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Monde

À la UneMonde

Accord historique entre Washington et Téhéran : Israël dénonce un revers stratégique majeur

by admin9775 16 juin 2026
written by admin9775

Un tournant diplomatique majeur semble se dessiner au Moyen-Orient. Le Premier ministre pakistanais a annoncé, dimanche 14 juin au soir, que les États-Unis et l’Iran étaient parvenus à un accord de paix après plusieurs semaines de tensions et de négociations intensives.

La signature officielle du protocole d’accord est prévue le vendredi 19 juin en Suisse. Dans la foulée de cette annonce, le président américain Donald Trump a confirmé la réouverture du détroit d’Ormuz après la signature du texte, ainsi que la levée du blocus naval américain imposé ces dernières semaines.

Selon la chaîne iranienne Press TV, au moins trois pétroliers iraniens et deux cargos ont déjà franchi le détroit d’Ormuz à la suite de cette décision. L’agence semi-officielle Fars a également rapporté plusieurs mouvements de navires commerciaux en direction des ports iraniens.

Washington revendique une victoire diplomatique

Le vice-président américain J.D. Vance, qui conduira la délégation américaine lors de la cérémonie de signature en Suisse, a salué un accord susceptible de garantir « la sécurité et la stabilité dans toute la région ».

Interrogé sur la chaîne CNBC, il a mis en avant les résultats obtenus par Washington : « Leur armée est détruite, le détroit d’Ormuz est ouvert, leur programme nucléaire a été détruit, et nous disposons aujourd’hui de moyens de pression économique que nous n’avions pas il y a un an et demi. »

Ce discours triomphal est largement relayé par les alliés de Donald Trump. Toutefois, certaines voix républicaines se montrent plus prudentes. Le sénateur Lindsey Graham a exprimé ses réserves, estimant que « la vision iranienne de l’accord semble différer de celle présentée par l’équipe de négociation américaine ». Il a également rappelé que tout accord définitif devra être soumis à l’approbation du Congrès.

Dans le camp démocrate, les critiques sont plus sévères. Le chef de file des démocrates à la Chambre des représentants, Hakeem Jeffries, dénonce une intervention inutile : « Les prix de l’essence ont flambé, l’Iran est plus fort aujourd’hui et les Américains sont moins en sécurité. » Certains élus vont jusqu’à qualifier l’accord de « reddition » de l’administration Trump.

Israël mis à l’écart des négociations

Si les détails du protocole américano-iranien restent encore inconnus, l’annonce suscite une vive inquiétude en Israël. Depuis lundi 15 juin, la classe politique israélienne multiplie les critiques à l’encontre du Premier ministre Benyamin Netanyahu, accusé d’avoir échoué à préserver les intérêts stratégiques du pays.

Le chef du gouvernement israélien a annoncé que les forces israéliennes resteraient déployées au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza pour une durée indéterminée. Face aux critiques, il met en avant les succès militaires récents et insiste sur la menace nucléaire à laquelle Israël aurait, selon lui, échappé.

Dans un contexte de tensions politiques internes, Benyamin Netanyahu a également annoncé sa candidature aux prochaines élections.

Pour de nombreux observateurs israéliens, cet accord révèle un refroidissement des relations entre Washington et Tel-Aviv. Israël, tenu à l’écart des négociations, apparaît comme le grand perdant de ce rapprochement entre les États-Unis et l’Iran.

« Les Américains ont commis des erreurs stratégiques »

Harel Chorev, analyste au centre Moshe Dayan de Tel-Aviv, estime que l’administration américaine a multiplié les erreurs.

« Israël a été laissé pour compte et, selon nous, les Américains commettent toutes les erreurs possibles et imaginables, à commencer par le fait de dévoiler leurs intentions », affirme-t-il.

L’analyste critique notamment la communication de Washington sur les limites de son engagement militaire : « On ne dit pas qu’on n’enverra pas de troupes au sol. On ne dit pas que la guerre est limitée dans le temps. C’est tout simplement de l’arrogance. »

Selon lui, l’accord ne répond pas aux impératifs sécuritaires israéliens : « Il n’est pas viable au regard des intérêts essentiels d’Israël en matière de sécurité. Toute cette affaire est un gâchis qui ne peut pas fonctionner à long terme. »

Téhéran estime avoir résisté aux pressions

D’autres experts considèrent que la République islamique sort renforcée de cette séquence diplomatique et militaire.

Sima Shine, spécialiste de l’Iran à l’Institut pour les études de sécurité intérieure de Tel-Aviv et ancienne responsable du Mossad, estime que Téhéran aborde les négociations en position de force.

« La guerre avait pour objectif de renverser le régime. Or, celui-ci a survécu. Cela donne aux Iraniens le sentiment d’avoir démontré leur capacité à résister aux grandes armées des États-Unis et d’Israël », analyse-t-elle.

L’experte souligne également l’importance stratégique du détroit d’Ormuz : « Les Iraniens ont réussi, dès le début du conflit, à fermer le détroit d’Ormuz. C’est un échec majeur, tant pour les États-Unis que pour Israël. »

Alors que la signature officielle de l’accord approche, de nombreuses interrogations demeurent sur sa portée réelle et sa capacité à garantir une stabilité durable au Moyen-Orient. Les prochains jours seront déterminants pour mesurer les conséquences de ce rapprochement inédit entre Washington et Téhéran.

Par Marius Bopenga
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16 juin 2026 0 comments
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À la UneMonde

Coupe du monde 2026: l’Allemagne, sans pitié, écrase les débutants de Curaçao

by admin9775 14 juin 2026
written by admin9775

L’Allemagne, en quête de rachat après deux éliminations dès la phase de groupe, a survolé son match, à Houston, dimanche 14 juin contre le petit Poucet au grand cœur Curaçao (7-1), admirable, mais bien trop limité pour sa première apparition en Coupe du monde.

La Mannschaft aux quatre étoiles mondiales avec ses stars du Bayern, de Liverpool ou d’Arsenal, a obtenu le large succès qu’elle était venue chercher dans le stade climatisé et au toit fermé du Texas. Mais son très modeste adversaire, 82e au classement Fifa, petit morceau des Antilles néerlandaises porté par ses joueurs originaires des Pays-Bas, s’est aussi offert un bout de la fête, lors du début de ces phases éliminatoires de la Coupe du monde 2026.

Leurs supporters ont animé l’avant-match avec des chants, des danses, écharpes et drapeaux en l’air, et en criant de joie quand des images de leur petite île aux plages paradisiaques, au large du Venezuela, ont été projetées sur les écrans géants. Et ils ont obtenu un souvenir fabuleux, pour l’éternité, quand Livano Comenencia a égalisé sur un tir légèrement dévié par le capitaine Joshua Kimmich, pour le plus grand malheur de Manuel Neuer (21e, 1-1).

Il fallait voir le gardien expérimenté Eloy Room (37 ans), à l’opposé du terrain, bondir de joie face à la tribune de ses supporters en délire, tandis que les remplaçants et le staff envahissaient la pelouse, fous de joie.

Neuer, retour et record

Cela a offert un peu de dramaturgie à une rencontre par ailleurs très déséquilibrée, et finalement remportée dans les grandes largeurs par le jeune sélectionneur Julian Nagelsmann (38 ans) face au doyen Dick Advocaat, devenu à 78 ans le plus vieil entraîneur à officier au Mondial.

L’autre vétéran du jour, Manuel Neuer (40 ans), n’a pas vraiment eu grand-chose à faire pour son grand retour en sélection, deux ans après l’avoir quittée. Le niveau sera bien plus élevé au prochain match, contre la Côte d’Ivoire à Toronto, où le gardien du Bayern Munich deviendra le plus capé des gardiens en Coupe du monde, devant Hugo Lloris et ses 20 apparitions.

Manuel Neuer, sur le terrain face à Curaçao, le 14 juin 2026 à Houston.
Manuel Neuer, sur le terrain face à Curaçao, le 14 juin 2026 à Houston. © Phil Noble / REUTERS

Dimanche, ses coéquipiers ont démarré pied au plancher et marqué après moins de six minutes par Felix Nmecha, servi par Florian Wirtz (6e, 1-0). Mais l’équipe de « la vague bleue », en face, a longtemps écopé avec succès face aux offensives multiples, jusqu’à égaliser. Malheureusement pour eux, l’écart de niveau a fini par apparaître en grand, à mesure que la défense, épuisée, a lâché de toutes parts.

Héros même dans la défaite

Avant la mi-temps, la Mannschaft s’en est remise à des coups de pied arrêtés : un corner repris de la tête par le défenseur Nico Schlotterbeck, démarqué au premier poteau (38e, 2-1), puis un penalty converti d’un parfait contre-pied par Kai Havertz (45e+5, 3-1). Au retour de la pause, Jamal Musiala a lancé la cascade à buts (47e, 4-1), imité ensuite par Nathaniel Brown (68e), Deniz Undaz (78e) et Havertz, de nouveau (88e).

Au coup de sifflet final, les supporters de Curaçao ont applaudi leurs héros, malgré la sévère défaite. Ils auront l’occasion de les encourager encore deux fois, au moins, contre l’Équateur puis la Côte d’Ivoire.

RFI

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À la UneMonde

Moyen-Orient: le protocole d’accord pourrait être signé «dans les prochains jours», dit l’Iran

by admin9775 13 juin 2026
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Après que Donald Trump a évoqué jeudi une possible signature d’un accord-cadre dès « ce week-end » pour mettre fin à la guerre, l’agence de presse officielle iranienne a décrit les grandes lignes du texte en cours de finalisation. Selon elle, Téhéran ne renoncerait pas au contrôle du détroit d’Ormuz et camperait sur son droit à l’enrichissement nucléaire. 

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a indiqué vendredi que le protocole d’accord serait signé « à distance » une fois finalisé, peut-être dans « les prochains jours ». « Dès que les dernières étapes de nos négociations seront achevées, cet accord sera signé et annoncé. La signature se fera dans un premier temps par voie numérique. Chaque partie signera à distance. Ensuite, il sera annoncé que ce protocole d’accord a été signé par les deux parties », a détaillé le ministre des Affaires étrangères, interrogé par la télévision d’État. « Cela pourrait arriver dans les prochains jours. J’ai bon espoir », a-t-il ajouté.

L’Iran a préconisé vendredi une dilution des stocks d’uranium enrichi à 60% sur le sol iranien, Washington en exigeant la destruction dans le cadre du protocole d’accord en cours de discussion. « Notre position a toujours été que la seule façon de gérer les stocks de matières enrichies est de les diluer en Iran », a déclaré sur la télévision d’État le chef de la diplomatie Abbas Araghchi. Diluer l’uranium à un taux inférieur à 5%, loin des 90% requis pour fabriquer la bombe nucléaire, permettrait d’éloigner considérablement la menace d’un enrichissement à des fins militaires.

Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a accusé Israël de chercher à faire « dérailler » un éventuel accord avec Washington pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, annoncé comme proche par les différents protagonistes. « Cet accord a des ennemis, au premier rang desquels se trouve le régime sioniste, qui cherche des prétextes pour le faire dérailler », a déclaré le ministre des Affaires étrangères à la télévision d’Etat iranienne. Plus tôt vendredi, Abbas Araghchi avait assuré qu’un accord avec les Etats-Unis n’avait « jamais été aussi proche » pour stopper cette guerre déclenchée par des frappes israélo-américaines le 28 février.

La Suisse s’est proposée pour accueillir l’éventuelle signature d’un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran, a indiqué le ministère helvétique des Affaires étrangères à l’AFP. « La Suisse est pleinement mobilisée. Nous sommes en contact étroit avec les États-Unis et l’Iran », a déclaré le ministère dans un bref message envoyé à l’AFP. Le Département fédéral des Affaires étrangères [DFAE, ministère] « est actif comme facilitateur pour soutenir les efforts en vue d’un Memorandum of Understanding [protocole d’accord, NDLR] destiné à consolider la trêve et à ouvrir la voie à une désescalade dans le cadre du conflit entre l’Iran et les USA », a-t-il indiqué. En outre, le ministère précise qu’il « a proposé la Suisse comme lieu pour une éventuelle signature, si les parties devaient en convenir ».

RFI

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Guerre au Moyen-Orient : JD Vance prend ses distances avec Netanyahou et fustige ses « erreurs »

by admin9775 12 juin 2026
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Benyamin Netanyahou a les oreilles qui sifflent. Sur ses choix au Moyen-Orient, le Premier ministre israélien est en effet une nouvelle fois critiqué par les Etats-Unis, pourtant son principal allié.

Alors que la relation avec Donald Trump n’est déjà pas au mieux, le vice-président américain JD Vance reconnaît lui aussi des « divergences » avec le dirigeant israélien, qui a « commis des erreurs » dans la guerre, selon des extraits publiés mercredi d’une interview à la chaîne CBS.

Des intérêts qui parfois « divergent »

Si JD Vance souligne qu’Israël est un partenaire très proche des Etats-Unis, « il arrive parfois que nos intérêts coïncident parfaitement et parfois qu’ils divergent », affirme-t-il dit dans cet extrait diffusé par la chaîne sur son compte X. L’interview doit être diffusée dimanche. « Ce que j’ai constaté chez le Premier ministre, c’est qu’il défend avec vigueur les intérêts de son pays. Parfois, cela signifie que nous sommes sur la même longueur d’onde, et parfois que nous ne le sommes pas », ajoute-t-il.

La relation entre Donald Trump et le dirigeant israélien s’est nettement tendue ces dernières semaines, le président américain allant jusqu’à lancer à Benyamin Netanyahou qu’il était « complètement fou » lors d’un récent échange téléphonique, selon le site Axios. Le Premier ministre israélien a donné son feu vert à des frappes contre l’Iran ce week-end, en représailles à des tirs de missiles de l’Iran, allant à l’encontre de la volonté du président américain. Les frappes israéliennes massives au Liban contre le Hezbollah ne sont pas non plus appréciées par le locataire de la Maison-Blanche.

« Ils ont été un excellent partenaire à bien des égards, mais nous devons également nous concentrer sur ce qui est dans le meilleur intérêt de l’Amérique, et lorsque nos intérêts divergent, nous devons malheureusement, pour les Israéliens, choisir le camp du peuple américain, ce que nous faisons toujours », poursuit sur CBS le vice-président. Et interrogé pour savoir si le Premier ministre israélien avait commis des erreurs sur la question de l’Iran, il répond : « Ecoutez, il a certainement commis quelques erreurs », tout en se refusant à détailler les

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Israël ciblé par des tirs de missiles iraniens, les premiers depuis le cessez-le-feu

by admin9775 8 juin 2026
written by admin9775

Israël a été la cible, dimanche, de tirs de missiles iraniens pour la première fois depuis le cessez-le-feu annoncé le 8 avril. L’armée israélienne a assuré qu’elle poursuivra ses opérations « dans tout le Liban », malgré les menaces de l’Iran de riposter plus largement en cas de nouvelles frappes israéliennes. Estimant que de tels échanges nuisent aux négociations, Trump a dit vouloir demander à Netanyahu de ne pas répliquer.

L’armée israélienne a indiqué, dimanche 7 juin, être la cible de tirs iraniens, pour la première fois depuis le cessez-le-feu annoncé le 8 avril.

Les sirènes d’alerte ont retenti dans de vastes zones du nord et du centre d’Israël, dont les villes de Haïfa, Césarée, Hadera, selon l’armée.

Quelques minutes après son premier communiqué, elle en a diffusé un deuxième, indiquant qu’un « nouveau barrage de missiles a été tiré en direction de l’État d’Israël ».

« À la suite de l’évaluation de la situation (…) les activités éducatives ne peuvent pas avoir lieu », ont dit le ministère de l’Éducation et le Commandement du Front intérieur (branche de l’armée) dans un communiqué conjoint.

L’Iran avait menacé dimanche de s’en prendre à des intérêts américains et israéliens au Moyen-Orient après une frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth qui a fait deux morts.

« Tsahal poursuivra ses opérations dans tout le Liban »

L’armée israélienne a dit dimanche avoir intercepté tous les missiles tirés de l’Iran, précisant avoir détecté de nouveaux tirs.

De son côté, l’Iran a averti que ses tirs de missiles sur Israël étaient un « avertissement », prévenant que toute nouvelle agression ferait l’objet d’une « riposte plus forte ».

« L’opération de ce soir est un avertissement. Si de telles agressions se reproduisent, la riposte sera plus large et visera toutes les cibles américano-sionistes de la région » du Moyen-Orient, ont déclaré dans un communiqué les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique d’Iran.

L’Iran avait commis « une grave erreur en choisissant une nouvelle fois la voie du terrorisme », a déclaré le général de brigade Effie Defrin, porte-parole de l’armée israélienne, lors d’une courte allocution télévisée. « Nous ne permettrons pas la poursuite de tirs visant les citoyens de l’État d’Israël ».

L’armée israélienne va poursuivre ses opérations « dans tout le Liban » et « intensifier la pression » sur le mouvement islamiste libanais Hezbollah, a-t-il encore déclaré.

« Nous avons frappé (la banlieue sud de Beyrouth) en réaction aux tirs incessants du Hezbollah sur les localités du nord » d’Israël, a-t-il ajouté.

« Tsahal poursuivra ses opérations dans tout le Liban et intensifiera ses coups portés sur l’organisation terroriste Hezbollah », a-t-il ajouté, « nous ne permettrons pas la poursuite de tirs visant les citoyens de l’État d’Israël ».

« Je vais appeler Bibi tout de suite »

Le président américain Donald Trump a immédiatement déclaré qu’il comptait appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés par l’Iran, a rapporté le média Axios.

« Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, NDLR) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l’Iran a eu sa frappe. On n’a pas besoin d’une autre (frappe) », a déclaré le président américain selon le journaliste d’Axios Barak Ravid, qui dit l’avoir eu au téléphone.

« Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l’Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu’il tombe à l’eau à cause de ce qui se passe actuellement », a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

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Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes « ne vont pas aider les négociations ».

AFP

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États-Unis: une fusée Blue Origin explose lors d’un essai sur le site de lancement de Cap Canaveral

by admin9775 29 mai 2026
written by admin9775

La puissante fusée New Glenn de Blue Origin a explosé spectaculairement jeudi lors d’un essai au sol à Cape Canaveral, en Floride, une déconvenue de taille pour l’entreprise spatiale du fondateur d’Amazon Jeff Bezos.

« Tout le personnel a été localisé et est sain et sauf. Il est encore trop tôt pour connaître la cause exacte » de cette explosion, a fait savoir le multimilliardaire américain Jeff Bezos sur le réseau social X. « C’est une journée vraiment difficile, mais on va réparer tout ce qui doit l’être et reprendre les vols. Cela en vaut la peine », a-t-il ajouté.

Plus tôt, sa société avait indiqué avoir « constaté une anomalie lors de l’essai de mise à feu » des moteurs de la fusée, sur la même plateforme. Une vidéo publiée par un média spécialisé montre la puissante explosion dans la nuit de cette fusée haute de près de 100 mètres.

Site de lancement endommagé ?

Si les anomalies lors des tests au sol qui précèdent les lancements sont relativement fréquentes, de telles explosions sont rares et la magnitude de cette dernière fait craindre d’avoir sérieusement endommagé le site de lancement sur lequel se trouvait la fusée.

Le député de Floride Mike Haridopolos, dont la circonscription comprend Cap Canaveral, a indiqué sur X avoir « échangé » avec le chef de la Nasa, Jared Isaacman, à propos de l’explosion. « Je suis soulagé qu’aucun blessé n’ait été signalé et je remercie les premiers intervenants, les ingénieurs, et les équipes du lancement qui ont agi rapidement », a-t-il écrit. « Nous travaillerons avec nos partenaires pour mener une enquête approfondie sur cette anomalie », a ensuite réagi le patron de la Nasa Jared Isaacman sur X, promettant de « communiquer dès que possible toute information sur des répercussions éventuelles pour le programme sur le programme Artémis et de base lunaire ». 

La fusée New Glenn, qui a commencé à voler début 2025, est en effet au cœur des ambitions lunaires de Jeff Bezos mais aussi de la Nasa. La société Blue Origin a été chargée par l’agence spatiale américaine de développer des alunisseurs pour acheminer sur la surface lunaire à la fois des astronautes et du matériel visant à établir une base. Or l’entreprise a besoin de la fusée New Glenn pour les lancer.

Nombreux retards et déconvenues

En avril, Blue Origin avait déjà dû essuyer un échec lors du troisième lancement de cette grande fusée. Si elle avait alors réussi à récupérer pour la deuxième fois l’étage intérieur de l’appareil lors d’une manœuvre complexe, un dysfonctionnement avait empêché l’étage supérieur de placer un satellite de communication sur l’orbite visé.

Cette nouvelle déconvenue, bien plus importante, devrait retarder le retour en vol de la fusée, qui s’apprêtait à lancer prochainement des satellites de la constellation Leo d’Amazon. Cela pourrait aussi affecter le calendrier déjà très serré du programme lunaire Artémis, qui a déjà subi de nombreux retards et déconvenues, et ce alors que les États-Unis mettent les bouchées doubles pour parvenir à renvoyer des humains sur la Lune avant leurs grands rivaux chinois.

RFI

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Ukraine: au moins un mort dans d’intenses bombardements russes sur Kiev

by admin9775 24 mai 2026
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La capitale ukrainienne a été violemment bombardée par l’armée russe dans la nuit du samedi 23 au dimanche 24 mai. Quelques heures auparavant, le président ukrainien Volodymyr Zelensky et l’ambassade des États-Unis à Kiev s’étaient inquiétés de la possibilité d’une attaque russe imminente et de grande ampleur tandis que Vladimir Poutine avait promis une réponse militaire à la frappe de drones ukrainiens sur des bâtiments éducatifs de la région de Lougansk occupée par Moscou, dans la nuit du jeudi 21 au vendredi 22 mai.

Quelques jours après une attaque ukrainienne meurtrière contre un lycée dans une région occupée par la Russie pour laquelle le président russe Vladimir Poutine avait promis une riposte militaire, d’intenses bombardements ont frappé Kiev, dans la nuit du samedi 23 au dimanche 24 mai. 

Selon notre correspondant dans la capitale ukrainienne, Lucas Lazo, une dizaine d’explosions très puissantes ont retenti sur les coups de 1h du matin, avant que de nouvelles vagues frappent la ville depuis la terre, les airs et la mer Noire. Des journalistes de l’AFP ont également aperçu des balles traçantes fendre le ciel noir et ont entendu des tirs de mitrailleuse tentant vraisemblablement d’abattre un drone vrombissant au-dessus du centre-ville. Dans les abris du métro, la lassitude était visible sur les visages des Ukrainiens, rapporte notre correspondant.

L’armée ukrainienne a de son côté annoncé, sur Telegram, que la capitale faisait l’objet « d’une attaque massive de missiles ennemis ». Une alerte aérienne a été déclenchée dans toute l’Ukraine. L’attaque contre la capitale mobilise « des missiles de divers types et des drones », a indiqué l’armée ukrainienne.

Des incendies étaient toujours en cours dans certains quartiers résidentiels et industriels, dans la matinée du dimanche. Des familles étaient toujours bloquées dans l’abri d’une école du centre-ville dont l’ouverture s’est effondrée. 

Ces attaques nocturnes de missiles et de drones ont fait au moins un mort et 13 blessés, dont sept ont été hospitalisés, a écrit sur Telegram le maire de la capitale, Vitali Klitschko, selon qui une école a également été touchée dans le quartier de Shevchenkivsky. Une frappe « à proximité » d’un autre établissement scolaire a entraîné le blocage, par des débris, de l’entrée d’un abri où sont réfugiés des habitants, a enfin précisé celui-ci.

« Des signes de préparation pour une frappe combinée sur le territoire ukrainien »

Quelques heures plus tôt, le président ukrainien et l’ambassade des États-Unis à Kiev s’étaient inquiétés de la possibilité d’une attaque russe imminente et massive contre le pays. « Nous voyons des signes de préparation pour une frappe combinée sur le territoire ukrainien, y compris Kiev, impliquant divers types d’armes », notamment le missile Orechnik de portée intermédiaire et particulièrement difficile à intercepter, avait notamment déclaré Volodymyr Zelensky, appelant la population à « agir avec responsabilité » et à se rendre dans les abris en cas d’alerte. L’ambassade américaine à Kiev avait également « reçu des informations concernant une attaque aérienne potentiellement importante qui pourrait survenir à tout moment », selon un communiqué publié sur son site internet.

L’armée russe a déployé l’Orechnik, son missile hypersonique à capacité nucléaire le plus récent, l’année dernière en Biélorussie, pays allié de Moscou qui partage une frontière avec trois États membres de l’Otan et de l’Union européenne – la Pologne, la Lituanie et la Lettonie – ainsi qu’avec l’Ukraine. Moscou a déjà employé l’Orechnik à deux reprises depuis le début de son invasion de l’Ukraine en février 2022.

Le président russe Vladimir Poutine avait promis une réponse militaire après une frappe de drones ukrainiens dans la nuit du jeudi 21 au vendredi 22 mai sur des bâtiments éducatifs de Starobilsk, dans la région ukrainienne de Lougansk (est) occupée par Moscou. L’attaque a fait au moins 18 morts et plus de 40 blessés.

Kiev a démenti avoir visé des cibles civiles et a affirmé avoir frappé une unité russe de drones stationnée dans la région.

RFI

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États-Unis : un homme armé abattu après une fusillade près de la Maison Blanche, un passant grièvement blessé

by admin9775 24 mai 2026
written by admin9775

Un grave incident sécuritaire s’est produit samedi 23 mai à proximité immédiate de la Maison Blanche, à Washington. Un homme armé a été abattu par les agents des services secrets américains après avoir ouvert le feu contre un point de contrôle de sécurité situé près du complexe présidentiel américain.

Selon les premiers éléments communiqués par les autorités américaines, l’incident s’est produit peu avant 18 heures (heure locale), à proximité de l’intersection entre 17th Street Northwest et Pennsylvania Avenue, non loin de la Maison Blanche. D’après le Service secret américain, le suspect aurait sorti une arme de son sac avant de tirer en direction des agents en poste. Les forces de sécurité ont immédiatement riposté. L’homme, touché par les tirs, a été transporté à l’hôpital où son décès a ensuite été constaté.

Les autorités ont indiqué qu’un passant a également été atteint par balle durant l’échange de tirs. Son état est jugé critique selon plusieurs médias américains. Les enquêteurs tentent encore d’établir si cette personne a été blessée par les tirs initiaux du suspect ou lors de la riposte des forces de sécurité.

Le président américain Donald Trump se trouvait dans la résidence présidentielle au moment des faits. Les autorités précisent qu’il n’a pas été exposé au danger direct et qu’aucun agent des services secrets n’a été blessé.

Plusieurs journalistes présents sur le site ont rapporté avoir entendu une importante série de détonations. Les équipes de presse présentes aux abords de la Maison Blanche ont été rapidement confinées dans la salle de presse durant près de quarante minutes, pendant que les agents sécurisaient le périmètre.

Selon plusieurs médias américains, le suspect a été identifié comme Nasire Best, 21 ans. Des sources policières indiquent qu’il était déjà connu des services secrets après plusieurs incidents survenus en 2025 près du complexe présidentiel. Des documents judiciaires mentionnent également des antécédents liés à des troubles du comportement et plusieurs violations d’interdictions d’accès aux abords de la Maison Blanche.

Le FBI participe désormais à l’enquête afin d’établir les circonstances exactes de cet événement qui intervient dans un contexte de vigilance sécuritaire renforcée autour des institutions fédérales américaines.

Par Pascal Kabeya
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Le ministre israélien des Finances affirme que la CPI a demandé un mandat d’arrêt international contre lui

by admin9775 21 mai 2026
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Le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, a déclaré mardi 19 mai qu’un procureur de la Cour pénale internationale (CPI) avait demandé un mandat d’arrêt à son encontre, accusant l’Autorité palestinienne d’être à l’origine de cette démarche. Bezalel Smotrich a indiqué que sa première mesure de représailles viserait la communauté bédouine palestinienne de Khan al-Ahmar, située à l’est de Jérusalem, en Cisjordanie occupée.

« On m’a informé que le procureur pénal de la cour antisémite de La Haye avait déposé une demande de mandat d’arrêt international contre moi », a affirmé Bezalel Smotrich (extrême droite) lors d’une conférence de presse diffusée sur son compte X. « En tant qu’État souverain et indépendant, nous n’acceptons pas les diktats hypocrites d’organismes biaisés qui prennent, encore et encore, position contre l’État d’Israël », a-t-il ajouté, sans préciser les accusations motivant cette demande d’arrestation.

Le procureur de la CPI a déclaré que son bureau était « dans l’impossibilité de commenter les spéculations médiatiques ou les questions liées à une quelconque demande présumée de mandat d’arrêt ».

La CPI, qui siège à La Haye, a émis en novembre 2024 des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu et son ancien ministre de la Défense Yoav Gallant. Ils sont soupçonnés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité dans la bande de Gaza, où Israël a livré une guerre dévastatrice après l’attaque meurtrière du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023 sur son territoire.

Un coup de force politique

C’est le retour d’un dossier hautement sensible, embourbé dans les méandres judiciaires depuis 17 ans. Khan al-Ahmar, ce village de tentes et de tôle situé à l’est de Jérusalem, est redevenu le symbole d’un bras de fer idéologique. D’un côté, les organisations de colons exigent la démolition au nom de la loi israélienne. De l’autre, les habitants, des bédouins, et les ONG dénoncent un nettoyage ethnique et un désastre humanitaire.

Mais l’annonce de Bezalel Smotrich reste avant tout un coup de force politique. Légalement, une telle évacuation dépend du Premier ministre et de l’armée. Surtout, elle intervient dans un contexte de tensions maximales avec les instances internationales comme la CPI. Le ministre d’extrême droite assume la confrontation et lie directement ce dossier aux pressions judiciaires mondiales qui visent l’exécutif israélien, précise notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul.

Bezalel Smotrich a accusé l’Autorité palestinienne d’avoir encouragé cette nouvelle procédure, fustigeant les poursuites engagées contre lui, Benyamin Netanyahu et Yoav Gallant. « L’émission de mandats d’arrêt contre le Premier ministre est une déclaration de guerre. L’émission de mandats d’arrêt contre le ministre de la Défense et contre le ministre des Finances est une déclaration de guerre. Et face à une déclaration de guerre, nous répondrons par la guerre. Je le promets à tous nos ennemis : ce n’est que le début », assure-t-il.

Une rhétorique offensive qui s’accompagne de menaces d’effets concrets sur le terrain. Reste à savoir si Benyamin Netanyahu donnera son feu vert. Un passage à l’acte à Khan al-Ahmar provoquerait une crise majeure avec l’Union européenne, qui a toujours qualifié cette perspective de ligne rouge.

Le ministre menace de représailles contre les Palestiniens

Plus de 750 personnes vivent à Khan al-Ahmar, dans un ensemble de baraques et de tentes situé à une dizaine de kilomètres de la Vieille Ville de Jérusalem, entouré de colonies israéliennes. « Le ministre de l’Expulsion et de l’Annexion cherche à se venger de La Haye et de la communauté internationale aux dépens de l’une des communautés les plus vulnérables », a réagi l’ONG anticolonisation israélienne La Paix Maintenant. « Sous ce gouvernement, nous constatons que, pour la première fois, ils ont approuvé le plan très sensible et important E1 et qu’ils se dirigent vers l’annexion de toute cette région », a déclaré son directeur Lior Amihai à l’AFP.

Khan al-Ahmar se trouve près de terrains qu’Israël prévoit d’utiliser pour son controversé projet de développement E1, destiné à faciliter l’expansion des colonies dans la zone proche de Jérusalem. Bezalel Smotrich, qui vit lui-même dans une colonie, est un fervent partisan de l’annexion de toute la Cisjordanie occupée.

L’accusation enquête depuis plusieurs années sur la colonisation des territoires palestiniens occupés. Dans les derniers mois, plusieurs sources ont confirmé que trois personnes étaient visées, dont le ministre des Finances ainsi qu’Itamar Ben Gvir, qui, il y a un an, avait assuré que rien ne l’arrêterait, précise notre correspondante à La Haye, Stéphanie Maupas. Du côté de la CPI, les spéculations autour de nouveaux mandats d’arrêt viennent raviver les craintes de sanctions américaines sur l’institution alors que Washington exige la clôture des enquêtes concernant Israël.

Par Pascal Kabeya
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À la UneMonde

Visite de Trump en Chine: après avoir vu Xi, le président des États-Unis met en garde Taïwan, qui répond

by admin9775 17 mai 2026
written by admin9775

Après deux jours de sommet à Pékin, Donald Trump repart en affichant une relation stabilisée avec Xi Jinping, mais avec aussi un message très clair sur Taïwan. Le président américain met désormais ouvertement en garde contre toute déclaration d’indépendance de l’île. Une prise de position qui intervient après un avertissement particulièrement ferme de Xi Jinping, pour qui la question taïwanaise reste la ligne rouge absolue dans les relations sino-américaines. Et à laquelle Taïwan a rapidement réagi.

Pendant toute sa visite à Pékin, Donald Trump avait soigneusement évité d’évoquer publiquement Taïwan. Mais dans l’avion du retour, le ton a changé, souligne notre correspondante à Pékin, Cléa Broadhurst.

« Je vais vous dire une chose. Je ne souhaite pas que quelqu’un réclame l’indépendance. Et, vous savez, on est censés parcourir 15 000 kilomètres pour aller faire la guerre. Ce n’est pas ce que je veux. Je veux qu’ils se calment. Je veux que la Chine se calme. Nous ne cherchons pas à entrer en guerre, et si vous laissez les choses telles qu’elles sont, je pense que la Chine s’en accommodera. Mais nous ne voulons pas que quelqu’un dise : “Déclarons notre indépendance parce que les États-Unis nous soutiennent »

Trump reprend ici presque mot pour mot la logique du statu quo défendue depuis des décennies par Washington : pas d’indépendance officielle de Taïwan, mais pas non plus d’unification forcée avec la Chine. Depuis 1979 et le Taiwan Relations Act, Washington a toujours maintenu un savant équilibre dans ses relations avec Taipei. Mais en mettant en garde l’île contre toute déclaration d’indépendance, Donald Trump a fait un pas vers Pékin, explique le chercheur Marc Julienne. Il est interrogé par Eliott Vaissié. « Il se rapproche de ce que souhaiterait la Chine… c’est de passer du non soutien à l’indépendance à une opposition à l’indépendance. » 

Mais ses propos interviennent surtout après une mise en garde très directe de Xi Jinping pendant le sommet. Le président chinois a prévenu que si la question taïwanaise était « mal traitée », les deux puissances pourraient « entrer en conflit ».

Reste désormais une question centrale : Donald Trump ira-t-il jusqu’à ralentir, voire bloquer, les importantes ventes d’armes promises à Taïwan? Pékin pousse clairement en ce sens. Donald Trump a déclaré n’avoir pas encore pris de décision sur la poursuite des ventes d’armes à Taïwan. Or, toute annulation ou diminution des livraisons constituerait un signal inquiétant, explique Marc Julienne. « C’est la suspension ou l’abandon du soutien militaire étatsunien qui est prévu par la loi américaine, reprend Marc Julienne. C’est une forte préoccupation pour les autorités taïwanaises mais aussi je pense pour la population puisque les États-Unis sont le seul partenaire de défense de Taïwan. »

Le chercheur estime qu’il s’agirait aussi d’un signal extrêmement négatif envoyé aux alliés des Etats-Unis dans la région. Notamment à la Corée du Sud et au Japon. Les prochains mois diront jusqu’où Washington est prêt à aller pour préserver cette fragile stabilité avec la Chine. 

La réponse de Taïpei

En réponse à ces déclarations du président américain Donald Trump, le mettant en garde contre toute proclamation d’indépendance susceptible de déclencher une guerre avec Pékin, le gouvernement de Taïwan a affirmé samedi que l’île est une nation « indépendante ». « Taïwan est une nation démocratique, souveraine et indépendante, qui n’est pas subordonnée à la République populaire de Chine », a déclaré le ministère taïwanais des Affaires étrangères dans un communiqué, ajoutant que les ventes d’armes faisaient partie des engagements de sécurité des Etats-Unis à l’égard de Taïwan et qu’à cet égard, la politique de Washington demeurait « inchangée ».

« Il n’a fait aucune promesse à la Chine. C’est un signal très important. Certains pensent que les garanties américaines sont compromises : je pense que c’est surinterpréter », abonde Chen YouZhong du cabinet gouvernemental chargé des affaires inter-détroit. 

L’opposition taïwanaise, elle, jubile, et Zheng Liwen, la présidente du Kuomintang, s’imagine adoubée par Washington, relève notre correspondant à Taïpei, Jules Bois. « Trump a ouvertement dit que si Taiwan avait un président convenable, il n’y aurait aucune menace dans le détroit. La politique d’une seule Chine est soutenue par la communauté internationale, et les Etats-Unis, en tête, l’ont toujours accepté. Cette position est entièrement conforme avec la politique que le Kuomintang et moi-même mettons récemment en avant », s’est-elle vantée.

Donald Trump a beau affirmer que la position américaine vis-à-vis de Taïwan n’a pas changé, son ton a durci après le tête-à-tête avec Xi Jinping, de quoi garder Taiwan, dans l’incertitude.

RFI

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