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À la Une

À la UneNouvelles nécrologiques

Décès de l’ancien président de l’Assemblée nationale Anzuluni Bembe Isilonyonyi

by admin9775 18 janvier 2026
written by admin9775

L’ancien président de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo, Anzuluni Bembe Isilonyonyi, est décédé ce vendredi à Bruxelles, en Belgique, où il suivait des soins médicaux. Il était âgé de 83 ans. L’information a été confirmée à l’Agence Congolaise de Presse (ACP) par une source familiale.

Figure marquante de la vie politique congolaise, particulièrement dans la période de transition après la Conférence nationale souveraine, M. Anzuluni Bembe avait occupé le poste de vice-président du Haut Conseil de la République–Parlement de transition (HCR-PT). Il siégeait alors aux côtés du défunt cardinal Laurent Monsengwo, qui présidait cette institution chargée de conduire le pays vers la démocratie.

Grand notable du Sud-Kivu, dans l’est de la RDC, Anzuluni Bembe était reconnu pour sa profonde connaissance des enjeux complexes de sa région. Bienvenu Bakumanya, directeur général de l’ACP, avec qui il échangeait régulièrement, a salué sa mémoire : « M. Anzuluni Bembe était une bibliothèque, une grande référence sur les questions de l’est congolais. Sa disparition est une perte immense pour le pays. »

Il laisse dans le deuil son fils, Floribert Anzuluni, actuellement ministre de l’Intégration régionale dans le gouvernement de la République.

La disparition d’Anzuluni Bembe Isilonyonyi éteint une voix importante de l’histoire politique contemporaine du Congo, notamment celle des transitions institutionnelles et des débats sur la gouvernance et la stabilité de l’Est du pays.

Par Pascal Kabeya
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18 janvier 2026 0 comments
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À la UneAfrique

Lomé accueille une réunion de haut niveau pour consolider le processus de paix dans l’Est de la RDC

by admin9775 17 janvier 2026
written by admin9775

La réunion de haut niveau sur la cohérence et la consolidation du processus de paix dans l’Est de la République Démocratique du Congo s’est tenue ce samedi à Lomé, au Togo. Convoquée par le président du Conseil togolais et médiateur de l’Union africaine, Faure Gnassingbé, elle a réuni des délégations congolaises, les médiateurs américain et qatari, et des facilitateurs de l’UA.

Contrairement à l’attente de certains observateurs, aucune nouvelle initiative spectaculaire ou accord n’a été annoncé à l’issue des travaux. L’accent a plutôt été mis sur le renforcement structurel et opérationnel de la médiation africaine.

Cinq co-facilitateurs, tous anciens chefs d’État

La décision principale a été de consolider la médiation africaine en la dotant de cinq co-facilitateurs, tous étant d’anciens chefs d’État africains. Leurs noms n’ont pas été immédiatement dévoilés, mais leur mission sera de donner plus de poids et de continuité politique au processus. Des missions sont prévues dans les prochains jours à Kinshasa, Kigali, Kampala et Gitega pour engager des discussions directes avec les parties et « accélérer la mise en œuvre des engagements » pris dans le cadre des différents accords (Doha, Washington).

Un appel à l’action collective et à la solution politique

Dans son discours, le président Gnassingbé a salué l’engagement des parties et appelé à une action collective renforcée. « Plus que jamais, notre action collective doit rester guidée par une conviction forte : seule une solution politique concertée et durable permettra de restaurer la paix », a-t-il déclaré, visant explicitement le bénéfice des populations de la région des Grands Lacs.

La veille, le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, avait précisé que la session devait se concentrer sur la consolidation du processus africain unifié, la clarification du rôle du secrétariat conjoint indépendant et l’examen d’une feuille de route pour les douze prochains mois.

L’UA souligne l’urgence d’apaiser les tensions

Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a pour sa part insisté sur l’urgence d’intensifier les actions de l’organisation pour apaiser les tensions entre la RDC et le Rwanda, et plus largement dans toute la sous-région.

Cette réunion de Lomé apparaît ainsi comme une étape de rationalisation et de re-légitimation de la médiation continentale, dans un paysage diplomatique encombré par la multiplication des initiatives. Elle cherche à remettre l’UA au centre du jeu, en lui donnant des relais politiques de haut niveau, mais reporte à plus tard la preuve tangible de son efficacité sur le terrain, où les combats et les violations du cessez-le-feu se poursuivent.

Par Marius Bopenga
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17 janvier 2026 0 comments
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À la UneMonde

Donald Trump nomme Marco Rubio et Tony Blair à son Conseil de la paix pour Gaza

by admin9775 17 janvier 2026
written by admin9775

Donald Trump a dévoilé vendredi 16 janvier 2026 dans un communiqué une liste de membres du Conseil de la paix pour Gaza, qu’il présidera et auquel siègeront en particulier le chef de la diplomatie Marco Rubio et l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair.

L’émissaire spécial américain Steve Witkoff en fait aussi partie, tout comme le gendre du président américain Jared Kushner ou encore le président de la Banque mondiale Ajay Banga. La liste de sept personnalités – dont 5 Américains – composant ce que la Maison Blanche appelle le « founding executive board » comprend aussi Marc Rowan, un milliardaire patron du fonds d’investissement Apollo Global Management, et Robert Gabriel, un conseiller de Donald Trump.

Chacun d’eux va « superviser un secteur défini, nécessaire à la stabilisation et au succès à long terme de Gaza, ce qui inclut la mise en place de structures de gouvernement, les relations régionales, la reconstruction, l’attractivité pour les investissements, le financement à grande échelle et la mobilisation de capital », selon le communiqué.

La Maison Blanche ajoute que le diplomate bulgare Nickolay Mladenov, que l’on savait destiné à un rôle important, sera Haut-représentant pour Gaza. À 53 ans, ce diplomate a une solide expertise : ancien ministre des Affaires étrangères, il a aussi été envoyé de l’ONU pour la paix au Moyen-Orient de 2015 à 2020. Le général américain Jasper Jeffers dirigera la Force internationale de stabilisation dans le territoire palestinien.

Supervision du comité palestinien de technocrates

Ce conseil aura pour mission de superviser un comité palestinien temporaire et apolitique composé de 15 technocrates. Ali Shaath, un ingénieur civil et ancien haut fonctionnaire, a été choisi pour diriger ce comité transitoire d’experts et aura la lourde tâche de piloter la première étape de la reconstruction du territoire palestinien en ruines. « Ces dirigeants palestiniens sont fermement engagés en faveur d’un avenir PACIFIQUE ! », a assuré Donald Trump dans un message précédent.

La phase deux du plan américain visant à mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza est entrée en vigueur mercredi. Elle doit mener à « la reconstruction » du territoire palestinien, selon l’émissaire américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff. Cette phase prévoit également le désarmement du Hamas, le retrait progressif des troupes israéliennes de la bande de Gaza et le déploiement de la force internationale de stabilisation, selon les termes du plan Trump, endossé par le Conseil de sécurité de l’ONU en novembre.

RFI

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17 janvier 2026 0 comments
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À la UneMonde

Kiefer Sutherland, acteur de « 24 heures chrono », interpellé après avoir agressé et menacé un chauffeur VTC

by admin9775 17 janvier 2026
written by admin9775

La star américaine, également connue pour son rôle dans « Designated Survivor », a été arrêtée à Los Angeles après avoir agressé physiquement et menacé un chauffeur de taxi. Il a été libéré sous caution.

Il devra comparaître devant la justice. Kiefer Sutherland, célèbre pour son rôle de Jack Bauer dans la série 24 heures chrono, a été interpellé à Los Angeles après avoir agressé un chauffeur VTC. Selon la police américaine, l’acteur canado-britannique a été interpellé dans la nuit de dimanche à lundi 12 janvier sur l’un des grands boulevards de la mégalopole californienne, près d’Hollywood. 

D’après un communiqué des forces de l’ordre, cité par les médias américains, les agents sont intervenus pour une agression présumée impliquant un chauffeur VTC. L’acteur de 59 ans est accusé d’avoir agressé physiquement le chauffeur et proféré des menaces à son encontre. Le chauffeur n’a pas eu besoin de soins médicaux, a précisé la police.
 
Kiefer Sutherland, aussi connu pour incarner le président des États-Unis dans la série Netflix Designated Survivor, a été arrêté puis libéré quelques heures plus tard moyennant une caution de 50.000 dollars. L’acteur devra comparaître le 2 février devant un tribunal pour cette affaire. 

Kiefer Sutherland, qui a joué dans Génération Perdue (1987), Stand By Me (1986) et Les Trois Mousquetaires (1993), a déjà été incarcéré en 2007 pour conduite en état d’ivresse, rapporte CNN. Il avait été condamné pour le même motif en 2004 et a fait l’objet de plusieurs interpellations en lien avec l’alcool depuis les années 1990.

RTL

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17 janvier 2026 0 comments
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À la UneProvince

Route Sake-Masisi : Huit mois après les promesses, le gouffre entre le discours et la réalité

by admin9775 17 janvier 2026
written by admin9775

Les promesses de développement faites par les autorités installées par la rébellion du M23 dans le Nord-Kivu se heurtent à une réalité implacable : l’abandon et la dégradation. Lancés en grande pompe il y a huit mois, les travaux de réhabilitation de l’axe stratégique Sake–Masisi–Walikale sont dans l’impasse, illustrant le fossé entre la communication rebelle et la situation vécue par les populations.

Le 2 mai 2025, Musanga Erasto, désigné gouverneur du Nord-Kivu par le M23, inaugurait solennellement le chantier à Sake. Devant une foule assemblée, il promettait une transformation radicale : des routes asphaltées, l’ouverture imminente des axes vers Kanyabayonga et Kitshanga, et le désenclavement durable du territoire de Masisi.

« Dans quelques jours, nous viendrons ouvrir la route Sake–Kanyabayonga, et cette route sera asphaltée. Après, la route Sake–Masisi que nous lançons aujourd’hui sera également asphaltée », avait-il déclaré, annonçant même l’extension asphaltée jusqu’à Walikale.

Un constat d’échec sur le terrain

Huit mois plus tard, l’ambition a cédé la place à un paysage de désolation. La route Sake–Masisi–Nyabyondo est aujourd’hui décrite comme quasi impraticable. Le passage intensif de convois de camions transportant des minerais, notamment en provenance de la zone minière de Rubaya, a laminé la chaussée. Bourbiers profonds, ravines et effondrements partiels caractérisent désormais cet axe vital, loin de toute trace d’asphaltage.

Selon des sources locales et des observations sur place, un détail révélateur est souligné : les travaux de réhabilitation avaient effectivement débuté avant que la zone ne tombe sous le contrôle total du M23. Depuis l’installation de l’administration rebelle, les chantiers sont à l’arrêt. Aucun engin de construction n’est visible, aucune équipe active, aucune avancée tangible.

Des taxes sans services

L’axe promis vers Walikale subit le même sort : les travaux n’y ont jamais commencé. En revanche, les habitants et les transporteurs dénoncent la multiplication des barrières et taxes illégales imposées le long de ces routes délabrées. Cette économie de prédation, où la perception fiscale se substitue à la prestation de services, alourdit le quotidien des populations déjà confrontées à l’insécurité et à l’enclavement.

Pour les communautés de Masisi, cette route est devenue le symbole d’une double peine : l’abandon des promesses de développement et l’exploitation de leur territoire. Le désenclavement annoncé n’a pas eu lieu. À la place, l’extraction minière s’intensifie, priorisant le transport des ressources au détriment des infrastructures et du bien-être des civils.

Une crédibilité mise à mal

Ce fiasco porte un coup sévère à la narration du M23 et de ses représentants, qui cherchent à se présenter comme une autorité de gouvernance légitime et capable de développement. Les engagements ambitieux du 2 mai, présentés comme un tournant, relèvent désormais du discours sans suite, érodant la crédibilité des promesses politiques dans une région épuisée par des décennies de conflit et de négligence.

La route Sake-Masisi cristallise ainsi l’amère réalité : dans les zones sous contrôle rebelle, les priorités semblent orientées vers le contrôle des ressources et des populations, bien loin des projets d’infrastructure et de prospérité locale affichés. Les habitants, eux, restent pris au piège entre un État central distant et une administration de fait qui ne tient pas ses engagements fondamentaux.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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17 janvier 2026 0 comments
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À la UnePolitique

Le coordonnateur de la NSCC pose une condition préalable au dialogue national : « Le départ de l’ennemi »

by admin9775 16 janvier 2026
written by admin9775

Le débat sur la tenue d’un dialogue politique inclusif en République Démocratique du Congo s’enrichit d’une nouvelle voix, celle de la société civile, avec une condition ferme. Jonas Tshiombela, coordonnateur de la Nouvelle société civile congolaise (NSCC), a déclaré mardi qu’il soutenait l’initiative, mais à une condition sine qua non : que « l’ennemi ait quitté notre sol ».

Son positionnement intervient dans un contexte où les appels à un dialogue entre les principales forces politiques du pays se multiplient, face à une crise multidimensionnelle. Toutefois, M. Tshiombela estime qu’engager des tractations politiques dans les circonstances actuelles serait prématuré et contre-productif.

« Nous disons oui au dialogue, mais lorsque l’ennemi aura quitté notre sol », a-t-il affirmé, insistant sur la nécessité de restaurer au préalable la souveraineté nationale. Pour l’activiste, toute discussion sur l’avenir politique du pays doit être précédée par le rétablissement de la sécurité et de l’intégrité territoriale.

Cette prise de position reflète un courant d’opinion significatif en RDC, qui considère que la présence de groupes armés, notamment le M23 dans l’Est, constitue une menace existentielle qui doit être résolue avant tout règlement politique interne. Elle sous-tend l’idée qu’un dialogue mené sous la pression ou pendant une occupation partielle du territoire pourrait conduire à des concessions contraires aux intérêts fondamentaux de la nation.

La condition posée par la NSCC, à travers son coordonnateur, lance un défi majeur aux promoteurs du dialogue et au gouvernement. Elle soulève la question épineuse de la séquentialité des priorités : peut-on pacifier le pays par la parole alors que les armes parlent encore dans plusieurs provinces ? Ou, à l’inverse, le dialogue est-il justement un outil indispensable pour créer les conditions d’une paix durable et d’une unité nationale face à l’agression extérieure ?

La balle est désormais dans le camp des acteurs politiques. Leur capacité à intégrer, ou à répondre, à cette exigence portée par une frange de la société civile sera un premier indicateur de la faisabilité et de la crédibilité du processus de dialogue tant évoqué.

Par Marius Bopenga
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À la UneProvince

Sud-Kivu : Accusations de pillage systématique et de crimes de guerre contre l’AFC/M23

by admin9775 16 janvier 2026
written by admin9775

Le Gouvernement provincial du Sud-Kivu accuse formellement le groupe armé AFC/M23 d’avoir organisé et exécuté des opérations de pillage systématique dans le territoire d’Uvira, en violation flagrante du droit international humanitaire. Ces actes interviennent malgré les assurances de bonne foi présentées par la rébellion au Secrétaire général des Nations Unies le 15 janvier 2026.

Selon un rapport détaillé des autorités provinciales, le prétendu « retrait militaire » observé a servi de couverture à une vaste opération de prédation économique. Au total, 162 camions (49 de type Wowo et 113 de type Ben) auraient quitté Bukavu non pour un mouvement tactique, mais pour transporter illicitement vers le Rwanda des biens appartenant à l’État congolais et à des particuliers.

La nature des biens pillés comprend :

  • 34 camions chargés de goudron destiné aux infrastructures publiques.
  • Des matériaux de construction en grande quantité.
  • Des tricycles et autres moyens de transport et de subsistance des populations.
  • Du bétail, soustrait directement aux éleveurs et aux communautés, aggravant l’insécurité alimentaire.

Le gouvernement provincial qualifie ces agissements d’« économie de prédation organisée », soulignant qu’ils répondent à une logique systématique de spoliation des ressources et de destruction du tissu économique local. Il estime que ces actes constituent des crimes de guerre au regard des Conventions de Genève de 1949 et du Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI), notamment en raison de leur impact délibéré sur les populations civiles.

Les conséquences humanitaires dénoncées sont graves :

  • Aggravation de la crise alimentaire dans la région.
  • Augmentation drastique du coût de la vie pour les civils déjà vulnérables.
  • Imposition d’une punition collective aux populations, privées de leurs biens et moyens de subsistance.

Face à cette situation, le Gouvernement du Sud-Kivu lance un appel solennel à la communauté internationale :

  • Aux Nations Unies et à sa mission en RDC (MONUSCO).
  • À l’Union africaine.
  • À la Cour pénale internationale (CPI).
  • Aux principales organisations de défense des droits humains.

Il les exhorte à documenter ces crimes de manière urgente et indépendante, et à engager des poursuites judiciaires contre leurs auteurs et commanditaires. Les autorités réaffirment par ailleurs le ferme engagement du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, et du Gouvernement central, à protéger les populations civiles et à défendre l’intégrité territoriale de la République Démocratique du Congo contre toute forme d’agression et de prédation.

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À la UnePolitique

Commémoration nationale : Le Sénat honore la mémoire des Héros Lumumba et Kabila

by admin9775 16 janvier 2026
written by admin9775

À l’occasion des journées dédiées aux Héros Nationaux, les 16 et 17 janvier, la République Démocratique du Congo a rendu hommage à deux figures majeures de son histoire : Patrice Émery Lumumba et Laurent-Désiré Kabila. Le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, a pris la parole sur les réseaux sociaux pour rappeler l’importance de leur héritage dans le contexte actuel du pays.

Dans un message publié sur son compte X, le haut magistrat a souligné que ces dates étaient l’occasion « d’honorer la mémoire de nos Héros Nationaux, dont le courage et la vision continuent d’inspirer notre chemin vers l’unité et la prospérité ». Il a rappelé l’œuvre de ces leaders, qui « ont œuvré sans relâche pour la dignité et la souveraineté du pays », jetant ainsi les bases de l’indépendance et du développement national.

Ces mots interviennent alors que la RDC traverse une période complexe, marquée par d’importants défis sécuritaires, économiques et sociaux. Le président du Sénat a ainsi appelé les Congolais à s’inspirer de la résilience et de la détermination de leurs aînés pour affronter les épreuves du présent. « Ces moments de commémoration revêtent une signification particulière », a-t-il insisté, invitant la nation à transformer cet héritage en levier pour l’avenir.

« Aujourd’hui, rendons-leur hommage en puisant dans leur héritage la volonté de bâtir un avenir où la résilience guide nos décisions », a conclu Jean-Michel Sama Lukonde.

Cette commémoration annuelle sert non seulement à raviver la mémoire collective autour des sacrifices consentis pour la liberté et la souveraineté du Congo, mais aussi à mobiliser les énergies autour d’un projet national commun. En célébrant Lumumba, premier Premier ministre assassiné en 1961, et Kabila, artisan de la libération de 1997, les institutions entendent réaffirmer les valeurs de patriotisme et de lutte pour la dignité congolaise.

Dans un pays encore éprouvé par des conflits à l’Est et des tensions politiques, l’appel du Sénat sonne comme un rappel : l’unité et la prospérité passent par la reconnaissance d’un passé héroïque et son inscription dans les combats d’aujourd’hui.

Par Pascal Kabeya
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16 janvier 2026 0 comments
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À la Une

Poursuite de violents combats entre M23 et Wazalendo à Rutshuru

by admin9775 16 janvier 2026
written by admin9775

De violents combats qui opposent les rebelles AFC/M23 aux combattants Wazalendo, alliés des Forces armées de la RDC (FARDC), se sont poursuivis  ce jeudi 15 janvier dans le groupement de Bukombo, territoire de Rutshuru, autour de la cité de Mweso, au Nord-Kivu.
Des sources locales rapportent des détonations d’armes lourdes et légères dès 6 heures dans la localité de Bumbasha, près de Mwesso. 
Elles confirment que les combats, opposant l’AFC/M23 aux Wazalendo du Collectif des mouvements pour le changement (CMC), se sont étendus vers le Jardin Théicole de Ngeri, dans la localité de Mubirubiru. 
D’autres tirs ont été entendus dans la matinée à Bwiro et dans les plantations appelées Senki, près de la route Mwesso-Kashunga. Ces violences durent depuis trois jours.
La veille, plusieurs villages de la chefferie de Bwito ont été affectés, dont Kitunda, Nyarubande et leurs environs dans le groupement Kihondo, ainsi que Bumbasha et ses alentours dans le Bukombo.
Les belligérants auraient recours à des drones kamikazes.
Bilan humain
Plusieurs civils, dont des personnes déplacées, ont été blessés dans les villages de Bumbasha, Kivuma et Kanyangohe. Une source coutumière locale indique qu’il est difficile d’établir un bilan précis, mais déplore que de nombreuses familles déplacées soient dispersées, certaines ayant perdu la trace de leurs proches.

Radio Okapi

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À la UnePolitique

Est de la RDC: le président angolais consulte l’Église du Congo, la piste d’un dialogue intercongolais s’esquisse

by admin9775 16 janvier 2026
written by admin9775

Le chef de l’État angolais, également président en exercice de l’Union africaine, a reçu le 14 janvier à Luanda une délégation de la Conférence épiscopale du Congo (Cenco). Au cœur des échanges : la situation dans l’est de la RDC. Cette rencontre s’inscrit dans la continuité des entretiens récents entre João Lourenço et Félix Tshisekedi, dans le cadre des efforts diplomatiques en cours pour tenter de mettre fin au conflit armé. Peu d’informations filtrent, à ce stade, sur les intentions précises de Luanda dans cette nouvelle séquence. Mais, selon les informations de RFI, c’est la piste d’un dialogue inter-congolais qui commence à se dessiner.

Ils se sont vus à deux reprises, mercredi, à Luanda. D’abord en fin de matinée, vers 11 heures. Un premier échange pour cerner les attentes. Selon les informations de RFI, João Lourenço a alors tenu à poser un cadre clair : il ne s’agit pas de remplacer les processus existants, ni Doha, ni Washington. L’Angola travaille plutôt sur un mécanisme complémentaire, un processus qui ne concernerait que les acteurs congolais.

Les discussions ont duré environ une heure. À leur issue, le président angolais a proposé aux religieux de poursuivre le travail avec son équipe, afin de définir les contours d’un agenda pour ce processus, un agenda voulu inclusif, intégrant l’ensemble des parties prenantes au conflit.

L’après-midi, les échanges se sont poursuivis. Les religieux et les délégués angolais ont travaillé ensemble, avant de remettre leur rapport à João Lourenço en début de soirée, toujours hier.

Une mission angolaise attendue à Kinshasa

Prochaine étape, selon les informations de RFI : une mission angolaise attendue à Kinshasa pour rencontrer le président Félix Tshisekedi et lui présenter les avancées de ces consultations.

Luanda prévoit également de partager ces éléments avec le médiateur désigné par l’Union africaine, le président du Conseil togolais, Faure Gnassingbé, en amont de la réunion de haut-niveau prévue le 17 janvier à Lomé.

Une réunion qui doit rassembler des représentants du Qatar, des États-Unis, des co-facilitateurs de l’Union africaine, délégués de Kinshasa et de Kigali, autour de la cohérence et de la coordination des différents processus de paix dans la région des Grands Lacs.

En décembre, la RDC et le Rwanda ont signé à Washington un accord de paix sous l’égide du président américain Donald Trump. Parallèlement au processus de Washington entre RDC et Rwanda, Kinshasa et le groupe politico-militaire AFC/M23 ont engagé des négociations séparées à Doha, au Qatar, qui ont abouti en juillet à une déclaration conjointe les engageant à un cessez-le-feu, mais qui n’a eu que peu d’effets sur le terrain où les combats ont continué. Les deux camps s’accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu.

RFI

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