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Société

À la UneSociété

RDC : le procès du général Philémon Yav met en lumière les profondes tensions au sein des FARDC

by admin9775 9 mai 2026
written by admin9775

Le procès du lieutenant-général Philémon Yav Irung continue de susciter de vives réactions dans les milieux politiques, militaires et judiciaires en République démocratique du Congo. Jugé devant la Haute Cour militaire pour trahison et incitation des militaires à commettre des actes contraires au devoir et à la discipline, l’ancien commandant de la 3ᵉ Zone de défense se retrouve au centre d’un dossier hautement sensible dans un contexte marqué par la guerre persistante dans l’Est du pays.

Lors de l’audience tenue à Kinshasa, le parquet général militaire a requis la servitude pénale à perpétuité pour les faits de trahison, tout en demandant à la Cour de prendre en compte des circonstances atténuantes liées à la délinquance primaire de l’officier supérieur. Le ministère public a également sollicité une peine de vingt ans de prison pour l’infraction d’incitation des militaires à des actes contraires au devoir et à la discipline.

Mais au-delà des accusations portées contre lui, cette affaire révèle les profondes fractures qui traversent l’appareil sécuritaire congolais depuis plusieurs années. Autour du général Philémon Yav, plusieurs voix dénoncent un dossier à forte dimension politique et stratégique.

Son avocat, Carl Ngwapitshi, estime notamment que les charges retenues contre son client sont « insoutenables en droit ». Selon lui, l’ancien commandant de la 3ᵉ Zone de défense aurait plutôt été victime de rivalités internes au sein de certains cercles influents de la hiérarchie militaire.

L’avocat soutient que le général Yav faisait partie des officiers qui tentaient de contenir l’avancée des groupes armés dans l’Est avant son rappel à Kinshasa. Il affirme que son arrestation aurait contribué à fragiliser certains dispositifs militaires dans le Nord-Kivu à un moment particulièrement critique de la guerre contre l’AFC/M23.

Autour de ce procès, plusieurs analyses évoquent également des luttes d’influence internes ayant marqué les FARDC entre 2022 et 2025. Des sources sécuritaires et politiques parlent de réseaux de pouvoir cherchant à renforcer leur contrôle sur l’appareil militaire à travers des mécanismes de clientélisme et de loyautés parallèles.

Selon cette lecture, plusieurs officiers arrêtés ces dernières années auraient parfois été accusés de complot, de collusion avec l’ennemi ou de détournements dans un contexte mêlant rivalités personnelles, repositionnements stratégiques et règlements de comptes internes.

Ces tensions auraient progressivement contribué à affaiblir le fonctionnement opérationnel des FARDC, déjà confrontées à une situation sécuritaire extrêmement complexe dans l’Est du pays. Le récent rapport parlementaire sur l’état sécuritaire de la RDC avait d’ailleurs pointé plusieurs dysfonctionnements dans la conduite des opérations militaires, notamment en matière de commandement, de coordination et de gestion logistique.

Alors que la Haute Cour militaire n’a pas encore rendu son verdict, le dossier Philémon Yav apparaît déjà comme l’un des procès militaires les plus sensibles de ces dernières années en RDC. Une affaire qui dépasse désormais le seul cadre judiciaire et qui remet au centre du débat les fractures internes, les luttes d’influence et les défis structurels auxquels fait face l’armée congolaise dans un contexte de guerre prolongée.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

Le Groupe Ledya dément tout lien avec Joseph Kabila après les sanctions américaines visant l’ancien président

by admin9775 5 mai 2026
written by admin9775

Le Groupe Ledya a publié ce lundi un communiqué officiel pour rejeter fermement les rumeurs circulant sur les réseaux sociaux l’associant à l’ancien président Joseph Kabila, récemment sanctionné par les États-Unis.

Dans cette mise au point, le groupe congolais affirme qu’aucune relation directe ou indirecte ne le lie à l’ancien chef de l’État et insiste sur son indépendance vis-à-vis de toute affiliation politique. Fort de plus de cinquante-trois ans d’existence, Ledya soutient que son action repose sur une gouvernance autonome, fondée sur des standards stricts de conformité et de transparence.

Cette réaction intervient dans un contexte de forte agitation numérique, alimentée par diverses spéculations cherchant à établir des connexions entre certaines grandes entreprises congolaises et les personnalités visées par les récentes sanctions américaines.

Au cœur des rumeurs figure notamment la participation du Groupe Ledya au projet du Matadi Gateway Terminal, infrastructure portuaire stratégique entrée en service en 2016 et considérée comme un maillon essentiel du dispositif logistique national.

Dans son communiqué, le groupe précise que son implication dans ce projet repose exclusivement sur des bases économiques et techniques conformes aux procédures internationales de vérification. Ledya souligne que sa participation a été validée à l’issue de l’ensemble des contrôles de due diligence requis et qu’elle s’est matérialisée notamment par un apport en nature à travers la mise à disposition du foncier ayant permis la réalisation de l’infrastructure.

Par cette clarification publique, le groupe cherche à protéger sa réputation et à rassurer ses partenaires dans un environnement où les sanctions internationales visant certaines figures politiques congolaises suscitent de nombreuses interrogations dans les milieux économiques.

Le communiqué souligne en substance que les mesures américaines prises contre Joseph Kabila ne concernent en rien le Groupe Ledya et ne sauraient avoir d’incidence sur ses activités, ses partenariats ou ses engagements opérationnels.

Cette prise de parole reflète la sensibilité croissante du secteur privé congolais aux enjeux de conformité internationale et de réputation, dans un contexte où les entreprises cherchent à se prémunir contre tout risque de contamination politique ou financière lié aux sanctions ciblées.

En réaffirmant publiquement son autonomie institutionnelle, le Groupe Ledya entend ainsi couper court aux spéculations et préserver la crédibilité acquise au fil de plusieurs décennies d’activité dans l’économie congolaise.

Le communiqué de presse du Groupe Ledya

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5 mai 2026 0 comments
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À la UneSociété

Kinshasa : une affaire de vol impliquant Rebo Tchulo relance le débat sur la torture et les aveux forcés

by admin9775 20 avril 2026
written by admin9775

Une séquence devenue virale sur les réseaux sociaux à Kinshasa remet au centre du débat une question sensible : peut-on recourir à la violence pour obtenir des aveux d’un suspect ?

L’affaire, qui implique l’artiste congolaise Rebo Tchulo et un homme soupçonné de vol, divise profondément l’opinion publique entre partisans d’une justice expéditive et défenseurs du respect strict des droits humains.

Selon les éléments rapportés par Ézéchiel Bwalo, assistant manager de l’artiste, les faits remontent au 17 avril à Kinshasa, dans la commune de la Gombe, lors d’un tournage. Un sac de marque contenant des biens de grande valeur — dont un passeport, des bijoux, environ 8 000 dollars et une montre de luxe — aurait disparu dans des circonstances jugées suspectes.

Les recherches menées après le tournage ont conduit l’entourage de l’artiste à exploiter des images de vidéosurveillance provenant d’une parcelle voisine appartenant à Shabani Nonda. Ces images montreraient le chauffeur présumé s’emparer du sac et tenter de le dissimuler.

Confronté aux preuves, le suspect a d’abord nié les faits avant de livrer des versions contradictoires. Après une tentative de fuite spectaculaire — marquée par une cavale sur les toits durant plus d’une heure — il a finalement été interpellé avec l’appui d’éléments militaires.

C’est à ce stade que l’affaire a pris une tournure controversée. Conduit au domicile de l’artiste pour être interrogé, le suspect aurait été soumis à des violences physiques par des militaires afin de le contraindre à révéler l’emplacement des biens volés. Des images filmées par une voisine, montrant la scène, ont rapidement circulé en ligne, suscitant indignation et débats.

Selon les témoignages, Rebo Tchulo elle-même aurait demandé que le suspect ne soit pas maltraité et serait intervenue pour faire cesser les coups. Malgré cela, une partie de l’opinion estime que ces violences auraient contribué à obtenir des aveux, relançant l’argument controversé selon lequel la contrainte physique serait parfois nécessaire face à des suspects récalcitrants.

Cette position est toutefois vivement contestée par de nombreux observateurs et juristes, qui rappellent que la torture et les traitements inhumains sont strictement interdits par le droit congolais et les conventions internationales ratifiées par la RDC. Au-delà de l’illégalité, ils soulignent que les aveux obtenus sous contrainte sont juridiquement fragiles et peuvent compromettre toute procédure judiciaire.

L’affaire met ainsi en lumière une tension persistante entre exigences sécuritaires, frustrations sociales face à l’impunité perçue et impératif de respect de l’État de droit. Elle pose, en filigrane, la question de la confiance dans les institutions judiciaires et des méthodes d’enquête utilisées dans un contexte où la justice populaire tend parfois à supplanter les procédures légales.

À ce stade, le suspect a été transféré pour la poursuite de l’enquête, tandis que les objets dérobés restent en grande partie introuvables. L’évolution de cette affaire pourrait désormais dépendre autant des investigations en cours que de la capacité des autorités à garantir un traitement conforme aux normes judiciaires.

Par Marius Bopenga
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RDC : un dispositif d’accueil temporaire de migrants expulsés des États-Unis suscite interrogations et débats

by admin9775 9 avril 2026
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Le gouvernement de la République démocratique du Congo a annoncé, le 5 avril 2026, la mise en place d’un mécanisme d’accueil temporaire de migrants expulsés depuis les États-Unis. Si un communiqué officiel en fixe les grandes orientations, des précisions ont été apportées par des sources gouvernementales à Radio France Internationale, sans toutefois lever toutes les zones d’ombre.

Les autorités évoquent un dispositif « limité », « progressif » et « encadré », fondé sur un traitement au cas par cas. Aucun chiffre officiel n’a été communiqué, laissant incertaine l’ampleur réelle de l’opération. À ce stade, les paramètres précis restent volontairement peu détaillés.

Selon les informations disponibles, la présence des migrants serait strictement temporaire, dans l’attente de leur retour vers leur pays d’origine. Les séjours pourraient s’étendre jusqu’à trois à six mois pour certains cas, avec un dispositif global appelé à s’achever dans un délai d’environ un an. La RDC se positionne ainsi comme un pays de transit, bien que des expériences similaires ailleurs aient montré les difficultés liées à l’organisation des retours, notamment en cas de refus des pays d’origine.

Les premières arrivées sont attendues avant la fin du mois d’avril. Le gouvernement insiste sur un processus « maîtrisé » et souligne que le dispositif pourra être ajusté, voire interrompu, si les conditions ne sont pas réunies. Toutefois, aucun mécanisme concret encadrant cette flexibilité n’a été rendu public.

S’agissant des contreparties, les autorités mettent en avant un « devoir de solidarité » ainsi qu’un possible renforcement des capacités, notamment en matière de sécurité. Elles assurent également que le Trésor public ne sera pas sollicité, sans préciser la nature d’éventuels appuis financiers ou techniques extérieurs.

Face aux critiques d’organisations de défense des droits humains, le gouvernement congolais affirme que cette initiative ne répond à aucune logique marchande et qu’elle est menée avec l’appui d’organisations internationales, dans le respect des engagements juridiques internationaux, notamment la Convention de Genève de 1951, son Protocole de 1967 et la Convention contre la torture de 1984.

Des acteurs de la société civile rappellent toutefois que le principe de non-refoulement interdit de transférer une personne vers un territoire où elle pourrait être exposée à des persécutions, y compris dans le cadre d’un transfert vers un pays tiers. Cette question se pose avec acuité pour certains migrants visés par la politique américaine.

Depuis plusieurs mois, États-Unis développent en effet une stratégie d’expulsion vers des pays tiers, ciblant notamment des personnes qui ne peuvent être renvoyées dans leur pays d’origine pour des raisons de sécurité. Un rapport sénatorial américain publié en février 2026 fait état d’environ 300 transferts pour un coût dépassant 40 millions de dollars, avec des accords impliquant plusieurs pays africains.

Certains États, comme le Ghana, ont reconnu avoir accueilli des migrants tout en niant toute compensation financière, tandis que l’Ouganda a récemment confirmé l’arrivée d’un premier groupe. D’autres, à l’instar du Nigeria, ont décliné toute participation.

C’est dans ce contexte régional et international que la République démocratique du Congo s’inscrit désormais, en rejoignant un dispositif qui continue de susciter débats et préoccupations quant à ses implications juridiques, humanitaires et politiques.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

RDC : un rapport officiel dénonce des atrocités massives à Uvira et accuse des troupes rwandaises opérant sous couverture du M23-AFC

by admin9775 7 avril 2026
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Le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba, a présenté ce mardi 7 avril 2026 un rapport particulièrement accablant sur la situation des droits de l’homme à Uvira et ses environs, dans la province du Sud-Kivu.

Couvrant la période du 10 décembre 2025 au 18 janvier 2026, ce document décrit une situation humanitaire dramatique, marquée par des violences massives et systématiques attribuées à des troupes rwandaises opérant sous la couverture du M23 et de l’Alliance Fleuve Congo.

Selon le ministre, « la vie quotidienne des populations s’est transformée en une lutte de survie », évoquant des bombardements, des exécutions sommaires, des enlèvements, des violences sexuelles et des pillages ayant instauré un climat de terreur généralisée.

Un bilan humain et humanitaire alarmant

Le rapport fait état de plus de 1 500 morts, résultant à la fois des offensives armées et du manque d’accès aux soins, ainsi que de plus de 300 000 personnes déplacées. Plus de 12 000 enfants ont été affectés, exposés à la déscolarisation, aux traumatismes psychologiques et à la séparation familiale.

La situation des femmes est particulièrement préoccupante, avec plus de 14 400 cas de violences sexuelles recensés durant cette période.

À ces exactions s’ajoute une exploitation organisée des ressources naturelles, avec plus de 162 camions en provenance du Rwanda identifiés dans des opérations de pillage systématique.

Découverte de fosses communes

Le ministre a également révélé la découverte de plusieurs fosses communes, illustrant l’ampleur des crimes commis. Parmi les sites identifiés figurent Mayi-ya-Moto (115 corps), Kilomoni (31 corps), Kala (11 corps), ainsi que d’autres fosses à Rutemba et des tombes à Kagando.

Ces éléments, selon Samuel Mbemba, témoignent de violations d’une extrême gravité.

Des crimes qualifiés au regard du droit international

Le ministre a qualifié ces actes de violations graves du droit international humanitaire, les assimilant à des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et des actes de génocide.

« Elles ne resteront pas impunies. Les auteurs répondront devant la justice », a-t-il affirmé avec fermeté.

Appel à la mobilisation et à la justice

Face à cette situation, le gouvernement congolais réaffirme sa mobilisation pour restaurer la paix dans l’est du pays. Félix Tshisekedi est personnellement impliqué, donnant des instructions pour intensifier les actions diplomatiques, militaires et judiciaires.

Ce rapport intervient dans un contexte de tensions persistantes dans l’est de la République démocratique du Congo, où la situation sécuritaire continue de susciter de vives inquiétudes au niveau national et international.

Par Marius Bopenga
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Est de la RDC : un rapport accablant détaille l’expansion fulgurante du M23 et les rivalités régionales

by admin9775 5 avril 2026
written by admin9775

Un rapport publié en avril 2026 par le Congo Research Group et le Center on International Cooperation met en lumière l’ampleur de l’expansion territoriale du Mouvement du 23 mars (M23) et de son aile politique, l’Alliance Fleuve Congo (AFC), dans l’est de la République démocratique du Congo.

Une progression territoriale spectaculaire

Selon les chercheurs, le mouvement rebelle est passé en seulement quatre ans d’une présence limitée à quelques kilomètres carrés autour du mont Sabyinyo à un contrôle de plus de 10 000 km² dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Cette montée en puissance s’est accélérée après la prise de Bunagana en juin 2022. Le rapport souligne que le M23 a ensuite doublé chaque année son emprise territoriale : contrôle du territoire de Rutshuru fin 2023, conquête de Masisi en 2024, puis chute de Goma et Bukavu début 2025, deux centres urbains majeurs totalisant environ trois millions d’habitants.

Malgré la signature d’un accord-cadre de paix à Doha en décembre 2025, l’AFC/M23 a poursuivi son avancée vers Uvira avant de se retirer en janvier 2026 sous pression américaine.

Un contrôle stratégique des ressources minières

Le rapport révèle également que le groupe contrôle au moins 45 sites miniers dans les deux provinces, produisant des minerais stratégiques tels que le coltan, la cassitérite et l’or. Cette emprise économique renforce considérablement sa capacité de financement et son influence dans la région.

Le rôle clé de l’Ouganda dans la reconstitution du M23

Les chercheurs pointent par ailleurs un rôle déterminant de l’Ouganda dans la résurgence du mouvement. Après sa défaite en 2013, une grande partie des combattants du M23 s’était repliée dans le camp militaire de Bihanga, situé à environ 300 kilomètres de Kampala.

C’est depuis ce site que le groupe aurait relancé ses campagnes de recrutement à partir de 2021, avec la « complicité » de certaines autorités ougandaises, selon le rapport. Le document évoque également l’implication d’officiers de l’Uganda People’s Defence Force (UPDF) comme instructeurs dans les camps d’entraînement du M23.

Le chef militaire du mouvement, Sultani Makenga, aurait lui-même bénéficié en 2017 d’un appui discret de hauts gradés ougandais pour rejoindre les zones frontalières stratégiques autour du mont Sabyinyo.

Une rivalité régionale en toile de fond

Enfin, le rapport met en évidence un facteur souvent sous-estimé : la rivalité entre le Rwanda et l’Ouganda. L’intensification de la présence militaire ougandaise en Ituri et le développement de projets d’infrastructures routières près de la frontière rwandaise auraient poussé Kigali à relancer son soutien au M23.

Cette compétition d’influence entre puissances régionales apparaît ainsi comme l’un des déclencheurs majeurs de la nouvelle escalade dans l’est de la RDC, transformant un conflit local en crise géopolitique complexe.

Une crise aux multiples dimensions

Entre expansion territoriale, contrôle des ressources, jeux d’alliances régionales et pressions internationales, le conflit dans l’est congolais s’inscrit désormais dans une dynamique où les enjeux locaux et internationaux s’entremêlent étroitement, rendant toute issue durable encore incertaine.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

Justice : condamnation avec sursis pour le médecin filmé en train de frapper une patiente à Kinkole

by admin9775 3 avril 2026
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Le Tribunal de garnison de Kinkole a rendu son verdict dans l’affaire de violences médicales impliquant le docteur David Balanangayi, poursuivi après la diffusion d’une vidéo choquante sur les réseaux sociaux.

Le praticien a été condamné à deux mois de servitude pénale, assortis d’un sursis d’un an. Une décision qui signifie, conformément à la législation en vigueur en République démocratique du Congo, qu’il n’exécutera pas immédiatement sa peine, sauf en cas de récidive.

Des réparations jugées insuffisantes

Sur le plan civil, l’État congolais a été condamné à verser une indemnité d’environ 2,5 millions de francs congolais à la victime, Dorcas Mulema Moya. D’autres montants, oscillant jusqu’à 3 millions de francs congolais, ont également été évoqués pour les parties civiles.

Ces réparations suscitent déjà de vives critiques. Plusieurs observateurs estiment qu’elles restent faibles au regard du préjudice subi, dans une affaire qui a profondément choqué l’opinion publique.

Indignation des organisations de défense des patients

L’Association de défense des droits des patients (ADP) a vivement réagi, dénonçant un verdict en décalage avec la gravité des faits. Son représentant, Benjamin Bahati, parle d’une « grande déception » et d’un « recul » dans la lutte pour les droits des patients, en particulier des femmes victimes de maltraitances médicales.

L’organisation rappelle toutefois que cette procédure démontre que nul n’est au-dessus de la loi et n’exclut pas un recours en appel, une possibilité également ouverte au ministère public.

Une affaire qui avait suscité une vive émotion

Les faits remontent à la diffusion d’une vidéo montrant le médecin en train d’asséner des coups à sa patiente après son accouchement, dans un établissement hospitalier de Kinshasa. La scène avait provoqué une onde de choc à l’échelle nationale, suscitant notamment l’indignation de Denise Nyakeru Tshisekedi.

Le ministère public avait retenu plusieurs chefs d’accusation, dont torture, coups et blessures aggravés et violation de l’intimité, notamment pour avoir ordonné la captation vidéo des faits. La partie civile, quant à elle, réclamait jusqu’à un million de dollars américains en dommages et intérêts.

À la barre, la victime a relaté avoir été violemment battue alors qu’elle ne s’opposait pas aux soins post-accouchement. Un expert médical a confirmé que son état initial était stable, tout en évoquant une plaie nécessitant une prise en charge adaptée.

Un débat relancé sur la justice et les droits des patients

Cette décision relance le débat sur la sévérité des sanctions en matière de violences médicales en RDC, ainsi que sur l’évaluation des dommages et intérêts accordés aux victimes.

Si la défense du médecin s’est félicitée du verdict, estimant qu’il permet à son client de retrouver la liberté, de nombreuses voix s’élèvent pour réclamer une justice plus dissuasive face à des actes jugés inacceptables dans le milieu hospitalier.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

RDC : journée chômée et payée pour célébrer la qualification historique des Léopards

by admin9775 1 avril 2026
written by admin9775

Au lendemain d’un exploit qui restera gravé dans les mémoires, le gouvernement de la République démocratique du Congo a décrété la journée de ce mercredi 1er avril 2026 chômée et payée sur toute l’étendue du territoire national. Une décision exceptionnelle prise pour permettre à la population de célébrer la qualification historique des Léopards à la Coupe du monde 2026.

Dans un communiqué officiel signé à Kinshasa, le ministre de l’Emploi et du Travail, Ferdinand Massamba wa Massamba, a précisé que cette mesure vise à offrir aux Congolais un moment de célébration collective, dans l’unité et la ferveur nationale.
« La journée du mercredi 1er avril 2026 est déclarée chômée et payée sur toute l’étendue du territoire national », indique le document.

Cette initiative s’inscrit dans la volonté du président Félix Tshisekedi et du gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka de marquer l’importance de cet exploit sportif, vécu comme un moment de fierté nationale.

À travers tout le pays, l’annonce a été accueillie avec enthousiasme. À Kinshasa comme dans plusieurs grandes villes, des scènes de liesse populaire ont été observées, avec des milliers de supporters descendus dans les rues pour célébrer la victoire des Léopards et leur retour sur la scène mondiale après plus d’un demi-siècle d’absence.

Au-delà du sport, cette journée chômée et payée prend une dimension symbolique forte. Elle traduit la capacité du football à rassembler, dans un contexte souvent marqué par des défis politiques et sécuritaires. En capitalisant sur cet élan, les autorités espèrent renforcer le sentiment d’unité nationale et rappeler que, dans les moments d’exception, tout un peuple peut vibrer à l’unisson.

La qualification des Léopards apparaît ainsi non seulement comme un succès sportif, mais aussi comme un puissant vecteur de cohésion nationale, porteur d’espoir pour l’ensemble du pays.

Par Pascal Kabeya
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Sécurité : l’Union européenne met fin au financement du déploiement militaire rwandais au Mozambique

by admin9775 28 mars 2026
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L’Union européenne a décidé de ne plus financer le déploiement militaire du Rwanda au Mozambique, mettant ainsi un terme aux discussions visant à renouveler, pour une troisième fois, un soutien estimé à 20 millions d’euros.

Depuis 2021, les forces rwandaises étaient engagées dans la province de Cabo Delgado, en appui aux autorités mozambicaines dans la lutte contre des groupes djihadistes responsables d’une insécurité persistante dans cette région riche en ressources gazières.

Si l’Union européenne réaffirme son engagement en faveur de la stabilité et de la sécurité au Mozambique, elle exclut désormais tout nouveau financement direct de cette mission militaire rwandaise.

Cette décision intervient dans un contexte régional et international sensible, marqué notamment par les tensions autour du rôle du Rwanda dans les conflits sécuritaires en Afrique, en particulier dans l’est de la République démocratique du Congo.

Elle pourrait ainsi redéfinir les modalités de coopération sécuritaire entre Bruxelles, Kigali et Maputo, tout en soulevant des interrogations sur l’avenir des opérations de stabilisation à Cabo Delgado sans ce soutien financier européen.

Par Pascal Kabeya
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Kinshasa : indignation après des violences sur une patiente à l’hôpital de Kinkole, un médecin interpellé

by admin9775 27 mars 2026
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Un grave scandale secoue le secteur de la santé en République démocratique du Congo après la révélation d’actes de violence physique et psychologique infligés à une patiente à l’Hôpital Général de Référence de Kinkole, à Kinshasa.

Dans un communiqué publié le 26 mars 2026, le Ministère de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale s’est dit profondément indigné à la suite d’un rapport de l’Inspection générale de la santé confirmant les faits. Une patiente aurait été agressée par un membre du personnel médical lors de sa prise en charge, dans des circonstances jugées particulièrement graves.

Selon plusieurs témoignages, le médecin mis en cause, identifié comme David Balangakayi, aurait frappé une femme en salle d’accouchement après que celle-ci a refusé d’être filmée, alors qu’elle se trouvait en situation de vulnérabilité. La diffusion des images sur les réseaux sociaux a amplifié l’indignation, en raison de l’atteinte flagrante à la dignité de la victime.

Vives réactions des autorités et de la société civile

La commissaire nationale aux droits de la femme et de l’enfant à la Commission nationale des droits de l’homme, Gisèle Kapinga, a dénoncé des faits « inadmissibles » et appelé à une réaction urgente des autorités.

La Première ministre Judith Suminwa a également condamné des actes « profondément choquants et totalement inacceptables », insistant sur le fait qu’aucune circonstance ne peut justifier de telles violences dans un établissement de santé.

De son côté, le président du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication, Christian Bosembe, s’est dit « profondément outré », dénonçant une atteinte grave à la dignité humaine et aux principes fondamentaux de l’éthique médicale. Il a également mis en garde contre la diffusion répétée des images, appelant à respecter la dignité de la victime.

Réponse des autorités : sanctions et enquêtes en cours

En réaction, le ministère a annoncé une série de mesures immédiates. Le dossier a été transmis à la justice et le Conseil de l’Ordre des médecins a été saisi pour des sanctions disciplinaires. Une inspection extraordinaire de l’hôpital ainsi qu’un audit national des pratiques médicales ont été lancés.

Le personnel impliqué a été suspendu à titre préventif. Par ailleurs, David Balangakayi a été interpellé par la police judiciaire, marquant une étape clé dans la procédure.

Les autorités ont également annoncé la mise en place d’un dispositif national unifié de gestion des plaintes dans le secteur de la santé, afin de renforcer la transparence et prévenir de tels abus.

Un rappel à l’éthique médicale

Cette affaire relance le débat sur le respect de l’éthique dans les structures sanitaires en République démocratique du Congo. Les autorités insistent sur le fait que chaque patient a droit à des soins dignes, dans le respect strict des droits humains.

Le principe fondamental « Primum non nocere » d’abord, ne pas nuire apparaît ici comme gravement violé, dans un dossier qui continue de susciter une vive émotion à travers le pays.

Par Marius Bopenga
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