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À la Une

À la UnePolitique

Kinshasa : Fayulu, Katumbi, Sesanga et Matata confirment leur meeting du 17 juin à D’jili

by Sam's Londele 12 juin 2023
written by Sam's Londele

Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Augustin Matata et Delly Sesanga, disent maintenir leur meeting populaire du 17 juin prochain à la place de Sainte Thérèse dans la commune de D’jili, question d’exprimer leur rejet du processus électoral en cours.

Aussi, ces quatre leaders de l’opposition en République démocratique du Congo, confirment leur marche sur les artères de la capitale Kinshasa en la date du 21 juin 2023.

A noter que c’est le parti Envol qui a fait la communication de ces manifestations le dimanche 11 juin 2023.

Par Kevin Muteba

OBJECTIFS INFO via CONGO PUB Online

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À la UneSociété

Nomination de nouveaux magistrats civils et militaires de la session 2023

by Sam's Londele 12 juin 2023
written by Sam's Londele

L’ordonnance présidentielle nommant des nouveaux magistrats civils et militaires de la session 2023 a été rendu publique ce dimanche 11 juin. Selon des sources judiciaires,  il s’agit des juristes qui avaient réussi au concours de recrutement à la magistrature en octobre 2022 et qui étaient donc proposés à la nomination par ordonnance présidentielle.

Voici l’ordonnance d’organisation judiciaire n°23/072 du 6 juin 2023 portant nomination des Magistrats Militaires du Ministère Public

Ordonnance_02Télécharger

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À la UnePolitique

Elections en RDC : le Sénat examine en seconde lecture la Loi sur la répartition des sièges

by Sam's Londele 12 juin 2023
written by Sam's Londele

La chambre haute du parlement congolais examine ce lundi 12 juin 2023 le projet de loi sur la répartition des sièges. Une plénière est convoquée ce jour au Sénat pour examiner et adopter le projet de loi portant la répartition des sièges par circonscription électorale pour les élections législatives, provinciales, municipales et locales.

Cette adoption a été faite sans les élus de l’opposition parlementaire qui avaient boycotté toutes les plénières relatives à l’examen de ce projet de loi. Alors que la session parlementaire de mars 2023 se clôture ce jeudi 15 juin.

Notons que le Sénat ne dispose que de trois jours pour examiner ce texte et ses volumineux annexes comme l’avait admis, vendredi dernier en plénière, Bahati Lukwebo l’avait admis. Ce texte a été adopté, le lundi 5 juin, à l’Assemblée nationale en première lecture.

Joe KAZUMBA

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À la UneSport

Stage des léopards au Cameroun : 3è rassemblement des fauves congolais ce lundi à Douala

by Sam's Londele 12 juin 2023
written by Sam's Londele

Les Léopards de la République Démocratique du Congo poursuivent leur stage au Cameroun dans la ville de Douala, pour préparer la rencontre qui va les opposer aux Panthères du Gabon, le dimanche 18 juin 2023, à Franceville, dans le cadre des éliminatoires de la prochaine Coupe d’Afrique des Nations (CAN).

26 fauves congolais prendront part à la troisième séance d’entraînement prévue, ce lundi 12 juin à Douala. Il s’agit entre autres de Lionel Mpasi, Estras Kabamba, Baggio Siadi, Rocky Bushiri, Vital N’simba, Mukolo Amale, Théo Bongonda, William Balikwisha, Aaron Tshibola, Arnaud Lusamba, Jonathan Bolingi, Chadrac Akolo, Gaël Kakuta, Glody Lilepo, Samuel Moutoussamy, Aldo Kalulu, Inonga Baka, Meschack Elia, Chancel Mbemba, Yoane Wissa, Arthur Masuaku, Fiston Kalala, Jordan Ikoko, Omenuke Mfulu, Dylan Batubinsika, et Merveille Bope.

L’arrière gauche de Wydad Athletic Club de Casablanca, Arsène Zola Kiaku va rejoindre la tanière, dans les prochaines heures. L’ancien sociétaire du TP Mazembe a disputé la finale de la Ligue des Champions avec son club, le dimanche dernier face à Al Ahly d’Égypte.

Les poulains de Sébastien Desabre vont affronter les Cranes de l’Ouganda, le mercredi 14 juin prochain, au stade Japoma de Douala, dans le cadre de match amical international.

Il est à noter que les Léopards vont devoir s’imposer sur le sol gabonais afin de garder leur chance de qualification pour la prochaine fête du football africain. Un match nul va amoindrir les chances des congolais, et une défaite les mettre complètement hors course.

Après 4 journées disputées, la RDC occupe la dernière place du groupe I avec 4 points, derrière le Gabon, le Soudan, et la Mauritanie qui comptent respectivement 8, 7 et 5 unités.

Joe KAZUMBA

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À la UneSociété

l’ACAJ appelle le CSM d’assurer une formation sur l’éthique et la lutte contre la corruption aux nouveaux magistrats

by Sam's Londele 12 juin 2023
written by Sam's Londele

L’association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ) salue l’ordonnance présidentielle nommant des nouveaux magistrats civils et militaires de la session 2023 rendue publique, dimanche 11 juin, sur les ondes de la RadioTélévision Nationale Congolaise (RTNC).

Il s’agit des juristes qui avaient réussi au concours de recrutement à la magistrature en octobre 2022 et qui étaient donc proposés à la nomination par ordonnance présidentielle, indique des sources judiciaires.

L’ONG ACAJ demande par ailleurs au Conseil Supérieur de la Magistrature de leur assurer une formation sérieuse sur l’éthique et la lutte contre la corruption.

Il sied de noter que le Président de la Cour constitutionnelle et président du Conseil supérieur de la magistrature, Dieudonné Kamuleta, avait publié, le 2 novembre 2022 à Kinshasa, les résultats du concours des candidats magistrats passé le 9 octobre de la même année. Selon ces résultats, cinq mille nouveaux magistrats s’ajoutaient aux 3 004 autres, les réhabilités compris.

Joe KAZUMBA

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À la UneNouvelles nécrologiques

Silvio Berlusconi, le maître populiste qui a dominé la politique italienne, est mort à 86 ans

by Guyguy Lelo 12 juin 2023
written by Guyguy Lelo

Silvio Berlusconi, le milliardaire italien et magnat de la presse, quatre fois Premier ministre, qui a balayé du revers de la main une série de batailles juridiques et de scandales sexuels pour dominer la vie publique de son pays pendant plus de deux décennies, est mort, lundi, à l’âge de 86 ans.

Premier ministre italien à la plus longue longévité depuis la Seconde Guerre mondiale, Silvio Berlusconi n’est plus. Son décès a été annoncé lundi 12 juin, par des médias italiens. Il avait été de nouveau hospitalisé à Milan, vendredi, pour des examens cliniques liés à une leucémie chronique, trois semaines après avoir quitté l’hôpital San Raffaele pour une infection pulmonaire.

Longtemps l’homme le plus riche du pays, le milliardaire controversé a fait fortune dans l’immobilier avant de bâtir le plus grand empire médiatique national, Mediaset, qu’il a ensuite utilisé pour réaliser une entrée fracassante en politique.

« Il Cavaliere » (le chevalier), l’un de ses nombreux surnoms, a collectionné les frasques et les scandales, dont celui de ses soirées de débauche « bunga bunga ». Il a aussi transformé et monopolisé la scène politique italienne au début du XXIe siècle, introduisant un clivage gauche-droite biaisé qui opposait son camp conservateur au front anti-Berlusconi de gauche.

Autant admiré que honni en Italie, il aura surtout été tourné en dérision à l’étranger. Après une décennie au pouvoir, le magazine britannique The Economist avait publié un article sur son bilan à la tête du gouvernement avec un titre resté célèbre : « The man who screwed an entire country » (« L’homme qui a bousillé tout un pays »).  

Le précurseur du populisme contemporain

Malgré les railleries, le style politique unique et la carrière tumultueuse de Silvio Berlusconi sont devenus un modèle pour des politiciens ambitieux du monde entier, lui valant finalement la réputation peu envieuse d’être le précurseur du populisme contemporain.  

Bien avant que le président Donald Trump ne joue la carte « anti-système », le magnat lombard avait réussi à se faire passer pour la bête noire d’une classe politique en déclin et discréditée. Accusé d’être aussi narcissique, sexiste et égoïste que le milliardaire américain, Silvio Berlusconi a également joué le rôle de la victime et s’en est pris au système judiciaire italien, allant jusqu’à affirmer un jour qu’il était « la personne la plus persécutée de l’histoire du monde et de l’histoire de l’humanité ». 

Il a également joué le rôle du bouffon, plus invétéré que le Britannique Boris Johnson, en amusant l’Italie autant qu’il la dirigeait, d’un machisme plus élégant que son ami russe Vladimir Poutine, en ajoutant une touche avenante et lettrée au culte de sa personnalité, voire même d’un stratège plus subtil que Matteo Salvini, le nationaliste grande gueule qui a fini par le supplanter dans le camp de la droite transalpine. 

L’homme politique italien, qui a fait le plus parler de lui depuis Benito Mussolini, a un jour été décrit comme une « maladie qui ne peut être soignée que par la vaccination » par le journaliste d’après-guerre le plus respecté du pays, le défunt Indro Montanelli. Le vaccin, affirmait ce dernier, à la veille des élections générales de 2001, consistait à prendre « une bonne dose de Berlusconi au poste de Premier ministre, une bonne dose de Berlusconi à la présidence, une bonne dose de Berlusconi à la place du pape et n’importe où il peut le souhaiter encore, et on sera définitivement immunisé. »   

Mais Indro Montanelli a eu tort au sujet de l’immunité, tout comme les nombreux autres experts qui n’ont eu de cesse de critiquer le Cavaliere.   

Les yeux rivés sur les États-Unis

Silvio Berlusconi est né le 29 septembre 1936 à Milan, la capitale financière de l’Italie. Premier d’une fratrie de trois enfants, il est élevé dans une famille de la classe moyenne. Comme beaucoup de personnes de sa génération, il a été évacué pendant la Seconde Guerre mondiale et a vécu avec sa mère dans un village à l’écart de la ville.

Le jeune homme, beau garçon et affable, fait ses premières classes en vendant des aspirateurs au porte-à-porte et en chantant occasionnellement dans des boîtes de nuit et sur des bateaux de croisière avec son ami Fedele Confalonieri, qui restera son fidèle associé jusqu’à la fin. 

Après avoir obtenu son diplôme de droit en 1961, Silvio Berlusconi commence une carrière dans la construction, s’établissant comme promoteur immobilier dans la région de Milan. Il a connu son heure de gloire au début des années 1970 avec la construction de Milano 2, une ville autonome construite par sa société Edilnord dans la banlieue, bientôt suivie de sa jumelle, Milano 3.

Avec leurs lacs artificiels, leurs installations sportives, leurs églises et leurs centres commerciaux, les villes modèles de Silvio Berlusconi étaient conçues comme la version italienne des banlieues américaines – des environnements fonctionnels dédiés au travail, aux loisirs et aux heures passées devant la télévision. « Je suis favorable à tout ce qui est américain avant même de savoir ce que c’est », a-t-il déclaré un jour au journal britannique Times. 

C’est à Milano 2 que le Cavaliere a bâti son empire médiatique, Mediaset, en lançant les premières chaînes de télévision privées du pays avec l’aide de ses amis politiciens, au premier rang desquels le puissant leader socialiste Bettino Craxi, ancien Premier ministre dont le nom deviendra plus tard synonyme de corruption.

C’est également dans cette banlieue verdoyante qu’a commencé, à la fin des années 1970, la bataille qu’il a menée pendant quatre décennies contre le système judiciaire, avec les premières enquêtes sur les financements jugés douteux d’Edilnord. Les affaires ont rapidement été classées, bien qu’il soit apparu par la suite que les enquêteurs avaient obtenu des postes à responsabilité au sein de la holding Fininvest de Silvio Berlusconi. 

L’AC Milan comme tremplin

Au cours des années suivantes, plusieurs anciens chefs de la mafia ont déclaré que l’Edilnord avait reçu de généreux financements de la part d’organisations criminelles basées en Sicile, par l’intermédiaire de Marcello Dell’Utri, ami proche de Silvio Berlusconi, qui a ensuite été condamné pour collusion avec la mafia dans une autre affaire. 

Silvio Berlusconi lui-même a commencé à sentir la menace se rapprocher de lui au début des années 1990, lorsqu’une vaste enquête sur la corruption a eu raison du parti Démocratie chrétienne, aux commandes du pays depuis la guerre, et de son ami et protecteur Bettino Craxi. Mais au lieu de faire profil bas, le Cavaliere a flairé une opportunité à saisir.   

En 1992, au plus fort des enquêtes de l’opération anti-corruption « Mains propres », on a demandé au magnat milanais s’il envisageait de se présenter aux municipales dans sa ville natale, où l’AC Milan, le club de football lui appartenant, avait remporté cette année-là son douzième titre de champion. Sa réponse a été une prédiction très précise de ce qui allait se passer les années suivantes. 

« Savez-vous que je reçois chaque jour 400 lettres de ménagères qui me remercient de les avoir libérées de leur ennui quotidien grâce à mes programmes télévisés ? », a-t-il répondu. « Si j’entrais en politique avec cette base électorale, je ne me présenterais pas comme maire. Je construirais plutôt un parti comme celui de [Donald] Reagan, je gagnerais les élections et je deviendrais Premier ministre. »

Forza Italia !

Deux décennies avant qu’Emmanuel Macron, en France, ne sorte un parti politique de son chapeau et ne remporte les clés de l’Élysée, Silvio Berlusconi, sans aucune référence politique, a réussi le même tour de force en Italie – et en deux fois moins de temps. Composé de stratèges en marketing en costume cravate, le parti Forza Italia (« Allez l’Italie ») n’avait que cinq mois d’existence lorsque son fondateur a pris le pouvoir au printemps 1994 en promettant de baisser des impôts, de réduire l’empiétement de l’État dans la vie de ses citoyens et de restaurer la fierté de la nation italienne.   

Salué par ses partisans comme « l’oint du Seigneur », le milliardaire au bronzage permanent a déclaré qu’il s’était senti obligé d’entrer dans l’arène politique afin d’empêcher la gauche post-communiste d’accéder au pouvoir. Ses détracteurs, eux, ont toujours affirmé qu’il était surtout motivé par le besoin de protéger ses propres entreprises – une critique confirmée par les nombreuses lois taillées sur mesure que ses gouvernements successifs ont fait voter, au fil des années, au Parlement.

Si son premier gouvernement, qui manquait cruellement d’expérience, s’est rapidement effondré, le magnat des médias a continué à dominer la politique italienne pendant les deux décennies suivantes, en signant même des rebonds politiques lors des rendez-vous électoraux de 2001 et de 2008. Bien qu’il ait été à la tête d’une coalition difficile à diriger, composée de post-fascistes basés dans le sud du pays et de séparatistes d’extrême-droite de la Ligue du Nord, il est devenu le seul Premier ministre à rester en fonction pendant toute une législature de cinq ans, entre 2001 et 2006 – ce qui n’est pas aisé dans un pays ayant connu 67 gouvernements différents depuis 1945.

Il aura fallu une combinaison mêlant la crise de la dette de la zone euro, la perte de sa majorité parlementaire à la suite d’une scission du parti et des récits scabreux d’orgies « bunga bunga » avec des danseuses et des prostituées pour que Silvio Berlusconi soit finalement chassé du pouvoir en 2011, pour la troisième et dernière fois, et ce, sous les huées des manifestants réunis dans le centre de Rome pour fêter son départ. 

Plus tôt dans l’année, l’ancien vendeur d’aspirateurs avait subi un coup dur lors de l’invalidation par la Cour constitutionnelle italienne d’une partie de la loi censée lui accorder une immunité temporaire. Après avoir été blanchi de multiples accusations durant des années – souvent parce que le délai de prescription avait expiré ou parce que son gouvernement avait modifié la loi, par exemple en dépénalisant la pratique de la fausse comptabilité –, « sa chance » a tourné en 2012. Précisément lorsqu’il a été condamné, en première instance dans le cadre de l’affaire Mediaset, à quatre ans de prison pour fraude fiscale et à une interdiction d’exercer un mandat public pendant cinq ans. 

Mais comme Silvio Berlusconi avait plus de 75 ans à l’époque, il s’est vu imposer en échange des travaux d’intérêt général qui consistaient à travailler quatre heures par semaine auprès de personnes âgées atteintes de démence sénile dans un centre de soins catholique près de Milan. 

Un an après, il a été reconnu coupable d’incitation à la prostitution de mineurs alors qu’il était accusé d’avoir eu des relations sexuelles tarifées avec la danseuse marocaine Karima « Ruby » El Mahroug. Âgée de 17 ans, la jeune femme était invitée à ses soirées « bunga bunga » dans sa villa d’Arcore, près de Milan. Le Cavaliere a également été condamné pour abus de pouvoir pour avoir fait libérer de prison « Ruby », en mai 2010, dans une affaire distincte concernant le vol d’un bracelet d’une valeur de 3 000 euros. La condamnation a été annulée par la suite, mais Silvio Berlusconi a dû faire face à d’autres accusations de subornation de témoin lors de son procès. 

Entre-temps, sa seconde épouse, Veronica Lario, avec qui il a eu trois de ses cinq enfants, a décidé de demander le divorce après qu’il a été photographié à la fête du 18e anniversaire d’une jeune mannequin qui l’appelait « Papi ».

« Parfois, vous ne pouvez tout simplement rien vendre sans pot-de-vin » 

Malgré son déclin rapide, Silvio Berlusconi a tenté un nouveau retour en force avant les élections législatives de 2013, réussissant à combler un écart de 15 points dans les sondages et passant à un cheveu d’une victoire électorale éclatante. Malgré ce retour raté, ce résultat a consacré son rôle d’acteur central de la politique italienne. 

Réfléchissant au soutien électoral dont a longtemps bénéficié le magnat milanais, Maurizio Cotta, professeur de politique à l’université de Sienne, a déclaré que Silvio Berlusconi comprenait mieux que quiconque certains aspects de la psyché italienne. Berlusconi parlait « alla pancia » (« aux tripes ») des Italiens, selon Maurizio Cotta. « Il connaissait leurs points faibles – leur peur de la discipline, de l’État, de perdre leur maison, d’être pris la main dans le sac ».

Lorsque le patron du géant de l’aérospatiale Finmeccanica a été arrêté avant les élections de 2013 pour avoir soudoyé des officiels indiens afin de garantir la signature d’un énorme contrat d’hélicoptères, Silvio Berlusconi, le seul de tous les hommes politiques du pays, a reproché aux magistrats de nuire aux emplois italiens. « Parfois, vous ne pouvez tout simplement rien vendre sans pot-de-vin », avait-il fait remarquer. 

Peu importe les procès à répétition, les lois adoptées pour se protéger des juges, les blagues salaces de campagne sur la fréquence à laquelle une femme « jouirait » ou le fait qu’il soit personnellement intervenu pour faire libérer « Ruby » – en affirmant qu’il pensait qu’elle était la nièce du président égyptien de l’époque, Hosni Moubarak –, il n’en reste pas moins que près d’un quart des électeurs italiens ont quand même choisi son parti en 2013, et près d’un tiers ont soutenu sa coalition.

« Berlusconi est susceptible de provoquer tous les désastres imaginables, néanmoins il parle la langue et connaît les intérêts de son ‘bloc social' », écrivait Perangelo Battista dans le Corriere della Sera, le quotidien le plus connu d’Italie, en faisant référence aux petites et moyennes entreprises qui honnissent les impôts et qui formaient l’épine dorsale de sa base électorale. 

À 81 ans, et 18 mois seulement après avoir subi une opération à cœur ouvert, le Cavaliere a tenté de se remettre en selle lors des élections législatives de 2018, en essayant de bricoler des coalitions improbables et en promettant aux Italiens, avec un optimisme inébranlable, un avenir plus rose. Son parti s’en est raisonnablement bien sorti, même s’il a été dépassé, à droite, par le parti eurosceptique et anti-immigration Lega de Matteo Salvini.   

L’année suivante, son inéligibilité ayant été levée, Silvio Berlusconi remporte, à 83 ans, un nouveau siège au Parlement européen. Et ce, 18 ans après y avoir prononcé, au moment de prendre la présidence tournante de l’UE en juin 2003, l’une de ses répliques les plus décriées, en conseillant au député allemand Martin Schulz de prendre le rôle du « kapo » (gardien en chef) dans les films sur les camps de concentration nazis.

En septembre 2020, le Cavaliere préparait une autre campagne, pour des élections régionales, lorsqu’il a été testé positif au Covid-19, comme des dizaines de jet-setters de l’été qui ont fait de la Sardaigne un point chaud fin août. Il avait réagi avec sa vantardise légendaire.  « J’ai été diagnostiqué avec l’une des charges virales les plus fortes de toute l’Italie », a-t-il déclaré lors d’un appel téléphonique avec ses partisans depuis son lit d’hôpital à Milan. « Cela prouve que je suis toujours le numéro un ».

France 24 via CONGO PUB Online

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À la UneEconomie

60 milliards de CDF visés sur le marché financier local des BTI ce 13 juin 2023

by Sam's Londele 12 juin 2023
written by Sam's Londele

Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) prévoit de mobiliser 60 milliards de Francs congolais (CDF) soit plus de 29 millions de dollars américains au cours de la séance d’adjudication des Bons du Trésor indexés (BTI) ce 13 juin 2023. C’est ce qu’indique un communiqué signé, le 9 juin 2023, par le Ministre congolais des Finances, Nicolas Kazadi.

Cette opération financière, précise l’argentier congolais, a une maturité de trois (3) mois. Les soumissionnaires seront, eux, remboursés le 12 septembre de l’année en cours.

A cet effet, le ministère des Finances invite tout soumissionnaire intéressé à déposer son dossier au siège de la Banque Centrale du Congo (BCC) avant 11 heures pour ne pas voir sa candidature être rejetée.

C’est depuis octobre 2019 que le Gouvernement congolais avait lancé les Bons du Trésor pour diversifier ses sources de financement afin de répondre à ses dépenses publiques élevées.

Toujours face à la faiblesse de la mobilisation des recettes, l’Exécutif national mettra ensuite en place les Obligations du Trésor indexées (OTI).

Mitterrand MASAMUNA

ZOOM ECO via CONGO PUB Online

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À la UneProvince

Ituri : Au moins 41 déplacés tués dans l’attaque du camp de Lala (Autorité coutumière)

by Sam's Londele 12 juin 2023
written by Sam's Londele

L’heure est au décompte maccabre quelques heures après l’attaque survenue dans la nuit du dimanche 11 à ce lundi 12 juin 2023, contre le camp des déplacés de Lala, près de Bule, dans le territoire de Djugu, au nord de Bunia, dans la province de l’Ituri.

Interrogé par la presse ce matin, le chef de la chefferie de Bahema Badjere, entité touchée par ce sinistre, avance un bilan de quarante-et-un (41) civils tués et sept (7) autres blessés dans cette attaque ; un bilan susceptible de s’alourdir étant donné que les recherches des coprs se poursuivent, ajoute l’autorité coutumière.

Pour le moment, les autorités sécuritaires n’ont pas encore communiqué sur cette attaque qui vient « jeter du discredit sur l’accord » signé il y a dix (10) jours, par quatre (4) principaux groupes armés à Aru. Ce document prevoyait la cessation des attaques contre les civils notamment.

Andy Kambale Matuku

ACTU 7 via CONGO PUB Online

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À la UneSport

Préparation éliminatoires CAN : Mbemba, Wissa et Maswaku rejoignent le groupe de Léopards à Douala

by Sam's Londele 12 juin 2023
written by Sam's Londele

Les Léopards de la République démocratique du Congo en stage de préparation à Doula au Cameroun ont effectué, le dimanche 11 juin 2023, leur deuxième séance d’entraînement sous l’égide du sélectionneur national, Sébastien Desabre. Ce, en perspective du match de la 5ème journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations contre le Gabon.

Pour cette nouvelle séance, le sélectionneur de l’équipe nationale de la RDC a eu sous sa direction un groupe presque au grand complet après les arrivées en terre camerounaise de Chancel Mbemba, Fiston Kalala, Yoane Wissa, Dylan Bantubinsika , Omuneke Mfulu et Arthur Masuaku.

Avant de se déplacer, le 18 juin prochain, à Franceville pour la rencontre décisive face aux Panthères du Gabon, les Fauves congolais auront un match amical test contre l’Ouganda, le 14 juin.

Parmi les joueurs déjà présents au Cameroun, l’on note Esdras Kabamba, Jonathan Bolingi, Théo Bongonda, Chadrac Akolo, Samuel Moutoussamy, Aldo Kalulu, Meschack Elia, Yoan Wissa, Mukoko Amale et autres.

Mechack Wabeno

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À la UneAfrique

La suspension de l’aide alimentaire « punit des millions d’Éthiopiens »

by Sam's Londele 12 juin 2023
written by Sam's Londele

Les décisions des Etats-Unis puis du Programme alimentaire mondial (PAM) de l’ONU de suspendre leur aide alimentaire à l’Ethiopie en raison de détournements « punit des millions de personnes », a critiqué samedi le porte-parole du gouvernement éthiopien.

Plus de 15% de la population du pays dépend de l’aide alimentaire.

Jeudi, l’USAID, l’agence d’aide internationale du gouvernement américain, avait annoncé la suspension de son aide alimentaire, en dénonçant une « opération généralisée et coordonnée de détournement » de cette aide.

Le lendemain, le PAM a annoncé « cesser temporairement l’aide alimentaire », arguant aussi de « détournements de nourriture », tout en affirmant que « l’assistance nutritionnelle aux enfants, femmes enceintes et allaitantes, les programmes de repas scolaires et les activités de renforcement des agriculteurs et éleveurs » face aux chocs externes continueraient sans interruption.

Cette suspension de l’aide alimentaire « punit des millions de personnes », a réagi lors d’une conférence de presse le porte-parole du gouvernement, Legesse Tulu, en estimant que cette décision était « politique ». « Rendre uniquement le gouvernement responsable (des détournements) est inacceptable », a-t-il poursuivi.

Les autorités éthiopiennes, dans un communiqué commun avec l’USAID, avaient pourtant assuré jeudi soir qu’une enquête conjointe était en cours « afin que les auteurs de ces détournements rendent des comptes ».

L’agence américaine avait déjà décidé en mai, en même temps que le PAM, de suspendre l’aide alimentaire à la région éthiopienne du Tigré, tout juste sortie en novembre de deux ans de conflit, en raison du détournement d’une partie de cette aide, « vendue sur le marché local ».

Environ 20 millions de personnes, soit 16% des 120 millions d’Ethiopiens, dépendent de l’aide alimentaire, estimait fin mai l’agence humanitaire de l’ONU (Ocha), en raison des conflits et d’une sécheresse historique dans la Corne de l’Afrique qui ont provoqué le déplacement de 4,6 millions de personnes à travers le pays.

L’Ethiopie accueille aussi sur son sol près d’un million de réfugiés venus majoritairement du Soudan du Sud, de Somalie et d’Erythrée. Depuis mi-avril, près de 30.000 personnes fuyant le conflit au Soudan ont en outre trouvé refuge dans l’est de l’Ethiopie

AfFRICA NEWS via CONGO PUB Online

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