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À la Une

À la UneMonde

Affaire Epstein: l’ex-ministre des Finances Larry Summers démissionne de son poste d’enseignant à Harvard

by admin9775 26 février 2026
written by admin9775

Larry Summers, ministre américain des Finances sous Bill Clinton devenu président de Harvard dans les années 2000, a démissionné mercredi 25 février de son poste d’enseignant de l’université après la publication de sa correspondance électronique avec Jeffrey Epstein, selon un porte-parole de l’institution. 

« Dans le cadre de l’examen en cours par l’université des documents liés à Jeffrey Epstein qui ont été récemment rendus publics par le gouvernement », le doyen de Harvard a accepté la démission du professeur de ses fonctions, a indiqué Jason Newton, porte-parole de l’université de Harvard.

Larry Summers avait annoncé en novembre dernier qu’il se retirait de la vie publique tout en conservant son poste d’enseignant. « J’assume l’entière responsabilité de ma décision malavisée de continuer à communiquer avec M. Epstein » après que celui-ci a écopé d’une première condamnation en 2008 en Floride, avait-il alors déclaré dans un communiqué. Dans une vidéo devenue virale, le professeur de 71 ans avait également exprimé ses regrets auprès de ses étudiants.

Économiste de premier plan, celui qui a travaillé également sous l’administration Obama à la tête de l’organe chargé de coordonner la politique économique de la Maison Blanche apparaît à de nombreuses reprises dans le dossier lié au criminel sexuel new-yorkais mort dans sa cellule en 2019.

À lire aussiÉtats-Unis: un médecin influenceur quitte la chaîne CBS News en raison de ses échanges avec Epstein

Des dons de plusieurs millions de dollars de Jeffrey Epstein à Harvard

Parmi les documents judiciaires rendus publics par le gouvernement, Larry Summers apparaît notamment dans le carnet d’adresses et les agendas d’Epstein et à l’occasion d’échanges liés à des questions académiques et philanthropiques, notamment lorsqu’il présidait Harvard. L’ancien financier a fait plusieurs dons à l’université : 9,1 millions de dollars entre 1998 et 2008, selon Harvard.

La simple mention du nom d’une personne dans le dossier Epstein ne suppose aucun acte répréhensible a priori de cette personne. Mais les documents rendus publics montrent à tout le moins des liens entre le criminel sexuel Jeffrey Epstein ou son entourage et certaines personnalités qui ont souvent minimisé, voire nié, l’existence de tels rapports.

L’annonce de cette démission survient à la veille d’une audition de l’ancienne cheffe de la diplomatie Hillary Clinton par la commission d’enquête de la Chambre des représentants sur l’affaire Epstein. Une autre suivra le lendemain pour son époux Bill Clinton, qui a eu une longue relation d’amitié avec le financier new-yorkais.

RFI

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26 février 2026 0 comments
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À la UneSport

Ligue des champions : le PSG qualifié, l’Atalanta renverse Dortmund, la Juventus éliminée

by admin9775 26 février 2026
written by admin9775

Le Paris Saint-Germain, tenant du titre, a validé son billet pour les huitièmes de finale malgré un match nul (2-2) face à l’AS Monaco, mercredi 25 février au Parc des Princes, en barrage retour. Victorieux 3-2 à l’aller, les Parisiens passent grâce à un succès cumulé 5-4.

Paris s’en sort dans la douleur

Monaco a rapidement relancé le suspense par Maghnes Akliouche, égalisant sur l’ensemble des deux matches. Réduits à dix après l’expulsion de Mamadou Coulibaly, les Monégasques ont ensuite subi les réalisations de Marquinhos et Khvicha Kvaratskhelia, avant une égalisation tardive de Jordan Teze (2-2).

L’entraîneur parisien Luis Enrique, qui estimait que ces barrages pouvaient servir de rodage à son groupe, a finalement vu son équipe souffrir davantage que prévu. Moins souverain que la saison passée, le PSG attend désormais le tirage au sort de vendredi pour connaître son adversaire : le FC Barcelona ou Chelsea FC.

L’Atalanta renverse Dortmund

Battue 2-0 à l’aller en Allemagne, l’Atalanta BC a signé une spectaculaire remontée face au Borussia Dortmund (4-1). Portés par un stade en fusion, les Italiens ont comblé leur retard grâce à Scamacca, Zappacosta et Pasalic, avant qu’un penalty de Samardzic dans le temps additionnel ne scelle la qualification.

Dortmund, quart de finaliste l’an passé, quitte prématurément la compétition. L’Atalanta affrontera soit le Bayern Munich, soit Arsenal FC au prochain tour.

Le Real assure, la Juventus chute

Le Real Madrid CF a dominé le SL Benfica (2-1) et se qualifie après son succès 1-0 à l’aller. Tchouaméni et Vinicius Jr ont répondu à l’ouverture du score de Rafa Silva. Les Madrilènes retrouveront le Sporting CP ou Manchester City FC en huitièmes.

En revanche, la Juventus FC est éliminée par Galatasaray SK. Malgré une victoire 3-2 au retour, les Turinois paient lourdement leur défaite 5-2 à l’aller à Istanbul.

Newcastle poursuit, l’Inter surprise

Le Newcastle United FC a validé sa qualification malgré une défaite 3-2 contre le Qarabag FK, fort de son large succès à l’aller (6-1). Tous les clubs anglais engagés seront donc présents en phase à élimination directe.

En revanche, énorme sensation : le FK Bodø/Glimt a éliminé l’Inter Milan, finaliste en 2023 et 2025. Vainqueurs 3-1 à l’aller puis 2-1 à San Siro, les Norvégiens confirment leur montée en puissance et affronteront soit Manchester City soit le Sporting Portugal.

L’Atlético en démonstration

Après un spectaculaire 3-3 à l’aller, l’Atlético de Madrid a surclassé le Club Brugge KV (4-1), grâce notamment à un triplé d’Alexander Sorloth. Les hommes de Diego Simeone affronteront un club anglais au tour suivant : Tottenham Hotspur FC ou Liverpool FC.

Autres résultats :

  • Bayer 04 Leverkusen – Olympiacos FC : 0-0
  • Inter Milan – FK Bodø/Glimt : 1-2
  • Newcastle – Qarabag : 3-2

Le tirage au sort des huitièmes de finale aura lieu vendredi.

Par Marius Bopenga
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26 février 2026 0 comments
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À la UneBusiness News

Marché des changes : la BCC lance la plateforme Bloomberg FXGO DRC

by admin9775 25 février 2026
written by admin9775

La Banque Centrale du Congo (BCC) engage une réforme discrète mais structurante avec l’introduction de la plateforme Bloomberg FXGO DRC sur le marché interbancaire des changes.

Le lancement de la phase bêta, intervenu le 24 février 2026 sous la conduite du gouverneur André Wameso, en présence des équipes de Bloomberg L.P. et des représentants des banques commerciales, marque une évolution technique susceptible d’avoir un impact macroéconomique significatif.

Une infrastructure numérique pour structurer le marché

FXGO est une plateforme électronique dédiée à la négociation de devises entre établissements bancaires. Elle permet de centraliser les cotations, de digitaliser les transactions et d’assurer un suivi en temps réel des flux.

Au-delà de l’outil technologique, l’objectif affiché est clair : réduire l’opacité des opérations, fluidifier les échanges et renforcer les capacités de supervision de la Banque centrale sur le marché des changes.

Un enjeu stratégique dans une économie dollarisée

Dans une économie partiellement dollarisée comme celle de la RDC, où le taux de change influence directement les prix domestiques, la transparence dans la formation du cours constitue un levier essentiel de stabilité.

Un marché mieux structuré contribue à limiter les écarts excessifs, à réduire les asymétries d’information et à améliorer la transmission des décisions de politique monétaire. Cette évolution rapproche la RDC des standards internationaux en matière d’infrastructures de marché financier.

Des effets attendus pour l’ensemble des acteurs

Pour les banques commerciales, la plateforme instaure un environnement plus compétitif et plus sécurisé.

Pour les opérateurs économiques, elle offre une meilleure lisibilité des conditions de change, facilitant la planification des transactions internationales.

Pour les investisseurs, enfin, elle renforce la crédibilité et la transparence du cadre financier congolais.

Une phase test avant le déploiement officiel

La phase pilote, prévue sur une durée de six semaines, doit permettre d’ajuster les paramètres opérationnels avant un déploiement officiel annoncé dans les deux prochains mois.

Au-delà de son aspect technique, cette réforme consolide le rôle d’arbitre de la Banque centrale et renforce les fondations de la stabilité monétaire. En modernisant l’architecture du marché des changes, la BCC ne se limite pas à introduire un nouvel outil numérique : elle s’attaque à l’un des nœuds structurels de l’économie congolaise, à savoir la qualité de la formation des prix et la confiance dans la monnaie, soulignent plusieurs experts.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSport

Boxe: Tony Yoka dément vouloir boxer pour la RDC, mais y annonce un prochain combat

by admin9775 25 février 2026
written by admin9775

Contrairement à ce qu’il avait laissé entendre, Tony Yoka, champion olympique à Rio sous les couleurs de la France, a démenti mardi vouloir boxer pour la République démocratique du Congo, pays d’origine de son père, où il annonce cependant disputer un combat cette année.

Tony Yoka sourit lors de la pesée à la veille d'un combat, le 16 mai 2025 à Paris
Tony Yoka sourit lors de la pesée à la veille d’un combat, le 16 mai 2025 à Paris © FRANCK FIFE / AFP

« Il n’est pas question que je change de nationalité sportive », a déclaré le poids lourd de 33 ans dans une vidéo postée sur son compte Instagram mardi après-midi.

Lundi soir, Yoka avait écrit sur X être « fier de pouvoir faire rayonner la République démocratique du Congo aux yeux du monde », dans un message accompagné d’une photo de sa licence auprès de la fédération congolaise de boxe. Il avait également partagé sur son compte X un post du ministre des Sports et Loisirs de la RDC, Didier Budimbu, dans lequel ce dernier « officialise l’engagement (de Tony Yoka) envers la RDC », avec pour but de « viser l’or olympique pour la RDC ».

Tony Yoka précise dans sa vidéo avoir « un projet d’ouvrir une académie de boxe à Kinshasa, pour encadrer la jeunesse congolaise, et les accompagner vers le plus haut niveau de la boxe, qui sont les Jeux olympiques ».

« Je suis et je resterai un champion olympique français »

Le champion olympique 2016 s’est rendu il y a quelques jours en RDC où il a notamment été reçu par le président Félix Tshisekedi, selon des photos publiées par le ministre des Sports.

« En aucun cas il n’est question que moi j’aille aux JO représenter la République démocratique du Congo », clarifie le natif de Paris. « Je suis et je resterai un champion olympique français. J’ai toujours porté haut les couleurs de notre pays et ça ne changera pas. »

Après trois défaites dévastatrices contre Martin Bakole en mai 2022, Carlos Takam en mars 2023 et Ryad Merhy en décembre 2023, Tony Yoka (15 victoires, 3 défaites) est en pleine reconstruction et reste sur quatre victoires consécutives, la dernière contre l’Allemand Patrick Korte le 21 décembre à Lagos (Nigeria).

Revanche contre Martin Bakole

C’est pour relancer sa carrière professionnelle que Tony Yoka a choisi de prendre une licence auprès de la fédération congolaise de boxe, « pour le combat que je dois faire au Congo en fin d’année », explique-t-il, promettant « d’ici 48 heures une annonce par rapport à (son) prochain combat. »

Ce combat serait une revanche contre Martin Bakole (21 victoires, 2 défaites, un nul), a indiqué à l’AFP le président de la Fédération congolaise de boxe Ferdinand Ilunga. Bakole a confirmé sur son compte Instagram avoir également obtenu sa licence auprès de la fédération de boxe congolaise.

Le lieu et la date du combat ne sont pas encore déterminés, les discussions avec les boxeurs, qui ont échangé des provocations par médias et réseaux sociaux interposés ces dernières semaines, étant encore en cours.

À la recherche d’un combat qui pourrait le relancer dans sa quête d’un titre mondial chez les poids lourds, le Français Tony Yoka va peut-être faire coup double. D’après Ferdinand Ilunga, président de la Fédération congolaise de boxe (FCB), le Français va affronter Martin Bakole à Kinshasa en avril. Ainsi, le médaillé olympique de Rio 2016 aurait une occasion d’affronter un boxeur d’élite de la catégorie reine et de prendre sa revanche. 

« En tant que président de la fédération, je suis très content, je suis très fier de ça, lance Ferdinand Ilunga, au micro de notre correspondante, Olga Masangu. Il y aura le combat. Les deux camps, Martin Bakole et Tony Yoka, sont d’accord pour s’affronter. C’est déjà fait, on a déjà finalisé le protocole d’accord, et là. » Une aubaine pour Yoka qui a déjà exprimé plusieurs fois la volonté de boxer en RDC, pays natal de son père, où il s’est rendu tout récemment pour une visite officielle afin de présenter des projets sportifs autour de la boxe au président Félix Tshisekedi et renouer avec ses racines familiales. La date exacte de l’opposition n’est en revanche pas encore connue.

« Tu es venu en touriste petit Tintin »

Cela fait quelques semaines que Yoka et Bakole s’invectivent par médias interposés et sur les réseaux sociaux. Le Français ayant allumé la mèche dans une interview au média MBOTE : « Aujourd’hui, on le connaît grâce à moi. Je suis champion olympique, j’ai gagné la médaille d’or comme Ali, Foreman, tout ça… Martin Bakole est connu parce qu’il a boxé Tony Yoka, c’est tout. » Une sortie que le poids lourd congolais n’avait pas digéré : « Tu es venu en touriste petit Tintin. Attention, ici c’est le Congo et tu vas te faire pipi dessus ! », lui a-t-il répondu sur Instagram, avec une photo de Yoka en bébé emmailloté, touché au visage comme s’il avait été frappé, tenu dans ses bras par Bakole.

Cerise sur le gâteau, le combat devrait bénéficier d’une exposition maximale puisqu’il se tiendrait sur le même évènement que le duel prévu entre Mike Tyson et Floyd Mayweather. Les deux légendes de la boxe se sont mises d’accord, malgré leur retraite, leur différence de poids et l’âge de Tyson qui aura bientôt 60 ans, pour un combat de gala.

RFI

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À la UneProvince

Plus de 3 millions USD alloués pour soutenir les ex-miliciens en Ituri

by admin9775 24 février 2026
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Le Fonds de cohérence pour soutenir le retour des déplacés et la stabilisation des zones en conflit a alloué une enveloppe de 3 160 000 USD en appui au retour des déplacés et à la réinsertion des ex-miliciens dans les territoires de Djugu, Irumu et Mahagi, en Ituri.
Ce programme a été lancé lundi 23 février à Bunia, en présence de nombreux responsables étatiques et onusiens.

Il vise notamment à appuyer le Programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (PDDRC‑S), ainsi que la transition de la MONUSCO.

Exécuté par un consortium d’organisations -parmi lesquelles le PNUD, qui en assure le leadership, l’OIM, ONU Femmes, l’UNICEF et le BCNUDH le projet prévoit plusieurs activités destinées à créer les conditions propices au retour de la paix dans cette province.

Axel Kotoga, responsable du bureau du PNUD à Bunia, a expliqué qu’il s’agit avant tout de travailler aux côtés des autorités provinciales pour appuyer les efforts déjà engagés en vue de soutenir le PDDRC‑S. Il a ajouté que le projet entend collaborer avec toutes les parties prenantes afin de favoriser le retour de la sécurité dans ces zones où les communautés ont été contraintes de fuir en raison des violences.

« Enfin, il faudra promouvoir un climat de cohabitation et de cohésion sociale entre les communautés d’accueil, tout en apportant un soutien aux anciens combattants des groupes armés pour leur réintégration dans leurs milieux d’origine », a déclaré Axel Kotoga.

Les résultats attendus de ce projet pourraient marquer un tournant dans les efforts de stabilisation de l’Ituri, en permettant non seulement le retour des déplacés, mais aussi en renforçant les conditions d’une paix durable, estiment certains observateurs.

Ce projet intervient dans une région encore en proie à l’activisme de plusieurs groupes armés.

Radio okapi

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À la UnePolitique

Conflit dans l’Est de la RDC : Léonard She Okitundu rejette tout « dialogue stérile » et plaide pour une force internationale d’interposition

by admin9775 24 février 2026
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Dans une prise de position ferme, son parti, le PSDV (Parti social démocrate et vert), affirme que la United Nations Security Council résolution 2773 constitue « l’unique feuille de route principale pour un règlement durable du conflit » dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Pour Léonard She Okitundu, il n’est plus question de distraire l’opinion publique avec des « dialogues stériles » qui, selon lui, ne feraient que servir les intérêts de l’agresseur en accréditant ce qu’il qualifie de narratif fallacieux d’internalisation du conflit.

Le PSDV soutient que la priorité demeure « le devoir sacré de mettre fin à cette agression », à travers notamment le déploiement d’une force internationale d’interposition le long de la frontière congolo-rwandaise. Le parti insiste également sur la nécessité de renforcer ce qu’il qualifie de « diplomatie entrepreneuriale » entre la RDC et les États-Unis, qu’il présente comme un levier stratégique pour consolider le soutien international à Kinshasa.

Dénonçant une « agression rwandaise », la formation politique de Léonard She Okitundu place la défense de l’intégrité territoriale au cœur de ses priorités et appelle à une mobilisation diplomatique et sécuritaire accrue pour restaurer la souveraineté nationale.

Par Marius Bopenga
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À la UnePolitique

RDC : BOSHAB relance le débat sur la révision constitutionnelle

by admin9775 24 février 2026
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Lors d’un colloque sur les 20 ans de la Constitution, l’ancien président de l’Assemblée nationale Évariste Boshab a estimé que le texte de 2006 est « dépassé » et nécessite une adaptation.

Le constitutionnaliste Évariste Boshab a relancé le débat sur la révision de la Constitution congolaise, lors d’un colloque marquant le vingtième anniversaire de la Loi fondamentale, le 18 février.

Ils étaient à Liège, en Belgique, en 2005-2006. Des experts étrangers, des consultants, des juristes venus d’ailleurs, ont planché sur ce qui allait devenir la Loi fondamentale de la République démocratique du Congo. Le texte fut adopté, promulgué, célébré. Vingt ans plus tard, Évariste Boshab pose la question qui fâche : ce vêtement est-il encore à notre taille ?

Décentralisation en panne, provinces sans moyens, régime semi-parlementaire source de blocages, et cette épée de Damoclès qu’est l’article 217, brandi par les uns comme une preuve de trahison, par les autres comme un prétexte à révision. Boshab ne dit pas qu’il faut changer. Il dit qu’il faut évaluer, mesurer, regarder en face ce qui n’a pas marché.

Chaque mot sur la Constitution est immédiatement aspiré dans le tourbillon des polémiques politiques. Le camp Tshisekedi y voit une opportunité de réforme. L’opposition, un risque de hold-up électoral. Le peuple, lui, regarde, inquiet, se demandant si ce débat n’est pas une nouvelle manière de l’oublier.

Une Constitution n’est pas un texte sacré. C’est un outil. Et un outil, quand il ne fonctionne plus, on le répare ou on le change. La question n’est pas de savoir si on doit réviser, mais pourquoi, comment, et pour qui. Si c’est pour améliorer la gouvernance, renforcer la décentralisation, protéger les droits des citoyens, alors le débat est légitime. Si c’est pour permettre à un homme de rester au pouvoir, alors il est dangereux.

Vingt ans après, la RDC a grandi. Sa Constitution aussi devrait pouvoir évoluer. Mais pas dans la précipitation, pas dans la suspicion, pas dans la division. Le courage que Boshab appelle de ses vœux, c’est celui d’un débat national apaisé, transparent, inclusif. Pas celui d’un passage en force.

S’appuyant sur des données comparatives (durée moyenne d’une Constitution : 17 ans), l’ancien directeur de cabinet de Joseph Kabila a estimé que le texte de 2006, rédigé dans l’urgence à Liège par des experts étrangers, n’est plus adapté aux réalités du pays. « Si la Constitution ne reflète plus les aspirations actuelles de la nation, il faut avoir le courage de la retailler », a-t-il déclaré.

Trois griefs majeurs

  • Une rédaction exogène, effectuée en Belgique
  • Une structure formelle précipitée et inachevée
  • Une inadéquation aux réalités sociales et politiques actuelles

Un contexte politique tendu
Cette intervention ravive un débat hautement sensible. L’opposition (Ensemble, Lamuka, FCC) accuse le président Félix Tshisekedi de vouloir modifier la Constitution pour briguer un troisième mandat. Le chef de l’État a dénoncé l’article 217, qu’il présente comme une « vente de souveraineté », alimentant les soupçons.

Boshab, tout en appelant à une réflexion technique et évaluative, n’a pas dissipé les craintes politiques. Son intervention replace la question constitutionnelle au cœur du débat national, alors qu’elle était jusqu’ici éclipsée par la crise sécuritaire à l’Est.

Par Pascal Kabeya
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À la UneNouvelles nécrologiques

Nord-Kivu : Willy Ngoma, porte-parole militaire du M23, tué dans une frappe de drone à Rubaya

by admin9775 24 février 2026
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Le porte-parole militaire de la coalition rebelle AFC-M23-RDF, Willy Ngoma, a été tué dans une frappe de drone attribuée aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), dans la nuit du mardi 24 février 2026, aux environs de 2h40, à Rubaya, en territoire de Masisi (Nord-Kivu), selon une source locale.

D’après les informations recueillies sur place, la frappe aurait ciblé une maison d’habitation située dans la ferme de Kasuku, au cœur de cette cité minière stratégique. Le bilan provisoire fait état de neuf corps retrouvés dans les décombres. Parmi les victimes figureraient également deux combattants étrangers, présentés comme des mercenaires occidentaux.

La même source indique que le général Sultani Makenga, chef militaire du mouvement rebelle, aurait été blessé lors de cette opération. Aucune confirmation officielle n’a, à ce stade, été communiquée par les parties concernées.

Cette frappe intervient dans un contexte d’intensification des opérations militaires des FARDC autour du carré minier stratégique de Rubaya, une zone clé pour l’exploitation du coltan. Le site était passé sous le contrôle des rebelles le 30 avril 2024, renforçant les tensions sécuritaires dans la province du Nord-Kivu.

Qui était Willy Ngoma, porte-parole militaire de l’AFC/M23 tué à Rubaya ?

Le colonel Willy Ngoma était le porte-parole militaire de l’Armée Révolutionnaire Congolaise (ARC), branche armée de l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 Mars (AFC/M23). Il a été tué dans une frappe de drone à Rubaya, dans le territoire de Masisi (Nord-Kivu), selon un cadre de cette plateforme politico-militaire qui contrôle plusieurs entités dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, à l’est de la RDC.

Un parcours revendiqué entre engagement politique et lutte armée

Originaire du Kongo Central, Willy Ngoma affirmait avoir vécu à Kinshasa avant de rejoindre le M23 lors de sa création en 2012. Dans une interview, il déclarait avoir milité au sein de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le parti fondé par Étienne Tshisekedi, avant de basculer dans la rébellion.

Pour étayer ses propos, il présentait plusieurs photographies le montrant aux côtés de personnalités congolaises, notamment Rubens Mikindo, ancien ministre des Hydrocarbures et cadre de l’UDPS, lors d’un séjour à Goma. Il affirmait également avoir séjourné en Afrique du Sud en 2002 avec Étienne Tshisekedi, évoquant l’existence d’initiatives politico-militaires à cette époque.

Exil et maquis

Selon son propre témoignage, Willy Ngoma aurait intégré le M23 dès sa création en 2012, où il dit avoir travaillé dans la sécurité intérieure.

« Je suis au M23 depuis sa création en 2012. Je travaillais dans la sécurité intérieure. En 2013, nous sommes allés en exil au camp militaire de Bihanga en Ouganda. Le 14 janvier 2017, nous sommes allés au maquis de Sarambwe en RDC », confiait-il.

Ces déclarations font référence à la période d’exil des combattants du M23 en Ouganda après la défaite militaire du mouvement face aux Forces armées de la RDC appuyées par la Brigade d’intervention de la MONUSCO en 2013.

Une figure médiatique du mouvement

Au sein de l’AFC/M23, Willy Ngoma s’était imposé comme le principal visage médiatique et le porte-voix militaire du mouvement. À travers ses communications, il défendait la ligne politique et sécuritaire de la rébellion dans un contexte marqué par de fortes tensions entre Kinshasa et Kigali, sur fond d’accusations d’ingérence et d’« agression rwandaise » portées par les autorités congolaises.

Figure majeure de la rébellion, Willy Ngoma avait été sanctionné en décembre 2023 par les États-Unis. Selon Washington, il a été visé pour son rôle dans l’AFC-M23 dans des violations graves des droits de l’homme, notamment des meurtres et des violences sexuelles contre des civils. Les autorités américaines citent notamment des actes perpétrés en novembre 2022 à Kishishe, dans la province du Nord-Kivu. Ce que la rébellion a toujours rejeté.

Il avait également été sanctionné en 2022 par le Conseil de l’Union européenne avec des mesures restrictives. Selon l’UE, en raison de ses fonctions dirigeantes au sein de ce mouvement soutenu par Kigali, Willy Ngoma contribuait, à travers ses fonctions, à l’instabilité et à l’insécurité en RDC.

Sa mort constitue un tournant pour la communication stratégique du mouvement, dont il incarnait la parole officielle sur les opérations militaires et les positions politiques.

La disparition de Willy Ngoma représente un revers majeur pour le M23. Figure médiatique du mouvement et principal porte-voix de sa branche militaire, il incarnait la communication officielle de la rébellion sur le terrain comme sur la scène médiatique.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UneMonde

Mexique: les risques politiques pour Claudia Sheinbaum après la mort d’El Mencho

by admin9775 24 février 2026
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Quelque 10 000 militaires ont été déployés au Mexique après la mort d’El Mencho, du chef du cartel Jalisco Nouvelle Génération, dans une opération militaire dimanche 22 février. Des barrages et des attaques attribués à l’organisation criminelle ont été recensés dans presque tous les États mexicains, avant un relatif retour au calme lundi 23 février. Près de 60 personnes sont mortes, d’après un premier bilan du gouvernement. Une opération à haut risque politique pour la présidente de gauche Claudia Sheinbaum.

Premier risque : la présidente mexicaine ne sait pas jusqu’où iront les représailles du cartel. Autre danger : la mort de Nemesio Oseguera, surnommé El Mencho, pourrait fragmenter l’organisation, et même provoquer plus de violence entre narcotrafiquants et contre les habitants.

Enfin, le gouvernement mexicain peut être accusé d’avoir agi sous pression des États-Unis, qui avaient fixé à 15 millions de dollars la récompense pour la capture de ce trafiquant de fentanyl, l’un des plus importants du continent.

« Les forces américaines n’ont pas participé à l’opération »

Claudia Sheinbaum a assuré ce lundi qu’aucun militaire états-unien n’accompagnait les soldats mexicains lors de l’opération.

« Les forces américaines n’ont pas participé à l’opération. Ce qu’il y a eu, c’est un échange de renseignements avec les États-Unis : le gouvernement américain nous a fourni des informations. Mais toute l’opération, y compris sa planification dès le départ, a été menée par les forces fédérales mexicaines, sous la responsabilité du ministère de la Défense nationale. »

Se démarquer de son prédécesseur

Avant elle, l’ancien président Andrés Manuel Lopez Obrador promettait des câlins plutôt que des balles pour lutter contre l’insécurité. Cette politique a été un échec. Alors la nouvelle présidente, élue en 2024, cherche à s’en démarquer. Elle a misé davantage sur le renseignement et sur la coordination entre les forces de sécurité du pays.

Mais malgré la mort d’El Mencho, le chemin sera encore long avant que l’État reprenne le contrôle de tout le territoire.

RFI

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À la UnePolitique

Félix Tshisekedi remanie les entreprises du Portefeuille : mines, aviation et électricité en ligne de mire

by admin9775 23 février 2026
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Le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a procédé à la nomination de nouvelles équipes dirigeantes au sein de plusieurs entreprises publiques stratégiques, à travers une série d’ordonnances lues lundi à la Radio-Télévision nationale congolaise.

Nouveau tandem à la tête de la Gécamines

À la Générale des carrières et des mines (Gécamines), Baraka Kabemba a été nommé Directeur général, tandis que Deogratias Ngele Masudi prend les fonctions de Président du Conseil d’administration (PCA).

Ces nominations interviennent dans un contexte où le Gouvernement entend impulser une nouvelle dynamique dans le secteur minier, axée sur la transparence, la transformation locale des minerais critiques et un partage plus équitable des ressources avec les partenaires étrangers.

Changement de direction à la Régie des voies aériennes

À la Régie des voies aériennes (RVA), entreprise publique en charge des aéroports du pays, Blaise Londole a été nommé Directeur général et Vincent Futa Directeur général adjoint. En parallèle, Tryphon Kin-key Mulumba a été reconduit dans ses fonctions de Président du Conseil d’administration.

M. Londole remplace Ngoma Mbaki, récemment suspendu par le ministre du Portefeuille à la suite d’un dysfonctionnement survenu à l’aéroport international de N’djili.

Nouvelles équipes à la Société Aurifère de Kilo-Moto et à la Société minière de Kilo-Moto

Au sein de la Société Aurifère de Kilo-Moto (SAKIMA SA), le Chef de l’État a nommé :

  • Makolo Kamwema comme Président du Conseil d’administration,
  • Guy Robert Lukama comme Directeur général,
  • Théodore Ngwama comme Directeur général adjoint.

Dans une autre ordonnance, François Kakese, Yannick Mulundu et Placide Nkala ont été respectivement désignés Président du Conseil d’administration, Directeur général et Directeur général adjoint de la Société minière de Kilo-Moto (SOKIMO SA), entreprise publique spécialisée dans l’extraction de l’or.

Lors du dernier Conseil des ministres, le Président Tshisekedi avait instruit le Gouvernement de mettre en place une nouvelle stratégie de lutte contre l’exploitation illicite de l’or et les mécanismes de captation des flux, afin de renforcer la rentabilité du secteur minier et d’accroître les recettes du Trésor public.

Le doyen de Polytechnique à la tête de l’Autorité de régulation du secteur de l’électricité

Par ailleurs, le Professeur Jean-Marie Beya, spécialiste en génie électrique et informatique et actuel doyen de la faculté de Polytechnique à l’Université de Kinshasa, a été nommé Président du Conseil d’administration de l’Autorité de régulation du secteur de l’électricité (ARE).

Par Pascal Kabeya
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23 février 2026 0 comments
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