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À la Une

À la UneSociété

RDC : Le RAJEC qualifie de « honteuse » la condamnation de Stanis Bujakera

by Sam's Londele 19 mars 2024
written by Sam's Londele

Le Rassemblement des journalistes pour l’émergence du Congo (RAJEC) rejette la décision du Tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe condamnant le journaliste Stanis Bujakera à 6 mois de prison. Cette structure dénonce ce qu’il qualifie d’un « arrangement politique ».

« Le Rassemblement des journalistes pour l’émergence du Congo rejette en bloc la condamnation à 6 mois de prison du journaliste Stanis Bujakera. Cette condamnation honteuse s’apparente à un arrangement politique et non une décision judiciaire », note son porte-parole, Edmond Izuba.

Le RAJEC appelle le journaliste et correspondant du Magazine Jeune Afrique, Stanis Bujakera, à interjeter appel pour aboutir à son acquittement.

Il faut rappeler que Stanis Bujakera, directeur de publication adjoint d’Actualité.cd, a été condamné à 6 mois de servitude pénale et au paiement d’un million de francs congolais comme amende.

James Mushiya

ACTU 30 via CONGO PUB Online

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À la Une

Ce qu’il faut retenir de l’audition de Jaynet Kabila !

by admin9775 18 mars 2024
written by admin9775

Dans une récente affaire qui a attiré l’attention nationale et internationale, Jaynet Kabila, l’ex-députée et jumelle de l’ancien président Joseph Kabila, a été interrogée par les Renseignements militaires de la République démocratique du Congo.

L’interrogatoire, qui a duré près de six heures, a pris place dans un contexte tendu, survenant seulement 48 heures après une perquisition menée dans les installations de la Fondation Laurent Désiré Kabila, qu’elle dirige.

Selon son avocate, Me Adonah Kadima, aucun grief n’a été retenu contre Mme Jaynet Kabila. Dans ses déclarations à l’Agence Congolaise de Presse (ACP), Me Kadima a affirmé :

“Tout s’est bien passé. On a trouvé qu’il n’y avait rien de tout ce qu’on a relevé comme charge.” Cette déclaration soulève des questions quant à la nature de l’enquête et à la justification de la perquisition initiale.

Me Kadima a également souligné la gravité potentielle des accusations en affirmant que “dans le cas contraire, on ne te relâche pas, on peut te garder si les faits sont graves”.

Pourtant, malgré l’issue apparemment favorable de cet interrogatoire, l’avenir reste incertain. Me Kadima a conclu en précisant :

“Pour l’instant, il n’y a pas eu d’autre rendez-vous.”, a-t-elle déclaré.

Cette déclaration laisse entendre qu’il pourrait y avoir d’autres développements dans cette affaire à l’avenir.

Les prochains jours pourraient apporter davantage de clarifications sur cette affaire qui continue de captiver l’attention du public congolais et international.

Breve via CONGO PUB Online

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À la UneEconomie

Economie : tous les droits, taxes, redevances et factures des entreprises publiques seront payés en Franc congolais dès le 1er avril 2024 (officiel)

by Ruben Yale 18 mars 2024
written by Ruben Yale

Lors de la 129e réunion du Conseil des Ministres tenue le vendredi 15 mars 2024, le Gouvernement congolais a décidé, à l’issue de l’examen du cadre macroéconomique, du paiement en Franc congolais dès le 1er avril prochain, de tous les droits, taxes, redevances et factures des entreprises et établissements publics.

D’après le compte-rendu du Conseil des Ministres du 15 mars 2024, cette décision découle du fait que la situation sur le marché des changes nécessite une politique monétaire restrictive devant contribuer à l’appréciation du Franc congolais par rapport au dollar américain.

« Le Premier Ministre a présidé, le 13 mars 2024, la réunion hebdomadaire du Comité de conjoncture économique pour suivre de près l’évolution des principaux agrégats de l’économie nationale afin de maintenir la stabilité du cadre macroéconomique », indique le compte-rendu.

Question d’appliquer notamment les mesures relatives à l’obligation de payer les droits, taxes, redevances et factures des entreprises et services publics en Franc congolais à partir du 1er avril 2024 y compris l’installation des terminaux dans les supermarchés. Il a été également décidé de la poursuite du processus de dédollarisation de l’économie nationale ; la poursuite de la politique de diversification de l’économique nationale et la finalisation des réformes entreprises par la Banque centrale du Congo (BCC) en matière de paiement.

« Dans cet élan, pour contenir les pressions macroéconomiques actuelles, la poursuite d’une politique budgétaire prudentielle pour préserver la viabilité budgétaire et la qualité des dépenses publiques s’impose. Le Gouvernement s’emploie à rationaliser ses dépenses en priorisant les dépenses sociales incompressibles afin de préserver le pouvoir d’achat de la population, d’une part et d’autre part, les dépenses sécuritaires et de souveraineté pour imposer l’autorité de l’Etat dans la partie orientale du pays », indique le compte-rendu de la réunion gouvernementale.

Signalons par ailleurs que le Premier Ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, a également fait part de sa réunion avec les députés du Caucus du Haut-Uélé afin d’échanger sur la situation générale de la province, particulièrement dans le volet infrastructure avec l’effondrement de quelques édifices.

Olivier KAFORO

Zoomeco via CONGO PUB Online

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À la UneEconomie

Economie : les exportations de diamants ont généré plus de 86,5 millions USD en 2023

by Ruben Yale 18 mars 2024
written by Ruben Yale

À fin 2023, la République Démocratique du Congo (RDC) a réalisé un volume d’exportation de l’ordre de 8.305.796 carats de diamants sur les différents marchés.

A en croire les données de la Cellule technique de coordination et de planification minière, ces volumes d’exportation ont généré des recettes de l’ordre de 86,5 millions de dollars.

En ce qui concerne les opérations par filière d’exploitation, ce rapport renseigne un total de 6.671.325 carats de diamants d’exportation artisanale générant les recettes à hauteur de 64,2 millions de dollars.

Faible depuis plusieurs années, la production industrielle n’a pas fait le poids face à l’artisanal avec un volume d’exportation évalué à 1.634.470 de carats de diamants, générant les revenus de situés à 22,2 millions de dollars.

S’agissant des destinations finales de diamants congolais, la même source renseigne que les Émirats arabes ont enregistré les achats du diamants congolais d’un volume de 4.682.167,01; soit 56% des exportations annuelles, suivi de la Belgique, EU avec
3.427.254,36 soit 41% des exportations totales et l’Inde pointe à la troisième position avec 189.346,88 soit 2% .

Il sied de noter que la République Démocratique du Congo a enregistré son plus bas niveau d’exportation de diamants sur les marchés au cours des Cinq (5) dernières années.

En 2022, le pays a exporté un total de 11.683.439 carats de diamants sur les marchés générant les recettes de l’ordre de 145,9 millions de dollars.

Mitterrand MASAMUNA

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À la Une

Soudan du Sud : la canicule entraîne la fermeture des écoles

by Ruben Yale 18 mars 2024
written by Ruben Yale

Le gouvernement du Soudan du Sud a acté la fermeture des établissements scolaires en raison d’une vague de chaleur inédite, ce samedi 16 mars.

Les températures ont atteint les 45 °C dans ce pays tropical d’Afrique de l’est, particulièrement vulnérable au changement climatique.

Les ministères de l’Education, de la Santé et de l’Environnement ont émis une alerte canicule, soulignant que ce phénomène devrait durer au moins deux semaines selon les prévisions. « Des cas de décès liés à une chaleur excessive auraient déjà été signalés »,selon les autorités.

Conscientes des « graves risques » que ces fortes chaleurs représentent pour les enfants, les autorités ont annoncé la fermeture de toutes les écoles à compter de lundi, pour une durée indéterminée. Le gouvernement conseille aux parents d’empêcher leurs enfants de jouer dehors et de surveiller tout signe d’épuisement dû à la chaleur .

Le Soudan du Sud est très exposé au changement climatique, avec des épisodes de sécheresse souvent suivis de pluies torrentielles qui aggravent les conditions de vie déjà précaires de ses habitants.

Selon l’ONU, 9 millions de personnes – soit 80 % d’une population estimée à 11 millions – ont besoin d’une aide humanitaire, dans ce pays en proie à une violence chronique et à l’instabilité économique depuis son indépendance du Soudan en 2011.

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À la UneAfrique

Niger : la junte au pouvoir rompt la coopération militaire avec les États-Unis

by Sam's Londele 18 mars 2024
written by Sam's Londele

La junte militaire au pouvoir au Niger a mis fin à un accord militaire autorisant la présence des membres du personnel militaire et civil du département américain de la Défense sur son territoire, a déclaré, samedi, le porte-parole de la junte, le colonel Amadou Abdramane. Cette décision intervient après une visite effectuée cette semaine par des responsables américains.

« La présence américaine sur le territoire de la République du Niger est illégale ». Après les Français, les militaires américains pourraient à leur tour être chassés du Niger. Le régime des généraux au pouvoir à Niamey a dénoncé, samedi 16 mars, « avec effet immédiat » l’accord de coopération militaire passé avec les États-Unis en 2012, affirmant que la présence américaine « viole toutes les règles constitutionnelles et démocratiques ».

Rapidement après son arrivée au pouvoir lors d’un coup d’État le 26 juillet 2023, le régime de Niamey avait dénoncé des accords de coopération militaire avec la France et les derniers soldats français ont quitté le Niger fin décembre.

Après le coup d’État qui a renversé le président élu Mohamed Bazoum, Washington a suspendu sa coopération avec le Niger.

Mais les États-Unis comptent quelque 1 100 soldats engagés dans la lutte antijihadiste dans le pays et disposent d’une importante base de drones à Agadez (nord).

En décembre ils s’étaient dit prêts à reprendre cette coopération, sous conditions.

Samedi soir, le colonel Amadou Abdramane, porte-parole du régime a indiqué que le gouvernement nigérien « prenant en compte les aspirations et les intérêts de son peuple » avait décidé « en toute responsabilité de dénoncer avec effet immédiat l’accord relatif au statut du personnel militaire des États-Unis et des employés civils du département américain de la Défense sur le territoire du Niger ».

Dans un communiqué, lu à la télévision nationale, Amadou Abdramane précise que la présence militaire américaine est « illégale » et « viole toutes les règles constitutionnelles et démocratiques ».

Selon Niamey, cet accord « injuste » été « imposé unilatéralement » par les États-Unis, via une « simple note verbale », le 6 juillet 2012.

Cette décision survient après une visite de trois jours d’une délégation américaine menée par la secrétaire d’État adjointe aux Affaires africaines, Molly Phee.

Au cours de cette visite de trois jours, Molly Phee n’a pas pu rencontrer le chef du régime militaire Abdourahamane Tiani, selon une source gouvernementale nigérienne.

« L’arrivée de la délégation américaine n’a pas respecté les usages diplomatiques », a expliqué samedi Amadou Abdramane, assurant que le gouvernement américain avait informé Niamey de « façon unilatérale » de sa date d’arrivée et de la composition de sa délégation.

We are aware of the statement from the CNSP in Niger, which follows frank discussions at senior levels in Niamey this week about our concerns with the CNSP’s trajectory. We are in touch with the CNSP and will provide further updates as warranted.

— Matthew Miller (@StateDeptSpox) March 17, 2024

« Attitude condescendante »

 Il a également dénoncé « l’attitude condescendante » de Molly Phee, « une attitude de nature à saper la nature » des relations entre les deux pays, selon lui. 

Arrivée mardi à Niamey, cette délégation conduite par Molly Phee, secrétaire d’État adjointe aux Affaires africaines, devait initialement y passer deux jours, mais avait décidé de prolonger son séjour, selon la source gouvernementale nigérienne.

Elle a cependant pu rencontrer deux fois le Premier ministre nommé par les militaires, Ali Mahaman Lamine Zeine. 

Le porte-parole du département d’État américain, Matthew Miller, a fait savoir sur X que Washington avait pris connaissance du communiqué du régime de Niamey et qu’il faisait suite à des « discussions franches (…) sur nos préoccupations » concernant la « trajectoire » de la junte.

Les États-Unis sont toujours en contact avec la junte et fourniront de nouvelles informations « si nécessaire », a-t-il ajouté sur le même réseau social.

Le Pentagone a fourni à l’AFP une déclaration identique.

Samedi soir, le colonel Abdramane a également évoqué le retour à l’ordre constitutionnel dans ce pays qui s’est rapproché de ses voisins le Burkina et le Mali – eux aussi gouvernés par des militaires – mais aussi de pays comme l’Iran ou la Russie. 

« Le gouvernement du Niger a réaffirmé sa ferme volonté d’organiser dans les meilleurs délais le retour à une vie constitutionnelle normale », a-t-il déclaré, assurant qu’il s’agissait d’un « engagement solennel » du président de la transition, « tel qu’exprimé dans son adresse à la Nation du 19 août ».

Lors de ce message, le général Tiani avait alors évoqué une transition de trois ans maximum et que sa durée serait fixée par un « dialogue national ».

Depuis le coup d’État, le Niger a notamment – comme le Burkina et le Mali – quitté la Communauté économique des États d’Afrique de l’ouest (Cédéao) qui l’avait lourdement sanctionné. 

Fin février, la Cédéao avait décidé de lever une grande partie de ces sanctions. 

Le Niger, le Burkina et le Mali ont annoncé la création d’une force conjointe pour lutter contre les jihadistes qui frappent régulièrement leurs trois pays.

FRANCE 24 via CONGO PUB Online

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À la UneProvince

Lubero : 14 aires de santé en passe de rupture des médicaments à la suite de l’afflux des déplacés

by Sam's Londele 17 mars 2024
written by Sam's Londele

Quatorze aires de santé sur les 23 que compte la zone de santé de Kayina dans le territoire de Lubero sont en passe de connaître une rupture de médicaments. L’alerte est donnée par le médecin chef de zone de santé, Dr Aloïs Maliyabwana, qui justifie cette situation par l’afflux des déplacés dans la région, des déplacés qui fuient les combats entre FARDC et rebelles du M23 dans les territoires de Masisi et Rutshuru.  

« Nous avons 23 centres de santé et un hôpital général de référence. Parmi ces 23 centres de santé, nous n’avons que 9 qui ont un appui des partenaires en offrant les soins gratuits à la population de la zone, y compris bien sûr les déplacés. Mais voilà que nous avons 14 centres de santé, y compris l’hôpital général de Kayina qui n’ont pas d’appui. Et depuis que nous avons reçu cette vague des déplacés à partir du 7 mars 2024, nous avons enregistré des malades qui étaient même obligés d’être soignés gratuitement à cause de leur vulnérabilité », a expliqué Dr Aloïs Maliyabwana.

Faute des moyens, ajoute-t-il, ces déplacés sont soignés gratuitement dans les structures sanitaires locales. Il tire la sonnette d’alarme et appelle à l’aide pour faciliter l’accès aux soins de santé primaire aux déplacés et à la population dans la zone de santé de Kayina.

« Nous vivons de l’autofinancement. Dans ces 14 centres de santé non appuyés, le stock en médicaments est en train de s’épuiser surtout qu’il n’y a pas un financement qui vient de l’extérieur. Il faut vraiment l’urgence pour appuyer les centres de santé en médicaments, appuyer le personnel qui va prendre en charge cette population supplémentaire au-delà de la population traditionnelle que nous avons », a ajouté le Dr Aloïs Maliyabwana.

RADIO OKAPI via CONGO PUB Online

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À la UneSociété

L’UNIKIN fait du DG de l’ARSP l’un de ses ambassadeurs

by Sam's Londele 17 mars 2024
written by Sam's Londele

A l’occasion de la commémoration de son 70e anniversaire, l’Université de Kinshasa (UNIKIN) a fait de Miguel Kashal Katemb, directeur général de l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP), son ambassadeur.

L’UNIKIN a octroyé cette distinction au DG de l’ARSP, de concert avec l’Université de Lovanium, l’Université catholique du Congo et l’Université de Louvain la Neuve. Il s’agit d’une reconnaissance au travail de Miguel Kashal Katemb dans le domaine entrepreneurial, conformément à la vision du président de la République Félix Tshisekedi.

Dans son exposé, comme conférencier au cours de cette activité, le responsable de cet établissement public de régulation de la sous-traitance a planché sur l’innovation, la recherche scientifique et l’entrepreneuriat comme facteurs de création d’emplois.

« Le président de la République veut que nous puissions avoir des étudiants créateurs d’emplois. La recherche scientifique, elle est également une valeur ajoutée pour la création de l’emploi, par la technologie, et elle fait partie de la machine industrielle qui crée de l’emploi », a-t-il dit.

Présidée par le ministre de l’Enseig9nement supérieur et universitaire (ESU), Muhindo Nzangi, cette cérémonie du 70e anniversaire a connu la participation de plusieurs autres personnalités, comme le ministre de la recherche scientifique Gilbert Kabanda, le directeur général de l’Institut national de recherche biomédicale, (INRB), Dr Dr Jean-Jacques Muyembe, l’ambassadeur du Royaume de Belgique en RDC, ainsi que des autorités académiques de cet alma mater.

Le comité de gestion de l’UNIKIN a remis des titres de distinction et médailles d’honneur à d’autres personnalités également, pour leur apport au développement de cet établissement d’enseignement supérieur. Le cas de Gilbert Kabanda et du Dr Jean-Jacques Muyembe.

Corneille Lubaki

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À la UneMonde

Présidentielle en Russie: crédité de plus de 87% des suffrages, Vladimir Poutine largement réélu

by Sam's Londele 17 mars 2024
written by Sam's Londele

Le président Vladimir Poutine a obtenu 87,47% des voix à l’élection présidentielle russe, selon la Commission électorale du pays. Ce résultat encore provisoire a été délivré sur la base du dépouillement des bulletins de 36,3% des bureaux de vote. Comme attendu dans ce scrutin sans suspense, le maître du Kremlin se dirige vers un plébiscite.

Vladimir Poutine a remercié les Russes d’avoir voté à la présidentielle qu’il a largement remportée, selon des résultats préliminaires. Le président russe a estimé que ces premiers résultats démontraient la « confiance » des Russes dans son pouvoir. « Nous avons beaucoup de tâches concrètes et importantes à accomplir. Les résultats de l’élection témoignent de la confiance des citoyens du pays et de leur espoir que nous ferons tout ce qui est prévu », a-t-il déclaré dans un discours télévisé dans la nuit de dimanche à lundi. Vladimir a aussi mis en garde les occidentaux, assurant que son pays ne se laisserait pas « intimider », ni « écraser ». 

Un « soutien colossal », selon la télévision russe

« Soutien colossal », « consolidation incroyable » de la société… La télévision russe multipliait les superlatifs pour décrire la victoire du chef de l’État, après une élection dont l’opposition avait été exclue après une répression sans merci. Ce plébiscite marque un record pour celui qui avait toujours recueilli entre 64 et 68 % des suffrages aux scrutins précédents. Le pouvoir avait martelé au préalable que le peuple russe devait être « uni » derrière son leader, présentant le conflit ukrainien comme ourdi par les Occidentaux pour détruire la Russie. L’assaut contre l’Ukraine, déclenché par le maître du Kremlin en février 2022 et qui n’a pas d’issue en vue malgré ses dizaines de milliers de morts, était quant à lui en toile de fond du vote, d’autant que les attaques sur le territoire russe se sont multipliées cette semaine.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a estimé que Vladimir Poutine était un homme « ivre de pouvoir » qui veut « régner éternellement ». « Il est clair pour tout le monde que ce personnage, comme cela s’est produit si souvent dans l’histoire, est tout simplement ivre de pouvoir et fait tout ce qu’il peut pour régner éternellement », a déclaré Volodymyr Zelensky dans un message sur les réseaux sociaux, estimant que la présidentielle russe n’a « aucune légitimité ».

Le ministre des Affaires étrangères du Royaume-Uni David Cameron a déploré quant à lui l’absence d’élections « libres et équitables » en Russie, dans un message posté sur X (ex-Twitter). Le chef de la diplomatie britannique a dénoncé « l’organisation illégale d’élections sur le territoire ukrainien, l’absence de choix pour les électeurs », et « l’absence de contrôle indépendant de l’OSCE », l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe. 

These days, the Russian dictator imitates another "elections." Everyone in the world understands that this person, like many others throughout history, has become sick with power and will stop at nothing to rule forever.

There is no evil he would not do to maintain his personal… pic.twitter.com/zu1see37kl

— Volodymyr Zelenskyy / Володимир Зеленський (@ZelenskyyUa) March 17, 2024

Pas de place à la contradiction

En Russie, les autorités n’ont pas laissé de place aux contradicteurs du pouvoir : les trois autres candidats sélectionnés étaient tous dans la ligne du Kremlin, qu’il s’agisse de l’Ukraine ou de la répression qui a culminé avec la mort d’Alexeï Navalny dans une prison de l’Arctique en février. Dans ce contexte, l’épouse du défunt détracteur numéro un de Vladimir Poutine, Ioulia Navalnaïa, avait appelé ses partisans à se montrer en nombre en allant tous voter au même moment, à midi dimanche, contre le président russe. Elle-même a voté après plusieurs heures d’attente dans une foule immense à l’ambassade de Russie à Berlin. L’équipe d’Alexeï Navalny a déclaré que le score obtenu par Vladimir Poutine à la présidentielle russe n’avait « pas de lien avec la réalité ».

Par endroits à Moscou, comme à Saint-Pétersbourg, des queues importantes se sont formées à l’heure dite. Mais devant d’autres bureaux de vote, l’affluence ne semblait pas particulièrement élevée. Dans le quartier moscovite de Marino, devant le bureau où Alexeï Navalny votait naguère, quelques dizaines de personnes ont répondu à l’appel.

La porte-parole de la diplomatie russe a, quant à elle, affirmé que les électeurs allés en masse aux ambassades, comme à Paris, Londres et Berlin, n’étaient pas des partisans de l’opposition. « Ils sont venus voter, saisissant l’opportunité que leur pays, la Russie, leur a offerte malgré toutes les menaces de l’Occident », a écrit sur Telegram Maria Zakharova.

Les hostilités en Ukraine se sont aussi invitées dans le scrutin. La semaine électorale a notamment été marquée par des frappes aériennes meurtrières et des tentatives d’incursion terrestre à partir de l’Ukraine sur le territoire russe, répliques aux bombardements et assauts quotidiens de la Russie contre sa voisine depuis plus de deux ans.

L’opération « midi contre Poutine » fait le plein à l’étranger

Comment exprimer son désaccord avec la politique de Vladimir Poutine, dans un pays où aucune dissidence n’est tolérée, où la répression s’est encore renforcée et où aucun véritable candidat d’opposition n’a pu se présenter à la présidentielle ? L’opposition avait appelé à se rendre dans les bureaux de vote à la mi-journée. L’opération « midi contre Poutine » s’est soldée par quelques dizaines d’arrestations en Russie. Mais elle a surtout fait le plein à l’étranger, où des milliers d’électeurs russes se sont réunis.

De Tokyo à Berlin, en passant par Bichkek, Astana, Erevan. De Tel Aviv à Londres, en passant par Lisbonne, Madrid ou Limassol … En Asie, en Europe, au Moyen-Orient, de longues files d’attente se sont formées aux abords des représentations diplomatiques, parfois dès la matinée. À Paris, des milliers de personnes ont patienté durant plusieurs heures pour aller voter à l’ambassade. Un rassemblement a ensuite eu lieu sur la place du Trocadéro, en présence d’élus français et de dissidents russes, avec des slogans anti-Poutine ou appelant au retrait des troupes d’Ukraine.

Il y avait milliers de personnes également devant l’ambassade de Russie à Berlin, où la file d’attente s’est étendue sur plus d’1 kilomètre, selon le décompte du correspondant du média en ligne Agentstvo. Parmi les personnalités présentes, il y avait l’ancien magnat du pétrole, aujourd’hui opposant russe, Mikhaïl Khodorkovksi, et Ioulia Navalnaïa. La veuve d’Alexeï Navalny, mort en détention le mois dernier, s’était jointe à cette initiative, appelant à donner sa voix à n’importe quel candidat autre que Vladimir Poutine. « Ioulia on est avec toi », a scandé la foule à l’adresse de la jeune femme qui a promis de reprendre le flambeau de son mari. À deux pas de là, des manifestants ont déposé une baignoire avec une représentation de Vladimir Poutine dans un bain de sang.

RFI via CONGO PUB Online

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À la Une

Pour Mukwege, la levée du moratoire sur la peine de mort illustre un recul du système de protection des droits de l’homme

by Guyguy Lelo 17 mars 2024
written by Guyguy Lelo

Pour le prix Nobel de la paix Denis Mukwege, la levée du moratoire sur l’exécution de la peine de mort est inconstitutionnelle et illustre une dérive autoritaire et un recul inquiétant du système de protection national des droits de l’hommes. Il l’a déclaré sur son compte X le samedi 16 mars.

Denis Mukwege souligne que cette « mesure populiste est particulièrement dangereuse dans un pays où la justice est dysfonctionnelle et malade ».

Le déficit d’indépendance et d’impartialité du système judiciaire est notoire et la justice militaire ne prévoit pas de double degré de juridiction en violation des garanties procédurales inhérentes à un procès équitable, a-t-il renchérit. 

Pour le prix Nobel de la paix 2018, de nombreuses études ont démontré le caractère non dissuasif de la peine de mort.

Docteur Mukwege recommande l’abolition pure et simple de la peine de mort et une réforme profonde des secteurs de la sécurité et de la justice pour, dit-il, consolider un état de droit protecteur des libertés fondamentales. 

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