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À la Une

À la UnePolitique

Floribert Anzulini Isiloketshi : parcours d’un nouveau ministre engagé pour l’intégration régionale

by admin9775 9 août 2025
written by admin9775

Le Président Félix-Antoine Tshisekedi a choisi Floribert Anzulini Isiloketshi pour diriger le ministère de l’Intégration régionale dans le Gouvernement Suminwa II. Ce banquier expérimenté et militant de longue date pour la démocratie incarne le profil idéal pour renforcer la position de la RDC sur la scène africaine et internationale.

Un parcours marqué par l’exil et l’engagement

Né à Kinshasa en 1983, Floribert connaît très tôt l’exil en Belgique en 1991, fuyant l’instabilité politique. Séparé de ses parents à 8 ans, cette épreuve forge son caractère et sa conscience politique. Après des études en sciences politiques à l’Université de Montréal, il retourne au Congo en 2006, déterminé à contribuer au développement de son pays.

Expertise bancaire et conscience citoyenne

Pendant dix ans, il occupe des postes de direction dans des institutions bancaires majeures :

  • STANDARD BANK (Afrique du Sud)
  • ECOBANK (groupe panafricain)
    Devenu le plus jeune Directeur des Risques du secteur bancaire congolais, il y acquiert une expertise pointue tout en prenant conscience des dérives du système.

Militantisme et exil politique

En 2015, inspiré par les mouvements « Y’en a marre » (Sénégal) et « Balai citoyen » (Burkina Faso), il cofonde Filimbi, mouvement citoyen visant à renforcer la participation politique des jeunes. La répression du régime le force à un second exil de cinq ans, durant lequel il continue son combat depuis l’étranger, organisant notamment :

  • La rencontre de Gorée (2015) qui donne naissance au Front Citoyen 2016
  • La conférence de Chantilly (2017) sur les alternatives politiques

Retour au pays et nouvelles responsabilités

De retour en RDC depuis 2020, Floribert multiplie les initiatives :

  • Création du premier cabinet d’Intelligence Economique NYFALM & Associés
  • Entrepreneuriat dans les secteurs immobilier et médical
  • Conseiller pour l’ONG américaine The Sentry contre la corruption

Une nomination stratégique

Le choix du Président Tshisekedi s’avère judicieux à plusieurs titres :

  1. Expertise économique et financière acquise dans le secteur bancaire
  2. Réseau panafricain développé à travers son militantisme
  3. Parfaite connaissance des enjeux régionaux
  4. Engagement prouvé pour la bonne gouvernance

« Floribert incarne cette nouvelle génération de cadres compétents et intègres dont notre pays a besoin pour son intégration régionale », a déclaré un proche collaborateur du Président.

Ce technocrate engagé aura pour mission de renforcer les liens économiques et politiques de la RDC avec ses voisins, tout en promouvant les valeurs de solidarité et de bonne gouvernance. Son parcours atypique, mêlant expertise technique et engagement citoyen, fait de lui un acteur clé pour la nouvelle orientation diplomatique et économique du pays.

Par Marius Bopenga
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9 août 2025 0 comments
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À la UneMonde

Donald Trump annonce une rencontre avec Vladimir Poutine le 15 août en Alaska

by admin9775 9 août 2025
written by admin9775

Donald Trump a annoncé, vendredi 8 août sur son réseau Truth Social, que sa « rencontre très attendue » avec son homologue russe Vladimir Poutine aurait lieu vendredi 15 août dans l’État américain de l’Alaska (nord-ouest). Moscou confirme la tenue de ce sommet destiné à discuter d’un règlement de la guerre en Ukraine et qui comprendra, selon le président américain, des concessions territoriales.

Le président américain, qui a promis à maintes reprises de mettre fin à la guerre en Ukraine, a plusieurs fois parlé au téléphone avec le président russe ces derniers mois, mais ne l’a pas revu en personne depuis son retour à la Maison Blanche en janvier 2025.

Plutôt qu’en terrain neutre, la rencontre aura lieu dans le vaste et sauvage État de l’Alaska, dans l’extrême nord-ouest du continent américain et près de la Russie, un territoire que cette dernière avait cédé à l’Amérique au XIXe siècle. Le Kremlin a confirmé cette rencontre à venir le samedi 15 août et a qualifié ce choix de l’Alaska d’« assez logique ». « La Russie et les États-Unis sont des voisins proches, avec une frontière commune », a expliqué le conseiller diplomatique du Kremlin, Iouri Ouchakov, cité par les agences russes.

Trump annonce « des échanges de territoires au bénéfice de chacun »

Le rendez-vous prévu en Alaska sera le premier premier tête-à-tête entre les deux dirigeants depuis juin 2019 au Japon, un an après un sommet à Helsinki où Donald Trump avait eu un ton résolument conciliant avec l’homme fort du Kremlin. Vladimir Poutine n’a plus foulé le sol américain depuis 2015, sous la présidence de Barack Obama.

Cette rencontre très attendue se déroulera donc sans le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui ne cesse pourtant d’exiger d’avoir voix au chapitre. Le locataire de la Maison Blanche, interrogé plus tôt vendredi pour savoir si l’Ukraine devra faire des concessions territoriales, a répondu qu’« il y aurait des échanges de territoires au bénéfice de chacun », sans donner de détail.

« On parle d’un territoire sur lequel les combats font rage depuis plus de trois ans et demi (…) c’est compliqué, c’est vraiment pas facile, mais nous allons en récupérer une partie », a-t-il ajouté à la Maison Blanche, aux côtés des dirigeants azerbaïdjanais et arménien, qui venaient de signer un accord de paix.

Moscou réclame que l’Ukraine lui cède quatre régions partiellement occupées (Donetsk, Lougansk, Zaporijjia et Kherson), en plus de la Crimée annexée en 2014, et qu’elle renonce aux livraisons d’armes occidentales et à toute adhésion à l’Otan. Des exigences inacceptables pour Kiev, qui veut le retrait des troupes russes de son territoire et des garanties de sécurité occidentales, dont la poursuite des livraisons d’armes et le déploiement d’un contingent européen, ce à quoi s’oppose la Russie.

Parlant de la rencontre avec le président russe, « cela aurait pu se faire plus tôt, mais je suppose qu’il y a malheureusement des mesures de sécurité à prendre », a dit le président Trump. Ces développements surviennent alors que le président américain avait lancé un ultimatum à la Russie la semaine dernière, qui a expiré vendredi, pour faire avancer les négociations avec Kiev, sous peine de nouvelles sanctions américaines.

La visite de Witkoff à Moscou a accéléré les tractations

L’offensive russe à grande échelle contre l’Ukraine, déclenchée en février 2022, a fait a minima des dizaines de milliers de morts dans les deux pays et causé d’immenses destructions. Après plus de trois ans de combats, les positions ukrainienne et russe sont toujours irréconciliables. La Russie est accusée de bloquer les pourparlers en maintenant des demandes maximalistes, à un moment où ses forces ont l’avantage sur le front et continuent d’y gagner du terrain.

Le dernier cycle de négociations directes entre les deux belligérants, à Istanbul en juillet, n’avait débouché que sur un nouvel échange de prisonniers et de dépouilles de soldats. Pour tenter de faire avancer les choses, l’émissaire américain Steve Witkoff a été reçu cette semaine au Kremlin par Vladimir Poutine, ce qui a permis une accélération au plan diplomatique marquée par l’annonce jeudi par Moscou d’un « accord de principe » pour un prochain sommet entre les dirigeants américain et russe.

Ces derniers temps, Donald Trump s’était dit à plusieurs reprises « très déçu » par son homologue russe du fait de l’absence d’avancées dans les négociations entre Kiev et Moscou. Sur le terrain, l’armée russe poursuit ses attaques aériennes meurtrières sur l’Ukraine et ses assauts sur le front, où ses soldats sont plus nombreux et mieux équipés. L’Ukraine demande, de concert avec ses alliés européens, un cessez-le-feu de 30 jours, auquel se refusent les Russes.

RFI

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9 août 2025 0 comments
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À la UneMonde

États-Unis – Afrique : après le « Travel Ban », Donald Trump impose des cautions de 15 000 dollars aux détenteurs de visas

by admin9775 8 août 2025
written by admin9775

À compter du 20 août prochain, les Malawites et Zimbabwéens souhaitant se rendre aux États-Unis pour y faire du tourisme ou des affaires devront s’acquitter d’une caution de 15 000 dollars – en plus des sommes déboursées pour le paiement du visa – , qui leur sera restituée à l’issue de leur séjour, s’ils respectent la durée initialement fixée. D’autres pays du continent devraient bientôt suivre.

Une énième mesure discriminatoire de l’administration Trump ciblant l’Afrique qui s’inscrit dans un « projet pilote » d’une durée d’un an, visant à « lutter contre les dépassements de séjour », argument récurrent de Washington pour justifier ses mesures restrictives. Les voyageurs devront forcément passer par les aéroports de Boston‑Logan, New York‑JFK et Washington‑Dulles, seuls retenus pour « assurer le suivi des dossiers ».

Le Département d’État affirme que ce programme concernera les pays présentant un « fort taux de dépassement de visa » ou « des systèmes de vérification jugés insuffisants ». L’évaluation de chaque dossier se fera « au cas par cas » et, précise l’administration, à la discrétion des agents consulaires.

« Cette mesure ciblée et pleine de bon sens renforce l’engagement de l’administration envers la loi américaine sur l’immigration tout en dissuadant les dépassements de durée de séjour », s’est félicitée la porte-parole du Département d’État, Tammy Bruce.

Cette décision intervient après la promulgation de la liste des pays concernés par le « travel ban », en juin dernier. Plus récemment, Washington a annoncé la suspension des visas accordés aux Nigériens, puis aux Burundais. Mais au-delà, elle s’inscrit dans la lignée de la politique migratoire particulièrement répressive mise en place par le milliardaire américain, lors de son premier mandat et plus encore depuis qu’il a repris ses quartiers à la Maison-Blanche.

Le choix du Malawi et de la Zambie interroge cependant. Ces deux pays d’Afrique australe, pauvres et enclavés, entretiennent en effet des relations diplomatiques stables avec les États-Unis. L’imposition d’une caution si élevée – l’équivalent de plusieurs années de salaire pour un citoyen moyen – entravera drastiquement la mobilité, notamment pour les étudiants, les chefs d’entreprises et les chercheurs. En exigeant une somme que très peu peuvent se permettre de payer, l’administration fait un choix clair : réserver la mobilité internationale à une élite privilégiée.

Sans surprise, les critiques n’ont pas tardé. La commission de l’Union africaine y voit une décision discriminatoire, tout en se disant « préoccupée par l’impact négatif potentiel de telles mesures […] sur les relations diplomatiques soigneusement entretenues depuis des décennies ». Nombre de spécialistes de questions migratoires et d’ONG de défense des droits humains dénoncent une stratégie de dissuasion, qui rend le processus légal d’entrée aux États-Unis quasi inaccessible.

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À la UneEconomie

Nouvelle équipe dirigeante à la Banque centrale du Congo : le gouverneur Wameso nomme son cabinet

by admin9775 8 août 2025
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André Wameso NkuaLoloki, récemment nommé à la tête de la Banque centrale du Congo (BCC), a officialisé ce mercredi la composition de son cabinet dirigeant. Cette décision, prise conformément aux dispositions légales en vigueur, marque le premier acte important du nouveau gouverneur depuis sa prise de fonction.

La nomination des membres du cabinet s’appuie sur des bases juridiques solides, notamment la Loi organique n° 18/027 du 13 décembre 2018 relative à l’organisation et au fonctionnement de la BCC, ainsi que l’Ordonnance n° 25/239 du 19 juillet 2025 portant nomination du gouverneur. Ces textes confèrent au numéro un de l’institut d’émission les prérogatives nécessaires pour former son équipe de travail.

Ces nominations s’appuient sur :

  1. La Loi organique n° 18/027 du 13 décembre 2018 régissant l’organisation et le fonctionnement de la BCC
  2. L’Ordonnance n° 25/239 du 19 juillet 2025 portant nomination du gouverneur

Une équipe tripartite expérimentée

Le nouveau dispositif organisationnel comprend :

  • Eluhu Djamba Tambwe comme directeur de cabinet
  • Jody Ngongo Ngoy comme directeur de cabinet adjoint chargé des questions économiques, monétaires et de politique financière
  • Gogo Tshipeta Wunga comme directeur de cabinet adjoint en charge du suivi de la transformation institutionnelle et de la gouvernance interne

Ces nominations, qui prennent effet immédiatement, annulent et remplacent toutes les dispositions antérieures qui pourraient leur être contraires. Elles témoignent de la volonté du nouveau gouverneur de donner une impulsion renouvelée à la Banque centrale dans un contexte économique national et international particulièrement exigeant.

Cette restructuration de la haute direction intervient à un moment charnière pour la politique monétaire congolaise. Les marchés et observateurs économiques scrutent avec attention ces premiers mouvements, qui laissent entrevoir la ligne directrice que compte adopter le gouverneur Wameso pour piloter l’institution financière dans les mois à venir. La composition de cette équipe resserrée mais couvrant l’ensemble des domaines stratégiques suggère une approche pragmatique et déterminée des défis économiques actuels.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Procès historique de Joseph Kabila : la Haute Cour militaire reporte les plaidoiries au 21 août 2025

by admin9775 8 août 2025
written by admin9775

La Haute Cour militaire a décidé ce jeudi 7 août 2025 de reporter au 21 août prochain l’audience des plaidoiries dans le cadre du procès historique de l’ancien président Joseph Kabila. Cette décision intervient après l’examen minutieux de plusieurs éléments de preuve qui ont marqué cette troisième audience.

Au cœur des débats, une interview accordée par l’ancien chef de l’État à RFI a été lue à la barre par la greffière principale. Dans cette déclaration médiatique, Joseph Kabila aurait reconnu collaborer avec le mouvement AFC/M23, présenté comme « une voie pour la reconquête du pouvoir » après six ans de « repos » suivant sa passation de pouvoir. Ce témoignage audio constitue une pièce maîtresse du dossier d’accusation.

L’audience a également été marquée par la projection d’images montrant l’ancien président aux côtés de Corneille Nangaa, coordonnateur du mouvement rebelle. Le lieutenant général Likulia, chef du parquet général militaire, a commenté ces photos en soulignant que « le subordonné se met toujours à gauche et le responsable à droite », insinuant ainsi le rôle dirigeant de Kabila dans cette organisation.

Un autre élément explosif a été versé au dossier : une interview de l’ancien ministre de la Défense Ngoy Mukena affirmant avoir reçu pour mission de créer une fausse identité congolaise pour Joseph Kabila. Les avocats de la République ont approfondi cette piste en révélant que la signature « HK » utilisée par l’accusé correspondrait aux initiales de « Hyppolite Kanambe », jetant ainsi le doute sur l’identité officielle de l’ancien président.

Comme lors des audiences précédentes, Joseph Kabila et son équipe d’avocats ont une nouvelle fois brillé par leur absence, un fait qui n’a pas manqué d’alimenter les commentaires dans l’opinion publique.

Du côté du mouvement AFC/M23, la réaction a été vive. Freddy Kaniki, coordonnateur adjoint, a dénoncé ce procès comme « un recul dans les négociations de Doha » et une preuve de « mauvaise foi » de la part des autorités de Kinshasa, alors que les discussions de paix prévoyaient selon lui la libération des personnes soupçonnées de liens avec le mouvement rebelle.

La partie civile, représentée par Maître Richard Bondo, a annoncé son intention de verser au dossier des pièces supplémentaires pour étayer ses arguments en vue d’obtenir réparation. Ces nouveaux éléments pourraient concerner aussi bien la question de l’identité que les charges principales retenues contre l’ancien président : trahison, participation à un mouvement insurrectionnel, complot et apologie du terrorisme.

La prochaine audience du 21 août s’annonce donc comme un moment crucial de ce procès hors norme, où les différentes parties présenteront leurs plaidoiries finales. Ce rendez-vous judiciaire, qui fait suite à une décision du Sénat congolais, continue de polariser profondément la société congolaise et pose des questions fondamentales sur la justice transitionnelle et les équilibres politiques en République Démocratique du Congo.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSport

Victoria Mboko, la pépite congolaise-canadienne qui éblouit le tennis mondial

by admin9775 8 août 2025
written by admin9775

Dans un exploit retentissant qui a marqué le tournoi National Bank Open à Montréal, Victoria Mboko, 18 ans, a créé la sensation en battant la numéro 2 mondiale Coco Gauff. Cette victoire historique propulse la jeune joueuse d’origine congolaise au rang des plus grandes révélations du tennis féminin cette année.

Cette performance exceptionnelle place Mboko parmi les joueuses les plus prometteuses du circuit. Elle devient ainsi la deuxième Canadienne depuis 1970 à atteindre les demi-finales de ce prestigieux tournoi, suivant les traces de Bianca Andreescu, finaliste en 2019. Plus impressionnant encore, elle établit un nouveau record en devenant la plus jeune joueuse canadienne de l’ère professionnelle à parvenir à ce stade de la compétition.

La progression de Mboko est tout simplement vertigineuse. Début 2024, elle occupait la 333e place mondiale. Sa victoire contre Gauff et son parcours à Montréal devraient lui permettre d’intégrer le top 50 lors de la prochaine mise à jour du classement WTA, un bond spectaculaire qui témoigne de son talent exceptionnel.

Cette performance pourrait également lui ouvrir les portes du tournoi de Cincinnati, dont le tableau principal débute jeudi, le même jour que la finale à Montréal. Une occasion supplémentaire pour la jeune prodige de confirmer son immense potentiel.

Fille de parents congolais immigrés au Canada, Victoria Mboko représente l’émergence d’une nouvelle génération de talents issus de la diaspora africaine. Son jeu alliant puissance physique et intelligence tactique, combiné à un mental d’acier, fait d’elle une joueuse complète et redoutable.

Cette victoire historique dépasse le simple cadre sportif. Elle symbolise l’ouverture du tennis mondial à de nouvelles représentations et pourrait inspirer toute une génération de jeunes joueuses en Afrique et dans la diaspora. Son parcours démontre que les barrières peuvent être franchies avec talent, travail et détermination.

Alors que tous les regards sont désormais tournés vers sa demi-finale à Montréal, les spécialistes s’interrogent déjà sur son potentiel pour les prochains tournois du Grand Chelem. Une chose est certaine : Victoria Mboko a marqué de son empreinte l’histoire du tennis canadien et international, et son avenir s’annonce plus prometteur que jamais. Cette performance pourrait bien n’être que le début d’une carrière exceptionnelle.

Par Marius Bopenga
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À la UneMonde

L’armée israélienne va «prendre le contrôle» de la ville de Gaza annonce le cabinet de sécurité israélien

by admin9775 8 août 2025
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Le cabinet de sécurité israélien a approuvé dans la nuit du 7 au 8 août le plan de sécurité présenté par le Premier ministre Benyamin Netanyahu pour « vaincre » le Hamas dans la bande de Gaza. C’est ce qu’indique un communiqué du Premier ministre israélien.

Selon le plan, approuvé par le cabinet israélien dans la nuit du 7 au 8 août, l’armée israélienne « se prépare à prendre le contrôle de la ville de Gaza tout en distribuant une aide humanitaire à la population civile en dehors des zones de combat », indique ce communiqué, cité par l’AFP.

« Le cabinet de sécurité, par un vote à la majorité, a adopté cinq principes pour conclure la guerre : le désarmement du Hamas, le retour de tous les otages, vivants et morts, la démilitarisation de la bande de Gaza, le contrôle sécuritaire israélien dans la bande de Gaza, l’établissement d’une administration civile alternative qui ne soit ni le Hamas, ni l’Autorité palestinienne », ajoute le texte.

« Une majorité décisive des ministres du cabinet a par ailleurs estimé qu’un plan alternatif », soumis à l’examen des ministres, « ne permettrait ni de vaincre le Hamas ni de récupérer les otages », précise le communiqué, sans donner plus de détails.

« Intérêts personnels »

« Les plans de Netanyahu (…) confirment sans l’ombre d’un doute son désir de se débarrasser des otages et de les sacrifier dans la poursuite de ses intérêts personnels et de son agenda idéologique extrémiste », avait affirmé, hier, jeudi 7 août, le Hamas, qui détient toujours 49 otages, dont 27 sont présumés morts.

Dénonçant « un revirement flagrant du processus de négociation (…) malgré la proximité d’un accord final », le Hamas assure que « toute escalade (…) ne sera pas une promenade de santé et aura un coût élevé et douloureux » pour Israël.

Des premières réactions antiguerre en Israël

À Tel Aviv, devant le siège local du Likoud, le parti d’extrême droite du Premier ministre Benyamin Netanyahu, des manifestants s’étaient donnés rendez-vous pour dénoncer les décisions militaires de leurs dirigeants. C’est le cas d’Iris, qui a participé au rassemblement : « C’est vraiment difficile d’admettre que quelqu’un qui a grandi ici, à nos côtés, est prêt à sacrifier chacun d’entre nous pour rester au pouvoir. En ce qui le concerne… nous pouvons tous aller en enfer », glisse-t-elle, interrogée par notre envoyé spécial à Tel Aviv, Nicolas Falez.

Les manifestants jugent que ce nouveau virage dans la guerre met en danger la vie des otages. Une peur doublée de celle de voir de nouveaux soldats israéliens tomber dans les futures opérations. « J’ai 18 ans, je dois aller à l’armée bientôt et j’ai peur… j’ai super peur. Je ne veux pas y aller parce que putain, c’est effrayant », glisse un jeune homme présent devant le siège du Likoud.

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Si le camp antiguerre reste minoritaire au sein de l’État hébreu, certains n’hésitent pas, comme Yossi, un manifestant, à évoquer également le sort des « innocents de Gaza », ou à brandir, chose nouvelle dans l’espace public israélien, des pancartes dénonçant un génocide en cours dans la bande de Gaza.

Un quotidien sous les bombes

Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha), 86,3% du territoire est militarisé par Israël et soumis à des ordres d’évacuation. Les zones non occupées sont aussi les plus peuplées: les villes de Khan Younès et Gaza, les camps de réfugiés de Deir-el-Balah, dans le centre du territoire.

L’ONU a d’ailleurs immédiatement condamné l’annonce israélienne. Le plan du gouvernement israélien « visant à une prise de contrôle militaire complète de la bande de Gaza occupée doit être immédiatement stoppé », a déclaré le Haut-Commissaire aux droits de l’homme Volker Türk dans un communiqué. L’opération militaire prévue « va à l’encontre de la décision de la Cour internationale de Justice selon laquelle Israël doit mettre fin à son occupation dès que possible », accuse Volker Türk, qui estime que cette nouvelle escalade de la guerre entraînera « plus de meurtres, plus de souffrances insoutenables, des destructions insensées et des crimes atroces. »

Quelque 2,4 millions de Palestiniens vivent au quotidien sous les bombes dans cet étroit territoire qui longe la Méditerranée. Les représailles israéliennes y ont déjà fait 61 258 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

RFI

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8 août 2025 0 comments
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À la UnePolitique

L’absence de Martin Fayulu dans le gouvernement Suminwa II interroge

by admin9775 8 août 2025
written by admin9775

La publication de la composition du gouvernement Suminwa II dans la nuit du 11 au 12 juillet 2024 a confirmé une absence notable : celle de Martin Fayulu, pourtant pressenti pour incarner l’ouverture vers l’opposition souhaitée par le président Tshisekedi. Cette absence suscite des interrogations sur les dynamiques politiques en cours et révèle des fractures persistantes au sein de l’échiquier politique congolais.

L’homme est resté constant et conditionne son accompagnement à la gestion de Tshisekedi par un dialogue sincère, sa rencontre avait pour objectif de recommander à Félix Tshisekedi de consulter les prélats. Quant à la Primature, il a dit sans ambiguïté qu’il n’accepterait une telle offre qu’à l’issue d’un dialogue véritablement inclusif. Il est temps de mettre fin à cette diabolisation stérile. L’homme est resté constant et conditionne son accompagnement à la gestion de Tshisekedi par un dialogue sincère, tel que l’avait dit Prince EPENGE à la presse.

Un refus justifié par des principes ou un calcul politique ?

Prince Epenge, porte-parole de la coalition Lamuka/ADDCongo, a justifié cette absence par des motifs idéologiques : « On n’entre pas au gouvernement par peur, intimidation ou chantage. Tout rassemblement doit conduire au progrès, pas au blocage. » Selon lui, Fayulu aurait refusé par « patriotisme et conviction », estimant que participer à ce gouvernement reviendrait à légitimer une stratégie de « dialogue différé » qu’il juge dangereuse pour la stabilité du pays.

Cependant, une partie de l’opinion y voit plutôt un paradoxe. En effet, Fayulu avait initialement appelé ses partisans à boycotter les élections, avant de manifester, en dernière minute, une volonté de collaboration avec le pouvoir. Ce revirement aurait pénalisé certains de ses partisans, désormais exclus du jeu politique faute de candidatures déposées à temps.

Les conséquences financières et stratégiques pour Lamuka

L’absence au gouvernement prive le mouvement Lamuka d’un levier important :

  • Ressources financières : En Afrique, les postes gouvernementaux permettent souvent de renflouer les caisses des partis. Or, Lamuka dépend aujourd’hui majoritairement de financements externes.
  • Influence réformatrice : Certains partisans de Fayulu espéraient qu’en intégrant l’exécutif, il pourrait impulser des réformes structurelles « de l’intérieur », notamment sur la transparence électorale ou la gouvernance.

Un premier test pour la cohésion du gouvernement Suminwa

L’exclusion (ou l’auto-exclusion) de Fayulu pose question sur la réelle volonté d’inclusivité affichée par Tshisekedi. Si le président a réussi à attirer d’autres figures de l’opposition, comme Adolphe Muzito (Budget), l’absence du leader de Lamuka risque d’alimenter les critiques sur un dialogue national tronqué.

À suivre :

  • La réaction des partenaires internationaux, qui soutiennent généralement les gouvernements d’union large.
  • La capacité de Fayulu à maintenir la pression depuis l’extérieur du système.
  • Les premières décisions du Premier ministre Suminwa, qui devra prouver que son gouvernement peut fonctionner malgré cette polarisation persistante.

Si Prince Epenge présente ce refus comme un acte de résistance patriotique, d’y voir aussi un calcul politique erratique qui isole un peu plus Lamuka. Les prochaines semaines diront si cette absence affaiblit Fayulu… ou au contraire, en fait un recours incontournable pour toute sortie de crise.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Guillaume Ngefa Atondoko : Portrait du nouveau ministre de la Justice, un défenseur des droits humains aguerri

by admin9775 8 août 2025
written by admin9775

Le président de la République a procédé à un remaniement ministériel dans la nuit du 7 au 8 août 2025, marqué par la nomination surprise de Guillaume Ngefa Atondoko au poste de ministre de la Justice et Garde des Sceaux. Ce choix stratégique replace un militant historique des droits humains au cœur du système judiciaire congolais.

Un parcours marqué par l’engagement précoce
Né dans une famille engagée, Guillaume Ngefa Atondoko développe très jeune une conscience aiguë de la justice sociale. Dès ses études à l’Université de Kinshasa, il milite activement contre les discriminations ethniques, notamment envers les Pygmées, et fonde le Club des Africanistes, un mouvement étudiant progressiste.

Fondateur de l’ASADHO sous Mobutu
En 1986, dans un contexte politique répressif, ce juriste de formation crée l’Association Africaine de Défense des Droits de l’Homme (ASADHO), devenant l’une des premières voix indépendantes à documenter les violations des droits sous le régime mobutiste. Son organisation gagne rapidement en influence malgré les persécutions.

Un témoin clé des crises congolaises
Pendant les conflits des années 1996-1997, Ngefa produit un rapport explosif documentant :

  • Le massacre d’environ 200.000 réfugiés hutus
  • Des milliers de victimes congolaises
  • Des stratégies systématiques de nettoyage ethnique

Ce travail, basé sur des enquêtes de terrain rigoureuses, lui vaut des menaces des régimes successifs (Mobutu puis Kabila) et le force finalement à l’exil en 1997.

Carrière internationale aux Nations Unies
Après un master obtenu à l’étranger, il rejoint le système onusien où il occupe plusieurs postes stratégiques :

  • Chef de mission de la MINUSMA au Mali (jusqu’à son expulsion en 2023)
  • Participation à des initiatives internationales majeures
  • Collaboration avec des figures comme Desmond Tutu

Un profil atypique pour le ministère de la Justice
Sa nomination en août 2025 comme ministre de la Justice et Garde des Sceaux surprend par plusieurs aspects :

  1. Indépendance d’esprit : Toute sa carrière démontre une impartialité rare
  2. Réseau international : Solides connexions avec les instances des droits humains
  3. Expérience terrain : Connaissance intime des mécanismes de violence politique

Expertise internationale
Après un exil forcé en 1997, Ngefa a gravi les échelons au sein des Nations Unies, occupant notamment le poste de chef de mission de la MINUSMA au Mali jusqu’en 2023. Son parcours international lui a permis de tisser un réseau influent et d’acquérir une expertise reconnue en matière de justice transitionnelle et de protection des droits fondamentaux.

Un ministre aux défis multiples
Le nouveau ministre hérite d’un lourd dossier :

  • Réforme en profondeur du système judiciaire
  • Lutte contre l’impunité
  • Modernisation de l’appareil judiciaire
  • Restauration de la confiance des citoyens et des partenaires internationaux

Perspectives et attentes
Cette nomination intervient à un moment charnière pour la RDC, alors que le pays cherche à consolider ses institutions démocratiques. Les observateurs s’accordent à voir dans ce choix un signal fort en faveur d’une justice indépendante et professionnelle.

Le ministre Ngefa devra cependant naviguer avec prudence dans le paysage politique congolais, où les attentes sont immenses et les résistances au changement potentiellement importantes. Son expérience unique, combinant connaissance intime des réalités congolaises et expertise internationale, pourrait faire de lui l’homme de la situation pour engager les réformes attendues depuis longtemps.ier test sera la mise en œuvre concrète des réformes promises dans un environnement politique complexe.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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Les Léopards A’ renouent avec la victoire et relancent leurs espoirs au CHAN 2025

by admin9775 8 août 2025
written by admin9775

Dans un match capital pour leur parcours en CHAN 2025, les Léopards A’ de la RDC ont dominé la Zambie (2-0) ce jeudi 7 août au Nyayo National Stadium de Nairobi. Cette victoire, la première d’Otis Ngoma Kondi en phase finale de CHAN après cinq tentatives infructueuses, relance complètement les espoirs congolais dans la compétition.

Un match maîtrisé en seconde période
Après une première mi-temps équilibrée mais sans grand danger, les Congolais ont fait la différence après la pause :

  • 51′ : Ouverture du score par Ibrahim Matobo (FC Les Aigles du Congo) sur une déviation de Jephté Kitambala
  • 71′ : Doublé de Horso Mwaku (Cheminots de Lupopo) en contre-attaque après une passe décisive d’Oscar Kabwit

Une équipe transformée
Le sélectionneur Otis Ngoma avait opéré trois changements dans son onze de départ, alignant notamment Linda Mtange, Oscar Kabwit et Helton Kayembe. Ces ajustements ont porté leurs fruits :

  • Meilleur équilibre dans les positionnements
  • Supériorité dans les duels
  • Efficacité tactique accrue

Classement du Groupe A après cette 2e journée

  1. Kenya – 4 pts
  2. RDC – 3 pts
  3. Angola – 1 pt
  4. Zambie – 0 pt

Prochain rendez-vous
Les Léopards affronteront l’Angola le 14 août prochain dans ce qui s’annonce comme un match décisif pour la qualification. Une victoire contre les Palancas Negras pourrait ouvrir les portes des quarts de finale aux protégés d’Otis Ngoma.

Cette performance vient mettre un terme à une série de cinq matchs sans victoire en phase finale de CHAN et démontre la capacité de réaction de cette sélection congolaise. L’enjeu sera maintenant de confirmer cette amélioration face à l’Angola pour poursuivre l’aventure dans la compétition.

Par Marius Bopenga
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