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À la Une

À la UneAfrique

Présidentielle au Congo-Brazzaville: l’observation citoyenne veut prendre le pouls de la participation électorale

by admin9775 15 mars 2026
written by admin9775

Dimanche 15 mars 2026, les bureaux de vote ouvriront en principe de 7h à 18h. Le président Denis Sassou Nguesso, 82 ans, brigue un cinquième mandat consécutif, sans réel adversaire de poids, même si officiellement, six autres candidats sont en lice. De leur côté, une coalition d’organisations indépendantes de la société civile est en pleins préparatifs pour observer le vote, malgré des moyens limités.

Samedi à 14 h, toujours pas d’accréditation, malgré une demande déposée il y a un mois. Parfait Moukoko, président du conseil d’administration de l’Observatoire congolais des droits humains, s’y était préparé. Ce sera donc une observation citoyenne avec les moyens du bord. « À défaut d’accréditation, nous ne pouvons pas utiliser nos véhicules. Étant présents dans les quartiers, nous nous sommes organisés pour observer dans nos quartiers. Il n’y a pas eu de financement, nous le faisons avec nos propres ressources qui sont forcément limitées. »

Il faudra rester à l’extérieur des bureaux. La liste des points pouvant être observés est donc réduite. Bertrand Menier du mouvement citoyen Ras-le-Bol : « Nous allons vérifier que les bureaux de vote vont ouvrir à l’heure prévue, que l’encre soit indélébile, que les listes électorales et les résultats soient affichés devant les bureaux de vote parce que c’est ce que la loi électorale prévoit ».

Sans plafonnement des dépenses, ces organisations dénoncent un fossé entre les moyens mobilisés par le camp présidentiel et ceux disponibles pour les autres pendant la campagne. Elles considèrent aussi que l’opération de la direction générale de la sécurité présidentielle (DGSP) contre les gangs – l’opération Zéro Kuluna – lancée en septembre 2025 a nourri un climat de peur à Brazzaville.

Une participation particulièrement scrutée

Dans ce contexte et sans réelle compétition politique, Maixent Agnimbat Emeka du Forum de la gouvernance et des droits humains est curieux de voir si les Congolais se déplaceront ce dimanche pour voter. « Nous, on n’a pas à documenter qui a gagné, qui n’a pas gagné, ça n’a pas d’intérêt. Mais plutôt dans quelle mesure le peuple adhère à ce processus, dans quelle mesure le peuple donne de la crédibilité à ce processus. »

L’abstention est une préoccupation pour le camp présidentiel. Au cours des meetings ces deux dernières semaines Les appels à se déplacer dans les bureaux de vote ce dimanche ont donc été répétés, martelés. L’opposition dite radicale, quant à elle, dénonce cette année une « mascarade », un « simulacre d’élection » et elle appelle les Congolais à rester chez eux pour exprimer leur défiance à l’égard des autorités et du processus électoral. Les partis représentés à l’Assemblée n’appartenant pas à la majorité présidentielle, eux, appellent les citoyens à exercer leur droit de vote et à s’exprimer en leur âme et conscience, mais ils n’ont pas présenté de candidat.

RFI

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À la UneEconomie

La Société nationale d’électricité relance les discussions avec la Zambie pour stabiliser l’approvisionnement en électricité

by admin9775 14 mars 2026
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Après près de huit années de différend énergétique avec la Zambie, la Société nationale d’électricité (SNEL) intensifie ses efforts pour restaurer une coopération durable et garantir une alimentation stable en électricité dans les régions frontalières de la République démocratique du Congo.

Le vendredi 13 mars 2026, le directeur général de la SNEL, Teddy Lwamba, s’est rendu à Lusaka afin de rencontrer les autorités zambiennes en charge du secteur énergétique. Il était accompagné du rapporteur de la commission Infrastructures de l’Assemblée nationale ainsi que de plusieurs députés représentant les territoires affectés par les difficultés d’approvisionnement.

Relancer la coopération énergétique régionale

Cette mission vise à relancer les discussions avec le Southern African Power Pool (SAPP) et la compagnie nationale zambienne ZESCO afin de trouver une solution durable au contentieux qui perturbe l’approvisionnement en électricité dans certaines localités frontalières depuis plusieurs années.

Pour les autorités congolaises, la reprise du dialogue constitue une étape importante pour stabiliser la fourniture d’électricité dans ces zones et rétablir une coopération énergétique plus structurée entre les deux pays.

Des initiatives nationales pour réduire la dépendance

Parallèlement aux discussions régionales, la SNEL met en avant plusieurs initiatives nationales visant à renforcer l’autonomie énergétique de certaines villes frontalières, notamment Sakania, Mokambo, Kasenga et Pweto.

Ces mesures ont pour objectif d’améliorer la desserte locale en électricité et de réduire progressivement la dépendance aux importations énergétiques.

Une stratégie d’intégration énergétique en Afrique australe

Pour Kinshasa, le rétablissement du dialogue avec Lusaka s’inscrit dans une stratégie plus large de coopération énergétique régionale. L’interconnexion des réseaux électriques est considérée comme un levier essentiel pour garantir la continuité du service et faire face aux fluctuations de production.

À travers cette démarche, la République démocratique du Congo affirme sa volonté de transformer ce différend historique en opportunité de coopération régionale, tout en assurant aux populations frontalières un accès plus fiable et durable à l’électricité.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

La Coalition nationale des volontaires pour la défense de la patrie – Wazalendo radie Willy Mishiki de ses rangs

by admin9775 14 mars 2026
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La Coalition nationale des volontaires pour la défense de la patrie – Wazalendo (CNVDP-WAZ) a annoncé la destitution et la radiation de Willy Mishiki de ses rangs. La décision est contenue dans une note officielle signée à Kinshasa le 13 mars 2026.

Dans ce document, la coalition indique avoir désavoué l’ancien président de son Conseil des sages, l’accusant d’avoir tenu des déclarations publiques jugées « incendiaires » et contraires aux orientations de l’organisation. Les responsables du mouvement estiment que ces propos ont été tenus sans consultation préalable du directoire national ni des instances dirigeantes.

Des déclarations controversées sur TV5 Monde

La CNVDP-WAZ fait notamment référence à une intervention attribuée à Willy Mishiki diffusée le 11 mars 2026 sur TV5 Monde. Lors de cette prise de parole, il aurait affirmé que des combattants Wazalendo s’étaient organisés depuis le Parc national des Virunga pour reprendre la ville de Goma et qu’ils se trouvaient à proximité du territoire de Nyiragongo.

Selon la coalition, ces déclarations seraient inexactes et susceptibles de nuire à la crédibilité de leur combat, mené dans le contexte de la guerre qui secoue l’est de la République démocratique du Congo.

Remplacement provisoire

À la suite de cette décision disciplinaire, la coalition précise que Willy Mishiki ne peut plus engager l’organisation, que ce soit sur le plan interne ou externe.

En attendant la désignation d’un nouveau président du Conseil des sages, les fonctions seront assurées par Jacques Katulanya.

La CNVDP-WAZ justifie sa décision en rappelant son engagement dans la mobilisation patriotique face à ce qu’elle qualifie d’agression contre la République démocratique du Congo, dans un contexte de conflit armé persistant dans l’est du pays.

La coalition affirme inscrire sa démarche dans le cadre de l’appel à la mobilisation lancé par le président Félix Tshisekedi pour défendre l’intégrité territoriale et soutenir les efforts de guerre.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSport

Sébastien Desabre convoque 26 Léopards pour la course au Coupe du monde de la FIFA 2026

by admin9775 14 mars 2026
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Le sélectionneur des Équipe nationale de football de la République démocratique du Congo, Sébastien Desabre, a dévoilé mercredi 11 mars la liste des 26 joueurs convoqués pour les prochaines échéances liées à la qualification pour la Coupe du monde de la FIFA 2026.

Sans grande surprise, le technicien français a renouvelé sa confiance au groupe qui a disputé les précédentes rencontres des éliminatoires. La liste marque notamment les retours de Yoane Wissa, Jeremy Ngakia et Grady Diangana.

La situation de Théo Bongonda constitue toutefois l’un des points d’interrogation. L’attaquant évoluant au Spartak Moscou dispose actuellement d’un temps de jeu limité en championnat russe, malgré l’absence de blessure.

Un rêve attendu depuis plus d’un demi-siècle

La perspective d’une qualification pour le Mondial nourrit un immense espoir en République démocratique du Congo. Le pays attend un retour à la Coupe du monde depuis plus de 52 ans, la dernière participation remontant à 1974.

Pour atteindre cette étape décisive, les Léopards ont réalisé un parcours remarquable lors des barrages africains. Les Congolais ont notamment éliminé les Super Eagles du Nigeria aux tirs au but (4-3) en finale, après avoir battu les Lions Indomptables du Cameroun au tour précédent.

Un match décisif au Mexique

La prochaine étape conduira les Léopards au Mexique, où ils disputeront un barrage intercontinental décisif prévu le 31 mars à Guadalajara.

La RDC affrontera le vainqueur du match opposant la Équipe de Jamaïque de football à l’Équipe de Nouvelle-Calédonie de football, rencontre programmée quelques jours auparavant.

Effacer la déception de la CAN 2025

Cette échéance intervient après une déception lors de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 organisée au Maroc, où la sélection congolaise avait été éliminée en huitième de finale par l’Équipe d’Algérie de football.

Le staff technique espère rapidement tourner la page de cet échec et se concentrer sur l’objectif principal : décrocher une qualification historique pour la Coupe du monde 2026.

Pour les hommes de Sébastien Desabre, le rendez-vous de Guadalajara pourrait ainsi ouvrir la voie à un retour attendu depuis des décennies sur la plus grande scène du football mondial.

La liste des 26 Léopards convoqués

Gardiens

T. Fayulu (FC Noah, Arménie)
L. Mpasi (Le Havre AC, France)
M. Epolo (Standard de Liège, Belgique)

Défenseurs

A. Wan-Bissaka (West Ham United, Angleterre)
J. Ngakia (Watford FC, Angleterre)
J. Kayembe (KRC Genk, Belgique)
A. Masuaku (RC Lens, France)
S. Kapuadi (Widzew Łódź, Pologne)
R. Bushiri (Hibernian FC, Écosse)
A. Tuanzebe (Burnley FC, Angleterre)
C. Mbemba (LOSC Lille, France)
D. Batubinsika (AE Larissa, Grèce)

Milieux

N. Sadiki (Sunderland AFC, Angleterre)
S. Moutoussamy (Atromitos Athènes, Grèce)
E. Kayembe (Watford FC, Angleterre)
N. Mukau (LOSC Lille, France)
C. Pickel (RCD Espanyol, Espagne)
N. Mbuku (Montpellier HSC, France)
B. Cipenga (CD Castellón, Espagne)
G. Diangana (Elche CF, Espagne)
M. Elia (Alanyaspor, Turquie)
T. Bongonda (Spartak Moscou, Russie)

Attaquants

F. Mayele (Pyramids FC, Égypte)
C. Bakambu (Real Betis, Espagne)
S. Banza (Al Jazira, Émirats arabes unis)
Y. Wissa (Newcastle United, Angleterre)

Par Marius Bopenga
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À la UnePolitique

RDC : le gouvernement rejette les accusations de détentions arbitraires évoquées par Human Rights Watch

by admin9775 13 mars 2026
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Le gouvernement de la République démocratique du Congo a rejeté les accusations faisant état d’arrestations arbitraires et de détentions secrètes par les forces de sécurité. Dans un communiqué publié vendredi 13 mars, Kinshasa réfute les allégations contenues dans un rapport de l’ONG Human Rights Watch (HRW).

Les autorités congolaises affirment que les arrestations ou détentions menées par les services de sécurité, y compris celles relevant du Conseil national de cyberdéfense, ne sont pas motivées par des considérations politiques.

« Le gouvernement rejette les allégations selon lesquelles les arrestations ou détentions effectuées par les forces de sécurité […] seraient motivées par des considérations politiques ou arbitraires », indique le communiqué relayé par le ministère de la Communication et des Médias.

Kinshasa évoque des procédures judiciaires régulières

Selon les autorités, plusieurs personnes citées dans le rapport ont été formellement identifiées. Certaines auraient été remises en liberté, tandis que d’autres ont été présentées devant les juridictions compétentes, conformément à la législation nationale.

Kinshasa affirme également rester attaché au respect de l’État de droit ainsi qu’à ses engagements internationaux en matière de droits humains.

Les accusations de Human Rights Watch

Le rapport publié le 11 mars par Human Rights Watch fait état d’une série de disparitions forcées présumées à Kinshasa et dans ses environs depuis mars 2025.

Selon l’organisation internationale de défense des droits humains, les forces de sécurité congolaises seraient impliquées dans plusieurs arrestations suivies de détentions secrètes.

HRW affirme avoir documenté au moins 17 cas de personnes disparues ou victimes de disparition forcée en 2025, tout en évoquant d’autres témoignages jugés crédibles.

Un débat sensible sur les droits humains

Ces accusations interviennent dans un contexte où les questions liées aux libertés publiques et aux droits humains restent particulièrement sensibles en RDC.

La réponse officielle de Kinshasa souligne la volonté des autorités de contester ces accusations, tout en affirmant que les procédures engagées par les services de sécurité s’inscrivent dans le cadre légal prévu par la législation nationale.

Par Pascal Kabeya
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À la UneCommunications politiques

Jean-Marc Kabund plaide pour un dialogue national afin d’isoler l’influence du Rwanda en République démocratique du Congo

by admin9775 13 mars 2026
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Le leader de l’Alliance pour le Changement (A.Ch), Jean-Marc Kabund, appelle à la tenue d’un dialogue politique inclusif entre Congolais afin de mettre fin à la crise sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo et de réduire l’influence du Rwanda dans les affaires internes du pays.

Selon l’ancien premier vice-président de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo, ce dialogue ne doit pas seulement viser à régler les causes internes du conflit, mais également permettre d’isoler ce qu’il qualifie d’agresseur extérieur.

Pour lui, il est temps d’ouvrir des pourparlers où les Congolais pourront se parler, se pardonner et reconstruire la cohésion nationale.

Préserver l’intégrité du territoire

Dans son plaidoyer, Jean-Marc Kabund affirme placer l’intérêt national au-dessus des clivages politiques. Se présentant comme un rassembleur, il exhorte les Congolais à protéger ce qu’il considère comme les priorités fondamentales du pays : l’intégrité territoriale et la dignité du peuple congolais.

Selon lui, un dialogue sincère et courageux entre les différentes forces politiques permettrait d’amorcer une désescalade dans l’est du pays, où les violences persistent.

L’opposant estime également que l’absence de cohésion nationale expose la RDC à un risque de balkanisation, dans un contexte marqué par les tensions sécuritaires dans les provinces orientales.

Appel à un cessez-le-feu

Alors que la situation humanitaire continue de se détériorer dans l’est du pays, Kabund appelle à un cessez-le-feu immédiat afin de préserver les vies civiles.

Il critique par ailleurs les acteurs politiques qui, selon lui, exploitent les souffrances de la population pour des calculs politiques à court terme.

« Combien de fois faudra-t-il encore rappeler que la solution à cette guerre est avant tout politique ? », interroge-t-il, estimant que la réponse militaire seule ne pourra pas résoudre durablement le conflit.

Une campagne diplomatique en Europe

Dans le cadre de ce plaidoyer, Jean-Marc Kabund a récemment mené une campagne de lobbying en Europe pour convaincre la communauté internationale de soutenir l’organisation d’un dialogue national inclusif.

Le 25 février à Bruxelles, il a notamment rencontré le représentant spécial de l’Union européenne pour la région des Grands Lacs, Johan Borgstam.

Cette démarche s’inscrit, selon lui, dans une stratégie visant à mobiliser des partenaires capables d’influencer la paix dans la région.

L’appel à l’implication internationale

À travers cette initiative, l’ancien dirigeant parlementaire souhaite également impliquer des organisations internationales comme le Conseil de sécurité des Nations unies et l’Union européenne afin de renforcer la pression diplomatique en faveur d’une solution politique.

Pour Jean-Marc Kabund, les résolutions internationales doivent être pleinement appliquées et les partenaires étrangers doivent contribuer au respect du droit international et à la protection des populations civiles.

L’opposant affirme enfin rester disponible pour soutenir toute initiative visant à restaurer la paix, tout en rappelant que la défense de l’intégrité territoriale et la protection des civils demeurent, selon lui, des priorités non négociables pour l’avenir de la RDC.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

Condamnation de Parole Kamizelo à deux ans de prison par le tribunal de Kinshasa/Ngaliema

by admin9775 13 mars 2026
written by admin9775

Le Tribunal de paix de Kinshasa/Ngaliema a rendu, mercredi 11 mars 2026, son verdict dans l’affaire opposant le ministère public à Parole Kamizelo, également connu sous le surnom « Maîtrisable ». L’opposant a été condamné à deux ans de prison ferme.

Selon la juridiction, il lui est reproché d’avoir diffusé des informations jugées fausses et des propos offensants visant le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi.

Le tribunal estime que plusieurs déclarations publiques ainsi que des publications diffusées sur les réseaux sociaux portaient atteinte à la dignité et à l’honneur de l’institution présidentielle.

Des propos controversés sur les réseaux sociaux

Arrêté le 6 décembre 2025, Parole Kamizelo avait notamment qualifié le chef de l’État, Félix Tshisekedi, de « traître national » dans plusieurs messages publiés en ligne.

L’opposant avait également demandé publiquement la présentation d’un « certificat de mariage » du président, une déclaration qui avait rapidement provoqué une vive polémique dans l’opinion publique et sur les réseaux sociaux.

Une affaire très commentée

L’affaire a suscité de nombreux débats sur la liberté d’expression et les limites de la critique politique en République démocratique du Congo.

Avec ce verdict, le tribunal a estimé que les propos tenus par l’opposant dépassaient le cadre de la critique politique et relevaient d’atteintes à l’honneur de la plus haute institution de l’État.

Par Pascal Kabeya
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À la UnePolitique

République démocratique du Congo – Belgique : discussions à Bruxelles sur le renforcement de la coopération bilatérale

by admin9775 13 mars 2026
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Le renforcement de la coopération bilatérale entre la République démocratique du Congo et le Royaume de Belgique a été au centre des échanges tenus jeudi 12 mars 2026 à Bruxelles entre les chefs de la diplomatie des deux pays.

Selon le ministère congolais des Affaires étrangères, la ministre d’État en charge des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, s’est entretenue avec son homologue belge, Maxime Prévot, vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération au développement de la Belgique.

Les discussions ont porté sur le renforcement du partenariat bilatéral, la situation humanitaire en RDC ainsi que sur plusieurs dossiers multilatéraux.

Dossiers internationaux abordés

Parmi les sujets évoqués figure notamment le mandat de la RDC au Conseil de sécurité des Nations unies, ainsi que la candidature de la RDC au poste de secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Cette candidature est portée par Juliana Amato Lumumba, dont le nom est avancé par Kinshasa pour diriger l’organisation francophone.

Une coopération historique

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’une coopération historique entre les deux pays. En décembre 2025, l’ancien ministre belge de la Défense, André Flahaut, avait déjà salué les relations bilatérales lors d’une visite à Kinshasa.

À cette occasion, il s’était entretenu avec le vice-Premier ministre et ministre congolais de la Défense nationale, Guy Kabombo Muadiamvita.

L’ancien responsable belge avait alors souligné l’importance de renforcer la solidarité entre les deux pays à travers le partage d’expériences et la coopération dans plusieurs domaines stratégiques, notamment la défense et la gouvernance.

Ces échanges diplomatiques illustrent la volonté de Kinshasa et de Bruxelles de consolider leur partenariat politique, humanitaire et multilatéral, dans un contexte international marqué par de nombreux défis sécuritaires et humanitaires en RDC.

Par Marius Bopenga
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À la UneProvince

Lualaba : plusieurs morts dans un éboulement à la carrière « Safi » à Kakanda

by admin9775 13 mars 2026
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Un drame est survenu mercredi 11 mars dans la cité de Kakanda, située dans le territoire de Lubudi (Lualaba). Un éboulement de terre dans la carrière minière dénommée « Safi » a coûté la vie à plusieurs creuseurs artisanaux qui y opéraient clandestinement.

Le bilan exact reste encore difficile à établir, mais des sources locales sur place confirment que plusieurs corps ont été tirés des décombres. L’accident s’est produit dans une concession appartenant à une entreprise minière locale, mais actuellement envahie par des exploitants artisanaux.

Selon les premiers témoignages recueillis, les victimes travaillaient dans des galeries de fortune, creusées sans aucune étude technique préalable ni dispositif de soutènement. Ces creuseurs « clandestins » bravent quotidiennement le danger pour extraire des minerais, principalement du cuivre et du cobalt, dans des zones pourtant interdites au public.

« Ils travaillent dans des conditions extrêmement dangereuses, sans aucun équipement de protection ni mesure de sécurité. La fragilité du sol, accentuée par les activités de creusage désordonnées, rend ces accidents presque inévitables », déplore un acteur de la société civile locale.

Circonstances encore floues

Jusque ce jeudi 12 mars, les circonstances précises ayant conduit à cet éboulement ne sont pas encore formellement déterminées. Les autorités locales et les responsables de l’entreprise minière propriétaire de la concession ne se sont pas encore exprimés officiellement sur l’ampleur du sinistre.

Les opérations de secours, souvent menées par les autres creuseurs avec des moyens rudimentaires, se poursuivent pour tenter de retrouver d’éventuels survivants ou d’autres corps ensevelis.

La problématique de l’incursion des exploitants artisanaux dans les concessions industrielles reste un défi majeur dans la province du Lualaba, provoquant régulièrement des incidents mortels de ce genre.

Radio okapi

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À la UneProvince

Frappes de drones à Goma : une humanitaire de l’UNICEF tuée, tensions accrues dans l’est de la République démocratique du Congo

by admin9775 12 mars 2026
written by admin9775

La ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, a été secouée dans la nuit du 10 au 11 mars 2026 par au moins deux explosions attribuées à des frappes de drones. L’attaque a provoqué des dégâts matériels et fait plusieurs victimes, dont une employée française de l’UNICEF.

Selon plusieurs sources, les explosions se sont produites vers quatre heures du matin. Un premier drone aurait terminé sa course dans le lac Kivu, tandis qu’un second aurait frappé une habitation dans un quartier résidentiel où logeaient des travailleurs humanitaires et du personnel de l’Union européenne.

La commissaire européenne chargée de l’aide humanitaire, Hadja Lahbib, a confirmé qu’« une frappe de drone a touché un immeuble résidentiel à Goma où vivent des travailleurs humanitaires et du personnel de l’Union européenne ». La résidence abritait notamment des agents d’ECHO, le service humanitaire de la Commission européenne.

Une humanitaire française parmi les victimes

Le gouvernement congolais a annoncé l’ouverture d’enquêtes afin d’établir les circonstances exactes de ces explosions. Dans un communiqué, les autorités ont fait part de leur profonde tristesse après les pertes en vies humaines.

Parmi les victimes figure Karine Buisset, ressortissante française et employée de l’UNICEF en RDC. Sa mort a été confirmée par le président français Emmanuel Macron.

Kinshasa affirme que les incidents se sont produits dans des zones sous occupation, précisant que les services compétents poursuivent les investigations pour déterminer l’origine des explosions. Les autorités congolaises ont également présenté leurs condoléances à la famille de la victime ainsi qu’à la communauté humanitaire.

L’AFC/M23 accuse les Forces armées de la République démocratique du Congo

Le mouvement rebelle Alliance Fleuve Congo – Mouvement du 23 mars (AFC/M23), qui contrôle actuellement la ville de Goma et qui est accusé par les Nations unies d’être soutenu par le Rwanda, attribue ces frappes aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Lors d’une conférence de presse tenue à Goma, le coordonnateur politique du mouvement, Corneille Nangaa, a accusé le gouvernement du président Félix Tshisekedi de violer le cessez-le-feu à travers des frappes aériennes.

Selon lui, « la tragédie de cette nuit rappelle qu’un pouvoir qui bombarde des quartiers résidentiels expose indistinctement civils et étrangers ». Le mouvement rebelle affirme que trois personnes ont été tuées dans ces attaques.

Inquiétude internationale

Les Nations unies ont condamné l’escalade de la violence dans la ville. Le chef par intérim de la mission onusienne en RDC, Bruno Lemarquis, a dénoncé l’utilisation de drones d’attaque ayant causé la mort d’un membre du personnel de l’ONU et de deux civils.

Ces incidents interviennent dans un contexte de combats persistants dans l’est de la RDC, malgré les engagements de cessez-le-feu pris dans le cadre des Accords de Washington de 2025 et du processus de paix lancé à Doha en juillet 2025.

Dans une déclaration conjointe publiée le 5 mars, plusieurs États — dont la France, l’Union européenne, les États-Unis et le Royaume-Uni — ont exprimé leur profonde inquiétude face aux violations répétées du cessez-le-feu, notamment l’usage de drones lors d’opérations militaires mettant en danger les populations civiles.

Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA), 37 incidents affectant des acteurs humanitaires ont été recensés dans l’est de la RDC en janvier 2026, contre 48 en décembre 2025.

La frappe ayant touché un bâtiment hébergeant des travailleurs humanitaires à Goma relance ainsi les préoccupations concernant la sécurité du personnel humanitaire dans l’un des conflits les plus complexes de la région des Grands Lacs.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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