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À la Une

À la UneSociété

Justice : condamnation avec sursis pour le médecin filmé en train de frapper une patiente à Kinkole

by admin9775 3 avril 2026
written by admin9775

Le Tribunal de garnison de Kinkole a rendu son verdict dans l’affaire de violences médicales impliquant le docteur David Balanangayi, poursuivi après la diffusion d’une vidéo choquante sur les réseaux sociaux.

Le praticien a été condamné à deux mois de servitude pénale, assortis d’un sursis d’un an. Une décision qui signifie, conformément à la législation en vigueur en République démocratique du Congo, qu’il n’exécutera pas immédiatement sa peine, sauf en cas de récidive.

Des réparations jugées insuffisantes

Sur le plan civil, l’État congolais a été condamné à verser une indemnité d’environ 2,5 millions de francs congolais à la victime, Dorcas Mulema Moya. D’autres montants, oscillant jusqu’à 3 millions de francs congolais, ont également été évoqués pour les parties civiles.

Ces réparations suscitent déjà de vives critiques. Plusieurs observateurs estiment qu’elles restent faibles au regard du préjudice subi, dans une affaire qui a profondément choqué l’opinion publique.

Indignation des organisations de défense des patients

L’Association de défense des droits des patients (ADP) a vivement réagi, dénonçant un verdict en décalage avec la gravité des faits. Son représentant, Benjamin Bahati, parle d’une « grande déception » et d’un « recul » dans la lutte pour les droits des patients, en particulier des femmes victimes de maltraitances médicales.

L’organisation rappelle toutefois que cette procédure démontre que nul n’est au-dessus de la loi et n’exclut pas un recours en appel, une possibilité également ouverte au ministère public.

Une affaire qui avait suscité une vive émotion

Les faits remontent à la diffusion d’une vidéo montrant le médecin en train d’asséner des coups à sa patiente après son accouchement, dans un établissement hospitalier de Kinshasa. La scène avait provoqué une onde de choc à l’échelle nationale, suscitant notamment l’indignation de Denise Nyakeru Tshisekedi.

Le ministère public avait retenu plusieurs chefs d’accusation, dont torture, coups et blessures aggravés et violation de l’intimité, notamment pour avoir ordonné la captation vidéo des faits. La partie civile, quant à elle, réclamait jusqu’à un million de dollars américains en dommages et intérêts.

À la barre, la victime a relaté avoir été violemment battue alors qu’elle ne s’opposait pas aux soins post-accouchement. Un expert médical a confirmé que son état initial était stable, tout en évoquant une plaie nécessitant une prise en charge adaptée.

Un débat relancé sur la justice et les droits des patients

Cette décision relance le débat sur la sévérité des sanctions en matière de violences médicales en RDC, ainsi que sur l’évaluation des dommages et intérêts accordés aux victimes.

Si la défense du médecin s’est félicitée du verdict, estimant qu’il permet à son client de retrouver la liberté, de nombreuses voix s’élèvent pour réclamer une justice plus dissuasive face à des actes jugés inacceptables dans le milieu hospitalier.

Par Marius Bopenga
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3 avril 2026 0 comments
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À la UnePolitique

Sénat : Norbert Basengezi élu deuxième vice-président avec une large majorité

by admin9775 3 avril 2026
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Le Sénat de la République démocratique du Congo a désormais son nouveau deuxième vice-président. Le sénateur Norbert Basengezi Katintima a été élu ce vendredi 3 avril 2026 avec 87 voix sur 95 votants, confirmant sans surprise son statut de favori après s’être retrouvé seul en lice.

Il succède à Modeste Bahati Lukwebo, qui avait démissionné le 18 mars 2026 dans un contexte de fortes tensions internes, alors qu’il faisait face à une menace de motion de défiance, notamment pour des accusations d’incompétence formulées par certains de ses collègues.

Né le 10 janvier 1958 à Kashimaro-Kaziba, dans la province du Sud-Kivu, Norbert Basengezi Katintima dispose d’un parcours politique bien établi. Il a notamment occupé les fonctions de vice-président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), après avoir été gouverneur du Sud-Kivu et député national.

À la tête de l’Alliance des nationalistes pour un Congo émergent (ANCE), il est également membre de l’Union sacrée de la nation, la plateforme au pouvoir.

Cette élection s’inscrit dans un contexte de recomposition au sein du bureau du Sénat, marqué par une volonté de consolidation de la majorité parlementaire autour de figures jugées consensuelles.

Par Pascal Kabeya
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À la UnePolitique

Crise dans l’Est de la RDC : Paul Kagame charge Joseph Kabila et renvoie Kinshasa à ses responsabilités

by admin9775 3 avril 2026
written by admin9775

Dans une interview exclusive accordée à Jeune Afrique et publiée ce vendredi 3 avril 2026, le président rwandais Paul Kagame a livré une déclaration aux implications majeures sur la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo.

« Le M23 n’est pas un mouvement rwandais, mais un mouvement congolais désormais appelé AFC/M23, auquel est associé l’ancien président Joseph Kabila », a-t-il affirmé, estimant que « le problème posé par ce mouvement est un problème politique congolais, qui doit trouver une solution politique congolaise ».

Par cette sortie, Paul Kagame opère un repositionnement stratégique en rejetant toute responsabilité directe du Rwanda dans le conflit, tout en désignant clairement Joseph Kabila comme un acteur central de la crise. Une déclaration qui intervient alors que l’ancien chef de l’État congolais est accusé de « haute trahison » par les autorités de Kinshasa.

Le président rwandais a également assumé la présence de Kabila sur son territoire, déclarant : « Je ne vois pas pourquoi je lui refuserais le passage », évoquant une situation relevant, selon lui, des affaires internes congolaises.

Une ligne de défense assumée face aux accusations

Depuis plusieurs années, Kigali est régulièrement accusé de soutenir militairement la rébellion du M23. Des accusations systématiquement rejetées par les autorités rwandaises. Mais cette fois, Paul Kagame va plus loin en présentant le conflit comme une crise interne à la RDC, opposant notamment Félix Tshisekedi à son prédécesseur.

« Émettre des sanctions ne signifie pas qu’elles sont justifiées », a-t-il insisté, dénonçant des mesures internationales qu’il qualifie d’« injustifiées » et dictées par des intérêts extérieurs. Il exclut toute idée de concessions face à ces pressions.

Le dirigeant rwandais a par ailleurs défendu la posture sécuritaire de son pays, affirmant que la présence de l’AFC/M23 contribue à sécuriser la frontière entre le Rwanda et la RDC. Il évoque même une logique de « défense préventive », consistant à neutraliser les menaces au-delà de ses frontières.

Dans ce cadre, il accuse également Kinshasa de collaborer avec les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), considérées comme une menace directe pour la sécurité du Rwanda.

Un discours qui fait écho à Kinshasa

Fait notable, les propos de Paul Kagame rejoignent en partie la thèse défendue depuis plusieurs mois par Félix Tshisekedi, selon laquelle l’Alliance Fleuve Congo (AFC) serait liée à Joseph Kabila. Une convergence inattendue dans le discours, bien que les conclusions divergent radicalement.

Là où Kinshasa dénonce une agression extérieure soutenue par Kigali, le président rwandais présente la crise comme un conflit interne congolais, appelant à une solution politique nationale.

Un climat diplomatique encore plus tendu

Alors que l’AFC/M23 contrôle une partie importante du Nord-Kivu et que les efforts de médiation peinent à aboutir, cette déclaration risque d’aggraver les tensions entre Kigali et Kinshasa.

En renvoyant la responsabilité du conflit aux acteurs congolais, Paul Kagame tente de redéfinir la lecture internationale de la crise. Reste à savoir si cette stratégie convaincra la communauté internationale, jusque-là largement préoccupée par le rôle présumé du Rwanda dans l’instabilité persistante de l’Est congolais.

Par Pascal Kabeya
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À la UneAfrique

Cameroun : le Parlement examine une réforme constitutionnelle créant un poste de vice-président

by admin9775 3 avril 2026
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Réuni en congrès ce jeudi 2 avril 2026 à Yaoundé, le Parlement du Cameroun a entamé l’examen d’un projet de loi de révision constitutionnelle majeur, portant notamment sur la création d’un poste de vice-président de la République

Introduit sous procédure accélérée, ce texte prévoit la modification de plusieurs dispositions de la Constitution de 1972. Il instaure la fonction de vice-président, nommé par le chef de l’État, avec un mandat aligné sur celui du président de la République

Le projet définit également les modalités de succession au sommet de l’État. En cas de vacance du pouvoir — décès, démission ou empêchement définitif — le vice-président serait appelé à achever le mandat en cours. Si ce dernier est indisponible ou si le poste est vacant, l’intérim reviendrait alors au président du Sénat, avec organisation d’une élection présidentielle dans un délai encadré

Le texte confirme par ailleurs le rôle central du président dans l’architecture institutionnelle, en lui conférant le pouvoir de nomination du vice-président, du Premier ministre et des membres du gouvernement, ainsi que la possibilité de déléguer certaines compétences en cas d’empêchement temporaire

Cette réforme intervient dans un contexte politique particulier marqué par la longévité au pouvoir de Paul Biya, âgé de 92 ans et à la tête du pays depuis 1982. Réélu en octobre 2025 pour un huitième mandat avec 53,66 % des suffrages, il demeure une figure centrale de la vie politique camerounaise

Un débat qui résonne en RDC

Cette initiative au Cameroun fait écho aux discussions en cours en République démocratique du Congo autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle

En août 2023, le professeur Isidore Ndaywel avait présenté à Kinshasa un projet de nouvelle Constitution proposant notamment la création d’un poste de vice-président en remplacement du Premier ministre, ainsi que l’instauration d’un mandat présidentiel unique de neuf ans

Un an plus tard, le 23 octobre 2024, le président Félix Tshisekedi a réaffirmé sa volonté de doter le pays d’une nouvelle loi fondamentale, estimant que la Constitution actuelle ne correspond plus aux réalités du pays

Toutefois, cette perspective suscite de vives réactions. En novembre 2024, plusieurs figures de l’opposition et de la société civile ont dénoncé à Kinshasa un projet qu’elles interprètent comme une tentative de révision visant à ouvrir la voie à un éventuel troisième mandat présidentiel. Elles accusent le chef de l’État de vouloir contourner les limitations constitutionnelles, évoquant même un risque de « haute trahison »

Ainsi, entre réforme institutionnelle et tensions politiques, la question constitutionnelle s’impose comme un enjeu majeur, aussi bien au Cameroun qu’en RDC, où elle cristallise les débats sur la gouvernance et l’avenir démocratique.

Par Marius Bopenga
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À la UneMonde

États-Unis: Donald Trump a limogé sa ministre de la Justice Pam Bondi

by admin9775 3 avril 2026
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Le président américain Donald Trump a limogé la ministre de la Justice Pam Bondi de ses fonctions jeudi 2 avril 2026, a annoncé un responsable de la Maison Blanche, suite à une frustration croissante quant à son travail, notamment sa gestion des dossiers d’enquête liés au défunt financier et délinquant sexuel Jeffrey Epstein. Donald Trump aurait également été frustré par la lenteur de Pam Bondi à poursuivre ses détracteurs et adversaires qu’il souhaitait voir traduits en justice.

La veille encore, Pam Bondi s’affichait aux côtés de Donald Trump. Elle était dans son convoi lorsqu’il s’est rendu à la Cour suprême pour une audience sur un de ses décrets restreignant le droit du sol. Elle était également avec lui lorsqu’il a fait son allocution sur la guerre en Iran. Et interrogé sur ce possible départ, le président états-unien avait alors répondu que « Pam Bondi est une personne merveilleuse » et qu’elle fait « un bon travail. » Mais moins de 24 heures plus tard, il confirme donc son départ.

L’intérim de Pam Bondi sera assuré par le numéro deux du ministère de la Justice Todd Blanche, ancien avocat personnel de Donald Trump, a ajouté le président américain sur son réseau Truth Social, saluant l’action de la ministre sortante contre la criminalité. Elle est « une grande patriote et amie loyale », a-t-il également souligné, sans donner toutefois de raison à son limogeage. 

Durant son mandat à la tête de l’appareil judiciaire américain, Pam Bondi s’est montrée une fervente défenseure du programme de Donald Trump et a mis fin à la longue tradition d’indépendance du ministère de la Justice vis-à-vis de la Maison Blanche dans ses enquêtes.

Une gestion de l’affaire Epstein qui a fait grincer des dents au sein de l’entourage de Donald Trump

Ce sont toutefois les critiques répétées concernant les dossiers de l’affaire Epstein, y compris de la part d’alliés de Donald Trump et de certains élus républicains, qui ont marqué son mandat. Pam Bondi a été accusée d’avoir dissimulé ou mal géré la publication des documents relatifs aux enquêtes du ministère de la Justice sur le trafic sexuel d’Epstein, un financier qui entretenait des liens avec de nombreuses personnalités riches et influentes. Cette affaire a causé des difficultés politiques à Trump et a ravivé l’attention portée à son amitié passée avec Epstein, qu’il affirme avoir rompue il y a des décennies.

Autre reproche que lui fait Donald Trump : si elle a bien mené la purge voulue par le président états-unien au sein du ministère de la Justice, évinçant des procureurs qui avaient ordonné des enquêtes visant Donald Trump, elle n’a pas engagé à ses yeux suffisamment de poursuites à l’encontre de détracteurs et d’adversaires.

Son limogeage pourrait entraîner un remaniement stratégique au sein du ministère de la Justice et potentiellement une nouvelle offensive judiciaire contre les cibles de Trump. Pam Bondi est la deuxième haute responsable de l’administration Trump à être limogée récemment. Trump a démis de ses fonctions la secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, le 5 mars, suite aux critiques concernant sa gestion de l’agence et sa politique d’immigration.

RFI

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À la UneProvince

Haut-Lomami : tensions au centre de Kaniama Kasese, six blessés dont deux graves

by admin9775 3 avril 2026
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Des tensions ont éclaté le mardi 31 mars 2026 au centre d’encadrement et d’instruction de Kaniama Kasese, en province du Haut-Lomami, opposant des jeunes en formation, anciens bandits en processus de réinsertion, à un élément des Forces armées de la République démocratique du Congo.

Selon la direction du Service national de la RDC, ces incidents ont fait six blessés parmi les « bâtisseurs », dont deux dans un état grave.

D’après les premiers éléments, ces violences seraient survenues dans un climat de tension alimenté par la propagation d’une fausse rumeur évoquant une prétendue prime impayée ainsi qu’une prolongation de la durée de formation. Sous l’effet de cette agitation, certains jeunes se sont attaqués aux installations du centre, brisant des vitres, incendiant des matelas et s’en prenant physiquement au commandant du site qui tentait de ramener le calme.

Alors que des efforts étaient en cours pour rétablir l’ordre, un militaire a fait usage de son arme à feu, causant les blessures enregistrées.

Face à la gravité de la situation, le commandant du Service national, Jean-Pierre Kasongo Kabwik, a réagi rapidement en ordonnant l’interpellation du présumé auteur des tirs. Celui-ci a été remis à l’Auditorat militaire de garnison de Kamina, qui a ouvert une enquête afin d’établir les responsabilités et de faire toute la lumière sur les circonstances exactes de l’incident

Les blessés ont été pris en charge et évacués vers une structure médicale du Service national où ils reçoivent des soins appropriés.

Dans son communiqué, le Service national condamne fermement cet acte, qualifié de violation grave des règles de discipline et des principes fondamentaux de respect de la vie humaine, affirmant qu’aucune dérive ne sera tolérée.

Des mesures correctives ont été annoncées, notamment le renforcement de l’encadrement, des mécanismes de supervision et de la gestion des situations de tension au sein du centre.

Les autorités appellent enfin au calme, à la responsabilité collective et à la vigilance face aux risques de désinformation autour de cet événement, tout en rassurant que cet incident, bien que grave, ne remet pas en cause la mission et les objectifs du Service national en matière de réinsertion et de formation des jeunes en République démocratique du Congo.

Par Pascal Kabeya
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À la UneProvince

Ituri : nouvelles atrocités des ADF à Mambasa, l’armée promet une riposte renforcée

by admin9775 3 avril 2026
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La situation sécuritaire demeure extrêmement préoccupante dans le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri, où de nouvelles attaques attribuées aux Forces démocratiques alliées (ADF/MTM) ont fait des dizaines de victimes civiles.

Dans un communiqué publié le 2 avril, les Forces armées de la République démocratique du Congo font état d’un bilan provisoire de 43 civils tués dans la localité de Bafwakowa, en chefferie des Bandaka, ainsi que de 44 maisons incendiées et d’importants dégâts matériels, dont un camion-benne et cinq motos endommagés.

Selon d’autres sources locales, notamment la société civile, le bilan pourrait être encore plus lourd avec jusqu’à 56 personnes tuées dans certaines zones, tandis qu’un village entier aurait été en grande partie réduit en cendres après l’attaque survenue dans la nuit du mercredi au jeudi.

Des témoignages font également état de scènes d’une extrême violence le long de la route nationale 4, où plusieurs corps ont été retrouvés, certains encore coincés sous les décombres de maisons incendiées, alors que plus de 60 % des habitations auraient été détruites

Face à cette escalade qualifiée de barbare, l’armée assure avoir renforcé son dispositif sécuritaire et intensifié les opérations militaires pour traquer les assaillants et démanteler leurs réseaux
« Nous sommes déterminés à mettre fin à ces violences et à protéger les populations civiles », a affirmé un porte-parole des FARDC.

Dans le même temps, les forces armées appellent la population à une vigilance accrue et à une collaboration étroite avec les services de sécurité, en signalant tout mouvement suspect susceptible d’aider à prévenir de nouvelles attaques

La crise ne se limite pas aux pertes humaines et matérielles, plusieurs civils auraient également été enlevés dans les localités de Mutsanga, Bengasoli, Masiliko et Mabukulu, où ils seraient soumis à des traitements inhumains et contraints de payer des rançons pour leur libération.

Des voix s’élèvent pour dénoncer l’ampleur de la tragédie, à l’image de John Vuleveryo Musombolwa qui lance un cri d’alarme face à ce qu’il qualifie de barbarie sans limite et appelle les autorités à agir avec fermeté pour protéger les populations

Même indignation du côté de la société civile locale, où Jospin Paluku Mbowa dénonce une propagation inquiétante des ADF dans le territoire de Mambasa et un décalage entre la réalité du terrain et certains discours officiels.

Cette nouvelle attaque s’inscrit dans une série d’incursions meurtrières enregistrées ces derniers mois dans la région, entraînant de nombreuses pertes en vies humaines et des déplacements massifs de populations.

Dans ce contexte, les appels se multiplient pour une réponse urgente et efficace afin de restaurer la sécurité et mettre fin à un cycle de violences qui continue de frapper durement les civils dans l’est de la République démocratique du Congo.

Par José Lumbala, correspondant à Bunia
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À la UneMonde

Donald Trump affirme qu’il envisage sérieusement de retirer les États-Unis de l’Otan

by admin9775 2 avril 2026
written by admin9775

Le président ​américain Donald Trump envisage de ​retirer son pays de l’Otan après avoir condamné à plusieurs reprises ses ​alliés ‌au sein ⁠de l’organisation pour leur absence de soutien ‌à la guerre menée par les États-Unis contre l’Iran, selon une interview accordée au quotidien ​britannique Daily Telegraph.

Interrogé par le Daily Telegraph ‌sur la possibilité que les États-Unis puissent reconsidérer leur appartenance à ‌l’Otan à l’issue de la guerre menée contre l’Iran, Donald Trump a répondu : « Oh oui, ​je dirais que c’est plus que reconsidérer. » « J’ai toujours dit que l’Otan ​était un tigre de ​papier et, d’ailleurs, Poutine le sait aussi », a-t-il poursuivi.

À lire aussiOtan: même «affaiblie» par Donald Trump, «l’Alliance atlantique est encore en état de marche»

« Nous avons toujours répondu présents, y compris pour l’Ukraine. L’Ukraine n’était pas notre problème. C’était une épreuve, et nous étions là pour eux, et nous l’aurions toujours été. Ils n’étaient pas là pour nous », a ajouté Donald Trump. S’en prenant directement au Royaume-Uni, le président américain a reproché à Keir Starmer de refuser de s’impliquer dans la guerre israélo-américaine contre l’Iran, insinuant que la Royal Navy n’était pas à la hauteur. « Vous n’avez même pas de marine. Vous êtes trop vieux et vos porte-avions étaient obsolètes », a-t-il déclaré, faisant référence à l’état de la flotte britannique.

Remise en cause de Marco Rubio

L’Otan est « l’alliance militaire la plus efficace que le monde ait jamais connue », a, peu après, rétorqué Keir Starmer lors d’une conférence de presse, ajoutant qu’elle « assure notre sécurité depuis plusieurs décennies » et que le Royaume-Uni y est « pleinement engagé ».

Le secrétaire d’État états-unien Marco Rubio avait déjà remis en cause comme jamais le lien transatlantique avec l’Otan, déclarant mardi que les États-Unis devaient « réexaminer » leurs relations avec l’Alliance atlantique militaire une fois la guerre contre l’Iran terminée. « Je pense qu’il ne fait malheureusement aucun doute qu’une fois ce conflit terminé, nous devrons réexaminer cette relation. Nous devrons réexaminer l’intérêt que présente l’Otan pour notre pays dans le cadre de cette alliance », a déclaré Marco Rubio sur la chaîne Fox News, ajoutant qu’il reviendrait au président Donald Trump de trancher cette question.

Les États-Unis reprochent à des pays de l’Otan, dont la France, l’Espagne et l’Italie, de ne pas avoir autorisé le survol de leurs territoires ou d’utiliser les bases américaines pour acheminer des équipements militaires à Israël dans le cadre de la guerre contre l’Iran, déclenchée le 28 février. Donald Trump avait lui-même déclaré vendredi dernier que les États-Unis pourraient ne pas venir en aide à l’Otan en cas de besoin, réitérant ses critiques contre l’Alliance atlantique, lors d’un forum d’affaires à Miami.

« L’Otan est une voie à sens unique »

« Nous dépensons des centaines de milliards de dollars par an pour l’Otan, des centaines de milliards, pour les protéger, et nous aurions toujours été là pour eux, mais maintenant, au vu de leurs actions, je suppose que nous n’avons plus à l’être, n’est-ce pas ? », a-t-il dit.

Ces dernières semaines, le président états-unien a multiplié les prises de parole belliqueuses envers l’Otan, la qualifiant notamment sur son réseau Truth Social de « TIGRE DE PAPIER » et de « LÂCHES ». Les États-Unis « s’en souviendront », avait-il déjà déclaré en Conseil des ministres. « Si nous en sommes arrivés au point où l’alliance de l’Otan nous empêche d’utiliser ces bases, où nous ne pouvons en fait plus les utiliser pour défendre les intérêts des États-Unis, alors l’Otan est une voie à sens unique », a déclaré Marco Rubio. Dans son interview au Daily Telegraph, Donald Trump a affirmé qu’il était « ravi » de ces déclarations de son secrétaire d’État.

RFI

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À la UneSociété

RDC : journée chômée et payée pour célébrer la qualification historique des Léopards

by admin9775 1 avril 2026
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Au lendemain d’un exploit qui restera gravé dans les mémoires, le gouvernement de la République démocratique du Congo a décrété la journée de ce mercredi 1er avril 2026 chômée et payée sur toute l’étendue du territoire national. Une décision exceptionnelle prise pour permettre à la population de célébrer la qualification historique des Léopards à la Coupe du monde 2026.

Dans un communiqué officiel signé à Kinshasa, le ministre de l’Emploi et du Travail, Ferdinand Massamba wa Massamba, a précisé que cette mesure vise à offrir aux Congolais un moment de célébration collective, dans l’unité et la ferveur nationale.
« La journée du mercredi 1er avril 2026 est déclarée chômée et payée sur toute l’étendue du territoire national », indique le document.

Cette initiative s’inscrit dans la volonté du président Félix Tshisekedi et du gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka de marquer l’importance de cet exploit sportif, vécu comme un moment de fierté nationale.

À travers tout le pays, l’annonce a été accueillie avec enthousiasme. À Kinshasa comme dans plusieurs grandes villes, des scènes de liesse populaire ont été observées, avec des milliers de supporters descendus dans les rues pour célébrer la victoire des Léopards et leur retour sur la scène mondiale après plus d’un demi-siècle d’absence.

Au-delà du sport, cette journée chômée et payée prend une dimension symbolique forte. Elle traduit la capacité du football à rassembler, dans un contexte souvent marqué par des défis politiques et sécuritaires. En capitalisant sur cet élan, les autorités espèrent renforcer le sentiment d’unité nationale et rappeler que, dans les moments d’exception, tout un peuple peut vibrer à l’unisson.

La qualification des Léopards apparaît ainsi non seulement comme un succès sportif, mais aussi comme un puissant vecteur de cohésion nationale, porteur d’espoir pour l’ensemble du pays.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSport

Coupe du monde 2026: la Bosnie crucifie l’Italie aux tirs au but et brise son rêve de Mondial

by admin9775 1 avril 2026
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A dix pendant plus d’une mi-temps, l’équipe de football d’Italie a fini par céder face à la Bosnie, qui a arraché la qualification pour la Coupe du monde au bout des tirs au but (1-1, tab 4-2). Un but de Moise Kean, un immense Donnarumma, n’auront pas suffi à éviter aux Italiens une troisième Coupe du monde consécutive devant la télévision.

Cette 42e minute a dû raviver des souvenirs douloureux, une angoisse innommable pour tous les supporters de l’Italie. Quand l’arbitre français a sorti le carton rouge pour expulser Bastoni, auteur d’une faute en position de dernier défenseur, les tifosi ont dû se dire que le cauchemar allait recommencer. À ce moment précis, tout un pays a revu défiler la Suède, la Macédoine du Nord, les barrages perdus à domicile, les Coupes du monde manquées. Comme un mauvais remake.

Le début de match avait pourtant laissé entrevoir une soirée plus tranquille. Face à une Bosnie d’abord peu inspirée, adepte d’un jeu direct, vertical, l’Italie avait décidé de presser haut, de s’installer dans le camp adverse. Avec deux avant-centres pivot, Retegui et Moise Kean, la Squadra Azzurra cherchait systématiquement à fixer la défense bosnienne, à gagner les deuxièmes ballons et à étirer le bloc local. La récompense est arrivée très tôt, à la 15e minute. Servi en retrait par Kolasinac, le gardien Vasilj rate complètement sa relance plein axe, sous la pression de Retegui. Barella récupère aux vingt mètres et transmet à Kean sur sa gauche. Sans contrôle, l’attaquant enroule magnifiquement du droit et ouvre le score. L’Italie respire, mène 1-0 et croit tenir solidement son billet pour le Mondial.

Kean manque le break

La suite tourne d’abord au contrôle. Les Italiens gèrent, font tourner, continuent de presser, la Bosnie peine à se montrer dangereuse. Puis survient ce fameux tournant de la 42e minute : Bastoni accroche un attaquant lancé plein axe, et fait basculer l’Italie dans un autre match, une rencontre de survie.

En deuxième période, la Bosnie pousse enfin, sans grande imagination mais avec de l’énergie et des longs ballons. La Nazionale recule, resserre son bloc, abandonne le pressing haut pour défendre sa surface. Malgré l’infériorité numérique, elle se procure même l’occasion de tuer le match à l’heure de jeu. Moise Kean subtilise le ballon à quarante mètres de la cage bosnienne et fonce plein axe, et finit par une frappe juste au-dessus de la barre. La balle du 2-0 s’envole, le rêve avec ?

Car la Bosnie, elle, ne renonce pas. Déjà qualifiée en demi-finale en sortant le pays de Galles aux tirs au but (1-1, tab 5-3) après avoir égalisé dans les dernières minutes, elle remet ça. En plein temps fort, Dedic se présente à l’aile droite et enroule son centre du droit. Le ballon rase la tête de Demirovic avant d’être pris par celle de Dzeko, qui cadre de près. Donnarumma repousse encore, mais Tabakovic suit et conclut (79e). 1-1, la Bosnie est récompensée de sa domination, illustrée par ses 30 tirs contre seulement 9 pour l’Italie.

Donnarumma impuissant

La prolongation ne change pas la physionomie: l’Italie recroquevillée, la Bosnie à l’attaque, mais aucune équipe ne parviendra à marquer le but décisif. Place au tirs au but. La Bosnie arrive forte de son précédent contre les Gallois. Tahirovic ouvre la séance côté bosnien et transforme, prenant Donnarumma à contre-pied. Dans la foulée, Pio Esposito, premier tireur italien, envoie sa frappe au-dessus des cages.

La suite est cruelle pour son capitaine. Presque impeccable jusque-là, Donnarumma n’a rien à se reprocher, mais il ne peut rien faire face à la précision bosnienne. Les tireurs locaux enchaînent les frappes bien placées, tandis que Tristante, côté italien, manque à son tour son tir au but, le deuxième échec azzurro de la série. La Bosnie n’en demandait pas tant.

C’est finalement Bajraktarevic qui fait basculer l’histoire. Sa frappe n’est pas parfaite, Donnarumma la touche, mais ne peut l’arrêter. Le ballon finit au fond, la Bosnie s’envole vers la Coupe du monde, l’Italie, elle, reste clouée au sol. Quatre étoiles mondiales, mais trois Coupes du monde manquées de suite, le mal italien est très profond.

RFI

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Yembu-25-10-2022
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