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À la Une

À la UneNouvelles nécrologiques

Libye: Saïf al-Islam Kadhafi, fils de l’ancien dirigeant libyen, est mort

by admin9775 4 février 2026
written by admin9775

Saïf al-Islam Kadhafi, l’un des fils de l’ex-dirigeant Mouammar Kadhafi, longtemps vu comme son successeur potentiel et recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l’humanité, a été tué mardi 3 février, ont confirmé plusieurs sources à RFI. 

Photo non datée de Saïf al-Islam Kadhafi.
Photo non datée de Saïf al-Islam Kadhafi. © Entourage de Saïf al-Islam Kadhafi

La chaîne Libya al-Ahrar a affirmé que « des personnalités proches » de Saïf al-Islam Kadhafi ont fait part de son décès « sans (en) révéler les circonstances ». Son conseiller et représentant au comité du dialogue national, Abdullah Othman Abdurrahim, a indiqué qu’il était décédé dans une publication sur Facebook, sans autres précisions.

« Le docteur Saïf al-Islam est tombé en martyr », a de son côté déclaré son cousin, Hamid Kadhafi, par téléphone à la chaîne Libya al-Ahrar. 

Un commando de quatre personnes aurait perpétré l’assassinat, selon le conseiller de Saïf al-Islam Kadhafi

Selon plusieurs médias, Saïf al-Islam est mort au sud de la ville de Zintan, dans l’ouest de la Libye. L’homme de 53 ans était seul chez lui, quand il a succombé à des tirs de quatre hommes armés qui ont fait irruption à son domicile en prenant soin de désactiver les caméras de surveillance. Ils « ont pris d’assaut la résidence de Saïf al-Islam Kadhafi après avoir neutralisé les caméras de surveillance, puis l’ont exécuté », a écrit la chaîne Libya al-Ahrar sur X, citant les propos d’Abdullah Othman Abdurrahim rapportés par la chaîne. L’avocat de Saïf al-Islam a confirmé auprès de l’AFP qu’un « commando de quatre personnes » avait tué le fils de Mouammar Kadhafi à son domicile.

Certaines sources ont accusé la brigade 444 d’avoir perpétré cet assassinat. Cette brigade dirigée par Mahmoud Hamza a rapidement nié son implication dans l’assassinat. « Nous affirmons qu’il n’y a aucune force déployée à Zintan et nous nions l’existence d’une décision de poursuivre Saïf al-Islam Kadhafi », indique leur communiqué.

« Il ne sera pas enterré avant la fin de l’enquête »

Une photo de son corps allongé à l’arrière d’une Toyota circule sur les réseaux sociaux. Son conseiller politique affirme que sa dépouille a été transporté dans un hôpital privé à Zintan, et que quatre juges sont déjà arrivés dans la ville pour mener une enquête. « Il ne sera pas enterré avant la fin de l’enquête » affirme son conseiller.

Son avocat Abdallah Zaydi a déploré « l’assassinat lâche de Saïf al-Islam. Un crime odieux qui s’ajoute à la série de crimes commis contre le peuple libyen. »

Longtemps présenté comme le successeur potentiel de son père, Saïf al-Islam, 53 ans, s’était forgé une image de modéré et de réformateur. Une réputation qui s’est effondrée quand il a promis des bains de sang au début de la rébellion. Recherché par la CPI pour crimes contre l’humanité, il avait été arrêté dans le Sud libyen. Longtemps détenu à Zintan, il a été condamné à mort en 2015 à l’issue d’un procès expéditif avant de bénéficier d’une amnistie.

Une image de réformateur

Sous le régime de son père Mouammar Kadhafi, Saïf al-Islam s’était forgé une image de réformateur. Formé à Londres, il parlait couramment anglais et a joué le rôle de médiateur dans des missions diplomatiques sensibles, comme les négociations sur l’abandon des armes de destruction massive par la Libye.

Saïf al-Islam était devenu l’interlocuteur privilégié de l’Occident, appelant à l’adoption d’une constitution et au respect des droits de l’homme. Dans les années 2000, il avait contribué à la libération de prisonniers politiques, y compris islamistes, et lança un projet de réformes destiné à engager la Libye sur les rails de la démocratie, se heurtant toutefois à la vieille garde du régime – et a finalement échoué.

Mais au début de la rébellion contre le régime de son père en 2011, il promet «des bains de sang » et brise alors sa réputation de progressiste. Il est arrêté alors qu’il tentait de fuir, puis reste six ans en détention à Zintan, dans un isolement presque total. Il est condamné à mort en 2015 à l’issue d’un procès expéditif avant de bénéficier d’une amnistie.

Populaire auprès des nostalgiques du régime, il s’était présenté à la présidentielle libyenne de 2021. Sa candidature était controversée et contestée. Finalement il est disqualifié à cause de sa condamnation. Les disputes ensuite font effondrer le processus électoral et le vote n’a pas lieu. 

Un intellectuel contrarié

Marqué par la mort de son père et de son frère Moatassem en 2011, et par l’emprisonnement de deux autres de ses frères, Saïf al-Islam se méfiait de tous. Il sortait rarement, se promenant parfois seul aux abords du désert, toujours accompagné d’un livre — habitude qu’il avait acquise en prison.

En 2025, il avait rouvert des comptes officiels sur les réseaux sociaux, où il commentait l’actualité internationale et laissait transparaître son ambition persistante de se présenter à une future élection présidentielle.

Diplômé en économie et en architecture, Saïf al-Islam avait également développé une activité artistique, exposant ses peintures dans plusieurs pays, notamment à Paris.

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4 février 2026 0 comments
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À la UnePolitique

Le président Tshisekedi à Washington pour le National Prayer Breakfast, dans un contexte de convergence politique inhabituelle

by admin9775 4 février 2026
written by admin9775

Le président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, est arrivé ce mercredi dans la capitale américaine. Il participera, jeudi 5 février, à la 74ᵉ édition du National Prayer Breakfast, le traditionnel « petit-déjeuner de prière » américain, un événement à la confluence de la spiritualité, de la diplomatie informelle et du réseautage politique de haut niveau.

Cette invitation officielle place le chef de l’État congolais au cœur d’un rassemblement annuel qui réunit, sous le patronage de membres du Congrès américain, des responsables politiques, des leaders religieux, des économistes et des personnalités influentes de la société civile du monde entier. Ce forum est réputé pour faciliter des contacts discrets et des échanges en marge des canaux diplomatiques traditionnels.

Selon son entourage, le séjour du président Tshisekedi à Washington devrait être ponctué de rencontres bilatérales et d’échanges informels, profitant de la concentration exceptionnelle de décideurs internationaux. Ces interactions pourraient offrir une opportunité de discussions stratégiques sur la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC et sur les relations entre Kinshasa et ses partenaires internationaux, notamment américains.

Une présence croisée qui retient l’attention

Un élément notable de cette édition est la présence simultanée à Washington du principal leader de l’opposition congolaise, Martin Fayulu, arrivé dès le lundi 2 février pour le même événement. Cette convergence de calendrier, quoique relevant probablement de l’initiative indépendante de chacun, crée un fait politique singulier.

Elle illustre l’ouverture du National Prayer Breakfast à des acteurs aux profils variés, mais elle place également, dans un espace tiers et neutre, deux figures centrales et souvent antagonistes du paysage politique congolais. Bien qu’aucune rencontre formelle entre les deux hommes n’ait été annoncée, cette configuration suscite immanquablement des interrogations et des analyses quant à d’éventuels contacts ou signaux, même indirects, dans un contexte national marqué par des tensions politiques vives.

Un forum aux enjeux multiples

La participation du président Tshisekedi à ce forum répond à plusieurs logiques :

  1. Diplomatie de visibilité et de réseaux : Elle renforce sa stature sur la scène internationale et lui permet de cultiver son réseau d’influence au sein des cercles politiques et religieux américains, influents dans les prises de décision concernant l’Afrique.
  2. Contexte sécuritaire urgent : Elle intervient à un moment crucial, quelques jours après la signature à Doha du mandat de suivi du cessez-le-feu avec le M23. Le président pourrait saisir cette occasion pour plaider, auprès des décideurs américains, pour un soutien accru et une pression maintenue sur le Rwanda, dans le cadre des efforts de paix dans la région des Grands Lacs.
  3. Arrière-plan politique national : Cette présence à un événement aussi prestigieux, au même moment que son principal rival, peut également être perçue comme un élément de la politique intérieure. Elle vise à projeter une image de légitimité internationale et d’ancrage dans des réseaux globaux, contrastant avec les critiques de l’opposition sur la gestion des dossiers nationaux.

En somme, ce déplacement à Washington dépasse le cadre protocolaire d’un événement religieux. Il s’inscrit dans une géopolitique complexe, où la diplomatie informelle, les enjeux de sécurité régionale et les dynamiques de concurrence politique nationale se croisent de manière subtile, sous le regard attentif des partenaires internationaux de la RDC.

Par Marius Bopenga
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À la UneProvince

Violents combats à Minembwe entre les FARDC et la coalition rebelle AFC/M23, RED Tabara, Twirwaneho et Gumino

by admin9775 3 février 2026
written by admin9775

La localité de Minembwe, située dans les Hauts Plateaux du territoire de Fizi (Sud-Kivu), est secouée depuis plusieurs jours par de violents combats opposant les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par les Wazalendo, à une coalition regroupant les groupes armés Twirwaneho, AFC/M23, RED Tabara et Gumino.

Selon le porte-parole des opérations Sukola Sud au Sud-Kivu, le sous-lieutenant Mbuyi Reagan, l’armée combat depuis cinq jours pour reprendre le contrôle de Minembwe, considéré comme le fief des Twirwaneho et de leurs alliés.

« Les affrontements évoluent parfaitement entre nous, l’armée loyaliste, et les rebelles du M23-AFC soutenus par l’armée rwandaise, alliée aux groupes Twirwaneho, Gumino et RED Tabara. La destination finale est Minembwe. Une fois cette localité contournée, d’autres opérations supplémentaires pourront être organisées. L’ennemi est en perte d’effectifs. Nous avons infligé d’énormes pertes, comme hier où nous avons neutralisé plus de 35 combattants », a-t-il déclaré ce lundi 2 février à Radio Okapi.

Le sous-lieutenant Mbuyi Reagan a assuré que les FARDC veillent à la sécurité des populations civiles vivant dans les zones affectées par les affrontements :

« Face à ces pertes, ils larguent des bombes à l’aveuglette dans les agglomérations où se trouve la population civile. Mais nous, l’armée régulière, nous ne combattons pas dans les agglomérations, nous protégeons la population ».

Appel des notables

Face à cette situation, certains notables de Minembwe ont lancé un appel pressant aux jeunes de cette région afin qu’ils se désolidarisent de la rébellion et contribuent au retour de la paix dans la région.

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À la UneProvince

Bumba, au cœur de la RDC, reçoit la visite de la Première ministre : promesses de développement et réponses aux urgences

by admin9775 3 février 2026
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La Première ministre Judith Suminwa a effectué, ce lundi, une visite de terrain à Bumba, ville portuaire stratégique mais longtemps marginalisée sur les rives du fleuve Congo. Ce déplacement dans la province de la Mongala s’inscrit dans une série de visites de travail visant à incarner la présence de l’État et à annoncer des projets concrets.

Face à l’urgence : l’érosion menaçante et un port à relancer

Dès son arrivée, la cheffe du gouvernement s’est rendue sur les berges du fleuve pour constater l’ampleur « préoccupante » de l’érosion qui grignote la ville et menace directement les habitations et le bâtiment de l’administration territoriale. « Profondément touchée » par la situation, elle a instruit le lancement immédiat des travaux de protection antiérosive. Elle a également demandé au gouverneur d’identifier et d’indemniser les populations vivant dans les zones à risque pour permettre le démarrage des travaux.

Parallèlement, Mme Suminwa a plaidé pour la relance du port de Bumba, qualifié d’infrastructure « hautement stratégique ». Cette revitalisation est présentée comme un levier pour corriger la marginalisation économique de la région et en faire un pôle de développement intégré.

Des projets structurants annoncés : voirie et ponts

Après les villes de Lisala et Bongandanga, Bumba est la troisième étape de cette tournée à bénéficier d’annonces de projets d’infrastructure. La Première ministre a détaillé un plan comprenant la construction de voirie urbaine et la modernisation de six ponts dans la ville. Ces chantiers, entièrement financés par l’exécutif national, visent à améliorer la mobilité urbaine et le transport des marchandises. « Nous devons vous doter des infrastructures nécessaires pour moderniser la ville. C’est par le développement que le pays s’améliorera », a-t-elle déclaré à la population.

Rappel à l’ordre aux opérateurs télécoms et suivi social

Témoin des difficultés de connexion dans la province, Judith Suminwa a saisi l’occasion pour rappeler à l’ordre les opérateurs de téléphonie mobile. Elle leur a rappelé les instructions du président Félix Tshisekedi, données en Conseil des ministres, exigeant une amélioration significative de la qualité des services, conformément aux obligations légales.

La visite a également été l’occasion d’aborder des questions sociales sensibles, comme la paie des enseignants assurée par Caritas Congo, montrant une volonté de toucher aux préoccupations quotidiennes des citoyens.

Une communication d’action sur un terrain politisé

Cette visite à Bumba s’inscrit dans une stratégie de communication gouvernementale axée sur l’action et la proximité. En annonçant des projets à court terme (travaux antiérosifs) et en pointant des dysfonctionnements (télécoms), la Première ministre cherche à incarner un exécutif à l’écoute et actif, capable de transformer rapidement les promesses en réalisations tangibles.

Cependant, cet affichage intervient dans un contexte politique national tendu, marqué par le rejet par l’opposition de l’initiative de dialogue du président Tshisekedi. Les annonces de développement dans des provinces éloignées peuvent aussi être lues comme une volonté de renforcer l’ancrage territorial et la légitimité du pouvoir en place, en répondant à une demande historique de désenclavement et d’attention de la part des régions périphériques. Le défi sera maintenant la concrétisation et le suivi effectif de ces engagements dans les délais annoncés.

Par Pascal Kabeya
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À la UneProvince

Est de la RDC: les autorités appellent au calme après des attaques de drones sur l’aéroport de Kisangani

by admin9775 3 février 2026
written by admin9775

Dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), le gouvernement provincial de la Tshopo a accusé dans un communiqué l’AFC/M23 appuyé par le Rwanda d’avoir attaqué l’aéroport international de Bangoka, situé à 17 km du centre-ville de Kisangani. Selon les autorités locales, les attaques par drones kamikazes auraient eu lieu entre le samedi 31 janvier à partir de 5 heures et le dimanche 1er février à 2 heures. Les autorités locales appellent au calme.

Ces attaques de drones, qui seraient survenues entre samedi et dimanche, ont provoqué une vive tension aux alentours de l’aéroport, avant d’être déjouées par l’armée congolaise (FARDC) et ses partenaires. Le gouvernement provincial de la Tshopo, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC)  a rassuré la population de Kisangani ainsi que celle de toute la province de la Tshopo, et il indique que la situation est totalement sous contrôle. Les forces de défense et de sécurité appellent au calme.

La situation est sous contrôle, selon les autorités locales

Senold Tandia Akomboyo, ministre provincial et porte-parole du Gouvernement de la Tshopo invite la population à regagner leur domicile. « L’aéroport international de Bangboka a été la cible d’une attaque armée par des drones kamikazes. Huit drones ennemis ont été neutralisés et sans qu’aucun n’ait pu atteindre son objectif macabre, explique-t-il. Le gouvernement provincial de la Tshopo condamne avec la plus grande fermeté cette tentative terroriste et félicite chaleureusement les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) pour leur engagement sans relâche dans la défense de notre intégrité territoriale. Cette violation flagrante du droit international traduit pour la énième fois la volonté du Rwanda de torpiller l’accord de paix signé à Washington en toute contradiction avec ses engagements. » Contacté par RFI, le M23 n’a pas souhaité réagir. 

RFI

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À la UnePolitique

L’opposition congolaise dresse ses lignes rouges : Katumbi rejette le dialogue de Tshisekedi et pose ses conditions

by admin9775 3 février 2026
written by admin9775

L’initiative de dialogue national annoncée par le président Félix Tshisekedi se heurte à un refus frontal de la principale opposition structurée. Le parti Ensemble pour la République, dirigé par Moïse Katumbi, a clairement pris ses distances avec le processus envisagé par le pouvoir, lui préférant une médiation religieuse et fixant une série de préalables drastiques.

Dans un communiqué rendu public lundi, la formation d’opposition affirme son soutien exclusif à l’initiative conjointe de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et de l’Église du Christ au Congo (ECC). Elle crédite cette plateforme d’une « médiation morale » capable, selon elle, de restaurer la confiance entre acteurs politiques, contrairement à une démarche présidentielle qu’elle qualifie de « simulacre de dialogue ».

Un rejet sans ambages de l’initiative présidentielle

Le camp Katumbi fustige une approche qu’il estime biaisée et insuffisante. « Un dialogue national inclusif ne saurait être une concession du pouvoir ni une rencontre de convenance entre alliés politiques », peut-on lire dans le document. Pour l’opposition, toute concertation doit impérativement s’attaquer aux « causes profondes de la crise politique, sécuritaire, sociale et morale » du pays, une ambition qu’elle ne discerne pas dans le cadre proposé par le président Tshisekedi.

Le parti dénonce un processus dont la finalité et la neutralité ne seraient, à ses yeux, pas garanties, renvoyant l’exécutif à ses responsabilités en matière d’inclusivité et de crédibilité.

Des préalables non négociables : libérations et respect de la Constitution

Ensemble pour la République a listé des conditions sine qua non pour sa participation à tout dialogue crédible, présentées comme le « socle minimal de la confiance » :

  1. La libération immédiate de tous les prisonniers politiques et d’opinion.
  2. La fin des poursuites judiciaires perçues comme instrumentalisées à des fins politiques.
  3. La levée des restrictions arbitraires à la liberté de circulation des opposants.

Le parti en profite pour lancer un avertissement solennel sur le front constitutionnel, rappelant que le président Tshisekedi « exerce présentement son second et dernier mandat, qui s’achève en 2028 ». Toute tentative de prorogation ou de préparation en vue d’un troisième mandat serait jugée « inacceptable », a-t-il prévenu, dans un contexte où les rumeurs sur une éventuelle révision des textes agitent régulièrement la classe politique.

Une opposition qui se pose en gardienne des principes

Cette prise de position ferme dessine la stratégie de l’opposition à l’approche de la fin du mandat présidentiel. En rejetant le cadre proposé par le pouvoir et en exigeant la médiation des Églises – historiquement perçues comme des acteurs neutres lors des crises passées –, Moïse Katumbi cherche à se poser en défenseur d’un processus intègre, tout en évitant de légitimer une initiative qu’il estime contrôlée par le camp adverse.

Parallèlement, en saluant « l’engagement du président João Lourenço » et de l’Union africaine pour la paix dans les Grands Lacs, l’opposition maintient son ancrage dans les dynamiques régionales, sans pour autant relâcher la pression sur le front intérieur.

L’impasse politique se précise

Le refus catégorique d’Ensemble pour la République complique considérablement la perspective d’un dialogue national inclusif, un exercice pourtant présenté par beaucoup comme une nécessité pour apaiser le climat politique tendu en RDC. La balle est désormais dans le camp du président Tshisekedi : céder sur les préalables de l’opposition au risque d’apparaître affaibli, ou maintenir son cadre et risquer de voir le dialogue boycotté par sa principale rivale, l’exposant ainsi à des accusations de monologue.

Cette sortie publique confirme que la bataille pour le récit politique et la préparation de l’après-2028 est déjà pleinement engagée, sur fond de crise sécuritaire à l’Est et de défis socio-économiques majeurs.

Par Marius Bopenga
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À la UneMusique & Culture

Industrie musicale : comment sont rémunérés les artistes africains à l’heure du streaming

by admin9775 3 février 2026
written by admin9775

La transformation digitale dans la sphère musicale a progressivement pris le meilleur sur les modes traditionnels d’écoute. Depuis quelques années, le streaming est devenu un élément majeur de l’économie musicale africaine.

L’industrie musicale a connu une profonde mutation digitale qui a impacté toute sa chaîne de valeur. La musique enregistrée constitue désormais le principal mode d’écoute, dépassant largement les formats physiques (CD, vinyles, etc.) et les téléchargements payants, soit près de 70 %, indique le « Global Music Report 2025 » de la Fédération internationale de l’industrie phonographique, qui dresse l’état du marché mondial de la musique enregistrée.

Cette transformation a rebattu les cartes dans la redistribution des redevances — ou royalties — aux artistes dont les œuvres sont streamées. « La numérisation, loin d’être une simple évolution technologique, constitue une mutation profonde des paradigmes économiques établis, créant de nouvelles sources de revenus pour les artistes… », explique ainsi le Camerounais Davy Lessouga, expert en transformation digitale des industries culturelles et en économie de la musique.

L’Afrique subsaharienne a connu en 2024 une croissance des revenus de la musique enregistrée, affichant une progression de 22,6 % pour un record de 110 millions USD, soit environ cinq fois la croissance mondiale (4,8 %), précise le rapport. Dans cette nouvelle ère, la rentabilité de la création artistique interroge, alors que l’écosystème reste très concurrentiel et que la fracture numérique défavorise certaines couches.

La rémunération des artistes dépend d’un ensemble de variables économiques, contractuelles, géographiques et techniques qui expliquent pourquoi certains gagnent nettement plus que d’autres sur les plateformes de streaming. La définition des normes en fonction de la plateforme, du profil de ses utilisateurs, du modèle économique et du pays de l’auditeur offre un meilleur aperçu de la situation.

Le modèle de calcul des royalties

Le modèle de calcul des royalties influence la façon dont les plateformes de streaming répartissent les revenus. Selon le blog de l’agrégateur de musique numérique Deliver My Tune, il existe le modèle « pro rata » qui favorise les artistes très populaires en captant une part importante des écoutes totales, et le modèle « user-centric » où chaque abonnement est réparti uniquement entre les artistes écoutés par cet abonné, ce qui théoriquement, rémunère mieux les artistes « niches ».

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La répartition des revenus selon la zone géographique

La localisation géographique des streams détermine de façon significative les revenus, comme l’explique la même source. Les régions à forte capacité de dépense (États-Unis, Europe occidentale et Scandinavie) génèrent des abonnements plus chers et plus de recettes publicitaires, et par conséquent des payouts plus élevés, contrairement aux marchés africains où les abonnements sont moins chers et dominés par le streaming gratuit.

L’artiste africain n’est ainsi pas logé à la même enseigne que celui européen ou américain. Dans une interview accordée à CIO Mag, Davy Lessouga a affirmé qu’« au Sénégal, seul pays francophone d’Afrique subsaharienne à bénéficier de la monétisation YouTube, plus de 10 millions de vues ont généré à peine 971 € pour le vidéogramme du titre ‘’Coup du marteau’’ (chanson à succès de la CAN 2023, Ndlr.) » de l’artiste ivoiro-sénégalo-camerounais Tam Sir, soit seulement 697 000 FCFA. Ces revenus sont bien plus élevés dans d’autres régions.

Plus d’abonnements payants génèrent logiquement plus de revenus par stream que des écoutes gratuites ou publicitaires — très fréquentes dans une Afrique où la fracture numérique constitue déjà un frein. Le revenu par stream sur Spotify dans la majorité des pays du continent est ainsi trois à quatre fois plus faible qu’en Europe ou aux USA comme en témoignent les données ci-dessous.

Revenus estimés pour 1 000 000 de streams Spotify en 2024 – 2025 (Estimations indicatives)

Région / PaysRevenu pour 1 000 000 streams (USD)
USA (Amérique du Nord)3526 $
Europe (France, Allemagne, Royaume-Uni)3000 $ – 4700 $
Afrique (ex. Afrique du Sud)1568 $
Afrique (autres pays)800 $ – 1450 $

Source : Howtospotify.com

Le type d’abonnement

Le type d’abonnement de l’auditeur est aussi un facteur déterminant. D’après le site web de la plateforme éducative sur la musique Guitar & Music Institute (GMI), le modèle Premium des plateformes de streaming, payant, élimine les publicités et booste les revenus tandis que le modèle Freemium, qui est la version gratuite, privilégie les publicités mais pénalise les artistes. Les artistes ciblant un public majoritairement premium peuvent obtenir une rémunération plus importante par stream.

Les royalties des artistes africains en fonction des plateformes

Toutes les plateformes de streaming ne traitent pas les auteurs de la même manière. Selon les données publiées sur le marché nigérian (l’un des plus dynamiques du continent africain) par la plateforme de distribution de musique numérique Viral Playlists Digital, des écarts plus ou moins considérables existent dans les programmes.

La rémunération sur Spotify est basse mais constitue un standard, tandis qu’Apple Music rémunère trois fois plus que ce montant de base. Amazon Music génère deux fois plus de redevances qu’Apple Music, soit environ six fois plus de droits d’auteur que Spotify, mais est moins utilisé sur le continent africain.

Rémunération des artistes nigérians pour 1000 streams

PlateformeRémunération au Nigeria
Spotify1,29 $
Apple Music3,91 $
Amazon Music7,49 $
Deezer5,07 $
Tidal5,14 $
YouTube Ads1,11 $
YouTube Music1,69 $
Facebook0,96 $
SoundCloud Go2,89 $

Source: Viral Playlists Digital

Il faut préciser que ce n’est pas la plateforme  qui rémunère directement l’artiste, mais plutôt les ayants-droit que sont les labels, les distributeurs et les éditeurs. Les artistes ne perçoivent ainsi pas la totalité de la somme affichée par les plateformes. Ce montant est souvent partagé avec les plateformes et les labels/distributeurs.

Le cas des artistes indépendants

Par ailleurs, tous les artistes ne sont pas sous contrat avec des maisons de distribution. Censés bénéficier de la quasi-intégralité de leurs revenus, les artistes indépendants ne sont pas toujours à l’abri de nouveaux accords de licence initiés par les diffuseurs numériques. « Les indépendants sont invités à signer des contrats avec Amazon basés sur des seuils qui ont un impact disproportionné sur leurs artistes et leurs revenus, certains signalant qu’environ 70 % ou plus de leur répertoire est démonétisé du jour au lendemain », critique Helen Smith, présidente exécutive d’Impala (Independent Music Companies Association).

Si Amazon Music affirme que de « nombreux » artistes et labels indépendants verront leurs redevances augmenter grâce à son nouveau système de versement, il n’en demeure pas moins que cette clause cache un piège. Inspiré de Spotify et Deezer, Amazon Music exclut ou réduit les royalties des morceaux sous un seuil d’écoute fixe, favorisant les artistes déjà populaires.

Ubrick F. Quenum

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À la UnePolitique

Accord de cessez-le-feu en RDC : signature à Doha d’un mécanisme de suivi, entre avancée procédurale et défis immenses

by admin9775 3 février 2026
written by admin9775

Un pas institutionnel important a été franchi dans le laborieux processus de paix à l’Est de la République démocratique du Congo. Le gouvernement congolais et la rébellion de l’Alliance Fleuve Congo / Mouvement du 23 Mars (AFC/M23) ont signé, ce lundi à Doha, le mandat officiel du mécanisme de suivi et de vérification du cessez-le-feu, issu de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL).

Une signature sous l’égide du Qatar et des observateurs internationaux

La cérémonie de signature, organisée par la médiation qatarienne, s’est déroulée en présence d’acteurs régionaux et internationaux clés. Y assistaient notamment les États-Unis et l’Union africaine en qualité d’observateurs, ainsi que le Togo (médiateur désigné par l’UA), la MONUSCO et la CIRGL. Cette configuration souligne le caractère multilatéral de la tentative de résolution du conflit.

Cette signature s’inscrit dans la continuité de l’Accord-cadre de Doha pour la paix, signé le 15 novembre 2025. Les deux parties ont réaffirmé leur engagement à respecter strictement le cessez-le-feu et à mettre en œuvre de bonne foi toutes les dispositions de l’accord.

Un mécanisme qui doit passer à l’action : la MONUSCO en première ligne

L’aspect opérationnel a été au cœur des discussions. Les participants ont insisté sur la nécessité de mesures concrètes pour renforcer la confiance. Une décision tangible a été actée : la MONUSCO a été chargée de dépêcher « dans les prochains jours » une première mission de surveillance à Uvira, une ville récemment disputée. Des canaux de communication directs ont été établis pour faciliter cette mission.

Le mandat signé définit ainsi le cadre dans lequel la MONUSCO et la CIRGL devront opérer pour vérifier sur le terrain le respect des engagements de cessez-le-feu et d’éloignement des lignes de front.

Un contexte toujours aussi volatile

Cette avancée diplomatique intervient dans un contexte toujours extrêmement tendu :

  • L’aveu rwandais : Elle fait suite à la récente reconnaissance par le Rwanda de sa « coordination sécuritaire » avec le M23, un aveu qui a complexifié la donne diplomatique.
  • La pression américaine : Elle survient après les exigences fermes de l’administration Trump pour l’application des accords de Washington.
  • Les crises humanitaires : Elle se produit alors que les populations civiles font face à une insécurité chronique et à des catastrophes comme l’effondrement meurtrier de la mine de Rubaya en territoire sous contrôle rebelle.

Un cadre, mais pas encore la paix

La signature de ce mandat est une étape procédurale nécessaire, mais elle reste insuffisante pour garantir la paix. Elle crée un cadre de dialogue et de vérification qui faisait cruellement défaut. Cependant, plusieurs écueils majeurs subsistent :

  1. La question du Rwanda : L’accord est signé entre Kinshasa et le M23, mais la clé du conflit reste le soutien rwandais. Aucun mécanisme ne peut être durable sans l’engagement vérifiable de Kigali à retirer son soutien et ses troupes.
  2. La crédibilité du cessez-le-feu : De multiples cessez-le-feu ont été violés par le passé. La mission rapide de la MONUSCO à Uvira sera un premier test crucial de la volonté réelle des parties, notamment du M23, de se désengager.
  3. Les autres groupes armés : Le conflit dans l’Est ne se limite pas au M23. L’absence des FDLR, des milices Wazalendo et d’autres groupes dans cet accord laisse un vaste champ à l’instabilité.

En somme, Doha a réussi à faire signer un document technique essentiel. La véritable réussite se mesurera maintenant sur le terrain à Uvira et dans le Kivu, par un arrêt effectif des combats et le début d’un désengagement vérifiable. La pression internationale, notamment américaine et africaine, devra rester maximale pour que cette signature ne reste pas une formalité de plus dans un conflit qui dure depuis trop longtemps.

Par Pascal Kabeya
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À la UneEconomie

La RDC et les Émirats Arabes Unis renforcent leur coopération par la signature d’un accord de partenariat économique global

by admin9775 3 février 2026
written by admin9775

Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a eu des entretiens fructueux avec Son Altesse Cheikh Mohamed ben Zayed Al Nahyane au palais présidentiel de Qasr Al Watan d’Abou Dhabi. Ce déplacement aux Emirats arabes unis témoigne d’une nouvelle étape dans le rapprochement entre les deux pays et leur volonté de promouvoir des intérêts économiques partagés en investissant dans certains secteurs prioritaires. 

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‎Les deux chefs d’État ont assisté à la signature d’un Accord de Partenariat Économique Global (APEG) et de trois mémorandums d’entente (MOU). L’Accord de Partenariat Economique Global permet d’ouvrir le marché émirati à 6 000 produits d’origine congolaise et d’offrir des nouvelles opportunités aux entrepreneurs congolais grâce à la baisse des droits de douane, à la sécurisation des transactions et à la lutte contre la contrebande. Les flux d’investissement attendus pourraient passer de 5 milliards de dollars américains actuellement à 10 milliards de dollars d’ici 2030.

‎

‎Le mémorandum d’entente signé avec l’ONATRA concerne le projet du port en eaux profondes de Banana, initié par le chef de l’Etat en partenariat avec DP World, qui vise à doter la RDC d’une infrastructure maritime majeure à Moanda. Le port comprendra un quai de 600 mètres,  une zone de stockage de 30 hectares et environ 450 000 conteneurs  pour offrir un accès direct à la mer pour les grands navires. La coopération entre les deux pays dans le secteur minier repose sur des enjeux stratégiques de traçabilité et de sécurisation des chaines d’approvisionnement en minerais critiques adossées à des investissements coordonnés. 

‎

‎Aussi la RDC et les Emirats arabes unis ont-ils signé un Protocole d’accord en matière diplomatique sur le renforcement de la collaboration entre l’Académie diplomatique de la RDC et l’Académie diplomatique Anwar Gargash des Emirats arabes unis en vue de faciliter le partage de connaissances, la coordination des programmes de formation, de recherches et d’événements diplomatiques. 

‎

‎La force de cet Accord s’inscrit dans une trajectoire politique pensée et assumée par le chef de l’Etat : bâtir des partenariats équilibrés, fondés sur le respect mutuel et le partage équitable des bénéfices. Une trajectoire qui consiste à mieux produire, à mieux transformer et à mieux négocier la place de la RDC dans l’économie mondiale.

CELCOM PRES

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À la UneSport

Open d’Australie: Carlos Alcaraz bat Novak Djokovic en finale et rentre dans l’histoire du tennis

by admin9775 1 février 2026
written by admin9775

Le numéro un mondial, l’Espagnol Carlos Alcaraz, a remporté, dimanche 1er février, son premier Open d’Australie, son septième titre du Grand Chelem, en battant le Serbe Novak Djokovic (4e mondial) 2-6, 6-2, 6-3, 7-5 en finale à Melbourne. Le tennisman natif d’El Palmar en Murcie devient le plus jeune joueur de l’histoire à décrocher un titre dans chacun des quatre Majeurs

En remportant l’Open d’Australie face au Serbe Novak Djokovic, l’Espagnol Carlos Alcaraz, 22 ans et 272 jours, devient le plus jeune joueur de l’histoire à décrocher un titre dans chacun des quatre Majeurs. Il avait en effet déjà remporté deux fois chacun des trois autres tournois du Grand Chelem : Roland-Garros (2023, 2025), Wimbledon 2023, 2024), US Open (2022, 2025). Ce weekend à Melbourne, il a en outre privé Djokovic d’un 25e titre record du Grand Chelem.

Une finale très attendue

La finale tant attendue s’est jouée sous les yeux notamment de deux anciens vainqueurs, Marat Safin et Rafael Nadal, dont les mimiques ont rapidement laissé entendre qu’il soutenait son compatriote plutôt que son ancien rival. Avec cette victoire, Alcaraz poursuit une série digne de l’époque du « Big3 » Federer-Nadal-Djokovic : avec Sinner, ils ont désormais gagné tous les neuf titres du Grand Chelem depuis l’Open d’Australie 2024, soit cinq pour Alcaraz et quatre pour Sinner. Djokovic avait mis fin à la plus longue série (onze titres majeurs) remportés par les deux mêmes joueurs, Roger Federer et Rafael Nadal, en s’imposant à Melbourne en 2008.

Le Serbe, qui est le seul à avoir battu Sinner et Alcaraz dans un même tournoi (Masters en 2023), n’a pas réussi à le faire à Melbourne où il détient le record de 10 trophées. Il a perdu dimanche sa première finale à Melbourne, la troisième en Grand Chelem contre Alcaraz après Wimbledon 2023 et 2024. En jouant un tennis proche de la perfection, Djokovic (quatre fautes directes) a pourtant remporté la première manche en dominant nettement Alcaraz qui ne s’est pas procuré la moindre balle de break durant ce premier set. « Le premier set est l’un des meilleurs que j’aie joués depuis des années », a reconnu le Serbe après la rencontre.

Djokovic perd son jeu

Mais il n’a pas pu maintenir la perfection de son jeu. Alcaraz s’est immédiatement engouffré et a pris le match en main. Les deux sets suivants ont été à sens unique en sa faveur, Djokovic commettant de plus en plus de fautes directes (11 au 2e set, 14 au 3e). Le Serbe a expliqué avoir traversé un passage à vide physique décisif. « Il s’est passé quelque chose et j’ai perdu toute mon énergie en deux jeux », a-t-il confié, sans en préciser l’origine, assurant avoir senti un léger mieux seulement au milieu du quatrième set.

Le match s’est rééquilibré dans le quatrième set. Immédiatement en danger sur son service, Djokovic a sauvé six balles de break pour égaliser à 1-1. Tant bien que mal, il est arrivé à 4-4 et a eu une balle de break mais il l’a gâchée par une faute directe et Alcaraz a tenu sa mise en jeu pour mener 5-4 et mettre son adversaire dos au mur. Djokovic a tenu sous la pression et égalisé 5-5. De nouveau, il a servi pour ne pas perdre à 5-6. Mais cette fois, c’est Alcaraz qui a marqué le dernier point. « Je ne suis pas passé loin, mais il était écrit que ça ne se ferait pas », a déclaré Djokovic en conférence de presse.

Un champion hédoniste

Phénoménal, irrésistible, hédoniste : l’Espagnol Carlos Alcaraz, est un champion assoiffé de titres sur le court et de liberté en dehors. « J’ai envie de devenir le plus grand de l’histoire mais le plus important, c’est de m’amuser », résume-t-il dans un documentaire Netflix qui lui est consacré, allant jusqu’à avouer avec une franchise désarmante : « Je vais à Ibiza pour me mettre des mines ».

« On dit que j’aime beaucoup faire la fête… On en a beaucoup parlé, cela a fait beaucoup de bruit. Oui, j’aime m’amuser ! Qui n’aime pas s’amuser ? Chacun profite à sa manière et moi, personnellement, j’aime sortir, parce que j’ai 22 ans, et qui ne s’est pas amusé à 22 ans ? », disait encore en septembre 2025, Alcaraz, dans le quotidien El Pais, juste après son deuxième sacre à l’US Open, célébré au champagne.

De son côté, Novak Djokovic a indiqué vouloir rapidement tourner la page. « Après une défaite, on est toujours amer, mais en réalité je ne peux qu’être content de ce résultat », a-t-il assuré, expliquant que le meilleur moyen pour lui de gérer cette déception était de retrouver sa famille. « C’est la seule chose à laquelle je pense en ce moment ».

RFI

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