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Société

À la UneSociété

Examen d’État 2025 en RDC : Plus d’un Million de Finalistes débutent les épreuves

by admin9775 28 juillet 2025
written by admin9775

Les épreuves de la session ordinaire de l’Examen d’État en République démocratique du Congo (RDC) ont officiellement débuté ce lundi 28 juillet sur toute l’étendue du territoire national. La cérémonie de lancement a été présidée par la Ministre de l’Éducation Nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, Raissa Malu, au Collège Don Bosco de Masina, dans la province éducationnelle de Kinshasa-Tshangu.

Une Participation Massive

Cette année, 1.079.341 finalistes sont inscrits pour affronter ces épreuves réparties dans 3.165 centres de passation à travers le pays. L’examen se déroule également dans 13 centres à l’étranger, situés en Angola, en Ouganda, au Rwanda, au Burundi et en Tanzanie, permettant ainsi aux élèves congolais résidant hors du pays de passer leur examen dans des conditions similaires.

Un Moment Solennel et Symbolique

Avant le discours officiel de la ministre, tous les candidats ont récité le serment du citoyen, s’engageant à servir la nation avec fidélité et à promouvoir l’unité nationale. Dans son allocution, Raissa Malu a encouragé les finalistes à aborder ces épreuves avec calme, confiance et sérénité.

« Vous incarnez l’espoir d’un Congo nouveau, debout, compétent et solidaire. Votre engagement jusqu’à cette étape est une victoire. Ce que vous accomplirez dans les prochains jours comptera pour vous, vos familles et pour la nation. L’Examen d’État n’est pas seulement une évaluation, mais aussi une épreuve civique », a-t-elle déclaré.

Pour marquer l’ouverture officielle des épreuves, la ministre a procédé à l’ouverture des malles contenant les sujets et à leur distribution aux candidats, un geste symbolique soulignant la transparence et l’importance de cet examen national.

Des Candidats aux Profils Variés

Parmi les candidats présents au Collège Don Bosco de Masina, deux profils ont particulièrement retenu l’attention :

  • Muakashala Scholas, le candidat le plus âgé, né le 4 août 1958 (67 ans).
  • Wendi Précieuse, la plus jeune candidate, née le 1er avril 2009 (16 ans).

Cette diversité d’âges illustre l’importance de l’éducation pour tous, quel que soit le parcours de vie.

Déroulement et Clôture

Les épreuves, qui ont commencé ce lundi 28 juillet, s’achèveront jeudi 31 juillet 2025. Pendant ces quatre jours, les finalistes seront évalués sur différentes disciplines en fonction de leurs options d’études.

Cet examen représente un tournant décisif pour des centaines de milliers de jeunes Congolais, ouvrant la voie vers l’enseignement supérieur ou l’insertion professionnelle. Le gouvernement, à travers le ministère de l’Éducation nationale, a réaffirmé son engagement à garantir des conditions équitables et transparentes pour tous les participants.

Bonne chance à tous les finalistes !

Par José Lumbala, correspondant à Bunia
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À la UneSociété

La RDC lance la 58e session de l’Examen d’État avec des innovations majeures et une participation record

by admin9775 28 juillet 2025
written by admin9775

À la veille du démarrage de la 58e session ordinaire de l’Examen d’État (EXETAT), prévue ce lundi 28 juillet 2025, le Ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté a dévoilé les préparatifs finaux de cette édition marquée par des avancées technologiques et une participation historique.

3.165 centres de passation, dont 13 à l’étranger

Cette année, 3.165 centres d’examen ont été alignés à travers le pays, avec une particularité : 13 centres sont situés à l’étranger, notamment en Angola, en Ouganda, au Rwanda, au Burundi et en Tanzanie. Cette mesure vise à faciliter la participation des élèves congolais résidant hors des frontières nationales.

La ministre Raïssa Malu a salué cet accomplissement lors d’une conférence de presse tenue ce dimanche 27 juillet à Kinshasa, malgré les défis sécuritaires persistants dans certaines régions, comme le Nord-Est et le territoire de Kwamouth (Mai-Ndombe).

« Malgré les défis passés et l’insécurité persistante, notre détermination à garantir l’accès à l’éducation reste inébranlable. Grâce à la résilience de notre peuple et à l’engagement de l’Inspection Générale, nous avons pu organiser cette session dans des conditions acceptables », a-t-elle déclaré.

Une session sous le signe de l’innovation technologique

Soucieuse de renforcer la transparence et la crédibilité du système éducatif congolais, la ministre a mis en avant plusieurs innovations majeures pour cette édition :

  • Numérisation des inscriptions pour réduire les fraudes.
  • Décentralisation de la correction des épreuves.
  • Diplômes infalsifiables grâce à la technologie blockchain.
  • Utilisation de l’intelligence artificielle via l’outil S-Note Manager pour optimiser la gestion des notes.

« Ma priorité est d’assurer l’équité pour chaque élève et de crédibiliser notre système éducatif, tant à l’échelle nationale qu’internationale. Nous opérons une véritable transformation numérique de l’Examen d’État en RDC », a-t-elle souligné.

Participation record et progrès en matière de parité

La session 2025 enregistre une hausse significative du nombre de candidats, avec 117.054 inscrits supplémentaires par rapport à 2024, soit une progression de 12,1 %. Parmi eux, on compte 57.156 filles de plus, ce qui représente une augmentation de 14 % de la participation féminine.

Les provinces les plus représentées sont :

  1. Haut-Katanga : 94.670 candidats
  2. Kinshasa-Lukunga : 43.327 candidats
  3. Kinshasa-Tshangu : 41.956 candidats

La parité filles-garçons s’améliore également, avec l’Ituri en tête (51,7 % de filles), suivi de Kinshasa-Mont Amba et Kinshasa-Lukunga (51,5 % chacune).

Des réformes promises pour l’avenir

En clôture, la ministre a annoncé un renforcement des réformes pour l’année scolaire 2025-2026, avec un accent sur :

  • L’amélioration de la qualité de l’enseignement.
  • L’actualisation des programmes scolaires.
  • L’adoption de méthodes pédagogiques innovantes.

« Nous bâtissons un système éducatif plus solide et plus crédible, à la hauteur des ambitions de notre jeunesse », a-t-elle conclu.

Avec ces avancées, cette 58e session de l’EXETAT s’annonce comme une étape clé dans la modernisation de l’éducation en RDC, malgré les défis logistiques et sécuritaires.

Par José Lumbala, correspondant à Bunia
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La RDC durcit les contrôles frontaliers : des milliers de Congolais de l’Est bloqués à l’étranger

by admin9775 27 juillet 2025
written by admin9775

Une mesure restrictive imposée par les autorités congolaises crée une crise humanitaire inédite pour les ressortissants de l’Est de la RDC. Depuis plusieurs jours, les pays membres de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) et les compagnies aériennes appliquent une directive exigeant que les voyageurs en provenance des provinces du Nord et Sud-Kivu présentent exclusivement un passeport valide, rejetant les documents habituellement reconnus comme les cartes CEPGL (Communauté Economique des Pays des Grands Lacs) et les Tenant-Lieu de Passeport.

Une situation dramatique pour les voyageurs bloqués

À l’aéroport international d’Addis-Abeba, en Éthiopie, des dizaines de Congolais en transit – majoritairement originaires de Goma et Bukavu – se retrouvent coincés, incapables de poursuivre leur voyage. Parmi eux, des étudiants, des hommes d’affaires et des familles entières, certains depuis plus de 48 heures, dorment dans les terminaux aéroportuaires sans assistance consulaire.

* »On ne nous demande même pas si notre document a été délivré par l’AFC/M23 ou par le gouvernement. Dès qu’on voit que nous venons de l’Est, on nous refuse l’embarquement »*, témoigne un voyageur bloqué, sous couvert d’anonymat.

Un passeport hors de portée pour la majorité

Le problème majeur réside dans l’accès limité aux passeports. Actuellement, les demandes ne peuvent être traitées qu’à Kinshasa, une procédure longue, coûteuse et quasi impossible pour les habitants des zones sous contrôle rebelle ou en situation de déplacement forcé.

« Comment voulez-vous que les déplacés de guerre, ceux qui vivent sous occupation ou dans des camps, aillent à Kinshasa pour un passeport ? C’est une mesure qui pénalise toute une population déjà vulnérable », dénonce une ONG locale.

Contradiction avec l’accord de Doha

Cette décision contredit directement l’esprit de la Déclaration de principes de Doha, signée le 19 juillet 2025, qui prévoyait explicitement l’amélioration des conditions de vie des Congolais, notamment en facilitant la libre circulation.

« Alors que l’accord parle de réconciliation et de normalisation, cette mesure isole encore plus les populations de l’Est et aggrave leur précarité », analyse un expert en résolution de conflits.

Kinshasa justifie des raisons sécuritaires

Les autorités congolaises invoquent la nécessité de lutter contre l’infiltration de combattants rebelles et de prévenir les fraudes documentaires. Cependant, l’absence de distinction entre les documents délivrés par l’administration légitime et ceux émis par les groupes armés suscite des critiques.

« Si le but est d’éviter les faux papiers, pourquoi ne pas mettre en place des vérifications plutôt que d’imposer une mesure aussi brutale ? », interroge un défenseur des droits humains.

Conséquences humanitaires et économiques

  • Blocage des échanges transfrontaliers, vitaux pour l’économie locale
  • Difficultés accrues pour les déplacés cherchant refuge ou assistance
  • Risque de tensions communautaires face à cette stigmatisation régionale

Appels à une solution urgente

Plusieurs organisations, dont la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) et des partenaires internationaux, demandent :

  1. La réouverture des centres d’établissement de passeports dans l’Est
  2. Une clarification des règles de voyage pour éviter les abus
  3. Une coordination avec l’EAC pour des mesures plus proportionnées

À suivre : La réaction officielle du gouvernement congolais et des médiateurs de l’accord de Doha face à cette crise qui mine la confiance dans le processus de paix.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UneSociété

Colonel Daniel Mukalay libéré après 14 ans d’incarcération dans l’affaire Chebeya-Bazana

by admin9775 27 juillet 2025
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Le colonel Daniel Mukalay, condamné à 15 ans de prison pour son implication dans le double meurtre du défenseur des droits humains Floribert Chebeya et de son chauffeur Fidèle Bazana, a recouvré la liberté après avoir purgé l’intégralité de sa peine.

Un procès historique aux multiples rebondissements

Arrêté en 2011, Mukalay avait été reconnu coupable par la justice militaire pour avoir organisé le guet-apens ayant conduit à la mort de Chebeya, directeur exécutif de La Voix des Sans Voix (VSV), et à la disparition de Bazana, dont le corps n’a jamais été retrouvé.

  • Condamné à mort en première instance, sa peine avait été réduite à 15 ans de prison en appel, la Haute Cour militaire invoquant son statut de « délinquant primaire ».
  • Un témoin étranger l’avait formellement identifié comme celui qui avait interrogé Chebeya à l’Inspection générale de la police, la veille de son assassinat.
  • Son avocat, Me Stéphane Kezza, avait dénoncé une « détention arbitraire », arguant que Mukalay avait déjà purgé sa peine et qu’il n’avait jamais plaidé coupable, n’ayant été informé du meurtre que le jour même des faits.

Une affaire toujours sensible, entre justice et impunité

La libération de Mukalay relance le débat sur l’équité de la justice congolaise, notamment envers les militaires comparés aux hommes politiques. Elle intervient dans un contexte où l’affaire Chebeya-Bazana reste un symbole des violences politiques impunies en RDC.

Les organisations de défense des droits humains continuent d’exiger vérité et justice, dénonçant les zones d’ombre persistantes autour de ce dossier. Pour beaucoup, cette libération, bien que légale, rappelle que les commanditaires de ce crime n’ont toujours pas été inquiétés.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Les FARDC démentent les accusations du groupe Twirwaneho et dénoncent une manipulation

by admin9775 27 juillet 2025
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Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ont fermement réagi ce samedi aux allégations du groupe armé Twirwaneho concernant de prétendues menaces contre les populations Banyamulenge dans les hauts plateaux de Fizi, au Sud-Kivu.

Dans un communiqué officiel signé par le général-major Sylvain Ekenge, porte-parole des FARDC, l’armée congolaise qualifie ces accusations de « complètement infondées ». Le document souligne qu’il s’agirait plutôt d’une manœuvre visant à compromettre les processus de paix en cours, notamment les négociations de Washington et de Doha.

« Nous rejetons catégoriquement ces allégations qui ne visent qu’à manipuler l’opinion publique et saper les efforts diplomatiques actuels », a déclaré le général Ekenge. Les FARDC affirment détenir au contraire des informations crédibles révélant un plan contraire : des préparatifs de massacres à Minembwe qui seraient orchestrés par le groupe Twirwaneho lui-même, en collaboration avec les rebelles de RED TABARA.

Selon l’armée congolaise, ce scénario aurait pour objectif de créer un choc émotionnel dans l’opinion publique avant d’en rejeter la responsabilité sur les gouvernements congolais et burundais, en ciblant particulièrement leurs forces de sécurité. « Nous condamnons avec la plus grande fermeté ces intentions criminelles et cette stratégie visant à saboter les efforts de pacification dans l’Est du pays », a insisté le porte-parole des FARDC.

Cette mise au point intervient dans un contexte de tensions persistantes dans la région, où plusieurs groupes armés continuent d’opérer malgré les différents processus de paix engagés. Les FARDC réaffirment leur engagement à protéger toutes les communautés sans distinction et appellent à la vigilance face à ce qu’elles qualifient de « manipulations visant à attiser les tensions intercommunautaires ».

Par Marc Kabido, correspondant à Uvira
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À la UneSociété

Léon Nembalemba « Papa Molière » libéré après audition au parquet de Kinshasa/Gombe

by admin9775 26 juillet 2025
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Léon Nembalemba, plus connu sous le surnom de « Papa Molière », a retrouvé sa liberté ce vendredi après avoir été entendu par les magistrats du parquet de grande instance de Kinshasa/Gombe. L’ancien député national de la circonscription de la FUNA avait été interpellé plus tôt dans la journée lors d’une opération menée par des hommes en civil se présentant comme des agents des services de sécurité.

L’opération, bien que réalisée sans mandat apparent, a été ultérieurement validée par les autorités judiciaires comme s’inscrivant dans le cadre d’une procédure légale. Le procureur près le parquet de Kinshasa/Gombe a confirmé l’ouverture d’une information judiciaire contre l’ancien parlementaire, précisant que « M. Nembalemba est poursuivi pour des infractions de presse clairement définies par le code pénal. La justice suit son cours normal, dans le strict respect des procédures ».

Les charges retenues contre « Papa Molière », surnommé également « Le Grand Nyawu », concernent principalement :

  1. Des déclarations publiques considérées comme diffamatoires à l’encontre d’institutions étatiques
  2. Des accusations portées contre des personnalités gouvernementales
  3. Des propos qualifiés d’outrageants tenus lors de rassemblements politiques

Ces faits, qui remonteraient à plusieurs mois, ont fait l’objet d’un examen approfondi lors de son audition. Bien que libéré, l’ancien élu reste soumis à la procédure judiciaire en cours. Ses avocats ont immédiatement fait part de leur intention de contester vigoureusement ces accusations, qu’ils qualifient de « tentative d’intimidation politique ».

Cette affaire intervient dans un contexte politique tendu, alors que plusieurs figures de l’opposition font face à des poursuites similaires. Les observateurs s’interrogent sur l’opportunité de telles procédures à quelques mois des échéances électorales, tandis que les autorités judiciaires insistent sur la nécessité de faire respecter la loi sans considération politique.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Arrestation du coordonnateur intérimaire de la FRIVAO pour détournement de fonds

by admin9775 26 juillet 2025
written by admin9775

Bolukolo Osony Chancard, coordonnateur intérimaire du Fonds de Réparation pour les Victimes des Atrocités (FRIVAO), a été interpellé ce vendredi par la Cellule Nationale de Renseignements Financiers (CENAREF) dans le cadre d’une enquête pour détournement de plusieurs millions de dollars.

Selon des sources judiciaires proches du dossier, l’accusé serait impliqué dans plusieurs malversations graves. Il est notamment soupçonné d’avoir créé de fausses victimes afin de détourner des fonds destinés aux réparations, violant ainsi un arrêt de la Cour pénale internationale sur la transparence des indemnisations. Ces agissements constitueraient également une infraction au décret présidentiel régissant les missions de la FRIVAO.

Le parcours de Bolukolo Osony Chancard révèle des liens étroits avec l’ancien ministre de la Justice Constant Mutamba, actuellement lui-même en procès pour des affaires similaires. Nommé à ce poste stratégique par Mutamba lors de son passage au ministère, Bolukolo occupait auparavant la fonction de chargé des courriers au cabinet du ministère de la Justice. Il est par ailleurs un cadre actif de la Nouvelle Organisation Générale des Élus Congolais (NOGEC), le parti politique de l’ancien ministre.

Cette arrestation s’inscrit dans un contexte politique particulièrement sensible. Elle intervient alors que le comité précédent de la FRIVAO avait été suspendu par ordonnance présidentielle, et que des critiques récurrentes s’élèvent sur la gestion opaque des fonds destinés aux victimes des violences en RDC.

Les autorités judiciaires prévoient de présenter l’accusé devant un juge d’instruction dans les prochains jours. La CENAREF a confirmé que l’enquête se poursuit activement pour déterminer l’ampleur exacte des détournements et identifier d’éventuels complices.

Cette affaire pourrait avoir des répercussions politiques importantes, alors que le procès de Constant Mutamba bat son plein. Les observateurs attendent désormais les réactions officielles de la NOGEC et des proches de l’ancien ministre de la Justice.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Le Chef d’État-Major Général des FARDC suspend toutes les sorties à l’étranger pour les officiers

by admin9775 26 juillet 2025
written by admin9775

Le Chef d’État-Major Général des FARDC, le Général Jules Banzamba Lembwe, a pris une mesure exceptionnelle ce lundi en suspendant immédiatement toutes les autorisations de sortie du territoire pour les officiers de l’armée congolaise. Cette décision, consignée dans un télégramme officiel, s’applique à l’ensemble des commandants d’unités et des états-majors sans exception.

Le document précise clairement qu’à compter de ce jour, tout déplacement à l’étranger est formellement interdit jusqu’à nouvel ordre. Les commandements militaires ont reçu des instructions strictes pour faire appliquer rigoureusement cette mesure, impliquant l’annulation ou le report de tous les voyages prévus.

Plusieurs raisons expliqueraient cette décision inédite. Selon des sources militaires, il s’agirait avant tout de maintenir l’ensemble du commandement opérationnel sur le territoire national, alors que les tensions sécuritaires persistent dans l’Est du pays. La mesure permettrait également de prévenir toute fuite d’informations sensibles et de renforcer la discipline interne au sein des FARDC.

Les conséquences sont immédiates pour les officiers concernés. Stages à l’étranger, missions officielles et permissions hors des frontières doivent être annulés sans délai. Cette décision intervient dans un contexte géopolitique particulièrement sensible, marqué par le procès de l’ancien président Kabila, les négociations délicates avec le M23 et l’évolution des tensions dans la région des Grands Lacs.

Les observateurs s’interrogent désormais sur la durée de cette mesure exceptionnelle et ses éventuelles dérogations, notamment pour des raisons humanitaires ou médicales. Le Général Banzamba, par cette initiative radicale, envoie un message clair tant à la hiérarchie militaire qu’aux partenaires internationaux de la RDC : en cette période cruciale, l’armée congolaise se recentre sur ses priorités nationales et renforce son dispositif interne.

Cette décision sans précédent pourrait marquer un tournant dans la gestion des FARDC, alors que le pays traverse une phase particulièrement sensible de son histoire politico-militaire. La durée de cette suspension et ses impacts réels sur les relations militaires internationales de la RDC restent à évaluer dans les prochaines semaines.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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26 juillet 2025 0 comments
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Société

Léon Nembalemba « Papa Molière » interpellé par un commando et conduit au parquet de Kinshasa

by admin9775 26 juillet 2025
written by admin9775

L’ancien député national Léon Nembalemba, plus connu sous le surnom de « Papa Molière », a été interpellé de manière musclée ce vendredi à son domicile de la FUNA, à Kinshasa, avant d’être conduit au parquet général près la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe, selon des sources judiciaires.

Une interpellation violente et controversée

Vers [heure], une dizaine d’hommes armés en civil ont fait irruption chez l’ancien élu, sans présenter de mandat d’arrêt ni justifier leur action. Les témoins sur place décrivent une scène de force, où les individus ont emmené de gré ou de force l’ancien parlementaire vers des véhicules non identifiés.

Selon des sources proches du dossier, l’ex-député serait actuellement détenu au parquet général de Kinshasa/Gombe, où il serait interrogé dans le cadre d’une enquête non encore précisée. Aucune communication officielle n’a cependant été faite par les autorités judiciaires ou sécuritaires pour confirmer les motifs de cette interpellation.

Un climat politique tendu

Cette arrestation intervient dans un contexte de fortes tensions politiques, marqué par :

  • Le procès en cours de l’ancien président Joseph Kabila
  • Des arrestations récentes de figures de l’opposition
  • Des accusations récurrentes de partialité judiciaire

Les proches de Léon Nembalemba s’inquiètent pour son intégrité physique et réclament des clarifications immédiates sur son statut juridique. « Nous exigeons que les autorités informent la famille des charges retenues contre lui et garantissent son droit à une défense équitable », a déclaré son avocat.

L’arrestation spectaculaire de Léon Nembalemba, dit « Papa Molière », ne manque pas d’interroger sur la nécessité d’une telle démonstration de force. À 72 ans, l’ancien député aurait-il représenté un danger justifiant cette intervention brutale, plutôt qu’une simple convocation judiciaire ?

Une opération disproportionnée ?

Plusieurs éléments suscitent l’incompréhension :

  1. L’absence d’urgence : Les faits reprochés (diffamation, outrage) ne constituaient pas un péril imminent nécessitant une interpellation musclée
  2. Le profil du concerné : Âgé et sans antécédents violents, « Papa Molière » ne présentait manifestement pas de risque de fuite
  3. Les conséquences sanitaires : À son âge, le stress d’une telle opération peut avoir des effets graves sur la santé

Le rappel des procédures normales

Les observateurs juridiques soulignent que pour ce type d’infractions :

  • Une convocation écrite par le parquet était la procédure standard
  • Un mandat d’amener (sans force coercitive) aurait suffi en cas de refus
  • L’interpellation violente reste exceptionnelle, réservée aux cas extrêmes

Réactions indignées

Le corps médical s’alarme : « Un choc émotionnel de cette intensité peut provoquer un AVC chez un septuagénaire », explique le Dr Mukendi, cardiologue à Kinshasa.

La Ligue des Droits Humains dénonce « une méthode archaïque qui rappelle les pires pratiques de l’ère autoritaire ».

La justice devra non seulement examiner les charges contre Nembalemba, mais aussi justifier le bien-fondé de méthodes d’interpellation qui semblent, en l’état, disproportionnées et dangereuses pour un homme de son âge.

Cette affaire pose in fine une question fondamentale : jusqu’où peut aller la force de l’État face à des citoyens âgés et non violents, dans le respect de leur dignité et de leur intégrité physique ?

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Procès historique de Joseph Kabila : Première audience marquée par l’absence de l’ancien président

by admin9775 25 juillet 2025
written by admin9775

La Haute Cour militaire a tenu ce vendredi sa première audience dans le cadre du procès exceptionnel intenté contre l’ancien président Joseph Kabila. Cette séance inaugurale, chargée d’émotion et de symbolisme, marque un moment sans précédent dans l’histoire judiciaire congolaise.

La Cour a ouvert les débats en confirmant sa compétence pour instruire ce dossier sensible, avant d’enregistrer la constitution de partie civile déposée par les représentants de l’État congolais.

Les avocats de la partie civile ont immédiatement sollicité un délai supplémentaire pour examiner minutieusement les pièces du dossier et préparer leur argumentation, requête que la Cour a accordée en fixant la prochaine audience au 31 juillet prochain.

L’élément le plus marquant de cette journée fut l’absence notable de Joseph Kabila lui-même. L’ancien chef d’État, visé par un acte d’accusation particulièrement lourd comprenant des charges de trahison, crimes contre l’humanité et occupation armée de Goma, n’a fourni aucune justification officielle à son défaut de comparution.

Le ministère public a néanmoins poursuivi la procédure en donnant lecture publique des chefs d’accusation, confirmant ainsi la régularité du processus judiciaire enclenché après l’injonction du ministre de la Justice et le réquisitoire du procureur général validé par le Sénat.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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