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À la Une

À la UneProvince

Crise dans le secteur pétrolier du Nord-Kivu : les opérateurs montent au créneau

by admin9775 13 mai 2025
written by admin9775

La colère gronde au sein de l’Association des pétroliers du Nord-Kivu (APENOKI). Les opérateurs économiques du secteur des hydrocarbures dénoncent avec véhémence ce qu’ils qualifient de « gestion opaque » des frais de contribution au développement de la ville de Goma. Cette fronde s’accompagne d’une mise en cause directe de leur président, accusé de ne pas défendre efficacement leurs intérêts dans un contexte où les activités du secteur tournent au ralenti.

La situation est devenue si tendue que les membres de l’association réclament désormais la démission de leur président. Cette crise ouverte survient alors que le secteur traverse des difficultés sans précédent. À ce jour, seize stations-service sur les soixante-dix que compte Goma ont déjà mis la clé sous la porte, et plusieurs autres s’apprêtent à suivre le même chemin.

Un secteur asphyxié par les problèmes douaniers

Le cœur du problème réside dans les obstacles rencontrés dans le processus de dédouanement des produits pétroliers. Les opérateurs pointent du doigt une perception inéquitable des droits de douane qui, selon eux, crée une distorsion de concurrence sur le marché local. Ils affirment que ce système avantagerait indûment certains acteurs économiques au détriment des autres.

Autre grief majeur : l’obligation de payer les frais de douane en dollars américains alors que la vente du carburant à la pompe s’effectue en francs congolais. Cette disparité crée selon eux un déséquilibre financier insoutenable pour de nombreux opérateurs.

Des propositions concrètes pour sauver le secteur

Face à cette situation critique, les pétroliers ont formulé des propositions précises aux autorités. Ils réclament l’instauration d’un système forfaitaire qui fixerait les droits à 6 000 USD pour un camion d’essence et 6 250 USD pour le gasoil. Ils proposent par ailleurs un paiement mixte, à hauteur de 60% en devise et 40% en francs congolais, afin de mieux correspondre à la réalité de leur trésorerie.

Une gouvernance associative contestée

La crise prend également une dimension interne à l’APENOKI. Les membres reprochent à leur président d’avoir largement dépassé la durée de son mandat, initialement fixée à trois ans et renouvelable une seule fois. Plus grave encore, ils l’accusent de vouloir maintenir des frais de contribution élevés malgré la situation économique difficile que traverse le secteur.

Face à ces accusations, les opérateurs demandent l’intervention de l’autorité urbaine et réclament la tenue d’une assemblée élective pour renouveler la direction de leur association. Contacté par Radio Okapi pour répondre à ces accusations, le président de l’APENOKI s’est contenté de promettre une réaction ultérieure, sans plus de précisions.

Une crise aux multiples enjeux

Cette crise sectorielle dépasse largement le simple cadre associatif. Elle met en lumière les difficultés structurelles que rencontre l’économie du Nord-Kivu, une région déjà fragilisée par des années d’insécurité. Les fermetures en cascade de stations-service risquent d’avoir un impact significatif sur l’ensemble de l’activité économique régionale, sans parler des conséquences sociales avec les suppressions d’emplois qui en découlent.

Les jours à venir seront déterminants pour l’avenir du secteur. La capacité des autorités à entendre les doléances des opérateurs et à proposer des solutions concrètes sera cruciale pour éviter un effondrement complet de la distribution des hydrocarbures dans la région.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UneAfrique

Côte d’Ivoire : Tidjane Thiam démissionne de la tête du PDCI mais reste en lice pour 2025

by admin9775 13 mai 2025
written by admin9775

L’opposant ivoirien Tidjane Thiam a annoncé lundi sa démission de son poste de président du PDCI, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire, qui est aussi la principale formation opposée au pouvoir.

Dénonçant un « harcèlement judiciaire », il a tout de même assuré vouloir continuer la bataille pour la présidentielle d’octobre, dont il est pour l’instant exclu, après avoir été radié de la liste électorale.

Cette démission intervient en pleine procédure judiciaire intentée par Valérie Yapo, cadre du parti, qui conteste la légalité de son élection à la tête du PDCI en décembre 2023. Selon elle, Tidjane Thiam aurait perdu sa nationalité ivoirienne en acquérant la nationalité française, ce qui le rendait inéligible pour diriger le parti. La justice a d’ailleurs récemment ordonné sa radiation de la liste électorale sur la base de l’article 48 du Code de la nationalité.

Depuis la France, où il se trouve actuellement, Tidjane Thiam a désigné un président par intérim, Ernest N’Koumo Mobio, pour assurer la transition. Le PDCI s’est réuni ce lundi à Abidjan avec pour objectif de stabiliser le parti, à moins de six mois d’une présidentielle où les grandes figures de l’opposition, dont Thiam et Gbagbo, sont actuellement hors course.

Africanews

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À la UneEconomie

RDC : Un prêt de 27 milliards FCFA pour financer un projet hydraulique commun avec la Centrafrique

by admin9775 13 mai 2025
written by admin9775

Ce 8 mai 2025, l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo (RDC) a adopté une ordonnance-loi autorisant le gouvernement à contracter un prêt de 46,6 millions de dollars américains, soit environ 27,1 milliards de francs CFA. Ces fonds serviront à financer un projet commun avec la République centrafricaine (RCA), dont l’objectif principal est d’améliorer l’accès à l’eau potable pour les populations vivant de part et d’autre de la frontière.

Ce financement entre dans le cadre du Programme régional d’appui au développement des infrastructures et à la valorisation des ressources en eau transfrontalières, plus connu sous le nom de PREDIRE. Le projet est soutenu par le Fonds africain de développement (FAD), le guichet à taux concessionnel du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD).

L’accord de financement, annoncé en 2024 par la BAD, comprend originellement un prêt de 16,44 millions USD à la RDC et un don de 118,27 millions USD à la République centrafricaine, soit un total de plus de 134 millions de dollars (environ 81 milliards FCFA) mobilisés par la BAD. D’autres partenaires contribueront également au financement d’un projet dont le coût global est estimé à plus de 257 millions USD (environ 156 milliards FCFA).

En RDC, les activités du programme seront déployées dans les provinces du Nord-Ubangi, Sud-Ubangi et de la Mongala, situées au nord-ouest du pays, tandis qu’en RCA, elles concerneront les préfectures de l’Ouham, Ouham-Pendé et Ombella-Mpoko. Ces zones sont traversées par le bassin de l’Oubangui, une importante ressource en eau partagée par les deux pays.

Le projet se décline en trois volets principaux. Le premier vise à améliorer les connaissances et la gouvernance de l’eau dans le bassin transfrontalier, en réalisant des études hydrologiques et en mettant en place des outils de suivi. Le second va s’appesantir sur la construction d’infrastructures hydrauliques durables, comme des forages, des stations de traitement d’eau et des réseaux d’adduction pour desservir les populations locales. Le dernier volet quant à lui, sera axé sur le renforcement des capacités des institutions locales et nationales chargées de gérer les ressources en eau, pour garantir la durabilité des installations.

Selon la BAD, plus de 2,4 millions de personnes devraient bénéficier directement de ce programme. Parmi elles, 51 % sont des femmes. Le projet vise à réduire les maladies liées à l’eau insalubre, alléger la corvée d’eau pour les ménages, et renforcer la résilience des populations face au changement climatique. Le démarrage du projet annoncé pour novembre 2024, a une durée d’exécution de cinq ans, jusqu’en novembre 2029.

Perton Biyiha

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À la UneSport

Didier Budimbu signe un partenariat historique avec l’AS Monaco pour le développement du football congolais

by admin9775 12 mai 2025
written by admin9775

Le ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu, vient de concrétiser un accord inédit avec le prestigieux club français de l’AS Monaco. Ce partenariat, conclu pour un montant de 1,6 million de dollars par saison, constitue l’un des contrats les moins coûteux de l’histoire du sponsoring sportif africain, tout en apportant des retombées structurelles majeures pour le développement du football en République démocratique du Congo (RDC).

Plus qu’un simple contrat de visibilité, l’accord signé avec l’AS Monaco intègre une dimension de transfert de compétences et de structuration durable du football congolais. Il inclut notamment une contribution complémentaire de 200 000 euros pour les frais logistiques liés aux déplacements et à la coordination des experts monégasques dans le cadre du projet.

Une vision tournée vers la formation et les talents locaux

Le partenariat prévoit que 80 % des fonds soient consacrés directement au développement des sports, en particulier du football, tandis que les 20 % restants peuvent être alloués à la visibilité internationale de la RDC. L’objectif affiché est clair : former, encadrer et promouvoir les jeunes talents congolais à travers des échanges techniques, des formations et des opportunités de repérage.

Le ministre Didier Budimbu, qui a piloté personnellement les négociations pendant plus de sept mois, salue la transparence et la rigueur de ce processus. Selon ses services, aucun intérêt personnel n’est en jeu, et l’intégralité du contrat est consultable, preuve de bonne gouvernance.

Un exemple de diplomatie sportive constructive

L’accord avec l’AS Monaco est salué comme un modèle de partenariat public-privé au service du sport africain. Il se distingue par son orientation vers le long terme, avec une vitrine permanente pour les jeunes footballeurs congolais et une meilleure intégration des standards professionnels dans les structures locales.

Le ministère des Sports et Loisirs appelle l’ensemble des acteurs sportifs et citoyens à soutenir cette initiative, qui incarne un nouveau souffle pour le football national et s’inscrit dans une démarche plus large de valorisation du potentiel sportif congolais.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Négociations RDC-Rwanda : HRW exige des poursuites contre les auteurs des crimes de guerre

by admin9775 12 mai 2025
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Human Rigths Watch (HRW) estime que la justice est vitale pour une paix durable dans la région des Grands lacs en Afrique et qu’il est essentiel que les négociations de paix RDC-Rwanda incluent l’obligation de rendre des comptes pour les violations graves.

« Les efforts déployés par les États-Unis pour mettre fin au conflit armé actuel dans la région africaine des Grands Lacs semblent ignorer un facteur clé des hostilités : l’incapacité historique des autorités de la région à punir les responsables des atrocités commises dans l’est de la République démocratique du Congo » écrit l’ONG sur son site.

Les Américains et les minerais de la RDC 

Selon Human Rights Watch, si ces engagements sont sincères, il pourrait s’agir d’une étape importante, étant donné que les États qui soutiennent les groupes armés responsables d’exactions facilitent eux-mêmes la commission de crimes de guerre. 

Le conseiller spécial pour l’Afrique à la Maison Blanche, Massad Boulos, a également précisé que tout accord de paix sera accompagné d’un accord sur les minerais, permettant aux entreprises américaines et multinationales d’investir dans les mines et les projets d’infrastructures congolais. 

Étant donné que la concurrence pour les ressources entraîne des violations des droits humains dans les régions riches en minerais de la RDC, selon HRW, il est impératif que le lien entre les conflits, les abus, la corruption et l’exploitation des ressources soit correctement pris en compte. 

L’impunité pour les criminels 

Toutefois, poursuit Human Rights Watch, la question de savoir qui est responsable d’exactions commises en RDC et comment en répondre n’a pas été abordée jusqu’à présent dans les négociations de paix. 

Les forces armées rwandaises et congolaises ont commis de nombreuses graves exactions dans l’est de la RD Congo, et ont soutenu des groupes armés qui ont tué, violé et pillé. 

Les engagements à cesser de soutenir militairement ces groupes ne semblent pas se concrétiser, et personne n’a encore été traduit en justice pour avoir fourni un tel soutien.

Kinshasa accuse Kigali

Pour sa part, le vice-ministre congolais de la Justice et du Contentieux international, Samuel Mbemba, accuse le Rwanda et ses supplétifs du M23 de violation de la Déclaration de principes, en attaquant la localité de Lunyasenge, dans le territoire de Lubero, en plein processus de signature de l’accord de paix sous la médiation américaine. 

Il a formulé ces accusations vendredi 9 mai devant la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, à Banjul, en Gambie. 

À cette occasion, il a réitéré la volonté du gouvernement congolais de restaurer la paix dans la partie Est du pays et d’aplanir les différends entre Kinshasa et Kigali.

Radio okapi

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À la UneAfrique

Vital Kamerhe interpelle les Africains sur la guerre en RDC, au Burkina Faso, Mali et Niger

by admin9775 12 mai 2025
written by admin9775

L’Afrique ne pourra pas atteindre la souveraineté alimentaire tant que les pays restent indifférents à la guerre et aux tueries dont sont victimes les peuples de la RDC, du Burkina Faso, du Mali et du Niger. C’est ce qu’a affirmé samedi 10 mai à Entebbe, en Ouganda, le président de l’Assemblée nationale de la RDC, Vital Kamerhe, au cours de la 3eme conférence interparlementaire africaine sur les défis mondiaux émergents.

Au cours de son allocution, Vital Kamerhe a invité les dirigeants africains à la solidarité africaine prôné par les pères de l’indépendance, plutôt que vouloir s’enrichir en créant l’instabilité chez les voisins.

Devant les présidents des Assemblées nationales et les parlementaires des pays africains, il a fustigé le silence face à la guerre et aux tueries dont sont victimes la RDC, le Burkina Faso, le Mali et le Niger :

« Comment pouvons-nous réfléchir sur le développement économique de l’Afrique quand la RDC est en proie aux guerres qui déchirent les familles depuis des décennies ? Comment peut-on parler du développement de l’Afrique, alors que ça ne va pas sur le plan sécuritaire au Sud-Soudan, au Mali, au Niger ou au Burkina Faso. Nous devons avant tout mettre fin aux bruits des armes sur le continent ».

Selon lui, les pays africains doivent s’aimer mutuellement. « Nous avons beaucoup de valeurs familiales et culturelles communes ainsi qu’une souveraineté africaine à préserver. Mais, nous ne pouvons pas le faire quand nous laissons les guerres et les conflits tuer les Africains et déchirer nos familles et nos relations entre Etats. Le développement économique et la stabilité politique et sociale sont les socles de la stabilité de la famille africaine », a-t-il affirmé.

Le président de l’Assemblée nationale de la RDC plaide une vraie solidarité africaine prônée par les pères d’indépendance.

La souveraineté alimentaire, selon lui, passe par la consolidation d’un marché commun africain, appelé la ZLECAF. « Nous devons construire des routes d’intérêt général, les infrastructures, les routes de desserte agricole. Il faut au niveau local qu’il ait l’intégration régionale pour permettre aux provinces d’échanger entre elles », a-t-il estimé.

Pour atteindre la souveraineté alimentaire, d’après Vital Kamerhe, « il faut aussi créer les conditions de vie dans les milieux ruraux, où l’agriculture est le métier principal. Il faut investir dans la formation et dans la santé. Réaffirmer notre souveraineté, c’est aussi refuser que nos modèles familiaux soient diabolisés, notre culture bafouée et notre jeunesse déconnectée de toutes ses valeurs ».

Il est donc important de mettre fin aux conflits et guerres entre pays africains afin de se focaliser sur la promotion des intérêts politiques, économiques et sociaux communs, a-t-il insisté.

Radio okapi

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À la UneProvince

Catastrophes en RDC : le gouvernement face à l’urgence humanitaire entre Fizi et le Kongo-Central

by admin9775 12 mai 2025
written by admin9775

Ce dimanche 11 mai 2025, la République démocratique du Congo a été secouée par deux tragédies distinctes : de violents accidents de la circulation sur la Route nationale n°1 (RN1) dans la province du Kongo-Central et des pluies torrentielles meurtrières à Fizi, dans le Sud-Kivu. Face à l’ampleur de ces drames, le gouvernement congolais a réagi rapidement en déployant les secours et en assurant la prise en charge des sinistrés.

Une pluie dévastatrice à Fizi : plus de 110 morts

Le village de Kasaza, dans le territoire de Fizi, a été frappé dans la nuit du jeudi 8 au vendredi 9 mai par des pluies diluviennes. Le bilan, encore provisoire, est particulièrement lourd : plus de 110 corps ont été repêchés, une quarantaine de blessés, 150 habitations détruites et plus de 850 personnes désormais sans abri, selon l’administrateur du territoire, Samy Kalonji.

Les recherches se poursuivent de manière manuelle, ce qui laisse craindre un bilan encore plus élevé dans les jours à venir. Devant cette catastrophe, M. Kalonji a lancé un appel pressant au gouvernement national et provincial pour qu’il fournisse une aide humanitaire urgente :

« Nous avons besoin de cercueils pour enterrer dignement nos morts. De nombreux corps sont encore étalés au sol. Les familles sinistrées n’ont ni abris, ni nourriture, ni soins. »

Drames routiers à Kasangulu et Mbanza-Ngungu : des morts et des blessés

La RN1 a également été le théâtre de deux accidents de la route dans la province du Kongo-Central. À Kasangulu, un camion transportant des moellons a perdu le contrôle suite à une défaillance des freins. Le véhicule a percuté une voiture de marque Noah, plusieurs taxis et des bâtiments commerciaux, provoquant un carnage.

Selon des sources locales, au moins six personnes ont trouvé la mort et plusieurs autres ont été grièvement blessées. Les victimes ont été évacuées vers des structures sanitaires de proximité. En réaction, des habitants en colère ont incendié le camion responsable, compliquant les interventions de secours.

Une réaction rapide des autorités

Alertée, la Première ministre Judith Suminwa a immédiatement instruit le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur de mobiliser les secours dans les deux provinces concernées. Elle a également exigé de tous les ministres sectoriels concernés qu’ils prennent les mesures nécessaires pour apporter une aide concrète aux populations touchées.

La prise en charge des victimes assurée

À travers un communiqué, la Primature a confirmé que la cheffe du gouvernement suit de près la situation dans le Sud-Kivu et au Kongo-Central. Elle a donné des instructions claires pour que l’État prenne en charge les sinistrés des pluies à Fizi et les blessés des accidents de la RN1.

Une mobilisation saluée

Ces événements tragiques ont donné lieu à une mobilisation rapide des autorités, qui entendent faire preuve de solidarité et d’efficacité dans la gestion de ces urgences. La réactivité du gouvernement congolais dans cette double crise témoigne de sa volonté de répondre aux besoins pressants des populations et de renforcer la résilience face aux catastrophes naturelles et aux risques routiers.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneProvince

Les 100 premiers jours d’occupation de Goma par l’AFC-M23 marqués par la peur et la précarité extrême

by admin9775 12 mai 2025
written by admin9775

Cent jours après la prise de Goma par la rébellion de l’AFC-M23, soutenue par le Rwanda, la population locale vit toujours dans un climat de peur, d’incertitude et de précarité extrême, selon plusieurs témoignages enregistrés dimanche 11 mai par radio Okapi. La capitale du Nord-Kivu traverse une crise multidimensionnelle :  sécuritaire, humanitaire, économique, sociale et politique sans perspective claire de retour à la normale. 

Depuis l’occupation de Goma, les habitants vivent sous la surveillance constante des rebelles.  Malgré l’insécurité omniprésente, ils tentent de reprendre leurs activités quotidiennes la peur au ventre.

La prise de Goma a entraîné des déplacements massifs de la population.

Paralysie de l’économie locale

Les conditions de vie se sont rapidement dégradées, marquées par des pénuries alimentaires et la dégradation des infrastructures scolaires et sanitaires. 

L’économie locale est paralysée. Les banques et institutions financières sont fermées, rendant l’accès à l’argent liquide extrêmement difficile.

Les prix des biens de première nécessité ont fortement augmenté, alors que les chaînes d’approvisionnement sont perturbées.

Violations des droits de l’homme

Les rebelles du M23 imposent également des taxes élevées sur les activités économiques, notamment les produits miniers et le commerce. Cette situation aggrave la pauvreté et la vulnérabilité des habitants.

Des rapports émanant d’organisations humanitaires et du gouvernement congolais documentent de nombreuses violations graves des droits humains :  meurtres, viols, exécutions sommaires, enlèvements et recrutements forcés, notamment parmi les jeunes. 

Reprise du trafic lacustre

Quelques signes de résilience émergent malgré tout. La navigation sur le lac Kivu entre Goma et Bukavu a repris et les écoles ont rouvert dans l’espoir de sauver l’année scolaire.

Cependant, l’aéroport reste fermé, limitant fortement la mobilité et les échanges avec le reste du pays. 

Malgré les efforts diplomatiques en cours pour désamorcer la crise, la situation sur le terrain reste instable. Les combats se poursuivent dans d’autres zones du Nord-Kivu et de nouvelles localités sont tombées sous le contrôle du M23. 

La population civile, principale victime de cette crise, attend toujours une issue pacifique. Son quotidien reste marqué par l’angoisse, ainsi que par une étonnante capacité de résistance face à l’adversité, selon des sources locales. 

Radio okapi

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À la UneSociété

Jules Alingete : chute d’un homme redouté et controversé

by admin9775 11 mai 2025
written by admin9775

Alors qu’il fut longtemps considéré comme le héros de la lutte contre la corruption en République démocratique du Congo, Jules Alingete, ancien inspecteur général des finances, fait aujourd’hui l’objet de nombreuses attaques dans la presse. Accusé d’avoir perçu des jetons de présence jugés excessifs dans le cadre du projet Sino-Congolais (Sicomines), il se retrouve au centre d’une tempête médiatique. Mais pour ses partisans, il s’agit d’une campagne de déstabilisation orchestrée par les prédateurs du Trésor public qu’il a longtemps combattus.

La renégociation du contrat Sicomines, pilotée sous sa supervision, a pourtant permis à l’État congolais de récupérer près de deux milliards de dollars supplémentaires. Une opération menée publiquement et avec transparence, selon ses défenseurs. « L’acharnement actuel n’est rien d’autre qu’une vengeance de la part de ceux qui ont vu leurs pratiques illicites mises en lumière », commente une source proche du dossier.

Nommé en 2020 par le président Félix Tshisekedi, Jules Alingete avait redonné à l’Inspection générale des finances un rôle central dans la gouvernance étatique. Son approche, fondée sur la transparence et la communication publique des rapports, avait fait trembler bien des figures puissantes du paysage politique et économique congolais. Des entreprises publiques comme la Gécamines, ou encore l’accord sino-congolais signé sous Joseph Kabila, avaient fait l’objet d’audits rigoureux.

Mais ce zèle a suscité des inimitiés profondes, notamment avec l’ancien ministre des Finances, Nicolas Kazadi, démis en juin 2024 après un rapport de l’IGF. Les tensions entre les deux hommes remontent à plusieurs années, et Kazadi n’a pas caché son ressentiment, accusant Alingete d’avoir mené contre lui une véritable « cabale ». Désormais député, il s’en est pris récemment à la gouvernance de Tshisekedi et à la prolifération d’agences publiques, dont certaines étaient directement supervisées par l’IGF.

Alingete a aussi été accusé de partialité par plusieurs personnalités ciblées par ses enquêtes, comme Matata Ponyo, Eteni Longondo ou Tony Mwaba, tous blanchis par la justice mais prompt à dénoncer un usage « politique » de l’IGF. En juillet 2024, la Cour des comptes elle-même avait pointé des irrégularités dans une mission menée par l’IGF à la Gécamines, jetant un doute sur la rigueur de l’institution.

Aujourd’hui, le silence du président Tshisekedi face à la mise à l’écart d’Alingete suscite l’incompréhension. « Il était redouté par les détourneurs de tous bords. Sans lui, qui les arrêtera ? » s’interroge un analyste. Si la rigueur de Jules Alingete a divisé, son départ pourrait marquer un tournant pour la lutte contre la corruption en RDC : celui d’un retour à l’impunité.

Par MN
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À la UneSociété

Remaniement stratégique au sein de la Police nationale congolaise : nouvelles nominations par ordonnance présidentielle

by admin9775 11 mai 2025
written by admin9775

Le Président de la République a procédé à un important remaniement des cadres supérieurs de la Police nationale congolaise à travers de nouvelles ordonnances rendues publiques ce jour. Ces nominations viennent compléter les mesures de restructuration initiées en avril dernier et concernent plusieurs postes clés à travers le territoire national.

Nominations dans les provinces


Le Général Elvis Palanga prend le commandement de la Police dans la province de la Tshopo, tandis que le Général Magnat Kabeya est affecté à la tête de la Police du Kasaï Central. Dans le Tanganyika, c’est le Général JP Wumbi qui assume désormais ce commandement. Le Général Roger Isiyo dirigera les opérations policières dans le Lualaba et le Général Jhon Chabwine prend les rênes du Bas-Uelé. La province du Kasaï sera quant à elle sous la responsabilité du Général Alimasi.

Maintiens et nouvelles affectations spécialisées


Le Général Blaise Kilimbalimba conserve son poste stratégique au Haut-Katanga, tout comme le Général Kantu Israël qui reste à la tête de la Police dans la capitale Kinshasa. Parmi les nominations notables, le Général Edo Longange est désigné commandant de l’Unité de protection des institutions et hautes personnalités (UPIHP), une unité sensible chargée de la sécurité des autorités. Le Général François Kabeya prend la direction de la Légion nationale d’intervention (LNI), tandis que le Général Sylvain Kasongo Kitenge est nommé coordonnateur chargé de la réforme de la Police, un poste clé dans le processus de modernisation de l’institution.

Stratégie de sécurisation du territoire


Ces changements interviennent dans un contexte de renforcement des dispositifs de sécurité à travers le pays. Les observateurs notent une volonté d’équilibrer l’expérience des maintenus en poste et l’apport de nouveaux commandants dans des régions stratégiques. La nomination d’un coordonnateur spécifique pour la réforme policière témoigne de l’engagement des autorités à moderniser cette institution essentielle à la stabilité du pays.

Ces mesures s’inscrivent dans la continuité des réformes engagées depuis plusieurs mois visant à améliorer l’efficacité opérationnelle de la Police nationale et à renforcer la sécurité des citoyens sur l’ensemble du territoire congolais. Les nouveaux commandants devraient prendre leurs fonctions dans les prochains jours, selon les procédures habituelles de passation de service.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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