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À la Une

À la UneMonde

L’Iran promet une « riposte féroce » en cas d’attaque israélienne

by Ruben Yale 17 avril 2024
written by Ruben Yale

Le président iranien a averti mercredi que la « plus petite invasion » d’Israël entraînerait une réponse « massive et sévère », alors que la région se prépare à d’éventuelles représailles israéliennes après l’attaque iranienne du week-end.  C’était lors d’un défilé militaire célébrant ‘’la journée de l’armée’’, à Téhéran.

 »Si la moindre agression était perpétrée par le régime sioniste contre notre sol, cela conduirait à une riposte féroce et sévère » , a déclaré Ebrahim Raisi, président de l’Iran.

Pendant ce défilé, l’armée iranienne a exposé une partie de son armement, développé récemment. Alors que Israël dit vouloir faire payer à l’Iran, le prix de son attaque. Même si les Etats-Unis, fidèles alliés des Israéliens tentent de faire jouer la carte de l’apaisement. Washington mise en effet sur des sanctions contre Téhéran en lieu et place d’une escalade militaire dans la région.

Africanews via CONGO PUB Online

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17 avril 2024 0 comments
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À la UneEconomie

Le 12 avril 2024, l’Etat a mobilisé 307,2 millions USD des recettes publiques

by Ruben Yale 17 avril 2024
written by Ruben Yale

Les recettes publiques mobilisées par les services d’assiettes de la République Démocratique du Congo (RDC) ont atteint 844,9 milliards de CDF soit 307,2 millions USD au cours des douze premiers jours du mois d’avril 2024. Ces données ressortent du tableau de suivi de la situation financière de l’État produit par la Banque Centrale du Congo (BCC).

D’après la BCC, les régies financières ont mobilisé des recettes publiques de l’ordre de 548,2 milliards de Francs congolais (CDF), soit 199,3 millions USD au cours des douze premiers jours du mois d’avril 2024.

Les ressources publiques issues de la mobilisation des recettes fiscales provenant de la DGI et de la DGDA s’élèvent respectivement à 238,9 milliards de CDF et 167,2 milliards de CDF. Les recettes de la parafiscalité collectées par la DGRAD sont, quant à elles, évaluées à 142,1 milliards de Francs congolais (CDF).

Il est important de poursuivre les efforts de collecte en vue de renforcer les recettes publiques nécessaires au bon fonctionnement de l’Etat.

S’agissant des dépenses publiques, celles-ci sont exécutées à hauteur de 852,5 milliards de Francs congolais (CDF). Elles ont principalement concerné les frais de fonctionnement des institutions et ministères (226,8 milliards de CDF), ainsi que la rémunération des agents et fonctionnaires de l’État (124,1 milliards de CDF).

En cumul annuel, au 12 avril 2024, le tableau de suivi de la situation financière de l’État indique des recettes ont atteint 6.690,5 milliards de CDF contre un niveau de dépenses de 6.665,6 milliards de Francs congolais (CDF).

Au mois d’avril courant, le plan de trésorerie de l’Etat table sur la réalisation des recettes à hauteur de 4.048,6 milliards de CDF, impulsées principalement par les
rentrées attendues au titre du solde de l’impôt sur le bénéfice et profit de l’exercice 2023.

De ce fait, les dépenses publiques connaîtront également une tendance
haussière, soit une hauteur mensuelle de l’ordre de 3.813,1 milliards de Francs congolais (CDF).

Mitterrand MASAMUNA

Zoomeco via CONGO PUB Online

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17 avril 2024 0 comments
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À la UneEconomie

l’Etat en quête de 40 millions USD sur le marché financier local des BTI en dollar

by Ruben Yale 17 avril 2024
written by Ruben Yale

Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) a visé 40 millions de dollars américains sur le marché financier local des Bons du Trésor en dollar américain lors de la séance d’adjudication organisée le mardi 16 avril 2024. Annonce faite par le ministère des Finances dans un communiqué du 11 avril 2024 signé par le Ministre de tutelle, Nicolas Kazadi.

« Le ministère des Finances annonce l’ouverture d’une adjudication des Bons du Trésor en dollar américain d’un montant de 40 millions USD. Cette opération financière à une maturité de 6 mois. », renseigne le communiqué.

D’après ce document, la date de présentation des soumissions est prévue ce mardi 16 avril 2024 au siège de la Banque Centrale du Congo à 11 heures.

Le ministère des Finances promet, par ailleurs, de rejeter toutes les soumissions qui seront déposées après l’heure indiquée dans le communiqué d’annonce de cette opération financière.

Aussi, le ministère des Finances se réserve le droit d’accepter un montant inférieur à celui mis en adjudication si les conditions du marché sont jugées insatisfaisantes.

En rappel, les émissions des Bons du Trésor indexés et des Obligations du Trésor indexées permettent au Gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC), qui en est l’émetteur, de compenser les déficits de la mobilisation des recettes publiques.

Malgré le bon comportement des régies financières dans la mobilisation des recettes publiques, améliorées notamment par la hausse de prix des produits miniers, le Gouvernement congolais continue d’émettre les Bons du Trésor indexés et les Obligations du Trésor indexées pour obtenir plus de moyens de sa politique.

Mitterrand MASAMUNA

Zoomeco via CONGO PUB Online

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À la UneSociété

Procès Bukanga lonzo : La Cour constitutionnelle repousse au 22 juillet la reprise des audiences

by Ruben Yale 17 avril 2024
written by Ruben Yale

Dans son ordonnance de renvoi signée ce mercredi 14 avril, la Cour constitutionnelle décide de renvoyer au 22 juillet prochain la reprise des audiences du procès Bukanga lonzo.

La haute Cour justifie cette décision par le travail immense des contentieux électoraux.

(Ci-dessous l’ordonnance de revoi de la Cour Constitutionnelle)

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Actu 30 via CONGO PUB Online

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À la UnePolitique

Présidence de l’Assemblée Nationale : Ça se complique pour Vital Kamerhe !

by Ruben Yale 17 avril 2024
written by Ruben Yale

Les nouvelles en provenance de l’Assemblée nationale ne semblent pas rassurer l’Union pour Nation Congolaise, UNC de Vital Kamerhe qui attendait voir ce dernier postuler comme candidat unique au poste de président de la chambre basse du parlement.

Les derniers échos font état d’une situation assez compliquée pour le pacificateur jusqu’au bout. Alors que les membres d son parti le voyaient déjà porter seul le maillot, Vital Kamerhe est pris au dépourvu. Son élan est stoppé net par les ambitions politiques de ses collègues membres de la plateforme notamment, Bahati Lukwebo et Christophe Mboso.

Tous deux se montrent en ordre de bataille et ne comptent visiblement pas lâcher prise. Vital Kamerhe avait déjà montré ses couleurs en créant au mois de janvier dernier, une plateforme à l’Assemblée nationale dénommée Pacte pour un Congo Retrouvé, donnant lieu aux commentaires dans tous les sens. En politique rappelle – t- on, il n’y a point de cadeau. L’on se souviendra que le secrétaire général de l’UDPS, parti au pouvoir avait pris la mesure du problème au point de faire la ronde des états majors des partis et personnalités phares de l’Union Sacrée, question de prendre la température.

Plus tard, Augustin Kabuya va annoncer sa candidature à la première vice présidence de l’Assemblée nationale avant de désister en faveur d’un autre candidat à déterminer. Kabuya s’est fait ce chouchou adulé par Kamerhe et Mboso pour leur marketing politique. Joie de courte durée. Le retrait du gestionnaire du parti de la 10 ème rue Limete de la course au bureau de l’organe législatif du pays fut un choc pour les deux prétendants. Qu’à cela ne tienne, les jours fatidiques approchent avec la convocation pour ce mercredi 17 avril d’une plénière qui va consacrer le lancement du processus de l’élection du bureau définitif de l’Assemblée nationale. Vital Kamerhe saura-t-il manœuvrer la machine à sa faveur ? Jusque-là , la réponse exacte est loin d’être avancée.

Mupech Pech André

Actu 7 via CONGO PUB Online

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À la UneProvince

Mbuji-Mayi : L’hôtel de ville annonce la reprise du “Salongo spécial” le samedi 20 avril prochain

by Ruben Yale 17 avril 2024
written by Ruben Yale

Les activités d’assainissement de la ville de Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province du Kasaï-Oriental, communément appelées “Salongo spécial”, sont à l’arrêt depuis la campagne électorale pour les scrutins combinés du 20 décembre 2023.

Cette situation a occasionné la montée de l’insalubrité dans plusieurs voies et marchés publics de la capitale diamantifere. C’est le cas particulièrement du boulevard Laurent Désiré Kabila, au centre ville, à ce jour parsemé par les brousses et des débris.

Approché autour de la question par le média en ligne non-aligné, l’adjoint du Maire de Mbuji-Mayi, Patrick Mukendi Makanda Mpinga a indiqué que parmi les causes qui ont entraîné l’arrêt momentané du Salongo spécial, figure la campagne électorale. Pour lui, les instructions reçues durant cette période, ne leur ont pas permis d’enchaîner avec l’assainissement de la ville.

Hormis cette raison, Patrick Mukendi Makanda Mpinga a clairement indiqué que l’hôtel de ville n’a plus de moyens conséquents pour encourager ceux qui se livrent à cette activité de salubrité publique.

« Il y a eu un petit relâchement dû à la campagne électorale, c’était une période très agitée. Actuellement, nous sommes butés à plusieurs problèmes. Les brigades d’assainissement de la mairie et le service d’environnement doivent être motivés pour agir et mener des actions pour la lutte contre l’insalubrité », a-t-il clarifié.

Par ailleurs, l’adjoint du Maire de Mbuji-Mayi rassure de la reprise sans faille de l’assainissement hebdomadaire de la ville, d’ici le samedi prochain. À l’en croire, toutes les dispositions seront prises pour garantir le bon déroulement de cette opération, comme par le passé.

« Nous sommes en train de nous battre pour mobiliser les recettes. Mais il faut une rééducation fiscale de notre population. Si elle ne comprend pas, nous procéderons au recouvrement forcé afin de trouver les moyens possibles pour financer les activités liées à la salubrité de la ville », a-t-il ajouté.

Signalons que ce dernier temps, l’insalubrité a pris une dimension exponentielle dans la ville diamantifere. Plusieurs avenues sont remplies de déchets évacués de différents ménages par manque de poubelles ou de puits à ordures.

Plusieurs sont ceux qui espèrent que la reprise annoncée du Salongo spécial pourrait apporter un changement sur le plan environnemental. Des caniveaux non curés pourront reprendre forme, des marchés se voir également affranchis de déchets, alors que des routes publiques seront rendues salubres.

Jacob Séraphin Nkita

Actu 7 via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Le procès pénal historique de Donald Trump s’ouvre en pleine campagne présidentielle

by Sam's Londele 16 avril 2024
written by Sam's Londele

Donald Trump est arrivé lundi au tribunal de New York, jugé pour une affaire de paiements destinés à acheter le silence de l’ancienne star du X Stormy Daniels. « Mon procès est une attaque contre l’Amérique », a déclaré le premier ex-président de l’histoire des États-Unis à faire face à la justice pénale.

Un rendez-vous avec l’Histoire. Donald Trump est devenu, lundi 15 avril, le premier ex-président des États-Unis à faire face à la justice pénale avec l’ouverture d’un procès à New York.

Le candidat républicain à la Maison Blanche a dénoncé une « attaque contre l’Amérique » en arrivant au tribunal où il est jugé pour paiements dissimulés à une ancienne star de films pornographiques juste avant la présidentielle de 2016.

« Rien de tel ne s’est jamais produit auparavant », a-t-il déclaré, dénonçant une nouvelle fois une « persécution politique » orchestrée selon lui par son successeur démocrate, Joe Biden.

Il est ensuite entré dans la salle du tribunal où il s’est assis, le visage grave pour se concerter longuement avec son avocat, sans prêter attention au procureur Alvin Bragg.

Le juge Juan Merchan a ouvert la séance par l’examen des recours de la défense, rejetant notamment une demande de se récuser. Il a ensuite exposé au prévenu les règles à suivre pour assister au procès.

Les procureurs ont également réclamé des amendes à l’encontre de Donald Trump pour « entrave à la bonne marche de la justice », affirmant qu’il a violé ces derniers jours sur les réseaux sociaux un ordre lui interdisant de critiquer les témoins. Le juge a fixé une audience sur ce point au 23 avril.

Sélection de 12 jurés pour se prononcer sur le dossier Stormy Daniels

« Les enjeux sont très élevés, parce que Trump et ses avocats ont réussi jusqu’à présent à ralentir les [autres] procès [sur des accusations de tentatives illégales d’inverser les résultats de la présidentielle de 2020 et sa gestion de documents classifiés] », souligne à l’AFP Carl Tobias, professeur de droit de l’université de Richmond.

Et le dossier Stormy Daniels, qualifié de fragile par des experts, « pourrait être le seul jugé avant les élections », ajoute-t-il.

Stormy Daniels à West Hollywood, le 23 mai 2018.
Stormy Daniels à West Hollywood, le 23 mai 2018. © Robyn Beck, AFP archives

Première étape lundi : la sélection des douze jurés qui  la charge de déclarer à l’unanimité Donald Trump « coupable » ou « non coupable », un processus qui pourrait prendre plusieurs jours. 

Aux environs du tribunal placé sous très haute sécurité, quelques dizaines de manifestants pro et anti-Trump étaient rassemblés. Les caméras des médias du monde entier sont présentes, mais les audiences ne seront pas télévisées, en vertu des lois de l’État de New York.

Un peu plus de trois ans après avoir quitté la Maison Blanche dans le chaos, il risque, en théorie, une peine de prison. Cela ne l’empêcherait pas d’être candidat au scrutin présidentiel du 5 novembre, où il rêve d’une revanche contre Joe Biden, mais placerait la campagne dans une situation totalement inédite. S’il était déclaré non coupable, ce serait au contraire une victoire majeure pour le candidat républicain.

Torpiller le témoignage de l’ancien avocat de Donald Trump

Le milliardaire est inculpé pour 34 falsifications de documents comptables de son entreprise, la Trump Organization, qui auraient eu pour but de cacher, sous couvert de « frais juridiques », des paiements survenus dans la toute dernière ligne droite de la présidentielle de 2016 pour acheter le silence de Stormy Daniels.

Contre 130 000 dollars, cette dernière avait accepté de se taire sur une relation sexuelle avec le milliardaire républicain dix ans plus tôt, alors qu’il était déjà marié avec Melania Trump. Donald Trump a toujours nié cette relation et sa défense entend démontrer que les paiements relevaient de la sphère privée.

Michael Cohen, l'ancien avocat personnel de Donald Trump, arrive devant un tribunal fédéral à New York, le 12 décembre 2018.

Mais l’accusation, menée par le procureur élu sous l’étiquette démocrate Alvin Bragg, veut démontrer qu’il y a bien eu des manœuvres frauduleuses pour cacher des informations aux électeurs quelques jours avant la présidentielle, remportée de justesse par le républicain contre Hillary Clinton.

L’un des enjeux du procès sera de déterminer ce que Donald Trump savait de ces paiements quand ils ont eu lieu.

Son ancien avocat personnel, Michael Cohen, sera l’un des témoins clé de l’accusation. Celui qui avait versé l’argent à Stormy Daniels – à la demande de son patron, assure-t-il – a déjà été condamné devant la justice fédérale pour cette affaire.

La défense compte pilonner ce témoin, devenu l’ennemi juré de Donald Trump, et qui a aussi été condamné pour mensonges devant le Congrès américain.

Avec AFP

FRANCE 24 via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Mahamat Idriss Déby, président tchadien: «Le Tchad n’est pas dans le principe d’un esclave qui veut changer de maître»

by Sam's Londele 15 avril 2024
written by Sam's Londele

Sa parole est rare. Pour la première fois depuis sa rencontre du 24 janvier dernier à Moscou avec son homologue russe Vladimir Poutine, le président de la transition tchadienne s’exprime, et c’est sur Radio France internationale et France 24. Veut-il chasser les militaires français de son pays et les remplacer par des militaires russes ? Veut-il fonder une dynastie au pouvoir ? Il répond aux questions de Christophe Boisbouvier et de Marc Perelman.

Sa parole est rare. Pour la première fois depuis sa rencontre du 24 janvier dernier à Moscou avec son homologue russe Vladimir Poutine, le président de la transition tchadienne s’exprime, et c’est sur Radio France internationale et France 24. Veut-il chasser les militaires français de son pays et les remplacer par des militaires russes ? Veut-il fonder une dynastie au pouvoir ? Il répond aux questions de Christophe Boisbouvier et de Marc Perelman.

Le président de la transition au Tchad Mahamat Idriss Déby, lors de l'entretien accordé à RFI et France 24.
Le président de la transition au Tchad Mahamat Idriss Déby, lors de l’entretien accordé à RFI et France 24. © RFI / France 24

France 24 : L’élection présidentielle est prévue le 6 mai 2024, très bientôt. Pour beaucoup, cette élection est déjà jouée d’avance. Une certaine partie de l’opposition parle d’une mascarade, en affirmant que vous contrôlez tous les leviers : le Conseil constitutionnel, l’organe de supervision des élections ANGE. Est-ce que c’est une élection ou un simulacre d’élection qui va avoir lieu, ici, au Tchad ?

Mahamat Idriss Déby : Je crois qu’on a fait un long chemin. Ce long chemin, on l’a fait avec l’ensemble de la classe politique et aussi une grande partie aussi des ex-politico-militaires [les ex-rebelles, NDLR]. Et toutes les institutions qui sont issues de la nouvelle Constitution sont des institutions indépendantes. Notamment l’institution qui est la plus importante, à laquelle vous faîtes référence, c’est l’Agence nationale de gestion des élections, ANGE. Pour la première fois dans l’histoire de notre pays, l’ANGE est créée par la loi fondamentale, donc, adoptée par le peuple tchadien. Et, aujourd’hui, l’ANGE est indépendante.

Donc, je crois que ceux qui disent que c’est une mascarade ou bien que c’est une élection qui est déjà jouée d’avance, bon, je les comprends : c’est aussi ça, la politique, c’est de bonne guerre. Mais moi, je fais confiance à cette agence qui va jouer pleinement ce rôle de manière indépendante. Et vous allez voir que, le 6 mai prochain, les Tchadiens vont choisir, vont élire le président qui va diriger ce pays pendant les cinq prochaines années. Et le choix du peuple sera respecté.

RFI : Le 28 février 2024, l’opposant Yaya Dillo a été tué dans un assaut de l’armée tchadienne contre le siège de son parti, à Ndjamena. « C’est une exécution à bout portant », affirme son parti. « Le corps de Yaya Dillo porte l’impact d’une seule balle dans la tempe », précise l’ONG Human Rights Watch. Que répondez-vous à ceux qui affirment que vous avez fait éliminer votre opposant le plus farouche ?

Écoutez, je voudrais dire en quelques mots ce qu’il s’est passé. Monsieur Yaya Dillo et ses militants ont attaqué le siège des services de renseignement avec des armes de guerre. Est-ce qu’un parti politique a le droit des armes ? Est-ce que les militants d’un parti politique ont le droit d’avoir des armes ? C’est ça, la question. Donc, pendant cette attaque macabre, il y a eu des morts : des morts du côté des forces de défense et de sécurité, et aussi parmi les militants du PSF [Parti socialiste sans frontières, NDLR]. Donc, il était tout à fait normal pour un État que celui qui a conduit cette attaque doive être arrêté pour répondre de ce qu’il a fait, de ses actes. Et la police est intervenue pour l’arrêter. Il n’a pas voulu obtempérer. Au contraire, il a tiré sur les forces de l’ordre et les forces de l’ordre ont répliqué. Il y a eu des morts des deux côtés. Maintenant, l’affaire est entre les mains de la justice. Nous allons attendre la décision de la justice. Et nous avons dit très clairement que nous sommes aussi ouverts à une enquête indépendante, ce qui veut dire que nous n’avons rien à cacher sur cette histoire.

RFI : Vous êtes ouvert à une enquête…

Internationale.

RFI : Dans combien de temps ?

Dès le début, nous avons fait un communiqué pour expliquer à l’opinion nationale et internationale ce qu’il s’est passé. Et nous avons aussi demandé une enquête indépendante.

France 24 : Cette campagne est un peu atypique parce que vous allez affronter plusieurs candidats, notamment votre Premier ministre, qui a longtemps été un farouche ennemi : Succès Masra. Est-ce qu’il y a un accord entre vous – beaucoup le pensent – pour que, par exemple si vous gagnez (comme beaucoup le pensent), vous le reconduisiez automatiquement comme Premier ministre ? Est-ce qu’il y a un deal avec Succès Masra ?

Écoutez, dans la logique d’une transition apaisée, nous avons toujours tendu la main pendant ces trois ans de transition. Et Succès Masra est un Tchadien, chef de parti politique. Il a fait des erreurs et a reconnu ses erreurs. Il a voulu rentrer au Tchad. Donc, il est passé par des facilitateurs désignés [par la Communauté économique des États de l’Afrique centrale, NDLR], notamment le président de la RDC Félix Tshisekedi. Nous avons accepté la main tendue et nous avons signé un accord pour qu’il revienne au pays. Maintenant, il est candidat, je suis candidat. Il n’y a aucun accord entre nous.

RFI : Au Soudan, pays voisin, cela fait un an que la guerre civile fait rage entre le camp du président Abdel Fattah al-Burhan et celui du général Hemedti. Ce 9 mars, aux Nations Unies, le représentant du président al-Burhan vous a accusé d’approvisionner en armes les troupes du général Hemedti – et je vois que ça vous fait sourire – de concert avec les Émirats arabes unis. Que répondez-vous à cette accusation ? Et, peut-être de façon plus globale, pourquoi ne condamnez-vous pas cette rébellion du général Hemedti qui s’appuie notamment sur les milices janjawids qui ont beaucoup fait souffrir les habitants du Darfour depuis 20 ans ?

Ce qui me fait sourire, c’est que c’est archi-faux, ce que vous dîtes. Un peu d’histoire, revenons en arrière : je crois que le Tchad n’a jamais agressé le Soudan. Maintenant, par rapport à ce qu’il se passe au Soudan, dès les premières heures de la transition [à partir d’avril 2021, NDLR], nous avons tout fait pour éviter cette guerre. La preuve : nous avons invité le président al-Burhan, ici, à Ndjamena, et nous avons invité le vice-président Hemedti à Ndjamena, pour leur prodiguer des conseils, pour leur dire que la guerre n’est pas une solution. Maintenant, ce qui se passe au Soudan, c’est d’abord qui a créé les janjawids ? Qui est responsable des 300 000 morts [estimation du nombre de victimes civiles durant la guerre du Darfour, NDLR] ? C’est le régime soudanais qui les a créés. Qui a créé les FSR [Forces de soutien rapide, groupe paramilitaire soudanais dirigé par le général Hemedti, NDLR] ? C’est le régime soudanais qui a créé les FSR.

Donc, le régime soudanais est en train de récolter en quelque sorte ce qu’il a semé. Ce qui se passe au Soudan, c’est une guerre soudano-soudanaise. Nous, ça ne nous regarde pas. Et malheureusement, jusqu’à présent, la guerre continue et je vais profiter de votre micro pour appeler les deux généraux à cesser immédiatement la guerre et privilégier le dialogue. Cette guerre, ceux qui en souffrent le plus, c’est d’abord le peuple soudanais. Ensuite, c’est le Tchad qui en souffre : depuis 2003, nous abritons sur notre sol plus de 600 000 réfugiés soudanais. Aujourd’hui, on compte plus de 2 millions de réfugiés. Donc, cela crée non seulement l’insécurité, des problèmes humanitaires et aussi des problèmes environnementaux. Donc, je crois que ce qui se passe au Soudan, c’est un problème soudano-soudanais et ça ne nous regarde pas du tout, ça ne regarde pas le Tchad.

France 24 : Vous avez fait une visite très remarquée à Vladimir Poutine, fin-janvier 2024. Vous avez dit que la Russie est un « pays frère ». Est-ce que vous envisagez une coopération militaire avec Moscou du même type à celle que votre voisin, le Niger, vient d’engager ? Est-ce que Vladimir Poutine vous l’a proposé ?

Nous avons eu des échanges très fructueux avec le président Poutine, dans le respect mutuel, et sur des sujets sur lesquels nous nous entendons. Sur des sujets qui nous concernent, entre deux États souverains.

France 24 : Y compris sur la coopération sécuritaire ? Est-ce que c’est sur la table ?

Il n’y a pas que la coopération militaire. Il y a d’autres coopérations. Pourquoi toujours parler de coopération militaire quand il s’agit de pays africains ? Il y a d’autres coopérations : il y a les coopérations économiques qui sont très importantes aujourd’hui pour nos pays. On a parlé de beaucoup de sujets : on a parlé de coopération militaire, de coopération économique, de coopération diplomatique. Il y a une panoplie de sujets sur lesquels, avec le président Poutine, nous avons discuté. Et je peux vous dire que je suis satisfait de cette visite.

RFI : Est-ce que vous envisagez un changement d’alliance militaire ? Est-ce que vous envisagez de lâcher votre alliance avec la France pour nouer une alliance avec la Russie ? Ou est-ce que vous comptez conserver votre alliance militaire avec la France au vu de ce qu’a dit l’envoyé personnel du président français, Jean-Marie Bockel, à la sortie d’une audience que vous lui avez accordé il y a un mois (« Il faut rester au Tchad et, bien sûr, nous resterons ») ?

Écoutez, le Tchad est un pays indépendant, libre et souverain. Nous ne sommes pas dans le principe d’un esclave qui veut changer de maître. Nous avons l’intention de travailler avec toutes les nations de monde, toutes les nations qui nous respectent et qui veulent travailler avec nous en se respectant mutuellement.

RFI : Ce qui veut dire que, concrètement, le contingent français de plus de 1 000 hommes et les trois bases militaires françaises qui sont actuellement installées au Tchad vont être maintenues ?

En ce qui concerne la France, comme vous l’avez dit tout à l’heure, Monsieur Bockel [l’envoyé personnel d’Emmanuel Macron pour l’Afrique, NDLR] a fait une visite au Tchad. Avec lui, nous avons eu des discussions sur le futur de nos coopérations. Nous avons eu des échanges, nous allons continuer nos échanges et ensemble, souverainement, nous allons décider de nos futures coopérations. Et ces coopérations ne doivent pas se limiter seulement à la défense. Il y a d’autres coopérations aussi, notamment la coopération économique. C’est la coopération économique qui nous tient le plus à cœur aujourd’hui, plus que la coopération de défense.

France 24 : Il se pose une question à travers cette élection. Est-ce que vous vous engagez à vous présenter seulement pour un ou deux mandats ou est-ce que, comme craignent certains, une « dynastie Déby » est en train de s’installer ?

[Rire] D’abord, il faut savoir que moi je suis un candidat et j’ai un programme qui est ambitieux, que je vais présenter au peuple tchadien. Maintenant, c’est au peuple tchadien de décider, même si je suis confiant. Je suis confiant dans mon programme par rapport à tous les actes que j’ai faits, par rapport au respect des engagements que j’ai pris pour la transition : notamment organiser le dialogue national inclusif, organiser le référendum constitutionnel. Les Tchadiens savent que je suis un homme d’action et un homme de parole.

Si je suis élu, je vais faire mon mandat de cinq ans et à la fin de mon mandat, ce sera au peuple de me juger. Ce sera au peuple tchadien de me juger par rapport à ce que j’ai proposé. Quant à la dynastie à laquelle vous faites référence, notre Constitution est très claire. Un candidat ne peut pas faire plus de deux mandats successifs. Et je voudrais rassurer le peuple tchadien que je vais respecter et que tout le monde va respecter la Constitution qui a été adoptée et votée par le peuple tchadien.

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À la UneSociété

Kinshasa / Opération Panthère noire : La Police dotée des moyens logistiques pour traquer les délinquants

by Ruben Yale 15 avril 2024
written by Ruben Yale

Des antiémeutes et autres moyens logistiques ont été dotés à la Police nationale congolaise ville province de Kinshasa, pour faciliter les opérations notamment « Panthère noire » qui vise à éradiquer le banditisme urbain autrement appelé phénomène « Kuluna ». Ce matériel a été présenté à la population lors d’une caravane motorisée organisée, samedi, dans la première ville de la RDC.

Pour le chef de la Police à Kinshasa, l’objectif n’était pas d’intimider mais d’assurer la population qu’elle est bien sécurisée.

« Aujourd’hui, la population Kinoise doit garder à l’esprit que la Police, grâce à l’opération Panthère noire, a atteint un niveau supérieur. Elle vient de montrer sa capacité de réprimer, de prévenir les crimes et de sa capacité à les réprimer. À travers cette opération, vous avez vu comment avec l’appui de l’autorité, il nous a dotés des véhicules et de tous les moyens logistiques qu’il fallait pour montrer que la Police a atteint un autre niveau de prévention et de répression. À cela, nous promettons de rassurer encore une fois la population, étant l’objectif, quand on organise une caravane, c’est pour rassurer la population et les autorités qu’ils doivent dormir tranquillement et paisiblement », a fait savoir le commissaire divisionnaire adjoint Blaise Kilimbalimba.

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Trop c’est trop

À l’occasion, le ministre de l’Intérieur a rappelé aux éléments de force de l’ordre les principes qui doivent les caractériser, afin de maîtriser le phénomène Kuluna.

« Devant vos chefs, je vous dis trop c’est trop ! Le chef de l’État m’a instruit . Il n’a plus envie d’entendre parler de Kuluna dans ce pays. On commence par Kinshasa, après l’opération va s’étendre dans différentes provinces. Kinshasa, c’est le miroir du pays. Il est impératif que les messages parviennent dans d’autres provinces, que le phénomène Kuluna n’est plus présent dans la capitale. C’est pourquoi vous allez user de tous les moyens légaux,en respectant les droits de l’homme pour éradiquer ce phénomène », a déclaré maître Peter Kazadi.

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Cette exhibition des engins antiémeutes de la PNC est parti du ministère de l’Intérieur à l’Est de la capitale à Kauka-Yolo, en passant par Elengengesa pour atteindre le rond-point Ngaba, Matete jusqu’à Bekatef dans le district de Tshangu avant de chuter sur l’ex Poids lourds (Avenue Congo et Japon).

James Arjoun Mushiya

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la Fondation Vodacom, sponsor du livre « les histoires rencontrées à raconter » de Ketsia Mavinga

by Ruben Yale 15 avril 2024
written by Ruben Yale

La Fondation Vodacom, en sa qualité de leader de la promotion de l’inclusion des personnes vivant avec handicap en République Démocratique du Congo, a sponsorisé le vernissage de l’ouvrage « les histoires rencontrées à raconter » rédigé par Ketsia Mavinga, une personne vivant avec handicap (de petite taille).

La manifestation s’est déroulée à Sultani Hôtel, le 13 avril 2024, à Kinshasa.

Au travers un titre évocateur « les histoires rencontrées et à raconter », Ketsia Mavinga dépeint avec dextérité toutes les difficultés vécues depuis son enfance à cause de son handicap. Pas facile à les surmonter parfois, dit-elle en souriant.

« J’ai écrit ce livre pour raconter tout ce que j’ai vécu comme difficultés durant plusieurs moments de ma vie. Vivre avec est un handicap n’est pas un handicap. », a-t-elle dit.

« Ça me rappelle parfois des moments difficiles que j’ai traversés, surtout lors de la période des vacances. Pendant que d’autres ami (e)s profitaient pleinement de leurs vacances, moi je passais mon temps aux consultations chez les médecins pour des inquiétudes sanitaires liées à mon handicap. », a-t-elle affirmé.

À travers ce livre, Ketsia Mavinga veut ainsi édifier celles et ceux qui vivent avec handicap.

De l’avis de l’autrice, ce livre constitue un outil de réflexion qui invite les personnes vivant avec handicap à surmonter les épreuves liées à leur physique, à percevoir autrement le regard que la société a sur elles (personnes vivant avec handicap). C’est en voyant les choses de cette façon, qu’elles pourront donner le meilleur d’elles-mêmes.

Associée à l’évènement dans le cadre de sa stratégie « Je suis Cap, la Fondation Vodacom a invité les autres personnes vivant avec handicap à s’inspirer de Madame Ketsia Mavinga ».

« La Fondation Vodacom est le plus grand partenaire de la promotion de l’inclusion des personnes vivant avec un handicap.
Nous avons lancé depuis 2022 une vaste campagne appelée « Je suis Cap ». Ce programme vise à autonomiser les femmes vivant avec un handicap. Ketsia est l’exemple de comment une personne vivant avec un handicap peut surmonter ses conditions physiques et réaliser ses rêves. Nous voudrions que son expérience inspire d’autres personnes vivant avec un handicap. », a déclaré la responsable de la Fondation Vodacom, Madame Roliane Yulu.

Les engagements tels qu’assurer la promotion et l’autorisation des femmes vivant avec handicap occupent une place importante dans les actions sociales de la Fondation Vodacom à travers le pays.

E. M

Zoomeco via CONGO PUB Online

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