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À la Une

À la UneSport

Paul-José M’Poku annonce la fin de sa carrière professionnelle

by admin9775 6 mars 2026
written by admin9775

L’ancien international congolais Paul-José M’Poku a officiellement annoncé la fin de sa carrière de footballeur professionnel. Le milieu offensif de 33 ans a fait cette annonce dans une vidéo publiée le jeudi 5 mars 2026 sur ses réseaux sociaux, mettant ainsi un terme à un parcours entamé il y a plus d’une décennie dans le football professionnel.

« J’arrête ma carrière de footballeur professionnel. C’était un plaisir de partager tous ces moments avec mes coéquipiers, les présidents et toutes les personnes que j’ai côtoyées dans le monde du football. J’ai accompli ce que je voulais accomplir, un rêve que beaucoup aimeraient réaliser, et je me sens très privilégié. Maintenant, on va essayer d’aider la prochaine génération à aller plus loin que nous », a déclaré l’ancien Léopard.

Né le 19 avril 1992 à Kinshasa, Paul-José M’Poku a grandi en Belgique où il a été formé notamment au Standard de Liège, club avec lequel il s’est révélé au plus haut niveau.

Au fil de sa carrière, il a évolué dans plusieurs championnats européens et asiatiques. Il a notamment porté les couleurs de clubs comme Cagliari Calcio en Italie, Panathinaïkos FC en Grèce ou encore Konyaspor en Turquie, avant de poursuivre son parcours en Asie.

Sur la scène internationale, le milieu offensif avait choisi de défendre les couleurs de l’équipe nationale de la République démocratique du Congo après avoir évolué dans les équipes de jeunes de la Belgique. Avec les Léopards, il a participé à plusieurs campagnes internationales, dont la Coupe d’Afrique des nations 2017.

Avec cette annonce, Paul-José M’Poku tourne la page d’une carrière marquée par son talent technique et son expérience internationale, tout en exprimant sa volonté de contribuer désormais à l’émergence de la nouvelle génération du football congolais.

Par Pascal Kabeya
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À la UnePolitique

RDC: démarrage de l’audit sur la liquidation de la paie des agents publics

by admin9775 6 mars 2026
written by admin9775

L’Inspection générale des finances (IGF), a annoncé le démarrage bientôt, de l’état liquidatif de la paie des agents publics de la République démocratique du Congo, à l’issue d’une réunion présidée par la Première ministre, pour contenir les pressions exercées sur la trésorerie de l’Etat, selon communiqué consulté vendredi par l’ACP.

«Au sortir de la rencontre, l’Inspecteur Général de l’IGF, Christophe Bitasimwa, a confirmé le début prochain de l’audit tel que souhaité par le Chef de l’Etat (…) Cet audit de l’état liquidatif de la paie des agents publics vise à garantir que chaque rémunération versée corresponde à un droit légitime et à un service effectivement rendu, tout en sécurisant durablement le paiement régulier et ponctuel des salaires», a-t-on lu dans le communiqué de la Cellule de communication de la Primature.

«Nous sortons d’une réunion qui a été présidée par Son Excellence, Madame la Cheffe du Gouvernement. Il en ressort qu’effectivement le travail va bientôt démarrer. Il sera exécuté sous le pilotage personnel de la Première ministre, sous la coordination de son cabinet, de l’Inspection générale des finances et de tous les services sectoriels qui s’occupent du contrôle, notamment, les différentes inspections générales sectorielles de la Défense, de la Police, de la Fonction publique et de l’Éducation participeront à ce travail pour rendre le rapport dans les plus brefs délais, soit un maximum de 30 jours», a expliqué Christophe Bitasimwa, Inspecteur Général de l’IGF, cité dans le communiqué.

La Commission a donc pour mission, a martelé la source, de veiller à la soutenabilité budgétaire et à la sécurisation durable du système de paie. A la minutie, elle va vérifier les effectifs budgétaires autorisés, administratifs réels et ceux effectivement rémunérés par l’Etat.

«Un travail profond pour identifier, entre autres, les doublons, les agents fictifs, les irrégularités d’engagement, les écarts de liquidation et les dépassements budgétaires», a précisé le communiqué.

Pour Christophe Bitasimwa, le processus de paie des salaires des agents et fonctionnaires de l’État est globalement sous contrôle. Les données actuelles ne sont pas au rouge.

«Il n’y a pas d’arriérés d’un mois ou de deux mois. La paie est courante […] Cet événement conjoncturel, qui a fait que la masse salariale augmente trop vite, fera l’objet d’une vérification rapide», a rassuré l’Inspecteur Général de l’IGF.

Lors de la 79ème réunion du Conseil des ministres, le Président de la République avait rappelé que le salaire des fonctionnaires n’est pas une simple variable budgétaire. « Assainir la paie ne vise donc nullement à fragiliser les agents régulièrement engagés, mais à les protéger contre les dysfonctionnements et les charges indues qui menacent la soutenabilité du système et provoquent des retards socialement inacceptables », avait-il souligné.

Par ailleurs, la source a indiqué qu’à travers cette opération, le Gouvernement Suminwa s’inscrit également dans une démarche thérapeutique pour aborder les problèmes structurels de la paie, afin d’aboutir à une solution définitive et durable sur cette question sensible qui dure depuis plusieurs années.

«Optimiste quant à l’avenir, l’Exécutif central multiplie ainsi les efforts pour maîtriser les pressions diverses sur la trésorerie de l’État afin de protéger le pouvoir d’achat des ménages qui constitue d’ailleurs le premier pilier de son Programme d’actions», a-t-elle renchéri.

Cette séance de travail importante a connu la participation des vice-premiers ministres du Budget, de la Fonction publique, de la Défense nationale, la ministre de l’Éducation nationale, les Vice-ministres du Budget et des Finances, le premier président de la Cour de comptes ainsi que l’Inspecteur Général-Chef de service de l’Inspection générale des finances (IGF).

ACP

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À la UneMonde

États-Unis: Donald Trump annonce le renvoi de sa ministre de la Sécurité intérieure Kristi Noem

by admin9775 6 mars 2026
written by admin9775

Donald Trump a annoncé jeudi 5 mars le renvoi de la ministre de la Sécurité intérieure Kristi Noem. Elle sera remplacée par ​le sénateur républicain Markwayne Mullin à ce poste crucial dans la supervision de la politique anti-immigration du président américain à travers le pays.

C’est sur son réseau social Truth Social que le président américain a annoncé ce jeudi le renvoi de la ministre de la Sécurité intérieure Kristi Noem, l’une des pilotes de la politique d’expulsions d’immigrés du gouvernement américain, ainsi que la nomination de son remplaçant, le sénateur républicain Markwayne Mullin, qui prendra ses fonctions le 31 mars.

« J’ai le plaisir d’annoncer que le très respecté sénateur des États-Unis pour le grand État de l’Oklahoma, Markwayne Mullin, deviendra secrétaire à la Sécurité intérieure des États-Unis (DHS), à compter du 31 mars 2026. La secrétaire actuelle, Kristi Noem, qui nous a servi avec dévouement et a obtenu de nombreux résultats remarquables (notamment à la frontière !), deviendra envoyée spéciale pour le Bouclier des Amériques, notre nouvelle initiative de sécurité dans l’hémisphère occidental que nous annoncerons samedi à Doral, en Floride. Je remercie Kristi pour son engagement au sein du département de la Sécurité intérieure », a écrit Donald Trump.

Markwayne Mullin, sénateur de ‌l’Oklahoma, est un « fervent partisan de Trump et ancien combattant professionnel invaincu de MMA », mais aussi, souligne le président Trump, le « seul Amérindien au Sénat ».

Kristi Noem a été entendue mardi par le Congrès, où elle a dû répondre des actions de la police fédérale de l’immigration, largement critiquée par des élus démocrates pour ses tactiques agressives.

« Sous votre direction, le ministère de la Sécurité intérieure (DHS) est dépourvu de toute boussole morale et de tout respect pour l’État de droit », a dénoncé Dick Durbin, sénateur démocrate, lors de cette audition menée par une commission judiciaire du Sénat.

« Les agents du DHS ont semé le chaos dans nos villes », a-t-il accusé, ajoutant : « Ils parcourent les rues en tenue paramilitaire et arrêtent et détiennent des gens sur la base de la couleur de leur peau, de leur accent et de la langue qu’ils parlent. »

Kristi Noem, ‌ancienne gouverneure du Dakota du Sud, était devenue l’une des figures de la politique anti-immigration mise en ​place par Donald Trump, qui a promis à son retour au pouvoir l’an dernier de mettre en place un programme sans précédent d’expulsion ​de migrants. Elle avait suscité de vives critiques en janvier en qualifiant ​de « terroristes », avant même la conclusion d’une quelconque enquête, ​les deux Américains abattus par des agents de l’ICE à Minneapolis. Des vidéos des deux incidents ​distincts ont contredit les versions des faits présentées par le DHS, selon lequel Renée Good et Alex Pretti avaient eu un comportement violent.

En plus de provoquer un tollé qui s’est répandu à travers le pays, les deux ⁠incidents ont poussé l’administration Trump à revoir les opérations fédérales anti-immigration dans le Minnesota et ⁠incité les ​élus démocrates de la Chambre des représentants à engager – en vain – une procédure de destitution de Kristi Noem.

En novembre, sommée par un juge fédéral de s’expliquer sur sa décision de passer outre son ordre de suspendre des expulsions vers le Salvador en vertu d’une loi d’exception de 1798 sur les « ennemis étrangers », l’administration Trump a reconnu que cette décision avait été prise par Kristi Noem elle-même.

Un temps pressentie comme possible colistière de Donald Trump à l’élection présidentielle de 2024, Kristi Noem avait vu fondre ses ambitions à cause de la polémique soulevée par une révélation contenue dans ses mémoires sur le point de paraître.

Elle y racontait avoir été contrainte d’abattre par balle sa jeune chienne, baptisée « Cricket », âgée d’un an et deux mois environ, en raison de son caractère « indomptable » et indiscipliné, provoquant un tollé dans une société américaine très attachée aux animaux de compagnie.

RFI

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À la UneSport

CS Don Bosco : limogé, Pamphile Mihayo quitte le banc, Kasongo Ngandu relance l’équipe

by admin9775 6 mars 2026
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Le CS Don Bosco de Lubumbashi a annoncé, dimanche 1er mars dans la soirée, le limogeage de son entraîneur principal Pamphile Mihayo. Cette décision intervient quelques heures après la défaite concédée face à la Jeunesse Sportive Groupe Bazano (1-2) au Stade Kibasa Maliba.

Nommé en 2024, l’entraîneur congolais de 49 ans n’a pas réussi à convaincre la direction du club lushois, qui ambitionne de remporter des titres sur le plan national afin de retrouver les compétitions interclubs de la Confédération africaine de football (CAF).

Ancien entraîneur du TP Mazembe, Pamphile Mihayo laisse le CS Don Bosco à la quatrième place du championnat national avec 36 points au classement.

Dans l’entourage du technicien congolais, la décision du club est qualifiée d’« humiliant » pour celui qui, selon ses proches, se serait fortement investi pour l’équipe malgré des difficultés internes. Ils dénoncent notamment des arriérés de salaires de près de huit mois touchant les joueurs ainsi que les membres du staff technique.

Malgré ce contexte, le CS Don Bosco semble avoir rapidement réagi. Sous la direction de Kasongo Ngandu, l’équipe a retrouvé de l’élan et s’est imposée face au FC Tanganyika, engrangeant des points précieux dans la course à la qualification.

La direction du club espère ainsi relancer la dynamique sportive des Salésiens et maintenir leurs ambitions dans la compétition nationale.

Par Marius Bopenga
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À la UnePolitique

Nations unies : António Guterres nomme James Swan nouveau chef de la MONUSCO en RDC

by admin9775 6 mars 2026
written by admin9775

Le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a annoncé jeudi 6 mars la nomination du diplomate américain James Swan comme Représentant spécial pour la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO).

Il succède à la diplomate guinéenne Bintou Keita, que le chef de l’ONU a saluée pour son engagement et sa contribution à la mission onusienne en République démocratique du Congo.

Diplomate chevronné, James Swan possède une longue expérience des contextes africains marqués par des transitions politiques et sécuritaires complexes. Depuis mars 2025, il occupait le poste de Représentant spécial du Secrétaire général pour la Somalie et dirigeait la Mission d’assistance transitionnelle des Nations unies en Somalie (UNTMIS). Il avait déjà assumé ces fonctions par intérim à partir de mai 2024.

Auparavant, il avait dirigé la Mission d’assistance des Nations unies en Somalie (UNSOM) entre 2019 et 2022, consolidant ainsi son expertise dans la gestion des missions internationales dans des environnements fragiles.

Avant de rejoindre les Nations unies, James Swan a effectué une carrière de 32 ans au sein du gouvernement des États-Unis. Durant cette période, il a occupé plusieurs postes en lien avec la République démocratique du Congo, notamment comme ambassadeur à Kinshasa entre 2013 et 2016, chef adjoint de mission de 2001 à 2004, et officier chargé du dossier congolais au département d’État de 1996 à 1998.

Sa carrière diplomatique l’a également conduit à servir comme ambassadeur à Djibouti (2008-2011), Représentant spécial des États-Unis pour la Somalie (2011-2013) et Secrétaire d’État adjoint pour les affaires africaines (2006-2008). Il a en outre exercé dans plusieurs pays, dont le Congo-Brazzaville, le Cameroun, le Nicaragua et Haïti.

James Swan est diplômé de Georgetown University, de Johns Hopkins University et du National War College. Anglophone natif, il parle également couramment le français.

Sa nomination intervient dans un contexte marqué par les défis sécuritaires persistants dans l’est de la RDC et par la transition progressive du rôle de la MONUSCO dans le pays.

Par Pascal Kabeya
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À la UnePolitique

Révision de la Constitution : la position de Modeste Bahati Lukwebo provoque la colère de l’UDPS

by admin9775 5 mars 2026
written by admin9775

Les déclarations du deuxième vice-président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, sur la question de la révision de la Constitution ont déclenché une vive polémique au sein de l’Union sacrée de la nation. Plusieurs cadres de l’UDPS, parti présidentiel, ont vivement critiqué la position du leader de l’AFDC-A.

Dans un message publié jeudi sur le réseau social X, le secrétaire général adjoint de l’UDPS, Déo Bizibu Balola, s’en est pris au président de l’AFDC-A, estimant que sa position va à l’encontre de la vision politique défendue par la majorité présidentielle.

Selon lui, le sénateur ne peut ignorer que la question de la révision constitutionnelle est discutée depuis plusieurs mois au sommet de l’État et au sein de l’Union sacrée, dont il est membre du présidium.

« Le constat est simple : le sénateur Bahati ne partage plus la même vision avec les sociétaires de l’Union sacrée », a écrit Déo Bizibu.

Il a également rappelé que le président Félix Tshisekedi s’était déjà prononcé en faveur d’une relecture de la Constitution lors de plusieurs déplacements à Kisangani, Mbujimayi, Kananga et Lubumbashi.

Une prise de position jugée « toxique »

Les critiques se sont également multipliées au Sénat. Le président du groupe parlementaire de l’UDPS à la chambre haute, Idrissa Afani Mnagala, a dénoncé une prise de position qu’il qualifie d’« approche toxique ».

Selon lui, les propos du deuxième vice-président du Sénat interviennent dans un contexte particulièrement sensible, marqué par la guerre dans l’Est de la République démocratique du Congo.

« Nous condamnons avec fermeté la prise de position du 2e vice-président du Bureau de notre chambre (…) pendant cette période de guerre d’occupation d’une grande partie du territoire de l’Est de notre pays par le voisin rwandais », a-t-il déclaré.

Il a également averti que des mesures politiques pourraient être envisagées pour « protéger la dignité et l’honneur » de la haute autorité politique de l’Union sacrée.

Bahati Lukwebo parle d’un « faux débat »

Lors d’une conférence de presse tenue le 4 mars à Kinshasa, Modeste Bahati Lukwebo a pourtant estimé que la question du changement ou de la révision de la Constitution constitue un « faux débat ».

Pour le sénateur, le problème du pays ne réside pas dans les textes juridiques mais dans leur application.

« Le pays n’a pas un problème de texte. Le pays a un problème d’hommes qui doivent appliquer ou se conformer aux textes qui existent », a-t-il déclaré.

Se présentant comme un « républicain », il a également rappelé que le président Félix Tshisekedi dispose d’un mandat constitutionnel qui court jusqu’en 2028.

Le leader de l’AFDC-A a par ailleurs invité les partisans d’une réforme constitutionnelle à convaincre les Congolais par des résultats concrets et à privilégier un débat politique ouvert autour de cette question.

Un débat relancé depuis 2024

Depuis la fin de l’année 2024, le chef de l’État a évoqué à plusieurs reprises la possibilité d’une réforme de la Constitution, notamment lors de ses déplacements à Kisangani, Lubumbashi et Kalemie.

Félix Tshisekedi avait alors précisé que cette réforme ne viserait pas à instaurer un troisième mandat présidentiel, mais plutôt à renforcer les mécanismes de protection du pays face aux défis sécuritaires.

Il avait également évoqué la possibilité d’organiser un référendum, soulignant que « le dernier mot reviendra au peuple ».

Par Marius Bopenga
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À la UneProvince

Drame minier à Rubaya : plus de 200 morts dans un éboulement sur un site pourtant classé zone rouge

by admin9775 5 mars 2026
written by admin9775

Un éboulement tragique survenu le 3 mars 2026 sur les sites miniers de Rubaya, dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, a fait plus de 200 morts, dont environ 70 enfants mineurs, et de nombreux blessés, selon un communiqué du ministère des Mines.

De violentes pluies diluviennes ayant frappé la région ont provoqué un glissement de terrain qui a englouti plusieurs galeries minières, rendant les opérations de secours particulièrement difficiles dans cette zone actuellement sous contrôle de la rébellion AFC/M23.

Le gouvernement congolais a dénoncé avec fermeté les conditions d’exploitation « précaires imposées aux populations civiles dans ces zones hors de contrôle de l’État ». L’absence forcée du SAEMAPE et des services de régulation aurait privé les artisans miniers de tout encadrement sécuritaire élémentaire, accentuant leur vulnérabilité face à ce type de catastrophe.

Une mine déjà classée « zone rouge »

Cette tragédie a profondément attristé le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, qui s’était déjà opposé à la poursuite des activités sur ce site.

« Je suis dans la tristesse de présenter mes condoléances les plus sincères à toutes les familles éprouvées à la suite de l’événement qui vient encore de se produire. Nous devons mettre fin à cette comptabilité macabre. J’avais déjà classé cette mine en zone rouge, une zone où l’exploitation ne doit plus être autorisée afin d’éviter de telles tragédies », a-t-il déclaré.

Face à cette situation, l’exécutif rappelle que le site de Rubaya avait été officiellement reclassé « zone rouge » par un arrêté ministériel du 12 février 2025, prorogé par un autre arrêté du 3 novembre 2025.

Cette décision, conforme aux normes de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs et aux recommandations de l’Organisation de coopération et de développement économiques sur les chaînes d’approvisionnement responsables, interdit formellement toute exploitation et commercialisation des minerais provenant de cette zone à haut risque.

Des minerais liés aux violations des droits humains

Le communiqué du ministère précise que le classement en zone rouge vise également à signaler à la communauté internationale que les minerais de Rubaya sont « entachés de violations des droits humains, de travail forcé et de présence de groupes armés ».

Pour les autorités congolaises, cette mesure souligne l’urgence de protéger les populations civiles et de mettre fin aux activités minières dangereuses dans les zones de conflit.

Des mesures d’urgence annoncées

Afin de faire face à la catastrophe, le gouvernement a annoncé plusieurs mesures d’urgence, notamment un suivi humanitaire assuré par la division délocalisée du ministère à Beni. Celle-ci collabore avec différents partenaires pour renforcer la protection des enfants et soutenir les opérations de secours.

Parallèlement, Kinshasa affirme poursuivre ses efforts pour « restaurer l’autorité de l’État » dans cette partie de l’Est du pays et mettre fin à l’exploitation illégale des ressources naturelles.

Le ministère des Mines s’est enfin engagé à assurer la transparence sur l’évolution de la situation en publiant des mises à jour régulières « au fur et à mesure de l’identification des victimes », afin d’informer la population et la communauté internationale tout en coordonnant les interventions humanitaires dans cette région particulièrement fragile.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UneMonde

Le Sénat américain refuse de limiter les pouvoirs de Donald Trump contre l’Iran

by admin9775 5 mars 2026
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Une résolution visant à limiter les pouvoirs de Donald Trump dans la guerre contre l’Iran a été rejetée mercredi 4 mars au Sénat américain, en raison du soutien robuste de la majorité républicaine pour l’opération américano-israélienne.

Fin janvier, avant même le déclenchement du conflit, le sénateur démocrate Tim Kaine avait introduit une résolution pour « ordonner le retrait des forces armées américaines des hostilités contre la République islamique d’Iran qui n’ont pas été autorisées par le Congrès ». Mais son initiative a été rejetée avec 53 voix contre et 47 pour. Comme prévu, les sénateurs républicains ont donc fait bloc derrière la Maison Blanche, rapporte notre correspondant à Washington, Vincent Souriau. Un seul élu conservateur, Rand Paul, le libertarien du Kentucky, s’est rangé du côté démocrate en faveur de cette résolution. Mais ça n’a pas suffi à inverser le rapport de force.

Face à un président qui a étendu l’emprise du pouvoir exécutif sur le législatif depuis son retour à la Maison Blanche en janvier 2025, Tim Kaine, aux côtés de nombreux autres parlementaires démocrates, assurait vouloir réaffirmer l’autorité du Congrès, seul habilité par la Constitution des États-Unis à déclarer la guerre.

« Les Américains veulent que le président Trump fasse baisser les prix – pas qu’il nous entraîne dans des guerres inutiles et éternelles », avait déclaré le sénateur de Virginie dans un communiqué mardi, qui dénonce depuis samedi un conflit lancé de manière « illégale » par le républicain.

À l’issue mardi d’un briefing classé secret défense entre les sénateurs et notamment le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, sur la guerre contre l’Iran, Tim Kaine avait assuré à l’AFP qu’aucune preuve n’avait été présentée par le gouvernement sur l’existence d’une « menace imminente de l’Iran » contre les États-Unis.

Une question au cœur du débat

Cette question de « menace imminente » est au cœur du débat sur la légalité du déclenchement du conflit par Donald Trump. Car si le Congrès est le seul habilité à déclarer la guerre, une loi de 1973 permet au président de déclencher une intervention militaire limitée pour répondre à une situation d’urgence créée par une attaque contre les États-Unis. Dans sa vidéo annonçant l’opération samedi, Donald Trump avait justement évoqué une menace « imminente » posée selon lui par l’Iran, mais n’a pas convaincu l’opposition démocrate à ce sujet.

À la Chambre des représentants, une résolution similaire à celle de Tim Kaine au Sénat devrait être soumise au vote jeudi, mais un échec est là aussi attendu. « L’idée que nous retirions ce pouvoir à notre commandant en chef, le président, de finir le boulot est une perspective effrayante pour moi », avait affirmé lundi le président républicain de la Chambre des représentants, Mike Johnson. « C’est dangereux, et j’espère et je crois que nous avons suffisamment de voix pour rejeter cela », avait-il ajouté devant la presse au Capitole.

Un seul scénario semble pouvoir faire bouger les lignes : l’hypothèse de mobiliser des troupes au sol. Les Républicains indiquent que ce dans ce cas-là, ils seront particulièrement vigilants et qu’ils attendront de sérieuses explications de l’exécutif.

Après le Sénat, c’est à la Chambre des représentants de se prononcer à son tour ce jeudi sur les pouvoirs de guerre du président.

 Depuis samedi 28 février, Israël et les États-Unis mènent des frappes contre la capitale iranienne Téhéran. Le Guide suprême Ali Khamenei a été tué dans l’attaque israélo-américaine samedi. À la suite de cette annonce, la République islamique a déclaré 40 jours de deuil et sept jours fériés, mais ses obsèques, prévues ce mercredi 4 mars, ont été reportées. La télévision d’État iranienne a également rapporté dimanche la mort de quatre autres responsables. Les frappes ont continué dans différents pays de la région.

Israël a lancé dans la soirée de mercredi une nouvelle vague de frappes sur l’Iran. Jeudi matin, des explosions ont été entendues à Téhéran, selon l’agence de presse Tasnim. L’État hébreu se bat sur deux fronts,bombardant également le Liban et plus particulièrement les banlieues sud de Beyrouth, la capitale, ainsi que des régions à l’est du pays. Au moins 75 personnes sont mortes sous les bombardements israéliens au Liban.Le Hezbollah a affirmé que ses combattants étaient engagés dans des affrontements «directs » avec des soldats israéliens à six kilomètres de la frontière avec Israël.

Un sous-marin américain a coulé mercredi une frégate iranienne au large du Sri Lanka, dans l’océan Indien, tuant au moins 87 marins et faisant des dizaines de disparus. Le bâtiment iranien était le premier coulé par une torpille américaine depuis la Seconde Guerre mondiale.

RFI

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À la UneTribunes

Infractions numériques en RDC : Me Honoré Mvula Kabala appelle à renforcer les bases techniques de la justice digitale

by admin9775 5 mars 2026
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La récente communication du ministre de la Justice relative à la mise en œuvre des poursuites en matière d’infractions numériques marque une volonté claire de l’exécutif congolais de renforcer la lutte contre les abus commis sur les réseaux sociaux. L’initiative vise notamment à poursuivre systématiquement des faits tels que la diffusion de fausses informations, la diffamation, les injures, le harcèlement en ligne ou encore l’incitation à la haine.

Cette démarche traduit une préoccupation légitime : le cyberespace congolais ne peut constituer une zone de non-droit. Les libertés fondamentales, tout comme les responsabilités juridiques, doivent s’y appliquer avec la même exigence que dans l’espace physique. La protection de la dignité humaine, de la réputation des citoyens et de l’ordre public demeure une obligation pour l’État.

Cependant, l’efficacité d’une telle politique répressive ne saurait reposer uniquement sur l’affirmation d’une volonté politique, aussi déterminée soit-elle. En matière numérique, la question centrale reste celle de la preuve : son authenticité, son intégrité et sa traçabilité.

Dans l’environnement digital, les contenus peuvent être modifiés, manipulés ou supprimés avec une grande facilité. Dès lors, toute action judiciaire doit s’appuyer sur des mécanismes techniques solides permettant de garantir la fiabilité de la preuve électronique. Sans ces garanties, les procédures risquent de se heurter à des fragilités probatoires susceptibles d’affaiblir l’action publique devant les juridictions.

À cet égard, le Code du numérique de la République démocratique du Congo prévoit déjà plusieurs instruments structurants. Parmi eux figurent notamment l’autorité de certification ainsi que les dispositifs d’authentification sécurisée. Ces mécanismes ne sont pas accessoires : ils constituent le socle de la sécurité juridique dans l’écosystème numérique.

Une infrastructure de confiance numérique pleinement opérationnelle permettrait notamment d’assurer la certification des identités numériques, la fiabilité des signatures électroniques et la conservation sécurisée des preuves digitales. Autant d’éléments indispensables pour garantir que les poursuites engagées reposent sur des bases techniques incontestables.

La question dépasse donc le simple cadre de la répression. Elle renvoie à un enjeu plus large : celui de la souveraineté numérique de l’État congolais. Affirmer cette souveraineté implique non seulement de rappeler l’application de la loi dans l’espace numérique, mais aussi de mettre en place les infrastructures technologiques et institutionnelles capables d’en assurer l’effectivité.

Cela suppose également un investissement important dans la formation spécialisée des magistrats, des enquêteurs et des experts appelés à traiter les infractions numériques. La maîtrise des techniques de collecte, de conservation et d’analyse de la preuve électronique devient aujourd’hui une condition essentielle pour garantir l’efficacité de la justice dans l’univers digital.

De la même manière, la coopération internationale doit être renforcée afin de faire face aux infractions commises depuis l’étranger, phénomène fréquent dans le domaine du cybercrime.

La lutte contre la cybercriminalité constitue donc un chantier complexe qui exige une approche globale. Elle ne peut se limiter à l’énoncé de sanctions ou à la multiplication des poursuites. Elle doit s’inscrire dans une stratégie cohérente associant cadre juridique, infrastructures technologiques et renforcement des capacités institutionnelles.

C’est à cette condition que la répression des infractions numériques pourra s’exercer dans le respect du principe de légalité, de proportionnalité des peines et des droits de la défense, tout en garantissant une protection efficace des citoyens dans l’espace numérique.

Me Honoré Mvula Kabala
Chercheur en droit du numérique.

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À la UneCommunications politiques

Modeste Bahati Lukwebo dénonce un « complot » et réaffirme sa loyauté envers Félix Tshisekedi

by admin9775 5 mars 2026
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Le deuxième vice-président du Sénat et président national de l’Alliance des forces démocratiques du Congo et alliés (AFDC-A) a animé, mercredi 4 mars 2026, une conférence de presse consacrée à plusieurs dossiers brûlants de l’actualité en République démocratique du Congo.

Au centre de son intervention : la dénonciation d’un « complot » contre sa personne, la question d’une éventuelle révision constitutionnelle, le débat autour du mandat ou de la mission présidentielle, son soutien à l’accord de Washington et la situation sécuritaire dans l’Est du pays.

Une « cabale » autour d’un dossier brassicole à Bukavu

Modeste Bahati affirme être la cible d’une « cabale montée par des officines » en lien avec l’acquisition de la succursale d’une société brassicole à Bukavu, auprès d’une entreprise néerlandaise.

Il dénonce un « rapport erroné » le présentant comme actionnaire d’une société ayant racheté cette entité.

« Cette information est fausse et infondée. J’ai décidé de saisir la justice pour rétablir mon honneur et ma réputation », a-t-il déclaré.

Originaire d’une province fortement touchée par le conflit armé, il juge « inconcevable » qu’on puisse l’associer à des intérêts liés, selon lui, aux zones sous contrôle de l’Alliance Fleuve Congo / Mouvement du 23 mars, qu’il accuse d’être soutenus par le Rwanda.

Il y voit une tentative de le diaboliser et de l’opposer au chef de l’État, à qui il réaffirme sa « loyauté » et son « apport politique et stratégique ».

Deux ministres invités à s’expliquer

Pour toute précision sur ce dossier, le sénateur renvoie vers le ministre des Finances, Doudou Fwamba, et celui de la Coopération régionale, Floribert Anzuluni.

Soutien à l’accord de Washington

Modeste Bahati a exprimé son soutien à l’accord de Washington ainsi qu’aux initiatives diplomatiques en cours, saluant la « diplomatie agissante » de Félix Tshisekedi. Il appelle les Congolais à accompagner le président dans ses efforts pour le retour de la paix.

Cessez-le-feu : crainte d’une partition

Concernant le cessez-le-feu dans l’Est, il met en garde contre un statu quo militaire qui pourrait, selon lui, favoriser une forme de balkanisation.

« Aujourd’hui, une bonne partie du Nord-Kivu et du Sud-Kivu est occupée et administrée par l’AFC/M23 soutenu par le Rwanda. Ceux qui soutiennent le statu quo appuient la partition de notre pays », a-t-il averti.

Il plaide pour l’application stricte de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui exige notamment le retrait des troupes rwandaises du territoire congolais.

Mandat ou mission présidentielle ?

Sur la polémique autour du mandat ou de la mission du président de la République, le leader de l’AFDC-A dénonce un « débat stérile », estimant que certains acteurs politiques cherchent à flatter le chef de l’État.

Il précise toutefois que si la question est officiellement soumise au sein de l’Union sacrée de la nation, elle pourrait être examinée dans un cadre institutionnel approprié.

Dialogue après le retrait des troupes étrangères

Sans exclure l’idée d’un dialogue politique, Modeste Bahati estime que l’urgence demeure sécuritaire :

« La priorité, c’est d’abord le retrait des troupes rwandaises du territoire congolais. Après, nous pourrons parler entre nous, Congolais. »

Mise en garde aux « courtisans »

En conclusion, le deuxième vice-président du Sénat a mis en garde ceux qu’il accuse de stigmatiser certains dirigeants pour se rapprocher des cercles du pouvoir.

« Qu’ils se rappellent du passé récent et qu’ils ne s’exposent pas au retour de la manivelle », a-t-il prévenu.

Bahati Lukwebo affirme que, pendant que le pays souffre de la gouffre, certaines personnes à Kinshasa cherchent à le salir. Modeste Bahati Lukwebo lâche une vérité et dit haut ce que les autres murmurent : « le pays n’a pas un problème de textes, mais un problème d’hommes »

Par Marius Bopenga
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