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À la Une

À la UneSociété

RDC : Les écoles catholiques rejettent la circulaire sur le maintien des élèves enceintes

by admin9775 17 juillet 2025
written by admin9775

Un clivage profond se dessine dans le système éducatif congolais. Les Écoles conventionnées catholiques (ECCATHS) ont officiellement décliné l’application de la circulaire ministérielle autorisant la scolarisation des filles enceintes, marquant ainsi leur désaccord avec la politique du gouvernement en matière d’éducation morale.

Un rejet fondé sur la convention Église-État

Dans un courrier en date du 16 juillet 2025, l’abbé Emmanuel Bashiki, secrétaire de la Commission épiscopale pour l’Éducation chrétienne, a invoqué l’article 5 de la convention liant l’Église catholique à l’État congolais. Ce texte stipule clairement les exigences en matière « de moralité et de discipline des élèves concernant les mœurs ». La coordination nationale des ECCATHS considère donc que la mesure gouvernementale « ne peut point opérer » dans ses établissements.

Une opposition méthodique

Les responsables catholiques avancent deux arguments principaux :

  1. Le caractère spécifique de leur convention avec l’État
  2. L’absence de notification officielle les concernant

Ils recommandent néanmoins une approche « charitable », suggérant d’orienter les élèves concernées vers d’autres établissements scolaires.

Un débat sociétal plus large

À Goma, la Société civile nouvelle de Karisimbi a exprimé ses réserves à travers cinq questions fondamentales :

  • La prise en charge financière de la scolarité
  • Le respect du congé maternité
  • La gestion de l’allaitement
  • L’impact sur les autres élèves
  • La cohérence éducative

Ces interrogations reflètent les préoccupations d’une partie de la population face à une mesure perçue comme potentiellement disruptive pour le système éducatif.

Enjeux et perspectives

Cette crise révèle les tensions entre :

  • Le principe d’éducation inclusive défendu par l’État
  • Les valeurs morales chères à l’Église catholique
  • Les réalités sociales complexes de la jeunesse congolaise

Le gouvernement se trouve désormais face à un dilemme : maintenir sa politique d’inclusion scolaire tout en respectant les spécificités des réseaux conventionnés. La solution pourrait résider dans la création de structures adaptées pour les élèves enceintes, comme le suggèrent certaines voix de la société civile.

Ce différend souligne plus largement les défis de l’harmonisation éducative dans un pays au système scolaire pluraliste, où coexistent différentes visions de l’éducation et de la morale. Le dialogue entre les parties semble plus que jamais nécessaire pour trouver un équilibre entre principes éthiques et droit à l’éducation.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

Crise politique en RDC : le SG de l’UDPS accuse l’ex-chef d’état-major des FARDC de complot contre le président

by admin9775 17 juillet 2025
written by admin9775

Une onde de choc traverse les hautes sphères du pouvoir en République démocratique du Congo. Augustin Kabuya, secrétaire général de l’UDPS, a lancé des accusations graves contre le général d’armée Christian Tshiwewe, ancien chef d’état-major général des FARDC, lors d’une déclaration publique faite ce mardi 15 juillet 2025 devant les militants de son parti à Kinshasa.

Des allégations explosives

Le numéro un de l’UDPS a affirmé sans ambages que l’officier supérieur aurait participé à des concertations visant à « écarter » le président Félix Tshisekedi du pouvoir. « Il ne l’a pas nié », a déclaré Kabuya, laissant entendre que le général Tshiwewe aurait eu connaissance, voire aurait été impliqué, dans ce qu’il présente comme un projet de déstabilisation du régime en place.

Les propos du secrétaire général évoquent des réunions secrètes dont l’objectif ultime aurait été de mettre un terme prématuré au mandat présidentiel « de la pire manière ». Ces déclarations, d’une rare virulence dans le langage politique congolais, jettent une lumière crue sur les tensions qui mineraient les relations entre le pouvoir civil et l’institution militaire.

Un silence qui interroge

Le général Tshiwewe, récemment relevé de ses fonctions à la tête des FARDC, n’a pas encore réagi à ces accusations. Ce mutisme, perçu comme lourd de sens par les observateurs avertis, alimente les spéculations dans les milieux politiques et diplomatiques kinois où l’affaire fait l’objet de vives discussions.

Contexte politique volatile

Cette crise éclate dans un environnement politique déjà tendu, alors que la RDC continue de faire face à des défis sécurités majeurs dans sa partie orientale. Elle soulève des questions cruciales sur la cohésion nationale et la nécessaire confiance entre les institutions républicaines et les forces de défense.

Enjeux et perspectives

Si ces accusations venaient à être corroborées, il s’agirait potentiellement de la plus grave crise civilo-militaire depuis l’accession de Félix Tshisekedi à la présidence de la République. Les prochains jours seront déterminants pour comprendre la portée réelle de cette affaire et ses éventuelles répercussions sur la stabilité institutionnelle du pays.

Cette situation place le gouvernement devant un dilemme complexe : mener une enquête approfondie tout en préservant l’unité des forces armées, dans un contexte régional déjà marqué par des tensions sécuritaires. La réaction des différentes institutions et de la classe politique dans les heures à venir sera scrutée avec attention par tous les acteurs de la vie nationale.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneEconomie

Le gouvernement congolais intensifie ses efforts pour réduire le coût de la vie

by admin9775 17 juillet 2025
written by admin9775

Le vice-premier ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, mène activement des consultations pour mettre en œuvre la politique du chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi et de la première ministre Judith Suminwa visant à réduire les prix de huit produits de première nécessité. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la lutte contre la vie chère en République démocratique du Congo.

Cette action gouvernementale fait suite à la publication récente du Décret n°24/07 du 19 septembre dans le Journal officiel, qui suspend la perception de la Taxe sur la valeur ajoutée et réduit les taux des droits, taxes et redevances applicables aux produits alimentaires de base.

Une concertation multisectorielle

Le jeudi 21 novembre, Daniel Mukoko Samba a présidé une réunion cruciale dans son cabinet, rassemblant :

  • Des représentants de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC)
  • Les principaux importateurs de produits alimentaires
  • Un délégué de l’Inspection Générale des Finances (IGF)
  • Des hauts cadres du ministère de l’Économie nationale

L’objectif de cette rencontre était double : recueillir les avis de tous les acteurs concernés et valider les modalités d’application des crédits d’impôts relatifs aux stocks existants.

Des mesures concrètes et urgentes

Le vice-premier ministre a rappelé à ses interlocuteurs que les mesures de lutte contre la vie chère, désormais formalisées par décret, ont force exécutoire pour tous les opérateurs économiques. « Le président de la République tient particulièrement à ce que ces dispositions soient appliquées rapidement pour permettre à la population de passer les fêtes de fin d’année dans de meilleures conditions », a-t-il souligné.

L’IGF joue un rôle clé dans ce processus en tant qu’organe chargé de certifier les stocks physiques disponibles qui ont été acquis avant l’entrée en vigueur du nouveau décret, mais qui bénéficieront désormais des avantages fiscaux prévus.

Des annonces imminentes

Les travaux engagés lors de cette réunion se poursuivront dans les prochains jours, avec l’annonce attendue dans un délai très court des nouvelles mesures concernant la baisse des prix des huit produits de première nécessité sélectionnés. Cette initiative gouvernementale témoigne de la volonté des autorités congolaises d’apporter des solutions concrètes au problème du pouvoir d’achat des citoyens.

Par Marius Bopenga
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À la UneEconomie

Comment la Banque mondiale a contribué au fiasco du secteur énergétique ghanéen

by admin9775 17 juillet 2025
written by admin9775

L’appui massif de la Banque mondiale au secteur gazier du Ghana devait soutenir le développement économique du pays. Il a surtout engendré une dette importante du secteur énergétique, des tarifs d’électricité en forte hausse, et une dépendance prolongée aux énergies fossiles.

En 2007, le Ghana découvre d’importants gisements de pétrole et de gaz en mer. Présentée comme une opportunité historique, cette manne attire l’appui de la Banque mondiale, qui a injecté près de 2 milliards de dollars dans le secteur depuis lors. L’un des projets phares est le champ gazier Sankofa, auquel la Banque apporte 1,2 milliard de dollars en financements et garanties dès 2015. Ce projet s’inscrit dans une stratégie plus large de la Banque visant à restructurer le secteur énergétique du Ghana en s’appuyant sur des partenariats public-privé (PPP) et une ouverture accrue au capital privé.

Une transformation qui s’accompagne de contrats types incluant des clauses dites « take or pay » qui impliquent que le Ghana s’engage à payer un volume fixe de gaz, qu’il le consomme ou non. Et comme la demande d’électricité fluctue, et que certaines infrastructures de transport ou de transformation ne sont pas toujours opérationnelles, une partie du gaz livré n’est pas utilisée.

D’ailleurs, en 2021, une étude de la Chambre ghanéenne des distributeurs de produits pétroliers en vrac (CBOD) a montré que le pays accumule autour de 500 millions de dollars de dettes chaque année, à cause de ce deal.

Un mécanisme qui pousse à produire plus pour ne pas perdre encore plus

Pour éviter de perdre ce gaz payé d’avance, le pays est donc fortement incité à produire de l’électricité même quand ce n’est pas nécessaire ou optimal. Cela crée une surcapacité et pousse à faire tourner des centrales thermiques, souvent exploitées par des producteurs d’électricité indépendants (IPP), eux aussi sous contrat avec des clauses avantageuses, ce qui renchérit significativement le prix de l’électricité produite. Par conséquent, le Ghana subventionne massivement le secteur pour couvrir les pertes, et la population paie l’électricité plus cher, sans gain notable en fiabilité ou en accès universel.

L’obligation de payer à la fois le gaz non utilisé et l’électricité produite à des prix contractuellement fixés a plongé le pays dans une spirale d’endettement énergétique. La dette du secteur énergétique a affiché plus de 3 milliards de dollars fin 2024.

La Banque mondiale a promu un modèle standardisé centré sur l’investissement privé et l’exploitation rapide des ressources fossiles, sans prendre suffisamment en compte la capacité du pays à absorber ce type de contrats complexes. En cherchant à rendre le secteur plus attractif pour les investisseurs étrangers, elle a fait porter à l’Etat ghanéen l’essentiel des risques liés à ces projets, constate un rapport d’ActionAid Ghana et l’organisation de la société civile néerlandaise SOMO. Intitulé « Gaslighting Ghana : How World Bank-backed projects drive crippling energy debt and fossil fuel dependency in Ghana », le document poursuit qu’au lieu de construire un système énergétique public, stable et progressif, les réformes ont introduit des engagements financiers rigides, en décalage avec la réalité de la demande domestique, de la planification nationale et des infrastructures disponibles.

Ce fiasco arrive dans un contexte où la Banque mondiale envisage de revenir sur sa décision de 2017 d’arrêter de financer les projets gaziers en amont. Le cas ghanéen devrait servir d’avertissement. Pour les rédacteurs du rapport, il est impératif de mettre fin aux nouveaux projets fossiles, annuler la dette liée aux hydrocarbures et réorienter les financements internationaux vers des systèmes publics, renouvelables et résilients. Cela implique également de repenser le rôle des institutions financières internationales dans la transition énergétique du continent.

Olivier de Souza

Agence Ecofin

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À la UneProvince

Insécurité grandissante à Matadi : le gouverneur du Kongo-Central convoque une réunion d’urgence

by admin9775 16 juillet 2025
written by admin9775

La ville de Matadi, chef-lieu de la province du Kongo-Central, connaît une recrudescence inquiétante des actes de banditisme ces derniers temps. Face à cette situation alarmante, le gouverneur de province Grâce Bilolo a pris la décision de convoquer une réunion extraordinaire du Comité provincial de sécurité ce mercredi 16 juillet 2025.

Une attaque qui fait trembler Matadi

Dans la nuit du lundi 14 au mardi 15 juillet, la résidence du député national Marcel Matumpa, située sur l’avenue Mayangi dans le quartier résidentiel de Ville-Haute, a été la cible d’une attaque de bandits armés. L’élu du peuple, qui venait tout juste de rentrer d’un déplacement officiel à Muanda, a été réveillé vers 2 heures du matin par des bruits suspects.

« J’ai découvert deux individus armés de couteaux devant la porte de ma chambre. Ils avaient déjà réussi à forcer l’entrée de la cuisine en passant par une fenêtre », a raconté le député Matumpa à notre rédaction. Grâce à une réaction rapide, un des assaillants a pu être maîtrisé avant l’arrivée de la police vers 3h30 du matin. L’enquête en cours chercherait à identifier les possibles commanditaires de cette attaque qui a laissé plusieurs membres de la famille du parlementaire blessés.

Une mobilisation sans précédent

La réunion convoquée par le gouverneur Bilolo se veut particulièrement inclusive. Outre les membres habituels du Comité de sécurité, y participeront :

Les autorités urbaines comprenant tous les bourgmestres et chefs de quartiers
Les représentants des principales confessions religieuses
Les organisations de la société civile
Les acteurs économiques dont la FEC et les cambistes
Les associations de jeunesse
Les gestionnaires des grands marchés de la ville
Les élus locaux et nationaux

Vers des solutions concrètes

Cette concertation exceptionnelle poursuit trois objectifs majeurs :

Premièrement, établir un état des lieux précis de la situation sécuritaire dans la ville portuaire. Deuxièmement, identifier les faiblesses du dispositif de sécurité actuel. Troisièmement, proposer des mesures opérationnelles pour endiguer la criminalité.

Par Marius Bopenga
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À la UneEconomie

RDC : Loncor, opérateur du projet aurifère Adumbi, a reçu une offre de transaction

by admin9775 16 juillet 2025
written by admin9775

Loncor Gold est une société minière canadienne active en Afrique, où elle pilote le développement du gisement Adumbi en RDC. Selon une étude d’impact économique publiée en 2021, le projet est capable de produire 303 000 onces d’or en 10,3 ans.

Loncor Gold, opérateur du gisement d’or Adumbi à 392 millions USD en République démocratique du Congo, a annoncé avoir reçu une offre non sollicitée et non contraignante de la part d’un investisseur tiers pour une transaction. Selon le communiqué publié ce mardi 15 juillet, un comité spécial constitué d’administrateurs de la société a notamment été mis sur pied pour analyser cette opération.

Aucun détail supplémentaire n’a été dévoilé concernant ladite offre, ainsi que sur l’investisseur qui la formule. On ignore donc s’il est question d’un rachat de la compagnie, d’une fusion ou encore d’une simple prise de participation. Cette sollicitation survient toutefois dans un contexte de marché haussier pour l’or, dont les prix ont déjà augmenté d’environ 30% depuis le mois de janvier. Le métal jaune se négocie toujours au-dessus de la barre historique des 3000 USD l’once, selon le World Gold Council.

Une situation qui renforce l’intérêt des investisseurs pour ce secteur, particulièrement pour des sociétés disposant d’actifs aurifères avancés comme Loncor. Un total de 3,66 millions d’onces de ressources minérales a en effet déjà été déclaré à Adumbi. Selon une étude d’impact économique (PEA) publiée en 2021, le gisement pourrait produire 303 000 onces d’or en 10,3 ans, grâce à un investissement initial de 392 millions USD comme indiqué plus haut.

Alors que Loncor poursuit les travaux d’exploration sur le site, afin d’accroître les ressources actuelles, l’issue de l’offre annoncée reste à suivre. La compagnie envisage de publier une mise à jour sur l’initiative « si les circonstances le justifient ». Pour rappel, Adumbi est contrôlé à hauteur de 84,68% par Loncor, alors que l’État congolais y détient une participation de 10%.

Agence Ecofin

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À la UneSociété

Des mauvaises langues s’acharnent contre l’IGF : la vérité sur les indemnisations des victimes de Kisangani

by admin9775 16 juillet 2025
written by admin9775

Une fois encore, des voix mal intentionnées cherchent à ternir l’image de l’Inspection Générale des Finances dirigée par Jules Alingete. Ces mauvaises langues, dans leur acharnement stérile, propagent désormais des informations mensongères concernant la gestion des fonds destinés aux victimes de la guerre de Kisangani, révélant ainsi leur méconnaissance totale du cadre juridique en vigueur.

La réalité est pourtant incontestable. La Cour Internationale de Justice, dans son arrêt historique condamnant l’Ouganda, avait établi dès 2022 des directives claires et précises quant à l’utilisation de ces fonds d’indemnisation. L’IGF, dans l’exercice rigoureux de ses missions, s’est conformée à ces exigences internationales, comme en témoignent les nombreux rappels officiels adressés aux ministres de la Justice successifs.

Les accusations récentes, aussi infondées que malveillantes, ne résistent pas à l’épreuve des faits. Elles ignorent volontairement le cadre légal établi, occultent les multiples contrôles déjà effectués et tentent d’instiller le doute là où la transparence devrait prévaloir. Une telle malhonnêteté intellectuelle ne sert que des intérêts partisans au détriment de la vérité.

Face à ces attaques orchestrées, l’IGF reste inébranlable dans sa mission. L’institution :

  1. Réaffirme son engagement indéfectible en faveur de la légalité
  2. Rappelle les procédures validées par les instances internationales
  3. Poursuit son travail de vérification avec la rigueur qui la caractérise

Plutôt que de colporter des rumeurs, ces détracteurs acharnés feraient mieux d’étudier sérieusement l’arrêt de la CIJ, de consulter les rapports officiels disponibles et de cesser cette campagne de désinformation sur un dossier aussi sensible. Les victimes congolaises méritent mieux que ces manipulations politiciennes.

L’IGF reste ouverte au dialogue constructif sur la base des faits établis, mais rejette avec la plus grande fermeté ces tentatives répétées de discrédit. La vérité et la justice pour les victimes doivent primer sur les calculs mesquins de ceux qui cherchent à diviser.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSport

RDC Football : Otis Ngoma dévoile sa liste de 36 Léopards locaux pour le CHAN 2025

by admin9775 16 juillet 2025
written by admin9775

Le sélectionneur national Otis Ngoma a présenté ce mardi sa présélection de 36 joueurs locaux pour préparer le Championnat d’Afrique des Nations (CHAN) 2025. Cette annonce marque le début d’un programme intensif visant à doter la RDC d’une équipe compétitive pour le tournoi continental réservé aux joueurs évoluant dans leurs championnats domestiques.

Un programme de préparation ambitieux

Les Léopards A’ entameront leur préparation par un mini-camp à Kinshasa du 16 au 20 juillet. Cette première phase permettra au staff technique d’évaluer les joueurs et d’instaurer les bases tactiques.

La sélection poursuivra ensuite son préparation en Algérie du 21 au 30 juillet, avant de se rendre à Nairobi pour le tournoi final. Un choix stratégique qui permettra aux joueurs de s’acclimater aux conditions similaires à celles qu’ils rencontreront en Afrique de l’Est.

Un groupe équilibré entre expérience et jeunesse

La liste des 36 présélectionnés présente un savant mélange entre cadres expérimentés et jeunes talents prometteurs. Parmi les têtes d’affiche figurent :

  • Jackson Lunanga (TP Mazembe)
  • Brudel Efonge (AS Vita Club)
  • Micka Miché (DC Motema Pembe)
  • Oscar Kabwit (FC Saint Eloi Lupopo)
  • Jephté Kitambala (FC Renaissance du Congo)

Un parcours difficile en perspective

Logée dans le groupe A, la RDC affrontera :

  • 3 août : Kenya (13h00, Nyayo Stadium)
  • 7 août : Zambie (14h00)
  • 14 août : Angola (18h00)
  • 17 août : Maroc (13h00)

Ce groupe relevé, avec notamment le Maroc tenant du titre, constituera un véritable test pour les Léopards locaux. La rencontre d’ouverture contre le Kenya, pays hôte, revêtira une importance particulière.

Liste complète des présélectionnés :

Gardiens :

  1. Jackson Lunanga
  2. Aimé Bakula
  3. Brudel Efonge

Défenseurs :
4. Dieu Merci Ndongala
5. Jacques Mwimba
6. Dieu Merci Lupini
7. Jonathan Mokonzi
8. Helton Kayembe
9. Joseph Bakasu
10. Osé Ndombele

Milieux :
11. Micka Miché
12. Lume Mbongo
13. Magloire Ntambwe
14. Lolendo Mansanga
15. Esdras Makosi
16. Papy Kokeleya
17. Junior Mavungu
18. Marcel Mapumba

Attaquants :
19. Linda Mtange
20. Mbuyi Kalala Djo
21. Jean Benoit Tükumbane
22. Ilongo Lisimo
23. Mukoko Kisingwa
24. James Mboma
25. Lyse Nyembo
26. Oscar Kabwit
27. Ibrahim Matobo
28. Molia Lihozasia
29. Marzouk Diakana
30. Agé Basiala
31. Jephté Kitambala
32. Tonny Talasi
33. Horso Mwaku
34. Faveurdi Bongeli
35. Silva Tshitenge
36. Josué Kazema

Cette sélection marque la première étape vers ce qui pourrait être une belle aventure pour le football congolais. Les supporters attendent maintenant de voir si cette génération pourra briller sur la scène continentale et pourquoi pas, ramener un second trophée CHAN après celui de 2016.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

Dan Gertler, Washington et l’Accord RDC USA : Désinformation et Enjeux Géopolitiques

by admin9775 16 juillet 2025
written by admin9775

Alors que la République Démocratique du Congo et les États-Unis préparent la signature d’un partenariat stratégique à la Maison Blanche, une campagne médiatique ciblant l’homme d’affaires israélien Dan Gertler refait surface de manière suspecte. Cette offensive bien orchestrée cache en réalité des intérêts menacés et une bataille d’influence aux conséquences majeures pour la stabilité régionale.

Un Procès Recyclé à des Fins Politiques

En avril 2024, Dan Gertler a remporté un procès en Israël face à d’anciens associés qui l’accusaient de corruption. Le tribunal n’a prononcé aucune condamnation, et l’arbitre a clairement indiqué qu’aucune preuve convaincante de corruption n’avait été présentée. Pourtant, en juillet 2025, à l’approche de la signature de l’accord RDC USA, certains médias et ONG ressortent des extraits tronqués de ce procès pour créer une fausse narration. Cette résurgence soudaine soulève une question cruciale : pourquoi cette campagne médiatique apparaît elle précisément maintenant ?

Les Véritables Enjeux de l’Accord

La réponse se trouve dans les implications géopolitiques de cet accord. Pour Washington, il s’agit d’un accès privilégié aux minerais stratégiques congolais comme le cobalt et le cuivre, en échange d’un soutien militaire et économique. Pour la RDC, c’est l’opportunité de stabiliser l’Est du pays, de développer son secteur minier et de réduire l’influence des intermédiaires controversés.

Comme l’a analysé Colette Braeckman, cette situation représente un changement majeur dans les équilibres régionaux. Les perdants dans cette nouvelle configuration sont notamment le Rwanda, qui voit ses revenus informels menacés, et certaines élites congolaises liées aux anciens réseaux d’exploitation.

Une Bataille Médiatique Calculée

Les attaques contre Dan Gertler ne visent pas tant l’homme que l’accord lui même. Les mêmes acteurs qui ont milité contre le rapprochement entre la RDC et les États Unis, envoyé des lobbyistes à Washington pour faire échouer le deal, sont aujourd’hui ceux qui relaient ces anciennes affaires judiciaires. Ces groupes ont tout intérêt à maintenir le statu quo actuel, avec son cortège de trafics miniers et d’insécurité chronique dans l’Est du pays.

Le Pari Stratégique de Tshisekedi

En récupérant les actifs miniers précédemment détenus par Gertler, le président congolais a acquis une monnaie d’échange inédite. Sa stratégie repose sur trois piliers : échanger les ressources naturelles contre un soutien international, réduire l’influence du Rwanda dans l’économie régionale, et forcer Paul Kagame à négocier sous pression américaine.

Cependant, la réussite de ce plan reste fragile. La RDC doit démontrer sa capacité à honorer ses engagements en matière de transparence et de stabilité, tout en faisant face à la résistance des réseaux déchus, tant au Rwanda qu’en RDC même.

La campagne médiatique contre Dan Gertler n’est qu’un écran de fumée. Le véritable enjeu se situe dans le conflit entre deux visions de l’avenir : d’un côté une RDC devenue acteur majeur du secteur minier et garant de la stabilité en Afrique centrale, de l’autre les forces qui entendent préserver leurs rentes et leur influence. Alors que l’histoire est en train de s’écrire, la bataille médiatique et politique ne fait que commencer, avec des conséquences qui pourraient redéfinir les équilibres régionaux pour les années à venir.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

Le lieutenant-général Kayumba Nyamwasa rejette le lien entre le M23 et les Banyamulenge

by admin9775 15 juillet 2025
written by admin9775

Le lieutenant-général Kayumba Nyamwasa, ancien chef d’état-major de l’armée rwandaise, a fermement démenti l’idée selon laquelle le groupe armé M23 serait une création des Banyamulenge.

« Il y a une fausse idée que le M23 est une création des Banyamulenge, ce n’est pas vrai ! », a-t-il déclaré. « Le problème des Banyamulenge remonte à longtemps, et il a pris fin en 1998 lorsque le général James Kabarebe a quitté Kinshasa. »

Ces propos interviennent dans un contexte où le M23 est souvent perçu, notamment par certaines factions congolaises et observateurs internationaux, comme un mouvement lié à la communauté Banyamulenge, une minorité ethnique d’origine rwandaise établie dans l’est de la RDC.

Un débat historique et politique complexe

La question des Banyamulenge a été au cœur de plusieurs conflits dans la région, notamment pendant les guerres des années 1990 et 2000. Cependant, Kayumba Nyamwasa insiste sur le fait que le M23, mouvement réapparu en 2021 après une première rébellion en 2012-2013, n’est pas une continuation de ces tensions passées.

Cette clarification survient alors que les récentes offensives du M23 dans le Nord-Kivu ont ravivé les accusations de soutien rwandais à ce groupe – ce que Kigali nie catégoriquement. Les déclarations de Nyamwasa, figure influente bien que controversée (lui-même en exil après une brouille avec le régime de Paul Kagame), relancent le débat sur les véritables motivations et origines de cette rébellion.

Une crise aux multiples dimensions

Alors que la RDC et le Rwanda s’accusent mutuellement de soutenir des groupes armés ennemis, la situation sécuritaire dans l’est congolais reste explosive. Les propos de Nyamwasa pourraient alimenter de nouvelles discussions sur la géopolitique régionale, mais aussi sur la nécessité d’une solution inclusive pour apaiser les tensions historiques dans la région.

Reste à savoir si cette prise de position influencera les perceptions locales et internationales sur le conflit, alors que les combats et les déplacements de population se poursuivent.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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