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À la Une

À la UnePolitique

Corneille Nangaa lance une plateforme politico-militaire en collaboration avec le M23

by Sam's Londele 15 décembre 2023
written by Sam's Londele

L’ancien président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Corneille Nangaa, a lancé, ce vendredi 15 décembre depuis Nairobi, au Kenya, une plateforme politico-militaire « Alliance Fleuve Congo » (AFC).

A l’en croire, cette structure vise à œuvrer pour la refondation de l’Etat et la résolution des causes profondes et conflits récurrents pour le retour de la paix définitive en RDC.

« Notre appel s’adresse principalement aux groupes et sensibilités ci-après : les partis politiques, plateformes de la société civile, forces de résistance et d’autodéfense populaire, forces armées de la République démocratique du Congo, leaders communautaires de la diaspora« , a déclaré celui qui est également président du parti politique Action pour la Dignité du Congo et de son peuple (ADCP).

Le lancement de cette plateforme a été marquée par la présence de Bertrand Bisimwa, l’un des leaders du M23, à ce jour au front contre la RDC.

AFC regroupe d’autres groupes rebelles comme FRPI ou encore Chini Ya Kilima, apprend-on également.

Corneille L.

ACTU 30 via CONGO PUB Online

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15 décembre 2023 0 comments
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À la UneEconomie

Salaire, régime de pains secs pour les cabinets ministériels

by Ruben Yale 15 décembre 2023
written by Ruben Yale

Désillusion, incroyable mais vrai, les membres de différents cabinets ministériels tirent le diable de la fauche par la queue. Le salaire est devenu une exception plutôt qu’un droit. Le mois s’étire au-delà de 4 semaines pour espérer voir son compte crédité…en lambeaux ! Le dernier quadrimestre 2023 est de plus douloureux.

Aucune explication n’est donnée. Ce directeur de cabinet d’un ministre parti en campagne a cru que son compte illico cash avait des ennuis techniques. Que non, lui a fait comprendre son banquier. “Pour les uns disent, le problème c’est au Budget. Pour les autres, l’enfer c’est le ministre des Finances”, rapporte ce conseiller financier selon qu’il a entendu dire par ses collègues. Cet agent au ministère de l’Intégration régionale atteste qu’un mois de salaire a été volatilisé au début du second cabinet Sama “par ce jeu d’étirement du mois, au lieu du 30 ou 31, nous avons des mois des 42, 48 voire 55 jours. On ne maîtrise plus rien de la paie !”, renchérit-il. Et l’autre de poursuivre, “la paie du mois de novembre , s’il a lieu se confondra avec celui de décembre. Tout devient trouble. L’administration de la paie est un véritable capharnaüm !”

Partout, c’est la complainte des agents de l’État laissés-pour-compte! Crève-misère. “Ce petit carton de poulet et un sac de riz donné comme treizième mois est une véritable escroquerie !”, crache au sortir de l’immeuble Siamois, Place Royal, un chargé d’études. “Sur quelle base a-t-on estimé tel avait droit à deux sacs de riz et un carton de poulet, et l’autre juste un demi-sac et juste trois poulets de 11 grammes?”, fonce-t-il, désemparé. Entre-temps, les fêtes de fin d’année arrivent mais rien n’est sûr que les membres de cabinets ministériels passeront de bons moments avec leurs familles.

Popol Rabuni

Ouragan via CONGO PUB Online

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15 décembre 2023 0 comments
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À la UneAfrique

L’Afrique du Sud en guerre contre l’exploitation minière illégale

by Ruben Yale 15 décembre 2023
written by Ruben Yale

Des dizaines de policiers et de militaires ont investi jeudi le quartier de Soul City près de Kagiso, à l’ouest de Johannesburg, passant au crible des cabanes des mineurs illégaux.

Plus de 70 ont été interpellées en deux jours dans cette zone située à proximité de mines d’or désaffectées selon le commissaire de la province.

Des milliers de mineurs illégaux opèrent en Afrique du Sud. Leur activité frustre les compagnies minières et est liée selon les autorités, à la criminalité qui gangrène le pays.

L’accès aux anciennes mines est souvent contrôlé par des gangs qui se disputent parfois le contrôle du territoire.

La criminalité est endémique en Afrique du Sud, où le taux d’homicides est l’un des plus élevés au monde. Aussi son président,  a-t-il lancé en novembre, une lutte contre le phénomène.  

« Nous en avons assez de la criminalité. Nous en avons assez que les criminels agissent en toute impunité », a déclaré Cyril Ramaphosa lors d’une cérémonie de remise de diplômes à 1 400 nouvelles recrues de la police dans la ville de Kimberly, au centre du pays. « Trop c’est trop ».

Africanews via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Génocide au Rwanda : les parties civiles dénoncent les « mensonges » de Munyemana

by Ruben Yale 15 décembre 2023
written by Ruben Yale

Il ne pouvait pas, alors que le génocide au Rwanda battait son plein, ne pas comprendre ce qui se déroulait. Au procès à Paris de l’ancien médecin Sosthène Munyemana, les avocats des parties civiles ont décrit jeudi un homme qui s’est « perdu » dans ses « mensonges ».

Le médecin de 68 ans, aujourd’hui retraité et qui vit dans le Sud-Ouest de la France depuis septembre 1994, est jugé depuis le 13 novembre devant la cour d’assises de Paris notamment pour génocide et crimes contre l’humanité. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

Il est soupçonné d’avoir joué un rôle dans les massacres en signant une motion de soutien au gouvernement intérimaire institué après l’attentat contre l’avion du président hutu Juvénal Habyarimana, qui a encouragé les tueries commises entre avril et juillet 1994, dans lesquelles plus de 800 000 personnes sont mortes.

On lui reproche aussi d’avoir mis en place des barrières et des rondes à Tumba, dans la préfecture de Butare (sud du Rwanda), au cours desquelles des personnes ont été interpellées avant d’être tuées, et d’avoir détenu la clé d’un bureau de secteur où étaient enfermés des Tutsi avant leur exécution.

Tout au long des cinq semaines d’audience, Sosthène Munyemana n’a eu de cesse de contester ces accusations, affirmant avoir été un Hutu modéré qui avait au contraire tenté de « sauver » des Tutsi en leur offrant « refuge » dans le bureau de secteur.

Cet homme, qui était un ami proche notamment du chef du gouvernement intérimaire Jean Kambanda, condamné par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), a dit de nombreuses fois qu’il avait mis du temps à réaliser ce qui se passait réellement dans le pays, et a dénoncé des poursuites ourdies par le pouvoir actuellement en place au Rwanda.

« Il s’est présenté devant vous comme quelqu’un qui n’a rien vu, rien entendu, rien dit », observe François Epoma, avocat d’une vingtaine de parties civiles dans ce procès.

Pourtant, « dès le 7 avril » 1994, date à laquelle les tueries commencent, « les rumeurs de massacres se propagent dans tout le pays », rappelle Mathilde Aublé, une des avocates de l’association de rescapés du génocide Ibuka et d’une trentaine de personnes physiques.

« Butare n’est pas Kigali », la capitale du Rwanda, « mais Butare n’est pas sourde », ajoute-t-elle.

« Inlassablement, Sosthène Munyemana a cherché à nous entraîner dans un monde où on n’écoute pas la radio, un monde où on ne regarde pas au dehors, un monde où on ne sent pas la violence croître », raille Matthieu Quinquis, avocat de la Licra, pour qui l’accusé s’est « enfermé avec ses mensonges ». « Je crains qu’il ne s’y soit perdu », ajoute-t-il.

Or « cette ligne de défense ne tient pas », estime Justine Vinet, une des conseils de la Fédération internationale des droits humains (FIDH). Cet « universitaire, gynécologue », était « pleinement intégré dans la vie publique et politique au Rwanda ».

« Peut-on avoir en la personne de Sosthène Munyemana affaire au seul citoyen qui ne comprend pas le message du gouvernement ? » s’interroge Hector Bernardini, qui défend notamment l’association Survie.

« L’accusé que vous avez devant vous, c’est aussi l’intellectuel de Butare dont la motion de soutien au gouvernement intérimaire a été diffusée » à la radio, donnant le coup d’envoi aux massacres dans cette région qui en avait jusqu’alors été épargnée, souligne Richard Gisagara, avocat de l’association Communauté rwandaise de France.

C’est un « ami proche de Jean Kambanda qui essaie de nous convaincre qu’il n’a jamais parlé politique » avec lui, poursuit-il, voyant un homme qui « adapte son discours aux circonstances du moment ».

Pour Simon Foreman, conseil du Collectif des parties civiles pour le Rwanda, Sosthène Munyemana a « mis en place des éléments de langage », affirmant que toutes les personnes ayant témoigné contre lui avaient menti. Mais « cette défense +tous menteurs+ conduit à une impasse », estime l’avocat.

Le ministère public doit commencer vendredi à rendre ses réquisitions et la défense plaider lundi. Le verdict est attendu mardi.

Africanews via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Iran : onze policiers tués dans l’attaque d’un poste de police dans le sud-est du pays

by Ruben Yale 15 décembre 2023
written by Ruben Yale

Au moins onze policiers ont été tués au cours d’une « attaque terroriste » contre un poste de police dans la province du Sistan-Baloutchistan, dans le sud-est de l’Iran, a déclaré vendredi un responsable local à la télévision d’État.

Des militants baloutches ont attaqué un poste de police dans le sud-est de l’Iran, tôt dans la nuit du vendredi 15 décembre, tuant onze membres des forces de sécurité et en blessant plusieurs autres, a déclaré la télévision d’État.

« Lors de l’attaque terroriste contre le siège de la police de la ville de Rask, onze policiers ont été tués et d’autres ont été blessés », a précisé le vice-gouverneur de la province, Alireza Marhamati. Un groupe jihadiste a revendiqué l’attaque.

Les médias d’État ont ajouté que plusieurs membres du groupe militant Jaish al-Adl, une organisation djihadiste sunnite, ont également été tués lors des affrontements qui ont suivi dans la ville de Rask, dans la province pauvre du Sistan-Baluchestan. Ce groupe armé, dont le nom signifie « Armée de la justice », a revendiqué l’attaque, selon selon la télévision iranienne. Jaish al-Adl a été créé en 2012 et figure sur la liste noire de l’Iran en tant que groupe « terroriste ».

Les forces de sécurité visées

La province du Sistan-Baluchestan, qui borde l’Afghanistan et le Pakistan, a une population majoritairement musulmane sunnite, contrairement à la plupart des Iraniens, qui sont chiites. Elle est depuis longtemps le théâtre de fréquents affrontements entre les forces de sécurité et les militants sunnites, ainsi que les trafiquants de drogue.

Le groupe militant Jaish al-Adl, qui affirme combattre pour l’obtention de droits plus importants et de meilleures conditions de vie pour la minorité ethnique des Baloutches, a revendiqué plusieurs attentats perpétrés ces dernières années contre les forces de sécurité iraniennes dans la région.

France 24 via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

La Hongrie bloque un accord sur 50 milliards d’euros d’aide européenne à l’Ukraine

by Ruben Yale 15 décembre 2023
written by Ruben Yale

Les dirigeants de l’Union européenne, réunis en sommet, ont échoué dans la nuit de jeudi à vendredi à convaincre la Hongrie de lever son veto à une nouvelle aide de 50 milliards d’euros en faveur de l’Ukraine. Ils étaient pourtant parvenus plus tôt à ouvrir des négociations d’adhésion avec Kiev.

La Hongrie s’est opposée vendredi 15 décembre à un accord sur un programme d’aide de 50 milliards d’euros de l’Union européenne (UE) à l’Ukraine. Face à ce refus, les dirigeants du bloc, réunis en sommet, ont décidé de reprendre les discussions en janvier, a déclaré le Premier ministre néerlandais Mark Rutte.

Mark Rutte a dit que 26 des pays de l’UE étaient d’accord pour fournir ces fonds, prélevés sur le budget de l’UE, à Kiev, mais que la Hongrie s’était opposée à cette décision, qui doit être approuvé à l’unanimité par les Vingt-Sept.

« Nous avons encore du temps, l’Ukraine ne sera pas à court d’argent dans les prochaines semaines », a indiqué Mark Rutte aux journalistes à l’issue des négociations. « Nous nous sommes mis d’accord avec les 26 pays. […] Je suis assez certain que nous pourrons parvenir à un accord au début de l’année prochaine, nous pensons à la fin janvier », a ajouté Mark Rutte, précisant qu’un autre sommet serait organisé afin de parvenir accord.

Nouveau sommet en janvier

« Nous reviendrons sur le sujet début janvier » lors d’un nouveau sommet, a indiqué au milieu de la nuit le président du Conseil européen, Charles Michel.

« Résumé de la nuit : veto pour des fonds supplémentaires à l’Ukraine », comme pour le projet de révision du budget européen, a de son côté indiqué le Premier ministre hongrois Viktor Orban sur X (ex-Twitter).

L’UE avait prévu d’accorder à l’Ukraine une aide de 50 milliards d’euros, composée de 33 milliards de prêts et de 17 milliards d’euros de dons, sur quatre ans à compter de l’an prochain. Cette nouvelle aide est jugée cruciale à Kiev, au moment où une aide américaine de plus de 60 milliards de dollars reste bloquée au Congrès en raison de réticences d’élus républicains.

Les dirigeants européens avaient pourtant réussi quelques heures plus tôt à se mettre d’accord sur l’ouverture de négociations d’adhésion avec l’Ukraine. Viktor Orbán avait cette fois accepté de s’abstenir, pour ne pas avoir à endosser une décision qu’il n’a cessé de juger désastreuse pour l’avenir de l’UE.

France 24 via CONGO PUB Online

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À la UneCommunications politiques

Kolwezi choisit Katumbi

by Ruben Yale 15 décembre 2023
written by Ruben Yale

Sa popularité est inégalée dans la ville cuprifère. Ceux qui sont passés avant lui, peuvent mesurer l’encrage du candidat n°3 au chef-lieu du Lualaba. Le seul maître de Kolwezi s’appelle Moïse Katumbi Chapwe, tranche un ancien ministre provincial du Lualaba. Depuis le début de la campagne, aucun candidat à la présidentielle n’a mobilisé autant de monde. Le grand Katanga a honoré son fils et envoie ainsi un message clair à l’adversité : Ici, c’est Katumbi.

Depuis tôt le matin, de grappes humaines ont inondé les rues de la capitale provinciale du Lualaba pour accueillir leur champion. La ville avait soif de Katumbi et la preuve est là. Un serpent humain a accompagné le candidat n°3 de l’aéroport jusqu’au lieu du meeting. Sur le trajet, des cris de joie, de chansons en l’honneur de Katumbi étaient entendus. Cette mobilisation est un message que Kolwezi a un seul roi. “Ils sont venus ici mais nous disons ici, c’est Katumbi”, tranche un enseignant.

fini le pillage des minerais

Lors du meeting, Katumbi a tancé les nouveaux riches. “Ils sont venus ici à Kolwezi sans même 10 euros en poche, aujourd’hui, ils se font appeler patrons”, a cogné Katumbi. Le candidat n°3 a promis de rétablir la population de Lualaba dans ses droits. À l’époque, quand il fut gouverneur, c’est toujours lui qui avait amorcé les travaux pour la réhabilitation et l’élargissement de la piste. À son actif encore, la route Kolwezi-Kasumbalesa. “J’ai trouvé la piste de Kolwezi, la longueur de la piste était de 1,3 kilomètres, j’ai moi-même agrandi cette piste à 2 500 mètres – les images existent –, donc j’ai fait la piste, j’ai fait la route de Kolwezi jusqu’à Kasumbalesa, j’ai posé plus de vingt-neuf ponts. Donc la piste de Kolwezi, c’est moi. Et il y avait des avions qui atterrissaient directement d’Afrique du Sud. Donc Tshisekedi ne connait pas le pays, c’est un mensonge”, a-t-il répondu jeudi à RFI.

Une fois élu, il a promis de faire des grands travaux au bénéfice de la population. Pour Katumbi, les voleurs des minerais doivent désormais compter leurs jours. Le 20 décembre, l’aventure va s’arrêter. “Le meeting a été juste un moment de communion entre le candidat de l’espoir et son peuple”, se félicite un cadre de l’Envol de Delly Sesanga pour qui le peuple a déjà choisi son futur président. Il prévient “qu’autant Kabila a passé le flambeau à Tshisekedi dans une passation civilisée du pouvoir, autant Tshisekedi doit le faire avec Katumbi”. Son bilan zéro, ajoute-t-il, a poussé le peuple à lui tourner le dos et à opter pour Katumbi pour les cinq prochaines années.

Landry Amisi

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À la UneCommunications politiques

Fayulu triomphe à Kikwit mais son meeting perturbé

by Ruben Yale 15 décembre 2023
written by Ruben Yale

Martin Fayulu s’est immergé jeudi, dans une marée humaine lors d’un événement de campagne à Kikwit, dans la province du Kwilu. Malheureusement, son enthousiasmant bain de foule a rapidement été perturbé par des partisans du pouvoir en place, selon plusieurs témoignages. “Notre meeting a été perturbé par le régime des intolérants. Nous condamnons cet acte ignoble envers les autres candidats notamment Martin Fayulu”, a dénoncé un cadre Lamuka.

L’atmosphère était électrique alors que des milliers de partisans se sont rassemblés pour accueillir chaleureusement le candidat n°21. Les rues étaient décorées avec des drapeaux et banderoles arborant l’image de Fayulu, tandis que la foule scandait des slogans en faveur du changement de régime.

Le leader de l’Ecidé, connu pour son éloquence et sa détermination, a pris la parole devant cette foule en liesse. Son discours visait à rallier davantage de soutiens et à s’attaquer au bilan du président sortant. Alors que le soldat du peuple (comme l’ont surnommé ses soutiens) s’exprimait, des individus hostiles se sont infiltrés parmi les partisans pacifiques, perturbant ainsi l’événement.

Les tensions se sont rapidement accrues et des échauffourées ont éclaté entre les pro-Fayulu et les perturbateurs. Les forces de sécurité présentes sur le lieu ont rapidement réagi pour rétablir l’ordre et garantir la sécurité de tous les participants.

Le fils idéologique de feu Étienne Tshisekedi, tout en restant calme et déterminé, a exhorté ses partisans à garder leur sang-froid et à ne pas répondre à la provocation. “Cette tentative de perturbation soulève des questions sur la liberté d’expression et le respect des droits démocratiques. De tels incidents sont destinés à déstabiliser les opposants politiques”, a vociféré un acteur de la société civile locale.

En dépit des obstacles rencontrés à Kikwit, Martin Fayulu reste déterminé à poursuivre sa lutte pour la démocratie et le progrès, offrant ainsi un espoir de renouveau au peuple congolais. Un jour avant, soit mercredi 13 décembre à Nioki dans la province de Maï-Ndombe, l’opposant avait promis de lutter contre la corruption généralisée, de redynamiser l’économie et de garantir un avenir meilleur pour tous les Congolais.

Pour clôturer sa tournée électorale, le candidat président n°21 a reprogrammé son rassemblement de Kinshasa le 16 décembre au terrain Sainte Thérèse, au lieu du stade des Martyrs indisponible selon le ministre des Sports. Quelques jours avant, Fayulu avait accusé les autorités d’avoir réquisitionné tout le stock de kérosène disponible, l’empêchant de respecter son programme de campagne.

Ouragan via CONGO PUB Online

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À la UneEconomie

Budget, gros flou sur les commandes de riz et poulets

by Ruben Yale 15 décembre 2023
written by Ruben Yale

À combien se chiffre le coût des commandes des vivres pour les festivités de fin d’année en faveur de l’administration publique ? La réponse doit venir du ministre d’État en charge du Budget, Aimé Boji Sangara Bamanyirwe et rendue publique par les soins de l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP). Hélas, jusqu’au soir du 13 décembre 2023 quand la distribution des poulets et riz a débuté dans différentes institutions publiques (ministères et secrétariats généraux, services auxiliaires, etc.,), le régulateur des marchés publics n’avait rien communiqué ni sur le coût des commandes ni sur le (s) fournisseur(s) qui avai(en)t remporté les marchés.

Marchés des vivres annulés pour des élections !

La récente correspondance du ministre d’État en charge du Budget publiée par l’ARMP date de moins de trois semaines, le 18 novembre 2023. Dans sa lettre référencée n°015/ME/MIN.BUDGET/ABS/2023, Aimé Boji décide, en effet, “d’annuler le présent appel d’offres [lancé le 20 octobre, Ndlr], dans le but ultime de garantir l’exécution aisée des opérations de distribution des vivres”. D’emblée, voilà une lettre qui porte des contradictions. Comment peut-on distribuer ce dont on n’est pas en possession ! Le ministre d’État fonde, en effet, sa décision par le fait qu’“au regard du contexte actuel exacerbé par les enjeux pré-électoraux, en référence à la clause 37.1 des instructions aux candidats contenues dans le dossier d’appel d’offres qui dispose que l’autorité contractante se réserve le droit d’accepter ou d’écarter toute offre et d’annuler la procédure d’appel d’offres et d’écarter toutes les offres à tout moment avant l’attribution du marché, sans encourir de ce fait une responsabilité quelconque vis-à-vis des candidats.”

Selon des experts, les motivations du ministre d’État en charge du Budget paraissent confuses, superflues, superfétatoires, volatiles et ouvrent la voie à des présomptions des conflits d’intérêts! Des arrangements particuliers ne peuvent nullement être en contradiction avec la loi, or foi d’experts, tout porte à croire que Boji Sangara Bamanyirwe aurait, en effet, foulé aux pieds la loi n°10/010 du 27 avril 2010 relative aux marchés publics ainsi que le décret n°10/22 du 2 juin 2010 sur le manuel des procédures de passation des marchés publics.

Fin octobre 2023, le 20 précisément, le ministre d’État avait, en effet, lancé un appel d’offres international pour la fourniture de 94 000 sacs de riz blancs de 50 kg ou 188 000 sacs de 25 kg. Seule exigence, “du riz de bonne qualité” ainsi que de 100 000 cartons des poulets poids 12 de 10 pièces à bouillir de bonne qualité. Ce qu’il a annulé par la suite alors que son appel d’offres, il a signifié que les inspecteurs du Budget feront la ronde des entrepôts et chambres froides des soumissionnaires pour s’enquérir de leurs stocks. On s’imagine donc que le ministère du Budget a déployé du monde partout ! Pour autant, les vivres distribués à l’administration publique – dont du riz marque Lion ou des poulets, ici de 1100 gr, là-bas 1200 gr, avec le label congolais comme Mbote mais made in Turkey- devrait toujours se faire dans le cadre d’une passation des marchés publics même par la procédure de gré à gré !

Aimé Boji Sangara Bamanyirwe n’a donc même pas sollicité l’avis de non-objection de la Direction générale de contrôle des marchés publics (DGCMP). Cette structure est pourtant sous sa tutelle ! La patrouille financière de l’inspection générale des finances (IGF) devra se saisir du dossier ? Nous y reviendrons.

Pold Levi Maweja

Ouragan via CONGO PUB Online

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À la UneEconomie

Exclusif : Députés version 2024, $US 400 000 de frais d’accueil, $US 33 000 de salaire

by Ruben Yale 15 décembre 2023
written by Ruben Yale

Vous ne rêvez pas. Chacun des futurs 500 députés nationaux aura, pour le simple fait de s’asseoir sur le siège de l’Assemblée nationale, environ 400 000$US. Cela s’appelle frais d’accueil et d’installation. C’est vraiment la RDC, surnommée “eloko ya makasi” (quelque chose d’efficace!). Quiconque en doute peut consulter le document n°5 de la loi des finances publiques 2024 sur les dépenses de l’Assemblée nationale. Une somme de 501 729 511 030 FC est placée au poste frais d’accueil et d’installation des députés issus des élections. Et 501 729 511 030 FC : 500 députés = 1 003 459 022FC convertis en dollars au taux budgétaire de 2518,3FC/$= 398 466,83 $US.

Même si les Saintes écritures rapportent que la gloire de la seconde maison sera plus grande que celle de la première, l’État pèche dans la démesure ! Alors que le tollé sur les $US 21 000 d’émoluments est reparti au galop dans l’opinion, en 2024, décidément, la Chambre basse du Parlement aura tout l’air de dolce vita, d’une sinécure dionysiaque ! Ce n’est pas tout, la loi des finances 2024, dans son document annexe n°5, fait notamment mention d’“une amélioration des émoluments des députés nationaux” avec une somme de 180 428 413 539 FC diviser par 500 députés = 360 856 827,078 FC : 12 mois = 30 071 402,2565 FC soit 11 941, 15 $US au taux budgétaire de 2518,3FC/$. Même si on appliquait le taux de 2 700FC/$, l’amélioration du salaire du prochain député ne sera pas en dessous de 11 000$US.

Lors des séminaires d’orientation budgétaire pour la loi des finances 2024, les délégués de la société civile, Florimond Muteba de l’Observatoire de la dépense publique en tête, ont vivement protesté du fait que les émoluments des députés nationaux soient aussi élevés de 21 à pratiquement 33 000 dollars ! Il y a aussi un poste des dépenses appelé “séances” sans doute plénières chiffrées à 1 810 689 212 FC soit environ 720 $US. Autres dépenses prises en charge par le Trésor, communication, télécommunication, primes et différentes indemnités. Ô que la vie est belle dans la Chambre basse! Loin de s’en réjouir ce candidat, homme nouveau, estime plutôt que “ces facilités accordées aux députés ont été votées à dessein car beaucoup savaient que les partis politiques ne financeraient pas la campagne de nouveaux candidats et eux s’appliqueraient à revenir à l’Assemblée en battant facilement campagne avec ce qu’ils gagnent!” Ils finiront par récupérer ce qu’ils ont dépensé”.

Il semble que nombre de candidats ont hypothéqué des biens immobiliers et mobiliers pour avoir de l’argent pour mieux battre campagne. “Les Congolais, les Kinois surtout, n’ont que faire des projets de société. C’est d’abord l’argent, pour 5 000 FC, on t’acclame du matin au soir!”, regrette cette candidate à la Funa. Elle dit mûrir une loi à proposer non pas à l’Assemblée mais au prochain gouvernement. Elle portera sur un chapelet d’impôts à imposer aux élus nationaux. Et pourtant le fisc peine à recouvrer les impôts déjà existants sur les revenus salariaux des membres des institutions politiques. À juin 2023, le fisc n’était qu’à 20% des prévisions qui sont de 215,4 milliards de FC. Il est donc acquis que les assignations de ces impôts sur les rémunérations notamment des députés ne seront pas atteintes. Pour 2024, la DGI escompte plus de 450 milliards de FC… très hypothétiques.

Mais il est cependant certain qu’outre des émoluments et autres avantages financiers gargantuesques, les futurs députés nationaux auront des jeeps 4×4 dernier cri! Sans oublier les tristement célèbres “invisibles” ! La visibilité opérationnelle, croisons les doigts que cette fois-ci elle sera au rendez-vous, à travers des propositions de lois, des interpellations et autres questions orales.

Pold Levi Maweja

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