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À la Une

À la UneProvince

Après le retrait de l’AFC-M23 : des villages de Walikale toujours déserts

by admin9775 12 avril 2026
written by admin9775

Plus d’une dizaine de jours après le retrait des troupes de l’AFC/M23 de certains villages du territoire de Walikale, les localités de Mpety et Minjenje, dans le groupement de Kisimba, restent quasi-déserts. C’est ce qu’a révélé vendredi 10 avril 2026 le Cadre inter-paysans pour la transformation des conflits de Pinga (CITC).

Dans son rapport d’une récente mission de terrain, le rapporteur du CITC, Julien Buunda, indique que quelques habitants commencent timidement à regagner leurs villages, abandonnés depuis plus d’un an à la suite des combats entre l’armée et les rebelles de l’AFC-M23.

Cependant, il appelle à des actions urgentes de réhabilitation d’infrastructures sociales de base, principalement le centre de santé de Mpety, totalement détruit pendant la période de guerre. « Dans l’aire de santé des Mpety, le centre de santé qui porte le même nom a été complètement détruit à la suite des événements de la guerre d’agression », précise-t-il.

Le CITC/Pinga réitère son plaidoyer au niveau des autorités provinciales, nationales, les humanitaires et autres, pour que ce centre de santé soit rapidement reconstruit.

Après le retrait des troupes de l’AFC M23 des villages Banakindi, selon lui, la population qui avait fui ces agglomérations commence déjà à regagner timidement le village. « Alors sur le plan sanitaire, ceci cause déjà un problème par ce que le centre de santé a été complètement détruit », poursuit Julien Buunda.

Depuis le mois d’octobre 2024, les affrontements étaient signalés autour des agglomérations de Mpety et avaient entrainé un déplacement massif de cette population vers d’autres agglomérations jugées sécurisées.

Le 26 mars dernier, les troupes de l’AFC/M23 s’étaient retirées sans combats des villages de Mpety, Minjenje et Kanune. Ces combattants se sont ensuite repliés vers Malemo, à l’est du même groupement de Kisimba.

Radio okapi

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À la UneMonde

Crise Iran–États-Unis : J.D. Vance en première ligne pour arracher un accord à Islamabad

by admin9775 11 avril 2026
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Envoyé spécial du président Donald Trump, le vice-président J. D. Vance est attendu au Pakistan pour piloter une séquence diplomatique à haut risque : transformer un cessez-le-feu de deux semaines, particulièrement fragile, en accord de paix durable entre États-Unis et Iran.

En l’espace de quelques jours, cet élu républicain, longtemps perçu comme un isolationniste sceptique vis-à-vis des interventions extérieures, s’est imposé comme le visage de la diplomatie de crise américaine. Sa mission intervient alors que des discussions indirectes, sous médiation pakistanaise, doivent s’ouvrir à Islamabad, où la délégation iranienne est arrivée vendredi soir.

Des négociations sous conditions

Téhéran pose d’emblée ses lignes rouges : les pourparlers ne débuteront que si Washington accepte un ensemble de « conditions préalables », notamment une trêve au Liban et le déblocage d’avoirs iraniens gelés à l’étranger. Des exigences qui illustrent la défiance persistante entre les deux camps après des mois de tensions et l’escalade militaire déclenchée fin février.

Selon le The New York Times, J. D. Vance avait pourtant mis en garde en interne contre une intervention militaire dès les premières frappes israélo-américaines du 28 février, redoutant un embrasement régional et un coût politique pour l’administration Trump. « Je pense que c’est une mauvaise idée, mais si vous voulez le faire, je vous soutiendrai », aurait-il confié au président avant le feu vert.

D’un sceptique à un négociateur central

Ancien marine déployé en Irak, Vance s’est construit politiquement sur le rejet des « guerres sans fin ». Dans une tribune publiée en 2023 par le The Wall Street Journal, il affirmait que la meilleure politique étrangère consistait à « ne pas commencer de guerres ». Une ligne désormais mise à l’épreuve.

Resté discret au début du conflit, il a néanmoins multiplié les contacts en coulisses. D’après Politico, il s’est notamment entretenu avec le chef d’état-major pakistanais, le général Asim Munir, afin de préparer une proposition de trêve élargie. La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, évoque un rôle « central » dans les discussions depuis le début.

Désormais en première ligne, Vance conduit la délégation américaine aux côtés de Steve Witkoff et Jared Kushner, jusque-là figures dominantes des négociations.

Un signal politique adressé à Téhéran

Ce choix stratégique vise également à restaurer un minimum de confiance côté iranien. Les précédents cycles de discussions, menés par Witkoff et Kushner, ont laissé des traces. Selon The Guardian, des sources diplomatiques iraniennes refusaient de traiter avec cette équipe, accusée d’avoir entretenu l’illusion d’une issue diplomatique.

Perçu comme plus prudent et moins interventionniste, Vance apparaît dès lors comme un interlocuteur potentiellement plus crédible. Pour plusieurs analystes, sa nomination traduit une volonté réelle de parvenir à un compromis, tout en envoyant un signal d’ouverture à Téhéran.

Pression militaire et escalade régionale

La diplomatie s’inscrit toutefois dans un contexte de forte pression. Donald Trump a averti, dans un entretien au New York Post, que de nouvelles frappes contre l’Iran restaient envisageables en cas d’échec des discussions.

Parallèlement, le front libanais reste sous tension. Israël et le Liban doivent se rencontrer le 14 avril à Washington, mais l’État hébreu exclut toute discussion sur un cessez-le-feu avec le Hezbollah. Les frappes israéliennes menées cette semaine ont fait des centaines de victimes, portant à près de 2 000 le bilan depuis le début du conflit — un niveau de violence inédit depuis 1982.

Une mission à haut risque politique

Au-delà de l’enjeu diplomatique, la mission de Vance revêt une dimension politique majeure. Positionné parmi les successeurs potentiels de Trump pour 2028, il doit composer avec une équation délicate : incarner une alternative sans se désolidariser de l’administration.

Face à lui, le secrétaire d’État Marco Rubio apparaît comme un rival potentiel. Pour l’universitaire Aaron Wolf Mannes, de l’université du Maryland, il est rare qu’un vice-président mène directement des négociations de cette ampleur. « C’est une mission très risquée, mais avec une possible récompense élevée », souligne-t-il.

Un succès permettrait à Vance de s’imposer comme l’artisan d’une désescalade majeure. Un échec, en revanche, pourrait fragiliser durablement sa crédibilité.

Une diplomatie à double visage

Sur la scène internationale, Vance cultive une image ambivalente. Critique du soutien américain à l’Ukraine et proche du Premier ministre hongrois Viktor Orbán, il a également démontré sa capacité à adopter une posture diplomatique plus classique lors de récentes visites dans le Caucase.

Cette dualité s’est encore illustrée récemment : prêt à « tendre la main » à Téhéran en cas de bonne foi, il a simultanément averti que toute tentative de manœuvre dilatoire serait fermement rejetée.

Dans ce contexte, J. D. Vance incarne à la fois la prudence d’une partie de l’électorat américain, lassée des engagements militaires prolongés, et le pari de Donald Trump de confier la sortie de crise à un homme qui n’avait pas soutenu l’entrée en guerre. Reste à savoir si ce positionnement paradoxal constituera un levier pour la paix ou un facteur supplémentaire d’incertitude dans une région déjà au bord de l’embrasement.

Par Pascal Kabeya
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À la UneEconomie

La Banque Centrale du Congo abaisse son taux directeur et suscite un débat sur sa stratégie monétaire

by admin9775 11 avril 2026
written by admin9775

La Banque centrale du Congo (BCC) a annoncé une réduction de son taux directeur de 1,5 point de pourcentage, le faisant passer de 15,0 % à 13,5 %, à l’issue de la réunion de son Comité de politique monétaire (CPM). Cette décision, rendue publique dans un communiqué consulté vendredi, s’inscrit dans une volonté affichée de soutenir l’activité économique tout en maintenant le cap sur la stabilité des prix.

Selon la BCC, cet ajustement vise à préserver un taux d’intérêt réel « largement positif », estimé à 11,3 points de pourcentage par rapport à l’inflation en glissement annuel. L’institution monétaire entend ainsi maintenir l’attractivité des placements en monnaie nationale et renforcer l’ancrage des anticipations inflationnistes.

Dans un contexte marqué par la volatilité des prix des matières premières et des pressions persistantes sur le taux de change, la banque centrale poursuit ses efforts pour consolider la stabilité macroéconomique. Le taux directeur, principal levier de la politique monétaire, influence directement le coût du crédit, les conditions de financement des entreprises et, plus largement, le rythme de l’activité économique.

Vers un encadrement plus strict des flux en devises

Parallèlement, la BCC a annoncé une mesure structurante : à compter du 9 avril 2027, aucune banque commerciale ne sera autorisée à importer physiquement des devises étrangères. Pour André Wameso, gouverneur de l’institution, cette décision vise à renforcer la sécurité des approvisionnements en devises et à lutter contre les risques de blanchiment de capitaux ainsi que le financement du terrorisme.

Des propositions controversées sur le rôle économique des églises

Au-delà des mesures strictement monétaires, le gouverneur a suscité le débat en appelant les églises à s’impliquer davantage dans le financement de l’économie. André Wameso a ainsi comparé les offrandes religieuses — communément appelées « Mabonza » — à une forme de financement participatif (crowdfunding), suggérant qu’une partie des dîmes pourrait être orientée vers le financement des petites et moyennes entreprises (PME).

« Imaginez ce que les PME pourraient recevoir chaque dimanche si une partie des offrandes était consacrée à leur financement. Cela transformerait profondément notre économie », a-t-il déclaré, plaidant pour une contribution accrue des institutions religieuses au développement économique.

Vives critiques dans le monde académique et politique

Ces orientations ne font toutefois pas l’unanimité. Godé Mpoy a exprimé son désaccord avec la stratégie du gouverneur, tandis que plusieurs économistes dénoncent des « incohérences » dans l’approche globale de la BCC.

Ce professeur d’économie met en garde contre les effets potentiellement contre-productifs de certaines mesures. « Dans un pays à faible couverture bancaire, imposer la bancarisation des transactions en dollars relève d’une approche économicide », estime-t-il. Il souligne également que la digitalisation accrue des flux en devises pourrait freiner la fluidité des échanges dans un environnement encore peu équipé en infrastructures électroniques.

Selon cet expert, une pression accrue sur la demande de franc congolais, dans un contexte économique fragile, pourrait paradoxalement alimenter les tensions inflationnistes que la BCC cherche précisément à contenir.

Entre stabilisation et relance, un équilibre délicat

La réduction du taux directeur et les réformes annoncées traduisent la volonté de la Banque centrale du Congo de naviguer entre impératifs de stabilisation et besoins de relance économique. Toutefois, les débats qu’elles suscitent illustrent les défis complexes auxquels font face les autorités monétaires dans un environnement marqué par des contraintes structurelles et une forte sensibilité aux chocs externes.

Dans ce contexte, la crédibilité et la cohérence des politiques mises en œuvre apparaissent plus que jamais déterminantes pour asseoir durablement la stabilité macroéconomique du pays.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSport

Aliou Cissé nommé sélectionneur de l’Angola : un choix surprise pour relancer les Palancas Negras

by admin9775 10 avril 2026
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C’est une nomination qui a pris de court observateurs et médias sportifs. Ce jeudi 9 avril 2026, Aliou Cissé a été officiellement présenté comme le nouveau sélectionneur de l’Angola, succédant au technicien français Patrice Beaumelle. Un choix inattendu alors que le nom de Jean-Michel Cavalli circulait avec insistance ces derniers jours.

La scène s’est déroulée à Luanda, où une conférence de presse était organisée pour officialiser le nouveau patron des Palancas Negras. Les journalistes présents s’attendaient à voir apparaître Jean-Michel Cavalli, pressenti pour le poste. Mais contre toute attente, c’est Aliou Cissé qui s’est présenté devant les micros, déclenchant surprise et effervescence dans la salle.

Cette nomination intervient au lendemain de l’annonce de son départ de la Libye, une sélection qu’il dirigeait depuis environ un an. Son passage s’est achevé sur un bilan contrasté, marqué notamment par un échec dans la course à la qualification pour la Coupe du monde 2026. Malgré cela, le technicien sénégalais s’était montré satisfait du travail accompli, évoquant une expérience enrichissante sans détailler les raisons de son départ.

À 50 ans, Aliou Cissé demeure l’un des entraîneurs les plus respectés du continent africain. Son parcours à la tête du Sénégal, qu’il a dirigé pendant près d’une décennie, reste une référence. Il y a notamment remporté la Coupe d’Afrique des nations 2021 et conduit les Lions de la Teranga à deux phases finales de Coupe du monde, consolidant son statut de technicien de premier plan.

Son arrivée à la tête de l’Angola s’inscrit dans une trajectoire récente marquée par des choix audacieux. Après avoir surpris en rejoignant la Libye, il relève désormais un nouveau défi avec une sélection aux ambitions réelles mais encore en quête de régularité sur la scène continentale.

Face à la presse, le nouveau sélectionneur n’a pas caché son enthousiasme, affirmant son honneur de rejoindre une nation qu’il juge ambitieuse et déterminée à progresser. Il a également exprimé sa volonté de construire un projet solide, capable d’inscrire durablement l’Angola parmi les équipes compétitives du football africain.

Aliou Cissé prend ainsi la relève de Patrice Beaumelle, dont le mandat s’est terminé sur une note décevante après une CAN 2025 mal négociée. Pourtant prometteurs lors de l’édition 2024 disputée en Côte d’Ivoire, les Palancas Negras n’ont pas su confirmer leurs progrès lors du tournoi organisé au Maroc.

Le nouveau staff technique sera rapidement plongé dans le vif du sujet dès la prochaine fenêtre internationale de juin, avec plusieurs matchs amicaux destinés à évaluer l’effectif et poser les bases du projet. Mais l’objectif principal reste déjà identifié : préparer efficacement les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2027, qui se tiendra en Tanzanie, Ouganda et Kenya.

Avec cette nomination, l’Angola mise sur l’expérience et le leadership d’un entraîneur habitué aux grandes compétitions pour franchir un nouveau cap et retrouver une place durable parmi les nations qui comptent sur le continent.

Par Marius Bopenga
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À la UneEconomie

La RDC fait une entrée remarquée sur les marchés financiers internationaux avec une émission obligataire record

by admin9775 10 avril 2026
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Kinshasa a levé 1,25 milliard de dollars lors de sa première émission d’euro-obligations, dépassant largement ses objectifs initiaux et confirmant l’appétit des investisseurs pour les ressources stratégiques du pays.

La République démocratique du Congo a franchi, jeudi 9 avril 2026, un cap historique en réalisant sa toute première émission obligataire sur les marchés financiers internationaux. Une opération qui consacre l’entrée du géant d’Afrique centrale dans le cercle restreint des États émetteurs actifs à l’échelle mondiale.

Un succès au-delà des attentes

Initialement calibrée pour mobiliser 750 millions de dollars — dans le cadre d’un programme global pouvant atteindre 1,5 milliard —, l’opération a finalement permis de lever 1,25 milliard de dollars, selon des informations rapportées par Reuters. Ce dépassement significatif des objectifs témoigne d’un intérêt marqué de la communauté financière internationale pour la signature congolaise.

Deux tranches ont été proposées aux investisseurs :

  • Échéance 2032 (5 ans) : rendement indicatif d’environ 9,125 %
  • Échéance 2037 (10 ans) : rendement proche de 10 %

Les fonds mobilisés seront orientés en priorité vers le financement de projets d’infrastructures, considérés comme essentiels pour soutenir la croissance et améliorer la compétitivité de l’économie congolaise.

Les ressources stratégiques, moteur de l’attractivité

Cette réussite intervient dans un contexte de regain d’intérêt mondial pour les ressources naturelles de la RDC. Le pays détient des réserves considérables de cobalt et de cuivre, deux minerais indispensables à la transition énergétique et à l’électrification des transports.

Dans un contexte où les États-Unis et leurs partenaires occidentaux cherchent à diversifier leurs chaînes d’approvisionnement pour réduire leur dépendance vis-à-vis de la Chine, la RDC s’impose comme un acteur incontournable. Cette position stratégique a manifestement pesé dans la décision des investisseurs.

Des fondamentaux en amélioration

L’agence S&P Global Ratings souligne plusieurs facteurs ayant contribué à renforcer la confiance des marchés :

  • Une croissance économique soutenue
  • Une consolidation des réserves de change
  • Des efforts accrus de mobilisation des recettes publiques

Par ailleurs, une accalmie récente sur la scène internationale — notamment liée à une détente entre Washington et Téhéran — a contribué à améliorer les conditions de financement pour l’ensemble des économies émergentes, après une période de fortes tensions géopolitiques.

Des défis structurels persistants

Malgré cette avancée majeure, plusieurs facteurs de risque demeurent. L’économie congolaise reste fortement tributaire des exportations minières, ce qui l’expose à la volatilité des cours des matières premières. À ces vulnérabilités s’ajoutent :

  • L’instabilité sécuritaire persistante dans l’Est du pays
  • Le poids important des financements concessionnels dans la structure de la dette extérieure
  • La dépendance commerciale vis-à-vis de partenaires clés, en particulier la Chine
  • Les tensions régionales récurrentes

Un tournant stratégique

Cette première émission d’euro-obligations marque un tournant décisif dans la stratégie financière de la RDC. En accédant aux marchés internationaux de capitaux, Kinshasa diversifie ses sources de financement et affirme sa volonté de s’intégrer davantage dans l’économie mondiale.

Cette nouvelle donne impose toutefois des exigences accrues en matière de gouvernance, de transparence et de gestion rigoureuse de la dette publique — autant de défis que les autorités congolaises devront relever pour pérenniser la confiance des investisseurs.

Par Pascal Kabeya
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À la UnePolitique

Est de la RDC: le Qatar veut relancer les pourparlers entre Kinshasa et l’AFC/M23 en Suisse

by admin9775 9 avril 2026
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Selon les informations de RFI, une série de rencontres est prévue du 13 au 17 avril dans le pays, sous réserve que plusieurs obstacles à leur tenue soient levés. À l’ordre du jour : la relance des discussions directes entre les deux parties et l’évaluation de la mise en œuvre de deux protocoles qu’ils ont déjà signés.

Trois semaines après les réunions organisées à Washington sous les auspices des États-Unis à l’occasion desquelles des mesures de désescalade avaient été annoncées, une nouvelle tentative de médiation entre Kinshasa et Kigali se dessine pour tenter de mettre fin au conflit qui déchire l’est de la RDC. À la manœuvre cette fois : le Qatar.

Doha cherche en effet à relancer les discussions entre les autorités congolaises et l’AFC/M23 à travers des pourparlers envisagés non plus dans l’émirat, mais en Suisse. Selon les informations de RFI, une série de rencontres y est ainsi prévue du 13 au 17 avril avec, à l’ordre du jour, la relance des discussions directes entre les deux parties et l’évaluation de la mise en œuvre de deux protocoles déjà signés, à savoir le cessez-le-feu et la libération des prisonniers.

Reste que plusieurs obstacles devront être levés avant la tenue effective de ces négociations. Le premier a trait à la question des documents de voyage en possession des délégués de l’AFC/M23 : alors que les discussions sont prévues en Europe, la plupart des représentants du mouvement ne disposent pas de passeports valides… Si, jusqu’à présent, le Qatar acceptait de faciliter leurs déplacements pour les rendez-vous fixés à Doha, il pourrait en être autrement sur le Vieux Continent. 

Les tensions toujours vives sur le terrain

L’autre inconnue qui rend l’initiative délicate réside dans le fait que l’AFC/M23 est une entité sous sanctions et que plusieurs de ses dirigeants le sont également, certains faisant même l’objet de mandats d’arrêt émis par Kinshasa.

Cette tentative du Qatar de faire en sorte que le gouvernement congolais et le groupe armé reprennent langue intervient alors que sur le terrain, les tensions sont restées vives ces derniers mois. Au Nord-Kivu, l’armée congolaise a notamment effectué des frappes de drones dans le territoire de Masisi contre des positions de l’AFC/M23, notamment à Masisi-centre, tandis qu’au Sud-Kivu, les combats se sont intensifiés dans les hauts plateaux de Fizi, Mwenga et Uvira.

RFI

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À la UnePolitique

RDC : Christian Mwando interpelle le gouvernement sur l’accueil des migrants expulsés des États-Unis

by admin9775 9 avril 2026
written by admin9775

Le député national Christian Mwando a déposé, ce mercredi 8 avril 2026, une question orale avec débat au Bureau de l’Assemblée nationale. Celle-ci est adressée à la ministre des Affaires étrangères et porte sur l’accueil en République démocratique du Congo de migrants expulsés depuis les États-Unis.

Membre du parti Ensemble pour la République de Moïse Katumbi, l’élu estime que le pays, déjà confronté à des crises sécuritaires et humanitaires internes, ne dispose pas des conditions nécessaires pour accueillir des ressortissants étrangers dans ce contexte.

Dans une déclaration à la presse, Christian Mwando a exprimé les inquiétudes d’une partie de l’opinion publique, s’interrogeant sur ce qu’il considère comme une atteinte potentielle à la souveraineté nationale. Il a notamment souligné que de nombreux Congolais sont eux-mêmes déplacés à cause des conflits, estimant que les priorités devraient d’abord être orientées vers la gestion des crises internes.

Le député appelle ainsi la cheffe de la diplomatie congolaise à se présenter devant la chambre basse du Parlement afin d’apporter des éclaircissements. Il souhaite notamment obtenir des détails sur le contenu des accords conclus, les modalités d’accueil prévues ainsi que les garanties mises en place pour préserver la souveraineté du pays.

Selon certaines informations, un premier groupe de migrants expulsés des États-Unis pourrait arriver à Kinshasa avant la fin du mois d’avril, sauf évolution de dernière minute.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

RDC : un dispositif d’accueil temporaire de migrants expulsés des États-Unis suscite interrogations et débats

by admin9775 9 avril 2026
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Le gouvernement de la République démocratique du Congo a annoncé, le 5 avril 2026, la mise en place d’un mécanisme d’accueil temporaire de migrants expulsés depuis les États-Unis. Si un communiqué officiel en fixe les grandes orientations, des précisions ont été apportées par des sources gouvernementales à Radio France Internationale, sans toutefois lever toutes les zones d’ombre.

Les autorités évoquent un dispositif « limité », « progressif » et « encadré », fondé sur un traitement au cas par cas. Aucun chiffre officiel n’a été communiqué, laissant incertaine l’ampleur réelle de l’opération. À ce stade, les paramètres précis restent volontairement peu détaillés.

Selon les informations disponibles, la présence des migrants serait strictement temporaire, dans l’attente de leur retour vers leur pays d’origine. Les séjours pourraient s’étendre jusqu’à trois à six mois pour certains cas, avec un dispositif global appelé à s’achever dans un délai d’environ un an. La RDC se positionne ainsi comme un pays de transit, bien que des expériences similaires ailleurs aient montré les difficultés liées à l’organisation des retours, notamment en cas de refus des pays d’origine.

Les premières arrivées sont attendues avant la fin du mois d’avril. Le gouvernement insiste sur un processus « maîtrisé » et souligne que le dispositif pourra être ajusté, voire interrompu, si les conditions ne sont pas réunies. Toutefois, aucun mécanisme concret encadrant cette flexibilité n’a été rendu public.

S’agissant des contreparties, les autorités mettent en avant un « devoir de solidarité » ainsi qu’un possible renforcement des capacités, notamment en matière de sécurité. Elles assurent également que le Trésor public ne sera pas sollicité, sans préciser la nature d’éventuels appuis financiers ou techniques extérieurs.

Face aux critiques d’organisations de défense des droits humains, le gouvernement congolais affirme que cette initiative ne répond à aucune logique marchande et qu’elle est menée avec l’appui d’organisations internationales, dans le respect des engagements juridiques internationaux, notamment la Convention de Genève de 1951, son Protocole de 1967 et la Convention contre la torture de 1984.

Des acteurs de la société civile rappellent toutefois que le principe de non-refoulement interdit de transférer une personne vers un territoire où elle pourrait être exposée à des persécutions, y compris dans le cadre d’un transfert vers un pays tiers. Cette question se pose avec acuité pour certains migrants visés par la politique américaine.

Depuis plusieurs mois, États-Unis développent en effet une stratégie d’expulsion vers des pays tiers, ciblant notamment des personnes qui ne peuvent être renvoyées dans leur pays d’origine pour des raisons de sécurité. Un rapport sénatorial américain publié en février 2026 fait état d’environ 300 transferts pour un coût dépassant 40 millions de dollars, avec des accords impliquant plusieurs pays africains.

Certains États, comme le Ghana, ont reconnu avoir accueilli des migrants tout en niant toute compensation financière, tandis que l’Ouganda a récemment confirmé l’arrivée d’un premier groupe. D’autres, à l’instar du Nigeria, ont décliné toute participation.

C’est dans ce contexte régional et international que la République démocratique du Congo s’inscrit désormais, en rejoignant un dispositif qui continue de susciter débats et préoccupations quant à ses implications juridiques, humanitaires et politiques.

Par Marius Bopenga
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À la UneEconomie

Kinshasa : lancement de la souscription et de la formalisation à l’approche du nouveau marché central

by admin9775 8 avril 2026
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À l’approche de l’ouverture officielle du nouveau marché central, les autorités provinciales de Kinshasa ont enclenché, ce mardi 7 avril, une opération combinée portant sur la souscription aux étals et la délivrance des documents légaux d’exercice des activités commerciales.

À travers cette démarche, le gouvernement entend à la fois moderniser les espaces de négoce et renforcer l’encadrement du tissu économique local.

Intervenant lors de la cérémonie, le ministre provincial du Commerce, Fiston Lukwebo, a expliqué que cette initiative marque le début concret du processus d’intégration des commerçants dans le nouveau marché, tout en insistant sur l’obligation pour chaque opérateur de se conformer aux exigences légales, notamment la détention de la patente.

Pour faciliter cette opération, plusieurs sites ont été retenus à travers la ville, notamment le Jardin botanique de Kinshasa ainsi que les communes de Matete, Gombe, Bandalungwa et Limete, permettant ainsi un enregistrement de proximité pour les commerçants.

Représentant le gouverneur Daniel Bumba, le ministre provincial des Finances et de l’Économie, MaGloire Kabemba, a mis en avant la portée de cette initiative, qu’il considère comme une étape clé dans la transformation du commerce urbain.

Selon lui, il s’agit d’un engagement mutuel entre les autorités et les opérateurs économiques : offrir des infrastructures modernes et organisées, en contrepartie d’une meilleure conformité aux obligations fiscales.

Les modalités d’attribution des étals reposent sur des critères bien définis, notamment la nationalité congolaise, l’âge minimum de 18 ans, la détention d’une patente valide et la présentation d’un quitus fiscal, des conditions présentées comme des garanties de transparence dans le processus.

À l’issue de la cérémonie, MaGloire Kabemba a effectué une descente au Jardin botanique de Kinshasa afin de constater le déroulement des opérations sur le terrain.

Cette initiative a mobilisé plusieurs membres de l’exécutif provincial, des partenaires ainsi que de nombreux commerçants, venus s’informer et adhérer à cette réforme visant à structurer durablement les activités commerciales dans la capitale.

Par Pascal Kabeya
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À la UneAfrique

Génocide des Tutsis: la justice française à l’heure de se prononcer sur le non-lieu rendu pour Agathe Habyarimana

by admin9775 8 avril 2026
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Ce mercredi 8 avril 2026, la Cour d’appel de Paris rend sa décision sur l’ordonnance de non-lieu et rejet d’actes complémentaires, dont a bénéficié Agathe Habyarimana en août 2025.

Le parquet et le collectif des parties civiles pour le Rwanda ont fait appel de cette décision, qui vise à clore définitivement une procédure débutée il y a près de vingt ans contre la veuve de l’ancien président Juvénal Habyarimana.

Le parquet et les parties civiles estiment que de nombreux éléments ont été écartés par les magistrats qui ont conclut il y a quelques mois qu’il « n’existe pas de charges suffisantes » contre Agathe Kazinga. Leur ordonnance de non-lieu présente même l’ancienne première dame « non pas comme auteure du génocide, mais bien comme une victime » de l’attentat mortel contre l’avion de Juvénal Habyarimana, le 6 avril 1994, signal déclencheur du génocide des Tutsis au Rwanda. 

Un « dossier vide » ?

Alors que la défense pointe un « dossier vide » et un non-lieu attendu, le parquet et les parties civiles soutiennent qu’Agathe Habyarimana a pris une part active à la préparation du génocide, et à sa mise en œuvre. Selon les associations de victimes, l’ex-première dame était l’une des dirigeante de l’« Akazu », le premier cercle du pouvoir hutu – dont l’existence même est remise en cause par l’ordonnance de non-lieu.

Des liens passés sous silence

Les liens entre Agathe Habyarimana et le mercenaire français Paul Barril avant et pendant le génocide des Tutsis ont également été passés sous silence par les magistrats – auxquels le parquet national anti-terroriste reproche d’avoir écarté un certains nombre de témoin clés dans cette affaire. 

RFI

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Yembu-25-10-2022
CFAO-20-10-2022

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