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Lutte sénégalaise: Franc renverse Tapha Tine dans un combat éclair et poursuit son ascension

by admin9775 16 février 2026
written by admin9775

Franc, redoutable lutteur des Parcelles, a dominé son adversaire Tapha Tine lors d’un combat expéditif, ce dimanche à l’Arène nationale. Phénomène de la discipline qui n’en finit plus de monter, il décroche la 16e victoire de sa carrière en autant de combats et s’impose plus que jamais comme un prétendant majeur au titre de roi des arènes dans les années à venir.

Rien ni personne ne semble pouvoir arrêter l’ascension irrésistible de Franc. Le lutteur des Parcelles Assainies n’a pas mis longtemps, ce dimanche au cœur de l’Arène nationale de Dakar, pour étaler tout son talent et renverser Tapha Tine en moins de deux minutes. Un nouveau succès retentissant face à un adversaire expérimenté et très redouté de la discipline.

Connu pour sa puissance mais aussi sa science tactique, Franc (33 ans, 130 kg) est resté fidèle à sa réputation lors de ce choc des géants, prouvant qu’il pouvait venir à bout de n’importe quel gabarit alors que s’avançait face à lui celui que l’on surnomme pourtant le « Géant du Baol ». Mais Tapha Tine (45 ans, 1,98m, 130 kg), comme tous les autres avant lui, n’a pas résisté longtemps face au lieutenant de Modou Lô, l’actuel roi des arènes.

Après un face-à-face électrique entre les deux hommes en début de combat, où la différence de taille était flagrante, le choc s’est ouvert sur un round d’observation pendant lequel les deux mastodontes ont pris le temps de se jauger et de faire monter le suspense dans l’arène. C’est Tapha Tine qui a tenté de lancer les hostilités en premier, avec une série de droites destinées à briser la garde de son adversaire du jour. Patient face aux assauts, Franc de son vrai nom Émile François Gomis, a laissé passer la tempête avant d’asséner son coup signature, une prise au flanc imparable, et de renverser la montagne dressée devant lui.

Une 16e victoire et une invincibilité préservée

Franc a ainsi ajouté à son palmarès déjà impressionnant un nouveau nom de taille ce dimanche, après avoir terrassé Bombardier, Ama Baldé ou encore l’ex-roi Eumeu Sène au cours des deux dernières années. Surtout, le lutteur des Parcelles a décroché une 16e victoire en 16 combats disputés depuis ses débuts dans la discipline et poursuit une série d’invincibilité remarquable.

« Franc, c’est le lutteur le plus complet de l’arène actuellement. Il commet très peu d’erreurs. Sa technique, c’est de passer par les flancs de son adversaire pour le neutraliser. Beaucoup savent comment Franc lutte, mais quand il enclenche, personne ne peut l’arrêter », avait analysé très justement Iba Kane, spécialiste de la lutte sénégalaise, pour RFI. Un constat qui s’est confirmé une fois de plus ce dimanche.

Protégé de la légende vivante de la lutte sénégalaise et actuel roi des arènes Modou Lô, le prétendant Franc fonce tout droit vers les sommets et apparaît comme inarrêtable à l’heure actuelle. À tel point que le choc entre le lieutenant et le roi ne semble maintenant plus qu’une question de temps.

RFI

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À la UneEconomie

RDC : la masse salariale de l’État menace l’équilibre des finances publiques

by admin9775 15 février 2026
written by admin9775

La soutenabilité budgétaire de la République démocratique du Congo fait face à une contrainte structurelle de plus en plus marquée : la progression rapide de la masse salariale de l’État. Dans sa deuxième revue du programme appuyé par la Facilité élargie de crédit (FEC), le Fonds monétaire international (FMI) identifie cette dynamique comme l’un des principaux facteurs de risque pour l’équilibre des finances publiques à court et moyen terme.

Selon le rapport, la hausse des rémunérations en particulier dans les secteurs de l’éducation, de la santé et de la justice exerce une pression accrue sur l’exécution budgétaire. Cette évolution intervient dans un contexte déjà tendu, caractérisé par des dépenses sécuritaires élevées, liées notamment à la situation à l’Est du pays, et par des marges fiscales limitées.

Des dépenses courantes sous tension

Le document souligne que la masse salariale a connu une augmentation significative ces dernières années. Cette progression s’explique principalement par les ajustements salariaux consentis dans les secteurs sociaux, les recrutements et régularisations administratives, ainsi que la poursuite d’engagements pris antérieurement par les autorités.

En 2024 et 2025, ces facteurs ont engendré des pressions notables sur les dépenses courantes, dépassant les niveaux initialement programmés dans le cadre du programme soutenu par la FEC. Le FMI note que la masse salariale absorbe désormais une part croissante des ressources budgétaires, accentuant la rigidité des dépenses publiques.

Une capacité d’investissement réduite

Cette rigidité limite la capacité de l’État à financer d’autres priorités, notamment l’investissement public et certaines dépenses sociales protégées par le programme. Elle complique également l’ajustement budgétaire dans un environnement marqué par des besoins humanitaires élevés et une mobilisation des recettes encore jugée insuffisante pour compenser la hausse des charges récurrentes.

La montée de la masse salariale figure ainsi parmi les principaux facteurs expliquant les écarts budgétaires projetés pour 2025 et 2026. Pour 2025, le FMI indique que l’augmentation des rémunérations dans les secteurs sociaux et judiciaires a contribué à l’élargissement du déficit par rapport au cadrage initial. Pour 2026, la pression devrait se maintenir, s’ajoutant aux dépenses de sécurité et accentuant les tensions sur le cadre macro-budgétaire.

Dans ce contexte, la maîtrise des dépenses salariales apparaît comme un enjeu central pour préserver la stabilité macroéconomique et assurer la viabilité des finances publiques congolaises à moyen terme.

Par Marius Bopenga
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À la UneEconomie

L’Africa Museum refuse de transmettre ses archives géologiques sur la RDC à une société américaine

by admin9775 15 février 2026
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Le Africa Museum, officiellement Musée royal de l’Afrique centrale, basé à Tervuren, a rejeté la demande d’une société minière américaine souhaitant obtenir ses archives géologiques relatives à la République démocratique du Congo. L’information a été rapportée par la VRT et relayée par l’Agence congolaise de presse.

Selon le média public flamand, l’entreprise entendait utiliser des outils d’intelligence artificielle afin d’analyser ces documents historiques dans le but d’identifier de nouveaux gisements potentiels dans le sous-sol congolais. Le musée a toutefois refusé de céder ces fonds, invoquant la nécessité d’une numérisation conduite dans un cadre scientifique rigoureux.

Son directeur, Bart Ouvry, a précisé que les documents sollicités relèvent du domaine public et ne constituent pas des archives d’entreprise susceptibles d’être simplement transférées à un acteur privé.

Une numérisation encadrée et partenariale

Le projet de numérisation des archives est actuellement mené avec le soutien de l’Union européenne, en étroite collaboration avec les services géologiques congolais. Bart Ouvry a souligné l’importance du rôle des partenaires scientifiques dans l’exploitation future de ces données.

Les archives concernées comprennent notamment des rapports et des cartes produits par d’anciennes compagnies minières belges, dont les activités ont cessé à la fin des années 1960. Elles couvrent non seulement la RDC, mais aussi le Rwanda, le Burundi et d’autres territoires africains.

Selon la VRT, ces archives restent accessibles aux chercheurs et aux entreprises privées, mais uniquement sur autorisation du gouvernement congolais et dans le cadre de consultations ciblées.

Un contexte marqué par la ruée vers les minerais stratégiques

Cette décision intervient dans un contexte d’intérêt croissant pour les ressources stratégiques de la RDC, notamment le cobalt, le cuivre et le coltan, essentiels à la transition énergétique mondiale.

L’an dernier, rappelle l’Agence congolaise de presse, le gouvernement congolais a signé un accord avec KoBold Metals, société soutenue notamment par Jeff Bezos et Bill Gates. L’entreprise ambitionne de numériser d’anciens dossiers relatifs aux minerais du sous-sol congolais et d’identifier de nouveaux sites d’exploitation grâce à l’analyse de données et à l’intelligence artificielle.

Un musée entre mémoire et recherche

En tant que musée et centre de recherche, l’Africa Museum se présente comme un forum d’étude et de dialogue consacré aux sociétés et à l’environnement naturel de l’Afrique subsaharienne. Institution à la fois mémorielle et tournée vers l’avenir, il aborde l’héritage colonial tout en s’intéressant aux enjeux contemporains du continent.

Sa mission repose sur une gestion attentive de ses collections et sur le partage des connaissances à travers la recherche, les partenariats, les expositions et les activités éducatives. Soucieux d’accessibilité et d’inclusion, notamment à l’égard des diasporas africaines, le musée revendique une approche participative orientée vers la cocréation et la coopération scientifique durable.

Par Pascal Kabeya
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À la UnePolitique

Washington attend des mesures concrètes sur la démobilisation des FDLR

by admin9775 15 février 2026
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Les États-Unis attendent du Rwanda et du M23 qu’ils annoncent clairement les mesures prises en vue de la démobilisation des FDLR, a déclaré Chris Smith, président de la Sous-commission Afrique de la Commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants des États-Unis.

Selon le congressman américain, les zones auparavant identifiées comme étant sous le contrôle des FDLR se trouvent désormais sous l’autorité du M23 et du Rwanda. Dans ce contexte, Washington estime qu’il revient aux acteurs actuellement présents sur le terrain de démontrer les actions concrètes entreprises pour neutraliser et démobiliser ces combattants.

Les Forces démocratiques de libération du Rwanda, groupe armé actif dans l’est de la République démocratique du Congo, sont régulièrement accusées d’alimenter l’instabilité dans la région des Grands Lacs. La question de leur démobilisation demeure un point central dans les discussions diplomatiques et sécuritaires impliquant Kinshasa, Kigali et leurs partenaires internationaux.

L’élu républicain Chris Smith insiste sur l’application stricte des Accords de Washington et désigne la CENCO et l’ECC comme acteurs clés du dialogue national inclusif en RDC pour garantir la cohésion sociale et la stabilité,

La déclaration de Chris Smith s’inscrit dans un contexte de pressions accrues de la part de Washington pour une désescalade durable et des engagements vérifiables en faveur de la stabilité régionale.

Par Marius Bopenga
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À la UneMonde

Inondations: des crues record et «généralisées» dans l’ouest de la France

by admin9775 15 février 2026
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Ponts fermés, digues submergées et évacuations de quelques centaines d’habitants… Des villages en bord de Garonne se sont retrouvés samedi « totalement isolés » face à la montée des eaux, dans un contexte de crue « généralisée » et record en France selon Vigicrues. 

Après une succession d’intempéries cette semaine, dont la violente tempête Nils, la Gironde et le Lot-et-Garonne ont été maintenus ce week-end en vigilance rouge pour les crues, avec une dizaine de départements en vigilance orange sur une large frange ouest du pays, de l’Ille-et-Vilaine à l’Ariège, et environ 60 en vigilance jaune.

À cela s’ajoutent trois autres alertes météorologiques : une vigilance orange aux vents forts pour l’Aude, les Pyrénées-Orientales et la principauté d’Andorre ; une vigilance orange neige-verglas dimanche pour une quinzaine de départements de la moitié nord du pays, notamment en région parisienne et dans les Hauts-de-France ; et une vigilance orange aux avalanches dans les Pyrénées dimanche.

Nous sommes dans une situation en France de crues majeures généralisées. Il est un peu trop tôt pour dire si oui ou non, c’est le changement climatique qui opère depuis un mois et demi sur cette recrudescence de perturbations.

Corentin Perrot, prévisionniste chez Météo FranceLucile Gimberg

Pour les cours d’eau en vigilance orange ou rouge, « des débordements importants et majeurs sont en cours ou attendus dans les prochaines 24 heures », selon le service d’informations Vigicrues.

Une lente décrue s’amorce

À Bourdelles (90 habitants) près de La Réole, en Gironde, la Garonne est sortie de son lit, avec de l’eau à perte de vue, a constaté samedi un journaliste de l’AFP. « Il y a des villages qui sont totalement isolés », a déclaré l’adjudant-chef Olivier Konrad, adjoint à la Brigade nautique d’Arcachon, chargée de patrouiller et d’évacuer les habitants concernés, qui sont néanmoins rompus aux crues, notamment après celle de 2021.   

« Ils ont l’habitude. (…) Mais là, par rapport à hier (vendredi), l’eau a encore bien pris un bon mètre » de hauteur, a-t-il expliqué, avec 9,70 mètres mesurés samedi après-midi à La Réole. « Les niveaux d’eau ont atteint un plateau » sur la Garonne en Gironde, selon la préfecture, qui s’attend à un pic dimanche vers 6h00 du matin à La Réole. Les autorités ont fait état d’environ 80 personnes évacuées en Gironde.

Je suis devant ma fenêtre de mon bureau et là, je vois en fait un océan. Cette Garonne qui fait d’habitude 30 mètres… Là, on voit de l’eau à perte de vue. Des centaines d’hectares…

01:19

Témoignage du maire de La RéoleLucile Gimberg

En amont, dans le Lot-et-Garonne, des évacuations « préventives », liées à des « fragilités sur les digues », ont concerné samedi 590 personnes, selon la préfecture, portant le total des évacués à 1 500 dans le département. À Tonneins (Lot-et-Garonne), une crue de 9,58 mètres a été observée, supérieure à celle de 2021 (9,51 m) mais loin du record de 1930 (10,72 m), avant de refluer à 9,44 mètres vers 20h00 samedi, début de « décrues lentes » selon la préfecture.

Cette photographie aérienne montre la Garonne en crue inondant un quartier résidentiel de Tarn-et-Garonne, dans le sud-ouest de la France, le 13 février 2026, après le passage de la tempête Nils.
Cette photographie aérienne montre la Garonne en crue inondant un quartier résidentiel de Tarn-et-Garonne, dans le sud-ouest de la France, le 13 février 2026, après le passage de la tempête Nils. AFP – CHRISTOPHE ARCHAMBAULT

Un phénomène exceptionnel qui risque d’être de plus en plus fréquent

La situation est exceptionnelle dans son ampleur et sa durée, explique Jean-Marie Coulomb, adjoint opérationnel au service central de Vigilance des crues. « Le phénomène que l’on vit actuellement est exceptionnel. D’abord par rapport à l’étendue géographique jamais atteinte depuis la création de la vigilance crues en 2006, puisque, au plus fort de la crue, cela a touché 88 départements en France, donc 88 départements avec des cours d’eau qui débordent », indique-t-il.

« Et puis l’autre critère, c’est la durée de cette crue, puisque depuis mi-janvier, nous sommes avec des cours d’eau qui sont en vigilance orange ou plus sans discontinuer. Les sols sont complètement saturés, c’est-à-dire qu’ils ne sont plus en capacité d’absorber l’eau qui tombe sous les phénomènes pluvieux. Le record de 1959 est battu », poursuit Jean-Marie Coulomb. « Nous avons un taux d’humidité qui est le plus fort jamais atteint jusqu’à présent. Et par ailleurs, nous avons, puisqu’il pleut depuis un certain temps, des niveaux dans les cours d’eau qui sont très élevés. Ce qui signifie que, à la moindre pluie, à la moindre reprise de pluie, nous allons avoir à nouveau des débordements ou l’entretien des crues existantes qui sont déjà en cours. »

Nous, à ce stade, dans le réseau Vigicrues, toutes les équipes sont mobilisées, concentrées sur la gestion de l’épisode en cours. On peut constater aujourd’hui peut-être par endroits un certain nombre d’améliorations, mais globalement, l’épisode de crue n’est pas du tout fini…

Jean-Marie Coulomb, adjoint opérationnel de VigicruesLucile Gimberg

Toutefois, Jean-Marie Coulomb prévient que les épisodes de crue risquent d’être de plus en plus nombreux. « Les climatologues nous disent que nous allons avoir probablement des phénomènes extrêmes de plus en plus nombreux, que ce soit des épisodes de crues ou des épisodes de sécheresse. D’ailleurs, on constate effectivement, dans les crues les unes après les autres, que l’on a des durées plus longues, des intensités de crues plus importantes », déclare-t-il.

RFI

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À la UneEconomie

Projet de manganèse à Luozi : plus de 300 MW nécessaires, le défi énergétique au cœur des débats

by admin9775 15 février 2026
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Les besoins énergétiques du projet de manganèse porté par Asia Minerals Limited à Luozi, dans la province du Kongo Central, sont estimés à plus de 300 mégawatts (MW). L’annonce a été faite le 26 novembre lors du Forum Makutano, mettant en lumière l’ampleur des défis énergétiques liés à l’industrialisation du secteur minier en République démocratique du Congo.

Selon Felly Samuna, directeur général de Kerith Resources, partenaire local du groupe nippo-malaisien, la demande énergétique se répartirait entre 120 MW pour l’extraction minière et près de 200 MW destinés à la transformation locale du minerai. Cette approche s’inscrit dans la stratégie gouvernementale visant à promouvoir la valorisation des ressources sur le territoire national.

Le lancement de l’exploitation minière est envisagé dans un délai minimal de trois ans, à l’issue de la phase d’exploration. Toutefois, Felly Samuna a soulevé une question centrale : la capacité du pays à fournir une telle puissance électrique dans des conditions fiables et compétitives.

Le potentiel hydroélectrique du Kongo Central en avant

En réponse, le ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Molendo Sakombi, a indiqué que cette partie du Kongo Central dispose de sites hydroélectriques adaptés pour soutenir un projet d’une telle envergure. Il a notamment cité le site de Mpioka, situé sur la rivière Inkisi.

Pour sa part, Jean-Pierre Mukadi Kalombo, coordonnateur des projets au ministère de l’Énergie, a précisé que la capacité estimée du site de Mpioka avoisinerait les 6 000 MW. Une puissance qui pourrait non seulement alimenter Kinshasa, mais aussi répondre à la demande croissante du secteur minier. Des études de faisabilité sont attendues dès 2026 afin de préciser le potentiel technique et financier du projet.

Par ailleurs, Bob Mabiala Mvumbi, directeur général de l’Agence de développement et de promotion du projet Inga, a évoqué la possibilité pour l’investisseur de négocier un contrat d’achat d’électricité (CAE) dans le cadre du futur barrage Inga 3, dont la capacité est estimée entre 3 000 et 11 000 MW.

La question sensible des tarifs

Au-delà des capacités de production, la compétitivité des tarifs de l’électricité constitue un enjeu majeur pour la rentabilité du projet. Felly Samuna a ainsi rappelé que la fonderie malaise du groupe bénéficie d’un tarif préférentiel de 0,04 USD/kWh, s’interrogeant sur la possibilité d’obtenir des conditions similaires en RDC pour assurer la viabilité du traitement local du manganèse.

Le contexte tarifaire national demeure cependant tendu. La Société nationale d’électricité (SNEL) applique un tarif moyen de 0,17 USD/kWh, qu’elle considère déjà inférieur à ses coûts de production, plaidant pour une révision à la hausse. De leur côté, les opérateurs privés de mini-réseaux pratiquent des tarifs nettement plus élevés, oscillant entre 0,25 et 0,70 USD/kWh.

Entre ambitions industrielles, potentiel hydroélectrique et contraintes tarifaires, le projet de Luozi illustre les défis structurels auxquels la RDC doit faire face pour concilier transformation locale des ressources et compétitivité énergétique.

Le projet de manganèse à Luozi aligne les 5 axes de la diversification minière

En effet, signé au Forum économique RDC–Japon, ce partenariat stratégique entre la société congolaise Kerrith et le japonais AML marque le coup d’envoi d’un projet minier inédit à Luozi, dans le Kongo Central. À la clé : une diversification concrète du secteur minier national, bien au-delà des intentions politiques.

Parvenir à extraire plus que du cuivre ou du cobalt : c’est le pari que vient de réussir la RDC, avec l’officialisation, à Osaka, d’un accord minier novateur autour du manganèse. Un minerai jusque-là absent des radars congolais, et qui pourrait devenir l’un des leviers majeurs de l’économie du pays.

L’annonce, faite en marge du Forum économique RDC–Japon, place la localité de Luozi, nichée dans la paisible province du Kongo Central, au cœur d’un jeu d’acteurs internationaux stratégiques.

Plus qu’un projet, une vision

À moyen terme, 3 500 emplois directs devraient être créés, pour 17 000 bénéficiaires indirects. Deux millions de tonnes de manganèse sont attendues chaque année, pour un investissement initial de 200 millions de dollars. Et déjà, un accord de fourniture d’électricité avec la SNEL est en discussion, tout comme la réhabilitation des axes de transport fluvial et terrestre.

En clair, ce projet qui coche toutes les cinq cases de la vision stratégique des mines congolaises, prouve que la diversification n’est pas un slogan, mais une réalité qui se concrétise.

Par Pascal Kabeya
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À la UneAfrique

Union africaine : Évariste Ndayishimiye prend les rênes à Addis-Abeba sous le signe de la paix et du développement durable

by admin9775 15 février 2026
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La 39ᵉ Assemblée générale des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine s’est ouverte ce samedi 14 février 2026 à Addis-Abeba, en Éthiopie, en présence de plusieurs dirigeants du continent, dont le Président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Ce sommet continental a été marqué par une transition majeure à la tête de l’organisation. Le président angolais João Manuel Gonçalves Lourenço a officiellement transmis la présidence tournante de l’UA à son homologue burundais, Évariste Ndayishimiye, pour un mandat d’un an, courant jusqu’en février 2027.

Un passage de témoin hautement symbolique

La cérémonie de passation, empreinte de solennité, a constitué l’un des moments forts de cette 39ᵉ session, qui réunit les chefs d’État africains autour des défis majeurs du continent : paix et sécurité, intégration économique, gouvernance et développement durable.

Dans son allocution d’adieu, João Lourenço a salué la solidarité entre États membres et encouragé son successeur à poursuivre la dynamique des « solutions africaines aux problèmes africains ». Il a également assuré le président burundais du soutien constant de l’Angola dans l’exercice de son mandat, traduisant une volonté de continuité et de coopération renforcée au sein de l’organisation.

Un appel pressant à la paix et au respect des principes fondateurs

Prenant la parole en qualité de nouveau président en exercice, Évariste Ndayishimiye a insisté sur l’urgence de consolider la paix sur le continent, dans un contexte marqué par la recrudescence des ingérences extérieures, parfois sous forme de guerres par procuration et de captation illicite des ressources naturelles, notamment dans la région des Grands Lacs.

Il a appelé les États membres à demeurer fidèles aux principes consacrés par l’Acte constitutif de l’Union africaine : respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale, rejet du recours à la force pour modifier les frontières ou les équilibres politiques, et défense de la dignité humaine.

Le thème retenu cette année — « Garantir un approvisionnement durable en eau et des systèmes d’assainissement sûrs afin d’atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 » — met également en lumière l’importance des enjeux liés au développement durable et au bien-être des populations africaines.

L’Angola en première ligne sur le dossier congolais

Cette transition intervient alors que l’Angola s’est récemment illustré par une intense activité diplomatique en faveur d’une accalmie dans l’est de la République démocratique du Congo.

Avant l’ouverture du sommet, Luanda a proposé un cessez-le-feu entre les parties en conflit, initiative acceptée par Kinshasa. L’entrée en vigueur de cet accord est prévue pour le mercredi 18 février, avec l’ambition d’ouvrir la voie à des solutions politiques durables face à la crise sécuritaire.

Dans cette dynamique, les autorités angolaises envisagent d’engager des consultations en vue de l’organisation d’un dialogue national inclusif, en complément des initiatives diplomatiques déjà soutenues par Washington et Doha.

Alors que le Burundi prend désormais les rênes de l’Union africaine, les attentes sont élevées. Entre consolidation de la paix dans les zones en crise et accélération du développement du continent, le mandat d’Évariste Ndayishimiye s’annonce déterminant pour l’avenir de l’organisation et pour l’Afrique tout entière.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

Choléra à Makala : le ministre de la Justice suspend les nouvelles admissions à la prison centrale

by admin9775 15 février 2026
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Le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, a ordonné samedi 14 février l’interdiction temporaire de toute nouvelle admission à la Prison centrale de Makala, à Kinshasa, à la suite de la confirmation de cas de choléra ayant déjà causé plusieurs décès parmi les détenus.

Dans une circulaire officielle n°001/DMK/ME/MIN/J&GS/2026 du 14 février 2026, le ministre fait état d’une situation sanitaire préoccupante. Depuis le 12 février, cinq décès ont été enregistrés dans cet établissement pénitentiaire, considéré comme l’un des plus surpeuplés du pays.

Des cas confirmés par l’INRB

Selon les données sanitaires reprises dans le document ministériel, l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) a confirmé 13 cas positifs de choléra sur 17 prélèvements analysés. Parmi les personnes testées positives, quatre sont déclarées rétablies, tandis que cinq décès ont été constatés. Par ailleurs, 15 nouveaux cas suspects ont été identifiés au cours de la seule journée du 13 février.

Ces chiffres traduisent un risque élevé de propagation dans un milieu carcéral marqué par la promiscuité et des conditions d’hygiène structurellement fragiles, facteurs connus d’amplification des maladies hydriques.

Mesures d’urgence et restrictions

Face à cette évolution, le ministre de la Justice a décidé de mesures immédiates visant à contenir l’épidémie. Outre l’arrêt temporaire des nouvelles admissions, la circulaire prévoit la suspension ou la stricte limitation des visites, sous réserve du respect rigoureux des prescriptions sanitaires en vigueur.

Le renforcement du dispositif médical interne figure également parmi les priorités. Il est notamment question de la mise à disposition de médicaments essentiels, de l’approvisionnement en produits de prévention et de désinfection, ainsi que du déploiement d’équipements adaptés à la prise en charge des cas et à la riposte contre le choléra.

Un test pour la gestion sanitaire carcérale

Cette flambée épidémique intervient dans un contexte où la question de la surpopulation et des conditions de détention à Makala fait régulièrement l’objet d’alertes d’organisations de défense des droits humains.

La suspension des admissions constitue une mesure exceptionnelle, révélatrice de la gravité de la situation. Elle pose en parallèle la question de la gestion des flux judiciaires et carcéraux à Kinshasa, alors que les autorités sanitaires et pénitentiaires s’emploient à circonscrire la propagation de la maladie au sein de l’établissement.

Par Marius Bopenga
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À la UneMusique & Culture

RDC : 28 ans après “Mwana Mpwo”, Souzy Kasseya signe un plaidoyer musical pour le franc congolais

by admin9775 14 février 2026
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Vingt-huit ans après la sortie de « Mwana Mpwo », chanson emblématique célébrant la naissance du franc congolais en 1998, l’auteur-compositeur Souzy Kasseya renoue avec la fibre monétaire. Dévoilé vendredi 13 février 2026 à Kinshasa, son nouveau titre « Franc Congo Nkolo Mabele » s’inscrit dans une démarche assumée de valorisation de la monnaie nationale face au dollar américain.

Initiée et produite par la Banque centrale du Congo (BCC), l’œuvre – une fresque musicale de près de quatorze minutes – mobilise plusieurs générations d’artistes congolais autour d’un message commun : restaurer la confiance dans le franc congolais et en faire un instrument pleinement adopté dans les transactions domestiques.

Une fresque intergénérationnelle au service d’un message économique

Autour de Souzy Kasseya, des figures majeures de la scène musicale congolaise ont prêté leur voix au projet, notamment Jossart N’yoka Longo, Koffi Olomide, Fally Ipupa, Ferré Gola et Héritier Watanabe, aux côtés d’autres artistes confirmés et émergents.

L’ambition dépasse le simple registre artistique. Pour le compositeur, il s’agit d’« un ouvrage », d’« une grosse peinture » destinée à marquer une séquence inédite de l’histoire économique du pays. « Notre monnaie a connu beaucoup de fluctuations (…) Nous avons longtemps cru qu’elle ne pouvait que se détériorer », a-t-il expliqué lors de la présentation officielle, soulignant la volonté des artistes de défendre le pays par la culture.

Un instrument de pédagogie monétaire

Présente à la cérémonie, la conseillère en communication de la BCC, Adriel Elongo, a inscrit l’initiative dans une stratégie plus large de reconquête de la confiance. Selon elle, la stabilisation et le renforcement du franc congolais constituent le socle d’une ambition plus vaste : faire de la monnaie nationale un levier pleinement opérationnel pour l’épargne, l’investissement et les transactions à l’échelle nationale et continentale.

La banque centrale met en avant une gestion jugée rigoureuse et coordonnée des instruments de politique monétaire et de change. L’institution estime que l’appréciation récente du franc congolais sur le marché des changes envoie un signal de crédibilité, matérialisé par une hausse progressive des dépôts libellés en monnaie nationale et un regain de confiance au sein du système financier.

Dans cette perspective, « Franc Congo Nkolo Mabele » devient un vecteur pédagogique, notamment auprès de la jeunesse, afin d’encourager l’appropriation du franc congolais dans les échanges quotidiens.

Une continuité historique

L’initiative fait écho à la chanson « Franc Congolais » sortie en 1998 lors du lancement du nouveau franc, qui avait réuni des légendes telles que Papa Wemba, Pépé Kallé, Madilu System et Tabu Ley Rochereau.

Vingt-huit ans plus tard, la démarche s’inscrit dans une dynamique de continuité, sans effacer les épisodes de vulnérabilité monétaire qui ont marqué le pays. Pour la Banque centrale, la nouvelle production artistique « écrit une nouvelle page de l’histoire sans en effacer aucune trace ».

Au-delà du symbole, l’opération illustre l’activation de canaux culturels dans la communication institutionnelle. En mobilisant les icônes de la rumba et des musiques urbaines, la BCC mise sur l’influence sociale des artistes pour accompagner la consolidation macroéconomique et renforcer la souveraineté monétaire de la République démocratique du Congo.

À travers cette fresque musicale, la culture devient ainsi un levier d’adhésion collective à une politique économique : faire du franc congolais non seulement un moyen de paiement, mais l’expression d’une souveraineté assumée et d’une stabilité retrouvée.

Par Pascal Kabeya
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Kinshasa : l’exécutif provincial organise le relogement des ménages de Pakadjuma à Kinkole

by admin9775 14 février 2026
written by admin9775

La crise opposant l’Hôtel de ville de Kinshasa aux habitants du quartier Pakadjuma connaît son épilogue. Le gouverneur de la capitale, Daniel Bumba, a annoncé jeudi le relogement des familles dont les habitations ont été détruites lors des récentes opérations de démolition. Les ménages concernés sont désormais orientés vers un site aménagé à Kinkole, dans la commune de la N’Sele.

Le transfert effectif a débuté ce jeudi 12 février, sous la supervision d’une commission mixte mise en place pour encadrer l’évacuation et l’installation des sinistrés. Cette structure regroupe des représentants des autorités provinciales et des services techniques, avec pour mission d’assurer la coordination logistique, l’identification des bénéficiaires et le suivi du processus d’installation.

Reprise du trafic ferroviaire et impératifs de sécurité

Les démolitions engagées à Pakadjuma, quartier situé dans la commune de Limete, s’inscrivent dans le cadre de la reprise du trafic du train urbain. Les constructions qualifiées d’anarchiques, érigées le long de la voie ferrée, étaient considérées comme un obstacle à la relance du transport ferroviaire et comme un facteur de risque majeur pour la sécurité des riverains.

Selon l’exécutif provincial, la libération de l’emprise ferroviaire constitue un préalable indispensable à la modernisation de la mobilité urbaine dans une ville confrontée à une forte pression démographique et à des défis structurels de transport.

Un enjeu sanitaire majeur

Au-delà de l’enjeu infrastructurel, les autorités mettent en avant un objectif sanitaire. Pakadjuma est identifié comme l’un des principaux foyers de choléra de la capitale congolaise. La promiscuité, l’absence d’assainissement adéquat et l’occupation désordonnée des sols y favorisent la propagation des maladies hydriques.

Le relogement à Kinkole s’inscrit ainsi dans une stratégie plus large de prévention des épidémies et de lutte contre l’insalubrité. L’exécutif provincial entend réduire durablement les risques sanitaires tout en réorganisant l’occupation de l’espace urbain.

Une politique de récupération des espaces publics

Cette opération s’ajoute à une série d’actions conduites depuis l’élection de Daniel Bumba à la tête de la ville-province. Les autorités provinciales ont récemment engagé des démarches de récupération d’espaces publics jugés spoliés ou occupés illégalement, notamment à Masina Sans Fil, sur l’avenue OUA à Kintambo et au rond-point Ngaba.

Pour l’Hôtel de ville, ces initiatives traduisent une volonté de rétablir l’autorité de l’État sur le foncier urbain et de restructurer durablement la capitale. Reste désormais à garantir la viabilité du site de relogement de Kinkole et l’accompagnement social des familles déplacées, afin d’éviter que la crise de Pakadjuma ne se reproduise ailleurs.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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