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À la Une

À la UneSociété

by admin9775 31 août 2026

À Kinshasa, le débat autour du dialogue national annoncé par Félix Tshisekedi prend une nouvelle dimension. En saluant l’initiative présidentielle, la Société civile congolaise apporte un soutien de principe au processus, tout en fixant des limites qui pourraient alimenter les prochaines batailles politiques : pas de réintégration des groupes armés, respect de la souveraineté nationale et débat démocratique sur l’avenir institutionnel du pays.

La Société civile de la République démocratique du Congo se positionne désormais clairement dans le débat autour du dialogue national annoncé par le président Félix-Antoine Tshisekedi.

Dans un point de presse tenu le 29 août 2026 à Kinshasa, son coordonnateur général, Christopher Ngoy Mutamba, a salué les précisions apportées par le chef de l’État dans son adresse à la nation du 27 août, qualifiant l’initiative de « mûrement réfléchie ».

Mais derrière ce soutien, la Société civile formule surtout une série de conditions qui dessinent sa conception du futur processus.

Un soutien au dialogue, mais pas à n’importe quel prix

Pour la Société civile, l’annonce présidentielle répond désormais à plusieurs interrogations qui entouraient jusque-là le projet de dialogue, notamment sur son organisation, son lieu et la participation des différentes composantes de la nation.

L’organisation considère comme positive la volonté d’associer la classe politique, la société civile et les confessions religieuses.

Cette ouverture est perçue comme une occasion de reconstruire les passerelles entre les différentes composantes de la société congolaise, dans un contexte marqué par la guerre dans l’Est, les tensions politiques et une profonde crise de confiance entre les institutions et une partie de l’opinion.

Mais la Société civile refuse que le terme « inclusif » serve de justification à une participation sans limites.

Les groupes armés : la ligne rouge

Sur ce point, le message de Christopher Ngoy Mutamba est sans ambiguïté.

La Société civile rejette toute perspective de « brassage » ou de « mixage » permettant aux groupes armés de transformer leur rapport de force militaire en avantage politique.

Pour l’organisation, ceux qui ont pris les armes contre l’État et ceux qui sont accusés de crimes contre les populations ne peuvent être automatiquement récompensés par une place dans les institutions au nom de la recherche de la paix.

Le principe défendu est donc celui d’un dialogue entre Congolais, mais pas d’une négociation politique qui consacrerait la victoire de la force sur le droit.

Cette position pourrait devenir l’un des principaux sujets de confrontation politique autour du processus, notamment dans un contexte où la question de la participation des acteurs liés aux conflits armés demeure particulièrement sensible.

Paix, souveraineté et autorité de l’État

La Société civile veut également que le dialogue dépasse les simples arrangements entre responsables politiques.

Elle attend des assises qu’elles s’attaquent aux causes profondes de la crise congolaise et qu’elles contribuent à restaurer l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national.

La paix, la souveraineté nationale et la fin des ingérences extérieures figurent ainsi parmi les principales attentes exprimées.

Autrement dit, pour cette organisation, le dialogue ne devrait pas être un mécanisme de partage de pouvoir, mais un instrument de refondation de la relation entre l’État, les institutions et les citoyens.

La durée du dialogue sous surveillance

La Société civile se félicite également de la volonté présidentielle de limiter la durée du processus.

Cette limitation est importante politiquement : elle doit empêcher que le dialogue ne devienne une nouvelle conférence interminable sans résultats concrets.

L’organisation appelle donc les futurs participants à aller à l’essentiel et à privilégier des décisions susceptibles de produire des effets réels sur la crise sécuritaire, la gouvernance et la cohésion nationale.

Le véritable test sera désormais de savoir si les différentes forces politiques accepteront de transformer leurs revendications en compromis.

La Constitution, prochain terrain de confrontation ?

L’autre dossier potentiellement explosif reste celui de la Constitution.

Sur cette question, la Société civile maintient sa position exprimée le 26 juin dernier : toute modification de la Loi fondamentale doit respecter les procédures prévues par la Constitution et placer le peuple au centre du processus.

L’organisation refuse ainsi que la question constitutionnelle soit traitée comme une simple décision politique prise au sommet de l’État.

Elle réclame au contraire un débat démocratique permettant aux Congolais d’examiner le contenu d’une éventuelle modification, mais également les raisons qui la justifieraient.

La commission ad hoc annoncée par Félix Tshisekedi pourrait, selon elle, contribuer à structurer ce débat et à fournir les éléments nécessaires avant toute décision.

Un soutien qui ne constitue pas un blanc-seing

La position de la Société civile traduit donc un soutien au principe du dialogue, mais certainement pas un chèque en blanc au pouvoir.

Elle valide l’idée d’une concertation nationale tout en rappelant que celle-ci devra rester encadrée par des principes : souveraineté, responsabilité, respect de la Constitution, justice et recherche de résultats concrets.

Cette position intervient alors que l’opposition, notamment la coalition C64, rejette déjà les consultations annoncées par le président et accuse le pouvoir de chercher à contrôler le processus.

Le dialogue apparaît ainsi comme un nouveau terrain de confrontation entre deux visions : d’un côté, le pouvoir veut organiser un processus qu’il présente comme une voie vers la paix et la cohésion nationale ; de l’autre, une partie de l’opposition exige un cadre véritablement consensuel, avec des garanties sur les règles du jeu et la participation.

Dans cet environnement, la Société civile tente de se positionner comme une force d’équilibre : favorable au dialogue, mais hostile à toute compromission avec les groupes armés et attachée au respect du cadre constitutionnel.

Reste désormais la question essentielle : le dialogue annoncé sera-t-il réellement un espace de compromis entre les Congolais, ou deviendra-t-il un nouvel épisode de la bataille politique autour du pouvoir et de l’avenir institutionnel de la RDC ?

Par Pascal Kabeya
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31 août 2026
À la UneMonde

Les États-Unis ont frappé l’Iran pour la première fois en un mois, Téhéran promet des représailles

by admin9775 31 août 2026

Les États-Unis ont mené dimanche 30 août des frappes sur l’île iranienne de Larak, située dans le stratégique détroit d’Ormuz, a annoncé le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom). Il s’agit des premières frappes américaines à viser le territoire iranien en un mois.

« Les forces américaines ont frappé deux lanceurs iraniens sur l’île de Larak », située dans le stratégique détroit d’Ormuz, a déclaré le porte-parole du Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom), Tim Hawkins, dans un communiqué transmis à l’Agence France-Presse (AFP).

Ces frappes sont survenues après que des « forces des Gardiens de la Révolution islamique ont été observées en train de se préparer à lancer des roquettes chargées de mines marines dans le détroit d’Ormuz », a-t-il indiqué.

Les Gardiens de la Révolution iraniens ont rapidement déclaré, dans un communiqué, que des « représailles » seraient menées en réponse à cette « agression ».

L’attaque a fait deux morts et deux blessés, selon l’agence de presse iranienne Tasnim.

Ces frappes surviennent alors que les hostilités avaient perdu en intensité. Ces dernières semaines, l’administration Trump avait privilégié la « guerre économique » aux frappes sur l’Iran.

Déminage des voies de navigation du détroit d’Ormuz

Des échanges de tirs sporadiques s’étaient toutefois poursuivis dans la région, surtout dans et autour du détroit d’Ormuz.

Ce stratégique passage maritime par lequel transitait avant la guerre un cinquième des hydrocarbures mondiaux est verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre, déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines sur l’Iran.

Les États-Unis mènent notamment un blocus des ports iraniens.

« La semaine dernière, le Centcom a achevé le déminage des voies de navigation internationales du détroit », a par ailleurs affirmé Tim Hawkins, ajoutant que les « forces américaines surveillent de près la zone et restent prêtes à protéger la libre circulation des échanges commerciaux sur cette voie navigable essentielle ».

La situation a ébranlé l’économie mondiale en entraînant notamment une envolée des prix du pétrole. Après l’annonce des nouvelles frappes américaines, les cours du pétrole ont ouvert en hausse lundi matin en Asie. Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, référence internationale, prenait 2,51 % vers 22 h 20 GMT, repassant ainsi au-dessus du seuil symbolique des 90 dollars, à 90,31 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, progressait de 2,41 % à 85,41 dollars.

Avec AFP

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31 août 2026
À la UneSociété

Universités de Goma et Bukavu : l’ESU conditionne la reprise des activités à la normalisation de la situation

by admin9775 31 août 2026

La reprise des activités académiques et para-académiques dans les onze établissements publics d’enseignement supérieur et universitaire de Goma et de Bukavu reste suspendue. Le gouvernement congolais conditionne leur réouverture à une amélioration de la situation dans ces deux villes du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, actuellement sous contrôle de l’AFC-M23.

Cette précision a été apportée vendredi 28 août 2026 par le secrétaire général à l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU), Pacifique Ilosyo Imonano, au cours d’une mise au point consacrée à l’application de l’arrêté ministériel suspendant les activités dans les établissements concernés.

Selon le responsable de l’administration de l’ESU, la mesure n’a pas vocation à être définitive. Son maintien ou sa levée dépendra de l’évolution de la situation sur le terrain et de la possibilité de rétablir des conditions normales de fonctionnement.

« Seule une évolution vers la normalisation permettra d’évaluer l’opportunité d’une levée de ces mesures et d’envisager la reprise des activités académiques et para-académiques », a déclaré Pacifique Ilosyo Imonano.

Une suspension, et non une fermeture

Le secrétaire général a également tenu à clarifier la portée de l’arrêté ministériel. Contrairement à certaines interprétations, celui-ci ne prévoit pas la fermeture administrative des universités et instituts concernés.

La mesure porte plutôt sur la suspension des principales activités académiques, notamment les inscriptions, réinscriptions, enseignements, évaluations et délibérations.

« Il s’agit d’une suspension des activités d’inscription, de réinscription, d’enseignement, d’évaluation et de délibération, et non d’une fermeture des établissements concernés », a-t-il précisé.

L’ESU justifie cette décision par la nécessité de préserver la régularité des parcours universitaires et la validité des diplômes délivrés dans le pays.

La question de la reconnaissance des diplômes au centre des préoccupations

Pour l’administration de l’ESU, le fonctionnement des établissements en dehors du cadre légal pourrait avoir des conséquences directes sur les étudiants.

Le secrétaire général estime notamment que le non-respect des normes régissant l’organisation des études et la délivrance des titres académiques pourrait compromettre la reconnaissance des diplômes et, par conséquent, la mobilité académique et professionnelle des étudiants concernés.

« Tout écart par rapport aux exigences légales en matière de délivrance des diplômes risque de compromettre la mobilité académique et l’employabilité des étudiants », a-t-il averti.

Cette position intervient alors que la gestion des établissements universitaires dans les zones contrôlées par l’AFC-M23 fait l’objet de controverses. L’ESU entend ainsi rappeler que les institutions d’enseignement supérieur doivent continuer à fonctionner dans le respect des textes légaux et réglementaires en vigueur en République démocratique du Congo.

L’administration des établissements également concernée

Pacifique Ilosyo Imonano a par ailleurs évoqué la situation administrative des institutions visées par la suspension.

Selon lui, la régularité de la gestion universitaire ne concerne pas uniquement l’organisation des cours et des examens. Elle implique également que les responsables placés à la tête des établissements disposent d’une qualité reconnue conformément aux textes en vigueur.

« Il n’est pas acceptable que des établissements soient pilotés par des responsables dont la qualité n’est pas reconnue, au détriment de la carrière et des droits du personnel », a-t-il déclaré.

L’administration de l’ESU présente donc la suspension comme une mesure destinée à préserver à la fois la régularité institutionnelle, les droits du personnel et les intérêts académiques des étudiants.

Onze établissements concernés à Goma et Bukavu

L’arrêté ministériel concerne onze établissements publics répartis entre les deux principales villes du Sud-Kivu et du Nord-Kivu.

Cinq établissements situés à Goma et six à Bukavu sont concernés par la suspension pour l’année académique 2026-2027.

Les activités suspendues comprennent notamment les inscriptions et réinscriptions, les enseignements, les évaluations ainsi que les délibérations.

Une dérogation est toutefois prévue pour les étudiants finalistes de l’année académique 2025-2026 dont le cursus n’a pas encore pu être achevé.

Une décision au cœur d’un débat politique

La clarification de l’ESU intervient dans un contexte où la suspension des activités universitaires à Goma et Bukavu suscite de nombreuses réactions politiques et sociales.

Des opposants et plusieurs personnalités publiques ont dénoncé les conséquences de la mesure sur les étudiants et y voient une décision susceptible d’accentuer le sentiment d’abandon des populations de l’Est.

Le gouvernement, de son côté, maintient qu’il s’agit avant tout d’une mesure liée aux conditions de sécurité, au respect du cadre légal de l’enseignement supérieur et à la nécessité de garantir la valeur des diplômes délivrés en RDC.

La question demeure désormais de savoir à quelles conditions concrètes la situation pourra être considérée comme suffisamment normalisée pour permettre la reprise des activités.

Pour l’ESU, une chose est toutefois claire : la suspension n’est pas présentée comme une rupture définitive avec les établissements concernés, mais comme une mesure conditionnée par l’évolution de la situation sur le terrain.

Par Marius Bopenga
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31 août 2026
À la UneTribunes

Dialogue national en RDC : Adolphe Muzito plaide pour une refondation de l’État autour de trois priorités

by admin9775 31 août 2026

L’ancien Premier ministre et président de Nouvel Élan, Adolphe Muzito, propose de faire du dialogue national annoncé en République démocratique du Congo un véritable moment de refondation de l’État. Dans sa 37ᵉ tribune, il identifie trois priorités majeures : la refondation institutionnelle, la construction économique du pays et le renforcement de sa capacité de défense.

Pour Adolphe Muzito, le dialogue national ne devrait pas se limiter à un règlement des tensions politiques ou à un partage des responsabilités entre acteurs. Il doit, selon lui, répondre à trois défis fondamentaux auxquels la RDC est confrontée : se doter d’une Constitution définitive, combler son retard infrastructurel et préserver son unité ainsi que son intégrité territoriale.

L’ancien chef du gouvernement inscrit cette réflexion dans une ambition économique plus large. Il rappelle son objectif de voir le produit intérieur brut de la RDC atteindre environ 215 milliards de dollars à l’horizon 2035, avec une progression des ressources budgétaires propres vers près de 40 milliards de dollars.

Pour lui, cette ambition ne peut toutefois être réalisée sans un nouveau pacte constitutionnel, une cohésion nationale effective et une capacité militaire crédible.

Une nouvelle Constitution pour refonder les institutions

Le premier pilier proposé par Muzito est institutionnel. Il estime que le pays doit engager un processus permettant au peuple congolais de se doter d’une Constitution définitive, adaptée aux défis contemporains.

Dans son analyse, l’ancien Premier ministre considère que les différentes Constitutions appliquées au Congo depuis 1960 ont été marquées par des contextes de transition, de crises politiques, de conflits ou de compromis entre protagonistes. Il qualifie cette situation de « péché originel » du système constitutionnel congolais.

Il estime que le dialogue pourrait ainsi créer les conditions d’un processus qu’il souhaite transparent, inclusif et souverain, destiné à permettre au peuple de définir un nouveau pacte constitutionnel. Celui-ci devrait notamment renforcer la protection de l’unité nationale, stabiliser les institutions, clarifier les compétences entre les différents niveaux de pouvoir et renforcer les mécanismes de contrôle démocratique et financier.

Muzito insiste également sur la nécessité de préserver le pluralisme politique. Selon lui, la cohésion nationale ne doit pas conduire à la disparition de l’opposition ni du contrôle démocratique.

Il appelle notamment la majorité au pouvoir à s’engager à appliquer les textes relatifs au financement public des partis politiques et au statut de l’opposition, tout en considérant le recours aux armes comme incompatible avec les revendications politiques dans un État démocratique.

Transformer les ressources en infrastructures et en emplois

Le deuxième axe de sa proposition concerne le développement économique.

Adolphe Muzito estime que la RDC ne pourra véritablement devenir une puissance économique qu’en transformant ses ressources naturelles en infrastructures, capital humain, industries, emplois et recettes publiques durables.

Dans cette perspective, les ressources supplémentaires que le pays chercherait à mobiliser devraient notamment financer les routes, les chemins de fer, l’électricité, les ports, les aéroports, les infrastructures numériques, l’accès à l’eau, la santé, l’éducation, l’agriculture et l’industrialisation.

Pour financer cette transformation, Muzito ne mise pas uniquement sur les recettes fiscales. Il évoque également le recours à la dette extérieure, aux partenariats public-privé, à un fonds souverain ainsi qu’aux investissements étrangers, notamment ceux liés au partenariat stratégique entre la RDC et les États-Unis.

Mais l’ancien Premier ministre pose une condition : la dette doit être une « dette de construction » et non de consommation, avec une priorité accordée aux projets productifs et aux financements concessionnels à long terme.

Une armée capable de défendre le territoire

Le troisième pilier du projet concerne la sécurité.

Pour Muzito, le développement économique et la stabilité institutionnelle restent fragiles si l’État ne dispose pas d’une capacité crédible pour défendre son territoire. Il plaide ainsi pour une montée en puissance progressive des FARDC, accompagnée d’une réforme du commandement, de la formation, du renseignement, de la logistique, de la maintenance et des mécanismes de contrôle.

Parmi ses propositions figurent notamment une doctrine nationale de défense, un commandement unifié placé sous l’autorité civile, une meilleure maîtrise du renseignement et des frontières, le développement des capacités en matière de cybersécurité, de drones et de communications, ainsi qu’une industrie nationale de défense progressive.

Il insiste également sur l’amélioration des conditions sociales des militaires, notamment en matière de solde, de logement, de santé et de protection sociale, tout en plaidant pour une meilleure traçabilité des dépenses militaires.

Cette puissance militaire, précise-t-il, ne devrait pas avoir une vocation expansionniste. La finalité recherchée serait avant tout la dissuasion, la protection des frontières et la préservation de la paix.

Un dialogue qui ne doit pas devenir un partage de postes

Dans sa conclusion, Adolphe Muzito fixe sa conception du dialogue national : celui-ci ne devrait pas être un simple mécanisme de répartition des responsabilités politiques, mais un processus destiné à « fonder et construire la République » et à mobiliser la Nation autour de la défense de son intégrité territoriale.

Il propose notamment que les travaux aboutissent à un pacte républicain de défense de l’intégrité territoriale, à une feuille de route consensuelle pour une nouvelle Constitution, à un plan national de construction pour la période 2026-2035 et à un pacte national de réforme et de financement des FARDC.

Il souhaite également l’exécution effective des lois relatives au financement des partis politiques et au statut de l’opposition, ainsi que la création d’un mécanisme chargé de suivre l’application des engagements issus du dialogue.

À travers cette 37ᵉ tribune, Adolphe Muzito cherche ainsi à élargir le débat sur le dialogue national. Au-delà de la crise politique et sécuritaire actuelle, il propose d’en faire un instrument de transformation structurelle du pays, articulé autour d’un nouveau pacte institutionnel, d’un programme de développement économique et d’une stratégie nationale de défense.

Son ambition, résumée dans les dernières lignes de sa tribune, est de transmettre aux générations futures une Constitution légitime et définitive, un pays doté d’infrastructures structurantes et une Nation capable de se défendre.

Par Pascal Kabeya
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31 août 2026
À la UneSport

Basketball : les Léopards de la RDC s’imposent face à l’Égypte et restent en course pour le Mondial 2027

by admin9775 30 août 2026

Les Léopards de la République démocratique du Congo ont terminé la fenêtre de Dakar sur une note positive. Ils se sont imposés de justesse face aux Pharaons d’Égypte (77-75), dimanche, lors de la troisième et dernière journée des éliminatoires de la Coupe du monde FIBA 2027.

Après deux défaites cpour conserver ses chances de qualification. Les hommes de Gaëtan Douet ont répondu présents au terme d’une rencontre particulièrement disputée.

Cette victoire permet aux Lonsécutives face à l’Angola et au Mali, la RDC devait impérativement réagir éopards de rester dans la course, alors que les écarts au classement demeurent encore suffisamment réduits pour entretenir l’espoir avant la prochaine fenêtre prévue en février 2027.

Mathieu Kamba encore décisif

Comme lors de la première rencontre de cette fenêtre, Mathieu Kamba s’est particulièrement illustré. Le Congolais a terminé meilleur marqueur de la partie avec 23 points, 4 rebonds et 3 passes décisives, contribuant largement au succès de son équipe.

Il a été bien accompagné par Damion Baugh (13 points), Flo Thamba (11 points) et Jonathan Kasibabu (10 points). Shekinah Munanga et Patrick Mwamba ont également participé à l’effort collectif.

Un succès qui relance les espoirs

Avec cette victoire, les Léopards achèvent ce deuxième tour avec un bilan mitigé, mais surtout avec une dynamique plus positive après deux revers.

La qualification pour la Coupe du monde 2027 est encore loin d’être acquise, mais la RDC conserve ses chances. En février prochain, les Congolais retrouveront les mêmes adversaires avec l’objectif de réaliser une meilleure performance.

Après une entrée en matière difficile à Dakar, ce succès contre l’Égypte constitue donc un précieux regain de confiance. Les Léopards devront désormais capitaliser sur cette victoire et préparer avec davantage de rigueur la prochaine fenêtre, où chaque match pourrait s’avérer décisif dans la course à la qualification.

Par Marius Bopenga
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30 août 2026
À la UneSociété

Tanzanie : l’influenceuse Denise Dusauchoy interpellée, Kinshasa préparerait son rapatriement

by admin9775 30 août 2026

L’influenceuse congolaise Denise Mukendi Dusauchoy aurait été interpellée ce dimanche 30 août 2026 en Tanzanie, alors qu’elle se rendait, selon plusieurs sources, à l’ambassade d’Espagne pour effectuer des formalités liées au renouvellement de son visa.

Très active sur les réseaux sociaux, notamment sur TikTok, Denise Dusauchoy s’est fait connaître par ses prises de position particulièrement virulentes contre les autorités de Kinshasa. Elle aurait également affiché son soutien à l’AFC/M23 et au Rwanda, ainsi que des positions favorables à un changement des institutions congolaises.

D’après des informations rapportées par des sources proches du dossier, Kinshasa aurait dépêché un avion en Tanzanie en vue de son rapatriement. Les circonstances exactes de son arrestation et les éventuelles procédures judiciaires engagées à son encontre restent toutefois à préciser.

Une source citée dans ces informations affirme que l’influenceuse aurait été repérée puis piégée par un agent de l’ANR, en collaboration avec le Conseil national de cyberdéfense. Cette affirmation n’a pas, à ce stade, été confirmée officiellement.

Son interpellation intervient dans un contexte de forte tension autour des contenus diffusés sur les réseaux sociaux et des prises de position considérées par les autorités comme hostiles aux institutions.

Selon une autre source, plusieurs autres influenceurs feraient également l’objet d’une surveillance des services congolais. Ces informations demandent cependant à être vérifiées et aucune communication officielle ne permet encore d’établir les charges qui pourraient être retenues contre Denise Dusauchoy.

L’affaire pourrait désormais prendre une dimension judiciaire si son rapatriement vers Kinshasa venait à être confirmé.

Par Pascal Kabeya
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30 août 2026
À la UneSociété

RDC : l’Intersyndicale appelle les enseignants à reprendre les cours le 1er septembre

by admin9775 30 août 2026

À quelques jours de la rentrée scolaire, l’Intersyndicale des enseignants de la République démocratique du Congo appelle ses membres à reprendre les cours dès le 1er septembre 2026, après avoir évalué les engagements pris par le gouvernement.

Cette position intervient à l’issue d’une assemblée générale consacrée notamment au suivi des engagements pris lors de la deuxième plénière de la Commission interministérielle, tenue du 12 au 14 août, ainsi qu’aux échanges avec la ministre d’État chargée de l’Éducation nationale, Raïssa Malu, le 28 août.

Selon le communiqué signé par Godefroid Matondo Nzuzi, président et porte-parole de l’Intersyndicale, le gouvernement a notamment promis d’accorder une priorité à la prise en charge et au paiement des enseignants nouvelles unités (NU) et nouveaux programmés (NP).

Le processus de signature des décrets portant statut particulier des enseignants et des inspecteurs se poursuit également. D’après les engagements communiqués aux syndicats, ces textes devraient être signés d’ici à la mi-septembre.

L’Intersyndicale évoque également la mise en œuvre de la mutuelle de santé des enseignants ainsi que différentes mesures destinées à améliorer leurs conditions socioprofessionnelles.

Des syndicats toujours divisés

Cette décision intervient toutefois dans un contexte de désaccord entre les organisations syndicales. Le SYECO maintient notamment son appel à la non-reprise des cours le 1er septembre, estimant que plusieurs revendications, notamment salariales et liées à la régularisation des NU et NP, restent insatisfaites.

La rentrée scolaire 2026 s’annonce donc marquée par une divergence de positions au sein du mouvement syndical. Son démarrage effectif dépendra désormais du respect des engagements pris par le gouvernement et de la capacité des différentes organisations à s’accorder sur la conduite à tenir.

Par Marius Bopenga
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30 août 2026
À la UnePolitique

Ensemble pour la République : Moïse Katumbi et Olivier Kamitatu dissipent les tensions

by admin9775 30 août 2026

Le président d’Ensemble pour la République, Moïse Katumbi, et son directeur de cabinet, Olivier Kamitatu, se sont rencontrés ce samedi, mettant ainsi fin à plusieurs jours de tensions au sein de l’entourage du leader politique.

À l’issue de leur entretien, le parti a voulu afficher une image d’unité avec un message sans ambiguïté : « La maison Ensemble demeure Ensemble ».

Cette déclaration traduit la volonté des deux responsables de tourner la page des divergences apparues ces derniers jours et de préserver la cohésion au sein de la formation politique.

Selon des sources proches du parti, la rencontre aurait permis de rétablir le dialogue entre Moïse Katumbi et Olivier Kamitatu et de ramener le calme dans les instances dirigeantes d’Ensemble pour la République.

Cette séquence intervient alors que l’opposition congolaise est engagée dans un contexte politique particulièrement tendu, marqué notamment par les débats autour du dialogue national annoncé par le président Félix Tshisekedi.

Avec cette rencontre, la direction d’Ensemble entend donc afficher son unité et rappeler que, malgré les divergences internes, la cohésion du parti reste une priorité.

Par Pascal Kabeya
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30 août 2026
À la UneAfrique

Niger : une mutinerie secoue Niamey, le pouvoir affirme avoir repris le contrôle de la situation

by admin9775 30 août 2026

Une nuit de violents affrontements a secoué Niamey entre vendredi 28 et samedi 29 août 2026. Des tirs à l’arme légère et lourde ont été entendus autour de l’aéroport international Diori Hamani, de la base aérienne 101 et jusque dans les environs du palais présidentiel. Les autorités nigériennes affirment avoir affaire à une mutinerie menée par des militaires, et non à une attaque terroriste.

La capitale nigérienne a vécu plusieurs heures de forte tension. Les premiers tirs ont été signalés au cours de la nuit autour de la base aérienne 101, située à proximité immédiate de l’aéroport international Diori Hamani. Les affrontements se sont ensuite étendus à d’autres secteurs stratégiques de Niamey, notamment aux abords du palais présidentiel.

Selon les autorités, des militaires insurgés auraient pris le contrôle de certaines positions et retenu des soldats dans la base 101 avant d’ouvrir le feu sur plusieurs sites sensibles.

Dans un communiqué, le régime du général Abdourahamane Tiani a indiqué que les forces loyalistes étaient mobilisées et qu’elles reprenaient progressivement le contrôle de la situation. Dans la soirée, des sources citées par RFI ont rapporté que certains mutins avaient accepté de déposer les armes, tandis que d’autres avaient été neutralisés lors d’une intervention des forces restées fidèles au pouvoir.

La garde présidentielle aurait notamment repris le contrôle de la base 101, mettant fin à plusieurs heures d’affrontements.

Le palais présidentiel également sous tension

La proximité des combats avec le palais présidentiel constitue l’un des éléments les plus préoccupants de cette crise.

Selon des sources sécuritaires, des militaires insurgés auraient tenté de progresser vers le secteur de la présidence. Des véhicules blindés ont été déployés pour sécuriser les accès au palais, tandis que des tirs ont été entendus dans le quartier administratif.

La télévision nationale a également connu une interruption temporaire de ses programmes samedi matin, alimentant les spéculations sur la situation au sein du pouvoir.

Face aux nombreuses rumeurs circulant sur les réseaux sociaux, les autorités ont appelé la population à garder son calme et à ne pas relayer d’informations non vérifiées.

Une mutinerie plutôt qu’une attaque jihadiste ?

La nature exacte des événements a toutefois suscité plusieurs interrogations.

L’aéroport de Niamey ayant déjà été la cible de deux attaques jihadistes cette année, l’hypothèse d’une nouvelle opération terroriste a rapidement émergé. Mais plusieurs sources sécuritaires citées par RFI privilégient plutôt la piste d’une insurrection interne impliquant des militaires.

Le journaliste et militant nigérien Hamid Amadou Djade a également écarté publiquement la thèse d’une attaque terroriste. Selon son récit, de jeunes militaires auraient pris l’initiative du mouvement, avec notamment l’utilisation de mortiers et d’armes lourdes dans différents secteurs de la capitale.

Des éléments venus de régions particulièrement touchées par les attaques jihadistes, notamment Dosso et Tillabéri, figureraient parmi les militaires impliqués, selon plusieurs sources.

À ce stade, aucune information officielle ne permet cependant d’établir avec certitude l’ensemble des circonstances du soulèvement.

Niamey accuse des forces extérieures

Dans ce contexte tendu, les autorités nigériennes ont également évoqué l’hypothèse d’une implication étrangère dans cette tentative de déstabilisation.

Le Niger accuse notamment la France d’avoir cherché à provoquer une crise afin de récupérer une influence perdue dans le Sahel. L’ambassadeur de Russie au Niger a, de son côté, estimé que la tentative de coup de force pouvait avoir été coordonnée avec l’appui de forces extérieures, évoquant lui aussi le rôle possible de Paris.

Ces accusations n’ont toutefois pas été étayées, à ce stade, par des éléments permettant d’établir publiquement une implication française.

Une crise qui fragilise davantage la junte

Cette mutinerie constitue une nouvelle épreuve pour le régime d’Abdourahamane Tiani, arrivé au pouvoir à la suite du coup d’État de juillet 2023 contre le président Mohamed Bazoum.

Elle intervient alors que le Niger, comme le Burkina Faso et le Mali, fait face à une importante pression sécuritaire liée aux groupes jihadistes opérant dans le Sahel.

Dans la soirée du samedi 29 août, les autorités ont affirmé que la situation était progressivement revenue sous contrôle et que l’aéroport fonctionnait normalement.

Aucun bilan officiel des affrontements n’a encore été communiqué. Les prochaines heures devraient permettre de déterminer l’ampleur exacte du mouvement, le nombre de militaires impliqués et surtout les circonstances ayant conduit à cette spectaculaire confrontation au cœur de la capitale nigérienne.

Par Marius Bopenga
CONGO PUB Online

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30 août 2026
À la UneEconomie

RDC : présentation d’une note sur la mise en service du portail d’informations commerciales

by admin9775 30 août 2026

Une note d’information portant sur la mise en service du portail d’informations commerciales en République démocratique du Congo, a été présentée vendredi au Conseil des ministres, par le ministre du Commerce extérieur, pour permettre aux investisseurs d’accéder aux exigences des opérations d’importation, selon le compte rendu consulté samedi par l’ACP.

« Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, a présenté une note d’information à deux volets, le premier concernait la mise en service du Portail d’Informations Commerciales de la RDC, qui a pour objectif principal, de permettre aux opérateurs économiques et aux investisseurs d’accéder d’une manière structurée aux principales exigences liées aux opérations d’importation, d’exportation et de transit des marchandises et des services », a-t-on lu dans le communique du ministère du Commerce extérieur.

Selon la source, le ministre du Commerce extérieur a indiqué que le deuxième volet a porté sur la mise en œuvre de l’agenda 2063 de l’Union Africaine et l’installation du Bureau-Pays de l’Agence de développement de l’Union Africaine-Nouveau partenariat pour le Développement de l’Afrique- AUDA-NEPAD en RDC.

« L’implantation du bureau de l’AUDA-NEPAD offre à la République démocratique du Congo plusieurs avantages stratégiques, économiques et techniques majeurs, dont la facilitation de l’accès aux financements internationaux, auprès de la Banque africaine de développement (BAD) et des bailleurs mondiaux, mais aussi l’attraction d’investisseurs privés internationaux grâce aux garanties institutionnelles de l’Union Africaine », a rapporté le document.

Le Portail d’Informations Commerciales (PIC) est une plateforme numérique conçue pour centraliser et diffuser les règles, procédures, documents, frais et réglementations liés à l’importation, à l’exportation et au transit des marchandises.

En RDC, le prototype de ce portail a été validé par des experts nationaux et de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) afin de fluidifier les échanges et d’aider les investisseurs. Sa première phase intègre 14 produits stratégiques (comme le cobalt, le café ou les poissons congelés). ACP/

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