Le FC Barcelone a aisément disposé des Madrilènes (2-0) ce dimanche soir au Camp Nou lors de la 35e journée de Liga pour remporter son deuxième sacre d’affilée, son 29e titre de champion d’Espagne de son histoire. Des buts de Marcus Rashford et Ferran Torres ont permis aux Blaugrana de faire la différence dans une rencontre parfaitement maîtrisée face à un Real tourmenté.
Le sacre du roi face à son éternel rival. L’occasion était trop belle pour les Barcelonais, avec onze points d’avance sur leur dauphin madrilène avant la rencontre, ils n’avaient besoin que d’un petit point pour remporter le titre en Liga. Pour la première fois, ils pouvaient soulever le trophée à l’issue du Clasico, alors les Catalans ont mis les bouchées doubles.
En face, le Real, déjà un genou à terre, plongé dans une crise sportive et institutionnelle inédite, a joué comme une proie idéale, façon bête blessée. Marcus Rashford a illuminé les yeux des spectateurs du Camp Nou qui n’avaient plus assisté à cette affiche depuis trois ans, grâce à un superbe coup franc en nettoyant la lucarne côté ouvert d’un Thibaut Courtois impuissant (1-0, 9e).
Le Barça tout en contrôle
L’Anglais, deux buts et une passe décisive sur ses trois derniers matchs, à peut être convaincu ses dirigeants de le conserver, lui qui est prêté par Manchester United. Positionné sur le côté droit, l’attaquant a dévoré les espaces et Fran Garcia n’a pu que constater les dégâts. De l’autre côté du terrain, Trent Alexander-Arnold, souvent trop haut et surtout jamais bien placée comme à l’accoutumée, a vu Fermin Lopez se régaler dans son dos, multipliant les appels fuyants. C’est d’ailleurs de lui qu’est venu le second but barcelonais en cherchant dans la surface Dani Olmo dos au jeu, qui a superbement remisé d’une talonnade en extension vers Ferran Torres qui n’avait plus qu’à conclure (2-0, 18e).
Les Merengue, en 4-2-2 avec Jude Bellingham sur le côté gauche, a tenté de réagir, mais Gonzalo Garcia, lancé en profondeur et après avoir pris le dessus sur la charnière catalane, a tiré à côté (22e) alors qu’Aurélien Tchouaméni, titulaire malgré sa semaine agitée, a tenté sa chance sans cadrer (32e). Le Real a étalé ses faiblesses, incapable de construire et se contentant de transitions rapides avec des joueurs sans connexion. Avec une partition sans chef d’orchestre et sans son soliste numéro un Kylian Mbappé blessé, la Maison Blanche a fait chou blanc.
Le Real impuissant
Rashford aurait pu aggraver le score juste avant les vestiaires, mais sa frappe, trop croisée, a effleuré le poteau de Courtois (38e) tandis qu’Olmo n’a pas pu cadrer sa demi-volée après un corner (39e). Tout en maîtrise au milieu de terrain, incarné par un Pedri des grands soirs, le Barça a dicté le tempo. Courtois a évité le pire en détournant la reprise de Torres (55e), préservant les espoirs madrilènes. Mais les hommes d’Arbeola, malades depuis l’hiver, n’en ont pas profité, Bellingham a cru réduire le score (62e), mais la défense catalane s’était parfaitement alignée pour mettre hors-jeu l’ancien joueur de Dortmund, souvent occupé à pester auprès de ses coéquipiers.
Vinicius, très discret depuis sa première frappe à la deuxième minute, a été gourmand en choisissant de lober Joan Garcia qui a détourné le cuir du bout des doigts à la suite d’une erreur de sa charnière (64e). Après quelques échauffourées et habituelles tensions, le Barça a eu des occasions pour enfoncer le clou, mais ni Raphinha (81e) qui effectuait son retour, ni Robert Lewandowski (83e) n’ont réussi à tromper la vigilance de Courtois, dernier rempart d’une défense madrilène qui n’a jamais été autant fébrile.
La Maison Blanche, déjà bien pâle avant la rencontre, a terminé le match ou plutôt sa saison en flammes et il n’est pas certain que José Mourinho, attendu comme le pompier de service par Florentino Perez, soit la meilleure solution pour éteindre un incendie qui se propage bien au-delà du simple vestiaire.
Le Barça, qui comptait encore cinq points de retard sur le Real fin octobre, a pu fêter son 29e titre de champion au milieu d’un Camp Nou en liesse. Ce sacre récompense un collectif emballant concocté par Hansi Flick, génial architecte d’une équipe qui termine sa saison sur le trône d’Espagne.
RFI





