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À la Une

À la UneMusique & Culture

RDC : 28 ans après “Mwana Mpwo”, Souzy Kasseya signe un plaidoyer musical pour le franc congolais

by admin9775 14 février 2026
written by admin9775

Vingt-huit ans après la sortie de « Mwana Mpwo », chanson emblématique célébrant la naissance du franc congolais en 1998, l’auteur-compositeur Souzy Kasseya renoue avec la fibre monétaire. Dévoilé vendredi 13 février 2026 à Kinshasa, son nouveau titre « Franc Congo Nkolo Mabele » s’inscrit dans une démarche assumée de valorisation de la monnaie nationale face au dollar américain.

Initiée et produite par la Banque centrale du Congo (BCC), l’œuvre – une fresque musicale de près de quatorze minutes – mobilise plusieurs générations d’artistes congolais autour d’un message commun : restaurer la confiance dans le franc congolais et en faire un instrument pleinement adopté dans les transactions domestiques.

Une fresque intergénérationnelle au service d’un message économique

Autour de Souzy Kasseya, des figures majeures de la scène musicale congolaise ont prêté leur voix au projet, notamment Jossart N’yoka Longo, Koffi Olomide, Fally Ipupa, Ferré Gola et Héritier Watanabe, aux côtés d’autres artistes confirmés et émergents.

L’ambition dépasse le simple registre artistique. Pour le compositeur, il s’agit d’« un ouvrage », d’« une grosse peinture » destinée à marquer une séquence inédite de l’histoire économique du pays. « Notre monnaie a connu beaucoup de fluctuations (…) Nous avons longtemps cru qu’elle ne pouvait que se détériorer », a-t-il expliqué lors de la présentation officielle, soulignant la volonté des artistes de défendre le pays par la culture.

Un instrument de pédagogie monétaire

Présente à la cérémonie, la conseillère en communication de la BCC, Adriel Elongo, a inscrit l’initiative dans une stratégie plus large de reconquête de la confiance. Selon elle, la stabilisation et le renforcement du franc congolais constituent le socle d’une ambition plus vaste : faire de la monnaie nationale un levier pleinement opérationnel pour l’épargne, l’investissement et les transactions à l’échelle nationale et continentale.

La banque centrale met en avant une gestion jugée rigoureuse et coordonnée des instruments de politique monétaire et de change. L’institution estime que l’appréciation récente du franc congolais sur le marché des changes envoie un signal de crédibilité, matérialisé par une hausse progressive des dépôts libellés en monnaie nationale et un regain de confiance au sein du système financier.

Dans cette perspective, « Franc Congo Nkolo Mabele » devient un vecteur pédagogique, notamment auprès de la jeunesse, afin d’encourager l’appropriation du franc congolais dans les échanges quotidiens.

Une continuité historique

L’initiative fait écho à la chanson « Franc Congolais » sortie en 1998 lors du lancement du nouveau franc, qui avait réuni des légendes telles que Papa Wemba, Pépé Kallé, Madilu System et Tabu Ley Rochereau.

Vingt-huit ans plus tard, la démarche s’inscrit dans une dynamique de continuité, sans effacer les épisodes de vulnérabilité monétaire qui ont marqué le pays. Pour la Banque centrale, la nouvelle production artistique « écrit une nouvelle page de l’histoire sans en effacer aucune trace ».

Au-delà du symbole, l’opération illustre l’activation de canaux culturels dans la communication institutionnelle. En mobilisant les icônes de la rumba et des musiques urbaines, la BCC mise sur l’influence sociale des artistes pour accompagner la consolidation macroéconomique et renforcer la souveraineté monétaire de la République démocratique du Congo.

À travers cette fresque musicale, la culture devient ainsi un levier d’adhésion collective à une politique économique : faire du franc congolais non seulement un moyen de paiement, mais l’expression d’une souveraineté assumée et d’une stabilité retrouvée.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

Kinshasa : l’exécutif provincial organise le relogement des ménages de Pakadjuma à Kinkole

by admin9775 14 février 2026
written by admin9775

La crise opposant l’Hôtel de ville de Kinshasa aux habitants du quartier Pakadjuma connaît son épilogue. Le gouverneur de la capitale, Daniel Bumba, a annoncé jeudi le relogement des familles dont les habitations ont été détruites lors des récentes opérations de démolition. Les ménages concernés sont désormais orientés vers un site aménagé à Kinkole, dans la commune de la N’Sele.

Le transfert effectif a débuté ce jeudi 12 février, sous la supervision d’une commission mixte mise en place pour encadrer l’évacuation et l’installation des sinistrés. Cette structure regroupe des représentants des autorités provinciales et des services techniques, avec pour mission d’assurer la coordination logistique, l’identification des bénéficiaires et le suivi du processus d’installation.

Reprise du trafic ferroviaire et impératifs de sécurité

Les démolitions engagées à Pakadjuma, quartier situé dans la commune de Limete, s’inscrivent dans le cadre de la reprise du trafic du train urbain. Les constructions qualifiées d’anarchiques, érigées le long de la voie ferrée, étaient considérées comme un obstacle à la relance du transport ferroviaire et comme un facteur de risque majeur pour la sécurité des riverains.

Selon l’exécutif provincial, la libération de l’emprise ferroviaire constitue un préalable indispensable à la modernisation de la mobilité urbaine dans une ville confrontée à une forte pression démographique et à des défis structurels de transport.

Un enjeu sanitaire majeur

Au-delà de l’enjeu infrastructurel, les autorités mettent en avant un objectif sanitaire. Pakadjuma est identifié comme l’un des principaux foyers de choléra de la capitale congolaise. La promiscuité, l’absence d’assainissement adéquat et l’occupation désordonnée des sols y favorisent la propagation des maladies hydriques.

Le relogement à Kinkole s’inscrit ainsi dans une stratégie plus large de prévention des épidémies et de lutte contre l’insalubrité. L’exécutif provincial entend réduire durablement les risques sanitaires tout en réorganisant l’occupation de l’espace urbain.

Une politique de récupération des espaces publics

Cette opération s’ajoute à une série d’actions conduites depuis l’élection de Daniel Bumba à la tête de la ville-province. Les autorités provinciales ont récemment engagé des démarches de récupération d’espaces publics jugés spoliés ou occupés illégalement, notamment à Masina Sans Fil, sur l’avenue OUA à Kintambo et au rond-point Ngaba.

Pour l’Hôtel de ville, ces initiatives traduisent une volonté de rétablir l’autorité de l’État sur le foncier urbain et de restructurer durablement la capitale. Reste désormais à garantir la viabilité du site de relogement de Kinkole et l’accompagnement social des familles déplacées, afin d’éviter que la crise de Pakadjuma ne se reproduise ailleurs.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSport

Ligue des champions CAF : cinq tickets, huit prétendants, un week-end de feu

by admin9775 14 février 2026
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La phase de groupes de la Ligue des champions de la CAF s’achève ce week-end avec cinq places encore à pourvoir pour les quarts de finale, sur les huit disponibles.

Trois clubs ont déjà validé leur billet : le tenant du titre égyptien Pyramids FC, le recordman des victoires Al Ahly (Égypte) et le surprenant Stade Malien, auteur d’une campagne remarquable.

Groupe A : Berkane sous pression
Les Marocains de Berkane, finalistes malheureux de la dernière édition, jouent leur survie. Après deux revers à l’extérieur (Pyramids, Power Dynamos), ils doivent impérativement battre Rivers United à domicile. Mais attention : Power Dynamos, à égalité de points, jouera sans pression à Pyramids, déjà qualifié. Le classement particulier avantage Berkane (victoire 3-0 à l’aller), mais une contre-performance des Oranges pourrait tout bouleverser.

Groupe B : l’AS FAR tient son destin
Les Militaires marocains ont parfaitement négocié leur deuxième partie de campagne. Deux victoires consécutives les placent en position de force avant de défier Al Ahly au Caire. Un match piège par excellence : l’ogre égyptien, déjà qualifié, jouera-t-il à pleine puissance ? Les Young Africans, eux, devront réaliser un exploit face à la JS Kabylie et espérer un faux pas marocain.

Groupe C : le grand bazar
La poule la plus indécise. Sundowns, Hilal, MC Alger et Lupopo : les quatre clubs peuvent mathématiquement peuvent se qualifier. Le choc Sundowns – MC Alger est évidemment l’affiche, d’autant que Rhulani Mokwena, aujourd’hui à la tête du club algérien, retrouve son ancienne équipe. Un scénario à suspense garanti.

À la veille de cette affiche capitale entre Al Hilal et le FC St Eloi Lupopo, l’heure est à la concentration maximale. L’entraîneur adjoint Karim Hendou et l’attaquant Maxwell Djoumekou ont affiché une détermination sans faille face aux médias. L’objectif est clair : la qualification. Le groupe est soudé, impliqué et prêt à livrer bataille pour faire honneur à nos couleurs.

Groupe D : Bracconi pour un intérim réussi ?
L’Espérance Tunis a réagi à sa défaite à Bamako en limogeant Maher Kanzari. Christian Bracconi, technicien français, dirige désormais l’équipe par intérim. Mission : battre Petro Atlético pour arracher la qualification. Les Angolais, à égalité de points, ne feront pas de cadeau. Le Stade Malien, déjà premier, peut savourer sa campagne historique.

Samedi 14 février

13:00 – Al-Hilal Omdurman  – St Éloi Lupopo 

13:00 – Mamelodi Sundowns – MC Alger 

16:00 – Esperance Tunis – Atlético Petroleos 

16:00 – Simba  – Stade Malien

19:00 – Berkane  – Rivers United 

19:00 – Pyramids  – Power Dynamos 

Dimanche 15 février

16:00 – Al Ahly  – AS FAR 

16:00 – Young Africans  – JS Kabylie

Par Marius Bopenga
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À la UneAfrique

Luanda-Kinshasa : une commission pour sécuriser la frontière et stabiliser la région

by admin9775 14 février 2026
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Les ministres de l’Intérieur congolais (Jacquemain Shabani) et angolais (Manuel Gomes) ont signé le 12 février à Luanda un accord instituant une Commission Permanente Mixte Défense et Sécurité.

La République démocratique du Congo et l’Angola ont franchi une nouvelle étape dans leur coopération sécuritaire avec la signature, jeudi 12 février à Luanda, d’un accord instituant une Commission Permanente Mixte Défense et Sécurité.

Ce mécanisme vise à encadrer durablement la collaboration entre les deux pays le long de leur frontière commune, particulièrement exposée aux menaces transfrontalières. La signature est intervenue au terme de deux jours de travaux techniques entre experts, conduits par le vice-Premier ministre congolais en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo Bihango, et son homologue angolais, Manuel Gomes.

Les discussions ont porté sur la situation sécuritaire dans les zones frontalières. Les deux parties ont convenu d’intensifier les échanges d’informations entre forces de défense et de sécurité et de multiplier les rencontres entre responsables militaires et policiers pour mieux prévenir la criminalité transfrontalière et les mouvements de groupes armés.

Dans une déclaration conjointe, les ministres ont condamné le recours à la force comme mode d’accession au pouvoir et réaffirmé leur attachement aux principes démocratiques.

La déclaration conjointe condamnant « le recours à la force comme mode d’accession au pouvoir » n’est pas anodine. Dans une région où les changements anticonstitutionnels se sont multipliés (Mali, Burkina, Guinée, Niger), les deux pays réaffirment leur attachement aux principes démocratiques. Un signal adressé aux voisins, mais aussi aux opinions internes.

Les défis opérationnels.

Reste à transformer l’accord en actions. La coopération sécuritaire entre États africains souffre souvent d’un déficit de mise en œuvre. Les réunions de techniciens, les déclarations d’intention, les commissions pléthoriques n’ont jamais remplacé l’échange en temps réel de renseignements ou la coordination effective des patrouilles. C’est à cette aune que se jugera le succès de la nouvelle commission.

Par Pascal Kabeya
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À la UnePolitique

Est de la RDC: Kinshasa accepte le principe du cessez-le-feu proposé par l’Angola

by admin9775 14 février 2026
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La RDC a répondu positivement ce 13 février 2026 à la proposition de l’Angola, le président congolais Félix Tshisekedi acceptant officiellement le principe d’un cessez-le-feu dans l’est de son pays, « dans un esprit de responsabilité, d’apaisement et de recherche d’une solution pacifique au conflit ». Une source proche du dossier confirme à RFI que le 18 février est bien la date retenue.

Dans l’est de la RDC, va-t-on vers un nouveau cessez-le-feu pour le 18 février ? C’est en tous les cas la proposition qui a été faite jeudi par la présidence de l’Angola et encore actuelle présidence de l’Union africaine.

Une proposition acceptée par les autorités de Kinshasa. La présidence congolaise vient de publier un communiqué. Selon ce texte, « la République démocratique du Congo prend acte de l’initiative de Son Excellence Monsieur João Manuel Gonçalves Lourenço », et « salue les efforts constants de l’Angola en faveur d’un retour durable à la paix et à la stabilité dans la région des Grands Lacs ».

La RDC répond donc positivement à la proposition de l’Angola puisque le président Félix Tshisekedi accepte officiellement le principe d’un cessez-le-feu « dans un esprit de responsabilité, d’apaisement et de recherche d’une solution pacifique au conflit ». Dans ce même communiqué, en revanche, l’échéance du 18 février à midi n’est pas mentionnée, mais une source proche du dossier confirme à RFI que c’est bien la date retenue.

Ce que la présidence précise aussi officiellement, c’est que, selon elle, ce cessez-le-feu s’inscrit bien dans le cadre du Mécanisme de surveillance et de vérification signé le 14 octobre 2025 à Doha. Mécanisme dont les termes de référence ont été actés le 2 février dernier et pour lequel la Mission de l’ONU en RDC (Monusco) est en cours de déploiement, notamment du côté d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu.

La présidence congolaise stipule enfin que ce cessez-le-feu « implique un gel strict et immédiat des positions, l’arrêt de tout renforcement militaire, la cessation de toute rotation ou approvisionnement offensif, l’interdiction de toute tentative de modification du statu quo sur le terrain, ainsi que la fin de tout appui extérieur aux groupes armés opérant sur le territoire national ».

Pas encore de réponse de l’AFC/M23

Pour l’instant, il n’y a pas encore eu de déclaration du groupe armé AFC/M23 sur cette date du 18 février. En revanche, les autorités de Kigali ont réagi. Le ministre rwandais des Affaires étrangères estime dans un tweet que « nous pouvons empiler les accords de paix ou les déclarations de cessez-le-feu à l’infini, mais tant qu’il n’y aura pas de volonté politique de Kinshasa de mettre fin à ses attaques aériennes et ses attaques d’artillerie, tant que le président Tshisekedi sera toujours habité par l’obsession d’une solution militaire improbable, et tant que la communauté internationale continuera de fermer les yeux sur les caprices de Kinshasa qui n’agit qu’à sa guise, en violation de tous ces accords, ce sera peine perdue »

RFI

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À la UneEconomie

RDC-États-Unis : le ministre des Mines rassure sur la préservation des intérêts congolais

by admin9775 14 février 2026
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En marge du Mining Indaba au Cap, le ministre congolais des Mines Louis Watum Kabamba a répondu aux inquiétudes sur l’accord minier signé avec Washington en décembre.

Entre affirmation de souveraineté et pragmatisme diplomatique, le ministre congolais des Mines Louis Watum Kabamba a livré au Mining Indaba une clarification très attendue sur l’accord de partenariat stratégique signé en décembre avec Washington.

« La RDC n’a rien bradé du tout. La RDC n’a rien vendu du tout », a-t-il martelé devant la presse, répondant aux inquiétudes grandissantes au sein de l’opinion congolaise sur une possible cession à bas prix des ressources stratégiques du pays. Une mise au point ferme, à la hauteur des enjeux : la RDC concentre environ 70 % des réserves mondiales de cobalt, ainsi que d’immenses gisements de lithium, coltan et cuivre – des minerais essentiels à la transition énergétique et technologique mondiale.

L’accord, signé le 4 décembre à Washington en marge d’une médiation américaine entre Kinshasa et Kigali, institue un « droit de première offre » au bénéfice des entreprises américaines sur certains minerais critiques commercialisés par la RDC. Mais, insiste le ministre, il ne s’agit que d’un cadre préliminaire. « Cela peut devenir un bon projet majeur. Cela peut aussi devenir un projet qui ne les intéresse pas. Nous continuerons, parce qu’il y a beaucoup d’autres partenaires. »

Depuis la signature, Kinshasa évolue sur une ligne de crête. D’un côté, rassurer des populations traumatisées par des décennies d’exploitation prédatrice. De l’autre, ménager la Chine, premier investisseur minier dans le pays, présente via des géants comme CMOC et Zijin Mining. Interrogé sur cette rivalité sino-américaine, Louis Watum Kabamba a éludé : « La rivalité entre la Chine et les États-Unis – nous ne nous y intéressons pas. Nous devons jouer notre propre jeu. »

Des annonces aux actes.

Fin janvier, Kinshasa a transmis à Washington une liste de projets miniers susceptibles d’entrer dans le cadre du partenariat. Un comité de pilotage bilatéral examinera ces propositions dans les semaines à venir. Mais le ministre a posé une condition claire : le gouvernement congolais entend associer étroitement la société civile à ces discussions. « Nous avons une responsabilité devant nos populations. Que chacun comprenne qu’on n’a pas que des droits, on a des obligations. »

Alors que moins de 10 % du potentiel minier congolais est aujourd’hui exploité, l’enjeu dépasse la simple négociation commerciale. Il engage la capacité de l’État à transformer ses richesses souterraines en développement concret, visible, partagé. Le message du Cap est clair : Kinshasa veut des partenaires, pas des patrons.

Par Marius Bopenga
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À la UneMonde

Les États-Unis autorisent cinq géants pétroliers à reprendre leurs opérations au Venezuela

by admin9775 13 février 2026
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Dans un document publié sur le site du ministère des Finances, les groupes britanniques BP et Shell, l’italien Eni et l’espagnol Repsol sont autorisés à travailler dans le secteur du pétrole et du gaz au Venezuela, aux côtés de l’américain Chevron, qui avait pu y maintenir une activité sous dérogation.

La licence autorise ces groupes à faire des affaires avec l’entreprise nationale PDVSA et les sociétés affiliées. Elle précise que les contrats seront régis par les lois américaines « et que tout litige (…) sera réglé aux États-Unis ».

Les paiements doivent transiter par des comptes approuvés par le Trésor américain.

Une autre licence, publiée en même temps, autorise les nouveaux investissements, par exemple pour explorer de nouveaux champs pétroliers ou développer des activités existantes.

Depuis l’opération militaire américaine qui a permis début janvier l’enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro, le président américain Donald Trump veut relancer l’exploitation des ressources pétrolières et gazières vénézuéliennes sous son propre patronage. Il a promis que les deux pays se partageraient les bénéfices.

Le ministre américain de l’Énergie, Chris Wright, était cette semaine au Venezuela où il a promis une « augmentation spectaculaire » de la production de pétrole.

En parallèle, le ministère des Finances, qui gère les sanctions économiques, lève par étapes l’embargo mis en place en 2019 par lesÉtats-Unis sur l’or noir du pays.

Cet embargo est « pour l’essentiel terminé », a affirmé Chris Wright mercredi.

À chaque fois qu’il lève des freins au commerce du pétrole vénézuélien, le gouvernement américain prend soin de fixer des conditions pour éviter que les transactions servent des intérêts en Russie, en Iran, en Corée du Nord, à Cuba ou encore en Chine.

Chevron était la seule multinationale du pétrole qui avait pu conserver la licence lui permettant d’opérer au Venezuela après le retour de Donald Trump au pouvoir l’an dernier.

Le Venezuela dispose des plus grandes réserves pétrolières prouvées de la planète avec plus de 303 milliards de barils.

RFI

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À la UneSport

La CAN 2027 ne sera pas reportée malgré les incertitudes, annonce le président de la CAF

by admin9775 13 février 2026
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Réuni à Dar es Salaam ce vendredi 13 février, le comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF) a confirmé que la Coupe d’Afrique des Nations 2027 ne sera pas repoussée, malgré les inquiétudes liées à la préparation des infrastructures et au climat politique dans les pays hôtes. L’instance a également abordé les incidents survenus lors de la dernière finale et s’est engagée à renforcer la discipline et l’arbitrage.

Face aux rumeurs persistantes sur un report possible de la Coupe d’Afrique des Nations 2027, la CAF a tranché. Patrice Motsepe, président de l’instance, a affiché sa détermination à maintenir la compétition aux dates initialement prévues, malgré les défis évoqués par certains organisateurs. « Je souhaiterais réitérer ceci : les informations dans la presse soulignent souvent que les terrains ne sont pas prêts, la pelouse n’est pas prête ou elles ne sont pas aussi bonnes. Nous allons résoudre ce problème. Nous devons croire que nous pouvons organiser une CAN avec réussite », a affirmé Motsepe, insistant sur la capacité du continent à relever le défi.

La compétition devrait donc se tenir en « juin-juillet 2027 », en dépit des appels du Kenya, co-organisateur, à envisager un report en raison des risques de violences liés aux élections prévues à la même période. Un article du Guardian avait récemment évoqué un possible report à 2028, pointant du doigt le manque de préparation du Kenya, de l’Ouganda et de la Tanzanie. Cependant, la CAF reste ferme, tandis qu’une équipe d’inspection poursuit son travail sur place.

Tolérance zéro après la finale de la CAN 2025

Outre la question du calendrier, le comité exécutif s’est longuement penché sur les incidents survenus lors de la finale de la CAN au Maroc. Patrice Motsepe s’est montré intransigeant : « La CAN, au Maroc, ces comportements, nous ne souhaiterions jamais plus les voir. Cela ne va jamais plus se reproduire, nous n’allons pas les tolérer. Nous n’aurons aucune tolérance pour ces cas. Ce n’est pas négociable. » Le président de la CAF a annoncé une révision du règlement intérieur et des règles du jeu. « Il faudrait être en mesure de pouvoir justement fournir des sanctions qui soient à la hauteur de ces violations. Nous allons amender le règlement intérieur de la carte, les règles du jeu et s’assurer qu’il y ait des sanctions qui soient adéquates, des pénalités adéquates pour des cas de violations flagrantes et sévères de nos règlements et statuts et être en mesure de pouvoir redorer le blason du football africain. »

Enfin, la CAF a réaffirmé sa volonté de renforcer l’arbitrage et la discipline, deux axes jugés essentiels pour garantir la crédibilité des compétitions africaines. Patrice Motsepe, qui n’a cessé de vanter la « réussite de la CAN » sur le plan économique et médiatique, veut désormais s’appuyer sur des réformes structurelles pour éviter la répétition des débordements et offrir au « football africain le rayonnement qu’il mérite ».

LA CAN féminine 2026 toujours au Maros, mais…

Malgré les rumeurs persistantes sur un possible report ou changement de pays, la Coupe d’Afrique des nations féminine 2026 reste prévue au Maroc. Patrice Motsepe, président de la CAF, a tenu à clarifier la situation face aux spéculations : « Il y a beaucoup de pays qui veulent organiser cet événement. Et vu qu’on n’avait pas assez de temps, bien naturellement, il y a toujours des discussions avec le Maroc. Parce qu’il y a d’autres pays intéressés pour organiser cet événement, mais en changeant les dates. Nous ne voulons pas changer les dates. Nous voulons organiser cet événement. Nous allons nous assurer que cette compétition se tienne aux dates prévues. » À moins de deux mois du coup d’envoi, l’incertitude persiste malgré tout.

RFI

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À la UneEconomie

RDC : 22 millions de dollars récupérés, le début d’une révolution silencieuse dans la gestion pétrolière ?

by admin9775 13 février 2026
written by admin9775

Pendant des années, les Pertes et Manques à Gagner ont été une boîte noire. Un mécanisme conçu pour éviter les pénuries d’essence, devenu un robinet ouvert sur le budget de l’État sans compteur fiable. Chaque trimestre, des milliards sortaient. Personne ne savait exactement où ils allaient.

Mardi, le ministère de l’Économie a communiqué un chiffre inédit de 22 millions de dollars de « gain » pour l’État au titre du quatrième trimestre 2025. Autrement dit, après calculs et vérifications, la balance penche cette fois en faveur du Trésor public.

Comment expliquer ce retournement ?

D’abord, par une refonte du process. Les PMAG ne sont plus certifiés dans l’urgence et l’opacité. Une cellule technique associe désormais les directions administratives, les opérateurs pétroliers et les auditeurs indépendants. Chaque donnée – prix d’achat, fret, assurance, marges – est tracée, vérifiée, contestable.

Ensuite, par une évolution des relations État-opérateurs. La logique de confrontation cède progressivement la place à une approche plus contractuelle. En échange de la transparence sur leurs coûts, les importateurs obtiennent une visibilité sur leurs compensations. Moins d’aléas, moins de contentieux.

Reste un défi majeur : la zone Est, où l’approvisionnement pétrolier est perturbé par l’insécurité et les contraintes logistiques. Les PMAG y sont plus difficiles à calculer, plus sensibles politiquement. Si la méthode éprouvée à l’Ouest peut y être transposée, l’État disposerait alors d’un outil de régulation enfin fiable sur l’ensemble du territoire.

Par Marius Bopenga
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À la UneAfrique

Éthiopie: «Le Tigré ne peut se permettre une guerre totale», prévient l’ex-président par intérim de cette région

by admin9775 12 février 2026
written by admin9775

Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits humains a appelé le 10 février 2026 les parties en conflit au Tigré, en Éthiopie, à prendre des mesures urgentes en faveur d’une « désescalade ». Des combats ont opposé en janvier les troupes fédérales à des forces tigréennes dans cette région, une première très inquiétante depuis la fin d’une guerre sanglante en 2022 dans cette région du nord du pays. Au micro de RFI, Getachew Reda, ex-porte-parole du mouvement TPLF et ex-président par intérim du Tigré, prévient qu’« essayer de sortir de chaque impasse ou blocage par la force des armes n’est pas dans l’intérêt du peuple » tigréen. 

En Éthiopie, le risque d’un nouveau conflit d’ampleur entre les forces rebelles tigréennes et le gouvernement fédéral plane. Il y a deux semaines, des affrontements entre les deux parties ont fait un millier de victimes. Le gouvernement fédéral met en cause le mouvement rebelle du Front de libération du Tigré d’être à l’origine de ces hostilités et d’être appuyé par l’Érythrée qu’il accuse d’agression et d’incursion sur son territoire.

Depuis la fin de la guerre en novembre 2022, plus d’un million de Tigréens déplacés sont en attente de pouvoir retourner chez eux dans les territoires perdus par le Tigré pendant la guerre et disputés avec la région voisine. Ces retours étaient pourtant prévus par les accords de Prétoria.

Getachew Reda, Tigréen, ex-porte-parole du mouvement TPLF et ex-président par intérim du Tigré, plaide pour une résolution du conflit par la diplomatie et la négociation avec le gouvernement fédéral.

Il est depuis avril dernier entré au gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed en tant que conseiller ministériel sur les affaires d’Afrique de l’Est. Il a répondu à RFI en exclusivité.

RFI : Après les affrontements il y a deux semaines dans le Tigré, entre les forces rebelles tigréennes du mouvement du Front de libération du peuple du Tigré et le gouvernement fédéral, la communauté internationale s’inquiète d’une reprise du conflit. Qu’en est-il ? 

Getachew Reda : Il s’agissait d’un effort délibéré de la part du TPLF pour déclencher les hostilités et ainsi attirer l’attention de la communauté internationale sur le fait que certaines dispositions des accords de Pretoria n’ont pas été mises en œuvre. Selon les accords, le retour des personnes déplacées doit se faire en coordination avec le gouvernement fédéral. Mais le TPLF a décidé que la seule façon de reprendre ces territoires était d’utiliser la force. Ce jour-là, ils ont traversé la rivière Tekeze [sud de la région, territoire disputé, NDLR], et ce qui devait conduire à des accrochages mineurs a conduit à un carnage, car les deux camps ont reçu des renforts. Cela a engendré davantage de pertes humaines, sans aucun gain territorial pour le TPLF ou le TDF, qui ne font qu’un.

Qu’avez-vous fait pour empêcher le conflit d’éclater ?

J’ai appelé le général Tadesse [président de la région par intérim, NDLR] lui-même et je lui ai dit qu’il lui incombait de mettre fin à cette folie, que cela allait désormais conduire à une reconquête de territoires, que les Forces de défense tigréennes n’étaient pas suffisamment équipées à ce moment-là pour atteindre les objectifs que certains dirigeants politiques fous avaient supposé qu’ils pourraient atteindre. Il semblait d’accord, mais il n’a pas donné suite à mon appel. Mais ce que j’essayais de faire, c’était de m’assurer que cette conflagration ne débouche pas sur une guerre totale, que le Tigré ne peut se permettre à ce stade.

Quel rôle joue l’Érythrée dans ce conflit, selon vous ?

L’Érythrée fournit des munitions. Je sais que le gouvernement érythréen ne veut pas prendre le risque d’une confrontation directe. Ce que veulent les Érythréens, c’est s’assurer que le conflit s’éloigne le plus possible vers le sud, car ils ne veulent pas que le gouvernement fédéral vienne jusqu’à leurs frontières. Ils utilisent le TPLF comme « idiots utiles ». La consigne donnée par l’Érythrée au TPLF était d’essayer de créer une alliance avec le Fano [rebelles de la région Amharas, NDLR], et le gouvernement érythréen se chargerait de l’approvisionnement, de la logistique et de tout le reste. Ces derniers jours, il y a eu une vague d’activités, notamment l’acheminement de dizaines de camions transportant des munitions et d’autres fournitures vers le Tigré. Et la plupart des forces qui étaient déployées autour de Tselemt et dans l’ouest du Tigré sont désormais déployées dans le sud du Tigré.

Le Premier ministre éthiopien a reconnu pour la première fois au Parlement la semaine dernière l’implication des forces érythréennes dans la guerre au Tigré entre 2021 et 2022. Pourquoi cette reconnaissance maintenant ?

Le seul problème avec cette déclaration, c’est qu’elle est arrivée un peu tard. La plupart des atrocités commises dans le nord du Tigré, je dirais même la grande majorité, ont été commises par les Érythréens. Bien sûr, une seule personne tuée par les forces de défense nationale éthiopienne, c’est déjà trop. Cela ne fait aucun doute. Et l’accord [de Pretoria, NDLR] prévoit un mécanisme de justice transitionnelle. Cela dit, les crimes commis par les Érythréens étaient absolument systématiques et visaient l’anéantissement de toute une population, la destruction non seulement des biens, mais aussi de la structure politique même qui existait au Tigré. Le Premier ministre n’a donc pas révélé quelque chose de nouveau. Il était assez évident que les Érythréens étaient là pour se venger du TPLF. Et s’ils n’y sont pas parvenus, c’est principalement parce que Pretoria a été signé. À présent, les Érythréens soutiennent le TPLF et ce n’est pas nouveau. Mes ex-camarades du TPLF ont toujours affirmé avec constance qu’ils avaient le droit d’entamer tout type d’engagement, tout type de relation de travail avec n’importe qui, tant que cela servait leurs intérêts.

Qu’est-ce qui peut résoudre la crise au Tigré ?  

L’accord de Pretoria doit être mis en œuvre dans son intégralité. Et les personnes déplacées doivent pouvoir rentrer chez elles. Une fois rentrées, elles éliront leurs représentants, mettront en place leur propre administration, éliront leur propre gouvernement. Et puis, une fois les élections organisées, les mécanismes constitutionnels permettant de régler les questions frontalières, les questions d’identité, etc. ne pourront être résolus que par référendum. J’espère donc que le bon sens prévaudra. J’espère que les profiteurs de guerre à la gâchette facile que sont devenus les dirigeants politiques et militaires du TPLF reviendront à la raison, se rendront compte de la stupidité de ce qu’ils tentent de faire et continueront à travailler en étroite collaboration avec le gouvernement fédéral, voire à lui demander des comptes s’il tarde à mettre en œuvre l’accord de Pretoria. Mais essayer de sortir de chaque impasse ou blocage par la force des armes n’est pas dans l’intérêt du peuple du Tigré. Et le peuple du Tigré a clairement fait savoir qu’une nouvelle vague de conflits n’était pas dans son intérêt.

Dans une lettre, l’Éthiopie a accusé l’Érythrée d’agression et d’incursion sur son territoire et a demandé formellement de retirer ses troupes du territoire éthiopien. Est-on au début d’une guerre entre les deux pays ?

Une lecture attentive de l’accord de Pretoria suggère que les signataires de l’accord ne peuvent et ne doivent pas collaborer avec des forces extérieures pour promouvoir les intérêts qu’ils prétendent défendre. Cela dit, selon la déclaration du ministère des Affaires étrangères, les Érythréens occupent ces territoires depuis longtemps. Et une partie de l’accord de Pretoria prévoyait que le gouvernement fédéral prenne le contrôle des territoires qui sont actuellement sous le contrôle des forces érythréennes. Pour une raison ou une autre, le gouvernement fédéral n’a pas pris le contrôle de ces zones. Et maintenant que le gouvernement fédéral demande publiquement leur retrait, je pense que, même si cela arrive tardivement, comme je l’ai dit, ça reste la bonne chose à faire. Cela ne signifie pas nécessairement le début d’un nouveau conflit. Mais là encore, je ne peux pas exclure la possibilité que les deux parties entrent en guerre si, par exemple, le gouvernement érythréen continue à nier ou à faire tout ce qu’il fait pour déstabiliser la région et s’attend toujours à s’en tirer à bon compte. Et je ne serais pas surpris que le gouvernement éthiopien réagisse de la même manière.

Le Soudan a accusé l’Éthiopie de servir de base arrière aux paramilitaires des FSR. Ne craignez-vous pas que le conflit s’étende à l’Éthiopie ou que l’Éthiopie soit trop impliquée dans ce conflit ?

Même dans le cas de l’Éthiopie en général, mais aussi dans le cas du Tigré, d’autres acteurs sont également impliqués. Est-ce que je crains que le conflit ne s’étende ? Oui, je le crains, car vous savez qu’une erreur de calcul à Mekele [capitale du Tigré, NDLR] entraînerait non seulement l’implication des forces fédérales éthiopiennes, mais aussi celle de tous ceux qui pensent avoir quelque chose à perdre à la suite d’une telle situation. Je sais que les Égyptiens sont fortement impliqués dans cette affaire. Les Égyptiens sont prêts à tout pour nuire au gouvernement éthiopien. Les Érythréens sont également fortement impliqués. Mais la dernière fois que j’ai vu le général al-Burhan [le chef de l’armée en guerre au Soudan avec les paramilitaires, NDLR] il y a 5 mois, il n’était pas particulièrement opposé au rôle du Premier ministre Abiy Ahmed dans la question du Soudan. Je n’ai pas reçu d’accusation de sa part. Mais tout ce qui arrive au Soudan, tout ce qui se passe même au Tigré aura des répercussions sur la région. Tout ce qui se passe dans cette partie du monde n’est pas seulement une crise localisée, c’est une crise régionale.

RFI

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