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Category:

Société

À la UneSociété

La DINACOPE digitalise le contrôle physique des enseignants de la RDC

by admin9775 30 janvier 2026
written by admin9775

La Direction nationale de contrôle, de la préparation de la paie et de la maîtrise des effectifs des enseignants (DINACOPE) a lancé, jeudi 29 janvier, le processus de digitalisation du contrôle physique des enseignants en RDC.

Le Directeur national de ce service a indiqué que cette numérisation permettra de répondre à plusieurs problématiques liées à la gestion des enseignants.

« Pour la paie des enseignants, ce système nous apporte une carte biométrique à puce et une carte Visa multifonctionnelle. Cela permettra d’éliminer plusieurs failles dans la bancarisation, notamment les arriérés de salaires, les retards dans le transport des fonds ainsi que les ponctions inhabituelles et intempestives de certains opérateurs de paie », a-t-il expliqué.

Ce cadre de la DINACOPE a également assuré qu’avec cette nouvelle carte, l’enseignant percevra son salaire par voie électronique.

Le Directeur national de la DINACOPE a, par ailleurs, demandé aux enseignants vivant dans l’arrière-pays de faire preuve de patience.

Pour sa part, la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale, Raïssa Malu, a souligné que la digitalisation marque une étape décisive dans la modernisation du système éducatif national.

Selon elle, la transition du format papier vers le numérique au sein de la DINACOPE répond à un impératif de bonne gouvernance.

« En numérisant le contrôle physique des enseignants, nous renforçons la transparence et l’efficacité administrative. Ce nouveau système intégré permettra une gestion fiable et sécurisée de la base de données des enseignants », a soutenu Raïssa Malu.

La ministre d’État a remis à la DINACOPE un lot composé de 1 260 tablettes, 309 ordinateurs, un serveur, ainsi que d’autres outils nécessaires, grâce à l’appui du projet PERSE.

Elle a en outre rappelé que l’innovation constitue le moteur d’une administration scolaire plus performante et témoigne de la détermination du gouvernement à rationaliser la gestion des ressources au bénéfice de l’enseignant congolais.

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À la UneSociété

Procès Yav : le témoignage des généraux éclaire les tensions au sommet de l’armée en plein état de siège

by admin9775 29 janvier 2026
written by admin9775

Le procès du lieutenant-général Philémon Yav Irung, ancien commandant des opérations militaires dans l’Est, a connu un moment crucial ce mardi avec l’audition de quatre hauts gradés cités comme témoins. Leurs dépositions ont mis en lumière les profondes tensions, les frustrations et les dysfonctionnements qui ont miné le commandement militaire au plus fort de l’état de siège au Nord-Kivu.

Le témoignage clé du général Mwehu : des propos « démobilisateurs » reconnus

Le général de brigade Mwehu Lumbu Evariste, ancien commandant du secteur opérationnel Sukola 2 Sud, a confirmé devant les juges un échange clé reproché au général Yav. Il a reconnu que ce dernier lui avait tenu ces propos lors d’une rencontre à Goma : « Toi, général Mwehu, tu es tout le temps au front. La victoire remportée va profiter à ces Bangala. Toi, on ne te verra pas. »

Le général Mwehu a estimé que de tels mots, « émanant de son supérieur hiérarchique, étaient de nature à décourager les militaires ». Cette déclaration est au cœur de l’accusation d’« incitation des militaires à commettre des actes contraires au devoir ou à la discipline ». Le général a précisé que la remarque, faite alors qu’il quittait l’hôtel Serena après un rapport, ne l’avait « pas beaucoup intéressé » sur le moment, et qu’il était passé à autre sujet.

Le général Ndima dévoile les fractures du commandement

L’audition de l’ancien gouverneur militaire du Nord-Kivu, le lieutenant-général Constant Ndima Kongba, a révélé un autre aspect critique : la division des rôles au sein du commandement. Il a déclaré n’avoir pas été favorable à l’instauration d’un commandement distinct des opérations militaires alors qu’il était confiné à la gestion politique et administrative.

Cette déposition confirme et illustre les tensions documentées : en juillet 2022, l’état-major des FARDC avait officiellement retiré les prérogatives opérationnelles au gouverneur militaire pour les confier, successivement, aux généraux Philémon Yav puis Marcel Mbangu Mashita. Cette séparation, vécue comme une mise à l’écart par Ndima, a créé une dualité de commande potentiellement paralysante en pleine guerre contre le M23.

Les autres témoins et la nature des accusations

Les deux autres témoins, le général-major Sylvain Ekenge (ancien conseiller en communication) et le général de brigade Dany Yangba Tene (ancien conseiller chargé des opérations), ont également été interrogés sur les messages incriminés. L’auditeur général des FARDC soutient qu’un premier message, rapporté par feu le général Peter Cirimwami, relèverait de l’infraction de trahison, assimilée à une participation à un mouvement insurrectionnel.

Un procès qui lève le voile sur la crise de commandement

Ce procès dépasse la simple affaire disciplinaire pour devenir une radiographie des dysfonctionnements de l’état de siège. Les témoignages dessinent un tableau d’une chaîne de commandement fracturée, minée par :

  1. Des frustrations ethniques ou régionalistes : Les propos attribués au général Yav font référence aux « Bangala », un terme perçu comme ethnique, suggérant que les sacrifices au front ne profiteraient qu’à un groupe.
  2. Une rivalité institutionnelle : La séparation forcée entre le gouverneur militaire (pouvoir civil et administratif) et le commandant des opérations (pouvoir militaire) a créé des conflits de compétence et d’autorité.
  3. Une crise de moral : Les déclarations démobilisatrices attribuées à un haut commandement sapent la cohésion et l’élan des troupes engagées dans un conflit difficile.

En jugant le général Yav, la justice militaire est aussi amenée à juger les conditions chaotiques dans lesquelles la guerre a été menée à un certain niveau de commandement. Les verdicts et les enseignements tirés de ce procès pourraient avoir un impact sur la future réorganisation et l’éthique du commandement au sein des FARDC.

Par Pascal Kabeya
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29 janvier 2026 0 comments
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À la UneSociété

Kinshasa lance une campagne offensive pour booster ses recettes fiscales foncières

by admin9775 28 janvier 2026
written by admin9775

Le Gouvernement provincial de Kinshasa a donné le coup d’envoi, ce mardi, d’une vaste campagne de sensibilisation et de coercition douce pour le paiement de l’Impôt foncier (IF) et de l’Impôt sur les revenus locatifs (IRL) pour l’exercice 2026. Face à l’explosion immobilière de la capitale et la stagnation des recettes, les autorités mettent en avant un nouvel outil contraignant : le Quitus fiscal urbain.

Un outil de gouvernance pour lutter contre l’évasion fiscale

Présenté par le ministre provincial des Finances, Magloire Kabemba, ce quitus est un document administratif sécurisé attestant qu’un contribuable est à jour de ses paiements. « Il ne s’agit nullement d’une mesure punitive, mais d’un mécanisme visant à promouvoir la conformité volontaire et à lutter contre l’évasion fiscale », a-t-il insisté. Pour 2026, il concerne exclusivement l’IF et l’IRL.

La nouveauté et la force de cette mesure résident dans son caractère obligatoire pour accéder à des services clés. Aucune personne physique ou morale ne pourra, sans ce sésame :

  • Participer aux marchés publics de la Ville.
  • Obtenir un titre foncier.
  • Effectuer des actes notariés.
  • Conclure des formalités de bail.
  • Accomplir certains actes d’état civil.

Un paradoxe à résoudre : le boom immobilier face à des recettes stagnantes

Le ministre Kabemba a justifié cette rigueur par un constat alarmant : « Alors que la ville de Kinshasa connaît un véritable boom immobilier dans ses 24 communes, les recettes fiscales urbaines (…) demeurent quasi stagnantes depuis plusieurs années ». Ce découplage entre la dynamique économique réelle et les ressources de l’État illustre un problème profond de mobilisation des recettes internes.

Les fonds collectés sont destinés à financer des projets urgents dans le cadre du programme « Kin Ezobonga » : voirie, assainissement, éclairage public, sécurité et services sociaux de base. Magloire Kabemba a d’ailleurs annoncé des discussions avancées avec la firme internationale Averda pour mettre en place un système moderne de gestion des déchets ménagers.

Modernisation du recouvrement et appel à la citoyenneté fiscale

Pour faciliter le paiement et éviter les files d’attente, le gouvernement provincial a diversifié les canaux de paiement. Outre les centres communaux de la Direction générale des recettes de Kinshasa (DGRK), les contribuables pourront utiliser des solutions numériques et le mobile money, en partenariat avec des banques et des opérateurs de monnaie électronique.

Au-delà des dispositifs techniques, le ministre a lancé un appel à la citoyenneté fiscale, présentant le paiement de l’impôt comme un acte civique essentiel à la transformation de la capitale. « La transformation de Kinshasa passe avant tout par une fiscalité équitable, transparente et responsable », a-t-il conclu.

Une volonté de rupture dans la gestion urbaine

Cette campagne marque une tentative de rupture dans la gouvernance financière de Kinshasa. En rendant le quitus fiscal incontournable pour des transactions courantes et vitales, les autorités espèrent créer un cercle vertueux :

  1. Élargir l’assiette fiscale en touchant les nombreux propriétaires et bailleurs qui échappent à l’impôt.
  2. Augmenter les recettes propres de la ville, réduisant sa dépendance aux transferts de l’État central.
  3. Financer les services publics dont le déficit criant affecte la qualité de vie des millions de Kinois.
  4. Instaurer une culture de la redevabilité et de la transparence dans la relation entre l’administration et les contribuables.

Le succès de cette opération, dont l’échéance est fixée au 1er février 2026, dépendra de son application stricte, impartiale et efficace. Elle sera un test crucial de la capacité de l’administration provinciale à traduire une volonté politique en résultats concrets, dans une mégapole où les défis logistiques et les résistances sont immenses.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

Vodacom RDC victime d’une intrusion majeure à son centre technique de Goma

by admin9775 27 janvier 2026
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L’opérateur télécoms Vodacom Congo a annoncé ce lundi avoir subi une intrusion grave dans son centre technique de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu. Cet incident a entraîné une perte de supervision et de contrôle de son réseau dans la région, affectant potentiellement la qualité des services de télécommunications pour ses abonnés.

Une atteinte à la stabilité des télécoms en pleine zone de crise

L’incident survient dans une région en proie à une insécurité chronique et une occupation partielle par le mouvement rebelle M23, soutenu par le Rwanda selon les autorités congolaises et plusieurs rapports internationaux. Les centres techniques sont des infrastructures critiques qui assurent la gestion, la surveillance et la maintenance de l’ensemble du réseau d’un opérateur dans une zone donnée.

La « perte de supervision et de contrôle » mentionnée par Vodacom suggère une perturbation significative de sa capacité à :

  • Surveiller les performances du réseau.
  • Diagnostiquer et résoudre les pannes.
  • Assurer la sécurité des systèmes.
  • Gérer le trafic des communications.

Origine de l’intrusion et inquiétudes sécuritaires

Dans le contexte tendu du Nord-Kivu, où les informations et les communications sont cruciales tant pour la population civile que pour les acteurs du conflit, cette intrusion soulève de graves inquiétudes. Elle pourrait s’inscrire dans une logique de déstabilisation plus large visant à isoler la région ou à perturber les chaînes de communication officielles et humanitaires.

Réponse de Vodacom et impact attendu

Vodacom a assuré avoir « engagé les procédures d’urgence » pour rétablir le contrôle et la sécurité de son réseau. Les équipes techniques sont mobilisées pour identifier l’origine de la faille, sécuriser les systèmes et restaurer pleinement les services.

Pour les abonnés, les conséquences pourraient se traduire par des interruptions de service, une dégradation de la qualité des appels, de l’internet mobile ou des transactions mobiles money (M-Pesa), un service vital pour l’économie locale. La durée de l’incident dépendra de la complexité de l’intrusion et des mesures correctives à mettre en œuvre.

Un test pour la résilience des infrastructures critiques

Cet incident met en lumière la vulnérabilité des infrastructures critiques, même celles gérées par des entreprises privées majeures, dans les zones en conflit. Il pose la question de la protection de ces sites essentiels à la vie économique, sociale et à la sécurité nationale.

Les autorités congolaises et les régulateurs du secteur des télécommunications devront probablement enquêter sur cet événement, qui dépasse le cadre d’une simple panne technique pour toucher à la souveraineté numérique et à la sécurité nationale dans une région en crise.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

Le pasteur Travis Johnson s’oppose avec virulence à l’intégration du M23 dans les FARDC

by admin9775 25 janvier 2026
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La proposition, évoquée dans certains cercles diplomatiques américains, d’intégrer les combattants du M23 dans l’armée congolaise (FARDC) vient de se heurter à une opposition catégorique et publiquement exprimée. Le pasteur américain Travis Johnson, une voix influente dans certains milieux conservateurs et évangéliques, a pris position sur les réseaux sociaux avec un message sans équivoque, comparant cette intégration à une menace directe pour la souveraineté et la stabilité de la RDC.

Un rejet absolu basé sur l’analogie avec la politique américaine

Dans un post percutant, le pasteur Johnson a déclaré : « Pas d’intégration du M23 dans l’armée de la RDC, pas plus que nous n’intégrerions ANTIFA dans l’armée américaine. » Cette analogie, volontairement provocatrice pour le public américain, vise à discréditer totalement le M23 en le présentant non comme un groupe de rebelles avec des griefs politiques, mais comme une force subversive et illégitime, comparable à ce que représente le mouvement antifasciste (ANTIFA) pour une partie de la droite américaine.

L’argument central : le M23, un prolongement du Rwanda

Le cœur de son argumentation repose sur l’identification totale du M23 au Rwanda, renforcée par la récente reconnaissance de Kigali : « —M23 est soutenu par le Rwanda. —M23, c’est le Rwanda déguisé. » Pour Johnson, cette filiation rend toute intégration inenvisageable et dangereuse. Il en tire trois conséquences désastreuses :

  1. Affaiblissement de la souveraineté congolaise.
  2. Augmentation de la probabilité d’une insurrection future.
  3. Création d’une force de sécurité instable au sein même de l’armée nationale.

L’accord de Washington comme garde-fou ultime

Le pasteur place son opposition sous l’autorité de l’accord de paix signé sous la médiation du président Donald Trump en décembre 2025. Il avance un raisonnement perçu comme imparable : l’accord exige le retrait du Rwanda de la RDC. Or, selon lui, intégrer le M23 – qu’il considère comme une simple émanation des troupes rwandaises – au sein des FARDC reviendrait à enraciner l’influence rwandaise dans l’institution même chargée de défendre le pays. « Comment le Rwanda peut-il quitter la RDC si le M23 soutenu par le Rwanda (qui inclut des troupes rwandaises) est enraciné dans les FARDC ? » s’interroge-t-il. Il conclut donc que cette intégration « saperait et violerait » l’accord de paix américain.

Analyse : L’entrée d’une voix non-diplomatique dans le débat

L’intervention du pasteur Travis Johnson est significative à plusieurs titres :

  • Elle reflète une sensibilité politique américaine : Son analogie avec ANTIFA s’adresse directement à la base conservatrice et nationaliste américaine, plaçant la crise congolaise dans un cadre idéologique familier pour elle.
  • Elle durcit le débat sur l’intégration : En la présentant comme une trahison de l’accord Trump et une menace existentielle pour le Congo, il rend politiquement plus difficile toute avancée en ce sens, en dehors des cercles diplomatiques fermés.
  • Elle consolide le narratif de Kinshasa : Son discours épouse parfaitement la position officielle congolaise qui refuse toute légitimité au M23 et le considère comme une armée d’occupation rwandaise. Il offre une caisse de résonance puissante à ce point de vue auprès d’une audience américaine spécifique.

Cette prise de position publique illustre comment la crise de l’Est congolais dépasse le cadre des chancelleries pour s’inviter dans le débat politique plus large aux États-Unis. Elle montre également la difficulté croissante à trouver des solutions de compromis, comme l’intégration, lorsque l’un des acteurs est de plus en plus perçu non comme un parti congolais, mais comme un proxy d’une puissance étrangère. La pression monte sur les artisans de l’accord de Washington pour qu’ils proposent une voie alternative crédible au retrait militaire et à la démilitarisation, sous peine de voir l’initiative de paix s’enliser dans une impasse totale.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

Jean-Claude Katende exige des poursuites internationales après l’aveu rwandais de soutien au M23

by admin9775 24 janvier 2026
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Le défenseur des droits humains Jean-Claude Katende a réagi avec une vive fermeté, ce samedi, à la reconnaissance par le Rwanda de sa « coordination sécuritaire » avec le mouvement rebelle M23. Sur son compte X (anciennement Twitter), l’activiste a qualifié cette révélation de confirmation éclatante de ce qu’il dénonce depuis des années et en a tiré des conclusions sans appel, appelant à la justice internationale.

« Maintenant que le Rwanda reconnaît soutenir le M23, pensez-vous qu’il n’y a pas des Rwandais dans ce groupe rebelle ? » Cette question rhétorique, posée par Katende, vise directement le cœur du déni longtemps entretenu par Kigali sur la composition du mouvement. Pour lui, l’aveu officiel lève tout doute : le M23 n’est pas une pure rébellion congolaise, mais l’instrument d’une agression étrangère.

De l’aveu à la conclusion : « Le M23 exécute l’agenda du Rwanda »

L’activiste tire une conclusion politique majeure de cette reconnaissance : « J’en conclus que le M23 exécute l’agenda du Rwanda qui a investi des moyens militaires et humains dans l’occupation du Congo ». Cette analyse va au-delà de la simple coordination défensive évoquée par Kigali ; elle y voit une stratégie délibérée d’occupation et de déstabilisation, financée et dirigée depuis l’extérieur.

Un appel à la justice : poursuites pour violations des droits humains et pillage

Face à ce qu’il qualifie d’« ingérence caractérisée et d’atteinte grave à la souveraineté nationale », Jean-Claude Katende passe de la dénonciation à la revendication judiciaire. Il appelle explicitement à la fin de l’impunité.

Son exigence est double et ciblée :

  1. Poursuites contre les responsables : Il demande que « les Rwandais, chefs et éléments militaires du M23 » soient jugés.
  2. Qualification des crimes : Les charges doivent porter sur la « violation des droits humains et [le] pillage du Congo ».

Cette prise de position place l’accent sur la responsabilité pénale individuelle des acteurs, tant rwandais que ceux opérant sous la bannière du M23, pour les exactions commises depuis le début de la rébellion.

Une fenêtre pour la justice internationale

Pour Katende, les révélations rwandaises créent une opportunité juridique et politique unique. En reconnaissant son implication, le Rwanda a, selon cette logique, également reconnu un certain niveau de responsabilité et de contrôle sur les actions du groupe. Cet aveu pourrait, dans l’esprit de l’activiste, être utilisé comme un élément à charge devant des instances comme la Cour pénale internationale (CPI) ou dans le cadre de procédures nationales fondées sur la compétence universelle.

Une pression qui monte d’un cran

La réaction de Jean-Claude Katende, figure respectée de la société civile congolaise, illustre comment l’aveu de Kigali est perçu à Kinshasa non comme un geste de transparence, mais comme une confession justifiant une escalade des demandes de sanctions et de justice. Elle reflète la colère d’une partie de l’opinion publique congolaise qui exige des comptes après des années de conflit, de souffrances et de dénis.

Son appel place désormais la communauté internationale, et en particulier les pays influents comme les États-Unis et les membres du Conseil de sécurité de l’ONU, face à une question concrète : maintenant que le soutien rwandais est officiellement reconnu, quelles mesures concrètes de responsabilisation seront prises pour traduire en actes la condamnation des violations des droits humains et du pillage des ressources ? La pression pour une réponse judiciaire vient de monter d’un cran.

Par Marius Bopenga
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24 janvier 2026 0 comments
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À la UneSociété

Arrestation de Feruzi Kalume Nyembwe, coordonnateur de la Fondation Mzee Laurent-Désiré Kabila

by admin9775 22 janvier 2026
written by admin9775

Feruzi Kalume Nyembwe, coordonnateur de la Fondation Mzee Laurent-Désiré Kabila, a été interpellé dans la nuit de mercredi à jeudi par les forces de sécurité congolaises. Selon des informations recueillies auprès de sa famille, les agents seraient arrivés à son domicile aux alentours d’une heure du matin pour procéder à son arrestation.

« Ils sont arrivés à une heure du matin pour l’enlever et s’en aller avec lui. Aux alentours de trois heures du matin, deux jeeps sont revenues pour prendre ses médicaments », a rapporté un membre de sa famille, sous couvert d’anonymat, exprimant une vive inquiétude quant aux conditions de cette interpellation et à son état de santé.

Une figure liée à l’héritage politique de Laurent-Désiré Kabila

Feruzi Kalume Nyembwe est connu pour son rôle au sein de la Fondation dédiée à la mémoire de l’ancien Président Laurent-Désiré Kabila, père de l’actuel chef de l’État, Félix Tshisekedi. Il est également présenté comme le fils de Didier Kazadi Nyembwe, un compagnon de lutte de « Mzee » Kabila. Originaire du grand Kasaï, sa famille souligne son attachement à la figure de l’ancien dirigeant.

À l’heure actuelle, les motifs précis de cette arrestation n’ont pas été officiellement communiqués par les autorités. Aucun organe de sécurité ou porte-parole gouvernemental n’a encore fait de déclaration publique pour confirmer les faits ou en expliquer les raisons.

L’attente d’éclaircissements officiels

Cette interpellation, réalisée en pleine nuit, suscite des interrogations et l’attente d’une clarification des autorités. La famille et les proches de M. Nyembwe réclament des informations sur le lieu où il est détenu, les charges retenues contre lui, et s’assurent qu’il a bien accès à ses médicaments et aux soins nécessaires.

L’événement rappelle l’importance de la transparence et du respect des procédures légales dans toute opération des forces de l’ordre, garanties fondamentales de l’État de droit. La communauté attend désormais une communication officielle des autorités compétentes pour éclaircir les circonstances et les motifs de cette arrestation.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

L’opposant et activiste Nathanaël Onokomba transféré à la prison militaire de Ndolo sous de graves accusations

by admin9775 14 janvier 2026
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L’opposant et activiste politique Nathanaël Onokomba a été transféré ce mardi à la prison militaire de Ndolo à Kinshasa. Son dossier, initialement instruit par le Conseil national de cyberdéfense, a été transmis au parquet militaire, qui retient contre lui une série d’accusations d’une extrême gravité, liées à la sécurité nationale.

Le transfert, opéré discrètement, marque une escalade dans le traitement judiciaire de cette figure bien connue de l’opposition. Selon les informations officielles, Nathanaël Onokomba est poursuivi pour :

  • Incitation ou provocation à la commission d’actes terroristes.
  • Apologie d’actes terroristes.
  • Diffusion de fausses informations par voie électronique (cybercriminalité).
  • Négation, minimisation, justification ou approbation de crimes internationaux, y compris des violences sexuelles.
  • Apologie ou propagande portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation, une infraction prévue à l’article 206 du Code pénal militaire relatif au terrorisme et aux crimes contre l’humanité.

Un contexte de tensions sécuritaires et politiques

Ces poursuites surviennent dans un climat politique et sécuritaire particulièrement tendu, notamment avec la crise persistante dans l’Est de la RDC où la question de la sécurité nationale est au cœur du débat public. Les autorités semblent ainsi vouloir envoyer un signal fort contre toute parole jugée susceptible de saper l’effort de guerre ou la cohésion nationale.

L’inquiétude de la société civile et de l’opposition

Du côté de la société civile et des milieux de l’opposition, l’affaire suscite une vive inquiétude et de vives critiques. Les soutiens de l’activiste dénoncent une « instrumentalisation de la justice » à des fins politiques, visant selon eux à « réduire au silence une voix critique » du pouvoir en place. Ils pointent un « resserrement progressif de l’espace civique et politique », marqué par des arrestations de figures jugées dérangeantes.

À ce stade, aucune date de procès n’a été officiellement communiquée. Nathanaël Onokomba reste détenu en attente de la suite de la procédure judiciaire militaire.

Cette affaire cristallise les tensions entre, d’une part, la logique sécuritaire d’un État en conflit qui invoque la protection de l’intérêt national et, d’autre part, les défenseurs des libertés fondamentales qui y voient un dangereux précédent pour la liberté d’expression et l’indépendance de la justice en République Démocratique du Congo. Elle place les autorités judiciaires et politiques devant un test de crédibilité majeur.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

FARDC : Le lieutenant-colonel Mak Hazukay nommé porte-parole par intérim après la suspension du général Ekenge

by admin9775 9 janvier 2026
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Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ont opéré un changement à la tête de leur communication. Le lieutenant-colonel Mak Hazukay Mongba a été désigné, à titre intérimaire, commandant du Service de communication et d’information des FARDC (SCIFA), devenant de fait le nouveau porte-parole de l’institution militaire.

Cette nomination fait suite à la suspension du général-major Sylvain Ekenge, l’ancien porte-parole, mise à l’écart à la suite de déclarations controversées. Le général Ekenge avait tenu des propos jugés discriminatoires envers des femmes de la communauté tutsie lors d’une émission sur la Télévision nationale (RTNC), provoquant une vive polémique et une réaction rapide de la hiérarchie militaire.

Une mission de confiance dans un contexte sensible

La décision de confier l’intérim au lieutenant-colonel Hazukay est « effective jusqu’à nouvel ordre ». Elle vise à assurer la continuité du service dans un environnement sécuritaire particulièrement complexe, surtout dans l’Est du pays où les opérations militaires contre les groupes armés, dont le M23 soutenu par le Rwanda, font l’objet d’une attention nationale et internationale constante.

Le nouveau responsable hérite d’un poste à haute responsabilité. Sa mission sera de restaurer la crédibilité et la retenue du discours militaire, en veillant à une communication responsable, précise et conforme aux valeurs républicaines et à la cohésion nationale.

Un signal fort pour l’unité nationale

Cette transition rapide au sein du SCIFA envoie un signal fort de la part du commandement des FARDC. Elle démontre la volonté de l’institution de se démarquer de tout propos susceptible d’attiser les divisions ethniques ou communautaires, dans un pays où la préservation de l’unité nationale est un impératif stratégique face aux menaces sécuritaires.

Le lieutenant-colonel Hazukay, dont le profil opérationnel et communicationnel est moins médiatisé que celui de son prédécesseur, devra naviguer entre la nécessité de transmettre l’information sur les opérations en cours et l’obligation de maintenir un langage apaisant et rassembleur. Son intérim sera scruté comme un test de la capacité de l’armée à conduire une communication à la fois ferme sur le plan sécuritaire et irréprochable sur le plan éthique.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

Assassinat du professeur Abatha de l’UNIKIN

by admin9775 9 janvier 2026
written by admin9775

Des bandits armés ont abattu, jeudi 8 janvier, le professeur Mathieu Abatha Diabar, à la suite d’une incursion nocturne dans son domicile situé au Plateau des Professeurs, dans la commune de Lemba, à Kinshasa.

Selon des témoins, le drame s’est produit vers 1 heure du matin.

Les mêmes sources rapportent que ces malfrats ont tiré à bout portant sur Mathieu Abatha Diabar, qui était professeur au département des Lettres et Civilisation française de la Faculté des Lettres à l’Université de Kinshasda (UNIKIN).

Il a ensuite succombé à ses blessures.

« Nous avons été visités par des criminels qui sont entrés chez un professeur. Ils ont tiré, et le professeur a reçu plusieurs balles avant de succomber à ses blessures. Il y a un policier qui a été arrêté. Il semblerait qu’il était présent la nuit où ces malfrats opéraient », a déclaré le bourgmestre de la commune de Lemba, Jean Poba.

Il indique que la police est descendue sur le terrain pour enquêter et établir les responsabilités.

Cette autorité municipale estime que le policier interpellé aurait pu fournir des informations sur les mobiles de cet incident.

« Nous nous réservons de dire quoi que ce soit sans preuves, parce que le policier interpellé aurait peut-être pu nous dire quelque chose, mais malheureusement nous n’avons pas pu obtenir les informations correctement. Nous attendons que la justice fasse son travail pour nous éclairer à ce sujet », a conclu Jean Poba.

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