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À la Une

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CAN 2024: la Côte d’Ivoire réussit son entrée en lice en battant la Guinée-Bissau

by admin9775 14 janvier 2024
written by admin9775

La Côte d’Ivoire s’est imposée sans difficulté 2-0 face à la Guinée-Bissau lors du match d’ouverture de cette CAN 2024 au stade Alassane Ouattara d’Ebimpé, ce samedi 13 janvier. Les Ivoiriens entament la compétition de la meilleure des façons face à des Djurtus toujours en quête de leur première victoire dans une CAN.

Dans un stade plein à craquer et une ambiance électrique, après une cérémonie d’ouverture sans accroc mettant à l’honneur l’hospitalité ivoirienne ainsi que les 23 autres équipes de la compétition, il ne manquait avant le coup d’envoi qu’une chose pour que la fête soit complète : une victoire des Éléphants.  

Sous les yeux de tout le gratin du football africain, le président de la CAF Patrice Motsepe et de nombreuses anciennes gloires du continent en tête, mais aussi mondial puisque le président de la Fifa, Gianni Infantino, a fait le déplacement, les Ivoiriens ont rempli le contrat. 

Fofana allume la première mèche 

Soutenus par tout un pays qui n’espère rien de moins qu’un troisième titre continental à domicile, les hommes de Jean-Louis Gasset savaient qu’ils n’avaient pas le droit à l’erreur. Les Ivoiriens ont donc été bien inspirés en choisissant de se faciliter la tâche dès la quatrième minute de jeu. C’est le milieu de terrain Séko Fofana qui a allumé la première mèche, décochant une frappe enroulée du pied droit à l’entrée de la surface de réparation bissau-guinéenne après une erreur de relance de la défense. 

Cette ouverture du score précoce aurait pu laisser présager un score plus lourd à la fin de la première période, mais alors qu’ils gardaient le contrôle du ballon, les Ivoiriens se sont laissés entraîner sur un faux rythme par des Djurtus pourtant relativement inoffensifs et toujours en quête de leur première victoire dans une CAN pour leur quatrième participation consécutive à la compétition. Seule une nouvelle frappe de Séko Fofana, cette fois propulsée sur la barre transversale du gardien de but bissau-guinéen Ouparine Djoco, aurait pu venir alourdir le score avant la pause. 

Soirée tranquille pour le gardien ivoirien 

Au retour des vestiaires, les Éléphants vont finalement une nouvelle fois trouver la faille à la 57e minute de jeu. Après un débordement côté gauche, le centre de Jonathan Bamba trouve Jean-Philippe Krasso qui résiste à la pression des défenseurs bissau-guinéens pour envoyer le ballon dans les filets d’un tir en pivot du pied gauche.  

Excepté une frappe de l’attaquant bissau-guinéen Franculino repoussée par le gardien ivoirien Yahia Fofana qui a décidément passé une soirée bien tranquille, les Éléphants ne seront jamais réellement inquiétés jusqu’à la fin du match. Solides et bien organisés, les Éléphants n’ont pas tremblé, mais difficile de tirer des conclusions dès ce samedi face à une équipe considérée comme la plus faible du groupe A. Le vrai test arrivera jeudi 18 janvier face au Nigeria, un adversaire qui devrait se montrer d’une qualité nettement supérieure. 

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneSociété

Procès Bujakera : « Le sceau et la signature présentés par l’ANR ne correspondent pas à ceux présentés par le ministère public comme falsifiés » (Avocat)

by admin9775 13 janvier 2024
written by admin9775

Le Tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe a poursuivi, le vendredi 12 janvier 2024, à la prison centrale de Makala à Kinshasa, en RD-Congo, le procès du journaliste Stanislas Bujakera Tshiamala.

Les avocats du journaliste Stanis Bujakera ont renouvelé leurs demandes au Tribunal, notamment d’une contre-expertise des documents pour lesquels est poursuivi leur client.

Selon maître Jean-Marie Kabengela Ilunga, un des avocats du directeur de publication adjoint d’Actualité.cd, cette demande est motivée par la démission de l’expert désigné par le Tribunal mais aussi et surtout par le fait que les documents versés par l’ANR ne corroborent pas aux documents présentés par le ministère public.

« Il était question aujourd’hui qu’on sache si le jugement avant dire droit a été exécuté tant par l’ANR que par l’expert désigné par le Tribunal. L’on a constaté que l’ANR avait envoyé quelques spécimens dont une signature, un sceau et une lettre par lesquels l’administrateur général de l’ANR disait qu’il ne remettait pas en cause l’authenticité du sceau et de la signature qui étaient posés sur le document taxé de faux. Et l’expert, qui était désigné pour procéder à la contre-expertise, a fait le rapport de l’impossibilité dans laquelle il s’est trouvé pour pouvoir exécuter les charges qui lui ont été imposées, le sceau et la signature présentés par l’ANR ne correspondent pas à ceux présentés par le ministère public comme falsifiés par notre client », a-t-il expliqué.

Face à ce qu’ils qualifient de manque d’indices sérieux de culpabilité de leur client, les avocats du correspondant du magazine Jeune Afrique ont une nouvelle fois sollicité une demande de mise en liberté provisoire. L’affaire a été prise en délibéré. La prochaine audience est prévue le 02 février prochain.

Josué Bengbazo

Actu 30 via CONGO PUB Online

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À la UnePolitique

Après le retrait de la Monusco, plusieurs de ses bases militaires seront cédées au gouvernement

by admin9775 13 janvier 2024
written by admin9775

On en sait désormais un peu plus sur les contours du désengagement de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RD Congo(Monusco). Celui-ci se fera en trois phases, qui vont s’étaler sur l’année 2024 en cours. Les détails y afférents ont été donnés ce samedi 13 janvier 2024 par la représentante permanente du secrétaire général de l’ONU en RDC, Bintou Keita et le vice-premier ministre des Affaires étrangères et Francophonie, Christophe Lutundula Apala, au cours d’une conférence de presse conjointe tenue à l’hôtel du gouvernement.

A la suite de cette rencontre avec la presse, le ministère des Affaires étrangères et Francophonie a publié un communiqué de presse.

Il y est indiqué notamment que la première phase du retrait de la mission onusienne du sol congolais « concerne le retrait complet des composantes militaires et policières de la Monusco de la province du Sud-Kivu, au plus tard au mois d’avril 2024 .»

La cheffe de la Monusco et le chef de la diplomatie congolaise lors de la conférence de presse du 13/01/2024

Le communiqué annonce une bonne nouvelle pour l’armée congolaise: « Plusieurs bases militaires de la Monusco seront transférées au gouvernement .»

La deuxième phase prévoit un retrait de la Monusco du Nord-Kivu, après son retrait du Sud-Kivu et à l’issue de l’évaluation de la première phase du désengagement, tel que demandé par le Conseil de sécurité. « La troisième phase commencera après l’achèvement de la phase 2 et de son évaluation, et conduira au retrait au retrait complet de la province de l’Ituri », précise le ministère des Affaires étrangères.

Ce, avant de conclure qu’« après 25 ans de présence, la Monusco quittera définitivement la RDC au plus tard à la fin de l’année 2024 .»

Francis Otshudi

Alternance via CONGO PUB Online

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À la UnePolitique

La CENI confirme la publication des résultats provisoires des élections législatives et municipales ce samedi soir

by admin9775 13 janvier 2024
written by admin9775

Le décor est déjà planté au siège de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) à Kinshasa, en République démocratique du Congo, où est prévue la publication samedi soir, des résultats provisoires des élections législatives nationales du 20 décembre dernier.

Prévu à 19H des sources sur place parlent d’une publication après le match de football de la CAN qui se déroule en cote d’ivoire qui oppose la cote d’ivoire pays organisateur et la guinée.

Il sied de rappeler que cette publication à connu plusieurs report. Notons que sur près de 30.000 candidats à la députation nationale, seuls 500 entreront dans l’hémicycle du palais du peuple. Côte députation provinciale, la CENI avait enregistré près de 45.000 candidatures sur le plan national.

pour recueillir un siège a l’Assemblée nationale, chaque regroupement politique devrait recueillir au moins 179.000 voix sur l’ensemble du pays.

Seuls 40 auraient rempli cette condition et, dans le lot des partis et regroupements politiques ayant pignon sur rue, notamment l’UDPS/Tshisekedi, le MLC de Bemba, l’UNC de Kamerhe, l’AFDC de Bahati.

Parmi les non-partants, les formations politiques de Matata, Kayinda, Samy Badibanga, Sesanga et autres Kyabula sont notamment citées.

PN

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À la UneSociété

Le Conseil d’État se déclare incompétent pour statuer sur les requêtes de 82 candidats invalidés

by admin9775 12 janvier 2024
written by admin9775

A l’issue d’une audience à huis-clos tenue vendredi 12 janvier 2023, le Conseil d’État s’est déclaré incompétent pour statuer sur leurs requêtes en contestation de la décision de la Ceni.

Ainsi n’ayant pas qualité à corriger la décision de la centrale électorale, la juridiction administrative congolaise se déclare incompétente pour statuer sur les requêtes formulées.

Il sied de rappeler que Ces 82 candidats accusés par la Ceni d’avoir obtenu frauduleusement des suffrages à l’aide du vandalisme des DEV (Dispositif électronique de vote), avaient saisi la justice pour réparation avant la publication des résultats provisoires par la CENI. 

PN

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À la Une

Les évêques d’Afrique disent non à la bénédiction des couples homosexuels

by Ruben Yale 12 janvier 2024
written by Ruben Yale

Un communiqué publié, jeudi à Accra, au Ghana, par Fridolin Ambongo, évêque de Kinshasa et président du Symposium des conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar rejette sur un ton ferme la proposition du Vatican.

Ces bénédictions des couples homosexuels ne pourront pas se faire sur le continent sans s’exposer à des scandales rétorque le communiqué. C’est la première fois que tous les évêques d’un continent rejettent publiquement une instruction romaine.

Et comme si la position de l’Afrique devait en inquiéter plus d’un, l’évêque Fridolin Ambongo appelle les communautés chrétiennes d’Afrique à ne pas se laisser ébranler, et rappelle que le Pape François est opposé à toute forme de colonisation culturelle au continent.

La réponse catégorique de l’organisation des responsables catholiques du continent entache la réputation du Vatican. Pour certains, l’image du Pape s’en trouverait même affaiblie.

L’Église de Rome avait tenté d’expliquer sa déclaration baptisée Fiducia Supplicans et l’ordre de bénir les couples homosexuels, mais pour les évêques africains le texte est trop subtil à comprendre par les gens simples.

Africanews via CONGO PUB Online

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À la UnePolitique

La MOE CENCO-ECC déplore l’absence d’un dispositif permettant aux parties prenantes de suivre le processus de calcul du seuil légal de représentativité

by admin9775 12 janvier 2024
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La MOE CENCO-ECC demande à la CENI de mettre en place un dispositif qui permet d’évaluer le seuil de représentativité avec indication des scores respectifs.

 En effet par un communiqué, la Mission d’Observation Électorale (MOE) CENCO-ECC exprime son indignation sur le déroulement du processus de calcul du seuil légal de représentativité et l’attribution des sièges dont les parties prenantes n’ont pas suivi dans la transparence.

ci dessous le Communiqué

PN

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À la UneAfrique

Le Sénégal « se dirige vers une présidentielle inclusive » malgré la barrière des parrainages

by Ruben Yale 12 janvier 2024
written by Ruben Yale

Au Sénégal, le Conseil constitutionnel examine actuellement les candidatures en vue de l’élection présidentielle du 25 février prochain et pour laquelle 21 candidats sur 93 ont passé, mardi, l’étape cruciale des parrainages. Le président sortant Macky Sall a annoncé début juillet qu’il renonçait à briguer un troisième mandat. France 24 décrypte les enjeux du scrutin avec Maurice Soudieck Dione, professeur agrégé de science politique à l’université Gaston Berger de Saint-Louis.

La liste des candidats doit être finalisée d’ici le 20 janvier. Alors que le Conseil constitutionnel du Sénégal planche depuis plusieurs semaines sur les 93 dossiers déposés pour la présidentielle du 25 février, 21 candidats ont désormais passé, mardi 9 janvier, l’étape cruciale des parrainages. Parmi eux, l’actuel Premier ministre et candidat du parti au pouvoir Amadou Ba, l’ancien maire de Dakar Khalifa Sall, Karim Wade, fils de l’ancien président Abdoulaye Wade, ou encore l’ancien ministre et maire de Linguère Habib Sy.

Plusieurs profils issus de la société civile figurent également sur cette liste dont l’économiste Mamadou Lamine Diallo, le scientifique spécialiste des maladies infectieuses Daouda Ndiaye et la gynécologue obstétricienne Rose Wardini.

Le dossier de l’opposant Ousmane Sonko, actuellement détenu pour « appels à l’insurrection et complot » contre l’État, a été rejeté, jugé incomplet. Visé par de nombreuses procédures judiciaires depuis qu’il a été accusé de viol en 2021, ce dernier accuse le pouvoir d’instrumentaliser la justice pour l’écarter du processus électoral.

Pour faire le point sur l’organisation des élections et les thèmes qui se dégagent de cette présidentielle, France 24 s’est entretenu avec Maurice Soudieck Dione, professeur agrégé de science politique à l’université sénégalaise Gaston Berger de Saint-Louis.

Plusieurs dizaines de dossiers de candidats ont été rejetés pour des problèmes liés au nombre de parrainages. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi cette étape fait polémique ?

Maurice Soudieck Dione : Les parrainages sont un filtre instauré à partir de 2018 par Macky Sall pour réduire le nombre de candidats à la présidentielle de 2019. Cette disposition a généré beaucoup de contestation dans l’opposition car elle a été imposée sans concertation. Avec ce système, seuls cinq candidats ont pu concourir lors de la dernière présidentielle, alors qu’une vingtaine d’autres ont été éliminés pour des raisons qui n’ont pas été clairement comprises. Cela a donné le sentiment que le pouvoir avait choisi les candidats selon ses propres intérêts et non de manière démocratique.

Depuis, les conditions ont évolué. La commission qui statue sur les candidatures a été élargie, les postulants ont désormais un droit de regard sur le processus et des membres de la société civile y ont été intégrés.

Néanmoins, des problèmes persistent. Les candidats sont tenus d’obtenir un nombre de parrainages compris entre 0,6 % et 0,8 % du fichier électoral, soit quelque 44 500 parrains, dont au moins 2 000 dans sept régions. Même si cela est interdit, certains citoyens parrainent plusieurs candidats, ce qui génère des « doublons externes » et conduit au rejet de certains dossiers. Enfin, la loi prévoit que seuls les candidats ont accès au fichier électoral, pour des questions de protection des données personnelles. Le problème est que lorsqu’ils soumettent leurs dossiers, ils ne sont pas encore candidats. Ils sont donc jugés sur la base d’un document qu’ils ne détiennent pas, ce qui complique beaucoup le processus. Il y a encore des progrès à faire pour que le système des parrainages devienne davantage équitable et transparent.

Malgré de nombreux recours, l’opposant Ousmane Sonko n’a toujours pas réussi à faire valider sa candidature. Quel impact son absence pourrait-elle avoir lors du scrutin ?

Ousmane Sonko a été radié des listes électorales suite à sa condamnation le 1er juin 2023 pour « corruption de la jeunesse », dans une affaire de mœurs. Il a déposé un recours auprès du tribunal d’instance de Ziguinchor [Casamance] qui a ordonné, en octobre, sa réintégration. Lorsqu’une telle décision de justice est rendue, elle est immédiate. Mais l’État sénégalais s’était pourvu en cassation et a renvoyé le dossier devant la Cour suprême. Contrairement à son habitude, celle-ci a refusé de trancher et a renvoyé le dossier au tribunal d’instance de Dakar. Ce dernier a de nouveau décrété qu’Ousmane Sonko devait être réintégré sur les listes électorales. Pourtant, l’administration refuse toujours de respecter la décision de justice. Il s’agit d’une violation flagrante du droit.  

On lui dit aujourd’hui que l’attestation de dépôt de caution manque à son dossier alors que celle-ci a bien été payée. Encore une fois, on lui met des bâtons dans les roues, mais des recours sont encore possibles. En parallèle, son parti, le Pastef (Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité), a évolué et n’est plus dans la perspective d »Ousmane Sonko ou rien’. Une autre figure du Pastef, Bassirou Diomaye Faye, compte concourir, bien qu’il soit lui aussi en détention [notamment pour « actes de nature à compromettre la paix publique », NDLR]. Par ailleurs, 13 députés du Pastef ont apporté leurs parrainages à un autre candidat de l’opposition Habib Sy, du Parti démocratique sénégalais, qui s’est engagé à se retirer au profit de Sonko si celui-ci était finalement autorisé à se présenter. Habib Sy est plus âgé et expérimenté. Il a été à plusieurs reprises ministre de l’ancien président Wade et pourrait capter un électorat d’opposition plus mature, parfois effrayé par la fougue et la radicalité du Pastef.

Au cours de l’année écoulée, plusieurs ONG ont alerté sur le rétrécissement de certaines libertés au Sénégal ainsi que sur la répression lors des manifestations liées à l’affaire Sonko, qui ont fait plus de 20 morts. Le climat politique est-il particulièrement tendu ?

Le climat a en effet été très tendu avant et après l’arrestation d’Ousmane Sonko. Mais la situation s’est beaucoup calmée depuis que Macky Sall a annoncé renoncer à un troisième mandat, manifestement illégal au regard de la Constitution. Il existait un consensus au sein des forces politiques contre cette troisième candidature. Certes l’affaire Sonko a déclenché les manifestations violentes que nous avons connues, mais en sourdine il y avait derrière la question du troisième mandat. Depuis qu’elle n’est plus là, la contestation a perdu beaucoup de sa force et le Pastef a dû revoir sa stratégie. Il a abandonné sa confrontation violente avec le régime et est revenu dans une compétition démocratique institutionnelle. C’est une bonne chose car au Sénégal, la lutte contre le régime peut vite virer à la lutte contre l’État, du fait de mesures liberticides comme le mandat de dépôt automatique pour toute manœuvre de nature à discréditer les institutions.

Aujourd’hui le climat s’apaise, un large éventail de candidatures a passé l’étape des parrainages et nous nous dirigeons vers une élection inclusive. Celles de Khalifa Sall, Karim Wade, Habib Sy et d’Idrissa Seck [ancien Premier ministre, NDLR] représentent à elles seules quatre pôles forts dans l’opposition, ce qui est un gage de crédibilité.

Quels sont les grands thèmes qui se dégagent de cette course à la présidentielle ?

Il y a d’un côté les questions politico-institutionnelles avec le renforcement de l’État de droit, la bonne gouvernance, le respect des droits des oppositions ainsi que la réforme du système démocratique. Et de l’autre, les aspects socio-économiques. Macky Sall a fait beaucoup en matière d’infrastructures, notamment en lançant des programmes pour moderniser les villes et améliorer l’accès aux services sociaux des populations rurales. Des erreurs stratégiques ont néanmoins été commises sur l’aménagement du territoire. Nous sommes restés dans le biais colonial avec un travail de développement axé sur les villes côtières, et notamment Dakar qui est déjà saturée, au détriment de l’intérieur du pays.

Un programme a été lancé pour accélérer la cadence agricole mais l’industrialisation demeure un point faible. Nous avons un problème sur la création d’entreprises : la plupart sont étrangères et les richesses créées ne profitent pas assez à la population.

L’immigration clandestine est également un enjeu important car nous avons une population très jeune, qui subit fortement ce contexte économique. Certains rêvent de l’eldorado européen où ils pensent pouvoir s’enrichir vite. Parfois ils ont déjà une situation mais visent des capacités d’accumulation plus grandes et donc de redistribution plus large au sein de leurs familles.

Enfin, il y a l’enjeu sécuritaire, même si l’on en parle peu au Sénégal, jusqu’ici épargné par les attaques terroristes. Macky Sall a pris cette question très au sérieux en réarmant et en réorganisant les forces de défense et de sécurité. Mais cette question demeure une source d’inquiétude au vu de la situation régionale. Nous sommes tous concernés par la menace jihadiste.

France 24 via CONGO PUB Online

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À la UneBusiness News

Afrique : Affirma Capital investit 145 millions USD pour renforcer l’accès à l’électricité au profit des mines de cuivre

by Ruben Yale 12 janvier 2024
written by Ruben Yale

Affirma Capital a annoncé, le lundi 8 janvier 2024, un investissement de 145 millions de dollars en vue de renforcer l’accès à l’électricité pour les mines de cuivre en Zambie et en République Démocratique du Congo.

Cette somme sera mise à la disposition de Copperbelt Energy Corporation (CEC) pour la réalisation dudit projet.

La société CEC a pour activité principale de distribuer de l’électricité à la plupart des mines opérant dans la ceinture de cuivre d’Afrique centrale. Elle dispose d’une centrale solaire de 34 MW en fonctionnement et une autre centrale de 60 MW devrait être mise en service en janvier 2024.

Le contexte actuel de la République Démocratique du Congo est tel que l’approvisionnement en électricité demeure jusqu’ici un défi majeur pour ce pays qui est compté parmi les grands producteurs du cuivre en Afrique.

En novembre 2023, le Directeur des investissements du chinois CMOC, Li Chaochun, a estimé que la capacité d’électricité disponible en RDC ne permet pas de soutenir à court terme un agrandissement des opérations du groupe dans le pays.

La société vise à atteindre les objectifs de la transition énergétique dont le cuivre est le métal indispensable.

Affirma Capital est une ancienne branche de Private Equity de Standard Bank et actionnaire à 34,64 % dans la société CEC. Ces nouveaux capitaux injectés par Affirma Capital permettra à CEC de développer ses capacités d’énergie renouvelable et d’étendre l’accès à l’électricité en Zambie et en République Démocratique du Congo.

Martine NGALULA

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À la UneEconomie

le FPI octroie 625.000 USD à l’AZES pour renforcer la viabilisation des ZES

by Ruben Yale 12 janvier 2024
written by Ruben Yale

Le Fonds de Promotion pour l’industrie (FPI) a remis un chèque de 625.000 dollars américains au Directeur Général de l’Agence des Zones Économiques Spéciales (AZES) pour renforcer la viabilisation des ZES dans les six (6) espaces industriels. C’était au cours d’une cérémonie, le jeudi 11 janvier 2024, sous la supervision du Ministre de l’Industrie, Julien Paluku.

Dans son adresse, Julien Paluku a loué la vision du Chef de l’État congolais sur l’indépendance économique. Il a insisté sur l’importance de la mise en place des ZES en RDC pour mieux matérialiser cette vision du Président Félix-Antoine Tshisekedi.

Et de rajouter : « Le financement des Zones Économiques Spéciales augure la diversification de l’économie congolaise. »

Pour sa part, Auguy Bolanda, Directeur Général d’AZES a remercié le FPI pour ce geste.

« Avec le FPI, nous sommes en train de réfléchir sur comment financer les ZES. Les finances que nous avons reçues aujourd’hui vont nous permettre de commencer déjà à faire certaines choses notamment la mise en œuvre de premières Zones économiques spéciales. », a-t-il affirmé.

Sur instruction du Ministre de l’Industrie, le Fonds de Promotion de l’industrie (FPI) va renforcer son appui dans le développement des Zones Économiques Spéciales durant ce deuxième mandat du Président Félix Tshisekedi axé sur les actions, a déclaré, de son côté, le Directeur Général du FPI, Bertin Mudimu Tshisekedi.

Six (6) espaces industriels concernés

Outre la ville de Kinshasa, le Gouvernement congolais a décidé de promouvoir la création des ZES dans les provinces en vue de contribuer à la diversficaton de l’économie.

En vue de sensibiliser les autorités provinciales et d’identifier des potentiels sites pour abriter les futures ZES, l’AZES a effectué des missons au Kongo Central, Haut-Katanga et Lualaba en 2018, puis au Tanganyika et Nord-Kvu en 2019.

Suite à ces missions, les Gouverneurs de province du Kongo Central, du Haut- Katanga et du Lualaba ont pris des arrêtés mettant en place des commissions chargées du suivi de la mise en place des ZES dans leurs provinces.

L’implantation géospatiale des ZES a été répartie en fonction des axes de création et des potentialités spécifiques aux différentes provinces. Il s’agit de :

  1. Kinshasa (Ouest) : les provinces concernées sont Kinshasa, Kongo Central, Kwilu, Kwango, Mai-Ndombe avec comme filières agroalimentaire, agro-industrie
    emballages, hydroélectricité, pétrole, bauxite, matériaux de construction, valorisation métallurgique, industries pharmaceutiques.
  2. Grand Kasaï (Centre): les provinces concernées sont Kasaï, Kasaï Central, Kasai Oriental, Lomami, Sankuru avec comme filières agroalimentaire, logistique et transport, et valorisation minière.
  3. Grand Katanga (Sud) : les provinces concernées sont Haut-Katanga, Lualaba, Tanganyika, Haut-Lomami avec comme filières agroalimentaire, industries de la pêche, valorisation minière, matériaux de construction;
  4. Grand Kivu (Est): Nord-Kivu, Sud-Kivu et Maniema avec comme filières agroalimentaire, agro-industrie, industries manufacturières, et industries textiles.
  5. Grand Equateur (Nord- Ouest) : Equateur Mongala, Tshuapa, Nord-Ubangi, Sud-Ubangi avec comme filières agroalimentaire, industries du bois, Industries chimiques, et industries pharmaceutiques.
  6. Province Orientale (Nord-Est) : Tshopo, Ituri, Haut-Uélé, Bas-Uélé avec comme filières industries du bois, agroalimentaire, agro-industrie, valorisation métallurgique, industries chimiques, et industries pharmaceutiques.

Nadine FULA

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