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À la Une

À la UneProvince

La société civile du Nord-Kivu appelle à des limites claires dans les négociations avec le M23

by admin9775 16 mars 2025
written by admin9775

 La société civile des territoires de Beni, Butembo et Lubero, dans la province du Nord-Kivu, a exprimé ses préoccupations et recommandations concernant les efforts diplomatiques en cours pour résoudre la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Lors d’une déclaration faite ce samedi 15 mars, ces forces vives ont appelé le gouvernement congolais à se fixer des limites claires à ne pas dépasser dans le cadre des négociations annoncées avec la rébellion du M23.

L’option militaire privilégiée, mais des négociations sous conditions

Richard Kirimba, vice-président de la société civile du territoire de Beni, a réaffirmé que l’option militaire reste, selon lui, la meilleure solution pour mettre fin à l’insécurité causée par le M23, un groupe rebelle soutenu par l’armée rwandaise. Cependant, face à l’annonce de pourparlers de paix sous l’égide de l’Angola, il a plaidé pour que ces négociations ne fragilisent ni la souveraineté ni l’intégrité de la RDC.

« Il serait important de se fixer des limites à ne pas dépasser : ne pas ouvrir la brèche à la déstabilisation de l’ordre constitutionnel chèrement acquis en RDC ; s’abstenir de signer des engagements exposant davantage à la violation de l’intégrité et de la souveraineté nationale de la RDC ; veiller à ce que le processus de dialogue ou de négociation ne soit pas un prétexte ou une justification pour consacrer l’impunité en blanchissant les crimes commis », a déclaré Richard Kirimba.

Des craintes liées à l’intégrité de l’armée et du territoire

La société civile a également insisté sur le fait que le dialogue ne doit pas permettre « l’introduction de nouveaux éléments étrangers dans l’armée congolaise » en dehors des cadres légaux de recrutement, afin de ne pas « détruire l’appareil sécuritaire du pays ». Elle a exprimé des craintes quant à l’éventuelle « implantation de populations non congolaises sur le territoire national » à l’issue de ces négociations, une préoccupation récurrente dans cette région frontalière du Rwanda.

Un contexte tendu à la veille des négociations

Ces recommandations interviennent alors que des négociations directes sont prévues mardi 18 mars entre le gouvernement congolais et le groupe rebelle M23, sous la médiation du président angolais João Lourenço. Ces pourparlers, annoncés comme une étape cruciale pour résoudre la crise, suscitent à la fois de l’espoir et de la méfiance parmi les populations locales, qui subissent depuis des années les conséquences des violences et des déplacements massifs.

La société civile du Nord-Kivu a appelé à une vigilance accrue pour s’assurer que ces négociations ne compromettent pas les intérêts fondamentaux de la RDC. Elle a également réitéré son soutien à une solution durable qui garantisse la paix, la sécurité et la stabilité dans la région, tout en préservant la souveraineté nationale.

Un appel à la prudence et à la responsabilité

En conclusion, Richard Kirimba a souligné l’importance de ne pas sacrifier les principes constitutionnels et les droits des populations locales au nom d’un accord de paix précipité. « Nous devons veiller à ce que ces négociations ne soient pas une porte ouverte à de nouvelles vulnérabilités pour notre pays. La paix ne doit pas se faire au détriment de notre souveraineté et de notre intégrité territoriale », a-t-il insisté.

Alors que la RDC s’apprête à engager des discussions cruciales avec le M23, les voix de la société civile du Nord-Kivu rappellent que tout accord doit être fondé sur la justice, la transparence et le respect des droits des Congolais.

Auteur : MN
Source : CONGO PUB Online

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16 mars 2025 0 comments
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À la UnePolitique

Ouverture de la session parlementaire de mars : Sécurité et contrôle budgétaire au cœur des débats

by admin9775 15 mars 2025
written by admin9775

La session parlementaire ordinaire de mars s’ouvre ce samedi 15 mars 2025 au Palais du peuple à Kinshasa. Dans un contexte marqué par l’offensive du M23/AFC, soutenu par le Rwanda, et la chute de Goma et Bukavu, cette session sera consacrée au contrôle budgétaire, à la légifération et aux questions sécuritaires. Les députés et sénateurs reprennent leurs activités après trois mois de vacances parlementaires, conformément à l’article 115 de la Constitution.

Un contexte sécuritaire critique 

La session s’ouvre dans un climat de tension extrême, alors que l’Est de la RDC est en proie à une agression armée. Le groupe rebelle M23/AFC, soutenu par le Rwanda, a récemment pris le contrôle de Goma et Bukavu, plongeant la région dans une crise humanitaire et sécuritaire sans précédent. Ces événements ont poussé le gouvernement congolais à engager des négociations directes avec le groupe armé, tout en appelant à une mobilisation nationale et internationale.

Les priorités du Sénat 

Lors de la réunion du bureau du Sénat ce vendredi, Modeste Bahati Lukwebo, président du Sénat, a souligné le rôle crucial du Parlement en cette période de crise :
« Le Parlement devra jouer un rôle important en cette période de crise où la RDC fait face à une menace existentielle. Nous devons nous concentrer sur les questions sécuritaires et renforcer la diplomatie parlementaire pour appuyer le Président de la République dans sa quête de la paix. »

Le Sénat entend ainsi travailler sur des propositions législatives visant à renforcer la sécurité nationale et à soutenir les efforts diplomatiques du gouvernement.

L’Assemblée nationale en mode contrôle 

Du côté de l’Assemblée nationale, l’opposition parlementaire a annoncé son intention d’exercer un contrôle rigoureux sur les actions du gouvernement. Christian Mwando, député de l’opposition, a déclaré :
« Nous veillerons à ce que chaque décision prise par le gouvernement soit transparente et conforme aux intérêts du peuple congolais. La situation sécuritaire et la gestion des ressources publiques seront au cœur de nos préoccupations. »

Après la conférence des présidents tenue vendredi soir, l’Assemblée nationale s’est déclarée prête à relancer ses activités dès ce samedi.

Les défis à relever :

  1. Sécurité et défense nationale :
    Les parlementaires devront examiner les mesures urgentes pour contrer l’avancée du M23/AFC et sécuriser les zones occupées.
  2. Contrôle budgétaire :
    La gestion des ressources publiques, notamment dans un contexte de crise, sera scrutée pour éviter les détournements et garantir une utilisation optimale des fonds.
  3. Diplomatie parlementaire :
    Le Parlement entend soutenir les efforts diplomatiques du gouvernement pour mobiliser la communauté internationale contre l’agression rwandaise.

Cette session parlementaire s’annonce cruciale pour la RDC, alors que le pays traverse l’une des périodes les plus difficiles de son histoire récente. Les députés et sénateurs auront la lourde tâche de légiférer et de contrôler l’action gouvernementale dans un contexte de crise sécuritaire et humanitaire. Leur travail sera déterminant pour rétablir la paix, protéger la souveraineté nationale et garantir une gestion transparente des ressources publiques.

Auteur : MN
Source : CONGO PUB Online

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15 mars 2025 0 comments
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À la UneEconomie

La RDC renforce son dispositif contre l’exportation illégale de minerais par le M23 et le Rwanda

by admin9775 15 mars 2025
written by admin9775

Le gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) a annoncé, lors du Conseil des ministres de ce vendredi, une série de mesures drastiques pour lutter contre l’exportation illégale de minerais par les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda. Ces décisions visent à tarir une source de financement essentielle pour les groupes armés et à rétablir la transparence dans le commerce des ressources minières.

L’Est de la RDC, riche en minerais stratégiques comme le coltan, est en proie à des conflits armés depuis des décennies. Les rebelles du M23, accusés d’être soutenus par le Rwanda, exploitent illégalement ces ressources pour financer leurs activités. Kinshasa dénonce un trafic organisé qui alimente l’économie de guerre des groupes armés et profite à Kigali.

Mesures clés annoncées :

  1. Classement des sites miniers en « zones rouges » :
    Les sites de Rubaya (Masisi) et Nyabibwe (Kalehe), riches en coltan, ont été déclarés « zones rouges », interdisant toute exploitation ou exportation non autorisée. Rubaya représente à lui seul 15 à 30 % de la production mondiale de coltan.
  2. Suspension des certificats CIRGL pour le Rwanda :
    La RDC exige la suspension des certificats de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) pour les exportations rwandaises, estimant qu’ils facilitent la commercialisation de minerais pillés en RDC.
  3. Saisie des minerais rwandais :
    Kinshasa demande la confiscation des minerais exportés par le Rwanda en attendant un audit international de sa chaîne d’approvisionnement.
  4. Pression internationale :
    La RDC veut forcer la CIRGL à retracer l’origine des minerais rwandais et exige un audit indépendant pour vérifier qu’ils ne proviennent pas des zones contrôlées par le M23.

Objectifs de la RDC :

  • Transparence dans la chaîne d’approvisionnement : Un audit international doit prouver que les minerais rwandais sont en réalité congolais.
  • Affaiblir les rebelles : Bloquer les exportations illégales pour tarir les financements du M23.
  • Mobiliser la communauté internationale : Obtenir un soutien accru pour faire pression sur le Rwanda.

Réactions internationales 

Le ministre des Mines a salué les récentes sanctions contre des responsables rwandais et les décisions de l’Union européenne de revoir son protocole d’accord sur les minerais stratégiques avec le Rwanda. Ces actions renforcent la position de la RDC sur la scène internationale.

Ces mesures marquent une étape importante dans la lutte de la RDC contre l’exploitation illégale de ses ressources. Leur succès dépendra de la coopération internationale et de la capacité de Kinshasa à les faire appliquer. Le Conseil des ministres a pris acte de ces décisions et s’est engagé à suivre leur mise en œuvre avec l’appui des partenaires internationaux.

Auteur : MN
Source : CONGO PUB Online

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15 mars 2025 0 comments
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À la Une

Les États-Unis valident un financement clé pour le projet de TotalEnergies au Mozambique

by admin9775 15 mars 2025
written by admin9775

‘agence américaine de crédit à l’exportation (US EXIM) a approuvé jeudi un prêt de 4,7 milliards de dollars au groupe français TotalEnergies pour son mégaprojet gazier dans la province du Cabo Delgado, au Mozambique. Ce gigantesque projet avait été suspendu en 2021, après une attaque jihadiste.

La relance de financement promis était fondamentale pour TotalEnergies. Le projet de gaz naturel liquéfié (GNL) mozambicain a été interrompu il y a 4 ans et le prêt déjà approuvé à l’époque durant le premier mandat de Donald Trump, devait repasser devant les différentes instances de la banque publique américaine US EXIM. Cela n’avait pas pu se faire pendant le mandat de Joe Biden. L’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche semble avoir accéléré le processus avec notamment la nomination d’un nouveau conseil d’administration. 

Il était nécessaire d’amender ce prêt, avait indiqué mardi le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, à Bloomberg pour « fixer la date d’achèvement en 2030 afin de refléter » que depuis 2021, « nous avions dû arrêter » le projet.

Si les Américains soutiennent ce mégaprojet gazier, c’est parce qu’ils y ont de nombreux intérêts, explique Patrick Pouyanné à Bloomberg. « Pourquoi US EXIM nous soutient ? Parce que la plupart des contrats ont été attribués à des entreprises américaines, et à des entrepreneurs américains », dit Patrick Pouyanné. « Ce projet, c’est 16 000 emplois aux États-Unis. On a hérité du projet de la compagnie Anadarko et on a gardé tous les contrats américains. »

Plus de 40 % des contrats du projet ont été attribués à des entreprises américaines. Les travaux reprendront, mais aucune date n’est avancée pour l’instant. TotalEnergies l’a redit en début d’année, « la priorité est de rétablir la paix et la sécurité au Cabo Delgado ».

Un projet contesté

Ce gigantesque projet de GNL était bloqué depuis 2021 en raison de violences qui avaient frappé le nord du Mozambique. Il est depuis contesté, non seulement pour ses effets néfastes sur l’environnement et le climat, mais aussi en raison des graves exactions qui commises, selon des enquêtes de plusieurs médias, contre la population civile locale par les forces de sécurité mozambicaines en charge de protéger le site de TotalEnergies.

Dans le monde entier, comme aux États-Unis, l’annonce du prêt accordé par EXIM, suscite l’indignation. « Le projet Mozambique LNG est cauchemardesque, compte tenu des violations des droits de l’homme, de ses impacts climatiques et des dégâts environnementaux qui en résulteront », alerte Collin Rees, membre de l’ONG environnementale Oil Change International qui lutte pour la fin des énergies fossiles. « Mais pour l’administration Trump ce projet représente un test important. C’est comme une porte qu’on ouvre aux énergies fossiles d’Afrique. »

RFI

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15 mars 2025 0 comments
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À la UneAfrique

Les États-Unis déclarent Ebrahim Rasool, l’ambassadeur d’Afrique du Sud, «persona non grata»

by admin9775 15 mars 2025
written by admin9775

L’ambassadeur sud africain aux États-Unis déclaré persona non grata. C’est ce qu’a annoncé le secrétaire d’État Marco Rubio vendredi soir 14 mars via son compte X, accusant l’ambassadeur de « haïr » le président américain Donald Trump. Des propos sans ambages, alors que les relations entre les deux pays sont toujours plus houleuses.

Le secrétaire d’État Marco Rubio a précisé que l’ambassadeur Ebrahim Rasool « nourrit les tensions raciales et que l’administration Trump n’a plus rien à lui dire ». Un post agrémenté d’un article du site ultra-conservateur Breitbart, rapportant que Ebrahim Rasool avait accusé Donald Trump d’être à la tête d’un mouvement suprémaciste blanc mondial. 

Ebrahim Rasool, 62 ans, a présenté ses lettres de créance le 15 janvier 2025. À ce moment-là, Joe Biden était encore en poste, Donald Trump ayant prêté serment cinq jours plus tard. Dans une interview accordée le 14 janvier au média sud-africain SABC News, Ebrahim Rasool avait reconnu que sa tâche serait ardue, et qu’il serait nécessaire de remettre les compteurs à zéro et de reconstruire la relation entre les deux pays. Car Ebrahim Rasool connaît bien les États-Unis. Il y avait déjà été ambassadeur entre 2010 et 2015, sous l’administration de Barack Obama. 

Cette décision est un nouveau coup de boutoir infligé à la relation entre Washington et Pretoria. En février, le président américain avait déclaré la suspension de tous les financements à la nation arc-en-ciel, à cause d’une loi d’expropriation des terres qui, selon Donald Trump, opprimerait la minorité banche sud-africaine. Ce que Pretoria a toujours nié.

En février, le président sud-africain Cyril Ramaphosa a déclaré vouloir aller aux États-Unis, reconnaissant que « tout a semblé dérailler » entre lui et Donald Trump depuis un premier appel entre les deux hommes, au retour du président américain au pouvoir.

RFI

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À la UnePolitique

Tshisekedi salue l’initiative de l’Angola et insiste sur des actions concrètes pour la paix

by admin9775 14 mars 2025
written by admin9775

Ce jeudi 13 mars, le président de la République Démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, a participé à un sommet des chefs d’État et de gouvernement organisé par visioconférence. Ce sommet, axé sur la situation sécuritaire dans l’est de la RDC, a permis au président congolais de réaffirmer sa position sur la nécessité d’actions concrètes pour résoudre la crise.

Dans son discours, Félix Tshisekedi a salué l’initiative du président angolais, João Lourenço, qui a convoqué une réunion le 11 mars pour relancer les processus de paix de Luanda et de Nairobi. Ces processus, visant à apaiser les tensions dans la région des Grands Lacs, sont considérés comme essentiels pour mettre fin au conflit avec le groupe rebelle M23.

Tshisekedi a toutefois insisté sur le fait que les décisions prises lors de ces réunions doivent se traduire en actions tangibles sur le terrain. Dans un communiqué publié sur la page Facebook de la présidence congolaise, il a déclaré : « Cette démarche qu’il [le président angolais] assume pleinement et avec détermination témoigne de la volonté de l’Angola d’accompagner notre région vers une sortie de crise. Il est crucial que les décisions prises à cette occasion se traduisent rapidement en actions concrètes sur le terrain. »

Le président congolais a ainsi réitéré son engagement à soutenir les efforts de médiation régionaux, tout en soulignant que les discours et les promesses doivent désormais laisser place à des résultats visibles pour les populations affectées par le conflit.

L’Angola, sous l’impulsion de son président, a également annoncé des contacts en vue de négociations directes entre le gouvernement congolais et le M23. Ces discussions, prévues pour débuter le 18 mars prochain, représentent une étape importante dans la recherche d’une résolution pacifique du conflit.

Tshisekedi a accueilli favorablement cette initiative, tout en rappelant que toute négociation doit s’inscrire dans le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC. Il a également insisté sur la nécessité de désarmer les groupes rebelles et de garantir la sécurité des civils dans l’est du pays.

Le président congolais a profité de cette tribune pour appeler la communauté internationale à soutenir les efforts de paix en RDC. Il a souligné que la stabilisation de l’est du pays est non seulement cruciale pour la RDC, mais aussi pour toute la région des Grands Lacs, qui souffre des conséquences de ce conflit prolongé.

Félix Tshisekedi reste déterminé à trouver une solution durable à la crise dans l’est de la RDC. Tout en saluant les initiatives diplomatiques de l’Angola, il insiste sur la nécessité de passer des paroles aux actes. Pour lui, la paix ne pourra être rétablie que si les décisions prises lors des sommets régionaux se concrétisent par des actions rapides et efficaces sur le terrain.

Auteur : MN
Source : CONGO PUB Online

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À la UneSociété

Kinshasa : cinq hauts gradés devant la justice militaire

by admin9775 14 mars 2025
written by admin9775

À partir de ce jeudi 13 mars 2025, cinq généraux de l’armée et de la police congolaises comparaissent devant la Haute Cour militaire de Kinshasa. Ils sont accusés d’avoir fui Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, lors de l’offensive des rebelles du M23/AFC. Parmi les accusés figurent le vice-gouverneur policier du Nord-Kivu, deux chefs de l’armée et de la police, un commandant d’unité et un conseiller militaire.

Les charges retenues contre eux incluent la lâcheté, la violation des consignes et la perte d’importants équipements militaires, notamment cinq chars T55. Ces officiers, formés dans de prestigieuses écoles militaires au Congo et à l’étranger, auraient abandonné leurs troupes sans commandement en quittant Goma à bord d’un bateau privé.

Selon les éléments du dossier, ces généraux n’auraient pas respecté l’ordre du président Félix Tshisekedi, qui exigeait que les troupes restent à Goma pour défendre la ville « armes à la main jusqu’au sacrifice suprême ». Leur fuite aurait entraîné la perte de munitions et de matériel militaire, affaiblissant la position des forces loyalistes face aux rebelles.

Le procès s’est ouvert en présence du ministre de la Justice et Garde des Sceaux, qui a ordonné la mise en accusation des officiers. Le procureur général de l’armée a souligné la gravité des faits et a demandé que les prochaines audiences se tiennent à huis clos, dès le 20 mars 2025, pour examiner les détails de l’affaire.

Les accusés encourent la peine de mort, mais leurs avocats restent optimistes. Maître Chicha Bokolombe, l’un des défenseurs, a déclaré que les dossiers semblaient « vides » et que ses clients avaient été interpellés « par les caprices des services ». Il a également demandé une liberté contrôlée pour les accusés, détenus dans des conditions difficiles à la prison militaire de Ndolo.

Ce procès intervient dans un contexte de tensions persistantes dans l’est de la RDC, où les rebelles du M23 continuent de menacer la stabilité régionale. Il soulève des questions sur la discipline au sein des forces armées congolaises et sur la capacité de l’État à rétablir l’ordre dans une zone en proie à des conflits récurrents.

Auteur : MN
Source : CONGO PUB Online

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14 mars 2025 0 comments
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À la UneEconomie

Nord-Kivu : Les opérateurs économiques contraints de payer leurs impôts aux rebelles du M23 à Goma

by admin9775 14 mars 2025
written by admin9775

Les opérateurs économiques membres de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) dans la province du Nord-Kivu sont désormais contraints de s’acquitter de leurs impôts, taxes et redevances auprès des autorités rebelles du M23. Cette décision leur a été officiellement communiquée lors d’une réunion tenue mercredi 12 mars à Goma, ville sous contrôle du M23 depuis plus d’un mois.

Une administration parallèle en place
Depuis leur prise de contrôle de Goma en janvier, les rebelles du M23 ont mis en place une administration parallèle pour gérer les affaires courantes de la ville. Lors de la réunion, les opérateurs économiques ont été informés de l’instauration d’une nouvelle nomenclature fiscale. Les rebelles ont promis des allègements fiscaux, invoquant les difficultés économiques et les pertes subies par les entreprises lors des pillages qui ont accompagné la prise de la ville.

Pour faciliter les paiements, un guichet unique a été créé afin de centraliser toutes les transactions fiscales. Cependant, cette mesure ne rassure pas totalement les opérateurs économiques, qui font face à d’importantes difficultés pratiques.

Des préoccupations majeures
Les opérateurs ont exprimé leurs inquiétudes quant à leur capacité à respecter ces nouvelles obligations. En effet, la rareté de la monnaie en circulation et la fermeture des banques depuis plusieurs semaines compliquent considérablement les transactions financières. Bien que ces problèmes aient été soulevés lors de la réunion, aucune solution concrète n’a été proposée pour y remédier.

Un contexte économique et sécuritaire fragile
Cette situation s’inscrit dans un contexte plus large d’instabilité économique et sécuritaire dans la région. Le Nord-Kivu, déjà fragilisé par des décennies de conflits armés, voit son économie locale mise à rude épreuve par l’occupation rebelle. Les entreprises, déjà affectées par les pillages et les perturbations des activités commerciales, peinent à se relever.

L’imposition de taxes par le M23 soulève également des questions sur la légitimité de cette administration parallèle et sur les implications à long terme pour les entreprises et les habitants de la région.

Auteur : MN
Source : CONGO PUB Online

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À la UneProvince

Nord-Kivu : Les rebelles du M23 progressent vers Walikale, la situation humanitaire se dégrade

by admin9775 14 mars 2025
written by admin9775

La situation reste tendue ce jeudi 13 mars dans la région de Nyabiondo, Kashebere et Kibati, située à cheval entre les territoires de Masisi et Walikale au Nord-Kivu. Les rebelles du M23/AFC ont renforcé leur emprise sur la zone en occupant la cité de Kashebere mercredi soir, après avoir pris le contrôle de Nyabiondo la semaine précédente.

Cette avancée expose considérablement le chef-lieu de Walikale, situé à environ une centaine de kilomètres. Si les rebelles parviennent à s’emparer de Walikale-centre, ils pourraient ensuite menacer Kisangani, une ville stratégique qui reste dans leur ligne de mire, selon plusieurs observateurs.

Un rassemblement des rebelles à Kashebere


Les rebelles du M23/AFC ont organisé un rassemblement dans la cité de Kashebere, chef-lieu du groupement Luberike, à une quarantaine de kilomètres de Masisi-centre. Cette démonstration de force vise à affirmer leur contrôle sur la région et à intimider les populations locales.

Des combats en cours et des renforts en route


Des échanges de tirs ont été signalés jeudi 13 mars aux alentours de Nyabiondo, où les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et les milices Wazalendo tentent de repousser les rebelles. Des renforts en provenance de Pinga seraient en route pour tenter de reprendre Nyabiondo, selon plusieurs sources locales.

Cependant, les habitants de Nyabiondo, qui tentaient de regagner leurs domiciles, sont contraints de fuir à nouveau vers la brousse ou de se réfugier dans le centre de santé local. Cette instabilité persistante plonge les populations dans une précarité accrue.

Une population en détresse


La progression des rebelles dans le territoire de Walikale suscite une vive inquiétude parmi les habitants. Les localités de Kibua, Luvungi et d’autres villages ont commencé à être évacuées, les populations cherchant à se mettre à l’abri des combats.

Cette situation aggrave les conditions humanitaires déjà précaires dans la région, marquée par un manque criant d’infrastructures et de services de base. Les déplacements massifs de populations risquent de provoquer une crise humanitaire majeure si aucune aide d’urgence n’est déployée.

Impact sur les activités économiques


L’instabilité dans la région a également des répercussions sur les activités économiques. La société minière Alpha Mine Bisiye Mining a commencé à évacuer son personnel ce jeudi, craignant pour la sécurité de ses employés. Cette décision illustre l’impact négatif du conflit sur l’économie locale, déjà fragilisée par des années de violence.

Une menace pour la stabilité régionale


La progression des rebelles du M23 vers Walikale et leur objectif supposé de viser Kisangani représentent une menace sérieuse pour la stabilité de toute la région. Kisangani, ville stratégique et carrefour économique, pourrait devenir un enjeu majeur dans ce conflit prolongé.

La situation dans le Nord-Kivu reste critique, avec une avancée des rebelles du M23 qui menace directement la sécurité des populations et la stabilité régionale. Les efforts des FARDC et des milices Wazalendo pour repousser les rebelles sont cruciaux, mais une solution durable nécessitera une réponse coordonnée, incluant un soutien humanitaire urgent et une médiation internationale pour mettre fin à ce conflit dévastateur.

Auteur : MN
Source : CONGO PUB Online

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À la Une

Les chefs d’État de la SADC actent la fin du mandat de la force militaire déployée dans l’est de la RDC

by admin9775 13 mars 2025
written by admin9775

Un sommet extraordinaire des dirigeants des pays membres de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) s’est tenu en visioconférence, ce jeudi 13 mars. La situation dans l’est de la République Démocratique du Congo (RDC) était au menu. Félix Tshisekedi, le président congolais, participait à cette réunion.

Le président du Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa, actuel président en exercice de l’organisation régionale, a commencé sa prise de parole en expliquant que l’objectif du jour, c’était de définir un plan d’action.

Parmi les questions à trancher, il y avait l’avenir de la force militaire déployée dans le pays, la SAMIDRC, qui avait été mise en place pour remplacer celle d’une autre organisation régionale, la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC), dont Kinshasa réclamait le départ. Depuis la prise de Goma par le groupe armé AFC/M23, à la fin du mois de janvier, les soldats de la SADC sont effectivement dans l’attente d’une clarification de leur situation.

« Cette force étant désormais encerclée par le Rwanda », « on devrait se diriger vers son retrait progressif », estimait, pour sa part, une source congolaise proche du dossier. C’est effectivement le cas : les chefs d’État actent la fin de son mandat. Dans les recommandations, le sommet appelle à une solution politique avec tous les acteurs.

Une rencontre Kinshasa-AFC/M23 à Luanda le 18 mars

En parallèle, la médiation angolaise a annoncé une rencontre Kinshasa-AFC/M23 à Luanda le 18 mars prochain pour des discussions. Du côté de Kinshasa, on confirme avoir bien reçu l’invitation pour le 18 mars, mais on ne donne pas d’information sur la réponse à cette invitation. La présidence ne communique pas sur une éventuellement délégation congolaise dans la capitale angolaise et sur son éventuelle composition.

Néanmoins, la porte-parole du président Tshisekedi, Tina Salama, estime que si c’est discussions devaient se faire, le cadre serait bien défini. « Cela doit être dans le cadre de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies qui nous renvoie aux deux processus de Luanda et de Nairobi », explique Tina Salama à RFI.

Ces processus encadrent respectivement les discussions entre le Rwanda et la RDC et les discussions entre Kinshasa et les groupes armés qui s’engagent à déposer les armes. Côté AFC/M23, il n’y a pas de commentaire concernant cette annonce angolaise.

RFI

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