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À la Une

À la UneProvince

NORD-KIVU – Une marche citoyenne interdite à Goma, un organisateur arrêté dans un climat de tension

by admin9775 1 janvier 2026
written by admin9775

Une manifestation pacifique prévue le 2 janvier 2026 à Goma pour exiger le retrait des troupes rwandaises et des rebelles du M23 des zones occupées dans l’Est de la RDC se heurte à une interdiction ferme des autorités locales et à l’arrestation d’un de ses organisateurs. Cette séquence illustre le climat de répression et de contrôle qui règne dans la capitale du Nord-Kivu, sous influence de la rébellion.

Une marche citoyenne annoncée, puis interdite

Des jeunes issus de mouvements citoyens et de groupes de pression avaient annoncé l’organisation d’une marche pacifique pour réclamer le départ immédiat des forces rwandaises (RDF) et du M23. Cependant, le maire de Goma, Katembo, considéré comme étant sous l’autorité du M23, a publiquement interdit toute manifestation mercredi 31 décembre sur la RTNC.

« Nous avons trois services qui seront déployés : l’armée, la police et les services de renseignements pour remettre de l’ordre dans la ville », a-t-il averti, affirmant n’avoir reçu aucune notification officielle des organisateurs – une version contestée par la société civile qui dénonce une « intimidation ».

Arrestation d’un organisateur et réactions de la société civile

Avant même l’interdiction officielle, Mugisho Chimanuka Fabrice, l’un des coordonnateurs de la marche, a été arrêté. Son interpellation a suscité de vives réactions parmi les militants de Goma et Bukavu, qui y voient une « répression contre des citoyens qui s’expriment publiquement ».

Des acteurs locaux soulignent le contraste saisissant avec la récente manifestation présentée comme un « soutien populaire » au M23, qu’ils estiment avoir été organisée sous la contrainte. Pour eux, l’arrestation et l’interdiction confirment que les autorités installées par la rébellion n’acceptent aucune expression dissidente.

Un test pour les libertés fondamentales en zone sous contrôle rebelle

Les organisateurs de la marche interdite invoquent les droits constitutionnels à la liberté d’expression et de manifestation pacifique. Ils appellent les responsables du M23 à respecter ces droits et à privilégier le dialogue.

Cet épisode est un test révélateur de la nature de l’administration mise en place par le M23 dans les territoires qu’il contrôle. Il met en lumière :

  1. L’impossibilité pour la société civile locale d’exprimer librement une opposition à l’occupation rwando-rebelle.
  2. La stratégie de communication double du M23 : organiser des manifestations de soutien forcées tout en réprimant toute voix critique.
  3. La militarisation de l’espace public à Goma, avec la menace d’un déploiement conjoint de l’armée, de la police et des services de renseignement pour étouffer la contestation.

Alors que la communauté internationale appelle à un dialogue inclusif, la situation à Goma montre la difficulté pour la population civile de faire entendre sa voix dans un environnement sous contrôle militaire et politique d’un groupe armé.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UneEconomie

Accord RDC-USA : Daniel Mukoko Samba et Patrick Muyaya détaillent le contenu et dénoncent la « désinformation »

by admin9775 1 janvier 2026
written by admin9775

Face à la controverse suscitée par les déclarations de l’archevêque de Lubumbashi, Mgr Fulgence Muteba, le gouvernement a organisé un briefing de presse pour éclairer l’opinion sur les accords signés avec les États-Unis. Le vice-Premier ministre et ministre de l’Économie, Daniel Mukoko Samba, et le ministre de la Communication, Patrick Muyaya, ont présenté mardi les deux textes clés du partenariat, tout en appelant à une « lecture responsable ».

Deux documents distincts signés, et non « un accord de 99 ans »

Selon le patron de l’économie nationale, il s’agit avant tout d’un cadre légal de collaboration stratégique, allant bien au-delà d’un simple document administratif. Ce partenariat vise des retombées concrètes pour le pays, articulées autour de la paix, de la sécurité et du développement économique, avec à la clé la création de nombreux emplois. Daniel Mukoko Samba a précisé que l’accord repose sur des axes structurants majeurs, notamment le projet hydroélectrique du Grand Inga, le Corridor de Lobito, ainsi que plusieurs infrastructures routières d’envergure nationale. Autant de projets présentés comme des leviers essentiels pour stimuler la croissance, renforcer l’intégration régionale et améliorer la compétitivité de l’économie congolaise.

Le ministre a catégoriquement nié l’existence d’un « accord de 99 ans », une expression utilisée par Mgr Muteba pour dénoncer une prétendue exploitation minière à long terme. « Le partenariat stratégique signifie tout simplement deux États qui partagent une vision commune », a-t-il insisté.

Un cadre pour une « transformation » économique et sécuritaire

Selon le gouvernement, ces accords visent à faire entrer la RDC dans une « nouvelle phase de transformation ». Ils couvriraient plusieurs domaines :

  • Économie : Attraction d’investissements américains « structurants, encadrés et transparents ».
  • Sécurité : Coopération en matière de défense, dans un contexte de guerre à l’Est.
  • Gouvernance et coopération scientifique.

Une offensive de communication pour contrer la polémique

Cette conférence de presre s’inscrit dans une stratégie de communication réactive du gouvernement, après que les propos de l’évêque aient « suscité inquiétudes, débats et interprétations parfois contradictoires au sein de l’opinion publique ».

Pour contrer ce qu’il qualifie de « désinformation », le gouvernement a annoncé avoir compilé dans un recueil de plus de 100 pages les principaux textes diplomatiques récents, incluant l’accord de paix de juin 2025 avec le Rwanda et le partenariat stratégique avec les USA, afin d’en favoriser la « vulgarisation ».

Un débat national sur la souveraineté et la transparence

Cette séance de clarification montre la sensibilité du sujet dans un pays où la gestion des ressources naturelles et les partenariats avec les grandes puissances sont historiquement contestés. En répondant point par point à l’alerte de l’Église catholique – une institution très crédible – le gouvernement cherche à rétablir sa narration et à reprendre le contrôle d’un débat qui touche à la souveraineté nationale, à la transparence des contrats et à la confiance des citoyens. La publication annoncée des textes complets sera un test de cette promesse de transparence.

Par Marius Bopenga
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À la UneAfrique

Denis Sassou Nguesso candidat à un nouveau mandat en 2026, après plus de 40 ans au pouvoir

by admin9775 1 janvier 2026
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Le président congolais Denis Sassou Nguesso, 82 ans, a été officiellement désigné mardi 30 décembre candidat de son parti à l’élection présidentielle prévue le 22 mars 2026. Cette investiture, annoncée lors du sixième congrès ordinaire du Parti congolais du travail (PCT) à Brazzaville, ouvre la voie à un nouveau mandat pour un homme qui dirige déjà le Congo, avec des interruptions, depuis plus de quarante ans.

Un parcours marqué par une longévité exceptionnelle

Né en 1943, Denis Sassou Nguesso a dirigé le Congo sous le régime du parti unique de 1979 à 1992. Battu lors des premières élections pluralistes par Pascal Lissouba, il est revenu au pouvoir en 1997 à l’issue d’une guerre civile qui a ravagé le pays. Depuis, il a été réélu en 2002, 2009, 2016 et 2021. La révision constitutionnelle de 2015, qui a levé la limitation du nombre de mandats, lui avait déjà permis de se représenter.

Un contexte politique sous contrôle

Le congrès du PCT, parti dominant au pouvoir depuis des décennies, s’est tenu du 27 au 30 décembre dans un climat de fidélité affichée. L’annonce a été faite par Antoinette Kebi, deuxième rapporteur du congrès. Aucun autre candidat issu du parti n’a été mis en avant, confirmant le verrouillage interne autour de la figure présidentielle.

Enjeux et perspectives pour 2026

Cette candidature intervient dans un contexte économique et social tendu pour le Congo, pays riche en pétrole mais frappé par la pauvreté, les inégalités et une dette publique importante. L’opposition, historiquement fragilisée et divisée, n’a pas encore désigné de candidat capable de constituer une réelle alternative.

À 82 ans, Denis Sassou Nguesso briguera donc un mandat de sept ans qui, s’il est obtenu, le maintiendrait au pouvoir jusqu’en 2033, portant sa longévité politique à près de cinquante-quatre ans à la tête de l’État. La campagne officielle débutera dans les prochaines semaines, sous le regard d’observateurs internationaux qui scruteront le respect des libertés démocratiques et des conditions du scrutin.

Par Pascal Kabeya
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À la UneAfrique

Guinée: Mamadi Doumbouya élu président dès le premier tour, selon les résultats provisoires

by admin9775 31 décembre 2025
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Sans surprise, en Guinée, le général Mamadi Doumbouya est élu président de la République dès le premier tour, avec 86,72 % des voix, quatre ans après le coup d’État qui l’a porté au pouvoir. Les résultats provisoires ont été proclamés le soir du 30 décembre par la Direction générale des élections. Mamadi Doumbouya faisait face à des adversaires de faible envergure en l’absence des poids lourds de l’opposition, le président déchu Alpha Condé ou l’opposant Cellou Dalein Diallo. L’enjeu de ce scrutin était donc faible, l’annonce des résultats n’a pas suscité d’engouement.

C’est dans le calme que Conakry a accueilli l’annonce des résultats, ce 30 décembre vers 23h. Pas de concert de klaxons, pas de manifestation spontanée, les habitants de la capitale de la Guinée sont restés à la maison. Les rues étaient vides comme elles le sont habituellement à cette heure un soir de semaine. Seuls quelques dizaines de partisans de Mamadi Doumbouya sont brièvement sortis célébrer sa victoire.

Quatre candidats avaient déjà reconnu leur défaite et félicité Mamadi Doumbouya au moment de l’annonce des résultats, mais pas Abdoulaye Yéro Baldé ni Faya Millimouno, arrivés respectivement deuxième avec 6,59 % et troisième avec 2,04 % des voix. Le taux de participation officiel, lui, se situe finalement à 80,95 %, un peu plus bas que les 85 % initialement annoncés. Ces résultats doivent désormais être validés par la Cour suprême

On arrive donc à la fin d’un processus électoral marqué par l’absence des poids lourds de l’opposition, tous en exil. Le président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) Cellou Dalein Diallo avait même dénoncé une « mascarade électorale » et appelé ses militants à rester chez eux. Dans leurs déclarations finales, les missions d’observation de l’Union africaine et de la Cédéao ont relevé l’absence des principaux partis d’opposition, tout en félicitant les autorités guinéennes pour la bonne organisation du scrutin. Quatre ans après avoir suspendu la Guinée à cause du coup d’État, ces deux organisations devraient désormais la réintégrer pleinement.  

« Irrégularités, enlèvements et disparitions » dénoncés

Dans sa déclaration de fin de mission, l’Union africaine a aussi appelé les autorités guinéennes à « lutter plus efficacement contre le phénomène des enlèvements et disparitions de personnes », et à « élucider le sort des victimes », car, selon elle, cela « mine la confiance des citoyens ». Plusieurs voix critiques ont en effet disparu au cours de cette transition, qui touche désormais à sa fin.

Le Bloc Libéral, formation politique du candidat Faya Millimono, affirme que durant la campagne, au moins treize de ses responsables ont été emprisonnés ou menacés, dont l’enlèvement au début du mois d’un directeur de campagne adjoint, toujours porté disparu. Oumar Sanoh, le président du Bloc Libéral, explique également détenir des éléments démontrant des fraudes pendant le scrutin.  

Nous avons une commission technique composée de plus de 400 jeunes qui collectaient les irrégularités qui se passaient sur le terrain. Il y a une vidéo qui circule qui montre clairement des fraudes pendant le scrutin.

Oumar Sanoh, président du Bloc Libéral dénonce des irrégularités et intimidationsTangi Bihan

Les principales figures politiques du pays sont en exil ou en prison, et ont donc été empêchées de concourir. Parmi les huit challengers autorisés, le Bloc Libéral est l’un des derniers partis d’opposition toujours actif dans le pays. Le BL dénonce « des pratiques frauduleuses » et « de graves irrégularités » durant le scrutin.

RFI

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À la UnePolitique

L’UE et Denis Mukwege condamnent les propos du porte-parole des FARDC, Kinshasa suspend le général et un journaliste

by admin9775 31 décembre 2025
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Une violente polémique provoquée par des déclarations discriminatoires du porte-parole des Forces armées de la RDC (FARDC) a entraîné une cascade de réactions nationales et internationales, mettant à nu les fractures ethniques et les défis de la communication d’État en temps de guerre. L’Union européenne et le Prix Nobel de la Paix, le Dr Denis Mukwege, ont condamné ces propos, tandis que les autorités congolaises ont suspendu le général concerné et un responsable de la télévision publique.

L’origine de la crise : des propos stigmatisants à l’antenne nationale

La crise a éclaté samedi 27 décembre sur les antennes de la Radio-Télévision Nationale Congolaise (RTNC). Le général Sylvain Ekenge, porte-parole des FARDC, a tenu des déclarations déconseillant aux Congolais d’épouser des femmes de la communauté tutsi. Ces propos, perçus comme ouvertement discriminatoires et stigmatisants, ont immédiatement provoqué une onde de choc.

Réactions internationales : l’UE et Mukwege condamnent fermement

L’Union européenne a « condamné » les propos et « noté avec satisfaction les mesures prises par les autorités ». Elle a appelé à continuer d’agir contre tout discours de haine « à un moment clé dans la recherche de la cohésion nationale ».

Le Dr Denis Mukwege a été plus sévère dans un communiqué, condamnant « tout discours et tout acte de haine, d’humiliation et de discrimination ». Il a averti que de telles paroles, « particulièrement lorsqu’elles émanent d’une autorité publique », sont « dangereuses » et « fragilisent le vivre-ensemble » dans un contexte déjà tendu. Il a rappelé les « liens humains et culturels profonds » dans la région et dénoncé l’impunité des « dignitaires assoiffés de sang et de pouvoir ».

Mesures disciplinaires internes

Face au tollé, les autorités ont réagi rapidement :

  1. Suspension du général Ekenge : L’État-major général des FARDC s’est désolidarisé des propos et a suspendu le général Sylvain Ekenge de ses fonctions de porte-parole.
  2. Suspension d’un cadre de la RTNC : Oscar Mbal Kahij, directeur de l’information TV par intérim, a été suspendu à titre conservatoire. Il est reproché à ce cadre d’avoir laissé diffuser les propos sans recadrage, manquant à sa responsabilité éditoriale sur le média public.

La défense de Kinshasa à l’Union africaine

Lors d’une réunion du Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’Union africaine, la délégation congolaise a adopté une position officielle. Elle a condamné « l’instrumentalisation de l’ethnicité comme prétexte à une agression » – une référence claire à la justification souvent avancée par le Rwanda pour son intervention en RDC. Elle a ensuite cherché à circonscrire l’incident, affirmant que toute dérive verbale « relève de comportements individuels et non d’une politique de l’État ».

Un incident révélateur de tensions profondes

Cet épisode dépasse le simple dérapage médiatique. Il révèle :

  • La porosité des discours de guerre et des préjugés ethniques au plus haut niveau des institutions.
  • La vulnérabilité de la cohésion nationale dans un conflit instrumentalisant les identités communautaires.
  • La difficile gestion de la communication d’État entre la nécessité de mobiliser contre une agression et le devoir de préserver l’unité du pays.
  • La vigilance de la communauté internationale sur ces questions, qui sert de garde-fou.

La rapidité des sanctions démontre la conscience du gouvernement quant à la gravité de l’incident. Cependant, la défense présentée à l’UA (« comportements individuels ») montre la difficulté à assumer une responsabilité systémique, dans un climat où la rhétorique guerrière et la désignation d’un ennemi « ethnique » sont parfois utilisées comme outils de mobilisation. La réconciliation nationale promise par les autorités devra désormais composer avec les blessures ouvertes par ce discours officiel.

Par Marius Bopenga
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À la UneSport

CAN 2025 : La RDC domine le Botswana (3-0) et affrontera l’Algérie en huitièmes

by admin9775 31 décembre 2025
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Sans forcer leur talent, les Léopards de la République démocratique du Congo ont parfaitement rempli leur mission. Ce mardi au stade Al Barid de Rabat, la RDC s’est imposée 3-0 face au Botswana lors de la dernière journée du Groupe D de la CAN 2025. Une victoire nette qui permet aux hommes de Sébastien Desabre de terminer à la 2ᵉ place du groupe et de se qualifier pour les huitièmes de finale, où ils affronteront l’Algérie.

Un match maîtrisé de bout en bout

Dès les premières minutes, les Congolais ont pris les commandes des opérations, étouffant toute velléité botswanaise. Leur domination s’est rapidement traduite dans les chiffres : 13 tirs contre 1 en première mi-temps. L’ouverture du score est tombée à la 31ᵉ minute par l’intermédiaire d’Elia Meschack, qui a reprise de volée un ballon au centre de la surface pour ouvrir la marque.

La RDC n’a pas relâché la pression. Dix minutes plus tard, Gaël Kakuta a transformé un penalty, obtenu à la suite d’une main en surface, portant le score à 2-0 avant la pause.

Kakuta, homme du match

En seconde période, le même Gaël Kakuta est venu sceller le sort du match en signant un doublé à la 61ᵉ minute, sur une nouvelle action collective bien menée. L’attaquant Simon Banza a cru ajouter un quatrième but, mais sa réalisation a été annulée après consultation de la VAR pour un hors-jeu.

Classement final du Groupe D et tableau des huitièmes

Avec cette victoire, la RDC termine avec 7 points, tout comme le Sénégal. C’est la meilleure différence de buts des Lions de la Teranga (+6 contre +4) qui leur offre la première place.

  • 1. Sénégal – 7 pts (+6)
  • 2. RDC – 7 pts (+4)
  • 3. Bénin – 3 pts (-3)
  • 4. Botswana – 0 pt (-7)

Rendez-vous avec les Fennecs pour un choc dès les huitièmes

Les Léopards héritent d’un duel d’entrée périlleux en phase à élimination directe. Ils affronteront les Fennecs d’Algérie, mardi 6 janvier 2026 à Rabat (17h00 heure de Kinshasa). L’Algérie, finaliste malheureux en 2024, sera un test de vérité pour une équipe congolaise qui a montré de la solidité en phase de groupes mais devra désormais faire preuve d’une efficacité redoublée.

Les 16 qualifiés pour les huitièmes : Égypte, Nigeria, Algérie, Afrique du Sud, Maroc, Mali, Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Mozambique, Côte d’Ivoire, RD Congo, Sénégal, Soudan, Tunisie, Tanzanie.

Par Pascal Kabeya
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À la UneProvince

SUD-KIVU – Les FARDC annoncent la reprise de Lwanga et Kigongo et la reddition de cinq rebelles du M23

by admin9775 31 décembre 2025
written by admin9775

Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) affirment avoir repris le contrôle, ce lundi 29 décembre, de deux localités stratégiques du Sud-Kivu, Lwanga et Kigongo, jusqu’alors aux mains de la rébellion du M23. Cette annonce intervient quelques jours après la reprise de Makobola dans la même province, suggérant une reprise d’initiative des forces loyalistes dans la région.

Selon le lieutenant Mbuyi Kalonji Reagan, porte-parole des opérations Sukola 2 Sud-Kivu, ces villages ont été reconquis « après de violents combats » entre les FARDC et la rébellion soutenue par l’armée rwandaise (RDF). « Les FARDC viennent de reconquérir Lwanga et Kigongo, cela grâce à une offensive de taille », a-t-il déclaré à Actu30.cd.

Une reddition symbolique en marge des combats

Outre les gains territoriaux, l’armée congolaise rapporte un fait symbolique : cinq combattants du M23/AFC se seraient rendus aux FARDC avec leurs armes. Cette reddition, si elle est confirmée, pourrait indiquer une baisse de moral ou des dissensions au sein des rangs rebelles face à la pression militaire accrue.

Une séquence offensive dans le Sud-Kivu

Cette nouvelle avancée s’inscrit dans une séquence d’opérations militaires plus large dans le Sud-Kivu. Elle fait suite à l’annonce, la semaine dernière, de la reprise de Makobola 1 et 2 par les forces gouvernementales, appuyées par les groupes d’autodéfense Wazalendo. Ces succès, bien que localisés, permettent aux FARDC de consolider leur présence et de menacer les lignes de communication du M23 dans la région d’Uvira.

Un rééquilibrage tactique fragile

Ces annonces doivent être interprétées avec prudence dans le contexte de la guerre de l’information qui accompagne le conflit. Elles témoignent néanmoins d’une reprise d’initiative tactique des FARDC dans certaines zones du Sud-Kivu, contredisant la dynamique d’expansion rapide du M23 observée en décembre avec la prise d’Uvira.

Cependant, la situation globale reste extrêmement volatile. Le M23 conserve le contrôle de positions stratégiques majeures, notamment la ville d’Uvira et ses environs, et dispose d’une importante capacité de réorganisation. La capacité des FARDC à capitaliser sur ces gains locaux, à les sécuriser durablement et à étendre leur pression constituera le véritable test dans les prochaines semaines.

Par Marc Kabido, correspondant à Uvira
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À la UneNouvelles nécrologiques

Décès de Brigitte Bardot: un mythe au service d’une cause

by admin9775 28 décembre 2025
written by admin9775

Décédée ce dimanche 28 décembre à l’âge de 91 ans, Brigitte Bardot était devenue, en un seul film, le sex-symbol planétaire des années 1950-1960. La star, qui n’en a toujours fait qu’à sa tête, s’était détournée brutalement du cinéma en 1973 pour se consacrer exclusivement à la défense de la cause animale.

Disparue à l’âge de 91 ans, Brigitte Bardot avait depuis longtemps tourné la page cinéma d’une carrière qui fut moins météorique et futile qu’on ne le pense au grand écran : 46 films quand même (en comptant les petits rôles) entre 1952 et 1973. Star planétaire capable de provoquer des émeutes au summum de sa gloire dans les années 1960, elle avait tourné le dos à la caméra en 1973 et s’était, depuis, consacrée à la défense des animaux, cause qu’elle a embrassée avec passion et ténacité jusqu’à son dernier souffle.

Issue de la grande bourgeoisie parisienne – père industriel, mère passionnée de mode –, Brigitte Bardot débute comme mannequin chez Elle dès l’âge de dix ans pour présenter la collection « junior », alors qu’elle suit parallèlement des cours de danse au Conservatoire de Paris. Repérée à la fois pour sa plastique parfaite et son caractère déjà bien trempé, elle est approchée par le metteur en scène Marc Allégret et son assistant, un certain Roger Vadim, qui tombe instantanément amoureux d’elle et vice-versa. La jeune fille a déjà fait quelques apparitions dans des petits rôles lorsqu’elle épouse Roger Vadim en décembre 1952, à 18 ans à peine. Lui en a 24.

Et soudain naquit « BB »

L'actrice française Brigitte Bardot pose lors du 8e Festival de Cannes, à Cannes, dans le sud de la France, en mai 1955.
L’actrice française Brigitte Bardot pose lors du 8e Festival de Cannes, à Cannes, dans le sud de la France, en mai 1955. © UPI / AFP

La carrière de la future superstar bascule trois ans et demi plus tard lorsque sort Et Dieu… créa la femme (1956). Vadim a eu toutes les peines de la Terre à monter ce qui est son premier film, mais Et… Dieu créa la femme fait l’effet d’une bombe dans un monde pas exactement préparé à l’érotisme dévastateur exhalé par celle qui va propulser ses initiales, BB, dans les étoiles. En quelques mois, la voilà devenue icône mondiale, une célébrité si forte qu’elle rejaillit également sur Saint-Tropez, le petit port varois où le film a été tourné et où la star acquiert, en 1958, La Madrague, propriété les pieds dans l’eau qui va devenir sa tanière.

Dès lors, les scénarios affluent mais, à 24 ans, l’actrice désormais la mieux payée de France ne se précipite pas et refuse systématiquement de céder aux multiples offres venues de l’étranger. Hormis une fois dans sa carrière – pour l’oubliable Shalako d’Edward Dmytryk, avec Sean Connery en 1968 –, elle ne sera d’ailleurs dirigée que par des metteurs en scène français ou francophones. Entre 1957 et 1963, elle tourne 11 films, dont les plus notables sont En Cas de malheur – un drame avec Jean Gabin –, Babette S’en va-t-en guerre – une comédie avec Francis Blanche – et La Vérité d’Henri Georges-Clouzot.

Ses répliques cultes au cinéma

Remariée à Jacques Charrier, rencontré sur le tournage de Babette, Bardot vit particulièrement mal le tournage de La Vérité qui survient juste après la naissance de Nicolas, un fils dont elle ne va jamais vouloir, ou savoir, s’occuper. À bout de nerfs, elle tente même de se suicider le jour de ses 26 ans. Mais elle a de la ressource et se ressaisit vite, tenant même tête à l’organisation secrète d’extrême droite française OAS qui veut la rançonner. Elle va dénoncer elle-même l’affaire à la police, devenant un symbole contre l’organisation prônant le maintien de l’Algérie en tant que colonie française.

On est en 1962 et c’est à cette époque qu’intervient sa prise de conscience de la condition animale. Émue par un reportage sur les abattoirs, elle élimine la viande de son alimentation et vient pour la première fois plaider la cause des animaux au micro de Pierre Desgraupes dans Cinq Colonnes à la Une, l’émission phare de l’ORTF.

L’année 1963 est marquée par Le Mépris, où son éclatante beauté illumine le chef-d’œuvre de Jean-Luc Godard, un film devenu culte mais qui ne reçut qu’un accueil mitigé à sa sortie. Il aurait pu marquer un tournant vers une carrière plus sélective, mais ni Brigitte Bardot, ni Jean-Luc Godard ne retrouveront la même grâce, ni la même force au grand écran qu’à travers cette tragédie moderne tournée dans l’azur de la Côte amalfitaine. Après le cinéaste suisse, BB flirte pourtant à nouveau avec la Nouvelle Vague pour Viva Maria ! de Louis Malle, aux côtés de Jeanne Moreau. Un film dont elle assure, à contrecœur, la promo aux États-Unis en 1965, mais qui assoit encore un peu plus son statut de sex-symbol outre-Atlantique.

Une icône planétaire qui se donne à la chanson

Brigitte Bardot et Serge Gainsbourg sur le tournage du Show télévisé réalisé par François Reinchenbach.
Brigitte Bardot et Serge Gainsbourg sur le tournage du Show télévisé réalisé par François Reinchenbach. © AFP

En 1964, BB a fêté ses 30 ans, s’affichant en Une de Paris-Match, hebdomadaire avec lequel elle aura souvent collaboré et où elle est apparue 39 fois en couverture entre ses débuts et son 80e anniversaire. Bien plus qu’une star, elle représente alors un symbole qui va durer : celui d’une femme libre de ses désirs et de ses choix et aussi à l’avant-garde de la mode – tour à tour ingénue, pin-up, sex-symbol, amazone ou hippie avec sa moue boudeuse, ses yeux de biche et son abondante chevelure blonde.

Souvent imitée, jamais égalée, elle correspond à un absolu qui fait fantasmer les hommes et dont veulent s’inspirer les femmes. « John (Lennon, NDLR) et moi étions excités par Brigitte Bardot quand nous étions adolescents, résumait l’ex-Beatle Paul McCartney. Elle était stupéfiante et française. Pour nous, Brigitte, avec ses longs cheveux blonds, sa silhouette inouïe et ses petites lèvres boudeuses représentait la beauté féminine absolue. »

Délaissant petit à petit le cinéma – seuls L’Ours et la Poupée de Michel Deville (1970), Boulevard du Rhum et Les Pétroleuses (1971) marqueront les esprits –, BB pousse la chansonnette.

Dotée de talents limités dans ce domaine mais jamais en reste pour s’amuser, elle laisse opérer son charme et sa scansion si particulière de fausse ingénue. C’est évidemment sa collaboration avec Serge Gainsbourg qui reste à la postérité, collaboration artistique doublée d’une idylle aussi brève que fulgurante (elle est alors en rupture d’avec Gunther Sachs, son troisième mari), liaison abondamment commentée par un Gainsbourg qui ne s’en remettra jamais totalement. Cela nous a laissé, entre autres, « Harley-Davidson », « Comic Strip » et le tube mondial « Je T’aime… moi non plus ». Mais ces deux derniers titres sont avant tout popularisés avec la voix de Jane Birkin, mais bien chantés par BB dans leur version initiale, archivée avant leur sortie.

À l’approche de la quarantaine, Brigitte n’en peut plus d’être Bardot et elle offre une dernière fois son corps dénudé aux caméras de Vadim (Don Juan 73) puis de Nina Companeez en 1973 (L’Histoire très bonne et très joyeuse de Colinot Trousse-chemise), deux films sans envergure.

Clap de fin, on ne verra plus BB à l’écran. « J’arrête le cinéma, c’est fini, ce film est le dernier, j’en ai marre », confie-t-elle à France-Soir, un scoop qui fait le tour du monde en un éclair. Débarrassée du poids d’une célébrité devenue décidément trop lourde à porter, elle va désormais consacrer le reste de sa vie aux animaux avec, pour première fonction, celle de porte-parole de la SPA (Société protectrice des animaux) et, pour premier champ de bataille, la banquise et la défense des bébés-phoques.

La belle et les bêtes

Brigitte Bardot dans un refuge pour chiens à Nice, dans le sud de la France, tenant l'un des 143 chiots saisis par les douaniers dans un fourgon hongrois, le 28 décembre 2005.
Brigitte Bardot dans un refuge pour chiens à Nice, dans le sud de la France, tenant l’un des 143 chiots saisis par les douaniers dans un fourgon hongrois, le 28 décembre 2005. © AFP – VALERY HACHE

Ce premier combat va s’avérer un succès puisque, le 15 mars 1977, l’alors président Valéry Giscard d’Estaing interdit l’importation de peaux de phoques en France, interdiction qui sera adoptée par l’ensemble des pays de l’Union européenne en 1983. Dopée par ce premier succès, Bardot se démène ensuite pour faire interdire la consommation de viande de cheval, mais ce combat-là débouche sur un échec dans un pays qui est le deuxième plus gros consommateur de viande de cheval en Europe de l’Ouest. 

Elle rebondit en créant, grâce à la revente de biens personnels, la Fondation Brigitte Bardot, un organe de lobbying et de protection des animaux qui comptait 70 000 membres en 2013. « J’ai donné ma jeunesse et ma beauté aux hommes. Maintenant je donne ma sagesse et mon expérience et le meilleur de moi-même aux animaux », déclare-t-elle alors. Reconnue d’utilité publique par le Conseil d’État en 1992, la Fondation (13,9 millions d’euros de ressources en 2013, dont 73 % consacrés aux animaux) est l’une des plus grandes fiertés de sa présidente qui a légué ses propriétés de Bazoches (Yvelines) et de La Madrague pour lui donner une assise financière plus solide.

Cette même année 1992, BB épouse Bernard d’Ormale, un industriel proche du leader du Front national, Jean-Marie Le Pen. Bien qu’elle se défende d’être d’extrême droite (elle a cependant reconnu avoir plusieurs fois voté Front national, l’ancêtre de l’actuel Rassemblement national), Brigitte Bardot va défrayer la chronique à de nombreuses reprises pour des déclarations à l’emporte-pièce sur les homosexuels, les hommes politiques, les musulmans ou les enseignants. Elle est d’ailleurs plusieurs fois condamnée pour « incitation à la haine raciale » après des sorties malvenues sur l’islam et l’Aïd el-Kebir.

Toujours battante malgré une santé déclinante, ces dernières années elle s’était particulièrement attaquée au commerce de la fourrure, au sort des chiens et des chats en Asie, à la chasse aux phoques au Canada et aussi au braconnage en mer, offrant en 2014 l’asile à son vieil ami Paul Watson, le cofondateur de Greenpeace, qui a baptisé son trimaran le MV Brigitte Bardot.

Au cours des dernières années, la star des années 1960 avait eu plusieurs ennuis de santé, lui valant de nombreuses hospitalisations. En novembre, Var–Matin avait affirmé que la star de 91 ans était hospitalisée à Toulon, un mois après un séjour lié à une intervention chirurgicale, en octobre. En mai dernier, dans une interview à BFMTV, elle avait assuré vivre « comme une fermière » entourée de ses moutons, ses cochons, ses chiens, ses chats, son âne et sa ponette et ne posséder « ni portable, ni ordinateur ».

Disparue à l’âge de 91 ans ce dimanche à Saint-Tropez, celle qui fut la première actrice à prêter ses traits à la Marianne républicaine aura finalement donné raison à l’adage selon lequel « la plus belle femme du monde ne peut donner que ce qu’elle a ».

RFI

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À la UnePolitique

Face aux conflits à l’Est, Muzito dévoile un budget militaire ambitieux de 5 milliards USD

by admin9775 28 décembre 2025
written by admin9775

Face à la persistance des conflits à l’Est, la République démocratique du Congo entend considérablement renforcer son budget militaire dans les années à venir. Dans sa 36ᵉ tribune publiée le 24 décembre, le vice-Premier ministre et ministre du Budget, Adolphe Muzito, a dévoilé des projections selon lesquelles près de 5 milliards de dollars pourraient être consacrés à la défense et à la sécurité nationale entre 2026 et 2030.

Un constat sécuritaire qui justifie l’effort financier

L’ancien Premier ministre inscrit explicitement cette orientation budgétaire dans un contexte de dégradation prolongée de la sécurité, notamment dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. Il dresse un bilan sévère, notant que ces régions « demeurent le théâtre d’affrontements récurrents, dont l’intensité s’est accentuée depuis 2021 ».

Dès lors, la défense n’est plus présentée comme une dépense administrative, mais comme « un levier central de stabilisation et de préservation de la souveraineté nationale », élevée au rang de priorité structurelle aux côtés des investissements sociaux et des infrastructures.

À quoi serviront ces fonds ?

Selon le document, ces enveloppes budgétaires conséquentes doivent couvrir plusieurs axes majeurs :

  • La masse salariale et la prise en charge des Forces armées de la RDC (FARDC) et de la Police nationale congolaise (PNC).
  • Le financement des opérations militaires en cours et à venir.
  • L’appui aux populations civiles affectées par les conflits et les déplacements forcés.

Une stratégie « équilibrée » entre force militaire et diplomatie

Adolphe Muzito défend une approche à deux volets. Si le renforcement des capacités militaires (équipement, efficacité opérationnelle) est jugé indispensable, il doit, selon lui, s’accompagner de « efforts diplomatiques » vigoureux. « La recherche de la paix avec les pays voisins ne saurait faire l’économie d’une armée mieux équipée et d’un dispositif de protection du territoire plus efficace », a-t-il affirmé, semblant viser implicitement les tensions avec le Rwanda.

Des projections basées sur une hypothèse de croissance

Cette ambition sécuritaire repose sur des hypothèses macroéconomiques optimistes. Le plan budgétaire table sur une progression soutenue des recettes publiques entre 2026 et 2030, notamment tirée par le secteur extractif. C’est cette croissance anticipée qui devrait, en théorie, permettre de financer le secteur de la défense « sans compromettre les autres priorités nationales ».

Un engagement chiffré dans un contexte de guerre

Cette annonce constitue la traduction budgétaire la plus concrète à ce jour de la volonté affichée par le président Félix Tshisekedi de reprendre l’initiative militaire face aux groupes armés, en particulier le M23. Elle intervient à un moment où la pression internationale pour une solution diplomatique est forte, mais où les revers sur le terrain (comme la chute d’Uvira) plaident pour un renforcement des FARDC.

La crédibilité de ce plan dépendra de la capacité de l’État à générer les recettes promises et à garantir que ces fonds colossaux soient effectivement alloués et utilisés de manière efficiente et transparente, dans un secteur historiquement miné par des défis de gouvernance.

Par Marius Bopenga
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À la Une

Les gouvernement Congolais dément catégoriquement tout retard dans le paiement des salaires des fonctionnaires

by admin9775 28 décembre 2025
written by admin9775

Le gouvernement congolais a formellement démenti, ce samedi, des rumeurs persistantes faisant état d’un prétendu retrait dans le paiement des salaires des agents de l’État pour le mois de décembre. Ces informations, qualifiées de « fausses » et attribuées par les autorités à des « milieux proches d’un ancien membre du Gouvernement », auraient selon elles pour but de créer un climat d’inquiétude sociale.

Un processus de paiement « lancé depuis le 20 décembre »

Selon des recoupements effectués auprès des services du ministère du Budget et du ministère des Finances, le processus de paiement des salaires a bel et bien débuté le 20 décembre 2025 sur l’ensemble du territoire national. Les autorités précisent que la priorité a été donnée à certaines catégories sensibles, notamment les militaires, les policiers et les enseignants de la ville de Kinshasa, qui auraient déjà perçu leurs émoluments.

« À ce jour, ces agents ont déjà perçu leurs salaires, contredisant ainsi les informations selon lesquelles aucun paiement ne serait intervenu avant le 1er janvier 2026 », ont affirmé les sources officielles.

Un calendrier établi jusqu’au 31 décembre

Les autorités assurent que les dispositions nécessaires ont été prises pour assurer, entre le 27 et le 31 décembre, le paiement des autres catégories de fonctionnaires, incluant les médecins, les professeurs d’universités et les magistrats. Le processus se déroulerait, selon elles, « sans interruption ni difficulté majeure ».

Un appel à la vigilance contre la « désinformation »

Face à ces rumeurs, les autorités financières lancent un appel à la vigilance de la population et invitent les agents de l’État à ne se fier qu’aux communications officielles des ministères compétents. Cette mise au point s’inscrit dans un contexte où la lutte contre la désinformation sur des sujets sociaux sensibles est présentée comme un enjeu crucial pour la stabilité et la confiance entre l’État et ses citoyens.

Un climat politique tendu

Cette offensive de communication gouvernementale intervient alors que le climat politique est marqué par de vives tensions, notamment après la récente polémique entre le porte-parole du gouvernement et la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO). Le démenti cible explicitement des « anciens membres du Gouvernement », dans un contexte où la question des salaires des fonctionnaires reste un sujet socio-économique sensible et potentiellement mobilisateur.

Par Pascal Kabeya
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