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À la Une

À la UneProvince

Des combattants du M23 font irruption au sein de l’hôpital Heal Africa de Goma

by admin9775 3 mars 2025
written by admin9775

Des hommes armés identifiés comme des combattants du groupe rebelle M23 ont investi l’hôpital Heal Africa à Goma, semant la panique parmi les malades et le personnel soignant dans la nuit du vendredi 28 février au samedi 1er mars. Selon des témoins, ces individus étaient à la recherche de blessés de guerre. Ils sont restés dans l’établissement pendant environ cinq heures, de 23h30 à 3h du matin, et ont emmené certains blessés avec eux.

La présence de ces hommes armés a provoqué une vive inquiétude parmi les occupants de l’hôpital. Outre la brusquerie de leur incursion, ces assaillants ont tiré des coups de feu, perturbant l’atmosphère d’un lieu où le silence est souvent nécessaire en raison de la fragilité des patients. Des malades, des blessés et même des accompagnants ont été malmenés, certains étant conduits hors de l’établissement sous la menace de baïonnettes, selon plusieurs témoignages.

Les rebelles semblaient particulièrement s’intéresser aux blessés par balle, présumant qu’il s’agissait de militaires atteints lors des combats. Après avoir identifié leurs cibles, ils se sont retirés en emmenant plusieurs personnes jugées suspectes.

Cet incident suscite de nombreuses réactions et continue d’alimenter les discussions dans la ville de Goma. Il soulève notamment des interrogations sur la violation du droit international humanitaire et la protection des hôpitaux en temps de conflit

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À la UneMonde

Réarmement de l’Europe, soutien à l’Ukraine: à Londres, les dirigeants européens parlent d’une seule voix

by admin9775 3 mars 2025
written by admin9775

À l’issue du sommet crucial sur la sécurité européenne et la guerre en Ukraine qui se tenait dimanche 2 mars à Londres, les dirigeants européens se sont mis d’accord pour accroître leur défense et continuer à soutenir l’Ukraine.

Après l’onde de choc mondiale provoquée par l’altercation entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky à la Maison Blanche vendredi 28 février, les dirigeants européens étaient réunis dimanche 2 mars à Londres pour évoquer l’aide à l’Ukraine et la défense européenne. Et on peut dire que Volodymyr Zelensky a reçu un soutien total des dirigeants présents. Après Keir Starmer samedi, c’est le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez qui a pris le chef d’État ukrainien dans ses bras à son arrivée, rapporte notre correspondante à Londres, Sara Menai. Lors de ce sommet dominical, le message était clair : l’Europe se tient aux côtés de l’Ukraine.

Les alliés de Kiev entendent « maintenir l’aide militaire pour renforcer l’Ukraine ». Pour cela, ils comptent financer leur soutien grâce à l’argent généré par les « actifs saisis à la Russie », a déclaré Keir Starmer. Le Royaume-Uni et la France vont travailler ensemble avec l’Ukraine afin de présenter un plan de paix « pour arrêter les combats », lequel sera ensuite présenté à Washington, a fait savoir le Premier ministre britannique. « L’objectif des réunions d’aujourd’hui était de se mettre d’accord sur notre discours visant à renforcer l’Ukraine pour le bien de tous » et afin que Kiev se trouve dans une position de force lors des négociations avec les États-Unis, a-t-il dit.

Les alliés « souhaitent soutenir l’Ukraine », a confirmé Olaf Scholz, dont le pays est le premier fournisseur d’aide à Kiev depuis l’invasion russe, derrière les États-Unis, avec un total de 44 milliards d’euros. L’Ukraine est « victime des agressions russes, et cette vérité demeure inébranlable pour tous », a-t-il martelé.

« ​​​​​​​Nous devons urgemment réarmer l’Europe »

Concernant la défense européenne, un sujet qui inquiète grandement les 27 depuis l’arrivée de Donald Trump au pouvoir et ses récentes discussions avec la Russie, les dirigeants européens ont évoqué la nécessité d’investissements forts.

« Nous devons urgemment réarmer l’Europe », a déclaré la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. « ​​​​​​​Nous sommes prêts à défendre la démocratie, à défendre le principe selon lequel il existe un État de droit, selon lequel vous ne pouvez pas envahir votre voisin et le tyranniser ou vous ne pouvez pas modifier les frontières par la force », a-t-elle ajouté, insistant sur le fait que l’Europe ne devait compter que sur elle-même. Ainsi, Ursula von der Leyen a annoncé qu’elle présenterait « ​​​​​​​un plan global sur la manière de réarmer l’Europe » lors du sommet spécial de l’Union européenne sur la défense jeudi 6 mars, évoquant la nécessité d’augmenter les dépenses de défense « sur une période de temps prolongée ».

Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a lui affirmé que « ​​​​​​​davantage de pays européens vont augmenter leurs dépenses de défense », et salué là une « très bonne nouvelle ».

« Cet effort doit être fortement soutenu par les États-Unis »

Ensuite, le Premier ministre britannique a déclaré que l’Europe devait « ​​​​​​​faire le gros du travail » avec le soutien de Washington, en dépit de l’altercation Trump-Zelensky à la Maison Blanche. « ​​​​​​​Pour défendre la paix sur notre continent, et pour réussir, cet effort doit être fortement soutenu par les États-Unis », a déclaré le dirigeant britannique.

Keir Starmer a promis de mettre en place « ​​​​​​​une coalition des bonnes volontés » pour défendre un futur accord de paix en Ukraine. « ​​​​​​​Un certain nombre de pays » ont indiqué, lors du sommet, vouloir faire partie de ce projet, a-t-il ajouté, sans nommer de pays en particulier. « ​​​​​​​Je leur laisse le soin de se prononcer sur la manière dont ils souhaitent apporter leur contribution », a-t-il expliqué. Sur ce point en revanche, des dissensions sont possibles. La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, semble elle d’ores et déjà exclure de rejoindre cette « ​​​​​​​coalition », estimant qu’il s’agissait d’une « ​​​​​​​solution qui risque d’être très complexe ».

Disant avoir « ​​​​​​​parlé plusieurs fois avec le président Trump », Mark Rutte a lui assuré que « ​​​​​​​les États-Unis font partie de l’Otan, ils sont engagés dans l’Otan ». Et face au président russe Vladimir Poutine, il s’agit d’envoyer le message que « l’Occident n’a pas l’intention de capituler devant son chantage et son agression », a déclaré Donald Tusk, le chef de gouvernement polonais, qui insiste : « Tout doit être fait pour garantir que l’Europe et les États-Unis parlent d’une seule voix. »

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À la UnePolitique

RDC-Rwanda : Les allégations de Kigali sur la capture des FDLR par le M23 suscitent le doute et la controverse

by admin9775 2 mars 2025
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Kigali a récemment affirmé que le groupe rebelle M23, soutenu par le Rwanda, a capturé et remis aux autorités rwandaises des combattants présumés des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), un groupe armé hostile au gouvernement rwandais. Parmi ces captifs figurait le général Gakwerere, un ancien dirigeant des FDLR. Selon les déclarations rwandaises, ces rebelles auraient été capturés à Goma, une ville de l’est de la République démocratique du Congo (RDC) actuellement sous le contrôle des Forces de défense rwandaises (RDF) depuis environ un mois.

Cependant, cette version des faits est accueillie avec scepticisme par une partie de l’opinion publique et des observateurs, qui soulèvent des incohérences troublantes dans le récit présenté par Kigali. En effet, après trois ans de conflit dans la province du Nord-Kivu, où le M23 a occupé de vastes territoires, c’est la première fois que le groupe prétend capturer et remettre des combattants des FDLR. Pendant ce temps, la RDC a régulièrement présenté des preuves de la présence de militaires rwandais sur son territoire pour étayer ses accusations d’agression rwandaise à travers le M23.

Des incohérences flagrantes

Plusieurs éléments remettent en question la crédibilité de cette opération :

  1. Des uniformes flambant neufs : Les prétendus rebelles FDLR capturés portaient des uniformes neufs des Forces armées de la RDC (FARDC). Il est peu probable que des combattants des FDLR, opérant dans des conditions difficiles, arborent des tenues aussi impeccables après des combats sur la ligne de front.
  2. Des uniformes propres après un mois de captivité : Les captifs auraient conservé leurs uniformes FARDC propres et intacts pendant un mois après leur capture, un détail qui semble invraisemblable pour des prisonniers de guerre.
  3. Des baskets de marque en parfait état : Les chaussures des prétendus rebelles, également en excellent état, ajoutent à l’étrangeté de la situation.
  4. Un langage corporel inhabituel : Le comportement des prisonniers, présentés comme des combattants capturés, ne correspond pas à celui de personnes ayant subi des conditions de guerre et de détention. Cette mise en scène semble violer les normes du droit international humanitaire.
  5. Le cas du général Gakwerere : Ce dernier est connu pour avoir quitté les FDLR il y a plusieurs années et serait retourné au Rwanda. Sa réapparition soudaine dans ce contexte soulève des questions sur la véracité de l’opération.

Une manipulation dénoncée

Ces éléments ont conduit certains observateurs à dénoncer une manipulation orchestrée par les services de renseignement rwandais. Le général Gakwerere, présenté comme un captif des FDLR, serait en réalité un ancien membre des FDLR travaillant pour le Rwanda depuis plus de 20 ans. Son apparition à Rubavu, une ville rwandaise, vêtu d’un uniforme des FARDC, semble être une tentative de créer une fausse narration selon laquelle les FARDC soutiennent les FDLR.

Cette manœuvre viserait à distraire l’opinion publique internationale et à justifier la présence militaire rwandaise en RDC en présentant Kigali comme un acteur luttant contre les FDLR, un groupe considéré comme une menace pour la sécurité du Rwanda. Cependant, cette stratégie est vivement critiquée, notamment en raison des antécédents du Rwanda en matière de désinformation et de manipulation.

Position officielle du Rwanda

Le colonel Joseph Mweisire, commandant de la brigade locale des RDF, a déclaré à l’Agence de radiodiffusion rwandaise (RBA) que « leur arrestation au Congo et leur transfert au Rwanda contribueront à la pacification de la sous-région ». Il a ajouté que les rebelles seraient « remis aux autorités chargées de leur dossier, après quoi ils seront poursuivis un par un ».

« S’il y en a qui ont commis des crimes de génocide, ils seront traduits devant la justice », a martelé le colonel Mweisire, déclarant que leur arrestation constituait une « confirmation absolue de ce que le gouvernement du Rwanda a toujours dit ». Il a également affirmé que les FDLR combattaient aux côtés des forces congolaises et « qu’ils ont travaillé avec toute la coalition », citant notamment les Burundais, la mission de l’ONU en RDC (Monusco) et les miliciens « wazalendo ».

Oscar Balinda, porte-parole adjoint du M23, a quant à lui déclaré à la presse : « Ils sont au total 20 militaires FDLR commandés par un général. Nous continuons à en traquer d’autres qui se cachent dans la ville de Goma ».

Escortée jusqu’au poste-frontière par des combattants du M23, la vingtaine de membres des FDLR, vêtus d’uniformes portant le drapeau de la RDC, certains trop jeunes pour avoir participé au génocide de 1994, ont ensuite été méthodiquement fouillés par des policiers rwandais.

Le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, a réagi sur X (anciennement Twitter) en déclarant que le M23, en remettant le groupe arrêté « sur le champ de bataille », effectue le travail « que la communauté internationale pharisaïque [hypocrite] aurait dû faire au cours des 30 dernières années ».

Le général Gakwerere : un passé sombre

Le général Ezéchiel Gakwerere, présenté comme l’un des captifs, est une figure controversée. Accusé par plusieurs rapports internationaux d’avoir pris une part active au génocide des Tutsi d’avril à juillet 1994 dans la ville de Butare, dans le sud du Rwanda, son nom est cité à plusieurs reprises dans l’acte d’accusation du capitaine Ildephonse Nizeyimana, surnommé le « boucher de Butare ». Ce dernier a été condamné à trente-cinq ans de prison en 2014 par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR).

Cependant, des sources indépendantes affirment que Gakwerere aurait quitté les FDLR il y a plusieurs années et serait retourné au Rwanda, travaillant désormais pour le compte des services de renseignement rwandais. Sa réapparition soudaine dans ce contexte soulève des questions sur la véracité de l’opération et sur les motivations réelles de Kigali.

Contexte diplomatique : Les revers récents du Rwanda

Ces événements surviennent dans un contexte où le Rwanda fait face à des revers diplomatiques significatifs. Récemment, le Royaume-Uni et l’Union européenne ont suspendu une partie de leur aide financière au Rwanda, exprimant des préoccupations concernant le respect des droits de l’homme et la situation sécuritaire dans la région des Grands Lacs. Londres a notamment suspendu un programme d’aide de plusieurs millions de livres sterling, tandis que Bruxelles a révisé ses engagements financiers envers Kigali.

Ces décisions reflètent la pression croissante de la communauté internationale sur le Rwanda pour qu’il cesse son soutien présumé au M23 et qu’il s’engage dans une résolution pacifique des conflits dans la région. La suspension de l’aide britannique et européenne constitue un signal fort, montrant que les alliés traditionnels du Rwanda ne sont plus disposés à fermer les yeux sur les actions controversées de Kigali. Ces revers diplomatiques pourraient expliquer en partie la tentative de manipulation récente, visant à redorer l’image du Rwanda et à justifier ses actions en RDC.

Processus de résolution du conflit : L’implication de l’EAC et de la SADC

Face à l’escalade des tensions entre la RDC et le Rwanda, la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) et la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) ont initié des processus diplomatiques pour résoudre le conflit. L’EAC a déployé une force régionale dans l’est de la RDC, tandis que la SADC a également exprimé son engagement à soutenir les efforts de paix. Ces initiatives visent à faciliter un dialogue inclusif entre les parties prenantes et à mettre en place des mécanismes de désescalade.

Cependant, la crédibilité de ces efforts dépendra de la volonté des parties impliquées, notamment le Rwanda, à coopérer de bonne foi. Les récentes allégations de Kigali concernant les FDLR, perçues comme une manipulation, risquent de saper la confiance nécessaire à la réussite de ces processus de paix.

Les allégations rwandaises concernant la capture des FDLR par le M23 semblent entachées de contradictions et de manipulations. Ces actions risquent d’aggraver les divisions régionales et de compromettre les efforts de paix dans les Grands Lacs. Alors que la RDC continue de dénoncer l’ingérence rwandaise, il est crucial que la vérité et la justice prévalent pour rétablir la confiance et la stabilité dans la région. Les récents revers diplomatiques du Rwanda, notamment la suspension de l’aide britannique et européenne, montrent que la patience de la communauté internationale s’amenuise face aux actions controversées de Kigali. Par ailleurs, les initiatives de l’EAC et de la SADC pour résoudre le conflit doivent être soutenues, mais elles nécessitent une coopération sincère de toutes les parties, y compris du Rwanda, pour aboutir à une paix durable.

MN
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À la UnePolitique

RDC : Deux opposants libérés sous liberté conditionnelle dans le cadre de la grâce présidentielle

by admin9775 2 mars 2025
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Le samedi 1er mars, deux figures de l’opposition en République démocratique du Congo (RDC), Mike Mukebayi et Seth Kikuni, ont bénéficié d’une liberté conditionnelle. Cette décision s’inscrit dans le cadre d’une grâce présidentielle plus large, confirmée par le ministre d’État en charge de la Justice, Constant Mutamba, sur son compte X (anciennement Twitter). Le ministre a également annoncé que le processus de libération se poursuivrait dans toutes les prisons du pays à partir du dimanche 2 mars.

La libération de ces deux opposants de la prison centrale de Makala, à Kinshasa, intervient deux semaines après un appel lancé par la plateforme Mouvement radical pour le changement, dirigée par Franck Diongo et Jean-Claude Mvuemba. Ces derniers avaient formulé une demande en ce sens dans leur cahier de charges remis aux évêques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et de l’Église du Christ au Congo (ECC). Ces institutions religieuses mènent depuis plusieurs mois des consultations dans le cadre du « Pacte social pour la paix et le vivre ensemble dans les Grands Lacs », une initiative visant à apaiser les tensions politiques et sociales dans la région.

Seth Kikuni, ancien candidat à l’élection présidentielle de 2018, avait été arrêté le lundi 2 septembre par des agents de l’Agence nationale de renseignement (ANR). Ses proches avaient dénoncé une « détention arbitraire », soulignant les préoccupations concernant le respect des droits humains et des libertés politiques en RDC. Quant à Mike Mukebayi, ancien député provincial de Kinshasa, il avait été arrêté quelques mois avant Kikuni, dans un contexte marqué par une répression accrue contre les voix critiques du gouvernement.

Ces libérations, bien que partielles, sont perçues comme un geste d’apaisement dans un climat politique tendu. Elles surviennent dans un contexte où les acteurs politiques et la société civile réclament davantage de dialogue et de réformes pour garantir une démocratie inclusive et respectueuse des droits fondamentaux. Cependant, les conditions attachées à ces libérations, ainsi que la poursuite du processus de grâce présidentielle, restent à surveiller de près, notamment en ce qui concerne leur impact sur la stabilité politique et les libertés individuelles en RDC.

Cette initiative pourrait également être interprétée comme une réponse aux pressions internes et externes pour améliorer la gouvernance et les droits de l’homme en RDC, dans un pays où les tensions politiques et les défis sécuritaires persistent.

MN

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À la UneProvince

Déploiement des troupes ougandaises à Mahagi : une expansion stratégique en Ituri, dans l’est de la RDC

by admin9775 2 mars 2025
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Les soldats de l’armée ougandaise (UPDF) ont poursuivi leur déploiement en République démocratique du Congo (RDC) ce samedi, en s’établissant à Mahagi, une localité située à plus de 150 km au nord de Bunia, le chef-lieu de la province de l’Ituri. Cette zone, frontalière avec l’Ouganda, marque une extension significative de la zone opérationnelle des forces ougandaises, initialement déployées dans le cadre de l’opération Shujaa, une initiative conjointe avec l’armée congolaise (FARDC) pour lutter contre les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF).

Le déploiement s’est fait de manière spectaculaire, avec une colonne de camions, de 4×4 et de véhicules armés de mitrailleuses franchissant le poste frontière de Mahagi sous les yeux étonnés des habitants. Les soldats ougandais, visiblement déterminés, ont même entonné des chants militaires, illustrant leur présence forte dans cette région.

Selon le porte-parole de l’armée congolaise en Ituri, l’objectif de ce déploiement est de « protéger la population ». Il a confirmé qu’un accord avait été signé pour élargir la zone des opérations, sans toutefois fournir de détails supplémentaires. Cette déclaration soulève des questions sur le rôle exact des troupes ougandaises : vont-elles engager des combats ? Et si oui, contre qui ?

À l’origine, les forces ougandaises avaient été invitées en RDC fin 2021 pour participer à l’opération Shujaa, visant à neutraliser les ADF, un groupe rebelle ougandais allié à l’État islamique. Cependant, Mahagi ne se trouve pas dans la zone d’action traditionnelle des ADF. Cette région est plutôt le théâtre d’affrontements impliquant des milices locales, notamment la Codeco (Coopérative pour le développement du Congo) et les Zaïre, deux groupes d’autodéfense communautaire aux motivations ethniques et territoriales.

Ce déploiement intervient dans un contexte sécuritaire complexe. Il y a environ deux semaines, les Ougandais avaient déjà renforcé leur présence à Bunia, le chef-lieu de l’Ituri. Cette montée en puissance coïncide avec l’expansion vers le sud du groupe armé M23, soutenu par le Rwanda, qui menace la stabilité de la région. Bien que les ADF restent une cible prioritaire pour les UPDF, cette extension vers Mahagi suggère une adaptation stratégique face à l’évolution des menaces sécuritaires dans l’est de la RDC.

Le chef d’état-major ougandais, également fils du président Yoweri Museveni, a réaffirmé sur son compte X (anciennement Twitter) que « la frontière entre la RDC et l’Ouganda est notre zone d’influence. Rien ne s’y passera sans notre permission ». Cette déclaration souligne l’importance stratégique que l’Ouganda accorde à cette région frontalière, tout en suscitant des interrogations sur les implications à long terme de cette présence militaire étrangère en RDC.

Pour les habitants de l’Ituri, ce déploiement pourrait représenter une lueur d’espoir dans une région marquée par des années de violence et d’instabilité. Cependant, il reste à voir comment cette collaboration entre les FARDC et les UPDF sera perçue par les populations locales et quelles en seront les répercussions sur les dynamiques conflictuelles déjà complexes dans cette partie de la RDC.

MN

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À la UneProvince

55 militaires condamnés à mort pour fuite et pillage dans le Nord-Kivu, une mesure radicale pour rétablir la discipline

by admin9775 2 mars 2025
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Dans un contexte marqué par une instabilité persistante dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), le tribunal militaire de la garnison de Butembo, dans la province du Nord-Kivu, a condamné à mort 55 militaires des Forces armées de la RDC (FARDC) le 28 février. Ces soldats ont été reconnus coupables de fuite devant l’ennemi, de violation des consignes et de pillage. Le verdict a été rendu à Musienene, dans le territoire de Lubero, une région où les FARDC sont engagées dans des opérations militaires contre divers groupes armés.

Cette décision s’inscrit dans une série de mesures strictes prises par les autorités congolaises pour rétablir la discipline au sein de l’armée. Le colonel Mak Hazukay Mumba, porte-parole des opérations Sokola 1, a expliqué que ces sanctions visent à renforcer l’ordre et à dissuader les comportements indisciplinés. « La discipline est la base de toute armée. Il n’y a pas de place pour l’indiscipline. Nous traquerons tous ceux qui abandonnent le front sans autorisation, qui fuient devant l’ennemi ou qui violent les consignes en pleine opération militaire », a-t-il déclaré.

Parmi les 55 militaires condamnés, trois ont reçu des peines plus légères : deux ont été condamnés à deux ans de servitude pénale, un autre à cinq ans, et un seul a été acquitté. Ces jugements interviennent dans un contexte où les FARDC font face à des défis majeurs dans leur lutte contre les groupes armés actifs dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, notamment le M23 et les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).

Cette condamnation massive rappelle une décision similaire prise quelques semaines plus tôt. Le 14 février, 212 militaires des FARDC avaient été condamnés à mort pour des crimes graves, dont des meurtres, des viols et des tentatives de meurtre, commis à Bukavu, dans le Sud-Kivu. Ces verdicts sévères soulignent la détermination des autorités congolaises à restaurer l’ordre et à imposer une discipline stricte au sein de l’armée, dans un contexte où les exactions commises par certains éléments des FARDC ont souvent été dénoncées par les organisations de défense des droits de l’homme.

Cependant, ces condamnations à mort soulèvent également des questions sur les méthodes utilisées pour rétablir la discipline et sur les droits des accusés. Alors que la RDC continue de faire face à des défis sécurités majeurs dans l’est du pays, ces mesures radicales illustrent les tensions et les difficultés auxquelles sont confrontées les forces armées congolaises dans leur lutte pour stabiliser la région.

MN

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À la UnePolitique

Félix Tshisekedi annonce un gouvernement d’union nationale pour faire face à l’agression en cours

by admin9775 1 mars 2025
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Le président de la République, Félix Tshisekedi, a annoncé ce vendredi, lors du Conseil des ministres, la formation imminente d’un nouveau gouvernement d’union nationale. Ce gouvernement aura pour mission principale de répondre à l’agression en cours, une situation qui nécessite une mobilisation collective et une unité renforcée au sein des institutions étatiques. Cependant, cette annonce ne signifie pas la démission formelle du gouvernement actuel, qui continuera à assurer ses fonctions jusqu’à l’installation du nouvel exécutif.

Un gouvernement d’union nationale pour faire face à la crise

Dans un contexte marqué par des tensions sécuritaires et des défis politiques, le chef de l’État a jugé nécessaire de constituer un gouvernement d’union nationale. Cette initiative vise à rassembler les forces vives du pays autour d’un objectif commun : répondre efficacement à l’agression en cours et renforcer la cohésion nationale. « Ce gouvernement sera chargé de relever les défis actuels et de garantir la stabilité du pays », a déclaré Félix Tshisekedi.

Le gouvernement actuel maintenu en fonction

Le président a tenu à préciser que cette annonce ne signifie pas la fin du gouvernement actuel. Les ministres et membres de l’exécutif sortant sont appelés à poursuivre leurs fonctions jusqu’à la mise en place du nouveau gouvernement. Félix Tshisekedi a exhorté les institutions à continuer de fonctionner normalement pendant cette période de transition, afin d’éviter tout vide administratif ou dysfonctionnement.

Des mesures strictes pour encadrer la transition

Afin d’assurer une transition ordonnée, le chef de l’État a émis des directives strictes à l’intention des membres du gouvernement sortant. Il leur est formellement interdit de :

  • Procéder à des cessions, transferts ou aliénations d’actifs de l’État ;
  • Signer de manière précipitée des arrêtés ou des décisions engageant l’État ;
  • Engager ou liquider des dépenses publiques imprévues ;
  • Effectuer des recrutements, nominations ou promotions désordonnés au sein des entreprises publiques, des établissements publics et autres structures étatiques.

Ces mesures visent à prévenir toute gestion irrégulière ou précipitée des affaires publiques pendant cette période transitoire.

Une attente marquée par la prudence

L’annonce du président Tshisekedi suscite à la fois de l’espoir et de la prudence parmi les observateurs politiques. Si la formation d’un gouvernement d’union nationale est perçue comme une réponse adaptée à la crise actuelle, sa composition et sa capacité à agir efficacement restent des sujets d’attention. Par ailleurs, les restrictions imposées au gouvernement sortant témoignent de la volonté du chef de l’État de garantir une transition transparente et responsable.

Prochaines étapes

Dans les prochains jours, les regards seront tournés vers la composition du nouveau gouvernement et les orientations qu’il prendra pour répondre à l’agression en cours. Les partenaires internationaux et la population congolaise attendent des actions concrètes pour stabiliser la situation et renforcer la résilience du pays face aux défis actuels.

Par MN

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À la Une

Reprise d’activités à Tchomia après les affrontements entre les FARDC et la milice Zaïre

by admin9775 1 mars 2025
written by admin9775

La vie a repris progressivement vendredi 28 février matin à Tchomia-Centre, situé à 65 kilomètres au sud-est de Bunia, sur le littoral du lac Albert, dans le territoire de Djugu (Ituri). La veille, les activités étaient paralysées à la suite des affrontements, à environ 7 kilomètres de Tchomia, entre les FARDC et le groupe armé Zaïre. 

Des boutiques, le marché local et certaines écoles ont rouvert leurs portes ce vendredi à Tchomia. 

Jeudi, une psychose avait gagné la population de ce centre de négoce après des coups de feu de sommation tirés par des militaires des FARDC qui se rendaient au front à Nyamamba, une entité proche de Tchomia.

Selon des sources locales, les élèves ont vidé les salles de classe et certains habitants se sont déplacés dans les lieux plus sécurisés, notamment à Kasenyi et dans le site des déplacés de Nyamusasi.

Plusieurs véhicules de transport des marchandises, stationnés au port de Tchomia, ont également quitté ce lieu pour se rendre à Kasenyi. 

Selon le porte-parole de l’armée en Ituri, lieutenant Jules Ngongo, les forces loyalistes contrôlent la situation après avoir délogé les miliciens de Zaïre de Nyamamba et de la périphérie de Tchomia. 

Il avance un bilan de « plusieurs miliciens neutralisés contre un militaire tué » au front. Il appelle la population au calme et à collaborer avec les services de sécurité pour dénoncer les ennemis de la paix.

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À la UneSociété

Le gouvernement annonce une revalorisation des salaires et des primes pour les militaires et policiers

by admin9775 1 mars 2025
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Lors de la 33ᵉ réunion du Conseil des ministres tenue ce vendredi, le gouvernement a adopté un rapport détaillant les modalités opérationnelles pour l’augmentation des salaires et des primes des militaires et policiers. Ce rapport, présenté par le ministre d’État en charge du budget, Aimé Boji, comprend également des mesures visant à améliorer la sécurité sociale et les conditions de vie des familles des agents des forces de défense et de sécurité.

Une réponse aux revendications légitimes

Cette décision intervient dans un contexte où les militaires et policiers sont confrontés à des défis majeurs, tant sur le plan opérationnel que social. Engagés dans des missions souvent périlleuses, ces agents réclamaient depuis longtemps une revalorisation de leur statut et de leurs conditions de vie. Le gouvernement entend ainsi répondre à ces préoccupations en renforçant leur motivation et en reconnaissant leur contribution essentielle à la sécurité du pays.

Dédoublement de la paie et prime spéciale

Au cours de la réunion, Aimé Boji a présenté les simulations réalisées par les experts du gouvernement pour atteindre les objectifs fixés. Parmi les mesures phares figurent le dédoublement de la paie et l’introduction d’une prime spéciale dédiée aux combats. Ces mesures, qui entrent en vigueur immédiatement, visent à offrir une rémunération plus juste et à compenser les risques encourus par les agents sur le terrain.

« Avec effet immédiat, les modalités d’exécution de ces nouvelles dépenses publiques ont été présentées », a déclaré Patrick Muyaya, ministre de la communication et des médias, soulignant la volonté du gouvernement de passer rapidement à l’action.

Amélioration des conditions de vie et de la sécurité sociale

Outre l’augmentation des salaires, le rapport prévoit des mesures sociales pour améliorer la protection des militaires, policiers et leurs familles. Ces mesures incluent une meilleure couverture sociale, un accès facilité aux soins de santé et des programmes de soutien aux familles des agents. Ces initiatives visent à offrir une stabilité accrue à ceux qui servent le pays dans des conditions souvent difficiles.

Une mise en œuvre dans le cadre de la loi de programmation militaire

Ces réformes s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre effective de la loi de programmation militaire, adoptée pour répondre de manière structurelle aux défis sociaux et opérationnels des forces de défense et de sécurité. Cette loi vise à moderniser les institutions sécuritaires et à renforcer leur capacité à remplir leurs missions dans un environnement de plus en plus complexe.

Un défi budgétaire à relever

Si ces mesures sont saluées par les concernés, elles représentent également un défi budgétaire pour l’État. Leur mise en œuvre nécessitera une gestion rigoureuse des ressources publiques et un suivi attentif pour s’assurer que les objectifs sont atteints sans compromettre l’équilibre financier du pays.

Une étape importante pour la cohésion nationale

En adoptant ces mesures, le gouvernement marque une étape importante dans la reconnaissance du rôle essentiel joué par les militaires et policiers. Cette décision témoigne de la volonté des autorités de répondre aux attentes des forces de sécurité tout en renforçant leur capacité à protéger la population et à garantir la stabilité du pays.

MN

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Conflit dans l’est de la RDC: la réunion ministérielle EAC-SADC reportée

by admin9775 1 mars 2025
written by admin9775

Cette réunion, présentée comme clé, devait se tenir ce vendredi 28 février à Harare entre les ministres de la SADC et de l’EAC. Elle n’a finalement pas eu lieu. Selon les délégations rwandaise et congolaise, aucune invitation officielle ne leur est parvenue jusqu’à ce stade. Cette absence de convocation interroge d’autant plus que cette réunion était attendue dans le cadre du processus de désescalade entre Kinshasa et Kigali.

Les sources diplomatiques contactées par RFI sont catégoriques : aucune réunion ne se tiendra ce vendredi 28 février. La délégation rwandaise affirme ne pas avoir reçu d’invitation de la part du ministère des Affaires étrangères du Zimbabwe, pays hôte de cette rencontre. D’autres délégations attendues à Harare n’ont pas fait le déplacement non plus.

Un report ? 

À Kinshasa, l’information circule peu. Toutefois, les autorités congolaises confirment le report de la réunion prévue. La seule certitude est que la ministre des Affaires étrangères de la RDC a rencontré ce jeudi le président Félix Tshisekedi pour évoquer ce dossier, mais aucun détail n’a filtré.

Deux sources gouvernementales congolaises contactées par RFI ont ensuite assuré que le 28 février n’était qu’une option à confirmer. « Nous attendons d’être notifiés officiellement. Les enjeux et les objectifs de cette réunion seront précisés dans la lettre d’invitation. On ne peut donc pas parler de report, car il n’y avait pas de confirmation officielle », a dit un membre du gouvernement.

Ce contretemps intervient alors que le Luxembourg a opposé son veto à une nouvelle vague de sanctions européennes contre le Rwanda, en attendant l’issue de cette rencontre. Les raisons exactes restent inconnues à ce stade. Plusieurs hypothèses sont évoquées dont des divergences persistantes entre les parties prenantes.

Un contexte particulièrement sensible

Cette rencontre revêt une importance stratégique. Elle devait notamment évaluer et analyser les rapports des chefs d’État-major des pays de la région mais aussi élaborer une feuille de route pour la mise en œuvre des décisions prises par les chefs d’État, notamment sur le plan du dialogue politique. Cette réunion devait aussi éventuellement définir un chronogramme des prochaines étapes du processus diplomatique.

Le contexte reste particulièrement sensible. Les positions des principaux acteurs demeurent à ce stade opposées. Kinshasa insiste sur un dialogue direct avec Kigali. Le Rwanda, de son côté, réclame une négociation entre Kinshasa et l’AFC/M23, une option fermement rejetée par Félix Tshisekedi. Selon certaines sources, une nouvelle date est envisagée entre le 1er et le 3 mars. Pour l’instant, aucune invitation officielle n’a été envoyée.

RFI via CONGO PUB Online

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