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Société

À la UneSociété

Versement des salaires des agents de l’État : les banques approvisionnées pour un paiement échelonné jusqu’au 2 août

by admin9775 30 juillet 2025
written by admin9775

Le Comité de suivi de la paie a confirmé ce mardi à Kinshasa que les fonds nécessaires pour le paiement des agents et fonctionnaires de l’État ont été transférés aux banques commerciales. Les opérations de paiement débuteront effectivement ce mercredi 30 juillet 2025 et devraient être finalisées au plus tard le 2 août prochain, conformément aux directives du Président de la République.

Yannick Isasi, président intérimaire du Comité de suivi de la paie, a précisé que des mesures strictes ont été mises en place pour garantir le bon déroulement des opérations. Des mécanismes de contrôle rigoureux ont été instaurés afin d’assurer la transparence du processus et vérifier l’exactitude des montants versés à chaque bénéficiaire.

Cette opération s’inscrit dans le cadre des réformes engagées par le gouvernement pour moderniser le système de paiement des salaires dans la fonction publique. L’objectif est de réduire progressivement les délais de traitement tout en améliorant les conditions de vie des agents de l’État. Les autorités ont promis un suivi attentif jusqu’à la complète finalisation des paiements dans les délais annoncés.

Le Comité reste mobilisé pour prévenir tout retard ou irrégularité dans le processus, tout en assurant que chaque fonctionnaire puisse percevoir son dû dans les meilleures conditions possibles. Cette annonce devrait rassurer les milliers d’agents publics qui attendent leur rémunération mensuelle.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

Martin Kabwelulu libéré après une détention controversée : les enjeux d’une justice sous tension en RDC

by admin9775 30 juillet 2025
written by admin9775

L’ancien ministre des Mines Martin Kabwelulu a retrouvé la liberté ce mardi 28 juillet 2025 après plus de deux mois de détention au sein du Conseil national de cyberdéfense, un organe rattaché à la Présidence de la République. Sa libération intervient dans un climat politique particulièrement tendu, alors que le gouvernement actuel intensifie son offensive judiciaire contre les figures de l’ancien régime Kabila.

Arrêté le 22 mai dernier à Kinshasa dans des circonstances restées obscures, l’ex-ministre a subi une longue garde à vue dans des conditions dénoncées par ses proches comme contraires aux droits fondamentaux. Pendant toute la durée de sa détention, les autorités judiciaires se sont abstenues de toute communication officielle concernant les motifs précis de son incarcération, tandis que son accès à ses avocats et à sa famille était sévèrement restreint.

Selon des sources proches du dossier, les investigations se sont concentrées sur la gestion du secteur minier pendant les douze années où Kabwelulu dirigea ce ministère stratégique sous la présidence Kabila. Les enquêteurs se seraient particulièrement intéressés aux liens potentiels entre l’attribution de concessions minières et l’enrichissement de l’ancien chef de l’État, aujourd’hui sénateur à vie. Cette orientation des interrogatoires prend tout son sens alors que le Sénat a récemment levé l’immunité parlementaire de Joseph Kabila, une décision historique qui pourrait déboucher sur des poursuites judiciaires sans précédent contre un ancien président.

La libération soudaine de Kabwelulu, sans explication officielle et sans qu’aucune charge n’ait été publiquement formulée contre lui, soulève de nombreuses questions sur la stratégie judiciaire du pouvoir en place. L’ancien ministre a choisi de garder le silence depuis sa remise en liberté, évitant toute déclaration qui pourrait attiser les tensions politiques.

Ce cas emblématique s’inscrit dans une dynamique plus large de mise en cause judiciaire des anciens dignitaires du régime Kabila, présentée par les autorités actuelles comme une croisade contre l’impunité. Cependant, les méthodes employées et l’absence de transparence alimentent les critiques sur l’instrumentalisation politique de la justice, particulièrement sensible à l’approche des échéances électorales de 2026.

Le traitement réservé à Kabwelulu révèle les contradictions d’un système en pleine mutation, où la volonté affichée de réforme judiciaire se heurte aux réalités des rapports de force politiques. Son évolution future constituera un indicateur clé de la capacité de la RDC à instaurer une justice indépendante, équitable et dépolitisée.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Massacre de Komanda : Indignation et appels à l’action après l’attaque meurtrière des ADF

by admin9775 29 juillet 2025
written by admin9775

La nuit du 26 au 27 juillet 2025 a plongé la localité de Komanda, dans le territoire d’Irumu (Ituri), dans l’horreur. Une attaque attribuée aux terroristes des Forces Démocratiques Alliées (ADF/MTM ISCAP) a fait une quarantaine de morts, selon un communiqué des Forces Armées de la RDC (FARDC). Les victimes, massacrées à la machette, ont suscité une vague de condamnations et relancé les critiques sur l’efficacité des mesures de sécurité dans cette région sous état de siège depuis 2021.

Le gouvernement condamne, la population fuit

La Première Ministre Judith Suminwa a exprimé sa « consternation » face à ce qu’elle qualifie d’« acte lâche et odieux », visant selon elle à « semer la terreur et perturber les opérations conjointes FARDC-armée ougandaise ». Elle a appelé les citoyens à « ne pas céder à la peur » et promis une prise en charge coordonnée des victimes, ainsi qu’une intensification des efforts pour neutraliser les terroristes.

La MONUSCO a également condamné fermement l’attaque, exigeant « la cessation immédiate des violences ». Pourtant, sur le terrain, la psychose règne. Des milliers d’habitants de Komanda et des villages voisins (Base, Zunguluka, Umoja, Ngombenyama) ont fui vers Bunia ou Kisangani, entassés dans des taxis ou à moto, selon des témoignages recueillis par Radio Okapi. Les activités économiques sont paralysées, les champs abandonnés.

Lubaya dénonce l’« inaction scandaleuse » de Kinshasa

L’ancien député national André Claudel Lubaya a violemment critiqué la réponse gouvernementale, fustigeant des « communiqués sans effet » et une « incapacité pathologique à protéger les civils ». Dans un message publié sur X, il accuse Kinshasa de duplicité : « L’horreur de Komanda : mêmes réactions épistolaires, mêmes alibis, mêmes complices ».

Il remet en cause l’état de siège, devenu selon lui une « opération de communication », et exige la transparence sur les accords militaires avec l’Ouganda, dont les troupes sont déployées en Ituri sans résultats tangibles contre les ADF. « Kinshasa est dos au mur », assène-t-il, évoquant même des rumeurs de menaces ougandaises sur Kisangani.

Urgence humanitaire : des déplacés dans la détresse

Le massacre aggrave une crise humanitaire déjà alarmante. Plus de 20 000 déplacés fuyant les violences dans le territoire de Djugu avaient déjà afflué vers Bunia ces dernières semaines, selon l’Association des déplacés et victimes des guerres de l’Ituri. Les nouveaux arrivants de Komanda s’ajoutent à des milliers d’autres, survivant dans des abris de fortune, sans eau ni nourriture. Olivier Karba, porte-parole de l’association, alerte : « S’ils dorment en brousse, c’est par manque d’espace et par peur. Si rien n’est fait, les conséquences seront graves ».

Hommage aux victimes et colère persistante

Ce lundi, les familles des victimes se sont rassemblées à la paroisse Bienheureuse Anuarité de Komanda pour un culte commémoratif. Mais au-delà des prières, la colère monte. Les critiques fusent contre des forces de sécurité jugées inefficaces malgré leur présence renforcée.

Alors que l’Ituri sombre dans un cycle infernal de violences, la communauté internationale et les acteurs locaux pressent le gouvernement d’agir concrètement. La question reste entière : Quand et comment cette spirale sanglante prendra-t-elle fin ?

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

François Beya de nouveau sous les feux de la justice congolaise

by admin9775 28 juillet 2025
written by admin9775

Trois années se sont écoulées depuis l’arrestation fracassante de François Beya, l’ancien conseiller en sécurité du président Tshisekedi. Aujourd’hui, son procès pour complot et outrage au chef de l’État relance le débat sur les luttes d’influence au sein du pouvoir congolais. Le parquet a requis une peine d’un an de prison ferme contre celui qu’on surnommait « Monsieur Sécurité ».

Cette affaire judiciaire ne concerne pas uniquement Beya. Cinq autres hauts gradés des services de sécurité et de l’armée sont impliqués, dont certains ont pris la fuite comme le brigadier Tonton Twadi Sekele. Les charges retenues contre eux sont particulièrement graves : complot contre les institutions, atteinte à l’autorité présidentielle et incitation à la rébellion militaire.

Un symbole des fractures sécuritaires

L’arrestation mouvementée de Beya en février 2022 avait déjà exposé au grand jour les divisions au sein de l’appareil d’État. Après des conditions d’interpellation controversées et une hospitalisation sous haute tension, l’ancien conseiller avait finalement trouvé refuge en Belgique.

Son éviction brutale du cercle présidentiel avait alors soulevé de nombreuses questions sur les recompositions en cours dans les services de renseignement et les forces armées. Aujourd’hui encore, ce procès met en lumière les fragilités persistantes du système sécuritaire congolais.

Un enjeu politique crucial

Alors que la RDC se prépare à de nouvelles échéances électorales, ce dossier prend une dimension particulière. Les observateurs y voient un test pour la justice congolaise, tiraillée entre indépendance et réalités politiques.

Le verdict attendu dans cette affaire pourrait envoyer un signal fort quant à l’équilibre des pouvoirs entre civils et militaires. Il devrait également révéler la marge de manœuvre réelle des institutions judiciaires face aux enjeux de haute politique.

Plus qu’un simple procès, cette affaire constitue un révélateur des dynamiques de pouvoir à Kinshasa. Son issue pourrait influencer durablement les rapports de force à l’approche de la fin du mandat présidentiel actuel.

Perspectives

Les prochaines semaines seront déterminantes. Le jugement rendu dans cette affaire sera analysé à la loupe, non seulement pour son impact immédiat, mais aussi pour ce qu’il dira des évolutions en cours dans les arcanes du pouvoir congolais.

Entre règlements de comptes et volonté d’assainissement, ce procès cristallise les défis auxquels fait face la RDC dans la construction d’un État de droit. Une affaire à suivre de près, alors que le pays navigue dans des eaux politiques toujours aussi tumultueuses.

Par José Lumbala, correspondant à Bunia
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Examen d’État 2025 en RDC : Plus d’un Million de Finalistes débutent les épreuves

by admin9775 28 juillet 2025
written by admin9775

Les épreuves de la session ordinaire de l’Examen d’État en République démocratique du Congo (RDC) ont officiellement débuté ce lundi 28 juillet sur toute l’étendue du territoire national. La cérémonie de lancement a été présidée par la Ministre de l’Éducation Nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, Raissa Malu, au Collège Don Bosco de Masina, dans la province éducationnelle de Kinshasa-Tshangu.

Une Participation Massive

Cette année, 1.079.341 finalistes sont inscrits pour affronter ces épreuves réparties dans 3.165 centres de passation à travers le pays. L’examen se déroule également dans 13 centres à l’étranger, situés en Angola, en Ouganda, au Rwanda, au Burundi et en Tanzanie, permettant ainsi aux élèves congolais résidant hors du pays de passer leur examen dans des conditions similaires.

Un Moment Solennel et Symbolique

Avant le discours officiel de la ministre, tous les candidats ont récité le serment du citoyen, s’engageant à servir la nation avec fidélité et à promouvoir l’unité nationale. Dans son allocution, Raissa Malu a encouragé les finalistes à aborder ces épreuves avec calme, confiance et sérénité.

« Vous incarnez l’espoir d’un Congo nouveau, debout, compétent et solidaire. Votre engagement jusqu’à cette étape est une victoire. Ce que vous accomplirez dans les prochains jours comptera pour vous, vos familles et pour la nation. L’Examen d’État n’est pas seulement une évaluation, mais aussi une épreuve civique », a-t-elle déclaré.

Pour marquer l’ouverture officielle des épreuves, la ministre a procédé à l’ouverture des malles contenant les sujets et à leur distribution aux candidats, un geste symbolique soulignant la transparence et l’importance de cet examen national.

Des Candidats aux Profils Variés

Parmi les candidats présents au Collège Don Bosco de Masina, deux profils ont particulièrement retenu l’attention :

  • Muakashala Scholas, le candidat le plus âgé, né le 4 août 1958 (67 ans).
  • Wendi Précieuse, la plus jeune candidate, née le 1er avril 2009 (16 ans).

Cette diversité d’âges illustre l’importance de l’éducation pour tous, quel que soit le parcours de vie.

Déroulement et Clôture

Les épreuves, qui ont commencé ce lundi 28 juillet, s’achèveront jeudi 31 juillet 2025. Pendant ces quatre jours, les finalistes seront évalués sur différentes disciplines en fonction de leurs options d’études.

Cet examen représente un tournant décisif pour des centaines de milliers de jeunes Congolais, ouvrant la voie vers l’enseignement supérieur ou l’insertion professionnelle. Le gouvernement, à travers le ministère de l’Éducation nationale, a réaffirmé son engagement à garantir des conditions équitables et transparentes pour tous les participants.

Bonne chance à tous les finalistes !

Par José Lumbala, correspondant à Bunia
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La RDC lance la 58e session de l’Examen d’État avec des innovations majeures et une participation record

by admin9775 28 juillet 2025
written by admin9775

À la veille du démarrage de la 58e session ordinaire de l’Examen d’État (EXETAT), prévue ce lundi 28 juillet 2025, le Ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté a dévoilé les préparatifs finaux de cette édition marquée par des avancées technologiques et une participation historique.

3.165 centres de passation, dont 13 à l’étranger

Cette année, 3.165 centres d’examen ont été alignés à travers le pays, avec une particularité : 13 centres sont situés à l’étranger, notamment en Angola, en Ouganda, au Rwanda, au Burundi et en Tanzanie. Cette mesure vise à faciliter la participation des élèves congolais résidant hors des frontières nationales.

La ministre Raïssa Malu a salué cet accomplissement lors d’une conférence de presse tenue ce dimanche 27 juillet à Kinshasa, malgré les défis sécuritaires persistants dans certaines régions, comme le Nord-Est et le territoire de Kwamouth (Mai-Ndombe).

« Malgré les défis passés et l’insécurité persistante, notre détermination à garantir l’accès à l’éducation reste inébranlable. Grâce à la résilience de notre peuple et à l’engagement de l’Inspection Générale, nous avons pu organiser cette session dans des conditions acceptables », a-t-elle déclaré.

Une session sous le signe de l’innovation technologique

Soucieuse de renforcer la transparence et la crédibilité du système éducatif congolais, la ministre a mis en avant plusieurs innovations majeures pour cette édition :

  • Numérisation des inscriptions pour réduire les fraudes.
  • Décentralisation de la correction des épreuves.
  • Diplômes infalsifiables grâce à la technologie blockchain.
  • Utilisation de l’intelligence artificielle via l’outil S-Note Manager pour optimiser la gestion des notes.

« Ma priorité est d’assurer l’équité pour chaque élève et de crédibiliser notre système éducatif, tant à l’échelle nationale qu’internationale. Nous opérons une véritable transformation numérique de l’Examen d’État en RDC », a-t-elle souligné.

Participation record et progrès en matière de parité

La session 2025 enregistre une hausse significative du nombre de candidats, avec 117.054 inscrits supplémentaires par rapport à 2024, soit une progression de 12,1 %. Parmi eux, on compte 57.156 filles de plus, ce qui représente une augmentation de 14 % de la participation féminine.

Les provinces les plus représentées sont :

  1. Haut-Katanga : 94.670 candidats
  2. Kinshasa-Lukunga : 43.327 candidats
  3. Kinshasa-Tshangu : 41.956 candidats

La parité filles-garçons s’améliore également, avec l’Ituri en tête (51,7 % de filles), suivi de Kinshasa-Mont Amba et Kinshasa-Lukunga (51,5 % chacune).

Des réformes promises pour l’avenir

En clôture, la ministre a annoncé un renforcement des réformes pour l’année scolaire 2025-2026, avec un accent sur :

  • L’amélioration de la qualité de l’enseignement.
  • L’actualisation des programmes scolaires.
  • L’adoption de méthodes pédagogiques innovantes.

« Nous bâtissons un système éducatif plus solide et plus crédible, à la hauteur des ambitions de notre jeunesse », a-t-elle conclu.

Avec ces avancées, cette 58e session de l’EXETAT s’annonce comme une étape clé dans la modernisation de l’éducation en RDC, malgré les défis logistiques et sécuritaires.

Par José Lumbala, correspondant à Bunia
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À la UneSociété

La RDC durcit les contrôles frontaliers : des milliers de Congolais de l’Est bloqués à l’étranger

by admin9775 27 juillet 2025
written by admin9775

Une mesure restrictive imposée par les autorités congolaises crée une crise humanitaire inédite pour les ressortissants de l’Est de la RDC. Depuis plusieurs jours, les pays membres de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) et les compagnies aériennes appliquent une directive exigeant que les voyageurs en provenance des provinces du Nord et Sud-Kivu présentent exclusivement un passeport valide, rejetant les documents habituellement reconnus comme les cartes CEPGL (Communauté Economique des Pays des Grands Lacs) et les Tenant-Lieu de Passeport.

Une situation dramatique pour les voyageurs bloqués

À l’aéroport international d’Addis-Abeba, en Éthiopie, des dizaines de Congolais en transit – majoritairement originaires de Goma et Bukavu – se retrouvent coincés, incapables de poursuivre leur voyage. Parmi eux, des étudiants, des hommes d’affaires et des familles entières, certains depuis plus de 48 heures, dorment dans les terminaux aéroportuaires sans assistance consulaire.

* »On ne nous demande même pas si notre document a été délivré par l’AFC/M23 ou par le gouvernement. Dès qu’on voit que nous venons de l’Est, on nous refuse l’embarquement »*, témoigne un voyageur bloqué, sous couvert d’anonymat.

Un passeport hors de portée pour la majorité

Le problème majeur réside dans l’accès limité aux passeports. Actuellement, les demandes ne peuvent être traitées qu’à Kinshasa, une procédure longue, coûteuse et quasi impossible pour les habitants des zones sous contrôle rebelle ou en situation de déplacement forcé.

« Comment voulez-vous que les déplacés de guerre, ceux qui vivent sous occupation ou dans des camps, aillent à Kinshasa pour un passeport ? C’est une mesure qui pénalise toute une population déjà vulnérable », dénonce une ONG locale.

Contradiction avec l’accord de Doha

Cette décision contredit directement l’esprit de la Déclaration de principes de Doha, signée le 19 juillet 2025, qui prévoyait explicitement l’amélioration des conditions de vie des Congolais, notamment en facilitant la libre circulation.

« Alors que l’accord parle de réconciliation et de normalisation, cette mesure isole encore plus les populations de l’Est et aggrave leur précarité », analyse un expert en résolution de conflits.

Kinshasa justifie des raisons sécuritaires

Les autorités congolaises invoquent la nécessité de lutter contre l’infiltration de combattants rebelles et de prévenir les fraudes documentaires. Cependant, l’absence de distinction entre les documents délivrés par l’administration légitime et ceux émis par les groupes armés suscite des critiques.

« Si le but est d’éviter les faux papiers, pourquoi ne pas mettre en place des vérifications plutôt que d’imposer une mesure aussi brutale ? », interroge un défenseur des droits humains.

Conséquences humanitaires et économiques

  • Blocage des échanges transfrontaliers, vitaux pour l’économie locale
  • Difficultés accrues pour les déplacés cherchant refuge ou assistance
  • Risque de tensions communautaires face à cette stigmatisation régionale

Appels à une solution urgente

Plusieurs organisations, dont la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) et des partenaires internationaux, demandent :

  1. La réouverture des centres d’établissement de passeports dans l’Est
  2. Une clarification des règles de voyage pour éviter les abus
  3. Une coordination avec l’EAC pour des mesures plus proportionnées

À suivre : La réaction officielle du gouvernement congolais et des médiateurs de l’accord de Doha face à cette crise qui mine la confiance dans le processus de paix.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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Colonel Daniel Mukalay libéré après 14 ans d’incarcération dans l’affaire Chebeya-Bazana

by admin9775 27 juillet 2025
written by admin9775

Le colonel Daniel Mukalay, condamné à 15 ans de prison pour son implication dans le double meurtre du défenseur des droits humains Floribert Chebeya et de son chauffeur Fidèle Bazana, a recouvré la liberté après avoir purgé l’intégralité de sa peine.

Un procès historique aux multiples rebondissements

Arrêté en 2011, Mukalay avait été reconnu coupable par la justice militaire pour avoir organisé le guet-apens ayant conduit à la mort de Chebeya, directeur exécutif de La Voix des Sans Voix (VSV), et à la disparition de Bazana, dont le corps n’a jamais été retrouvé.

  • Condamné à mort en première instance, sa peine avait été réduite à 15 ans de prison en appel, la Haute Cour militaire invoquant son statut de « délinquant primaire ».
  • Un témoin étranger l’avait formellement identifié comme celui qui avait interrogé Chebeya à l’Inspection générale de la police, la veille de son assassinat.
  • Son avocat, Me Stéphane Kezza, avait dénoncé une « détention arbitraire », arguant que Mukalay avait déjà purgé sa peine et qu’il n’avait jamais plaidé coupable, n’ayant été informé du meurtre que le jour même des faits.

Une affaire toujours sensible, entre justice et impunité

La libération de Mukalay relance le débat sur l’équité de la justice congolaise, notamment envers les militaires comparés aux hommes politiques. Elle intervient dans un contexte où l’affaire Chebeya-Bazana reste un symbole des violences politiques impunies en RDC.

Les organisations de défense des droits humains continuent d’exiger vérité et justice, dénonçant les zones d’ombre persistantes autour de ce dossier. Pour beaucoup, cette libération, bien que légale, rappelle que les commanditaires de ce crime n’ont toujours pas été inquiétés.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Les FARDC démentent les accusations du groupe Twirwaneho et dénoncent une manipulation

by admin9775 27 juillet 2025
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Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ont fermement réagi ce samedi aux allégations du groupe armé Twirwaneho concernant de prétendues menaces contre les populations Banyamulenge dans les hauts plateaux de Fizi, au Sud-Kivu.

Dans un communiqué officiel signé par le général-major Sylvain Ekenge, porte-parole des FARDC, l’armée congolaise qualifie ces accusations de « complètement infondées ». Le document souligne qu’il s’agirait plutôt d’une manœuvre visant à compromettre les processus de paix en cours, notamment les négociations de Washington et de Doha.

« Nous rejetons catégoriquement ces allégations qui ne visent qu’à manipuler l’opinion publique et saper les efforts diplomatiques actuels », a déclaré le général Ekenge. Les FARDC affirment détenir au contraire des informations crédibles révélant un plan contraire : des préparatifs de massacres à Minembwe qui seraient orchestrés par le groupe Twirwaneho lui-même, en collaboration avec les rebelles de RED TABARA.

Selon l’armée congolaise, ce scénario aurait pour objectif de créer un choc émotionnel dans l’opinion publique avant d’en rejeter la responsabilité sur les gouvernements congolais et burundais, en ciblant particulièrement leurs forces de sécurité. « Nous condamnons avec la plus grande fermeté ces intentions criminelles et cette stratégie visant à saboter les efforts de pacification dans l’Est du pays », a insisté le porte-parole des FARDC.

Cette mise au point intervient dans un contexte de tensions persistantes dans la région, où plusieurs groupes armés continuent d’opérer malgré les différents processus de paix engagés. Les FARDC réaffirment leur engagement à protéger toutes les communautés sans distinction et appellent à la vigilance face à ce qu’elles qualifient de « manipulations visant à attiser les tensions intercommunautaires ».

Par Marc Kabido, correspondant à Uvira
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Léon Nembalemba « Papa Molière » libéré après audition au parquet de Kinshasa/Gombe

by admin9775 26 juillet 2025
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Léon Nembalemba, plus connu sous le surnom de « Papa Molière », a retrouvé sa liberté ce vendredi après avoir été entendu par les magistrats du parquet de grande instance de Kinshasa/Gombe. L’ancien député national de la circonscription de la FUNA avait été interpellé plus tôt dans la journée lors d’une opération menée par des hommes en civil se présentant comme des agents des services de sécurité.

L’opération, bien que réalisée sans mandat apparent, a été ultérieurement validée par les autorités judiciaires comme s’inscrivant dans le cadre d’une procédure légale. Le procureur près le parquet de Kinshasa/Gombe a confirmé l’ouverture d’une information judiciaire contre l’ancien parlementaire, précisant que « M. Nembalemba est poursuivi pour des infractions de presse clairement définies par le code pénal. La justice suit son cours normal, dans le strict respect des procédures ».

Les charges retenues contre « Papa Molière », surnommé également « Le Grand Nyawu », concernent principalement :

  1. Des déclarations publiques considérées comme diffamatoires à l’encontre d’institutions étatiques
  2. Des accusations portées contre des personnalités gouvernementales
  3. Des propos qualifiés d’outrageants tenus lors de rassemblements politiques

Ces faits, qui remonteraient à plusieurs mois, ont fait l’objet d’un examen approfondi lors de son audition. Bien que libéré, l’ancien élu reste soumis à la procédure judiciaire en cours. Ses avocats ont immédiatement fait part de leur intention de contester vigoureusement ces accusations, qu’ils qualifient de « tentative d’intimidation politique ».

Cette affaire intervient dans un contexte politique tendu, alors que plusieurs figures de l’opposition font face à des poursuites similaires. Les observateurs s’interrogent sur l’opportunité de telles procédures à quelques mois des échéances électorales, tandis que les autorités judiciaires insistent sur la nécessité de faire respecter la loi sans considération politique.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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