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Royaume-Uni: le «roi du Nord» Andy Burnham, grand favori à la succession de Keir Starmer

by admin9775 24 juin 2026
written by admin9775

Le maire sortant du Grand Manchester, Andy Burnham, élu député vendredi dernier, apparaît comme le grand favori pour succéder à Keir Starmer à la tête du Parti travailliste et du 10 Downing Street.

Cet homme de 56 ans, qui se décrit comme partisan d’un « socialisme pro-business », pourrait faire son entrée à Downing Street dans les semaines qui viennent. Arrivé lundi en train de Manchester, il a fait son entrée tout sourire au Parlement de Westminster – étape nécessaire pour briguer la direction du Parti travailliste et du pays.

Politicien de carrière à l’aise dans la communication, le travailliste a remporté vendredi 19 juin haut la main, devant le parti anti-immigration Reform UK, la législative partielle à Makerfield dans son fief de la région de Manchester. « C’est la dernière chance pour changer » le Labour, a proclamé Andy Burnham à l’annonce de sa victoire. Devant ses soutiens rassemblés sur un terrain de foot, ce supporter d’Everton, club de Liverpool, s’est engagé à « tracer une nouvelle voie » pour le pays et a promis « l’équité pour les régions » que le pouvoir central à Londres a « négligées ».

Son retour au Parlement de Westminster le contraint à abandonner la mairie du Grand Manchester, agglomération de 2,8 millions d’habitants qu’il a conquise en 2017 et où il a su se faire apprécier, se faisant réélire deux fois. C’est à la tête de ce centre urbain majeur qu’il a forgé sa stature politique et sa réputation, lui valant aujourd’hui d’être la personnalité politique la plus populaire du pays, selon l’institut YouGov.

Andy Burnham, député nouvellement élu de Makerfield sous la bannière du Parti travailliste britannique, réagit après sa victoire lors de l'élection partielle de Makerfield, organisée à la suite de la démission du député travailliste John Simons, au « The Edge Wigan », à Wigan, en Grande-Bretagne, le 19 juin 2026.
Andy Burnham, député nouvellement élu de Makerfield sous la bannière du Parti travailliste britannique, réagit après sa victoire lors de l’élection partielle de Makerfield, organisée à la suite de la démission du député travailliste John Simons, au « The Edge Wigan », à Wigan, en Grande-Bretagne, le 19 juin 2026. © Temilade Adelaja / Reuters

Le « roi du Nord »

Dans ce bastion industriel qui connaît depuis 2015 une croissance économique deux fois supérieure à la moyenne nationale, la principale réussite d’Andy Burnham est d’avoir amélioré les transports, en reprenant sous contrôle public le système de bus pour l’intégrer dans un réseau avec trams et trains, à des tarifs abordables. 

« Il a encouragé la création de Bee Network, un réseau de transports publics entièrement intégré, ce qui a réduit les coûts et amélioré la connectivité de la ville, résume Alma-Pierre Bonnet, maître de conférences en civilisation britannique à l’Université Jean Moulin Lyon 3, dans son article sur The Conversation. Sous sa direction, le centre-ville a aussi connu un essor économique phénoménal, grâce à de nombreux investissements, même si la périphérie n’en a pas toujours bénéficié. »

Lors de ses deux mandats, Burnham s’est battu pour le transfert de certains pouvoirs hors de l’influence de Londres, afin de redonner aux collectivités locales les leviers pour contrôler leurs dépenses en matière d’infrastructures, d’éducation ou de logement. Il a promis de faire à « l’échelle nationale » ce qu’il a accompli dans sa ville, avec une stratégie orientée sur la décentralisation et le contrôle accru de l’État sur les services publics. Certains doutent néanmoins de sa capacité à transposer son modèle à tout le pays. 

Pendant la pandémie de Covid-19, il a accusé le gouvernement de traiter le nord du pays avec « mépris ». Il s’est alors évertué à obtenir davantage de fonds pour soutenir les entreprises et employés de cette région touchée par la crise. Son opposition véhémente à Londres sur cette question et l’essor économique de Manchester lui ont valu de gagner en popularité et le surnom de «roi du Nord », en référence à la série Game of Thrones.

Programme vague

S’il promeut « une nouvelle dynamique de réindustrialisation » et a promis d’œuvrer pour réduire le coût de la vie, il est pour l’instant resté vague sur un potentiel programme. En janvier, il énonçait « les quatre cavaliers de l’apocalypse britannique : dérégulation, privatisation, austérité et Brexit ». Des adversaires qu’il entend combattre tout en rassurant des marchés inquiets. Il s’est en effet engagé à tenir les objectifs d’équilibre budgétaire fixés par l’actuel gouvernement, mais en évitant d’alourdir la pression fiscale sur les travailleurs.

Ce « bon communicant » aura néanmoins « peu de marge de manœuvre » sur les finances publiques, alerte Tony Travers, politologue à la London School of Economics interrogé par l’AFP. Le maire sortant de Manchester « n’est pas beaucoup plus à gauche que Starmer » et se situe comme lui au « centre-gauche », souligne l’expert. Les opinions politiques de Burnham ont changé au cours de sa carrière, passant de la frange du centre-droit blairiste pour évoluer plus à gauche. Ses détracteurs n’hésitent d’ailleurs pas à le surnommer « capitaine flip-flop » pour la versatilité de ses positions. 

Sur la question de l’immigration, cheval de bataille de l’extrême droite, l’ancien maire de Manchester s’aligne sur les mesures restrictives mises en place ces derniers mois par l’actuel gouvernement. Il souhaite également un durcissement pour lutter contre les traversées illégales mais veut une prise en charge plus rapide des migrants installés dans le pays. Opposé au Brexit, Andy Burnham s’est dit favorable à une réintégration du pays dans l’Union européenne, tout en affirmant qu’il respecterait la décision prise lors du référendum qui vient de célébrer son dixième anniversaire, avec un bilan pour le moins contrasté.

Intérêt précoce pour la politique

Né le 7 janvier 1970, Andy Burnham est le fils d’un technicien des télécommunications et d’une secrétaire médicale. Enfant de cette région au passé industriel, il a grandi dans la petite ville de Culcheth, à mi-chemin entre Liverpool, où il est né, et Manchester. Il entre au Labour à 14 ans, « radicalisé », dit-il, par la grève des mineurs de 1984-85, écrasée par le gouvernement conservateur de Margaret Thatcher, et touché par un téléfilm de la BBC sur un chômeur de Liverpool. Il étudie la littérature anglaise à Cambridge et débute sa carrière professionnelle dans le journalisme, en travaillant pour des revues spécialisées à Londres. 

Andy Burnham prête serment en tant que député à la Chambre des communes, le 22 juin 2026
Andy Burnham prête serment en tant que député à la Chambre des communes, le 22 juin 2026 © House of Commons

Il fait ses premiers pas en politique en tant qu’assistant parlementaire pour la députée Tessa Jowell, qui deviendra par la suite ministre sous Tony Blair et Gordon Brown, et gravit les échelons. En 2001, il est élu député de Leigh, dans l’agglomération de Manchester. Il entre ensuite au gouvernement de Tony Blair, d’abord comme sous-secrétaire d’État au ministère de l’Intérieur. Il devient secrétaire en chef au Trésor dans le gouvernement de Gordon Brown, puis secrétaire d’État à la Culture et aux Sports en 2008 et secrétaire d’État à la Santé (2009-2010). Après la défaite de Brown aux élections générales, il tentera à deux reprises de prendre la tête du Labour, en 2010 face à Ed Miliband, puis en 2015, face à Jeremy Corbyn. La troisième pourrait désormais être la bonne.

Selon notre correspondante à Londres, Emeline Vin, Andy Burnham aurait d’ores et déjà le soutien des trois quarts du groupe parlementaire. Il s’agirait alors de ce qu’on appelle un « couronnement », une transition sans élection. Inconvénient : il n’y aurait pas de débat d’idées, parfois utile pour construire un consensus. Les députés travaillistes réfléchissent donc en ce moment même à la nécessité d’un scrutin interne, rapporte la BBC, alors que les candidatures d’autres membres du parti semblent pour l’instant incertaines. Ils ont jusqu’au 9 juillet pour se déclarer, date d’ouverture des nominations.

S’il reste le seul candidat, Andy Burnham pourrait être désigné dès le 16 juillet, début de la pause estivale du Parlement, et entrer à Downing Street le 17 ou 18 juillet, selon plusieurs médias. « Si ses convictions politiques actuelles restent floues, il est perçu au sein du Parti travailliste comme la meilleure chance pour le parti de reconquérir des voix face à Reform UK de Nigel Farage, et aux Verts », analyse The Guardian. Avec le départ de Keir Starmer, son successeur pourrait devenir le septième Premier ministre du Royaume-Uni en dix ans, une instabilité sans précédent dans l’histoire moderne du pays.

RFI

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À la UneSport

Mondial 2026: le Ghana se rapproche des 16es après un nul héroïque face à l’Angleterre

by admin9775 24 juin 2026
written by admin9775

Dans une rencontre frustrante pour les Anglais, le Ghana a tenu tête à l’Angleterre (0-0), mardi 23 juin à Foxborough, lors de la deuxième journée du Mondial 2026. Exceptionnels défensivement, les Black Stars ont résisté aux assauts des Three Lions pour décrocher un point précieux, célébré comme une victoire. Avec quatre points en deux matches, les hommes de Carlos Queiroz peuvent légitimement croire à une qualification pour les seizièmes de finale.

Dans une enceinte tout acquise à sa cause, sous un ciel gris et menaçant, l’Angleterre de Harry Kane, après son entrée en matière convaincante face à la Croatie, pouvait se qualifier pour les seizièmes de finale du Mondial en cas de victoire à Boston contre le Ghana.

Sous les yeux de David Beckham, du côté de Foxborough, les Three Lions de Thomas Tuchel ont posé leur jeu une bonne dizaine de minutes avant de devenir dangereux à l’image de ce tir de Declan Rice qui déclenchait du pied droit. Le ballon s’envolait au-dessus du cadre (14è). À la 36e minute, Declan Rice plaçait sa tête et le cuir file au-dessus des cages de Benjamin Asare.

Malgré sa domination, l’Angleterre n’a trouve pas la solution pour ouvrir le score en première période. Harry Kane a eu sa toute première occasion dans le temps additionnel avec une frappe du gauche contrée par Marvin Senaya. Pour le Ghana, le premier temps fort est arrivé à la 42e minute avec Antoine Semenyo, qui a tenté une frappe croisée dans la surface de réparation. 

Harry Kane est resté muet

Après une première période très décevante, avec une équipe d’Angleterre qui a largement  manqué de créativité pour déstabiliser le bloc ghanéen, la deuxième période a été un peu plus ouverte. Senaya entrait dans la surface réparation pour le Ghana, où il était finalement stoppé par Djed Spence (50e). Anthony Gordon cadrait du pied droit pour les Three Lions, aux abords de la surface. Le ballon était capté par Benjamin Asare devant sa ligne (57e). 

Un peu plus tard, Kane, l’attaquant du Bayern Munich s’offrait une belle occasion pour frapper au but, du pied droit, à ras de terre. Benjamin Asare se couchait sur sa gauche pour un bel arrêt (69e). À Foxborough, il n’y a pas eu d’orage, ni d’étincelle. O’Reilly a touché la barre transversale et Harry Kane a manqué le cadre dans la foulée (86e). 

Après des parcours réussis pour leur deux premiers Mondiaux (8es en 2006, quart en 2010), les Black Stars ont calé lors des éditions 2014 au Brésil et 2022 au Qatar, échouant à chaque fois à sortir de leur poule. Mais avec ce nul, les Ghanéens font un grand pas vers les seizièmes de finale, et peuvent renouer avec les phases à élimination directe d’un Mondial, seize ans après la Coupe du monde en Afrique du Sud. L’Angleterre et le Ghana en sont à quatre points dans ce groupe, et tout reste possible avant le match entre le Panama et la Croatie (23h TU).

La réaction des deux sélectionneurs

Thomas Tuchel, sélectionneur des Anglais : « Le Ghana a défendu avec détermination et discipline. Nos deux premières rencontres ont été difficiles dans ce groupe assez relevé. Nous avons tenté de passer sur les côtés, nous avons été patients, mais ça n’a pas fonctionné. Nous n’avons pas trouvé les espaces. Je sais que la rencontre n’était très excitante pour nous supporters. Nous avons été un peu déçus et les Ghanéens ont célébré ce nul comme une victoire. Harry Kane n’avait pas beaucoup d’espace et quand il a pu tirer au but, il n’a pas eu de réussite. Aujourd’hui, face à nous, c’était une équipe très athlétique avec beaucoup de qualité. »

La réaction de Carlos Queiroz, sélectionneur des Ghanéens : « C’était un match intense avec deux équipes qui jouent un foot différent. Je sais que les Anglais ont terminé la rencontre avec beaucoup de frustration. Le foot, c’est aussi de l’intelligence et de la détermination et nous étions déterminé à contrôler la rencontre sans leur laisser l’opportunité de marquer. On mérite ce nul et on espère se qualifier pour les seizièmes de finale. Tout est ouvert dans ce groupe. Oui, il fallait célébrer ce nul. Nous nous sommes battus pour cela. Merci à mes joueurs qui sont restés concentrés durant toute la rencontre. Ils sont très solidaires entre eux. »

RFI

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À la UneSport

Mondial 2026 : le Portugal se balade contre l’Ouzbékistan, doublé pour Cristiano Ronaldo

by admin9775 23 juin 2026
written by admin9775

La Seleçao n’a laissé aucune chance à l’Ouzbékistan (5-0), mardi 23 juin au stade de Houston lors de la deuxième journée de la phase de groupes. Le capitaine portugais Cristiano Ronaldo (41 ans) a ouvert le score dès la 6e minute puis inscrit un doublé juste avant la pause (39e). Ces deux nouvelles réalisations font de lui le premier joueur de l’histoire à marquer lors de six Coupes du monde.

Cristiano Ronaldo a tapé du poing sur la table contre le modeste Ouzbékistan pour écarter les critiques, mettre fin à une longue disette et s’installer à la table des géants de ce Mondial 2026. Ce glouton de records en a ajouté un nouveau à sa collection : il est devenu, à 41 ans et 138 jours, le premier joueur à marquer dans six éditions de la Coupe du monde.

La mégastar a repoussé le déclin que beaucoup lui ont promis, surtout après sa piètre prestation contre la République démocratique du Congo (1-1), en mettant les siens sur orbite d’un doublé supersonique (6e, 39e) dans un stade de Houston complètement acquis à sa cause. L’enceinte colorée de rouge et vert, remplie de maillots « Ronaldo » en tribunes, avait déjà chaudement applaudi l’avant-centre d’Al-Nassr à son entrée sur la pelouse.

C’est sous une tempête de cris, de joie et d’applaudissements que le héros de la Seleçao a fait sa célébration emblématique, saut en l’air, rotation et atterrissage les jambes écartées, les bras le long du corps, en criant son fameux « Siuuu ! » à l’unisson de ses supporters. Et il l’a fait plutôt deux fois qu’une, célébrant à la fois sa réussite et la fin d’une traversée du désert personnel dans un tournoi majeur. Il n’avait pas marqué lors de ses dix apparitions précédentes, Coupe du monde et Euro confondus.

Parmi ses 145 buts en 230 sélections, un record national, il en compte dix sur la plus grande scène du football international, répartis en 24 matchs sur les éditions 2006, 2010, 2014, 2018, 2022 et 2026. Avec son doublé, il a remis au goût du jour la phrase qu’il avait prononcée seize ans plus tôt, avant le Mondial en Afrique du Sud : « Les buts, c’est comme le ketchup : quand ils arrivent, ils viennent tous en même temps », avait-il dit en citant Ruud Van Nistelrooy.

La richesse du banc portugais

« CR7 » a secoué la bouteille très fort d’entrée puisqu’il a ouvert le score après six minutes, d’une parfaite volée équilibrée à la reprise d’un centre de Joao Cancelo (6e, 1-0). Il a remis le couvert sur un caviar en profondeur de Bruno Fernandes, qu’il a exploité d’une balle croisée subtilement dosée (39e, 3-0). Ce festin de buts lui permet de s’inviter à la fête des attaquants vedettes, lancée en trombe par l’Argentin Lionel Messi, le Norvégien Erling Haaland, l’Anglais Harry Kane et le Français Kylian Mbappé.

Bien sûr, c’était contre une équipe d’Ouzbékistan novice en Coupe du monde, sans grande star si ce n’est Abdukodir Khusanov, le défenseur de Manchester City. La pression était devenue très lourde sur les épaules du quintuple Ballon d’Or et sur le reste de ses coéquipiers après une entame ratée dans le tournoi nord-américain. La Seleçao a parfois eu des problèmes, à Houston, et elle a même encaissé un magnifique missile tiré par Aziz Ganiev (29e), avant que l’arbitre n’invalide le but sur une faute préalable commise par un attaquant.

Globalement, elle a pourtant montré le potentiel dont elle regorge, dans la lignée de son trio parisien Joao Neves, Vitinha et Nuno Mendes. Ce dernier a d’ailleurs ajouté son nom au tableau d’affichage, d’un coup franc direct à ras de terre (17e, 2-0). Le quatrième but a été marqué contre son camp, après un coup de billard fait d’une déviation de Joao Félix, un rebond sur Khusanov et une main pas assez ferme du gardien (60e, 4-0). Le cinquième l’a été par un des entrants, le puissant ailier Rafael Leao (87e, 5-0), comme pour illustrer la très riche profondeur de banc du Portugal, un des favoris de la compétition.

Ronaldo et sa bande ne sont pas encore officiellement qualifiés pour les seizièmes de finale, mais ils s’en sont rapprochés énormément avant leur dernier match de groupe K, samedi contre la Colombie à Miami. L’Ouzbékistan affrontera la RD Congo à Atlanta, probablement juste pour l’honneur.

France24

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À la UnePolitique

La Coalition C64 condamne les attaques contre l’Église catholique et réclame une enquête indépendante

by admin9775 23 juin 2026
written by admin9775

La Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) a exprimé sa profonde inquiétude après les actes de violence signalés contre plusieurs édifices de l’Église catholique à Kananga, Luebo et Kinshasa, ainsi que les intimidations et agressions dont auraient été victimes certains membres du clergé.

Dans un communiqué rendu public, la plateforme politique estime que ces incidents constituent une atteinte grave aux libertés fondamentales garanties par la Constitution, notamment la liberté de religion, la sécurité des personnes et le caractère inviolable des lieux de culte.

« Dans un État de droit, nul ne peut être pris pour cible en raison de ses convictions, de sa mission spirituelle ou de ses prises de position », souligne la Coalition C64.

Un climat de tensions croissantes

Selon la coalition, ces événements surviennent dans un contexte marqué par une montée des violences verbales et physiques dans l’espace public, alimentée par des discours de haine et des actes d’intimidation visant aussi bien des responsables religieux que des acteurs politiques et des citoyens engagés.

La plateforme considère que les agressions dirigées contre l’Église catholique ne peuvent être dissociées de ce climat général de crispation politique qui entoure actuellement les débats sur la réforme constitutionnelle et les manifestations de l’opposition.

Pour la C64, la multiplication de tels actes traduit une « banalisation préoccupante de la violence politique » susceptible de fragiliser davantage la cohésion nationale.

Solidarité avec l’Église catholique

La coalition a exprimé sa solidarité envers les responsables ecclésiastiques et les fidèles touchés par ces incidents, rappelant le rôle historique joué par l’Église catholique dans l’accompagnement social, éducatif et démocratique de la République démocratique du Congo.

Cette prise de position intervient quelques jours après la déclaration de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo, qui a réaffirmé son opposition à toute modification de la Constitution actuelle, estimant qu’il n’existe « ni nécessité, ni opportunité, ni urgence » justifiant une telle démarche.

Appel à la justice et à la protection des lieux de culte

La Coalition Article 64 demande aux autorités congolaises de prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir la sécurité des citoyens, des responsables religieux et des édifices de culte sur l’ensemble du territoire national.

Elle réclame également l’ouverture d’une enquête indépendante, impartiale et crédible afin d’identifier les auteurs des violences, leurs éventuels complices ou commanditaires, et de les traduire devant les juridictions compétentes.

Pour la coalition, seule une réponse judiciaire rigoureuse permettra de prévenir l’escalade des tensions et de préserver les principes démocratiques ainsi que les libertés fondamentales consacrés par la Constitution congolaise.

Dans un contexte politique particulièrement sensible, marqué par les débats sur la révision constitutionnelle, les manifestations de l’opposition et les prises de position de la société civile, cet appel vise à éviter que les divergences politiques ne se transforment en affrontements ciblant des institutions religieuses ou des communautés de croyants.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

Denise Nyakeru et la Première dame du Burundi renforcent leur coopération en faveur de l’inclusion sociale

by admin9775 23 juin 2026
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La Première dame de la République démocratique du Congo, Denise Nyakeru Tshisekedi, a reçu lundi à Kinshasa son homologue burundaise, Angeline Ndayishimiye, dans le cadre d’une rencontre consacrée au renforcement de la coopération entre leurs fondations respectives en matière d’éducation, d’autonomisation et d’inclusion sociale.

Organisée en marge de la visite d’État du président burundais Évariste Ndayishimiye en RDC, cette rencontre s’est tenue au siège de la Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi.

Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Denise Nyakeru a indiqué que les discussions avaient permis de faire le point sur les projets déjà réalisés entre la Fondation LONA et la Fondation Bonne Action Umugiraneza, tout en explorant de nouvelles pistes de collaboration.

« Ces discussions ont permis de mettre en lumière les avancées réalisées et d’explorer de nouvelles perspectives de coopération en faveur de l’éducation, de l’autonomisation et de l’inclusion sociale », a-t-elle souligné.

Un soutien concret aux personnes vivant avec handicap

L’un des temps forts de cette rencontre a été le lancement de la remise d’outils de travail à des personnes vivant avec handicap récemment formées grâce à un partenariat entre la Fondation LONA, l’Institut National de Préparation Professionnelle et le programme « Pesa Muninga Sourire ».

Cette initiative vise à favoriser l’insertion professionnelle et l’autonomie économique des bénéficiaires en leur donnant les moyens de développer une activité génératrice de revenus.

Pour Denise Nyakeru, cette action traduit une vision plus large de l’inclusion sociale :

« Chaque femme et chaque homme doit pouvoir disposer des moyens de construire son autonomie et de réaliser pleinement son potentiel. »

Une coopération fondée sur la solidarité

Au-delà des projets spécifiques, les deux Premières dames ont réaffirmé leur volonté de renforcer les liens entre leurs fondations afin d’apporter des réponses concrètes aux défis sociaux auxquels sont confrontées les populations de leurs pays respectifs.

Selon l’épouse du président Félix Tshisekedi, cette coopération illustre la fraternité qui unit les peuples congolais et burundais ainsi que leur engagement commun en faveur du développement humain.

Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique plus large de rapprochement entre la RDC et le Burundi, deux pays voisins qui renforcent progressivement leur coopération dans plusieurs domaines, notamment social, éducatif, économique et sécuritaire.

Par Marius Bopenga
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À la UneEconomie

Le FMI alerte sur les répercussions de la guerre au Moyen-Orient pour les économies africaines

by admin9775 23 juin 2026
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Le Fonds monétaire international (FMI) a mis en garde contre les conséquences persistantes de la guerre au Moyen-Orient sur les économies africaines, déjà confrontées à de multiples défis liés à l’inflation, à l’endettement et à la sécurité alimentaire.

Lors d’un point de presse tenu à Washington, Zeine Zeidane, directeur du département Afrique du FMI, a estimé que le continent traverse actuellement une « passe difficile » en raison des perturbations provoquées par le conflit.

« Même s’il y a aujourd’hui un cessez-le-feu, nous savons que les perturbations mettront du temps à se résorber », a-t-il déclaré.

Selon le responsable du FMI, la reprise complète de la production et des exportations énergétiques dans les pays du Golfe pourrait nécessiter plusieurs mois, retardant ainsi le retour à la normale sur les marchés internationaux.

Une Afrique particulièrement exposée

L’Afrique figure parmi les régions les plus vulnérables aux chocs extérieurs liés à l’énergie. La hausse des prix du pétrole, du gaz et des engrais a fortement pesé sur les finances publiques et sur le coût de la vie dans de nombreux pays.

Plusieurs États africains ont notamment été confrontés à :

  • des pénuries de carburant ;
  • une hausse du coût des transports ;
  • une augmentation des prix des produits alimentaires ;
  • une pression accrue sur les réserves de change ;
  • un renchérissement des importations agricoles et industrielles.

Les pays fortement dépendants des importations de produits énergétiques et d’intrants agricoles sont les plus exposés à ces turbulences.

Le FMI renforce son soutien financier

Face à cette situation, le FMI a annoncé son intention de renforcer son assistance à plusieurs pays africains.

L’institution prévoit notamment d’augmenter les volumes de financement accordés à :

  • Gambie ;
  • Éthiopie ;
  • Burkina Faso.

Par ailleurs, un nouveau programme d’appui financier est actuellement à l’étude pour Malawi.

Des défis persistants pour le continent

Cette nouvelle alerte intervient alors que de nombreux pays africains tentent encore de consolider leur reprise économique après les chocs successifs provoqués par la pandémie de Covid-19, les perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales et les conséquences de la guerre en Ukraine.

Pour le FMI, le principal défi consiste désormais à préserver la stabilité macroéconomique tout en protégeant les populations les plus vulnérables contre la hausse du coût de la vie.

Dans plusieurs pays africains, les gouvernements sont appelés à trouver un équilibre délicat entre le soutien aux ménages, la maîtrise des déficits budgétaires et le maintien des investissements nécessaires à la croissance.

Alors que les tensions géopolitiques continuent d’influencer les marchés mondiaux de l’énergie et des matières premières, le FMI estime que la résilience économique du continent dépendra largement de sa capacité à diversifier ses sources d’approvisionnement, renforcer sa production locale et accélérer les réformes structurelles destinées à réduire sa vulnérabilité aux chocs extérieurs.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSport

Coupe du monde 2026: le Sénégal cède face à la Norvège et s’éloigne des seizièmes

by admin9775 23 juin 2026
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Malgré un Ismaïla Sarr déterminé, le Sénégal, à l’image de son capitaine Kalidou Koulibaly, a été dominé par la Norvège d’Erling Haaland, auteur d’un doublé (3-2) lors du deuxième match de poule de son équipe. Les Lions, avec deux défaites, sont près de l’élimination avant la troisième journée face à l’Irak.

On ne change pas une équipe qui perd. Après s’être incliné face à la France lors de son premier match de poule (1-3), le Sénégal s’est présenté avec le même onze devant la Norvège. On aurait pu penser que le sélectionneur Pape Thiaw se risquerait à réajuster son équipe. Koulibaly, court physiquement, a été reconduit, Ismaïla Sarr, maladroit, était également maintenu sur le côté droit, là où Ibrahim Mbaye avait montré de belles choses en quelques minutes face aux Bleus, s’offrant même un but.

Si Sarr a sauvé sa prestation par un doublé et en étant le joueur offensif le plus dangereux, le capitaine des Lions a coulé dans des proportions jamais vues en sélection. L’ancien joueur de Naples a en effet été impliqué sur les trois buts encaissés par les siens. Sur l’ouverture du score, il contre ou dégage sur Marcus Pedersen, qui se fait une joie de crucifier Mendy, en partie coupable aussi sur la frappe du Norvégien (43e). Lorsque la Norvège fait le break, Koulibaly est également trop court sur son tacle, permettant à Martin Odegaard d’offrir un caviar à Erling Haaland pour son troisième but de la compétition (48e). Cinq minutes plus tard, le géant norvégien s’offre un doublé sur un service de Berg, qui profite une nouvelle fois d’un mauvais renvoi de Koulibaly.

Koulibaly sorti à la 72e

Le sélectionneur aura certainement le temps de répondre aux nombreuses questions concernant son capitaine, qui était resté plusieurs semaines sans jouer et qui n’a fait illusion qu’une mi-temps, la première contre les Bleus. Il limitera la casse en le remplaçant à la 72e minute.

Dans cette rencontre-là, la première véritable réaction de Thiaw aura été de changer ses plans assez vite avec deux remplacements, Ibrahim Mbaye et Ismail Jakobs (54e), pour passer du 4-3-3 au 4-4-2. Mais avait-il vraiment le choix à ce moment alors que la Norvège menait 2-0 ?

Pour ne rien arranger, les Lions vont perdre Edouard Mendy sur blessure à l’heure de jeu (63e). Le gardien avait sauvé les siens en repoussant sur sa ligne une reprise de la tête de Kristoffer Ajer dès la troisième minute. Il était encore présent pour remporter son face-à-face devant Odegaard, bien servi par une superbe remise de Haaland (38e).

Le Sénégal a longtemps fait illusion en conservant le ballon, mais les occasions étaient norvégiennes. La première frappe sénégalaise allait survenir après la première pause fraîcheur : une tentative de Nicolas Jackson qui fuit le but d’Orjan Nyland (28e).

Ismaïla Sarr s’offrira le premier tir cadré des Lions (45e+1), qui auront beaucoup de mal à tromper la vigilance de la défense des Vikings, surtout avec un Sadio Mané qui avait l’air d’avoir les jambes coupées après quarante-cinq minutes de jeu. Sarr, dans une position axiale qui semble mieux lui convenir, va même redonner espoir aux siens en réduisant le score dans les arrêts de jeu (90e+3). Un peu tard…

C’est un revers sans contestation pour les hommes de Pape Thiaw, incapables d’être dangereux sur la durée face à l’arrière-garde norvégienne et surtout trahis par une défense qui n’a pas été au niveau.

Avec deux revers, les chances de qualification s’amoindrissent, mais restent possibles avec un troisième match face à l’Irak, dominé par la France (3-0). Cette fois, Pape Thiaw n’aura plus le droit à l’erreur au moment de coucher son onze de départ.

RFI

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Augustin Kabuya multiplie les attaques contre Joseph Kabila et la CENCO

by admin9775 23 juin 2026
written by admin9775

Le secrétaire général de l’UDPS et président intérimaire du parti, Augustin Kabuya, a créé la polémique ce week-end en s’en prenant à la fois à l’ancien président Joseph Kabila et au secrétaire général de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo, Donatien Nshole.

Lors de son meeting politique habituel devant les militants de l’UDPS, Augustin Kabuya a franchi un nouveau palier dans ses accusations contre Joseph Kabila, en l’accusant directement d’être impliqué dans l’assassinat de son père, Laurent-Désiré Kabila, tué le 16 janvier 2001 au Palais de Marbre à Kinshasa.

« Comment on peut accéder au pouvoir par un coup d’État sans en être impliqué ? Ce n’est un secret pour personne : c’est Kabila qui a tué Laurent-Désiré Kabila », a déclaré Augustin Kabuya devant les militants de son parti.

Cette déclaration intervient dans un climat politique déjà tendu, marqué par les controverses suscitées par les propos du président Félix Tshisekedi à Houston, après le match entre la RDC et le Portugal lors de la Coupe du monde 2026.

Tentative de justification des propos de Félix Tshisekedi

Augustin Kabuya a également tenté d’expliquer les propos du chef de l’État, qui avait qualifié Joseph Kabila de « chien », une déclaration qui a provoqué de nombreuses réactions dans la classe politique congolaise.

Selon lui, ces propos auraient été sortis de leur contexte et visaient à illustrer ce qu’il considère comme une relation de dépendance de l’ancien président envers le Rwanda.

Dans son argumentation, le dirigeant de l’UDPS a établi un parallèle avec les attaques verbales dont seraient régulièrement victimes les militants de son parti.

Cette polémique a rapidement suscité des réactions de la part des proches de Joseph Kabila ainsi que de l’opposition. Du côté de l’Alliance Fleuve Congo/M23, Corneille Nangaa a dénoncé un discours « irresponsable » et « va-t-en-guerre », estimant que ces déclarations risquaient d’alimenter davantage les tensions politiques alors que des initiatives de dialogue sont évoquées dans plusieurs cercles.

Nouvelle charge contre la CENCO

Au cours du même rassemblement, Augustin Kabuya s’est également attaqué à Mgr Donatien Nshole après la prise de position de la CENCO contre toute révision ou modification de la Constitution.

Le responsable de l’UDPS a contesté la légitimité du secrétaire général de la CENCO à s’exprimer au nom du peuple congolais dans ce débat.

Selon lui, l’Église catholique a le droit d’exprimer son opinion, mais ne peut prétendre parler au nom de l’ensemble des Congolais.

Dans un ton particulièrement critique, Kabuya a déclaré avoir changé d’avis sur Mgr Nshole, tout en affirmant que les réserves exprimées par l’épiscopat catholique n’empêcheront pas son camp politique de poursuivre le projet de réforme constitutionnelle.

Un bras de fer qui s’intensifie

Cette nouvelle sortie du secrétaire général de l’UDPS illustre l’escalade des tensions autour du débat constitutionnel en RDC. Alors que la CENCO considère qu’il n’existe « ni nécessité, ni opportunité, ni urgence » de modifier la Constitution actuelle, la majorité présidentielle continue de défendre la possibilité d’une réforme institutionnelle via le référendum récemment autorisé par le Parlement.

Les déclarations d’Augustin Kabuya risquent ainsi d’accentuer davantage les crispations entre le pouvoir, l’opposition et l’Église catholique, dans un contexte politique déjà marqué par les manifestations du 12 juin, les discussions sur la révision constitutionnelle et les tensions persistantes autour de l’avenir institutionnel du pays.

Il convient toutefois de souligner que les accusations portées contre Joseph Kabila concernant l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila relèvent de déclarations politiques. À ce jour, aucune décision judiciaire définitive n’a établi la responsabilité personnelle de l’ancien président dans cet assassinat.

Par Marius Bopenga
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À la UneEnvironnement

La Chine a lancé une ferme marine géante capable d’élever quatre millions de kilos de poissons par an

by admin9775 23 juin 2026
written by admin9775

Avec ses 64.000 mètres cubes d’eau et ses trois millions de poissons d’élevage, la plateforme Xinhuan nᵒ 1 incarne les ambitions chinoises dans l’aquaculture industrielle offshore.

Une immense plateforme aquacole semi-submersible vient d’entrer en service au large de Sanya, dans la province chinoise de Hainan. Capable de contenir plus de 64.000 mètres cubes d’eau –soit l’équivalent d’une vingtaine de piscines olympiques– cette installation marque une nouvelle étape dans le développement de l’aquaculture industrielle en mer.

Baptisée Xinhuan nᵒ 1, elle est aujourd’hui la plus grande structure de ce type en Chine. Dès ses premières opérations, elle doit accueillir environ trois millions de jeunes poissons, principalement des espèces comme le barbure à quatre doigts et le mérou, très prisées sur les marchés asiatiques.

Un article de New Atlas explique que la plateforme est organisée en plusieurs zones compartimentées, permettant d’adapter l’espace aux différentes phases de croissance des poissons. Ce système facilite une production continue tout au long de l’année, grâce à une rotation des élevages et une gestion optimisée des densités.

Selon son exploitant, l’objectif est de produire deux cycles annuels d’environ 2.000 tonnes chacun, soit près de 4.000 tonnes de poissons par an. Au-delà de la production, le projet intègre également une dimension touristique, avec des activités de pêche de loisir et des visites en mer destinées au grand public.

Sur le plan technique, Xinhuan nº 1 repose sur un système de ballast qui lui permet de s’adapter aux conditions maritimes changeantes. La structure a été conçue pour résister aux typhons, un enjeu majeur dans cette région, et a subi des tests rigoureux avant sa mise en service.

Un impact écologique difficile à contrôler

L’installation vise également à reproduire, dans la mesure du possible, les conditions naturelles de l’environnement marin. Elle dispose notamment d’un système d’échange continu d’eau de mer, fonctionnant 24 heures sur 24, afin de maintenir une qualité d’eau compatible avec l’élevage intensif.

Ce projet s’inscrit dans une stratégie plus large de la Chine visant à déplacer certaines activités industrielles vers le large. Cette tendance ne se limite pas à l’alimentaire, incluant également des infrastructures innovantes comme des centres de données sous-marins alimentés en partie par des énergies renouvelables.

Cependant, l’impact environnemental de ces fermes marines géantes reste incertain. L’exemple de la Norvège, leader mondial de l’aquaculture, montre que ce type d’élevage peut entraîner des dommages importants aux écosystèmes, notamment en raison des rejets, difficiles à contrôler en pleine mer.

Si Xinhuan nº 1 n’est pas la plus grande structure au monde –ce titre revenant à une ferme norvégienne dédiée au saumon– elle illustre l’essor rapide de ces usines flottantes» aux dimensions impressionnantes, et à l’impact écologique potentiellement dramatique.

Slate

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À la UnePolitique

Union Sacrée : le désaveu public entre Christophe Mboso et André Mbata révèle des tensions internes

by admin9775 23 juin 2026
written by admin9775

Une nouvelle controverse met en lumière les fragilités qui traversent la majorité présidentielle en République démocratique du Congo. À la veille d’une réunion présentée comme « d’urgence » par Christophe Mboso N’Kodia Pwanga, le secrétaire permanent de l’Union Sacrée de la Nation, André Mbata Mangu, a publiquement contesté l’initiative, exposant au grand jour des divergences sur le fonctionnement de la coalition au pouvoir.

Dans un communiqué publié le 22 juin, Christophe Mboso avait convoqué pour le 23 juin à Kinshasa une réunion réunissant les présidents des partis et regroupements politiques membres de l’Union Sacrée, ainsi que les députés nationaux et sénateurs de la majorité. La rencontre devait se tenir au Fleuve Congo Hôtel.

Mais quelques heures plus tard, André Mbata a réagi fermement. Dans une déclaration officielle, il a affirmé ne pas reconnaître la « Coordination de l’Union Sacrée de la Nation » au nom de laquelle la convocation avait été lancée. Selon lui, cette structure ne figure dans aucun des organes prévus par la charte de l’Union Sacrée adoptée lors de son deuxième congrès extraordinaire.

Le secrétaire permanent est allé plus loin en qualifiant cette coordination de « structure fantôme », mettant ainsi en cause la légitimité de ceux qui prétendent parler ou agir en son nom.

Un débat sur la gouvernance de la majorité

Pour André Mbata, les textes de l’Union Sacrée sont clairs : la convocation des principales instances de la coalition relève exclusivement de la Haute Autorité Politique, incarnée par le président de la République, Félix Tshisekedi.

Il rappelle que seules les procédures prévues par les textes internes permettent de convoquer le Présidium ou la Conférence des présidents des formations politiques membres de la coalition.

Cette mise au point constitue un désaveu direct de l’initiative portée par Christophe Mboso et pose la question de l’interprétation des mécanismes de gouvernance au sein de la majorité présidentielle.

Des divergences plus profondes

Au-delà de l’aspect procédural, cet épisode intervient dans un contexte politique particulièrement sensible. Les débats autour de la loi sur le référendum et de l’éventualité d’une révision constitutionnelle ont révélé des sensibilités différentes au sein même de l’Union Sacrée.

La confrontation entre deux personnalités influentes de la coalition laisse entrevoir des tensions qui dépassent largement la seule question de la convocation d’une réunion. Elle traduit les interrogations croissantes sur les centres de décision au sein de la majorité et sur la manière dont seront conduites les réformes institutionnelles à venir.

Alors que l’opposition multiplie les critiques contre le projet de révision constitutionnelle et que plusieurs acteurs de la société civile appellent à un débat national plus large, cette polémique interne montre que les discussions ne divisent pas seulement la classe politique entre majorité et opposition, mais traversent également les rangs du camp présidentiel.

Cette séquence politique pourrait ainsi être interprétée comme le symptôme d’une recomposition des rapports de force au sein de l’Union Sacrée, à mesure que s’intensifient les débats sur l’avenir institutionnel du pays.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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