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Société

À la UneSociété

Vodacom RDC victime d’une intrusion majeure à son centre technique de Goma

by admin9775 27 janvier 2026
written by admin9775

L’opérateur télécoms Vodacom Congo a annoncé ce lundi avoir subi une intrusion grave dans son centre technique de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu. Cet incident a entraîné une perte de supervision et de contrôle de son réseau dans la région, affectant potentiellement la qualité des services de télécommunications pour ses abonnés.

Une atteinte à la stabilité des télécoms en pleine zone de crise

L’incident survient dans une région en proie à une insécurité chronique et une occupation partielle par le mouvement rebelle M23, soutenu par le Rwanda selon les autorités congolaises et plusieurs rapports internationaux. Les centres techniques sont des infrastructures critiques qui assurent la gestion, la surveillance et la maintenance de l’ensemble du réseau d’un opérateur dans une zone donnée.

La « perte de supervision et de contrôle » mentionnée par Vodacom suggère une perturbation significative de sa capacité à :

  • Surveiller les performances du réseau.
  • Diagnostiquer et résoudre les pannes.
  • Assurer la sécurité des systèmes.
  • Gérer le trafic des communications.

Origine de l’intrusion et inquiétudes sécuritaires

Dans le contexte tendu du Nord-Kivu, où les informations et les communications sont cruciales tant pour la population civile que pour les acteurs du conflit, cette intrusion soulève de graves inquiétudes. Elle pourrait s’inscrire dans une logique de déstabilisation plus large visant à isoler la région ou à perturber les chaînes de communication officielles et humanitaires.

Réponse de Vodacom et impact attendu

Vodacom a assuré avoir « engagé les procédures d’urgence » pour rétablir le contrôle et la sécurité de son réseau. Les équipes techniques sont mobilisées pour identifier l’origine de la faille, sécuriser les systèmes et restaurer pleinement les services.

Pour les abonnés, les conséquences pourraient se traduire par des interruptions de service, une dégradation de la qualité des appels, de l’internet mobile ou des transactions mobiles money (M-Pesa), un service vital pour l’économie locale. La durée de l’incident dépendra de la complexité de l’intrusion et des mesures correctives à mettre en œuvre.

Un test pour la résilience des infrastructures critiques

Cet incident met en lumière la vulnérabilité des infrastructures critiques, même celles gérées par des entreprises privées majeures, dans les zones en conflit. Il pose la question de la protection de ces sites essentiels à la vie économique, sociale et à la sécurité nationale.

Les autorités congolaises et les régulateurs du secteur des télécommunications devront probablement enquêter sur cet événement, qui dépasse le cadre d’une simple panne technique pour toucher à la souveraineté numérique et à la sécurité nationale dans une région en crise.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

Le pasteur Travis Johnson s’oppose avec virulence à l’intégration du M23 dans les FARDC

by admin9775 25 janvier 2026
written by admin9775

La proposition, évoquée dans certains cercles diplomatiques américains, d’intégrer les combattants du M23 dans l’armée congolaise (FARDC) vient de se heurter à une opposition catégorique et publiquement exprimée. Le pasteur américain Travis Johnson, une voix influente dans certains milieux conservateurs et évangéliques, a pris position sur les réseaux sociaux avec un message sans équivoque, comparant cette intégration à une menace directe pour la souveraineté et la stabilité de la RDC.

Un rejet absolu basé sur l’analogie avec la politique américaine

Dans un post percutant, le pasteur Johnson a déclaré : « Pas d’intégration du M23 dans l’armée de la RDC, pas plus que nous n’intégrerions ANTIFA dans l’armée américaine. » Cette analogie, volontairement provocatrice pour le public américain, vise à discréditer totalement le M23 en le présentant non comme un groupe de rebelles avec des griefs politiques, mais comme une force subversive et illégitime, comparable à ce que représente le mouvement antifasciste (ANTIFA) pour une partie de la droite américaine.

L’argument central : le M23, un prolongement du Rwanda

Le cœur de son argumentation repose sur l’identification totale du M23 au Rwanda, renforcée par la récente reconnaissance de Kigali : « —M23 est soutenu par le Rwanda. —M23, c’est le Rwanda déguisé. » Pour Johnson, cette filiation rend toute intégration inenvisageable et dangereuse. Il en tire trois conséquences désastreuses :

  1. Affaiblissement de la souveraineté congolaise.
  2. Augmentation de la probabilité d’une insurrection future.
  3. Création d’une force de sécurité instable au sein même de l’armée nationale.

L’accord de Washington comme garde-fou ultime

Le pasteur place son opposition sous l’autorité de l’accord de paix signé sous la médiation du président Donald Trump en décembre 2025. Il avance un raisonnement perçu comme imparable : l’accord exige le retrait du Rwanda de la RDC. Or, selon lui, intégrer le M23 – qu’il considère comme une simple émanation des troupes rwandaises – au sein des FARDC reviendrait à enraciner l’influence rwandaise dans l’institution même chargée de défendre le pays. « Comment le Rwanda peut-il quitter la RDC si le M23 soutenu par le Rwanda (qui inclut des troupes rwandaises) est enraciné dans les FARDC ? » s’interroge-t-il. Il conclut donc que cette intégration « saperait et violerait » l’accord de paix américain.

Analyse : L’entrée d’une voix non-diplomatique dans le débat

L’intervention du pasteur Travis Johnson est significative à plusieurs titres :

  • Elle reflète une sensibilité politique américaine : Son analogie avec ANTIFA s’adresse directement à la base conservatrice et nationaliste américaine, plaçant la crise congolaise dans un cadre idéologique familier pour elle.
  • Elle durcit le débat sur l’intégration : En la présentant comme une trahison de l’accord Trump et une menace existentielle pour le Congo, il rend politiquement plus difficile toute avancée en ce sens, en dehors des cercles diplomatiques fermés.
  • Elle consolide le narratif de Kinshasa : Son discours épouse parfaitement la position officielle congolaise qui refuse toute légitimité au M23 et le considère comme une armée d’occupation rwandaise. Il offre une caisse de résonance puissante à ce point de vue auprès d’une audience américaine spécifique.

Cette prise de position publique illustre comment la crise de l’Est congolais dépasse le cadre des chancelleries pour s’inviter dans le débat politique plus large aux États-Unis. Elle montre également la difficulté croissante à trouver des solutions de compromis, comme l’intégration, lorsque l’un des acteurs est de plus en plus perçu non comme un parti congolais, mais comme un proxy d’une puissance étrangère. La pression monte sur les artisans de l’accord de Washington pour qu’ils proposent une voie alternative crédible au retrait militaire et à la démilitarisation, sous peine de voir l’initiative de paix s’enliser dans une impasse totale.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

Jean-Claude Katende exige des poursuites internationales après l’aveu rwandais de soutien au M23

by admin9775 24 janvier 2026
written by admin9775

Le défenseur des droits humains Jean-Claude Katende a réagi avec une vive fermeté, ce samedi, à la reconnaissance par le Rwanda de sa « coordination sécuritaire » avec le mouvement rebelle M23. Sur son compte X (anciennement Twitter), l’activiste a qualifié cette révélation de confirmation éclatante de ce qu’il dénonce depuis des années et en a tiré des conclusions sans appel, appelant à la justice internationale.

« Maintenant que le Rwanda reconnaît soutenir le M23, pensez-vous qu’il n’y a pas des Rwandais dans ce groupe rebelle ? » Cette question rhétorique, posée par Katende, vise directement le cœur du déni longtemps entretenu par Kigali sur la composition du mouvement. Pour lui, l’aveu officiel lève tout doute : le M23 n’est pas une pure rébellion congolaise, mais l’instrument d’une agression étrangère.

De l’aveu à la conclusion : « Le M23 exécute l’agenda du Rwanda »

L’activiste tire une conclusion politique majeure de cette reconnaissance : « J’en conclus que le M23 exécute l’agenda du Rwanda qui a investi des moyens militaires et humains dans l’occupation du Congo ». Cette analyse va au-delà de la simple coordination défensive évoquée par Kigali ; elle y voit une stratégie délibérée d’occupation et de déstabilisation, financée et dirigée depuis l’extérieur.

Un appel à la justice : poursuites pour violations des droits humains et pillage

Face à ce qu’il qualifie d’« ingérence caractérisée et d’atteinte grave à la souveraineté nationale », Jean-Claude Katende passe de la dénonciation à la revendication judiciaire. Il appelle explicitement à la fin de l’impunité.

Son exigence est double et ciblée :

  1. Poursuites contre les responsables : Il demande que « les Rwandais, chefs et éléments militaires du M23 » soient jugés.
  2. Qualification des crimes : Les charges doivent porter sur la « violation des droits humains et [le] pillage du Congo ».

Cette prise de position place l’accent sur la responsabilité pénale individuelle des acteurs, tant rwandais que ceux opérant sous la bannière du M23, pour les exactions commises depuis le début de la rébellion.

Une fenêtre pour la justice internationale

Pour Katende, les révélations rwandaises créent une opportunité juridique et politique unique. En reconnaissant son implication, le Rwanda a, selon cette logique, également reconnu un certain niveau de responsabilité et de contrôle sur les actions du groupe. Cet aveu pourrait, dans l’esprit de l’activiste, être utilisé comme un élément à charge devant des instances comme la Cour pénale internationale (CPI) ou dans le cadre de procédures nationales fondées sur la compétence universelle.

Une pression qui monte d’un cran

La réaction de Jean-Claude Katende, figure respectée de la société civile congolaise, illustre comment l’aveu de Kigali est perçu à Kinshasa non comme un geste de transparence, mais comme une confession justifiant une escalade des demandes de sanctions et de justice. Elle reflète la colère d’une partie de l’opinion publique congolaise qui exige des comptes après des années de conflit, de souffrances et de dénis.

Son appel place désormais la communauté internationale, et en particulier les pays influents comme les États-Unis et les membres du Conseil de sécurité de l’ONU, face à une question concrète : maintenant que le soutien rwandais est officiellement reconnu, quelles mesures concrètes de responsabilisation seront prises pour traduire en actes la condamnation des violations des droits humains et du pillage des ressources ? La pression pour une réponse judiciaire vient de monter d’un cran.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

Arrestation de Feruzi Kalume Nyembwe, coordonnateur de la Fondation Mzee Laurent-Désiré Kabila

by admin9775 22 janvier 2026
written by admin9775

Feruzi Kalume Nyembwe, coordonnateur de la Fondation Mzee Laurent-Désiré Kabila, a été interpellé dans la nuit de mercredi à jeudi par les forces de sécurité congolaises. Selon des informations recueillies auprès de sa famille, les agents seraient arrivés à son domicile aux alentours d’une heure du matin pour procéder à son arrestation.

« Ils sont arrivés à une heure du matin pour l’enlever et s’en aller avec lui. Aux alentours de trois heures du matin, deux jeeps sont revenues pour prendre ses médicaments », a rapporté un membre de sa famille, sous couvert d’anonymat, exprimant une vive inquiétude quant aux conditions de cette interpellation et à son état de santé.

Une figure liée à l’héritage politique de Laurent-Désiré Kabila

Feruzi Kalume Nyembwe est connu pour son rôle au sein de la Fondation dédiée à la mémoire de l’ancien Président Laurent-Désiré Kabila, père de l’actuel chef de l’État, Félix Tshisekedi. Il est également présenté comme le fils de Didier Kazadi Nyembwe, un compagnon de lutte de « Mzee » Kabila. Originaire du grand Kasaï, sa famille souligne son attachement à la figure de l’ancien dirigeant.

À l’heure actuelle, les motifs précis de cette arrestation n’ont pas été officiellement communiqués par les autorités. Aucun organe de sécurité ou porte-parole gouvernemental n’a encore fait de déclaration publique pour confirmer les faits ou en expliquer les raisons.

L’attente d’éclaircissements officiels

Cette interpellation, réalisée en pleine nuit, suscite des interrogations et l’attente d’une clarification des autorités. La famille et les proches de M. Nyembwe réclament des informations sur le lieu où il est détenu, les charges retenues contre lui, et s’assurent qu’il a bien accès à ses médicaments et aux soins nécessaires.

L’événement rappelle l’importance de la transparence et du respect des procédures légales dans toute opération des forces de l’ordre, garanties fondamentales de l’État de droit. La communauté attend désormais une communication officielle des autorités compétentes pour éclaircir les circonstances et les motifs de cette arrestation.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

L’opposant et activiste Nathanaël Onokomba transféré à la prison militaire de Ndolo sous de graves accusations

by admin9775 14 janvier 2026
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L’opposant et activiste politique Nathanaël Onokomba a été transféré ce mardi à la prison militaire de Ndolo à Kinshasa. Son dossier, initialement instruit par le Conseil national de cyberdéfense, a été transmis au parquet militaire, qui retient contre lui une série d’accusations d’une extrême gravité, liées à la sécurité nationale.

Le transfert, opéré discrètement, marque une escalade dans le traitement judiciaire de cette figure bien connue de l’opposition. Selon les informations officielles, Nathanaël Onokomba est poursuivi pour :

  • Incitation ou provocation à la commission d’actes terroristes.
  • Apologie d’actes terroristes.
  • Diffusion de fausses informations par voie électronique (cybercriminalité).
  • Négation, minimisation, justification ou approbation de crimes internationaux, y compris des violences sexuelles.
  • Apologie ou propagande portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation, une infraction prévue à l’article 206 du Code pénal militaire relatif au terrorisme et aux crimes contre l’humanité.

Un contexte de tensions sécuritaires et politiques

Ces poursuites surviennent dans un climat politique et sécuritaire particulièrement tendu, notamment avec la crise persistante dans l’Est de la RDC où la question de la sécurité nationale est au cœur du débat public. Les autorités semblent ainsi vouloir envoyer un signal fort contre toute parole jugée susceptible de saper l’effort de guerre ou la cohésion nationale.

L’inquiétude de la société civile et de l’opposition

Du côté de la société civile et des milieux de l’opposition, l’affaire suscite une vive inquiétude et de vives critiques. Les soutiens de l’activiste dénoncent une « instrumentalisation de la justice » à des fins politiques, visant selon eux à « réduire au silence une voix critique » du pouvoir en place. Ils pointent un « resserrement progressif de l’espace civique et politique », marqué par des arrestations de figures jugées dérangeantes.

À ce stade, aucune date de procès n’a été officiellement communiquée. Nathanaël Onokomba reste détenu en attente de la suite de la procédure judiciaire militaire.

Cette affaire cristallise les tensions entre, d’une part, la logique sécuritaire d’un État en conflit qui invoque la protection de l’intérêt national et, d’autre part, les défenseurs des libertés fondamentales qui y voient un dangereux précédent pour la liberté d’expression et l’indépendance de la justice en République Démocratique du Congo. Elle place les autorités judiciaires et politiques devant un test de crédibilité majeur.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

FARDC : Le lieutenant-colonel Mak Hazukay nommé porte-parole par intérim après la suspension du général Ekenge

by admin9775 9 janvier 2026
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Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ont opéré un changement à la tête de leur communication. Le lieutenant-colonel Mak Hazukay Mongba a été désigné, à titre intérimaire, commandant du Service de communication et d’information des FARDC (SCIFA), devenant de fait le nouveau porte-parole de l’institution militaire.

Cette nomination fait suite à la suspension du général-major Sylvain Ekenge, l’ancien porte-parole, mise à l’écart à la suite de déclarations controversées. Le général Ekenge avait tenu des propos jugés discriminatoires envers des femmes de la communauté tutsie lors d’une émission sur la Télévision nationale (RTNC), provoquant une vive polémique et une réaction rapide de la hiérarchie militaire.

Une mission de confiance dans un contexte sensible

La décision de confier l’intérim au lieutenant-colonel Hazukay est « effective jusqu’à nouvel ordre ». Elle vise à assurer la continuité du service dans un environnement sécuritaire particulièrement complexe, surtout dans l’Est du pays où les opérations militaires contre les groupes armés, dont le M23 soutenu par le Rwanda, font l’objet d’une attention nationale et internationale constante.

Le nouveau responsable hérite d’un poste à haute responsabilité. Sa mission sera de restaurer la crédibilité et la retenue du discours militaire, en veillant à une communication responsable, précise et conforme aux valeurs républicaines et à la cohésion nationale.

Un signal fort pour l’unité nationale

Cette transition rapide au sein du SCIFA envoie un signal fort de la part du commandement des FARDC. Elle démontre la volonté de l’institution de se démarquer de tout propos susceptible d’attiser les divisions ethniques ou communautaires, dans un pays où la préservation de l’unité nationale est un impératif stratégique face aux menaces sécuritaires.

Le lieutenant-colonel Hazukay, dont le profil opérationnel et communicationnel est moins médiatisé que celui de son prédécesseur, devra naviguer entre la nécessité de transmettre l’information sur les opérations en cours et l’obligation de maintenir un langage apaisant et rassembleur. Son intérim sera scruté comme un test de la capacité de l’armée à conduire une communication à la fois ferme sur le plan sécuritaire et irréprochable sur le plan éthique.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

Assassinat du professeur Abatha de l’UNIKIN

by admin9775 9 janvier 2026
written by admin9775

Des bandits armés ont abattu, jeudi 8 janvier, le professeur Mathieu Abatha Diabar, à la suite d’une incursion nocturne dans son domicile situé au Plateau des Professeurs, dans la commune de Lemba, à Kinshasa.

Selon des témoins, le drame s’est produit vers 1 heure du matin.

Les mêmes sources rapportent que ces malfrats ont tiré à bout portant sur Mathieu Abatha Diabar, qui était professeur au département des Lettres et Civilisation française de la Faculté des Lettres à l’Université de Kinshasda (UNIKIN).

Il a ensuite succombé à ses blessures.

« Nous avons été visités par des criminels qui sont entrés chez un professeur. Ils ont tiré, et le professeur a reçu plusieurs balles avant de succomber à ses blessures. Il y a un policier qui a été arrêté. Il semblerait qu’il était présent la nuit où ces malfrats opéraient », a déclaré le bourgmestre de la commune de Lemba, Jean Poba.

Il indique que la police est descendue sur le terrain pour enquêter et établir les responsabilités.

Cette autorité municipale estime que le policier interpellé aurait pu fournir des informations sur les mobiles de cet incident.

« Nous nous réservons de dire quoi que ce soit sans preuves, parce que le policier interpellé aurait peut-être pu nous dire quelque chose, mais malheureusement nous n’avons pas pu obtenir les informations correctement. Nous attendons que la justice fasse son travail pour nous éclairer à ce sujet », a conclu Jean Poba.

Radio okapi

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À la UneSociété

Assainissement à Kinshasa : Le gouverneur Bumba pose les bases d’une collaboration stratégique avec la société libanaise Averda

by admin9775 8 janvier 2026
written by admin9775

Le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba, a engagé ce mardi une étape décisive dans la lutte contre l’insalubrité qui mine la capitale. Il a présidé à l’Hôtel de ville une séance de travail stratégique consacrée à l’assainissement, marquée par la présence d’un acteur clé : la société libanaise Averda, spécialiste de la gestion des déchets présente dans plus de quatorze pays africains.

Cette réunion de haut niveau a rassemblé les membres du gouvernement provincial, les responsables des régies publiques du secteur, la RASKIN et la REGEDEK, ainsi que les représentants d’Averda. L’objectif était de jeter les bases d’une future collaboration et de définir les modalités pratiques pour renforcer durablement l’assainissement urbain.

Une initiative alignée sur la vision « Kinshasa Ezo Bonga »

Le gouverneur Bumba inscrit cette démarche dans le cadre de son programme phare, « Kinshasa Ezo Bonga », lui-même en phase avec la vision du Président de la République, Félix Tshisekedi Tshilombo. L’ambition est sans équivoque : éradiquer l’insalubrité chronique, assainir l’environnement et améliorer radicalement les conditions de vie des près de 15 millions d’habitants de la capitale.

Averda engagée à accompagner Kinshasa

À l’issue des travaux, M. Nicolas Achkar, directeur du développement d’Averda, a exprimé l’engagement total de son entreprise. Forte d’une expérience panafricaine, Averda s’est dite prête à mettre son expertise au service de Kinshasa pour répondre aux attentes pressantes de la population en matière de collecte et de traitement des déchets.

Passage à l’action immédiat

Conformément aux résolutions adoptées, le passage à l’acte est programmé sans délai. La société Averda débutera dès ce mercredi l’actualisation de ses données sur l’assainissement à Kinshasa. Ces travaux préparatoires, s’appuyant sur des études préexistantes, doivent permettre un lancement effectif des opérations sur le terrain dans les prochaines semaines, selon les directives de l’autorité urbaine.

Cette initiative représente un espoir concret pour une population longtemps confrontée à la gestion anarchique des déchets. Elle témoigne de la volonté du gouvernement provincial de faire de l’assainissement un pilier du développement urbain et du bien-être des Kinois. La réussite de ce partenariat public-privé serait un tournant historique pour la propreté et la salubrité de la capitale congolaise.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Le Ministère des Mines lève partiellement la suspension dans la filière cuivre-cobalt au Lualaba

by admin9775 8 janvier 2026
written by admin9775

Le Ministère des Mines a annoncé une levée partielle et temporaire de la suspension des activités de traitement et de commercialisation des minerais artisanaux dans la filière cupro-cobaltifère, spécifiquement pour la province du Lualaba. Cette décision intervient après l’évaluation d’une commission de contrôle et reste soumise à des conditions strictes de mise en conformité.

La suspension initiale, décrétée par arrêté ministériel, visait à assainir le secteur. Une commission de contrôle de conformité, composée de sous-commissions administrative et juridique, technique, et traçabilité et conformité, a mené des travaux sur le terrain. Le ministère indique que ces travaux se sont déroulés dans un climat « calme et serein », avec la participation des autorités provinciales, des coopératives, des négociants et de la société civile.

Des violations généralisées constatées

Les conclusions préliminaires de la commission sont sans appel : « une violation par toutes les entités de traitement du Code et du Règlement miniers » a été constatée. Face à ce bilan, le ministre Louis Kabamba Watum a opté pour une approche corrective plutôt que punitive immédiate.

Une reprise strictement encadrée et conditionnelle

La levée de la suspension est donc partielle, momentanée et limitée géographiquement au Lualaba. Les entités de traitement concernées sont autorisées à recevoir temporairement des minerais issus de sites artisanaux légaux ou tolérés, sous l’encadrement des services provinciaux des mines.

Cependant, cette autorisation est conditionnelle. Chaque entité recevra sous 72 heures une notification individuelle détaillant les manquements à corriger (administratifs, techniques, de traçabilité) et les pénalités financières applicables en vertu de la loi minière. « Le maintien ou la levée définitive de la suspension restera conditionné par la régularisation effective », précise le communiqué.

Le cas particulier de Luilu Resources

Une entreprise fait l’objet d’un traitement distinct : Luilu Resources. Celle-ci « n’a fourni aucun document probant » lors du contrôle et ne bénéficie donc pas de la levée partielle. Elle est sommée de se représenter devant la commission à Lubumbashi dans un délai de trois jours, sous peine de « sanctions aggravées ».

Cette démarche s’inscrit dans la feuille de route de la Commission nationale de lutte contre la fraude minière. L’objectif affiché est d’assainir la chaîne d’approvisionnement, garantir la transparence et respecter les standards internationaux comme les principes de diligence raisonnable de l’OCDE et le Manuel national de traçabilité.

Cette décision marque une phase d’application de la réglementation, combinant une reprise contrôlée de l’activité économique avec une pression ferme pour une mise en conformité rapide du secteur.

Par Pascal Numbi, correspondant à Lubumbashi
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À la UneSociété

Procès du général Yav : Le parquet militaire demande le rejet de la demande de relaxation et la poursuite de l’instruction

by admin9775 7 janvier 2026
written by admin9775

L’audience du procès du général Philémon Yav, ancien commandant de la 3e zone de défense couvrant l’Est de la RDC, s’est tenue dans un climat de tension juridique mardi 6 janvier à la Haute Cour militaire de Kinshasa. Le débat s’est focalisé sur une demande de la défense visant à obtenir sa relaxation pour raisons de santé et en raison de la durée de sa détention préventive, une requête que le parquet général militaire a demandé à la cour de rejeter.

Le lieutenant-général magistrat Lucien René Likulia, chef du parquet général militaire, a plaidé pour que la Haute Cour rejette les arguments des avocats de la défense et ordonne la poursuite de l’instruction. Il a estimé que les conseils du général Yav n’avaient pas suffisamment détaillé les faits à l’origine des poursuites. « Avant de soumettre le mémoire unique à la Haute Cour militaire, les avocats auraient dû expliquer amplement les faits pour lesquels le prévenu est attrait devant la justice », a-t-il déclaré.

Il a conclu son réquisitoire en demandant à la cour de déclarer les moyens de la défense « non fondés, les rejeter et poursuivre l’instruction ».

La défense dénonce une détention préventive « inacceptable » de plus de trois ans

Face à cette position du parquet, la défense a défendu avec fermeté la requête en relaxation. Maître Parfait Kanyanga, coordonnateur du collectif des avocats du général Yav, a dénoncé avec vigueur la longueur de la détention préventive de son client, arrêté le 19 septembre 2022.

« Le parquet général militaire a violé la loi en gardant en détention notre client pendant plus de trois ans. C’est inacceptable, monsieur le premier président », a-t-il lancé à la barre. Il a demandé à la Haute Cour militaire « d’ordonner la mainlevée de la détention », arguant que cette prolongation sans jugement définitif portait atteinte aux droits fondamentaux de l’accusé et que sa situation devait être réexaminée à la lumière des principes de la justice.

Des accusations graves au cœur du procès

Le général Philémon Yav Irung, qui commandait les opérations militaires dans cinq provinces de l’Est (Nord-Kivu, Sud-Kivu, Ituri, Maniema, Tshopo) au moment de son arrestation, est poursuivi pour des charges graves : trahison, incitation des militaires à commettre des actes contraires au devoir et à la discipline, et participation à une insurrection. Ces accusations sont au centre d’un procès qui revêt une haute importance symbolique pour l’armée et la justice militaire congolaises.

Après avoir entendu les parties, la Haute Cour militaire a décidé de prendre la demande en délibéré. La juridiction a annoncé que sa décision sera rendue le 20 janvier prochain. En attendant ce verdict, le lieutenant-général Philémon Yav demeure en détention, tandis que l’opinion publique et les milieux judiciaires suivent de près l’évolution de ce dossier sensible.

Par Marius Bopenga
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