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À la Une

À la UneProvince

RDC: ce que l’on sait de l’annonce de libération de militaires FARDC par l’AFC/M23

by admin9775 10 mars 2026
written by admin9775

L’annonce, par l’AFC/M23, de la libération prochaine de militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) remet sur le devant de la scène la question sensible des détenus liée au conflit dans l’est du pays. Le mouvement parle de 5 000 hommes. Selon des informations rapportées par RFI, environ 2 700 militaires congolais seraient concernés par cette mesure que le mouvement présente comme un geste de bonne foi. Mais au-delà de l’annonce, les contours de l’opération restent encore flous, et son éventuelle mise en œuvre dépend de plusieurs étapes logistiques et diplomatiques.

Les militaires dont la libération est évoquée ne constituent pas un groupe homogène. Plusieurs catégories sont mentionnées.

La première concerne des soldats qui auraient refusé de combattre dans les rangs de l’Armée révolutionnaire congolaise (ARC), la branche armée de l’AFC/M23. À leurs côtés, figurent des militaires blessés qui étaient, jusque-là, soignés dans des hôpitaux de Goma.

D’autres appartiendraient à des catégories plus fragiles au sein de l’institution militaire. Certains sont considérés comme invalides, tandis que d’autres sont des soldats âgés ayant dépassé l’âge de servir dans l’armée.

Enfin, des militaires faits prisonniers au cours des combats figureraient également parmi les personnes concernées par cette libération annoncée.

Le CICR prêt à accompagner une opération humanitaire

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), régulièrement impliqué dans ce type d’opérations, a réagi avec prudence. Sans confirmer le nombre de personnes concernées, l’organisation indique avoir pris connaissance de l’annonce.

« Le CICR a pris connaissance du communiqué de l’AFC/M23 annonçant sa décision de libérer un certain nombre d’éléments FARDC détenus. En tant qu’intermédiaire neutre, le CICR se tient prêt à accompagner une telle opération avec l’accord de toutes les parties », a déclaré François Moreillon, chef de la délégation du CICR en RDC.

Selon plusieurs sources, le mouvement rebelle échange avec le CICR depuis plusieurs mois sur cette question. Le sujet avait également été évoqué, le mois dernier, lors de discussions entre des représentants de l’AFC/M23 et Hadja Lahbib, commissaire européenne chargée de la gestion des crises.

Un geste présenté comme un signe d’ouverture

Du côté de l’AFC/M23, cette annonce est présentée comme un geste de bonne foi. Le mouvement affirme attendre, en retour, la libération de ses propres membres détenus à Kinshasa.

L’initiative s’inscrit dans un contexte où les deux parties avaient signé, en septembre 2025, un mécanisme pour la libération des détenus, salué à l’époque comme une avancée importante dans la gestion des conséquences du conflit. Près de sept mois plus tard, cependant, peu de progrès visibles ont été enregistrés dans la mise en œuvre de ce mécanisme.

Des réactions sceptiques à Kinshasa

À Kinshasa, l’annonce de l’AFC/M23 a été accueillie avec réserve. Avant sa publication, certains responsables affirment ne pas avoir été informés de cette initiative.

Plusieurs dirigeants accusent le mouvement rebelle de chercher avant tout un bénéfice politique et diplomatique. Un responsable sécuritaire avance une autre lecture. Selon lui, cette libération pourrait aussi traduire la difficulté pour l’AFC/M23 d’entretenir durablement un nombre important de militaires captifs.

Un processus logistique potentiellement long

Même si une libération devait se concrétiser, le processus pourrait prendre du temps. Il devrait passer par plusieurs étapes de clarification et de planification impliquant le CICR et les autorités congolaises.

Un précédent illustre l’ampleur de ce type d’opération. L’an dernier, le transfert de 1 300 personnes désarmées des forces gouvernementales et de leurs familles de Goma vers Kinshasa, facilité par le CICR et la MONUSCO, avait nécessité plus de 60 rotations d’avions et d’hélicoptères. Une opération de plus grande ampleur demanderait donc une organisation logistique particulièrement complexe.

Un mécanisme d’échanges encore bloqué

Dans le cadre du mécanisme signé en septembre 2025, les deux parties ont déjà établi des listes de détenus, transmises au CICR en tant qu’intermédiaire humanitaire neutre.

Du côté du gouvernement congolais, une commission technique d’identification a été mise en place pour examiner ces dossiers. À ce stade, toutefois, aucune libération n’a encore été effectuée dans le cadre de l’accord de Doha.

Selon des informations de RFI, certains détenus figurant sur ces listes ont déjà reçu la visite d’équipes du CICR.

La question du calendrier reste cependant incertaine. Kinshasa se montre discret et invoque la confidentialité de l’opération et la protection de l’identité des personnes concernées.

Face à ces blocages, plusieurs acteurs internationaux tentent d’encourager les avancées. Mirjana Spoljaric, présidente du CICR, s’est rendue dans la région, en septembre dernier – à Kinshasa, Kigali et Goma – et a abordé notamment ces questions avec les différentes parties.

Selon plusieurs sources, la médiation qatarienne est également en contact avec le CICR et les protagonistes du conflit, afin de faire progresser le processus.

RFI

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À la UneEnvironnement

Attaque au Parc national de l’Upemba : 5 morts à Lusinga, le gouverneur intérimaire du Haut-Katanga en mission sur place

by admin9775 9 mars 2026
written by admin9775

Une attaque armée a visé le quartier général de Lusinga, au cœur du Parc national de l’Upemba, dans la province du Haut-Katanga, au sud-est de la République démocratique du Congo. L’assaut, survenu le 2 mars, a fait cinq morts, dont un éco-garde et quatre civils, selon un communiqué du Corps pour la protection des parcs nationaux et réserves naturelles apparentées (CorPPN).

À la suite de cette attaque, le gouverneur intérimaire du Haut-Katanga, Martin Kazembe Shula, s’est rendu samedi au quartier général de Lusinga, situé dans le territoire de Mitwaba, afin de s’assurer du contrôle total du site par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Accompagné de plusieurs officiers de l’armée et de la police, le chef de l’exécutif provincial a effectué cette visite après l’attaque attribuée à des miliciens Maï-Maï contre cette aire protégée.

Selon les explications de la cheffe de site, Tina Lain, les autorités ont pu constater sur place d’importants dégâts matériels laissés par les assaillants lors de l’incursion armée.

D’après l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), au moins cinq agents du parc ont été tués lors de cette attaque.

Le commandant du CorPPN, Massi Bamba Albert, indique que des assaillants non identifiés ont pris pour cible les installations administratives de Lusinga, provoquant la panique parmi le personnel du parc et les habitants présents dans cette zone isolée.

L’attaque a également fait plusieurs blessés, rapidement évacués vers des structures sanitaires de la région. Selon les premières informations recueillies par les autorités de conservation, certaines victimes auraient été exécutées sommairement lors de cette incursion armée, témoignant de la violence de l’assaut.

Une mission sécuritaire déployée

Face à la gravité de la situation, les autorités ont ordonné le déploiement d’une mission d’évaluation sécuritaire afin d’examiner les circonstances de l’attaque et de renforcer le dispositif de protection autour de cette aire protégée stratégique.

« À la suite de cette attaque, nous avons dépêché sur place notre adjoint chargé des opérations et du renseignement afin d’évaluer la situation sécuritaire, identifier les vulnérabilités du dispositif de protection et proposer des mesures urgentes pour rétablir la sécurité dans le parc », a déclaré le général-major Massi Bamba Albert.

Cette mission doit également permettre de réorganiser le système de sécurité autour du parc en coordination avec la 22ᵉ région militaire afin de prévenir toute nouvelle incursion et faciliter la reprise progressive des activités de conservation.

Des ressortissants étrangers secourus

Parallèlement, une opération de sauvetage menée sur le terrain a permis de libérer plusieurs personnes retenues par les assaillants. Parmi elles figuraient six ressortissants étrangers travaillant dans le parc : deux Français, un Américain, un Belge, un Allemand et un Britannique.

Selon les autorités, ces personnes ont été secourues sans incident majeur.

« Toutes les personnes secourues sont saines et sauves, à l’exception des cinq victimes tuées lors de l’attaque », précise le communiqué du CorPPN.

Les autorités provinciales rassurent

Quelques jours après ce drame, le gouverneur intérimaire du Haut-Katanga, Martin Kazembe Shula, a rassuré les populations locales. Il a indiqué que des mesures sécuritaires supplémentaires étaient en cours de déploiement afin de stabiliser la situation dans la zone de Lusinga et prévenir toute nouvelle attaque.

Classé parmi les plus vastes et les plus riches espaces naturels du pays, le Parc national de l’Upemba constitue l’une des principales aires protégées de la RDC. Sa biodiversité exceptionnelle en fait un patrimoine écologique majeur, mais aussi un territoire difficile à sécuriser en raison de son immensité et de son isolement.

Dans ce contexte, le CorPPN affirme poursuivre ses efforts, en collaboration avec les forces de défense et de sécurité, pour protéger le personnel chargé de la conservation, sécuriser les communautés riveraines et préserver durablement le patrimoine naturel du parc.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

Daniel Bumba Lubaki annonce un contrôle strict des chauffeurs et véhicules à Kinshasa dès le 23 mars

by admin9775 9 mars 2026
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À partir du 23 mars, tous les chauffeurs opérant à Kinshasa devront présenter une carte professionnelle et chaque véhicule sera identifié et géolocalisé. L’annonce a été faite par le gouverneur de la ville, Daniel Bumba Lubaki, dans un communiqué officiel parvenu dimanche 8 mars.

Les autorités provinciales expliquent que cette mesure vise à renforcer la sécurité des Kinois face à la recrudescence des enlèvements dans la capitale, tout en réorganisant le secteur des Voitures de transport avec chauffeur (VTC).

Dans ce communiqué, le gouverneur a instruit le ministre provincial des Transports, Jésus Noël Sheke, de mettre en œuvre une série de mesures sécuritaires et technologiques destinées à lutter contre l’insécurité et à mieux encadrer le transport urbain.

Des contrôles techniques stricts

Dès le lancement de l’opération, un contrôle d’envergure sera effectué. Tout véhicule ne respectant pas les normes exigées sera immédiatement immobilisé et conduit en fourrière pour destruction par la Régie des fourrières et du contrôle technique des véhicules de Kinshasa (RFCK), conformément à la législation en vigueur.

Les véhicules devront notamment :

  • disposer d’un système d’éclairage et de signalisation fonctionnel ;
  • être équipés de rétroviseurs intérieur et extérieur ;
  • posséder un avertisseur sonore ;
  • être dotés d’essuie-glaces ;
  • avoir un pare-brise en bon état et des vitres intactes ;
  • être équipés de pneumatiques conformes ;
  • respecter les normes relatives aux émissions de gaz d’échappement ainsi qu’aux installations du réservoir et des canalisations de carburant.

Restaurer la confiance dans le transport urbain

À travers cette initiative, l’exécutif provincial affirme vouloir améliorer la sécurité des habitants et restaurer la confiance dans le système de transport urbain de la capitale de la République démocratique du Congo.

Les autorités espèrent également mieux encadrer les activités des chauffeurs et identifier plus facilement les véhicules en circulation afin de lutter contre les actes criminels.

Par Marius Bopenga
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À la UnePolitique

Christophe Mboso favorable à un changement de la Constitution en République démocratique du Congo

by admin9775 9 mars 2026
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L’ancien président de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo et actuel deuxième vice-président de cette chambre, Christophe Mboso, s’est prononcé dimanche à Kinshasa en faveur d’un changement de la Constitution congolaise.

S’exprimant devant ses partisans réunis dans un stade du centre-ouest de la capitale, le président de la Convention pour la République et la démocratie (CRD) a estimé que la loi fondamentale adoptée en 2006 peut être révisée, tout en soulignant que ce processus devrait intervenir à la fin du mandat du président Félix Tshisekedi.

« Lorsque cette Constitution a été rédigée et votée, j’y étais ! Nous allons la changer à la fin du mandat du président Félix Tshisekedi. Je peux vous rassurer que seule la parole de Dieu reste intouchable, mais pas un texte légiféré par les législateurs que nous sommes », a déclaré Christophe Mboso.

Une réforme envisagée à la fin du mandat présidentiel

Selon l’ancien président de l’Assemblée nationale, la modification de la Constitution dans son ensemble devrait intervenir d’ici la fin du mandat du chef de l’État.

Christophe Mboso a également affirmé que personne ne peut travestir le contenu de l’actuelle Constitution, tout en insistant sur le fait que sa révision n’est, selon lui, qu’une question de temps.

« Le président de la République a une majorité au Parlement. S’il faut changer cette Constitution, c’est juste une question de temps. Mais comme c’est la même Constitution qui lui donne mandat, nous allons la changer mais pas dans la précipitation. Nous allons revenir vers vous, le peuple », a-t-il indiqué.

Pour justifier cette perspective de réforme, le leader de la CRD a évoqué les dispositions de l’article 218 de la Constitution, qui encadre la procédure de révision constitutionnelle en République démocratique du Congo.

Lors de cette rencontre politique, Christophe Mboso a également appelé ses partisans à prier chaque jour pour le président Félix Tshisekedi, saluant son action à la tête du pays.

Par Pascal Kabeya
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À la UneMonde

Iran: Mojtaba Khamenei, un nouveau guide suprême dans les pas de son père

by admin9775 9 mars 2026
written by admin9775

Alors que l’Iran est toujours la cible des bombardements israélo-américains, l’Assemblée des experts a désigné, ce dimanche 8 mars, Mojtaba Khamenei, fils de l’ancien chef d’État tué au premier jour de la guerre, comme nouveau guide suprême.

Aux premières heures du jour, ce dimanche, RFI indiquait qu’un consensus s’était dégagé au sein de l’Assemblée des experts, et qu’un nom – qui avait été « évoqué par le grand Satan », c’est-à-dire les États-Unis – avait émergé. Il devenait ainsi de plus en plus certain qu’il s’agissait de Mojtaba Khamenei, dont le nom avait été prononcé récemment par Donald Trump dans un entretien au site Axios. Selon les médias iraniens, Mojtaba Khamenei a été élu avec 90% des voix lors d’une réunion secrète des membres de l’Assemblée des experts dans la ville sainte de Qom, précise notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi.

Et bien que le président américain ait déclaré que si ce dernier était nommé, « il serait tué comme son père », Mojtaba Khamenei, 56 ans, a jusqu’à présent survécu à la campagne de bombardements aériens conduite par les États-Unis et Israël contre l’Iran.

Ce dernier était ⁠considéré comme un possible successeur ​d’Ali Khamenei, après des années passées à nouer d’étroites relations avec les Gardiens de la Révolution et à consolider son influence ​au sein de l’institution cléricale iranienne.

Son nom circulait avec plus d’insistance encore depuis la mort d’un autre potentiel candidat, l’ancien président Ebrahim Raïssi, tué ‌dans un accident d’hélicoptère en 2024.

Intransigeant et apprécié des Gardiens de la Révolution

Ce religieux de rang intermédiaire, qui se présente comme ​le « gardien » de la ‌pensée de son père, s’est toujours opposé aux partisans d’un dialogue avec l’Occident dans le cadre des efforts visant à freiner ⁠les ambitions nucléaires iraniennes. 

Ses relations avec le Corps des Gardiens de la Révolution (CGRI), l’armée idéologique du régime, lui donnent un pouvoir accru au sein de l’appareil politique et sécuritaire iranien. « Il jouit d’un fort soutien ‌au sein du CGRI, en particulier parmi les jeunes générations radicalisées », estime Kasra Aarabi, spécialiste du CGRI au sein de l’United ⁠Against Nuclear Iran, une organisation basée aux États-Unis.

Pour ses détracteurs au sein du régime, ‌Mojtaba Khamenei n’a pas les qualifications religieuses requises pour devenir guide suprême. Sa nomination irait également à l’encontre de la volonté des fondateurs de la République islamique de rompre avec la tradition dynastique de la monarchie des chahs.

Visé par des sanctions américaines

Né en 1969 à Machhad, Mojtaba Khamenei a vu pendant son enfance son père se mobiliser aux côtés de l’ayatollah Rouhollah Khomeini contre le régime du chah. Mojtaba Khamenei ​a combattu pendant la guerre Iran-Irak (1980-88) et effectué des études religieuses aux séminaires de Qom, épicentre de la théologie chiite.

Il porte le titre d’hodjatoleslam, inférieur à celui d’ayatollah dans la hiérarchie religieuse chiite, et le turban noir du sayyed, descendant direct du prophète Mahomet. Il n’a jamais occupé de position ​officielle au sein du gouvernement de la République islamique. On a pu le voir à des rassemblements en faveur du régime, mais il ne s’est ​que rarement exprimé en public – notamment après le décès de son père.

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Mojtaba Khamenei est visé depuis 2019 par des sanctions du département du Trésor américain, qui ​a estimé, à l’époque, qu’il représentait le guide suprême « à titre officiel même s’il n’a jamais été élu ni nommé à un poste gouvernemental », hormis son travail au sein du cabinet de son père.

Mojtaba Khamenei, affirmait encore le ​Trésor américain, s’est vu confier certaines prérogatives par son père et entretient d’étroites relations avec le commandant de la force Al-Qods du CGRI, chargée des opérations extérieures, et les Bassidji, milice religieuse affiliée aux Gardiens, « pour promouvoir les objectifs régionaux de déstabilisation et les objectifs intérieurs d’oppression de son père ».

En début d’année, le média américain Bloomberg a révélé, dans une enquête, que Mojtaba Khamenei est à la tête d’un empire financier, « s’étendant du transport maritime dans le golfe Persique aux comptes bancaires suisses, en passant par l’immobilier de luxe britannique et un important service de renseignement occidental ». Un patrimoine d’une valeur de plus de 100 millions de dollars, qui inclut des hôtels haut de gamme, à Londres, Francfort, ou encore à Marbella en Espagne. Reste que la propriété de ces biens immobiliers est difficile à prouver, en raison du manque de transparence financière, qui prévaut, dans les affaires des dirigeants iraniens. Toujours selon l’agence Bloomberg, cette fortune s’appuierait sur un vaste réseau de sociétés écrans, basées à l’étranger, avec notamment des comptes en Suisse.

Le fils d’Ali Khamenei est souvent considéré comme à l’origine de l’ascension fulgurante du ⁠président ultraconservateur Majhmoud Ahmadinejad, élu en 2005, dont il a soutenu la réélection contestée par une vague de manifestations quatre ans plus tard. Il a été, en 2022, une cible privilégiée des manifestants ⁠du mouvement « Femme, vie, liberté » protestant contre ​la mort en détention de l’étudiante Mahsa Amini après son arrestation par la police des mœurs.

Son épouse, fille d’une figure de la ligne dure, l’ancien président du Parlement, Gholamali Haddadadel, a été tuée le 28 février dans les bombardements israélo-américains, ainsi que d’autres membres de sa famille.

RFI

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À la UneProvince

Goma : les fortes détonations au nord de la ville liées à des exercices du Mouvement du 23 mars, pas à des affrontements

by admin9775 8 mars 2026
written by admin9775

De fortes détonations entendues ce dimanche 8 mars au nord de Goma ont suscité l’inquiétude parmi les habitants. Plusieurs rumeurs faisaient état d’affrontements entre les groupes d’autodéfense dits Wazalendo et les rebelles de l’Alliance Fleuve Congo / Mouvement du 23 mars (AFC/M23).

Des sources locales avaient initialement évoqué des combats qui auraient commencé dans la zone de Rugari, notamment du côté de Kanombe, dans le territoire de Rutshuru, avant de s’étendre vers Mutaho dans le territoire de Nyiragongo.

Depuis la matinée de dimanche, des habitants de la partie nord de Goma affirmaient entendre des tirs nourris d’armes lourdes et légères provenant de cette zone, ce qui a provoqué une vive inquiétude au sein de la population.

Pas d’affrontements signalés

Cependant, après vérification auprès de sources locales et sécuritaires sur le terrain, aucune confrontation n’a été confirmée dans le Parc national des Virunga ni dans la localité de Mutaho.

Selon ces sources, les détonations entendues proviennent plutôt d’exercices militaires menés par des éléments du M23 pour entraîner de nouveaux combattants.

Exercices militaires au nord de Goma

Les observations sur le terrain indiquent que les rebelles sont regroupés dans un champ de tir situé au nord de Goma, à Kilimanyoka, dans une ancienne position des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Dans cette zone, ils procèdent à des exercices de manipulation d’armes lourdes destinés à former de nouveaux éléments. Ces manœuvres expliqueraient les fortes détonations entendues dans plusieurs quartiers de la ville.

Selon les informations recueillies, ces exercices se déroulent sans confrontation avec les forces locales ni avec la population civile.

Les responsables rebelles appellent par ailleurs la population au calme, affirmant qu’il ne s’agit pas de combats mais d’activités d’entraînement militaire.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UneSociété

Journée internationale des femmes : l’ONU alerte sur les inégalités juridiques persistantes dans le monde

by admin9775 8 mars 2026
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À l’occasion de la Journée internationale des femmes célébrée ce 8 mars, le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, tire la sonnette d’alarme :
« À l’échelle mondiale, les femmes ne détiennent que 64 % des droits légaux dont bénéficient les hommes »

Une statistique choc, révélée dans son message officiel, qui met en lumière l’ampleur des discriminations encore inscrites dans les législations de nombreux États.
Le thème retenu cette année – droits, action et justice pour toutes les femmes et les filles – rappelle l’urgence d’agir pour combler ces inégalités systémiques.

Des discriminations légales qui influencent toute la vie des femmes

António Guterres souligne que dans de nombreux pays, la loi continue de limiter profondément les droits fondamentaux des femmes :

  • impossibilité de posséder des biens ou d’hériter au même titre que les hommes,
  • interdiction de travailler ou de voyager sans l’autorisation du conjoint,
  • restrictions dans le droit de divorcer,
  • absence de reconnaissance du viol conjugal, encore non criminalisé dans plus de 40 États,
  • obstacles à l’accès à l’éducation,
  • impossibilité pour certaines femmes de transmettre leur nationalité à leurs enfants.

Même dans les pays où des protections existent, les femmes peinent à accéder à la justice, en raison de discriminations persistantes ou d’une faible application des lois.

Les droits des femmes menacés par de nouvelles dynamiques

Si certaines inégalités juridiques datent de plusieurs siècles, le Secrétaire général de l’ONU observe également une nouvelle tendance inquiétante :

  • montée de l’autoritarisme,
  • instabilité politique croissante,
  • volonté renouvelée de renforcer des structures patriarcales.

Ces dynamiques fragilisent des acquis obtenus de longue lutte, notamment en matière de droits sexuels et reproductifs, de protection au travail ou d’égalité économique.

Appel à l’unité pour défendre les droits et la dignité des femmes

António Guterres appelle la communauté internationale à se mobiliser collectivement pour atteindre les objectifs du Programme d’action Beijing+30 et des Objectifs de développement durable (ODD) :

« En luttant contre les lois et pratiques discriminatoires – et en défendant les progrès déjà accomplis – nous pouvons garantir la dignité, les opportunités et la liberté que toutes les femmes méritent ».

Il conclut sur un message fort :

« Quand nous ne sommes pas égaux devant la loi, nous ne sommes pas égaux. Il est temps de faire de la justice une réalité pour les femmes et les filles, partout dans le monde ».

RFI

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À la UneEconomie

Julien Paluku : le gouvernement veut sanctionner les fraudes liées aux licences d’importation en République démocratique du Congo

by admin9775 8 mars 2026
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Le gouvernement de la République démocratique du Congo envisage de sévir contre les opérateurs économiques impliqués dans des pratiques frauduleuses liées aux licences d’importation. La question a été examinée lors du Conseil des ministres de la RDC du vendredi 6 mars, au terme duquel l’exécutif a demandé l’identification des cas d’irrégularités afin de prendre des sanctions exemplaires contre les importateurs concernés.

Au cours de cette réunion, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, a présenté un dossier portant sur la gestion des provisions constituées dans le cadre des licences d’importation et des déclarations d’importation des biens.

Selon le compte rendu présenté par le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, ces provisions sont collectées lors de la validation des déclarations d’importation par la Banque centrale du Congo et l’Office congolais de contrôle (OCC).

« En effet, ces provisions sont constituées par la Banque centrale du Congo et l’Office congolais de contrôle à charge des importateurs concernés, lors de la validation des déclarations d’importation des biens. Elles sont destinées à rémunérer les contrôles avant embarquement des marchandises. Cependant, de nombreux importateurs ne soumettent pas leurs marchandises à ces contrôles et les déclarent comme importations sans licence à leur arrivée en République démocratique du Congo, ce qui facilite la fraude », a expliqué Patrick Muyaya.

Face à ces irrégularités, l’Inspection générale des finances (IGF), à l’issue d’une mission menée en 2023 à l’OCC et à la Banque centrale du Congo couvrant la période de 2006 à 2024, a recommandé au gouvernement de décider d’une destination définitive pour les fonds accumulés.

Le ministre du Commerce extérieur a ainsi proposé la récupération de ces fonds au profit du Trésor public afin de financer des projets inscrits dans le programme du gouvernement.

Dans cette perspective, l’exécutif a également demandé une collaboration avec le ministère de la Justice pour retracer les cas de fraude et engager des poursuites contre les responsables.

Le dossier a été adopté après débat et délibération lors du Conseil des ministres.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneMonde

Affaire Epstein: publication de rapports du FBI concernant des allégations contre Donald Trump

by admin9775 8 mars 2026
written by admin9775

Le ministère américain de la Justice a publié, jeudi 5 mars, des documents de la police fédérale (FBI) décrivant des entretiens datant de 2019 comprenant des accusations non corroborées portées par une femme contre Donald Trump dans le cadre de l’affaire Epstein.

Au cours de ces entretiens, cette femme a affirmé avoir été victime d’agressions sexuelles par le magnat de l’immobilier et futur président dans les années 1980 alors qu’elle était mineure. Elle avait contacté les autorités, après l’arrestation en juillet 2019 de Jeffrey Epstein, et a ensuite été entendue à quatre reprises par le FBI, entre juillet et octobre de la même année.

Dans un communiqué publié jeudi 5 mars sur les réseaux sociaux, le ministère de la Justice a rappelé s’être engagé le 25 février à vérifier si des documents devant figurer dans sa base de données publique sur le dossier du criminel sexuel mort en prison en août 2019 étaient manquants, et à y remédier le cas échéant.

La révélation récente par des médias américains du fait que des documents mentionnant le nom de Donald Trump ne figuraient pas dans les documents publiés avait suscité de nouvelles accusations de « dissimulation » de la part d’élus démocrates contre l’administration Trump.

Le ministère a justifié la publication de ces entretiens par le fait qu’ils auraient précédemment été considérés à tort comme faisant double emploi avec d’autres documents.

La victime âgée de 13 à 15 ans au moment des faits

À chacun de ces entretiens, cette femme, dont l’identité est caviardée, a accusé Epstein d’agressions sexuelles. Lors de son deuxième interrogatoire, elle a affirmé qu’Epstein l’avait emmenée à New York ou dans le New Jersey où il l’avait présentée à Donald Trump alors qu’elle avait entre 13 et 15 ans. Selon le rapport, elle a déclaré que Donald Trump avait abusé d’elle lors de ce voyage.

Au cours du quatrième et dernier entretien, en octobre 2019, cette femme a refusé de fournir des détails supplémentaires sur l’interaction présumée avec Donald Trump lorsqu’elle a été interrogée par les agents, selon le résumé rendu public de cet entretien. Ses déclarations font apparaître que les faits reprochés à Donald Trump remonteraient au début ou au milieu des années 1980, une période durant laquelle il ne semblait pas encore être en contact avec Jeffrey Epstein.

La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt a démenti, vendredi 6 mars, « des accusations complètement infondées, ne reposant sur aucune preuve, de la part d’une femme perturbée qui a un abondant passé judiciaire. Comme nous l’avons dit à de multiples reprises, le président Trump a été totalement innocenté par la publication du dossier Epstein », a-t-elle réaffirmé dans un communiqué.

RFI

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À la UnePolitique

Augustin Kabuya (UDPS) affirme que la Constitution de la RDC « sera touchée »

by admin9775 8 mars 2026
written by admin9775

Le secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Augustin Kabuya, est sorti de son silence samedi 7 mars lors d’une matinée politique organisée à Kinshasa, en réaction au débat qui refait surface autour du changement ou de la modification de la Constitution de la République démocratique du Congo.

Devant les militants de son parti, le patron de l’administration de l’UDPS a affirmé que la Constitution de 2006 sera modifiée, estimant que ce texte ne correspond plus aux réalités actuelles du pays.

Selon lui, l’actuelle Constitution a été conçue dans un contexte particulier pour satisfaire les belligérants impliqués dans le processus de paix de l’époque.

« La Constitution actuelle a été taillée sur mesure pour satisfaire les belligérants. Si quelqu’un nous dit aujourd’hui qu’il est pour cette Constitution, c’est son point de vue, cela ne nous engage pas. C’est très méchant de nous empêcher de changer la Constitution », a déclaré Augustin Kabuya.

Pour appuyer son argumentation, il a évoqué plusieurs précédents dans l’histoire politique du pays. Il a notamment cité Mobutu Sese Seko, qui avait modifié à plusieurs reprises la Constitution sous son régime, ainsi que Laurent-Désiré Kabila et Joseph Kabila, accusés selon lui d’avoir également procédé à des changements constitutionnels pour des intérêts politiques.

« Le président Mobutu avait changé la Constitution qu’il avait lui-même faite 17 fois, Mzee l’a fait trois fois, et même Joseph Kabila l’a fait pour ses propres intérêts, pas pour ceux de la population. Soyez calmes, nous allons toucher cette Constitution », a-t-il insisté.

Polémique autour d’un évêque de Mbuji-Mayi

Au cours de la même intervention, Augustin Kabuya a également dénoncé ce qu’il considère comme une campagne malveillante visant Emmanuel-Bernard Kasanda, évêque de Mbuji-Mayi.

Le secrétaire général de l’UDPS critique notamment l’insistance mise sur l’origine kasaïenne du prélat dans certains débats publics, alors que, selon lui, l’origine d’autres responsables religieux n’est jamais évoquée.

Cette sortie intervient dans un contexte politique marqué par un débat croissant autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle en République démocratique du Congo, un sujet qui continue de susciter de vives réactions dans la classe politique et au sein de la société civile.

Par Pascal Kabeya
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