentés recouvrent immédiatement leur liberté. Les deux condamnés pour violation de consignes sont également libres, la cour ayant considéré leur détention préventive comme suffisante.

Ce verdict représente un important développement dans le paysage judiciaire et politique congolais, mettant fin à une affaire qui avait défrayé la chronique depuis plusieurs mois.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

Kinshasa : les nuits de solidarité devant la résidence de Constant Mutamba

by admin9775 21 août 2025
written by admin9775

Le ministère public avait requis mercredi 13 août dix ans de travaux forcés à l’encontre de Constant Mutamba, ancien ministre de la Justice, accusé du détournement de 19 millions de dollars destinés à la construction d’une prison à Kisangani

Chaque soir, devant la résidence de l’ancien ministre de la Justice Constant Mutamba, une ambiance particulière s’installe. Des dizaines de partisans se rassemblent pour exprimer leur soutien à l’ancien dignitaire dont le procès arrive à son terme.

Une résidence transformée en symbole

Depuis l’annonce de la conclusion imminente de son procès, la demeure de l’ancien ministre est devenue un point de ralliement politique incontournable. Jeunes, activistes et simples sympathisants se relaient pour offrir leur soutien moral à travers chants, slogans et cris d’encouragement.

L’ancien ministre face à ses supporteurs

Constant Mutamba apparaît régulièrement devant ses partisans, saluant la foule et échangeant parfois quelques mots avec les plus proches. Bien que son expression demeure grave, l’ancien ministre s’efforce de conserver une attitude calme et composée.

« Je maintiens ma confiance dans le système judiciaire de mon pays », a-t-il déclaré à ses supporteurs, selon des témoins.

L’attente du verdict

L’ancien ministre de la Justice de la République démocratique du Congo, Constant Mutamba, risque dix ans de travaux forcés pour détournement présumé de 19 millions de dollars destinés à la construction d’une prison à Kisangani. Lors de l’audience du 13 août, la Cour de cassation de la RD Congo a fixé, au 27 août 2025, le verdict final du procès de l’ancien ministre de la Justice.

L’ancien ministre de la Justice de la RDC, Constant Mutamba, est passible d’une lourde condamnation.La Cour de cassation de la République démocratique du Congo, siégeant en premier et dernier ressort, a fixé au 27 août 2025, le verdict final du procès de l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, poursuivi pour détournement de fonds publics.

Tous les regards sont désormais tournés vers le verdict final de ce procès qui a captivé une partie de l’opinion publique congolaise. Les chants continuent de résonner dans les rues avoisinantes, tandis que les partisans s’engagent à maintenir leur mobilisation jusqu’à l’issue du processus judiciaire.

Cette manifestation de soutien quotidienne témoigne de l’importance politique de cette affaire et rappelle que, derrière les murs de sa résidence, Constant Mutamba n’est pas le seul à vivre cette attente judiciaire cruciale.

Par Marius Bopenga
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21 août 2025 0 comments
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À la UneSociété

Le M23 accusé d’exécutions massives de civils dans le Nord-Kivu, selon Human Rights Watch

by admin9775 20 août 2025
written by admin9775

Un rapport accablant de l’organisation Human Rights Watch (HRW), publié mercredi 20 août 2025, révèle que le groupe armé M23 aurait exécuté sommairement plus de 140 civils en juillet dernier dans le territoire de Rutshuru, province du Nord-Kivu. Ces atrocités se seraient déroulées à proximité du parc national des Virunga, sanctuaire de biodiversité déjà fragilisé par des années de conflits.

Une campagne de violence systématique

Selon les investigations de HRW, les victimes, majoritairement des paysans hutus, ont été tuées entre le 10 et le 30 juillet dans au moins 14 villages et zones agricoles différentes. Clémentine de Montjoye, chercheuse principale sur la région des Grands Lacs pour HRW, affirme que « le M23, soutenu par l’armée rwandaise, a attaqué plus d’une douzaine de localités et procédé à des dizaines d’exécutions sommaires ».

Tentative d’effacement des preuves

Des témoins oculaires ont décrit des scènes horrifiantes où les rebelles forçaient les résidents survivants à enterrer les corps dans des champs ou à les abandonner sans sépulture. Certains cadavres auraient été jetés dans les rivières avoisinantes, une pratique qui semble systématiquement viser à effacer les traces des massacres et à priver les familles de la possibilité d’accomplir les rites funéraires traditionnels.

Des chiffres probablement sous-estimés

Le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme corrobore ces findings en estimant que « au moins 319 civils » ont été tués par le M23 et ses alliés rwandais entre le 9 et le 21 juillet. Les deux organisations s’accordent à dire que le bilan réel pourrait être considérablement plus lourd, beaucoup de corps n’ayant pas été retrouvés et de zones étant encore inaccessibles aux enquêteurs.

Appels à la communauté internationale

Face à l’ampleur de ces crimes, HRW exhorte le Conseil de sécurité des Nations Unies et les gouvernements partenaires à imposer de nouvelles sanctions ciblées et à ouvrir des enquêtes approfondies visant les responsables à tous les niveaux de la chaîne de commandement.

Déni persistant des accusés

Le gouvernement rwandais continue de nier toute implication de son armée dans ces exactions, tandis que le M23 rejette systématiquement ces accusations, les qualifiant de « campagne de désinformation » contre leur mouvement.

Cette nouvelle vague de violence souligne l’urgence d’une réponse internationale coordonnée pour protéger les civils congolais et mettre fin à l’impunité dont bénéficient les auteurs de ces crimes atroces dans l’est de la RDC.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UneSociété

RDC : Un service spécial créé pour traiter les demandes de passeports antérieures au 5 juin 2025

by admin9775 19 août 2025
written by admin9775

Le ministère des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo (RDC) a annoncé la création d’un service dédié au traitement des dossiers de passeports déposés avant le 5 juin 2025, date d’entrée en vigueur du nouveau passeport biométrique. Cette initiative, révélée par un communiqué officiel, répond aux inquiétudes des nombreux demandeurs confrontés à des retards dans l’instruction de leurs requêtes.

Lors d’une rencontre avec une délégation de citoyens venus s’informer sur l’avancement de leurs démarches, le Secrétaire général du ministère, Théo Wabenga, a précisé que cette cellule travaillerait exclusivement sur les anciens dossiers afin d’en accélérer le règlement.

Les personnes concernées sont invitées à se présenter auprès de ce service munis des pièces justificatives nécessaires :

  • Le numéro de demande pour ceux ayant déjà effectué la capture biométrique ;
  • Le numéro du formulaire pour ceux n’ayant pas encore accompli cette étape.

Cette mesure s’inscrit dans la volonté des autorités congolaises d’assurer une transition fluide entre l’ancien système et le nouveau passeport biométrique, tout en limitant les désagréments liés aux retards accumulés.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

Violences ciblées contre les Hutus congolais : La communauté tire la sonnette d’alarme et exige une action internationale

by admin9775 15 août 2025
written by admin9775

La communauté hutue congolaise a lancé un cri d’alarme ce mercredi 13 août 2025, dénonçant une campagne de violences systématiques à son encontre dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Dans une déclaration solennelle adressée aux autorités congolaises et à la communauté internationale, elle dénonce les récents massacres perpétrés à Binza, dans le territoire de Rutshuru (Nord-Kivu), et exige des mesures urgentes pour protéger sa survie.

Une persécution de longue date

Selon le document, les Hutus congolais subissent des guerres d’agression répétées depuis plus de trente ans, marquées par des interventions étrangères et des conflits armés ayant causé des milliers de morts. La destruction de leurs moyens de subsistance et de leurs infrastructures aurait plongé cette communauté dans une précarité extrême.

La situation actuelle est décrite comme « critique et intolérable », avec les massacres de Binza cités comme l’un des pires exemples de violence ciblée. Des témoignages et rapports d’organisations crédibles font état d’exécutions sommaires, de déplacements forcés et de spoliations massives de terres.

Le Rwanda et le M23 pointés du doigt

Sans ambigüité, la déclaration accuse l’armée rwandaise et ses supplétifs du M23 d’être les principaux responsables de ces exactions, qualifiées de violations graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire.

Quatre revendications clés

Face à cette crise, la communauté hutue congolaise formule quatre demandes urgentes :

  1. Protection internationale : Déploiement immédiat d’un mécanisme de protection pour les civils hutus dans l’Est de la RDC.
  2. Enquêtes indépendantes : Mission d’enquête de l’ONU et des instances régionales (UA, SADC) pour identifier les responsables des massacres, notamment à Binza.
  3. Reconnaissance des crimes : Qualification officielle des persécutions subies depuis trente ans comme crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
  4. Réparations pour les victimes : Restitution des terres spoliées et reconstruction des infrastructures détruites.

Un « génocide silencieux » à empêcher

La déclaration se conclut par un appel pressant à la mobilisation internationale, avertissant que sans action rapide, cette crise pourrait se muer en un « génocide silencieux ». Elle rappelle que la souffrance des Hutus congolais mérite la même attention que les autres urgences humanitaires mondiales.

Contexte régional
Cette alerte intervient dans un climat de tensions croissantes entre la RDC et le Rwanda, accusé depuis des années de soutenir des groupes armés, dont le M23. Malgré les dénégations de Kigali, plusieurs rapports d’experts de l’ONU ont corroboré ces accusations. La communauté internationale, souvent critiquée pour son inaction, est une nouvelle fois interpellée.

Prochaines étapes
Les organisations de défense des droits de l’homme et les diplomates suivent de près la situation, alors que Kinshasa pourrait saisir la Cour pénale internationale (CPI). Reste à savoir si cette fois, les mots seront suivis d’actes concrets.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

Procès de Constant Mutamba : le ministère public requiert 10 ans de travaux forcés contre l’ancien ministre de la Justice

by admin9775 14 août 2025
written by admin9775

La Cour de cassation a examiné mercredi 13 août 2025 le dossier de Constant Mutamba, ancien ministre de la Justice accusé de détournement de 19 millions de dollars destinés à la construction d’une prison à Kisangani. Lors de cette audience cruciale, le parquet a requis une peine de 10 ans de travaux forcés et 5 ans d’inéligibilité contre l’ex-ministre.

Un compte bancaire au cœur du scandale

L’audience a été marquée par l’audition d’Hervé Sosongo wa Musosongo, expert bancaire de Rawbank, qui a confirmé l’existence d’un compte courant au nom de « Sion Construction SARL ». Ce compte, alimenté par des virements du ministère de la Justice, contiendrait encore les fonds litigieux, actuellement gelés par mesure conservatoire.

Les échanges ont permis d’établir que :

  • Le compte est un compte courant ordinaire, non un compte séquestre
  • Les fonds appartiennent légalement à Sion Construction SARL
  • Seul le gérant de la société pouvait effectuer des opérations
  • L’accès au compte est actuellement bloqué par décision judiciaire

Défense et dernières déclarations

La défense de Mutamba a maintenu sa ligne de non-culpabilité, dénonçant une « chasse aux sorcières » et affirmant que leur client n’avait jamais touché ces fonds. « Mon client est victime d’un règlement de comptes politique », ont plaidé ses avocats.

Dans une déclaration émouvante, l’ancien ministre a reconnu ses imperfections mais affirmé sa bonne foi : « Cette affaire m’a détruit moralement. J’ai été trahi, mais j’ai toujours fait face à la justice. Je m’en remets à votre sagesse pour écrire une page juste de notre histoire judiciaire. »

Enjeux et suite du procès

Ce dossier emblématique met en lumière les défis de la lutte contre la corruption en RDC. Le ministère public a insisté sur la nécessité d’une condamnation exemplaire pour « détournement de deniers publics », tout en demandant l’arrestation immédiate de l’accusé.

La Cour de cassation a mis l’affaire en délibéré. Le verdict, attendu pour le 27 août prochain, pourrait marquer un tournant dans la politique de lutte anticorruption du pays. L’opinion publique congolaise suit avec attention cette affaire qui oppose un ancien haut responsable de l’État à l’institution judiciaire qu’il a lui-même dirigée.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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14 août 2025 0 comments
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Kinshasa en état d’alerte : le gouvernement exige des comptes après des violences en plein centre-ville

by admin9775 13 août 2025
written by admin9775

Le Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a adressé ce mercredi 13 août 2025 un télégramme urgent au gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba, lui donnant 24 heures pour produire un rapport détaillé sur les récents incidents survenus dans la commune de la Gombe. Cette injonction gouvernementale fait suite à la diffusion virale sur les réseaux sociaux d’une vidéo choquante montrant des affrontements entre bandes de « kulunas », ces jeunes délinquants notoires qui sèment la terreur dans certains quartiers de la capitale.

Une situation explosive

L’incident, survenu lundi 11 août près de la galerie La Fontaine en plein cœur du quartier des affaires, a provoqué une vive émotion dans la population. Les images montrent des scènes de violence inédites en plein jour, révélant l’audace croissante de ces groupes criminels. Ce nouvel épisode s’inscrit dans une série inquiétante d’actes de banditisme qui ont marqué Kinshasa ces dernières semaines.

Mesures immédiates exigées

Dans sa missive, le ministre Shabani a :

  1. Exigé un rapport circonstancié sous 24 heures établissant les responsabilités
  2. Ordonné le renforcement des dispositifs sécuritaires dans les zones sensibles
  3. Demandé des mesures concrètes pour prévenir la répétition de tels incidents
  4. Chargé les autorités civiles et policières de prendre des dispositions urgentes

Appel à la mobilisation collective

Face à cette recrudescence de l’insécurité, les autorités appellent la population à :

  • Maintenir une vigilance accrue
  • Collaborer activement avec les services de sécurité
  • Partager toute information utile pour démanteler les réseaux criminels

Enjeux et perspectives

Ce dossier met en lumière le défi sécuritaire que représente la lutte contre les « kulunas », dont les exactions perturbent gravement la vie des Kinois. La réactivité du gouvernement témoigne de la volonté des autorités de reprendre fermement le contrôle de la situation, particulièrement dans le centre-ville considéré comme le cœur économique et administratif du pays.

La population attend désormais des actions concrètes et des résultats tangibles pour mettre fin à l’impunité dont bénéficient ces groupes criminels. Les prochaines heures seront cruciales pour évaluer la capacité des autorités à rétablir durablement l’ordre public dans la capitale congolaise.

Par Marius Bopenga
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Les FARDC dénoncent les violations répétées de l’AFC/M23 dans l’Est du pays

by admin9775 13 août 2025
written by admin9775

Les Forces Armées de la RDC ont publié un communiqué ferme ce mardi 12 août 2025, condamnant les récentes attaques attribuées à la coalition rebelle AFC/M23 dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Le document, signé par le général-major Ekenge Bomusa Efomi Sylvain, porte-parole des FARDC, met en lumière plusieurs violations graves :

  1. Violation des accords de paix : Les FARDC accusent l’AFC/M23 de bafouer ouvertement les engagements pris dans le cadre des processus de Washington et de Doha, tout en utilisant les médias pour justifier ses actions.
  2. Atteintes aux civils : L’armée rapporte des massacres ciblés contre des populations hutu sans défense dans le Nord-Kivu, qualifiant ces actes de crimes contre des civils innocents.
  3. Escalade militaire : Les positions des FARDC feraient l’objet d’attaques quasi quotidiennes, marquant une recrudescence des hostilités dans la région.

Face à cette situation, les FARDC réaffirment leur attachement aux processus de paix tout en avertissant qu’elles se réservent le droit de répondre de manière appropriée à toute provocation. « Cette coalition a fait de la violation des accords une habitude », déplore le communiqué militaire.

Cette déclaration intervient alors que l’Est du Congo continue de subir les conséquences humanitaires de ces violences, avec des déplacements massifs de populations fuyant les zones de combat. Les FARDC semblent ainsi vouloir marquer une position ferme tout en maintenant ouvertes les portes du dialogue, dans un contexte géopolitique complexe où la communauté internationale suit avec attention l’évolution de la situation.

Par Marius Bopenga
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