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À la UneMonde

Bénin: «la situation est sous contrôle», assure le président Talon après la tentative de coup d’État

by admin9775 8 décembre 2025
written by admin9775

Au Bénin, après l’annonce de militaires l’ayant « démis de ses fonctions », le président Patrice Talon s’est exprimé dimanche 7 décembre 2025 à la télévision nationale. Il a indiqué que « cette forfaiture ne restera pas impunie » et que la « situation est sous contrôle ». Tôt dans la matinée, des mutins se sont dirigés vers son domicile et le palais présidentiel. Des tirs ont été entendus, une douzaine de militaires ont été arrêtés d’après des sources sécuritaires. La Cédéao annonce déployer des soldats de la Force en attente après cette tentative de coup d’État.

Le président béninois Patrice Talon est apparu dimanche 7 décembre au soir à la télévision nationale pour prononcer l’échec d’un coup d’État. « Je voudrais vous rassurer que la situation est totalement sous contrôle et vous inviter par conséquent à vaquer sereinement à vos occupations dès ce soir même », a-t-il dit. « Cette forfaiture ne restera pas impunie », a-t-il ajouté.

« Notre pays a vécu aujourd’hui des événements d’une gravité extrême », a expliqué le président Talon, dénonçant « un groupuscule de soldats » qui, « sous prétexte de revendications fallacieuses, a entrepris une mutinerie à l’effet de s’attaquer aux institutions de la République et de déstabiliser notre nation en remettant ainsi en cause l’ordre démocratique ».

« Le devoir républicain m’impose, en ma qualité de président de la République, chef suprême des Armées et garant de la stabilité du pays, de prendre les mesures appropriées pour faire échec à l’œuvre des aventuriers désireux de nous faire retourner dans un passé de triste mémoire. (…) J’ai donc, en coordination avec le commandement des forces de défense et de sécurité, engagé les actions nécessaires au maintien de la paix en vue de garantir la sécurité et la quiétudes de tous », a ajouté le chef d’État.

Notre pays a vécu aujourd’hui des événements d’une gravité extrême

Le président béninois Patrice Talon s’adressant à la télévision nationaleRFI

La Cédéao déploie des militaires

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (Cédéao) a annoncé, dimanche soir, déployer des soldats au Bénin après la tentative de putsch déjouée par les autorités plus tôt dans la journée. Dans un communiqué, l’organisme régional dit avoir « ordonné le déploiement immédiat d’éléments de la Force en attente », des troupes venant du Nigeria, de Sierra Leone, de Côte d’Ivoire et du Ghana, afin de soutenir « le gouvernement et l’armée républicaine du Bénin» et « préserver l’ordre constitutionnel ».

La présidence du Nigeria a confirmé avoir mené des frappes aériennes à Cotonou et déployé des troupes au sol, à la demande de son voisin béninois, pour notamment « sauvegarder l’ordre constitutionnel » et contrer une tentative de putsch. Dans un communiqué, la présidence indique que le chef de l’État nigérian, Bola Tinubu, a ordonné que des avions de combat entrent dans l’espace aérien béninois pour aider « à déloger les putschistes de la télévision nationale et d’un camp militaire où ils s’étaient regroupés », ainsi que le déploiement de troupes au sol « désormais au Bénin ».

Avant la prise de parole de Talon et la prise de position de la Cédéao, la Francea démenti les allégations qui ont circulé selon lesquelles des autorités béninoises auraient trouvé refuge à son ambassade à Cotonou. « Rien de tout cela n’est vrai », a expliqué le Quai d’Orsay, qui a affirmé suivre « la situation au Bénin avec attention ». Paris a appelé ces ressortissants au Bénin « ​​​​​​​à la plus grande prudence », faisant état d’« ​​​​​​​un contexte à cette heure encore volatil ».

L’Union africaine (UA) a quant à elle affirmé condamner « fermement et sans équivoque » la tentative de coup d’État contre le président Patrice Talon et a appelé les militaires à rentrer dans leurs casernes. Le président de la Commission de l’UA, Mahamoud Ali Youssouf, a également exhorté, dans un communiqué publié sur X, « tous les acteurs impliqués dans la tentative de coup d’État à cesser immédiatement toutes actions illégales » et à « retourner sans attendre à leurs obligations professionnelles ».

De fortes détonations dans plusieurs quartiers

Tôt dimanche, une douzaine de militaires ont été arrêtés. Les mutins proviennent principalement de la Garde nationale, du moins ceux identifiés à la télévision, estime notre correspondant à Cotonou, Jean-Luc Aplogan. Ils se sont retranchés dans un camp militaire à Togbin, en périphérie de Cotonou. Un officier supérieur a confié que le camp aurait été repris après plusieurs frappes ciblées. Des informations qui restent, à ce stade, en attente de confirmation officielle. 

Les mutins avaient formulé des revendications à la fois politiques, sociales et militaires. Ils dénonçaient notamment la dégradation persistante de la situation sécuritaire dans le nord du pays et l’abandon, selon eux, de leurs frères d’armes tombés au front.

Au matin, des tirs ont été entendus près dans la zone du port et de la présidence. Une habitante raconte sa surprise : « Ma petite fille disait :  »Oh maman, on dirait que la foudre tombe. » Je lui ai répondu :  »Non, ce n’est pas la foudre, on dirait des tirs. » Alors on s’est couchées. Et puis bon, ça n’a pas duré longtemps, cinq ou dix minutes. »

À Cotonou, des tirs entendus à la surprise générale, une habitante raconteMagali Lagrange

Dans la journée, le signal de la chaîne publique Bénin TV a brièvement cessé de fonctionner avant de reprendre. Le ministre de l’Intérieur béninois, Alassane Seidou, avait ensuite invité « les populations à vaquer normalement à leurs occupations ». En fin d’après-midi, de très fortes détonations ont été entendues pendant de longues minutes dans les quartiers de Fidjrossè et de Togbin.

De nombreuses questions encore sans réponse

Cette tentative de putsch intervient à quatre mois de l’élection présidentielle, à laquelle Patrice Talon ne se représente pas. À Cotonou, l’événement semble avoir pris tout le monde de court. Dimanche soir, de nombreuses interrogations demeuraient. Pourquoi maintenant, à quelques mois d’une présidentielle ouverte ?

Selon des sources proches du dossier, les mutins nourrissaient des griefs politiques contre le pouvoir en place, critiquant notamment une gouvernance qu’ils jugent excluante et qui pousse à l’exil. Reste aussi la question des éventuels commanditaires de cette tentative de coup d’État.

RFI

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À la UnePolitique

Violente agression de Kabund à Kinshasa : l’opposant dénonce une « tyrannie » et une connivence policière

by admin9775 8 décembre 2025
written by admin9775

L’opposant et ancien président intérimaire de l’UDPS, Jean-Marc Kabund-A-Kabund, a été violemment agressé samedi 6 décembre au quartier Camp Luka, dans la commune de Ngaliema. Cette attaque, survenue alors qu’il s’apprêtait à animer une matinée politique, a été immédiatement dénoncée par l’intéressé comme le signe d’une « tyrannie qui a atteint son paroxysme » en République démocratique du Congo.

Déroulement des faits et accusations graves

Selon les informations communiquées par son entourage, l’agression a eu lieu peu avant le début d’une activité de mobilisation en ampleur de la marche prévue le 15 décembre par la coalition de la gauche congolaise. Des individus identifiés comme des « Kuluna » (bandits urbains) armés d’armes blanches ont attaqué le rassemblement, blessant Jean-Marc Kabund à la tête.

Dans un message publié sur le réseau social X, l’opposant a porté des accusations directes contre les forces de l’ordre. Il affirme que certains éléments de la police nationale ont soit « laissé faire », soit « agi de connivence » avec ces groupes pour empêcher la tenue de son activité politique. « Voir la police s’allier à des bandits pour bloquer une manifestation pacifique de l’opposition est tout simplement inacceptable », a-t-il écrit, exprimant son indignation.

Mobilisation maintenue malgré l’incident

Malgré cette violente intimidation, Jean-Marc Kabund a affirmé que l’appel à la marche du 15 décembre restait d’actualité. Il a renouvelé son appel à ses partisans pour une mobilisation massive dans les rues de Kinshasa, avec pour objectifs déclarés :

  • Exiger la fin des violences et des tueries à travers le pays.
  • Stopper les souffrances des populations de l’Est de la RDC, en proie aux conflits armés.
  • Obtenir l’ouverture d’un dialogue national inclusif.

Contexte politique tendu

Cet incident intervient dans un contexte politique déjà marqué par de vives tensions entre le pouvoir et l’opposition, et à quelques jours d’une manifestation publique annoncée. Il risque de cristalliser encore davantage les critiques sur les conditions d’exercice des libertés politiques et de réunion en RDC, ainsi que sur le rôle des forces de sécurité.

Les autorités policières et gouvernementales n’ont pas encore réagi officiellement à ces allégations de connivence. La gestion de cet événement et des appels à manifester dans les prochains jours sera un test pour l’espace démocratique congolais.

Par Marc Kabido, correspondant à Uvira
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À la UneProvince

RDC : L’Accord de Washington déjà au défi des réalités du terrain, combats intenses et frappes aériennes se poursuivent

by admin9775 7 décembre 2025
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L’encre des Accords de Washington pour la paix et la prospérité entre la RDC et le Rwanda, signés le 4 décembre sous l’égide des États-Unis, n’était pas sèche qu’une réalité bien plus brutale s’imposait déjà. Ce dimanche 7 décembre, un 7ᵉ jour consécutif de combats de haute intensité a secoué le Sud-Kivu, tandis que l’aviation des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) menait des frappes ciblées contre des bastions rebelles dans le Nord-Kivu. Cette escalade militaire simultanée jette une ombre inquiétante sur la viabilité immédiate du texte diplomatique et confirme les mises en garde de nombreux observateurs.

Sud-Kivu : Une bataille décisive se prépare autour d’Uvira

Dans le Sud-Kivu, l’objectif stratégique du M23 apparaît de plus en plus clair. D’après des sources militaires et locales concordantes, le mouvement rebelle, soutenu par l’armée rwandaise (RDF) selon les rapports onusiens, nourrirait l’ambition de prendre contrôle de la ville d’Uvira avant le 15 décembre.

  • Front de Kamanyola : Depuis 14h15, des combats acharnés font rage dans les collines de Ngomo, surplombant Kamanyola. Les forces gouvernementales, épaulées par les miliciens Wazalendo, tenteraient une manœuvre d’encerclement pour prendre à revers les positions du M23. « C’est une surprise. Nous pensions la zone sécurisée », témoigne un habitant sous le choc des détonations d’armes lourdes.
  • Crise humanitaire aggravée : Cette offensive provoque une nouvelle vague de déplacements de civils vers Uvira, ville déjà en situation de catastrophe humanitaire. Submergée par l’afflux continu de déplacés du Nord-Kivu et de victimes des inondations du lac Tanganyika, Uvira voit sa capacité d’accueil et d’assistance dépassée.
  • Guerre de l’ombre : En marge des combats, les FARDC ont annoncé l’arrestation de trois présumés espions à Luvungi, accusés de renseigner la coalition rebelle, illustrant la dimension clandestine du conflit.

Nord-Kivu : Les FARDC ripostent par les airs à Masisi

En parallèle, dans le territoire de Masisi au Nord-Kivu, les FARDC ont engagé une série de bombardements aériens contre des positions stratégiques tenues par l’AFC/M23. Les frappes ont visé :

  1. La colline de Kahongole, point dominant offrant un avantage tactique crucial sur Masisi centre.
  2. Une position avancée à proximité immédiate du bureau de l’administration du territoire.
  3. La garnison rebelle de Bukombo, sur un axe de ravitaillement clé.

Ces opérations démontrent la volonté de Kinshasa de maintenir une pression militaire maximale et d’empêcher toute consolidation territoriale des rebelles, malgré le dialogue affiché.

Un crash mystérieux et un accord sous pression

L’actualité est également marquée par l’enquête en cours sur le crash d’un hélicoptère sur le lac Tanganyika, en territoire de Fizi, le 4 décembre. Les autorités locales confirment la récupération d’un corps et de quatre rescapés, tous expatriés, par des pêcheurs. Les circonstances de l’accident, survenu en pleine zone de conflit, restent à élucider.

Analyse : Le fossé abyssal entre la signature et le terrain

La simultanéité de ces événements militaires d’envergure, à peine 72 heures après la cérémonie de Washington, valide les avertissements les plus prudents émis lors de la signature. Les déclarations du président américain Donald Trump sur un « grand miracle » contrastent violemment avec le vacarme des armes dans les Kivus.

Cette situation donne une résonance particulière aux mises en garde émises par des sénateurs américains, exigeant des « actes » et la fin de « l’occupation illégale ». Elle place également les garants régionaux de l’accord et la communauté internationale devant un dilemme urgent : comment faire respecter un cadre de paix lorsque les parties engagées semblent privilégier, dans l’immédiat, la logique guerrière ?

La crédibilité des Accords de Washington se joue désormais, non dans les capitales, mais dans les collines de Ngomo et de Kahongole. La prochaine semaine sera décisive pour déterminer si la dynamique peut s’inverser, ou si la guerre, une fois de plus, aura raison de la diplomatie.

Par Marc Kabido, correspondant à Uvira
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À la UneSport

Tirage au sort historique pour le Mondial 2026 : La RDC rêve d’un choc contre le Portugal

by admin9775 6 décembre 2025
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Le chemin vers la Coupe du Monde 2026, la première organisée sur trois pays (Canada, Mexique, États-Unis), est désormais tracé. Le tirage au sort de la phase de groupes, dévoilé ce [jour], a composé douze poules relevées pour cette édition élargie à 48 équipes, promettant un festival footballistique sans précédent du 11 juin au 19 juillet 2026.

Des groupes explosifs d’entrée

Avec 42 qualifiés connus et 6 places encore en jeu via les barrages, les affiches sont déjà alléchantes. Le Groupe C s’annonce comme un des plus relevés, avec un choc entre le Brésil, quintuple champion du monde, et le Maroc, demi-finaliste héroïque en 2022, rejoints par l’Écosse et Haïti. Dans le Groupe I, la France, finaliste malheureuse en 2022, hérite du Sénégal, vainqueur de la dernière Coupe d’Afrique des Nations, et de la Norvège de Haaland.

Le rêve congolais dans le Groupe K

L’espoir fait vivre les Léopards de la République Démocratique du Congo (RDC). S’ils parviennent à décrocher l’une des précieuses places restantes, leur destin les mènerait dans le Groupe K. Un parcours de rêve et de défi les y attendrait : une confrontation de légende contre la starisée équipe du Portugal de Cristiano Ronaldo, un duel africain-américain contre la Colombie, et un match à aborder avec sérieux face à la révélation asiatique, l’Ouzbékistan.

Un format inédit pour plus de suspense

Le Mondial 2026 innove avec un format élargi incluant une phase de 16es de finale supplémentaire. Après la phase de groupes, les deux premiers de chaque groupe ainsi que les huit meilleurs troisièmes se qualifieront pour cette nouvelle manche, promettant encore plus de matches décisifs et de suspense jusqu’à la finale.

Les regards sont désormais tournés vers les derniers barrages, où la RDC et d’autres nations tenteront d’écrire la dernière page des qualifications pour accéder à ce tournoi qui s’annonce comme le plus ouvert et le plus vaste de l’histoire.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

Accord de paix RDC-Rwanda: des réactions contrastées dans la classe politique congolaise

by admin9775 5 décembre 2025
written by admin9775

Les présidents Félix Tshisekedi de la République démocratique du Congo, et Paul Kagame du Rwanda ont signé jeudi 4 décembre l’accord de paix à Washington, sous la médiation du président américain Donald Trump, et en présence de plusieurs personnalités, notamment des chefs d’État africains. Cette signature est largement commentée par la classe politique congolaise.

« C’est un désaccord » de Washington estime la formation de Martin Fayulu. Prince Epenge, le porte-parole de la coalition Lamuka, qui demandait avant la signature que cette dernière soit conditionnée au retrait des troupes rwandaises, pointe le fait qu’il n’y a aucune sanction prévue. « La partie qui ne le respecterait pas n’aurait donc rien à craindre », prévient-il.

Plus mesuré, Christian Mwando, chef de file de l’opposition au Parlement, et cadre du parti de Moïse Katumbi, demande que cet accord soit complété par un dialogue national inclusif.

« Des mécanismes pour la paix existent déjà »

Du côté des proches de l’ancien président Joseph Kabila, l’ancienne ministre Marie-Ange Mushebekwa veut y voir du positif : « Si toutes les parties sont vraiment sincères, je ne peux que me réjouir de ce pas difficile, mais courageux ». Elle demande désormais l’implication de la classe politique, de la société civile et des confessions religieuses. Pour le secrétaire permanent adjoint du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), Ferdinand Kambere ce n’est en revanche qu’une distraction de plus alors que « des mécanismes pour la paix existent déjà ».

Du côté de l’Union sacrée, la grande coalition autour du président Félix Tshisekedi, on salue sans surprise ces accords de Washington. Vital Kamerhe veut y voir « un tournant décisif qui apporte l’espoir ». Le président de l’Assemblé nationale, Aimé Boji, évoque pour sa part une démarche salutaire pour le pays.

RFI

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À la UneNouvelles nécrologiques

Frank Gehry, architecte américano-canadien de renommée mondiale, est mort

by admin9775 5 décembre 2025
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L’architecte américano-canadien Frank Gehry, l’un des rares de sa profession à s’être hissé au rang de superstar à travers la planète, est mort vendredi 5 décembre 2025 à l’âge de 96 ans, a fait savoir à l’AFP son bureau. À l’origine de bâtiments emblématiques tels que le musée Guggenheim de Bilbao en Espagne ou le Walt Disney Concert Hall de Los Angeles, Frank Gehry est décédé « ce matin dans sa maison de Santa Monica à l’issue d’une courte maladie respiratoire », a écrit son bureau.

Frank Owen Goldberg, de son vrai nom, naît à Toronto, au Canada, le 28 février 1929 dans une famille d’origine juive, qui déménage aux États-Unis à la fin des années 1940.

Bien avant qu’il n’ait son propre personnage dans un épisode de la série « Les Simpson », il se lance à Los Angeles dans des études d’architecture à l’Université de Californie du Sud.

Il obtient son diplôme en 1954 et change vers la même époque son nom en « Gehry » pour se protéger de l’antisémitisme. Par la suite, il s’enrôle dans l’armée américaine, tout en étudiant l’urbanisme à la prestigieuse université d’Harvard.

Modélisation par ordinateur

Sa carrière commence notamment dans les bureaux de l’architecte Victor Gruen, l’inventeur des galeries commerciales à Los Angeles. Puis elle se poursuit par un séjour à Paris pour travailler chez André Remondet. De retour en Californie, il ouvre au début des années 1960 son propre cabinet.

Les années 1970 et 1980 marquent pour lui le début d’une longue série de réalisations architecturales audacieuses et innovantes. Très proche de l’avant-garde californienne, il invente de nouveaux principes d’écriture architecturale et explore les techniques de modélisation par ordinateur qui vont occuper une grande place dans son travail.

L’œuvre la plus célèbre de cette époque est sans doute sa propre maison à Santa Monica (Californie) construite en 1978. Conçue comme une enveloppe autour d’un bungalow hollandais des années 1920, laissé visible, elle alterne cubes de verre inclinés et parois en tôle ondulée.

L’architecte revendique l’utilisation de matériaux bruts et peu conventionnels, comme les mailles métalliques et le contreplaqué, dans une sorte de patchwork architectural. Frank Gehry et sa femme Berta ont habité la résidence, devenue un classique de l’architecture contemporaine, pendant près de quarante ans, avant d’en construire une nouvelle en 2019.

Une maquette de la résidence de Frank Gehry, construite à Santa Monica, en Californie, présentée au Centre Pompidou à Paris, le lundi 6 octobre 2014.
Une maquette de la résidence de Frank Gehry, construite à Santa Monica, en Californie, présentée au Centre Pompidou à Paris, le lundi 6 octobre 2014. © Remy de la Mauviniere/AP

Guggenheim, « le plus important édifice de notre temps »

En 1989, il reçoit la plus haute distinction architecturale, le prix Pritzker. Trois ans avant la fin du siècle, le révolutionnaire musée Guggenheim Bilbao est inauguré en Espagne, lui apportant une consécration mondiale.

L’œuvre à la forme ondulée telle un poisson, signature de l’architecte, est faite de roche calcaire, de verre et de courbes en titane qui reflètent la lumière et l’avant-gardisme de Gehry. Pour son confrère américain Philip Johnson, il s’agit du « plus important édifice de notre temps ».  

Assemblage de formes hétéroclites construit en calcaire, verre et titane au bord de la rivière Nervion, il a nécessité pour sa conception un logiciel de l’industrie aérospatiale et des alpinistes pour installer les quelque 33 000 feuilles de titane ultra-léger de la façade.

Cette photo prise le 19 avril 2023 montre une vue générale du musée Guggenheim Bilbao de l’architecte canado-américain Frank Gehry, à côté de l’œuvre de l’artiste français Daniel Buren « Arku Gorriak » (Arcs rouges) sur le pont La Salve sur la rivière Nervion dans la ville basque espagnole de Bilbao.
Cette photo prise le 19 avril 2023 montre une vue générale du musée Guggenheim Bilbao de l’architecte canado-américain Frank Gehry, à côté de l’œuvre de l’artiste français Daniel Buren « Arku Gorriak » (Arcs rouges) sur le pont La Salve sur la rivière Nervion dans la ville basque espagnole de Bilbao. © Ander Gillenea/AFP

Ce monument insufflera un vent de renouveau dans la ville espagnole en crise, attirant les touristes du monde entier. Si bien que l’expression « effet Bilbao » désigne maintenant les œuvres architecturales qui contribuent à la revitalisation urbaine.

S’enchaînent ensuite des projets toujours plus spectaculaires et audacieux pour Gehry : le Walt Disney Concert Hall à Los Angeles (2003), le gratte-ciel 8 Spruce Street à New York (2011), la Fondation Louis Vuitton à Paris (2014). En 2018, il termine la construction des nouveaux quartiers généraux de Facebook dans la Silicon Valley.

Des œuvres complexes

Les conceptions de Frank Gehry sont d’une complexité sans précédent, rendues possibles par une utilisation massive du calcul informatique.

Longtemps, les formes arrondies, incurvées, les ellipses et les cercles ont été taxés d’hérésie en architecture, accusés de briser l’harmonie, d’augmenter les coûts de construction, de poser des problèmes sans fin aux ingénieurs.

Frank Gehry utilise la flexibilité de la simulation numérique, jusqu’à remettre en cause les repères classiques d’un édifice comme la façade ou la couverture.

Il atteint sans doute les limites de sa démarche avec la clinique Lou Ruvo (2010) de Cleveland, aux États-Unis, où façades et fenêtres semblent s’effondrer en de multiples circonvolutions.

Un projet qui ne manque pas d’humour – très présent dans son œuvre – pour une clinique spécialisée dans les maladies neurovégétatives.

Le Cleveland Clinic Lou Ruvo Center for Brain Health, conçu par l’architecte de renommée mondiale Frank Gehry à North Las Vegas le 12 octobre 2010
Le Cleveland Clinic Lou Ruvo Center for Brain Health, conçu par l’architecte de renommée mondiale Frank Gehry à North Las Vegas le 12 octobre 2010 © Mark Ralston/AFP
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À la UnePolitique

RDC-Rwanda : les sénateurs américains saluent les accords mais exigent des actes

by admin9775 5 décembre 2025
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Dans un signe d’unité politique rare, deux poids lourds du Sénat américain, la démocrate Jeanne Shaheen et le républicain Jim Risch, ont salué jeudi les accords de paix signés entre la RDC et le Rwanda, tout en posant des conditions claires pour leur soutien futur. Leurs déclarations conjointes donnent à l’initiative de la Maison Blanche une légitimité bipartisane, assortie d’un calendrier d’exigences.

Présidente et membre de rang du puissant Comité des Affaires étrangères, les deux sénateurs ont qualifié la signature de « potentielle étape importante ». Ils ont félicité le président Donald Trump et le secrétaire d’État Marco Rubio pour leur « leadership » dans la résolution d’un conflit aux « torts irréparables ».

Mais leur soutien n’est pas un chèque en blanc. Ils avertissent que « le succès exige plus que des signatures – il exige des actes », pointant directement la responsabilité du Rwanda. Leur communiqué exige « l’arrêt immédiat des atrocités » et met fin à « l’occupation illégale » par le M23, un mouvement qu’ils désignent clairement comme étant « soutenu par le Rwanda ». Ils appellent aussi l’Union africaine et les États voisins à faire respecter les engagements.

Le sénateur Jim Risch (R-Idaho), président de la Commission des relations étrangères du Sénat, et la sénatrice Jeanne Shaheen (D-New Hampshire), membre de rang de la Commission, ont publié aujourd’hui la déclaration suivante concernant la signature des Accords de Washington pour la paix et la prospérité entre la République démocratique du Congo (RDC) et la République du Rwanda, facilités par l’administration Trump :

« La signature des Accords de Washington pourrait constituer une étape importante vers la stabilité et la croissance dans l’Est du Congo. Nous saluons le Président et le Secrétaire d’État Rubio pour leur leadership et leur engagement continu dans un conflit qui a causé des dommages irréparables aux communautés et coûté bien trop de vies humaines.

« Cependant, la réussite exige plus que des signatures — elle exige des actes.

« Les Accords de Washington doivent aboutir immédiatement à l’arrêt des atrocités et des crises humanitaires qui ravagent l’Est du Congo. Ils doivent aussi mettre fin à l’occupation illégale des territoires par le M23 soutenu par le Rwanda, dont les attaques continues et croissantes déstabilisent encore la région.

« L’Union africaine et les pays représentés lors de la cérémonie de signature, en particulier les États de la région, portent également la responsabilité de faire respecter ces engagements.

« Les États-Unis restent engagés sur la voie de la paix entre la RDC et le Rwanda, et nous sommes prêts à agir si cet accord n’est pas respecté. »

À propos des signataires :

  • Le sénateur Jim Risch est le président de la Commission des relations étrangères du Sénat des États-Unis et représente l’État de l’Idaho.
  • La sénatrice Jeanne Shaheen est la membre de rang (le membre le plus éminent du parti minoritaire) de la même commission et représente l’État du New Hampshire.

Les sénateurs ont appelé l’Union africaine et les pays de la région à faire respecter l’accord et ont conclu que les États-Unis étaient « prêts à agir » s’il n’était pas appliqué.

Par Marius Bopenga
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À la UneSport

Tirage au sort du Mondial 2026: quelles chances pour les nations africaines?

by admin9775 5 décembre 2025
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Tous les regards sont tournés, ce vendredi 5 décembre, vers Washington, la capitale des États-Unis, où va se tenir à 17h (TU) le tirage au sort de la Coupe du monde 2026. Quels adversaires – et quelles chances – pour les neuf (et peut-être dix) équipes africaines qualifiées ?

Ce Mondial XXL, qui se disputera en juin et juillet prochain dans trois pays (Mexique, Canada et États-Unis), passe d’un format de 32 à 48 équipes. Le tirage au sort va les répartir en 12 groupes de quatre.

Or, avec neuf représentants déjà qualifiés – Maroc, Sénégal, Côte d’Ivoire, Algérie, Ghana, Tunisie, Égypte, Afrique du Sud et Cap-Vert – et une possible dixième place pour la RDC, l’Afrique sera quasiment présente dans chaque groupe.

Le Maroc, demi-finaliste surprise du dernier Mondial au Qatar et 11e au classement FIFA, aurait pu prétendre à une place de tête de série. Mais l’attribution automatique de cette position aux trois pays hôtes relègue les Lions de l’Atlas, mais aussi le Sénégal dans le deuxième chapeau. Conséquence : ils pourraient croiser dès le premier tour des cadors comme l’Argentine, l’Espagne, le Brésil ou la France.

Pour Montassar Talbi, défenseur tunisien du FC Lorient, qui rêve de croiser « les grandes nations », l’impatience domine : « On a juste hâte de voir nos adversaires. C’est la Coupe du monde, il n’y a que des grandes nations. Peu importe le tirage, nous ferons tout pour passer au second tour. Mais on veut pouvoir se projeter, savoir dans quelle ville, dans quel stade et face à qui on jouera. C’est un véritable plaisir de disputer ces rencontres. »

Un format favorable à l’Afrique ?

Si affronter une nation hôte comme le Canada, les États-Unis ou le Mexique pourrait sembler moins redoutable que de tomber sur un favori mondial, la ferveur locale peut aussi se transformer en piège pour les visiteurs.

Pour Jean-Philippe Gbamin (Metz), l’essentiel est ailleurs : « Peu importe les adversaires, nous irons montrer le meilleur visage de la Côte d’Ivoire et du football africain. Le Maroc et le Sénégal ont déjà prouvé qu’on pouvait rivaliser. Il faut montrer que le football africain regorge de talent et aller là-bas pour ne pas se montrer inférieur. »

Avec le nouveau système, les deux premiers de chaque groupe, ainsi que les huit meilleurs troisièmes, accéderont aux 16es de finale. Les équipes africaines, bien réparties grâce à la règle interdisant à deux nations d’une même confédération (hors Europe) d’être dans le même groupe, auront toutes leurs chances de poursuivre l’aventure.

Ce vendredi, la Côte d’Ivoire, l’Algérie, le Ghana, la Tunisie, l’Égypte, l’Afrique du Sud et le Cap-Vert, sans oublier le Maroc et le Sénégal, auront donc leur carte à jouer. Et, si la RDC valide son billet en mars, le contingent africain n’aura jamais été aussi fort.

RFI

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Washington signe un accord, l’Est de la RDC reste en guerre : la paix en trompe-l’œil

by admin9775 5 décembre 2025
written by admin9775

Dans le faste d’un institut fraîchement rebaptisé à son nom, Donald Trump a célébré jeudi la signature d’un accord de paix entre la RDC et le Rwanda comme un triomphe personnel et un « grand miracle ». Pourtant, sur le terrain, les combats continuaient de faire rage, et les deux présidents africains, Félix Tshisekedi et Paul Kagame, ont affiché une prudence palpable, évitant toute poignée de main devant les caméras.

Alors que les signatures séchaient jeudi à Washington sur un nouvel accord de paix entre la RDC et le Rwanda, les bombardements et les affrontements se poursuivaient sans relâche dans le Kivu. Cette dissonance frappante résume le scepticisme entourant la cérémonie organisée par Donald Trump, qui y a vu l’occasion de marquer un point diplomatique et d’afficher la supériorité de sa méthode.

Les deux principaux concernés, les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame, sont arrivés séparément et n’ont échangé aucun geste de concorde. Leurs déclarations, mesurées, contrastaient avec l’emphase du président américain, qui a vanté un accord « puissant et détaillé » et promis des retombées économiques juteuses pour tous, notamment pour les entreprises américaines convoitant les minerais stratégiques de l’Est congolais.

Pour les observateurs, cet accord, qui formalise des engagements pris en juin sous pression américaine, sent le déjà-vu. Il a été signé au siège de l’ »Institut Donald-Trump pour la paix », renommé pour l’occasion, un symbole qui n’a pas échappé à la presse internationale. La vraie signature, celle des armes se taisant sur le terrain, se fait toujours attendre. Comme le note un chercheur congolais, le contenu semble secondaire face à l’événement médiatique et aux intérêts économiques qu’il sert.

La cérémonie, minutieusement chorégraphiée, a révélé les ressorts de la nouvelle diplomatie américaine : une pression intense et des promesses économiques. « Tout le monde va gagner beaucoup d’argent », a lancé l’hôte de la Maison Blanche, insistant sur l’accès privilégié offert aux entreprises américaines aux minerais congolais. Une vision transactionnelle où la paix semble passer par les affaires.

Mais derrière le spectacle – réception à huis clos dans le Bureau ovale, signature sous les projecteurs –, les signaux étaient moins radieux. Paul Kagame a prévenu qu’il y aurait « des hauts et des bas ». Félix Tshisekedi a évoqué un chemin « exigeant et plutôt difficile ». Un expert congolais, contacté par l’AFP, résume : « Pour [les Américains], l’essentiel est peut-être moins le contenu de l’accord que l’événement lui-même. »

Par Pascal Kabeya
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Un accord qui signe l’institutionnalisation de la guerre à l’Est de la RDC

by admin9775 4 décembre 2025
written by admin9775

Ce jeudi 4 décembre 2025, Washington devait être le théâtre d’une signature présentée comme historique : un accord de paix entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, censé tourner la page de trente ans de violences dans l’Est congolais. Pourtant, une analyse approfondie du texte et des dynamiques en jeu révèle une réalité plus sombre : loin d’être un instrument de rupture, cet accord risque d’entériner diplomatiquement un statu quo meurtrier et de légitimer l’ingérence rwandaise.

Le Rwanda y obtient en effet un cadre lui permettant de justifier, au nom de la lutte contre les FDLR, une présence militaire directe ou indirecte sur le sol congolais. Cette milice, invoquée de manière récurrente par Kigali, opère précisément dans les zones du Nord et du Sud-Kivu contrôlées par son proxy, le M23. La RDC se voit ainsi imposer une mission impossible : neutraliser un groupe armé sur un territoire qu’elle ne contrôle plus. Un cercle vicieux parfait, où chaque accusation de Kinshasa se heurtera à l’exigence prévisible et infalsifiable de « sécurisation » préalable.

La stratégie de Kigali repose sur un double discours bien rodé. D’un côté, il présente le M23 – mouvement qu’il arme, finance et dirige – comme un problème purement congolais, une affaire de « revendications locales » à régler « entre Congolais ». De l’autre, il utilise la menace des FDLR, réelle mais instrumentalisée, comme prétexte à une ingérence permanente. Cette rhétorique offre au Rwanda un déni plausible tout en conservant le contrôle opérationnel sur le terrain.

L’enjeu sous-jacent, et peut-être le plus déterminant, reste économique. Par cet accord parrainé par les États-Unis, le Rwanda acquiert une forme de légitimité internationale pour l’exploitation et la commercialisation des minerais issus des zones de conflit congolaises. Le pillage systématique se mue ainsi, sur le papier, en activité « régulière ». Les circuits d’approvisionnement mondiaux en minerais stratégiques pourront dès lors s’approvisionner en contournant, voire en rendant délibérément obsolète, l’État congolais et ses institutions.

Cette configuration consacre un modèle où l’instabilité perpétuelle de l’Est congolais devient un facteur de croissance et de puissance régionale pour le Rwanda. La guerre n’est plus une anomalie à éradiquer, mais une condition géo-économique normalisée et diplomatiquement validée.

Face à ce piège potentiel, la position de la RDC, réaffirmée mardi par son ministre de la Communication Patrick Muyaya, semble pourtant claire : « La paix signifie le retrait des troupes rwandaises et la cessation de tout soutien aux groupes supplétifs. » Le président Félix Tshisekedi a porté ce message lors de son entrevue avec le médiateur américain, Donald Trump, en espérant obtenir des garanties fermes.

L’histoire jugera si la date du 4 décembre 2025 a marqué le début d’une paix durable ou, au contraire, l’acte de naissance d’une guerre institutionnalisée, où la souffrance congolaise devient une variable d’ajustement compatible avec les intérêts de ceux qui en profitent. La RDC, en quête d’un cessez-le-feu, pourrait découvrir qu’elle a signé la normalisation de son propre dépeçage.

L’Accord de Washington, sous l’égide du président américain Donald Trump, doit être signé le jeudi 4 décembre 2025 par les présidents de la RDC, Félix Tshisekedi, et du Rwanda, Paul Kagame. Cet accord vise à pacifier l’Est de la RDC, une région marquée par des décennies de conflits armés.​

Cet accord, qui s’appuie sur la Déclaration de principes signée le 25 avril 2025, comprend des dispositions sur :

  • Le respect de l’intégrité territoriale

Les deux pays s’engagent à respecter mutuellement leur intégrité territoriale et à s’abstenir de tout acte d’agression ou de soutien à des groupes armés. Ils conviennent de cesser toute hostilité, y compris en s’abstenant de soutenir ou tolérer des incursions ou actes menaçant la paix, la souveraineté ou l’intégrité territoriale de l’autre.

  • Le désengagement, le désarmement

D’un côté, la RDC s’engage à neutraliser complètement les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR). De l’autre, le Rwanda se doit de retirer ses militaires du territoire congolais.

  • Un mécanisme conjoint de coordination sécuritaire

Les deux parties se conviennent de mettre en place un mécanisme conjoint de coordination de la sécurité pour assurer la surveillance et la mise en œuvre de ces engagements.

  • Le retour des réfugiés et des personnes déplacées à l’intérieur du pays

La RDC et le Rwanda faciliteront le retour volontaire et sécurisé des réfugiés. Ils devront également garantir l’acheminement de l’aide humanitaire aux populations vulnérables.

  • Un cadre d’intégration économique régionale

Aux termes de cet accord, un cadre d’intégration économique régionale sera lancé dans les trois mois, visant à développer le commerce, les investissements et la transparence dans l’exploitation des ressources naturelles.

Par Pascal Kabeya
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