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À la Une

À la UneMonde

Kiefer Sutherland, acteur de « 24 heures chrono », interpellé après avoir agressé et menacé un chauffeur VTC

by admin9775 17 janvier 2026
written by admin9775

La star américaine, également connue pour son rôle dans « Designated Survivor », a été arrêtée à Los Angeles après avoir agressé physiquement et menacé un chauffeur de taxi. Il a été libéré sous caution.

Il devra comparaître devant la justice. Kiefer Sutherland, célèbre pour son rôle de Jack Bauer dans la série 24 heures chrono, a été interpellé à Los Angeles après avoir agressé un chauffeur VTC. Selon la police américaine, l’acteur canado-britannique a été interpellé dans la nuit de dimanche à lundi 12 janvier sur l’un des grands boulevards de la mégalopole californienne, près d’Hollywood. 

D’après un communiqué des forces de l’ordre, cité par les médias américains, les agents sont intervenus pour une agression présumée impliquant un chauffeur VTC. L’acteur de 59 ans est accusé d’avoir agressé physiquement le chauffeur et proféré des menaces à son encontre. Le chauffeur n’a pas eu besoin de soins médicaux, a précisé la police.
 
Kiefer Sutherland, aussi connu pour incarner le président des États-Unis dans la série Netflix Designated Survivor, a été arrêté puis libéré quelques heures plus tard moyennant une caution de 50.000 dollars. L’acteur devra comparaître le 2 février devant un tribunal pour cette affaire. 

Kiefer Sutherland, qui a joué dans Génération Perdue (1987), Stand By Me (1986) et Les Trois Mousquetaires (1993), a déjà été incarcéré en 2007 pour conduite en état d’ivresse, rapporte CNN. Il avait été condamné pour le même motif en 2004 et a fait l’objet de plusieurs interpellations en lien avec l’alcool depuis les années 1990.

RTL

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À la UneProvince

Route Sake-Masisi : Huit mois après les promesses, le gouffre entre le discours et la réalité

by admin9775 17 janvier 2026
written by admin9775

Les promesses de développement faites par les autorités installées par la rébellion du M23 dans le Nord-Kivu se heurtent à une réalité implacable : l’abandon et la dégradation. Lancés en grande pompe il y a huit mois, les travaux de réhabilitation de l’axe stratégique Sake–Masisi–Walikale sont dans l’impasse, illustrant le fossé entre la communication rebelle et la situation vécue par les populations.

Le 2 mai 2025, Musanga Erasto, désigné gouverneur du Nord-Kivu par le M23, inaugurait solennellement le chantier à Sake. Devant une foule assemblée, il promettait une transformation radicale : des routes asphaltées, l’ouverture imminente des axes vers Kanyabayonga et Kitshanga, et le désenclavement durable du territoire de Masisi.

« Dans quelques jours, nous viendrons ouvrir la route Sake–Kanyabayonga, et cette route sera asphaltée. Après, la route Sake–Masisi que nous lançons aujourd’hui sera également asphaltée », avait-il déclaré, annonçant même l’extension asphaltée jusqu’à Walikale.

Un constat d’échec sur le terrain

Huit mois plus tard, l’ambition a cédé la place à un paysage de désolation. La route Sake–Masisi–Nyabyondo est aujourd’hui décrite comme quasi impraticable. Le passage intensif de convois de camions transportant des minerais, notamment en provenance de la zone minière de Rubaya, a laminé la chaussée. Bourbiers profonds, ravines et effondrements partiels caractérisent désormais cet axe vital, loin de toute trace d’asphaltage.

Selon des sources locales et des observations sur place, un détail révélateur est souligné : les travaux de réhabilitation avaient effectivement débuté avant que la zone ne tombe sous le contrôle total du M23. Depuis l’installation de l’administration rebelle, les chantiers sont à l’arrêt. Aucun engin de construction n’est visible, aucune équipe active, aucune avancée tangible.

Des taxes sans services

L’axe promis vers Walikale subit le même sort : les travaux n’y ont jamais commencé. En revanche, les habitants et les transporteurs dénoncent la multiplication des barrières et taxes illégales imposées le long de ces routes délabrées. Cette économie de prédation, où la perception fiscale se substitue à la prestation de services, alourdit le quotidien des populations déjà confrontées à l’insécurité et à l’enclavement.

Pour les communautés de Masisi, cette route est devenue le symbole d’une double peine : l’abandon des promesses de développement et l’exploitation de leur territoire. Le désenclavement annoncé n’a pas eu lieu. À la place, l’extraction minière s’intensifie, priorisant le transport des ressources au détriment des infrastructures et du bien-être des civils.

Une crédibilité mise à mal

Ce fiasco porte un coup sévère à la narration du M23 et de ses représentants, qui cherchent à se présenter comme une autorité de gouvernance légitime et capable de développement. Les engagements ambitieux du 2 mai, présentés comme un tournant, relèvent désormais du discours sans suite, érodant la crédibilité des promesses politiques dans une région épuisée par des décennies de conflit et de négligence.

La route Sake-Masisi cristallise ainsi l’amère réalité : dans les zones sous contrôle rebelle, les priorités semblent orientées vers le contrôle des ressources et des populations, bien loin des projets d’infrastructure et de prospérité locale affichés. Les habitants, eux, restent pris au piège entre un État central distant et une administration de fait qui ne tient pas ses engagements fondamentaux.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UnePolitique

Le coordonnateur de la NSCC pose une condition préalable au dialogue national : « Le départ de l’ennemi »

by admin9775 16 janvier 2026
written by admin9775

Le débat sur la tenue d’un dialogue politique inclusif en République Démocratique du Congo s’enrichit d’une nouvelle voix, celle de la société civile, avec une condition ferme. Jonas Tshiombela, coordonnateur de la Nouvelle société civile congolaise (NSCC), a déclaré mardi qu’il soutenait l’initiative, mais à une condition sine qua non : que « l’ennemi ait quitté notre sol ».

Son positionnement intervient dans un contexte où les appels à un dialogue entre les principales forces politiques du pays se multiplient, face à une crise multidimensionnelle. Toutefois, M. Tshiombela estime qu’engager des tractations politiques dans les circonstances actuelles serait prématuré et contre-productif.

« Nous disons oui au dialogue, mais lorsque l’ennemi aura quitté notre sol », a-t-il affirmé, insistant sur la nécessité de restaurer au préalable la souveraineté nationale. Pour l’activiste, toute discussion sur l’avenir politique du pays doit être précédée par le rétablissement de la sécurité et de l’intégrité territoriale.

Cette prise de position reflète un courant d’opinion significatif en RDC, qui considère que la présence de groupes armés, notamment le M23 dans l’Est, constitue une menace existentielle qui doit être résolue avant tout règlement politique interne. Elle sous-tend l’idée qu’un dialogue mené sous la pression ou pendant une occupation partielle du territoire pourrait conduire à des concessions contraires aux intérêts fondamentaux de la nation.

La condition posée par la NSCC, à travers son coordonnateur, lance un défi majeur aux promoteurs du dialogue et au gouvernement. Elle soulève la question épineuse de la séquentialité des priorités : peut-on pacifier le pays par la parole alors que les armes parlent encore dans plusieurs provinces ? Ou, à l’inverse, le dialogue est-il justement un outil indispensable pour créer les conditions d’une paix durable et d’une unité nationale face à l’agression extérieure ?

La balle est désormais dans le camp des acteurs politiques. Leur capacité à intégrer, ou à répondre, à cette exigence portée par une frange de la société civile sera un premier indicateur de la faisabilité et de la crédibilité du processus de dialogue tant évoqué.

Par Marius Bopenga
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À la UneProvince

Sud-Kivu : Accusations de pillage systématique et de crimes de guerre contre l’AFC/M23

by admin9775 16 janvier 2026
written by admin9775

Le Gouvernement provincial du Sud-Kivu accuse formellement le groupe armé AFC/M23 d’avoir organisé et exécuté des opérations de pillage systématique dans le territoire d’Uvira, en violation flagrante du droit international humanitaire. Ces actes interviennent malgré les assurances de bonne foi présentées par la rébellion au Secrétaire général des Nations Unies le 15 janvier 2026.

Selon un rapport détaillé des autorités provinciales, le prétendu « retrait militaire » observé a servi de couverture à une vaste opération de prédation économique. Au total, 162 camions (49 de type Wowo et 113 de type Ben) auraient quitté Bukavu non pour un mouvement tactique, mais pour transporter illicitement vers le Rwanda des biens appartenant à l’État congolais et à des particuliers.

La nature des biens pillés comprend :

  • 34 camions chargés de goudron destiné aux infrastructures publiques.
  • Des matériaux de construction en grande quantité.
  • Des tricycles et autres moyens de transport et de subsistance des populations.
  • Du bétail, soustrait directement aux éleveurs et aux communautés, aggravant l’insécurité alimentaire.

Le gouvernement provincial qualifie ces agissements d’« économie de prédation organisée », soulignant qu’ils répondent à une logique systématique de spoliation des ressources et de destruction du tissu économique local. Il estime que ces actes constituent des crimes de guerre au regard des Conventions de Genève de 1949 et du Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI), notamment en raison de leur impact délibéré sur les populations civiles.

Les conséquences humanitaires dénoncées sont graves :

  • Aggravation de la crise alimentaire dans la région.
  • Augmentation drastique du coût de la vie pour les civils déjà vulnérables.
  • Imposition d’une punition collective aux populations, privées de leurs biens et moyens de subsistance.

Face à cette situation, le Gouvernement du Sud-Kivu lance un appel solennel à la communauté internationale :

  • Aux Nations Unies et à sa mission en RDC (MONUSCO).
  • À l’Union africaine.
  • À la Cour pénale internationale (CPI).
  • Aux principales organisations de défense des droits humains.

Il les exhorte à documenter ces crimes de manière urgente et indépendante, et à engager des poursuites judiciaires contre leurs auteurs et commanditaires. Les autorités réaffirment par ailleurs le ferme engagement du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, et du Gouvernement central, à protéger les populations civiles et à défendre l’intégrité territoriale de la République Démocratique du Congo contre toute forme d’agression et de prédation.

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À la UnePolitique

Commémoration nationale : Le Sénat honore la mémoire des Héros Lumumba et Kabila

by admin9775 16 janvier 2026
written by admin9775

À l’occasion des journées dédiées aux Héros Nationaux, les 16 et 17 janvier, la République Démocratique du Congo a rendu hommage à deux figures majeures de son histoire : Patrice Émery Lumumba et Laurent-Désiré Kabila. Le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, a pris la parole sur les réseaux sociaux pour rappeler l’importance de leur héritage dans le contexte actuel du pays.

Dans un message publié sur son compte X, le haut magistrat a souligné que ces dates étaient l’occasion « d’honorer la mémoire de nos Héros Nationaux, dont le courage et la vision continuent d’inspirer notre chemin vers l’unité et la prospérité ». Il a rappelé l’œuvre de ces leaders, qui « ont œuvré sans relâche pour la dignité et la souveraineté du pays », jetant ainsi les bases de l’indépendance et du développement national.

Ces mots interviennent alors que la RDC traverse une période complexe, marquée par d’importants défis sécuritaires, économiques et sociaux. Le président du Sénat a ainsi appelé les Congolais à s’inspirer de la résilience et de la détermination de leurs aînés pour affronter les épreuves du présent. « Ces moments de commémoration revêtent une signification particulière », a-t-il insisté, invitant la nation à transformer cet héritage en levier pour l’avenir.

« Aujourd’hui, rendons-leur hommage en puisant dans leur héritage la volonté de bâtir un avenir où la résilience guide nos décisions », a conclu Jean-Michel Sama Lukonde.

Cette commémoration annuelle sert non seulement à raviver la mémoire collective autour des sacrifices consentis pour la liberté et la souveraineté du Congo, mais aussi à mobiliser les énergies autour d’un projet national commun. En célébrant Lumumba, premier Premier ministre assassiné en 1961, et Kabila, artisan de la libération de 1997, les institutions entendent réaffirmer les valeurs de patriotisme et de lutte pour la dignité congolaise.

Dans un pays encore éprouvé par des conflits à l’Est et des tensions politiques, l’appel du Sénat sonne comme un rappel : l’unité et la prospérité passent par la reconnaissance d’un passé héroïque et son inscription dans les combats d’aujourd’hui.

Par Pascal Kabeya
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À la Une

Poursuite de violents combats entre M23 et Wazalendo à Rutshuru

by admin9775 16 janvier 2026
written by admin9775

De violents combats qui opposent les rebelles AFC/M23 aux combattants Wazalendo, alliés des Forces armées de la RDC (FARDC), se sont poursuivis  ce jeudi 15 janvier dans le groupement de Bukombo, territoire de Rutshuru, autour de la cité de Mweso, au Nord-Kivu.
Des sources locales rapportent des détonations d’armes lourdes et légères dès 6 heures dans la localité de Bumbasha, près de Mwesso. 
Elles confirment que les combats, opposant l’AFC/M23 aux Wazalendo du Collectif des mouvements pour le changement (CMC), se sont étendus vers le Jardin Théicole de Ngeri, dans la localité de Mubirubiru. 
D’autres tirs ont été entendus dans la matinée à Bwiro et dans les plantations appelées Senki, près de la route Mwesso-Kashunga. Ces violences durent depuis trois jours.
La veille, plusieurs villages de la chefferie de Bwito ont été affectés, dont Kitunda, Nyarubande et leurs environs dans le groupement Kihondo, ainsi que Bumbasha et ses alentours dans le Bukombo.
Les belligérants auraient recours à des drones kamikazes.
Bilan humain
Plusieurs civils, dont des personnes déplacées, ont été blessés dans les villages de Bumbasha, Kivuma et Kanyangohe. Une source coutumière locale indique qu’il est difficile d’établir un bilan précis, mais déplore que de nombreuses familles déplacées soient dispersées, certaines ayant perdu la trace de leurs proches.

Radio Okapi

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À la UnePolitique

Est de la RDC: le président angolais consulte l’Église du Congo, la piste d’un dialogue intercongolais s’esquisse

by admin9775 16 janvier 2026
written by admin9775

Le chef de l’État angolais, également président en exercice de l’Union africaine, a reçu le 14 janvier à Luanda une délégation de la Conférence épiscopale du Congo (Cenco). Au cœur des échanges : la situation dans l’est de la RDC. Cette rencontre s’inscrit dans la continuité des entretiens récents entre João Lourenço et Félix Tshisekedi, dans le cadre des efforts diplomatiques en cours pour tenter de mettre fin au conflit armé. Peu d’informations filtrent, à ce stade, sur les intentions précises de Luanda dans cette nouvelle séquence. Mais, selon les informations de RFI, c’est la piste d’un dialogue inter-congolais qui commence à se dessiner.

Ils se sont vus à deux reprises, mercredi, à Luanda. D’abord en fin de matinée, vers 11 heures. Un premier échange pour cerner les attentes. Selon les informations de RFI, João Lourenço a alors tenu à poser un cadre clair : il ne s’agit pas de remplacer les processus existants, ni Doha, ni Washington. L’Angola travaille plutôt sur un mécanisme complémentaire, un processus qui ne concernerait que les acteurs congolais.

Les discussions ont duré environ une heure. À leur issue, le président angolais a proposé aux religieux de poursuivre le travail avec son équipe, afin de définir les contours d’un agenda pour ce processus, un agenda voulu inclusif, intégrant l’ensemble des parties prenantes au conflit.

L’après-midi, les échanges se sont poursuivis. Les religieux et les délégués angolais ont travaillé ensemble, avant de remettre leur rapport à João Lourenço en début de soirée, toujours hier.

Une mission angolaise attendue à Kinshasa

Prochaine étape, selon les informations de RFI : une mission angolaise attendue à Kinshasa pour rencontrer le président Félix Tshisekedi et lui présenter les avancées de ces consultations.

Luanda prévoit également de partager ces éléments avec le médiateur désigné par l’Union africaine, le président du Conseil togolais, Faure Gnassingbé, en amont de la réunion de haut-niveau prévue le 17 janvier à Lomé.

Une réunion qui doit rassembler des représentants du Qatar, des États-Unis, des co-facilitateurs de l’Union africaine, délégués de Kinshasa et de Kigali, autour de la cohérence et de la coordination des différents processus de paix dans la région des Grands Lacs.

En décembre, la RDC et le Rwanda ont signé à Washington un accord de paix sous l’égide du président américain Donald Trump. Parallèlement au processus de Washington entre RDC et Rwanda, Kinshasa et le groupe politico-militaire AFC/M23 ont engagé des négociations séparées à Doha, au Qatar, qui ont abouti en juillet à une déclaration conjointe les engageant à un cessez-le-feu, mais qui n’a eu que peu d’effets sur le terrain où les combats ont continué. Les deux camps s’accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu.

RFI

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À la UneSport

CAN 2025: grâce à Mané, le Sénégal élimine l’Égypte et se qualifie en finale

by admin9775 15 janvier 2026
written by admin9775

Au terme d’une rencontre aussi fermée que tendue, le Sénégal a logiquement dominé l’Égypte (1-0) ce mercredi et s’est ouvert les portes d’une quatrième finale de CAN grâce à une réalisation de Sadio Mané. Ce sera dimanche 18 janvier face au Maroc ou au Nigeria.

Comme à Yaoundé lors de la finale de la CAN 2022, comme au Caire ou à Dakar pendant le barrage qualificatif au Mondial un mois plus tard, le Sénégal et l’Égypte ont livré un match tendu ce mercredi, électrique par moments, et accompagné par le suspense. Les années passent, les sélectionneurs changent, mais le contenu reste quasiment le même. Et à la fin, c’est le Sénégal qui gagne.

Les Lions ont d’autant plus mérité la victoire dans cette rencontre qu’ils ont été presque les seuls à jouer. C’est un scénario qu’on a déjà vu, une physionomie qu’on aurait pu deviner, mais pas à ce point. Que la grande Égypte, du haut de ses sept titres de championne d’Afrique, refuse à ce point le jeu, tourne le dos à son histoire de conquérants.

Zéro occasion pour l’Égypte

Pendant plus d’une heure, il n’y a eu qu’une seule équipe sur la pelouse de Tanger, même si cela a eu du mal à se refléter sur le tableau d’affichage. Le Sénégal a eu le ballon, la possession (70 % à l’heure de jeu), et s’est créé les seules occasions de la rencontre avant d’être enfin délivré par Sadio Mané (78e). Tout un symbole dans une rencontre où l’on attendait encore son duel avec Mohamed Salah. Le numéro 10 des Lions a été au bon endroit au bon moment pour récupérer une frappe contrée de Lamine Camara et la transformer en or, sur son tir du droit qui a battu El Shenawy pour la première et unique fois de la rencontre.

Avant cette frappe portée par tous les supporters présents au stade de Tanger, les Lions ont longtemps buté sur des Pharaons qui ont érigé la défense en système de jeu. L’Égypte, c’est une défense à cinq, avec un milieu à quatre et le seul Omar Marmoush pour les miettes en attaque. Le Sénégal a dominé, étouffé même par moments l’Égypte, mais les Pharaons n’ont pas paniqué, ils sont rompus ces situations. Les hommes d’Hossam Hassan ont joué la montre, sachant qu’il leur suffit souvent d’une occasion pour tuer le match.

Trois finales en quatre CAN

Mais elle fait presque de la peine, cette équipe égyptienne, avec tous ses talents, qui affiche zéro au compteur pratiquement dans tous les secteurs de jeu : zéro tir, zéro corner après plus de 75 minutes de jeu. Et quand ils ont enfin réussi à frapper au but, le rempart Édouard Mendy était là. Comme en 2022.

Comme il y a quatre ans, le Sénégal écarte une nouvelle fois l’Égypte, cela s’apparente à une habitude désormais. Comme celle de jouer une finale, la troisième fois lors des quatre dernières CAN. Si ce n’est pas du savoir-faire, cela y ressemble beaucoup. Les Lions ont maintenant rendez-vous dimanche prochain contre le vainqueur de Maroc-Nigeria et tout le Sénégal prie pour qu’après le 6 février 2022, le 18 janvier 2026 soit gravé à jamais sur la deuxième étoile du maillot des Lions.

RFI

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À la UneSport

CAN 2025: au bout du suspense, le Maroc bat le Nigeria et rejoint le Sénégal en finale

by admin9775 15 janvier 2026
written by admin9775

La grande finale à domicile aura bien lieu pour les Lions de l’Atlas. Mercredi 14 janvier 2026, à Rabat, le Maroc s’est longtemps cassé les dents sur le Nigeria, son adversaire en demi-finales de la CAN 2025. Mais au bout du suspense, les hommes de Walid Regragui ont triomphé aux tirs au but (0-0, 4 TAB à 2). Le Maroc défiera donc le Sénégal en finale de « sa » CAN.

Le rêve est à portée de main du Maroc désormais. Le royaume entier ne visait qu’une chose : soulever la Coupe d’Afrique des nations à la maison, le 18 janvier. Ces deux dernières années étaient dédiées à cet objectif, cette obsession même. Pour gagner le droit de défier le Sénégal en finale de la CAN 2025, il fallait franchir un dernier obstacle nommé Nigeria. Et au bout du suspense et de la soirée, le Maroc a arraché son billet pour cette finale tant espérée.

Une domination stérile

Éric Chelle avait prévenu que son équipe jouerait la défense, qu’elle allait « laisser la balle » au Maroc et chercherait à garder sa cage inviolée. Une tactique aux antipodes de ce que le Nigeria a montré dans cette CAN, mais il fallait prendre le sélectionneur au sérieux. Sans aller jusqu’à « mettre le bus devant la cage », comme il l’avait suggéré le technicien, les Super Eagles ont effectivement adopté une organisation axée sur la défense et laissé le contrôle du jeu au Maroc.

Incisifs, portés par un stade évidemment acquis à leur cause, les Lions de l’Atlas ont allumé une première mèche avec Brahim Diaz, dont la frappe enroulée a frôlé le poteau de Stanley Nwabali. Le Nigeria a répondu avec un tir d’Ademola Lookman à l’entrée de la surface, bien écarté par Yassine Bounou. Face à un bloc compact, les Marocains, dominateurs, n’ont cadré qu’une seule frappe, signée Ismael Saibari après un bon travail dans la surface. Le Marocain s’est heurté à un Nwabali solide sur sa ligne.

La défense nigériane a tenu

En seconde période, la physionomie de la rencontre n’a pas varié. Les Marocains ont gardé la main sur les débats sans parvenir à faire plier ce Nigeria coriace et aussi capable de bien jouer en défense. Les Super Eagles, si offensifs jusque-là (14 buts en cinq matchs), ont étalé une palette nouvelle, devant des tribunes garnies en très large majorité de supporters hostiles. De l’autre côté du terrain, Victor Osimhen a été bien peu en vue.

Le réalisme a continué de faire défaut aux hommes de Walid Regragui, à l’image de ce contre mal conclu par Abdessamad Ezzalzouli, mis en échec par Nwabali. Le portier nigérian a remis ça dans les dix dernières minutes sur un nouveau tir enroulé du joueur du Betis Séville. Faute de but, la prolongation, accompagnée de sa dose maximale de pression, a alors commencé.

Bounou héros des tirs au but

Les 30 minutes de jeu supplémentaire n’ont, une nouvelle fois, rien proposé de neuf sur le terrain. Avec la fatigue, les Marocains ont de moins en moins appuyé leurs attaques, tandis que les Nigérians se sont contentés de faire tourner le ballon sans prendre de risques inconsidérés. Les minutes se sont égrenées inexorablement, jusqu’à conduire les deux équipes à la séance des tirs au but. Un exercice toujours aussi éprouvant pour les nerfs.

Sous les chants « Dima Maghrib » (« Maroc pour toujours »), les Lions de l’Atlas et les Super Eagles ont commencé à tirer, avec les projecteurs dirigés avant tout sur Yassine Bounou et Stanley Nwabali, les deux gardiens. Et c’est le Marocain qui s’est montré le plus décisif en mettant en échec Samuel Chukwueze et Bruno Onyemaechi, alors que le Nigérian n’a repoussé que le tir de Hamza Igamane.

Le Maroc l’emporte donc au bout de la nuit (0-0, 4 tirs au but à 2). Et se retrouve ainsi au pied d’un potentiel bonheur immense. Il faudra pour cela venir à bout des Lions du Sénégal dans quatre jours en finale.

RFI

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À la UneEconomie

Litige RDC – PayServices : Le ministère des Finances conteste fermement les réclamations de 4 milliards de dollars

by admin9775 15 janvier 2026
written by admin9775

Le ministère des Finances de la République Démocratique du Congo a publié le 14 janvier un communiqué circonstancié pour répondre à la plainte déposée par la société américaine PayServices devant une juridiction fédérale américaine. La firme réclame 4 milliards de dollars de dommages et intérêts, arguant de la non-exécution d’un projet de numérisation des paiements de l’État.

Le gouvernement congolais rejette catégoriquement ces prétentions et apporte des « clarifications factuelles et juridiques » pour défendre la position de l’État.

1. Des protocoles « exploratoires » n’engageant pas le Trésor public

Le ministère reconnaît que des protocoles d’accord et mémorandums d’entente ont bien été signés avec PayServices sous le gouvernement Sama Lukonde 2. Cependant, il les qualifie d’« exploratoires » et affirme qu’ils ne constituaient pas, au regard du droit congolais des finances publiques, « des actes de nature à engager financièrement le Trésor public ». Aucun engagement budgétaire n’aurait été validé par le ministre des Finances, comme l’exige la loi.

2. Le refus de paiement de 20 millions de dollars justifié par des alertes

Concernant la demande de paiement de 20 millions de dollars avancée par PayServices, le ministère explique que son refus est fondé sur des « décisions émanant de plusieurs autorités bancaires et judiciaires des États-Unis ». Il cite notamment des interdictions prononcées contre PayServices par la Commission bancaire du Dakota du Sud, la Federal Reserve Bank of San Francisco et le Département des Finances de l’Idaho, invoquant des « risques d’activités illicites » et l’interdiction pour la société de se présenter comme une banque.

3. Démenti catégorique des allégations de corruption

Le gouvernement « dément formellement et catégoriquement » toute allégation selon laquelle un responsable public aurait sollicité ou reçu un avantage financier en lien avec ce dossier. « Aucun paiement, aucune promesse de paiement, ni aucun avantage indu n’a été accordé », assure-t-il, invitant quiconque disposerait de preuves à les transmettre aux autorités judiciaires.

4. Défense en justice et réaffirmation des principes de bonne gouvernance

Le communiqué indique que les prétentions de PayServices « seront examinées conformément aux règles de droit applicables ». Il réaffirme l’attachement de la RDC à la légalité, la transparence et la bonne gouvernance, tout en se déclarant ouvert aux investisseurs sérieux et respectueux des lois.

Par Marius Bopenga
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