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À la Une

À la UneSociété

ARSP : Le DG Miguel Kashal auditionné par le CNS, mais jamais arrêté – Une désinformation dénoncée

by admin9775 12 juillet 2025
written by admin9775

Le Directeur général de l’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le Secteur Privé (ARSP), Miguel Kashal Katemb, a été auditionné mercredi par le Conseil national de sécurité (CNS) dans le cadre d’un dossier non encore rendu public. Contrairement à certaines informations relayées sur les réseaux sociaux et par une presse à sensation, il n’a jamais été placé en état d’arrestation et est rentré chez lui librement dans la soirée du jeudi.

Une confusion volontaire entre audition et arrestation

Certains médias et comptes en ligne ont affirmé à tort que Kashal avait été « arrêté », alimentant des spéculations sur une éventuelle mise en cause judiciaire. Or, le CNS n’est pas une institution judiciaire et ne dispose ni de cachot ni de pouvoir d’incarcération.

« Le problème, c’est la qualité du journalisme dans ce pays. On confond des petites choses : être auditionné ne vaut pas être arrêté, surtout par un service qui n’a aucune compétence pénale », déplore une source proche du dossier.

Un journalisme sensationnaliste et dangereux

Cette désinformation illustre un phénomène récurrent en RDC : la recherche du buzz au détriment de la rigueur.

  • Certains médias transforment une simple convocation administrative en scandale judiciaire.
  • Lorsque l’intéressé est libéré sans poursuite, les mêmes acteurs crient à la « justice malade », alors qu’il s’agissait simplement d’une audition normale.
  • Cette pratique diffamatoire expose les journalistes à des plaintes en calomnie, avant qu’ils ne se présentent ensuite comme des « victimes de la répression ».

Miguel Kashal de retour à ses fonctions

Après cette séance de travail au CNS, le DG de l’ARSP a repris ses activités sans contrainte. Les raisons de son audition restent floues, mais aucune charge judiciaire n’a été retenue contre lui à ce stade.

Une mise au point nécessaire pour rétablir les faits et rappeler l’importance d’un journalisme responsable.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

LAMUKA dénonce avec véhémence le projet d’autonomie des Kivu par le M23 : « Une folie et une trahison »

by admin9775 12 juillet 2025
written by admin9775

Le porte-parole de la coalition LAMUKA, Prince Epenge, a vivement condamné ce vendredi la revendication du mouvement rebelle M23/AFC de gérer les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu comme une entité autonome pendant huit ans, qualifiant cette proposition de « dangereuse, antinationale et prélude à la balkanisation de la RDC ».

« Une folie et une insulte à Lumumba »

Dans une déclaration incendiaire, Epenge a fustigé cette exigence, l’assimilant à une « entreprise de démembrement planifié » du Congo :

*« La revendication de l’AFC/M23 est une folie, une insulte au combat de Patrice Lumumba et un pas décisif vers la balkanisation. Nous préférons la fin du monde plutôt que d’assister à l’émiettement de notre pays »*, a-t-il lancé, sous les applaudissements de militants de l’opposition.

Corneille Nangaa dans le viseur : « Vendre son âme au diable »

Sans détour, Epenge a également pris pour cible Corneille Nangaa, ancien président de la CENI et figure de proue de l’AFC/M23, l’accusant de trahison :

« Dites à Nangaa qu’il est possible de combattre une dictature sans vendre son âme et ses terres au diable », a-t-il asséné, en référence aux allégations de collaboration entre le M23 et le Rwanda, soutien présumé de la rébellion.

Einstein et Tshisekedi : Un appel à un sursaut national

Empruntant les mots du physicien Albert Einstein, le porte-parole de LAMUKA a souligné la nécessité d’une prise de conscience collective pour résoudre la crise :

« Aucun problème ne peut être résolu sans changer le niveau de conscience qui l’a engendré. Si Félix Tshisekedi n’est pas une solution, Nangaa et ses créateurs ne le seront jamais », a-t-il conclu, dans une critique implicite à la fois du pouvoir en place et des rebelles.

Une proposition qui divise la classe politique

La suggestion du M23 d’administrer les deux Kivu de manière autonome dans le cadre d’un processus de paix controversé a provoqué un tollé général au sein de la classe politique congolaise.

  • Le gouvernement y voit une manœuvre sécessionniste, rappelant que la Constitution ne permet pas une telle autonomie.
  • L’opposition, bien que critique envers Tshisekedi, se montre unanime dans son rejet de ce qu’elle considère comme une ingérence étrangère déguisée.

Vers une escalade des tensions ?

Alors que les négociations entre Kinshasa et le M23 restent dans l’impasse, cette nouvelle revendication risque d’envenimer davantage la situation. Les observateurs craignent une reprise des combats si aucune solution diplomatique n’est trouvée, d’autant que le Rwanda continue d’être accusé de soutenir la rébellion.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Moti Kahana, le millionnaire juif qui livre des secrets d’État au président congolais

by admin9775 12 juillet 2025
written by admin9775

L’homme d’affaires israélo-américain Moti Kahana, figure aussi controversée que mystérieuse, refait surface dans une affaire politico-diplomatique impliquant le président congolais Félix Tshisekedi. Selon des informations exclusives rapportées par Reuters Africa, c’est lui qui aurait remis en janvier 2025 une enveloppe confidentielle à Tshisekedi, contenant les noms de trois personnes accusées d’avoir fomenté un coup d’État.

Qui est Moti Kahana ? Un « sauveur » aux méthodes troubles

Âgé de 48 ans, Kahana se présente comme un « self-made-man » spécialisé dans l’évacuation de Juifs menacés, notamment vers Israël, depuis des zones de conflit (Syrie, Ukraine, Yémen). Issu d’une famille juive roumaine partiellement exterminée pendant la Shoah, il se décrit comme un « protecteur des persécutés ».

Pourtant, ses détracteurs le dépeignent comme un opportuniste, mêlant business et espionnage. Il a notamment été accusé d’avoir monnayé des informations sensibles à des gouvernements ou milices, sous couvert d’actions humanitaires.

Une enveloppe explosive pour Tshisekedi

D’après les sources de Reuters, Kahana aurait rencontré le président congolais début 2025 pour lui transmettre un dossier identifiant trois conspirateurs présumés. Si les noms restent inconnus, cette révélation survient dans un contexte tendu :

  • Tshisekedi, réélu en décembre 2023, fait face à des rumeurs récurrentes de complots.
  • Des alliés de l’ex-président Joseph Kabila sont régulièrement pointés du doigt par le pouvoir.
  • La RDC reste un terrain d’influence pour les puissances étrangères et les mercenaires.

Kahana, un intermédiaire de l’ombre

Comment Kahana a-t-il obtenu ces informations ? Ses connexions avec les services de renseignements israéliens (Mossad) et certaines milices africaines alimentent les spéculations. Certains y voient une manipulation visant à déstabiliser Kinshasa, d’autres un jeu géopolitique lié aux ressources congolaises (cobalt, cuivre).

Interrogé par RFI, un conseiller de la présidence congolaise a botté en touche : « Nous ne commentons pas les allégations impliquant des tiers dans des affaires de sécurité nationale. »

Une affaire à suivre

Si l’implication de Kahana se confirme, elle pourrait relancer le débat sur l’ingérence étrangère en RDC. Reste une question : pourquoi cet homme, sans lien officiel avec la diplomatie, joue-t-il les messagers secrets ?

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UneAfrique

Sénégal : Crise ouverte entre Sonko et Diomaye Faye après un discours incendiaire

by admin9775 12 juillet 2025
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Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a rompu le silence jeudi 10 juillet lors d’une réunion du Parti africain pour les libertés du peuple (Pastef), lançant une charge virulente contre ses adversaires politiques… et, pour la première fois, contre le président Bassirou Diomaye Faye lui-même.

« Problème d’autorité » : Sonko vise directement Diomaye Faye

Dans un discours au ton inhabituellement agressif, Sonko a dénoncé un « problème d’autorité », voire une « absence d’autorité » au sommet de l’État. Des mots perçus comme une attaque directe contre le président, accusé de ne pas le soutenir face aux critiques médiatiques et politiques.

« On ne peut tolérer qu’un homme, père de famille et chef d’institution, soit traîné quotidiennement dans la boue sous couvert de liberté d’expression », a-t-il lancé, exigeant que le président « s’y oppose fermement ». Plus surprenant encore, il a interpellé Diomaye Faye : « Qu’il prenne ses responsabilités, sinon qu’il me laisse faire ».

Un tandem en crise ?

Cette sortie publique, rare dans l’histoire politique sénégalaise où le Premier ministre est traditionnellement soumis à l’autorité présidentielle, a immédiatement fait l’effet d’une bombe. Le journal L’Enquête titre sur un « divorce en live », tandis que les analystes évoquent des « divergences majeures ».

Pour le politologue Moussa Diaw, cette crise était prévisible : « Tout se passe comme si le chef du gouvernement était le mentor du chef de l’État. Or, constitutionnellement, c’est l’inverse. » En effet, c’est Sonko qui, empêché par ses démêlés judiciaires, avait propulsé Diomaye Faye à la présidentielle. Une dynamique qui complique aujourd’hui leur relation.

Un risque pour la stabilité institutionnelle ?

Certains experts s’inquiètent des conséquences de cette crise. Demba Gueye, enseignant en sciences politiques, met en garde : « Ce discours est dangereux. Il fragilise l’institution présidentielle dans un régime où le chef de l’État est censé incarner l’autorité suprême. »

Du côté de la présidence, on minimise l’incident, évoquant une simple « frustration » de Sonko. Mais l’opposition, elle, presse Diomaye Faye de réagir : « Va-t-il démettre son Premier ministre pour affirmer son autorité ? », s’interroge un cadre de l’ex-PDS.

Et maintenant ?

Alors que Sonko affirme ne « pas vouloir démissionner », la balle est dans le camp du président. Ce dernier devra trancher : apaiser les tensions ou activer l’article 55 de la Constitution, qui lui permet de révoquer son chef de gouvernement.

Une chose est sûre : cette crise ouverte marque un tournant dans le mandat de Diomaye Faye, dont la légitimité est désormais publiquement contestée… par son propre bras droit.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneAfrique

Kagame reçoit Uhuru Kenyatta pour discuter de la crise dans l’Est de la RDC : Entre dialogue et suspicions

by admin9775 12 juillet 2025
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Le président rwandais Paul Kagame a reçu ce vendredi l’ancien président kényan Uhuru Kenyatta, l’un des facilitateurs désignés par la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) et la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) pour le processus de paix dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).

Les deux dirigeants ont tenu un tête-à-tête à Kigali, officiellement axé sur « les efforts en cours pour une paix durable en RDC et l’analyse des causes profondes du conflit ». Cependant, cette rencontre intervient dans un contexte de fortes tensions régionales, alimentant les spéculations sur d’éventuelles manœuvres politiques derrière les apparences diplomatiques.

Un dialogue sous haute surveillance

Alors que la rébellion du M23, soutenue selon plusieurs rapports internationaux par Kigali, continue de contrôler des zones clés du Nord-Kivu, cette discussion entre Kagame et Kenyatta suscite des interrogations. Les autorités congolaises et une partie de l’opinion publique y voient une « conspiration » après les récentes pressions américaines sur Kinshasa pour un dialogue avec les rebelles.

Uhuru Kenyatta, en tant que médiateur régional, est censé œuvrer pour une solution inclusive. Pourtant, sa rencontre avec Kagame, sans la présence des représentants congolais, laisse planer le doute sur une possible approche unilatérale qui ignorerait les préoccupations de la RDC.

Washington dans l’équation ?

Cette rencontre fait suite aux récentes déclarations des États-Unis, qui ont exhorté Kinshasa à « engager un dialogue direct avec le M23 », une position perçue comme un soutien indirect aux rebelles. Le timing de ces discussions alimente ainsi les craintes d’une coordination entre Kigali, certains acteurs régionaux et les puissances occidentales pour imposer une solution favorable au M23.

La RDC en alerte

Le gouvernement congolais, qui réclame depuis des mois le retrait inconditionnel du M23 et la fin du soutien rwandais aux rebelles, observe avec méfiance ces développements. Pour Kinshasa, toute négociation doit passer par un cadre légitime, excluant les groupes armés et respectant la souveraineté congolaise.

Alors que les pourparlers se multiplient en coulisses, la question reste entière : s’agit-il d’une réelle volonté de paix ou d’une manœuvre pour légitimer l’agenda du M23 et ses soutiens ?

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UneMonde

Washington annonce des sanctions contre plusieurs dirigeants cubains, dont le président Miguel Diaz-Canel

by admin9775 12 juillet 2025
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Quatre ans exactement après des manifestations anti-gouvernementales inédites à Cuba, les États-Unis ont annoncé vendredi 11 juillet des sanctions contre plusieurs dirigeants de l’île communiste. Le président Miguel Diaz-Canel et ses ministres de l’Intérieur et de la Défense, notamment, sont visés par des restrictions de visas pour entrer sur le sol américain.

Quatre ans tout juste après les manifestations historiques qui ont secoué Cuba, Les États-Unis ont annoncé des sanctions inédites contre plusieurs dirigeants cubains, dont le président Miguel Diaz-Canel, vendredi 11 juillet, faisant monter d’un cran la pression sur l’île communiste. Ce dernier est sanctionné « pour son rôle dans la brutalité exercée par le régime à l’encontre du peuple » cubain, a indiqué le secrétaire d’État Marco Rubio sur son compte X, précisant que Miguel Diaz-Canel faisait désormais l’objet d’une restriction de visa pour entrer sur le territoire américain.

Deux ministres – celui de la Défense – Alvaro Lopez Miera, et celui de l’Intérieur – Lazaro Alberto Alvarez Casas – sont également sanctionnés, ainsi que de « nombreux responsables judiciaires et pénitentiaires cubains impliqués dans la détention injuste et la torture des manifestants de juillet 2021 » pour « leur implication dans des violations flagrantes des droits humains », précise par ailleurs le Département d’État dans un communiqué. Enfin, celui-ci a aussi ajouté un hôtel d’État de 42 étages récemment inauguré à La Havane sur la liste des lieux interdits aux Américains « pour éviter que les dollars américains financent la répression du régime cubain ».

Politique de pression maximale

Les États-Unis « peuvent imposer des sanctions migratoires contre des dirigeants révolutionnaires et maintenir une guerre économique prolongée et sans merci contre Cuba, mais ils n’ont pas la capacité de faire plier la volonté de ce peuple ou de ses dirigeants », a réagi le chef de la diplomatie cubaine, Bruno Rodriguez, là encore sur X.

Les 11 et 12 juillet 2021, des milliers de Cubains étaient descendus dans les rues de l’île pour réclamer plus de liberté et de meilleures conditions de vie. Ces manifestations antigouvernementales, d’une ampleur jamais vue depuis la révolution castriste de 1959, avait fait un mort, des dizaines de blessés et des centaines de personnes avaient été arrêtées. Le même jour, Miguel Diaz-Canel, au pouvoir depuis 2019, avait lancé à la télévision un « ordre de combattre » à tous les Cubains soutenant le gouvernement pour qu’ils sortent dans la rue s’opposer aux manifestants.

Washington a toujours condamné la répression du gouvernement cubain à l’égard des manifestants, dont plusieurs centaines ont été condamnés, parfois jusqu’à 25 ans de prison. Mais le retour de Donald Trump à la Maison Blanche en janvier dernier a tendu encore davantage les relations entre les deux pays. Fin juin, le président américain a par exemple signé un « mémorandum » destiné à renforcer sa politique de pression maximale sur l’île communiste, sous embargo économique depuis 1962, le Département d’Etat affirmant ce vendredi « prendre des mesures pour mettre en oeuvre » cette politique.

Selon les États-Unis, 700 personnes sont toujours emprisonnées pour leur participation aux manifestations de juillet 2021 à Cuba. Les organisations de défense des droits humains estiment, quant à elles, que leur nombre se situe entre 360 et 420. Parmi la centaine de manifestants condamnés, certains ont été libérés ces derniers mois après avoir purgé leur peine. D’autres ont été remis en liberté dans le cadre d’un accord négocié sous les auspices du Vatican après le retrait, en janvier, de l’île de la liste noire américaine des pays soutenant le terrorisme par l’ex-président Joe Biden. Une décision révoquée par la suite par Donald Trump…

RFI

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À la UnePolitique

Le Gouvernement congolais dénonce la réouverture unilatérale des frontières par l’Ouganda dans les zones sous contrôle du M23

by admin9775 12 juillet 2025
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Le Gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a vivement réagi ce vendredi à la décision de l’Ouganda de rouvrir, depuis le 10 juillet, plusieurs postes-frontières avec l’Est de la RDC, notamment celui de Bunagana, une localité stratégique toujours sous contrôle du mouvement rebelle M23/AFC.

Cette annonce a été faite lors du Conseil des ministres hebdomadaire tenu à Kinshasa, où l’exécutif national a exprimé sa profonde inquiétude face à cette initiative qualifiée de « mesure unilatérale ». En effet, le poste-frontière terrestre de Bunagana, situé entre le district ougandais de Kisoro et le territoire congolais de Rutshuru (Nord-Kivu), a été rouvert sans la présence des autorités congolaises, alors que la zone reste occupée par les rebelles depuis juin 2022.

Une décision contestée et des risques financiers pour le M23

Le gouvernement congolais a mandaté la ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba, pour exiger des explications claires auprès des autorités ougandaises. Cette réouverture soulève en effet des craintes quant à un possible financement indirect des activités du M23.

Selon un rapport du Groupe d’experts des Nations Unies sur la RDC (décembre 2022), les taxes imposées par les rebelles à Bunagana et Kitagoma constituaient une source importante de revenus pour leurs opérations militaires. Par exemple, en octobre 2022, près de 500 piétons traversaient quotidiennement la frontière en payant environ 7 000 shillings ougandais (1,80 USD), générant près de 27 000 USD par mois pour le M23. Des prélèvements supplémentaires sur le bétail (7 USD par tête) et l’accès aux terres agricoles (3 USD) étaient également en vigueur.

Une violation des mesures congolaises

Dès le 20 juin 2022, Constant Ndima, alors gouverneur militaire du Nord-Kivu, avait interdit toute importation ou exportation via Bunagana, avertissant que toute marchandise transitant par ce poste serait considérée comme une fraude et une collaboration avec l’ennemi.

Les autorités provinciales redoutent aujourd’hui que cette réouverture unilatérale ne permette aux rebelles de renflouer leurs caisses, compromettant ainsi les efforts de stabilisation de la région. La RDC exige donc une coordination bilatérale pour toute décision concernant ses frontières, rappelant que la souveraineté et la sécurité nationale ne sauraient être négociées.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneAfrique

Une centaine de membres d’un gang tués dans une embuscade de l’armée au Nigeria

by admin9775 12 juillet 2025
written by admin9775

L’armée nigériane a lancé mercredi une opération militaire, impliquant des avions de chasse, sur le convoi d’un groupe armé qui traversait des villages de l’État de Kebbi. Selon un responsable politique local, 150 membres d’un groupe criminel ont été tués.

Des soldats nigérians ont tué au moins 150 membres d’un groupe criminel lors d’une embuscade mercredi dans l’État de Kebbi (nord-ouest du Nigeria), a déclaré jeudi 10 juillet un responsable politique local.

« Plus de 150 bandits ont été tués au cours de l’opération militaire qui a impliqué des troupes au sol et des avions de chasse », a déclaré Husaini Bena, l’administrateur politique du district de Danko-Wasagu.

Les troupes ont tendu une embuscade à un imposant convoi de membres d’un groupe armé qui traversait mercredi des villages de l’État de Kebbi. Une fusillade de deux heures s’en est suivie entre l’armée et le gang.

Les militaires les ont forcés à battre en retraite et les avions de chasse « les ont bombardés alors qu’ils fuyaient », a ajouté Husaini Bena.

Intensification des attaques dans les zones rurales

AbdulRahman Zagga, directeur de la sécurité auprès du gouverneur local, a confirmé l’incident dans un communiqué. Il a indiqué que les troupes avaient combattu environ 400 membres du groupe, « ce qui a permis d’éliminer un grand nombre » d’entre eux, sans toutefois donner de bilan.

Ces dernières années, des gangs lourdement armés ont intensifié leurs attaques dans les zones rurales du nord-ouest et du centre du Nigeria, où la présence de l’État est faible, pillant des villages, tuant les habitants et commettant des enlèvements contre rançon.

Dimanche, des membres d’un groupe armé ont tué au moins 40 membres d’un groupe d’autodéfense lors de l’attaque d’un village dans l’État de Plateau (centre) et des affrontements qui ont suivi, a appris l’AFP mardi auprès de la Croix-Rouge et d’habitants.

AFP

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À la UneSociété

Un élu en colère après la destruction de sa résidence à Kinshasa

by admin9775 11 juillet 2025
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Le député national Godé Mpoyi a vivement réagi après la démolition de sa maison située sur l’avenue Allée Verte, dans le quartier Jolie-Parc (commune de Ngaliema). Cette opération s’inscrit dans le cadre des récentes mesures visant à éliminer les constructions jugées illégales dans la capitale congolaise.

Une déclaration choc à la télévision

Lors d’une émission télévisée, l’ancien président de l’assemblée provinciale de Kinshasa, visiblement furieux, a tenu des propos surprenants : « Si je n’étais pas pasteur, vous m’auriez retrouvé à Goma dans les rangs de la rébellion ». Cette déclaration explosive souligne l’ampleur de sa colère face à ce qu’il considère comme une injustice flagrante.

Un avertissement sur les conséquences sociales

Le parlementaire a mis en garde contre les effets pervers de telles actions : « En agissant ainsi, vous créez vous-mêmes les conditions de la rébellion. Comment voulez-vous ensuite condamner ceux qui prennent les armes quand on traite ainsi les citoyens ? » Selon lui, ces méthodes contribuent à alimenter l’instabilité dans le pays.

Des accusations contre les autorités municipales

Membre de l’Union sacrée de la nation, la plateforme présidentielle, Godé Mpoyi n’a pas mâché ses mots : « Ma maison, je l’ai acquise par mon travail honnête, contrairement à certains voleurs qui nous gouvernent ». Il accuse nommément certains responsables de la ville d’avoir personnellement ciblé sa propriété, évoquant également une précédente affaire de prétendus virements suspects sur son compte bancaire.

Contexte des démolitions à Kinshasa

Cette polémique intervient alors que les autorités urbaines intensifient depuis quelques jours leur campagne de libération des emprises publiques. Les opérations ont particulièrement touché l’avenue Trois Vallées et plusieurs quartiers de la capitale, suscitant de vives réactions parmi les habitants concernés.

Analyse des implications politiques

Cette affaire révèle plusieurs tensions sous-jacentes :

  1. La sensibilité des opérations d’urbanisme dans la capitale
  2. Les relations complexes entre élus et administration municipale
  3. Le risque de politisation des mesures d’ordre public

Alors que la colère de l’élu fait des vagues dans les médias et sur les réseaux sociaux, les autorités concernées n’ont pas encore réagi officiellement à ces accusations. Cette situation pourrait potentiellement alimenter le débat sur les méthodes employées dans la restructuration urbaine de Kinshasa.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneAfrique

Centrafrique: les groupes armés 3R et UPC officiellement dissous

by admin9775 11 juillet 2025
written by admin9775

À la veille de l’entrée en vigueur de l’accord de paix qu’ils ont conclu le 19 avril avec le gouvernement centrafricain, les chefs des groupes armés 3R et UPC ont officiellement dissous leur mouvement, ce jeudi 10 juillet, au cours d’une cérémonie organisée à Bangui en présence de nombreuses personnalités.

Les groupes rebelles centrafricains de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC) et Retour, Réclamation et Réhabilitation (3R) n’existent plus. Conformément à l’accord de paix signé avec le gouvernement le 19 avril qui doit entrer en vigueur ce vendredi 11 juillet, l’un et l’autre ont été officiellement dissous par leur responsables respectifs lors d’une cérémonie organisée à Bangui.

C’est le président centrafricain en personne, Faustin-Archange Touadéra, qui en a donné le coup d’envoi aux environs de 14h30, jeudi 10 juillet, en présence de représentants des autorités tchadiennes, du corps diplomatique, de la Minusca et des responsables religieux. Drapés dans des boubous bleu et blanc, le général Sembé Bobo, leader des 3 R, et Ali Darassa, chef de l’UPC, ont alors symboliquement déposé à tour de rôle des kalachnikov sur une table pour signifier la fin des hostilités. Les deux chefs de guerre ont ensuite successivement pris la parole.

« Au nom de notre mouvement, les 3R, nous sommes ici pour répondre à l’appel de la paix [et] nous nous engageons à honorer cet accord pour l’intérêt suprême de la nation », a d’abord déclaré le général Sembé Bobo avant de poursuivre : « Il y a un adage qui dit : « Il y a un temps pour la guerre et un temps pour la paix ». Nous sommes aujourd’hui ici pour répondre à l’appel de la paix. De mon côté […], je vous assure que je respecterai tous les engagements que j’ai pris ».

« Cet énième accord n’est pas un signe de faiblesse »

Après avoir fait une promesse similaire, Ali Darassa a, lui, demandé dans son allocution au gouvernement centrafricain d’en faire de même, et notamment de respecter les garanties sécuritaires prévues par l’accord, d’insérer les groupes signataires à la gestion des affaires publiques et d’intégrer progressivement les combattants désarmés dans des programmes de réinsertion et de développement communautaire.

Principal facilitateur du texte signé le 19 avril, le Tchad, représenté par son ministre de la Défense, Issakha Malloua Djamous, a pour sa part encouragé toutes les parties à rester fidèle à son esprit. « La persistance de l’instabilité en Centrafrique pourrait déstabiliser le Tchad », a-t-il dit, avant de recommander à tous de travailler « main dans la main ».

Puis Faustin-Archange Touadéra a repris la parole pour saluer les efforts de chacun. « Cet énième accord n’est pas un signe de faiblesse » a expliqué le président qui s’est dit aussi convaincu « que le dialogue contribuera au développement de la Centrafrique », avant de redemander « la cessation immédiate des hostilités par un cessez-le-feu, la renonciation définitive au recours aux armes et à la violence et la remise des armes au gouvernement dans le cadre du processus DDR [nom donné au programme de Désarmement, Démobilisation et Réintégration des éléments des groupes politico-militaires dans le pays, NDLR] ».

Dans le sillage de l’accord conclu avec l’UPC et 3R, le gouvernement centrafricain est par ailleurs actuellement en négociation avec d’autres mouvements rebelles qui ont fait part de leur volonté de revenir dans l’accord politique pour la paix et la réconciliation signé en 2019 à Khartoum entre Bangui et 14 groupes armés. Les milices anti-balaka et le Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) en font notamment partie.

RFI

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