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À la Une

À la UneNouvelles nécrologiquesProvince

Goma : Soupçonné d’être rebelle M23, un homme brûlé vif par la population

by Sam's Londele 30 mai 2024
written by Sam's Londele

Un nouveau cas de justice populaire a été répertorié, le matin de ce jeudi 30 mai 2024, dans le quartier Mugunga situé dans la ville de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu.

D’après des sources concordantes, le fait s’est passé à Lushagala lorsque que la population a appréhendé un homme en train de filmer les armes lourdes des FARDC et l’a directement brûlé vif, car le soupçonnant d’être un élément du M23.

La société civile de la commune de Karisimbi confirme cet incident sans donner beaucoup de détails. Elle condamne, par ailleurs, cet acte de justice populaire qui n’est pas du tout envisagé.

« Il y a eu un cas de justice populaire à Mugunga, là à Lushagala. C’est un acte que nous, la société civile, nous ne pouvons pas vraiment encourager parce qu’en faisant cet acte, nous perdons beaucoup d’informations qui pouvaient même aider le pays », s’est exprimé Christian Kalamo, président de la société civile de Karisimbi, à la presse.

Il appelle, par ailleurs, la population à la vigilance et à travailler avec les services de l’ordre, mais aussi à dénoncer tout cas suspect pour avoir des informations fiables.

À noter que la justice populaire est un acte qui est toujours décrié dans cette ville touristique en proie à l’insécurité et la menace de la geurre d’agression du M23/RDF.

Esaïe Tsongo/Goma

ACTU 30 via CONGO PUB Online

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À la Une

Afrique du Sud : l’ANC sous les 50%, selon les premiers résultats

by Ruben Yale 30 mai 2024
written by Ruben Yale

Selon les premiers décomptes des élections nationales en Afrique du Sud, le Congrès national africain (ANC), au pouvoir depuis longtemps, a obtenu un peu plus de 42% des voix, ce qui laisse entrevoir la possibilité qu’il perde sa majorité pour la première fois depuis qu’il a été porté au pouvoir par Nelson Mandela à la fin de l’apartheid, en 1994.

Avec seulement un peu plus de 16% des votes dépouillés et déclarés, l’élection de mercredi n’a donné qu’une image partielle de la situation. Les résultats définitifs d’un scrutin susceptible d’entraîner le plus grand changement politique dans la jeune démocratie sud-africaine devraient prendre plusieurs jours, la commission électorale indépendante ayant déclaré qu’ils seraient connus d’ici à dimanche.

Les Sud-Africains attendaient avec impatience de savoir si leur pays, dont l’économie est la plus avancée d’Afrique, était sur le point de connaître un changement capital.

La commission électorale prévoyait un taux de participation de 70% pour ces élections, contre 66% lors des dernières élections nationales en 2019. L’ANC avait obtenu 57,5% des voix lors de ces dernières élections, sa pire performance à ce jour.

Cette élection était considérée comme un référendum direct sur le règne ininterrompu de trois décennies de l’ANC, qui a libéré l’Afrique du Sud du régime oppressif et raciste de l’apartheid lors du célèbre vote multiracial de 1994, mais dont la popularité n’a cessé de diminuer au cours des 20 dernières années.

Cette année pourrait être le point de bascule où la plupart des Sud-Africains se détourneront de l’ANC et lui refuseront la majorité pour la première fois.

Les résultats déclarés provenaient de moins de 4 000 des plus de 23 000 bureaux de vote répartis dans les neuf provinces qui composent l’Afrique du Sud, et le processus de dépouillement était encore loin d’être achevé. Près de 28 millions de personnes sur les 62 millions d’habitants que compte l’Afrique du Sud étaient inscrites sur les listes électorales.

La question brûlante à laquelle leur vote répondra est de savoir si la domination de l’ANC sur la démocratie sud-africaine post-apartheid prendra fin. Plusieurs sondages d’opinion avaient évalué le soutien de l’ANC à moins de 50% avant les élections, une situation sans précédent.

Le président sud-africain et chef de l’ANC, Cyril Ramaphosa, a déclaré après le vote mercredi qu’il était toujours convaincu que son parti obtiendrait une « majorité solide », mais il est confronté à une opposition plus forte que jamais.

Cette opposition politique est toutefois répartie entre un grand nombre d’autres partis, et l’ANC était encore largement attendu comme le plus grand parti et le plus grand nombre de sièges au Parlement. Mais si ses voix tombent pour la première fois sous la barre des 50%, il devra probablement former une coalition pour rester au gouvernement et conclure un accord avec d’autres partis pour réélire M. Ramaphosa. Cela ne s’est jamais produit auparavant.

Lors des élections nationales, les Sud-Africains votent pour des partis et non directement pour leur président. Ces partis obtiennent ensuite des sièges au Parlement en fonction de leur part de voix et les députés élisent le président. L’ANC a toujours eu une nette majorité parlementaire depuis 1994 et le président a donc toujours été issu de l’ANC.

Bien que la grande majorité des votes n’ait pas encore été dépouillée, les premiers résultats avaient placé l’Alliance démocratique, principal parti d’opposition, à environ 25% et le parti des Combattants pour la liberté économique à environ 8%. Ils reflétaient également l’impact immédiat possible du nouveau parti MK de l’ancien président Jacob Zuma, qui s’est retourné contre l’ANC qu’il dirigeait autrefois et a contribué à la perte de soutien de ce parti. Le parti MK occupait la quatrième place dans le décompte anticipé, juste derrière l’EFF.

Les Sud-Africains ont fait la queue jusque tard dans la nuit pour faire leur choix et les longues files d’attente ont ravivé chez certains le souvenir de l’élection de 1994, qui a changé le pays.

Alors que les bureaux de vote ont officiellement fermé à 21 h, le scrutin s’est poursuivi pendant des heures dans de nombreux endroits, les autorités ayant constaté une vague de votes tardifs dans les grandes villes comme Johannesburg et Le Cap. Les règles stipulent que toute personne faisant la queue dans un bureau de vote avant l’heure de fermeture doit être autorisée à voter.

Cela suggère que les Sud-Africains ont pris conscience de l’importance de cette élection.

L’Afrique du Sud est le pays le plus avancé d’Afrique, mais elle peine à résoudre les inégalités profondes qui maintiennent des millions de personnes dans la pauvreté, trois décennies après la fin de l’apartheid. Ces inégalités et cette pauvreté généralisée touchent de manière disproportionnée la majorité noire, qui représente plus de 80% de la population du pays. L’Afrique du Sud a l’un des taux de chômage les plus élevés au monde et est également confrontée à un taux élevé de criminalité violente.

Les électeurs ont fait de ces questions et d’autres, comme les scandales de corruption de l’ANC au fil des ans et les problèmes liés aux services gouvernementaux de base, leurs principaux griefs.

Africanews via CONGO PUB Online

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À la UneSociété

Les forces du progrès, une milice qui ne se cache même plus

by admin9775 30 mai 2024
written by admin9775

Les forces du progrès sont un mouvement affilié à L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le parti présidentiel.

Il ne se passe pas un jour sans que ne soit recensé un cas de violence orchestré par des membres de cette milice à travers la capitale, à l’instar de nous-même qui avions été victime dans le cadre de notre travail sans que les autorités n’arrêtent personne on comprend que tous cela est instrumentalisé pour instaurer la terreur au sein de la population, beaucoup d’habitants ne cessent de décrier cette milice mais hélas ont peur de dénoncer par peur des représailles car tous ceux qui osent dénoncer subi systématiquement des représailles.

En effet, les forces du progrès n’hésitent pas non plus à exercer des intimidations physiques sur tous ceux pour eux s’écartent des mots d’ordre présidentiel ou font montre d’un manque de loyauté vis à vis d’Etienne puis de Felix Tshisekedi ainsi qu’à leur parti UDPS .

Les Forces du progrès ont leur propre prison dans leur quartier général (QG). Plusieurs détenus y sont détenus en violation avec les lois du pays. À Kinshasa, un certains « Anti balle » fait la loi il menace et met aux arrêts qui il veux, sans être inquiété, cette milice de l’UDPS est crainte par tous, elle gère des taxes, elle se fait justice et tout cela en tout impunité en complicité avec l’État.

La responsabilité pénale étant individuelle, nous exhortons les services compétents à imposer l’ordre public, mais aussi à identifier les présumés criminels qui posent des actes de violence et de vandalisme sous casquette d’appartenir à une organisation affiliée à la force du progrès.

Maitre Jean Claude Katende, défenseur des droits de l’Homme rappelle, que lors des évènements de 2023 pendant la période électorale, les forces du progrès ont été citées pour des faits d’agressions contre des militants des partis de l’opposition.

« Ils ont été cités dans beaucoup de situations compromettantes lors des élections de 2023. Mais aussi quand vous allez dans les environs de la septième rue à Limete, il y a beaucoup de cas qui sont signalés, des personnes qui ont été agressées, des motos qui ont été ravies. Et souvent ce sont les jeunes des forces du progrès qui sont cités, » déplore le défenseur des droits de l’Homme.

Les évêques de l’église catholiques avaient tiré la sonnette d’alarme lors des dernières élections de décembre 2023, en ces termes “Nous avons observé lors d’une marche des éléments de la police nationale porteurs des mêmes outils de violence qu’ils échangeaient visiblement avec des individus en tenue civile, dont certains portaient le dorsal BSU ou Brigade spéciale de l’UDPS, Force du progrès. Avec une telle complicité affichée publiquement, on se demande si cette Brigade spéciale n’est pas une milice officiellement entretenue”.

Nous dénonçons cette impunité et nous condamnons ces actes de violence. Le parti au pouvoir doit prendre des mesures qui s’imposent afin que l’ordre public soit garanti il y va du bon sens et du respect de la constitution.

Le Président Félix Tshisekedi est en première ligne et pourra être considéré comme responsable de tout embrasement non par défaut de prévoyance mais pour avoir été à la tête du parti qui a jeté ces hommes armés dans la rue.

Un constat amer est fait, c’est le même phénomène qui reviens, nous avons connu une autre milice du temps de la dictature de Joseph Kabila appelé « les bérets rouge du pprd », il est triste de constater que la grande majorité des mouvements de jeunes en RDC finit par être instrumentalisée par les acteurs politiques, pour défendre leur mauvaise gestion du pays.

Cette tendance est liée au fait qu’il est difficile pour un jeune congolais de se faire une place honorable dans la société en dehors de la sphère politique ou sans connexion politique.

Nous exhortons les organisations de la société civiles et des défenses de droits de l’homme de dénoncer ces faits qui violent la liberté des citoyens.

Michel N

CONGO PUB Online

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À la Une

À Goma, la justice saisit des vivres et non vivres des déplacés qui ont été détournés

by Ruben Yale 30 mai 2024
written by Ruben Yale

Le procureur de la République près le Parquet de Grande Instance de Goma, le magistrat Paluku Kitambala Pascal, a présenté au maire de la ville, ce mercredi 29 mai 2024, une quantité importante de biens (vivres et non vivres) destinés aux déplacés de guerre, mais détournés par les personnes de mauvaise foi.

Il s’agit de 49 sacs de semoule de maïs et 38 bâches qui ont été retrouvés grâce à la vigilance de l’appareil judiciaire. Ces biens ont été canalysés au bureau des affaires sociales et humanitaires de la Mairie avant d’être acheminés aux bénéficiaires.

« Nous étions saisi par le Comité de sécurité pour dénoncer le cas de détournement des biens qui étaient destinés aux déplacés de geurre, il y avait les vivres et les non vivres. Nous avons ouvert un dossier chez nous au Parquet de Grande Instance, nous avons arrêté tous les criminels qui avaient pris ces biens », a expliqué le magistrat Paluku Kitambala Pascal.

Au maire de la ville de Goma, le commissaire Supérieur principal Faustin Kamand a exprimé sa satisfaction pour l’expertise du PGI d’avoir mis la main sur ces détourneurs. Il a aussi exprimé un regret pour cet acte de vol qui ne vise qu’à accentuer la souffrance des compatriotes victimes de la guerre.

L’autorité urbaine a ainsi lancé un appel aux humanitaires à choisir de bons collaborateurs lorsqu’il s’agit de distribuer leur assistance afin de prévenir de tels incidents. Cela, avant de mettre en garde quiconque qui sera trouvé en train de vendre les biens destinés aux nécessiteux.

Esaïe Tsongo

Actu 30 via CONGO PUB Online

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À la UneProvince

Maï-Ndombe : L’indépendant Lebon Nkoso Kevani élu gouverneur

by Ruben Yale 30 mai 2024
written by Ruben Yale

Les députés provinciaux du Maï-Ndombe vient d’élire leur gouverneur de province. C’est à l’issue du second tour des élections du gouverneur de province et son adjoint organisé ce mercredi 29 mai 2024.

Lebon Nkoso Kevani va succéder à Rita Bola à la tête du Maindombe. Candidat indépendant, il a battu son challenger Aimé Pascal Mongo en obtenant dix (10) voix contre huit (8) pour son poursuivant.

Au premier tour, les deux (2) candidats avaient tous obtenu neuf (9) voix chacun. Ce mercredi 29 mai, les dix-huit (18) élus provinciaux du Maï-Ndombe viennent donc de trancher. Ces résultats devront être validés par la Cour constitutionnelle avant la proclamation des résultats définitifs. Ce qui ouvrira la voie à l’investiture du gouverneur et son adjoint par le président de la République.

Andy Kambale Matuku

Actu 7 via CONGO PUB Online

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À la UneSociété

Conflit Teke -Yaka : l’ANATC prêche l’amour et la fraternité entre ces deux communautés

by Ruben Yale 30 mai 2024
written by Ruben Yale

Le secrétaire exécutif de l’Alliance nationale des autorités traditionnelles du Congo (ANATC) à Kinshasa, Jean-Serge Mbangu a invité, mardi 28 mai, les peuples Teke et Yaka à la réconciliation et à la cohabitation pacifique afin de promouvoir le développement à partir de la base.
 
Il a lancé cette invitation au sortir d’une audience avec le rapporteur de l’Assemblée nationale, Jacques Djoli au Palais du peuple, à Kinshasa :
 
« Le seul conseil qu’on peut donner à la population (NDLR : teke et Yaka) c’est l’amour et la fraternité car le linge sale se lave en famille. Il faut tout oublier et pardonner comme le chef de l’Etat a dit et il ne faut pas faire une marche en arrière ».
 
Jean-Serge Mbangu a également remercié le Chef de l’Etat, Felix Tshisekedi pour son implication personnelle dans le retour de la paix entre Teke et Yaka.
 
« On était au niveau de la cité de l’Union africaine et vous avez vu comment nous avons signe la paix entre toutes les communautés Teke et Yaka. Des fermiers et les Mobondo aussi étaient là. On a mis en place une commission et le Premier vice-Premier ministre va donner le coup d’envoi pour que cette commission commence le travail », a-t-il ajouté.
 
Le secrétaire exécutif de l’ANATC à Kinshasa a attribué la présence des quelques tensions sur terrain aux mains noires.
 
Les travaux de la Commission mise en place en vue de matérialiser l’accord de paix signé entre les communautés Teke et Yaka devant le Chef de l’Etat débutent ce mercredi au ministère de l’Intérieur à Kinshasa.

RadioOkapi via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Chine : Xi Jinping reçoit le président égyptien Abdel-Fattah el-Sissi

by Ruben Yale 30 mai 2024
written by Ruben Yale

À la veille du Forum de coopération Chine-États arabes, le président égyptien Abdel-Fattah el-Sissi s’est rendu à Pékin pour s’entretenir avec le président chinois.

Le président chinois Xi Jinping a reçu le président égyptien Abdel-Fattah el-Sissi, lors d’une cérémonie de bienvenue en grande pompe, devant l’immense Palais du peuple.

La rencontre visant à renforcer les liens entre les deux pays a permis la signature des accords de coopération entre la Chine et l’Egypte concernant l’initiative « la Ceinture et la Route » dans les domaines de la science et de la technologie, du commerce et de l’investissement.

Le président égyptien participe également à la séance d’ouverture de la 10e réunion ministérielle du Forum de coopération Chine-États arabes aux côtés des dirigeants de Bahreïn, des Émirats arabes unis, de la Tunisie et du secrétaire général de la Ligue arabe.

Le président chinois s’entretiendra avec les quatre chefs d’État afin d’échanger des points de vue sur les relations bilatérales et les questions régionales et internationales d’intérêt commun.

Africanews via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Elections en Afrique du Sud : le KwaZulu-Natal vote pour l’avenir des jeunes ruraux

by Ruben Yale 30 mai 2024
written by Ruben Yale

Les bureaux de vote ont ouvert ce mercredi en Afrique du Sud, pour des élections législatives annoncées comme les plus disputées des trente dernières années.

Les électeurs de la province orientale du KwaZulu-Natal doivent traverser un terrain vallonné avec peu d’infrastructures pour atteindre les bureaux de vote les plus proches. Thembekile Ngema, 72 ans, est venue voter car elle est directement impactée par les difficultés économiques auxquelles sont confrontés les jeunes du pays : « Nos enfants ont largement dépassé la trentaine et n’ont pas d’opportunités d’emploi. Cela nous brise le cœur en tant que parents âgés, car ils sont censés s’occuper de nous à cet âge. Je ne peux pas disposer de mon allocation gouvernementale parce que je dois l’utiliser pour subvenir aux besoins de mes enfants.»

Comme dans cette région semi-rurale du Kwazulu-Natal, les inégalités persistantes, la pauvreté et le chômage plombent le quotidien des sud-africains. L’économie la plus avancée d’Afrique connaît, un taux de chômage à 32 %, l’un des plus élevés au monde.

27,6 millions d’électeurs vont devoir choisir 400 députés, lesquels éliront ensuite le prochain président à l’issue d’un scrutin qui pourrait marquer un recul historique de l’ANC au pouvoir depuis la fin de l’apartheid.

Africanews via CONGO PUB Online

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À la UneTribunes

Gouvernement Suminwa : le profil des membres ne va pas répondre aux attentes de la population (Herve Diakiese)

by Sam's Londele 29 mai 2024
written by Sam's Londele

Suite à la publication, ce mercredi 29 mai, de la liste des membres du premier gouvernement Suminwa, le porte-parole d’Ensemble pour la République, Herve Diakiese, exprime des doutes quant à la capacité des nouveaux ministres à répondre aux attentes de la population.

Herve Diakiese évoque plusieurs problèmes urgents auxquels la population attend des solutions, notamment l’emploi, l’accès à l’eau et à l’électricité, l’état des routes, et l’insécurité. « La guerre dans la partie Est de notre pays et les kulunas dans les centres urbains » sont des problèmes particulièrement préoccupants, commente-t-il.

Selon ce proche collaborateur de l’opposant Moise Katumbi, le peuple est abandonné à son sort et le profil des membres du gouvernement de la Première ministre Judith Suminwa ne va pas apporter de changements significatifs. Il exprime également des doutes sur la capacité de cette nouvelle équipe à relever les défis liés à la restauration de l’État de droit et au respect des droits de l’opposition à manifester et à organiser librement ses activités.

Hervé Diakese critique le gouvernement Suminwa, le qualifiant de « simple remaniement de l’ancien gouvernement de Sama Lukonde ». Selon lui, la Première ministre n’a pas réussi à former un gouvernement de technocrates ni à réduire le nombre de ministres, comme elle l’avait initialement souhaité.

RADIO OKAPI via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Garry Conille, un technocrate à la carrière internationale pour tenter de sortir Haïti du marasme

by Sam's Londele 29 mai 2024
written by Sam's Londele

Haïti a enfin un nouveau Premier ministre. Deux mois et demi après la démission forcée d’Ariel Henry, Garry Conille a été nommé mardi 28 mai 2024 par le Conseil présidentiel de transition (CPT). Ce médecin de formation, actuellement directeur régional de l’Unicef pour l’Amérique latine et les Caraïbes, a fait l’essentiel de sa carrière aux Nations unies. C’est, donc, un profil international qui a été retenu pour relever un défi d’ampleur : arrêter la descente aux enfers d’Haïti.

Garry Conille est bien connu des Haïtiens. Ce gynécologue de 58 ans a déjà été Premier ministre pendant huit mois, entre 2011 et 2012. Un mandat écourté en raison de différends avec le président de l’époque, Michel Martelly, et les membres de son propre gouvernement. Aujourd’hui, c’est une tâche colossale qui l’attend. Le nouveau Premier ministre de transition prend la tête d’un pays « au bord de devenir un État défaillant », selon les termes employés récemment par le secrétaire d’État américain Antony Blinken. Mais Garry Conille dispose d’une solide expérience. Ce spécialiste du développement et de l’aide humanitaire a fait la majeure partie de sa carrière au sein des Nations unies. Il a notamment travaillé aux côtés de l’ancien président américain Bill Clinton, envoyé spécial de l’ONU pour Haïti au lendemain du dramatique tremblement de terre de 2010. Il a également occupé des postes dans plusieurs pays d’Afrique. Il maîtrise, donc, parfaitement les codes de la diplomatie internationale et devrait pouvoir compter sur de nombreux soutiens à l’étranger, à commencer par les États-Unis qui ont poussé au déploiement d’une force internationale pour aider la police haïtienne. Déploiement qui se fait toujours attendre.

L’homme de Washington ?

Faut-il voir dans sa nomination l’influence de Washington ? C’est une évidence, pour le politologue haïtien Jacques Nési, membre du Laboratoire caribéen de sciences sociales, qui parle même d’« un choix délibéré imposé par les États-Unis ». Face aux atermoiements et aux luttes internes qui minent le Conseil présidentiel de transition depuis son entrée en fonction, il y a plus d’un mois, « on peut dès lors penser que l’international aurait d’abord fait confiance à quelqu’un du sérail et qui vient des États-Unis et comprendrait mieux les relations entre Haïti et les autres acteurs internationaux », explique Jacques Nési. Une analyse que nuance Diego Da Rin, consultant pour l’International Crisis Group, qui relève que le profil de Garry Conille correspond en tout cas au portrait du Premier ministre idéal dressé par l’ambassade des États-Unis en Haïti. Vendredi dernier, dans un message, elle indiquait attendre avec « impatience un processus transparent qui permettra à Haïti d’avoir un Premier ministre et un gouvernement de transition sélectionnés sur la base du mérite technique et de l’impartialité ».

« Garry Conille est un technocrate qui a une longue expérience dans la coopération internationale, qui a l’habitude de traiter avec des gouvernements, des bailleurs de fonds, la société civile et des acteurs privés », détaille Diego Da Rin. Autant de compétences qui pourraient lui permettre de relever les défis qui s’imposent à lui. Rétablir l’ordre est la priorité absolue alors que les gangs contrôlent presque toute la capitale, sèment la terreur et désorganisent une bonne partie du pays. Pénurie de nourriture, de médicaments et d’autres produits de première nécessité… la population est confrontée à une grave crise humanitaire. Le système de santé est « au bord de l’effondrement », alertait l’Unicef, la semaine dernière. Garry Conille doit également relancer l’économie du pays et organiser des élections d’ici à 2025. Cela fait huit ans que les Haïtiens n’ont pas été convoqués aux urnes.

Ramener le calme et former un gouvernement

Pour mener à bien tous ces chantiers, Garry Conille va d’abord devoir constituer un gouvernement et la tâche s’annonce ardue. Le nouveau Premier ministre a été désigné à l’unanimité des six membres du Conseil présidentiel de transition présent lors du vote hier. « Il ne semble pas avoir été imposé par un secteur particulier », explique Diego Da Rin. Reste que chaque groupe va vouloir obtenir sa part du gâteau. « Les postes de ministres et certains postes clefs au gouvernement sont très convoités par les membres du CPT. Il faut s’attendre à de nouvelles disputes entre eux », prédit l’expert. « En Haïti, occuper un poste ministériel s’assimile assez souvent à l’accumulation de richesses. Or, tous ces acteurs politiques ou ces clans qui sont au sein du Conseil présidentiel vont concourir aux prochaines élections, et ont donc besoin de nouvelles ressources pour y participer », complète Jacques Nésy. « La difficulté pour Garry Conille est de laisser place soit à ces acteurs politiques, soit de faire appel à des gens de la société civile (…) compétents, honnêtes, patriotes », estime le politologue haïtien.

RFI via CONGO PUB Online

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