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À la Une

À la UneEnvironnement

Beni : naissance des jumeaux gorilles de montagne dans le parc national des Virunga

by admin9775 7 janvier 2026
written by admin9775

Une nouvelle naissance des jumeaux gorilles de montagne a eu lieu au sein de la famille « Bageni » dans le parc national des Virunga, au Nord-Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo, selon un communiqué publié mercredi par le service de communication du Parc national des Virunga.

« Une naissance de jumeaux a été confirmée en ce début de l’année 2026 au sein de la famille Bageni, la plus grande famille de gorilles du Parc National des Virunga (secteur Mikeno) », lit-on dans le communiqué du service de communication du Parc national des Virunga.

 « Cette naissance a été observée dans la zone de Kibumba, lors des activités de suivi de routine », poursuit le  communiqué partagé à travers diverses plateformes digitales, précisant que « les jumeaux sont nés de la femelle Mafuko, déjà connue pour une précédente naissance de jumeaux en 2016 ».
Cette naissance de jumeaux est la première enregistrée en 2026 dans le Parc. Elle porte à 59 le nombre de membres de la famille Bageni, la plus grande du Parc. Les naissances gémellaires chez les gorilles de montagne sont rares et présentent des défis supplémentaires, en particulier pendant les premiers mois, lorsque les bébés sont entièrement dépendants de leur mère pour se nourrir et se déplacer. Suite à la naissance, des mesures de surveillance et de protection supplémentaires seront mises en place afin d’observer de près les jumeaux et de favoriser leur santé et leur survie pendant cette période critique.


Zoom sur Mafuko, la Méré des jumeaux gorilles


Mafuko est née dans la famille Kabirizi le 23 mai 2003. Après l’assassinat de sa mère par des individus armés le 8 juin 2007, elle est restée avec la famille Kabirizi aux côtés de sa sœur Tumaini. En janvier 2013, lors de la scission de la famille, Kabirizi, Mafuko a rejoint la famille Bageni. Trois ans plus tard, sa sœur Tumaini l’a rejoint dans la famille Bageni après une interaction entre les deux groupes. À l’âge de 22 ans, Mafuko a donné naissance à sept enfants, dont des jumeaux en 2016. Malheureusement, ces jumeaux sont décédés une semaine après leur naissance.
La naissance de ces jumeaux représente un événement majeur pour la dynamique de la famille Bageni et pour les efforts de conservation en cours visant à soutenir la croissance continue de la population de gorilles de montagne menacés d’extinction dans le Parc National des Virunga.
La protection et la conservation continues des gorilles de montagne dans le Parc National des Virunga sont rendues possibles grâce au soutien de l’Union européenne et de l’UNESCO.

ACP

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7 janvier 2026 0 comments
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À la Une

CAN 2025 : Les quarts de finale se dessinent après des huitièmes de finale tranchants

by admin9775 7 janvier 2026
written by admin9775

La phase à élimination directe de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 a tenu toutes ses promesses en matière d’intensité et de suspense. Les huitièmes de finale, clôturés ce mardi, ont vu les favorites confirmer leur statut, parfois au forceps, et dessinent des quarts de finale explosifs.

Les Éléphants, solides et impériaux

Les champions en titre, la Côte d’Ivoire, ont envoyé un message fort en dominant le Burkina Faso (3-0) avec autorité à Marrakech. Portés par un Amad Diallo étincelant (1 but, 1 passe décisive), les Éléphants ont démontré une solidité à toute épreuve et une redoutable efficacité. Ils se présenteront en favoris face à l’Égypte samedi 10 janvier, dans une reprise du classique du football africain.

Les Super Eagles, portés par un duo infernal

De leur côté, les Super Eagles du Nigeria n’ont laissé aucune chance au Mozambique (4-0). Le duo Victor Osimhen – Ademola Lookman a encore fait des siennes, cumulant à eux deux buts et passes décisives. L’équipe nigériane, finaliste de la dernière édition, affiche une puissance offensive qui en fait un sérieux candidat au titre. Elle affrontera en quarts de finale l’Algérie, vendredi 10 janvier.

Les Fennecs arrachent leur qualification dans la douleur

En effet, l’Algérie s’est qualifiée au terme d’un match éprouvant contre la République Démocratique du Congo (1-0 a.p.). Après 118 minutes de lutte acharnée et stérile, le remplaçant Adil Boulbina a offert la qualification aux Fennecs d’une magnifique frappe lointaine. Les Léopards congolais quittent la compétition la tête haute, mais les Algériens devront se montrer plus tranchants face à la redoutable attaque nigériane.

Les Lions indomptables résistent, les Atlas Lions les attendent

Le Cameroun a, quant à lui, fait preuve de réalisme et de force mentale pour vaincre l’Afrique du Sud (2-1). Sans briller techniquement, les Lions Indomptables ont su être efficaces aux moments clés. Ils se heurteront au Maroc, pays hôte, vendredi 9 janvier à Rabat. Les Atlas Lions, qui ont peiné face à la Tanzanie (1-0), savent qu’ils devront élever leur niveau pour venir à bout d’une équipe camerounaise revigorée.

Le tableau des quarts de finale est donc le suivant :

  • Vendredi 9 janvier : Maroc vs Cameroun
  • Samedi 10 janvier : Côte d’Ivoire vs Égypte ; Nigeria vs Algérie
  • Dimanche 11 janvier : [Attente du dernier quart de finale].

La CAN 2025 entre dans sa phase décisive avec des affiches de haut vol qui promettent d’enflammer le continent. Le chemin vers le titre se resserre pour les huit équipes encore en lice.

Par Pascal Kabeya
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7 janvier 2026 0 comments
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À la UneSociété

Le rappel du capitaine Mualushayi, porte-parole militaire, suscite l’indignation des communautés de Kwamouth

by admin9775 7 janvier 2026
written by admin9775

Le rappel à Kinshasa du capitaine Anthony Mualushayi, porte-parole des opérations militaires « Ngemba » dans la région de Kwamouth (Maï-Ndombe), a déclenché une vive polémique et une inquiétude palpable parmi les communautés locales. Ce rappel intervient une semaine après sa dernière sortie médiatique retentissante, où l’officier avait publiquement dénoncé l’implication d’acteurs politiques dans le soutien à la milice Mobondo.

Lors de cette intervention fin décembre, le capitaine Mualushayi avait alerté sur le haut degré d’organisation de la milice Mobondo, désormais considérée comme un groupe rebelle par l’armée. Il avait évoqué une structure hiérarchisée, la possession de cartes de soldat par les miliciens, et même le rebaptissement de villages occupés dans le territoire de Kwamouth, des révélations qui avaient mis en lumière la dimension politico-militaire du conflit.

Une réaction communautaire immédiate : « Non à l’arrestation de la voix de la vérité »

La nouvelle de son rappel a enflammé les réseaux sociaux et provoqué la colère des représentants des victimes du conflit sur le plateau de Batéké. Ils dénoncent un « plan visant à étouffer toutes les vérités révélées par l’armée ».

Parmi les voix les plus fermes, celle du chef coutumier de Kwamouth, Stany Libie, est sans équivoque : « Nous disons non à toute tentative d’arrestation du capitaine Anthony Mualushayi. Nous sommes derrière l’armée, nous soutenons tout ce que l’armée fait pour la paix. » Pour lui, la cible devrait être ailleurs : « Il faudrait plutôt mettre la main sur tous ceux qui seront cités dans le rapport annoncé par l’armée, plutôt que de faire taire la voix de la vérité. »

Dans un plaidoyer chargé d’émotion, le chef Libie interpelle directement les plus hautes autorités : « Nous demandons au Chef de l’État de soutenir les FARDC pour qu’elles réussissent leur mission de rétablir la paix. » Et de dénoncer une logique perverse : « Je pense que ce sont les commanditaires des Mobondo qui doivent être interpellés plutôt que celui qui dénonce. Je ne sais pas si nous sommes dans un pays de deux poids, deux mesures. Quelqu’un soutient le mal, et l’autre dénonce, on arrête celui qui dénonce. »

Entre devoir de réserve et devoir de vérité

Ce cas soulève une question centrale sur la communication militaire dans un contexte de conflit complexe, où des intérêts politiques locaux semblent se mêler aux dynamiques sécuritaires. Le rappel du capitaine Mualushayi, présenté par l’institution militaire comme une décision administrative de routine ou une nécessité opérationnelle, est perçu par les populations affectées et leurs leaders comme une sanction visant à museler une parole jugée trop franche.

L’armée, par la voix de ce même porte-parole, avait pourtant réaffirmé sa « détermination à remplir loyalement sa mission de restaurer la paix ». Le silence qui entoure désormais les raisons exactes de son rappel nourrit les spéculations et pourrait fragiliser la confiance entre une partie de la population et l’institution chargée de la protéger.

L’affaire dépasse le simple cadre d’une mutation pour toucher à la transparence dans la gestion du conflit des Mobondo et au droit des populations à connaître les véritables commanditaires de la violence qui les frappe. L’appel des chefs coutumiers à protéger le dénonciateur plutôt qu’à le sanctionner résonne comme un test pour les autorités congolaises, entre respect de la chaîne de commandement et exigence de justice.

Par Marius Bopenga
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À la UneSport

CAN 2025 : Les Léopards mordus par l’Algérie en prolongation, quittent la compétition la tête haute

by admin9775 6 janvier 2026
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Le rêve a pris fin dans la douleur des prolongations. Les Léopards de la République Démocratique du Congo ont été éliminés de la Coupe d’Afrique des Nations ce mardi, s’inclinant 1-0 face aux Fennecs d’Algérie en huitième de finale, sur un but d’Adil Boulbina à la 118e minute. Malgré cette issue cruelle, l’équipe congolaise quitte le Maroc après avoir livré une campagne honorable et montré un visage combatif.

Un match équilibré, stérile et tendu s’est prolongé au-delà du temps réglementaire, les deux équipes se neutralisant dans un duel tactique intense. Le sort s’est finalement joué sur un instant de fraîcheur : Adil Boulbina, entré en jeu seulement cinq minutes plus tôt, a offert la qualification à l’Algérie d’une frappe précise, plongeant le camp congolais dans la désolation.

Un hommage national pour un combat honorable

Dans la foulée du match, le Premier ministre Judith Suminwa Tuluka a immédiatement adressé un message de soutien et de reconnaissance à l’équipe nationale. « À nos vaillants Léopards, ce soir, le score ne raconte pas toute l’histoire. Vous vous êtes battus avec cœur, courage et fierté », a-t-elle écrit.

Son message, largement relayé, a salué l’unité forgée par l’équipe : « Vous avez fait vibrer le Congo, rassemblé des millions de voix et rappelé que notre force réside aussi dans notre unité. » Tout en reconnaissant la douleur de la défaite, elle a insisté sur l’honneur intact : « Une défaite peut faire mal, mais elle ne retire rien à l’honneur ni à la fierté. […] Cette défaite nous renforce et nous prépare aux prochaines victoires plus retentissantes encore. Le meilleur est à venir. »

Tourner la page vers un nouvel objectif mondial

L’aventure en CAN s’achève donc pour les Léopards, mais un autre défi d’envergure les attend déjà. L’équipe devra rapidement se remobiliser pour la finale des barrages intercontinentaux prévue le 31 mars prochain au Mexique. Ce match décisif offrira une ultime chance de qualification pour la Coupe du Monde 2026, un objectif qui demeure plus que jamais prioritaire.

De leur côté, les Fennecs d’Algérie se qualifient pour les quarts de finale et affronteront les Super Eagles du Nigeria, dimanche 11 janvier à Marrakech (17h00 heure de Kinshasa), dans un autre choc magistral de la compétition.

Malgré la déception, le parcours des Léopards, marqué par une solidité collective et des moments de brillance, laisse entrevoir un avenir prometteur. Comme l’a rappelé le Premier ministre, le peuple congolais reste uni derrière ses Léopards, déjà tournés vers l’avenir et la prochaine bataille à livrer sur la scène mondiale.

Par Pascal Kabeya
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À la UneAfrique

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa condamne l’opération américaine au Venezuela

by admin9775 6 janvier 2026
written by admin9775

L’Afrique du Sud, qui entretient déjà des relations très tendues avec Washington, est l’une des voix à s’être élevées pour fermement dénoncer l’opération militaire illégale des États-Unis au Venezuela. Alors que le président Maduro et sa femme, enlevés par les forces américaines, ont comparu brièvement lundi 5 janvier devant un juge fédéral en début de semaine, l’ANC, au pouvoir, appelle à la libération de Maduro et de son épouse. Le président Cyril Ramaphosa a dénoncé « une violation du droit international ». Mais tout le gouvernement de coalition sud-africain n’est pas forcément du même avis, ce qui révèle de profondes divisions en matière de politique étrangère.

L’ANC a publié un long communiqué réclamant la libération immédiate de Nicolas Maduro et de son épouse, et déclarant que « le Venezuela est pris pour cible pour avoir affirmé sa souveraineté sur ses ressources naturelles et pour ses choix de politique économique. »

Cyril Ramaphosa a lui-même pris la parole ce mardi 6 janvier, à l’occasion d’un discours de commémoration d’une figure communiste de la lutte contre l’apartheid, Joe Slovo. Devant un drapeau vénézuélien, le président sud-africain a condamné une attaque américaine qui « porte atteinte à l’intégrité territoriale et à la souveraineté d’un État membre de l’ONU ».

Cependant, l’Alliance démocratique de centre droit, qui appartient pourtant au gouvernement de coalition, ne se retrouve pas dans ces prises de position. Le deuxième parti du pays dénonce « l’hypocrisie » du ministère des Affaires étrangères, qu’il accuse d’avoir fait preuve, en 2022, « de lâcheté diplomatique en fermant les yeux sur la violation de la souveraineté ukrainienne par la Fédération de Russie ». 

Enfin, le parti d’extrême droite Freedom Front Plus, autre partenaire du gouvernement de coalition, est allé encore plus loin, avec son représentant affirmant sur les réseaux sociaux qu’« il faut se réjouir de la fin de l’échec socialiste au Venezuela ».

RFI

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À la UneSport

Avant le choc Algérie-RDC, Desabre et Bakambu affichent une sérénité conquérante

by admin9775 6 janvier 2026
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L’ambiance est déjà à son comble à Rabat. La salle de conférence de presse était archicomble ce lundi, envahie par une nuée de journalistes congolais et algériens, reflétant l’immense attente pour le huitième de finale de la CAN 2025 qui opposera, mardi 6 janvier au Stade Prince Moulay Hassan, les Léopards de la RDC aux Fennecs d’Algérie.

Face à cette effervescence médiatique, le sélectionneur national Sébastien Desabre et le vice-capitaine Cédric Bakambu ont présenté un visage remarquablement serein et déterminé, délivrant un message clair : les Léopards sont prêts au combat.

Desabre : « Nous avons les armes »

Le technicien français a abordé la rencontre avec le pragmatisme et la confiance d’un homme qui croit en son groupe. « Nous avons les armes, à condition de faire un grand match. On ne choisit pas son adversaire. L’Algérie a terminé première de son groupe après une très bonne phase. Nous avons fini deuxièmes du nôtre », a-t-il analysé, reconnaissant la valeur de l’adversaire sans complexe.

Il a transformé ce défi en opportunité : « Quand on joue l’Algérie, comme contre toute autre équipe, c’est toujours une opportunité de mettre en place ce que nous travaillons et de chercher la victoire. Nous allons tout faire pour gagner. » La clé du succès selon lui ? Rester fidèle à leur identité. « Nous savons que nous avons les moyens de passer ce cap, à condition de livrer un grand match et de rester fidèles à ce que nous faisons depuis quelque temps. »

Forte d’une grande flexibilité tactique, l’équipe est prête à s’adapter. « Nous maîtrisons plusieurs systèmes de jeu, que ce soit avec trois ou quatre défenseurs. Les joueurs ont montré qu’ils pouvaient répondre présent, et c’est une vraie satisfaction pour le staff », a-t-il conclu, laissant planer le doute sur son onze de départ.

Bakambu : Un moral au plus haut et une progression tangible

Le vice-capitaine, Cédric Bakambu, a quant à lui incarné la bonne humeur et la cohésion du vestiaire. « Le groupe se sent très bien. Nous préparons ce match depuis plusieurs jours. Le moral est élevé et nous espérons livrer un très bon match », a-t-il assuré.

Il a surtout mis en avant la dynamique positive de l’équipe : « On sent une progression dans le jeu et dans la confiance. À nous de confirmer cela sur le terrain. » Des paroles qui résonnent comme une promesse faite à toute une nation.

Le retour bienvenu d’Arthur Masuaku

Une excellente nouvelle est venue renforcer cette ambiance positive : le latéral Arthur Masuaku a repris l’entraînement avec le groupe après une absence. « Arthur Masuaku est bien revenu, et il s’entraîne déjà avec le groupe. On fera un choix de celui qui va débuter sur ce poste-là, mais Arthur se porte bien », a confirmé Desabre. Son retour offre une option de qualité supplémentaire au staff technique pour un match où chaque détail tactique comptera.

Le coup d’envoi de ce choc des titans sera donné à 17h00, heure de Kinshasa. Les vainqueurs se mesureront en quarts de finale au vainqueur du match Nigeria-Mozambique. Les Léopards, portés par une confiance affichée et le soutien d’une nation, n’ont qu’une idée en tête : continuer d’écrire leur histoire dans cette CAN.

Par Pascal Kabeya
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À la UneEconomie

La DGI lance une nouvelle plaque minéralogique sécurisée : Fin de la polémique après les clarifications du ministère des Finances

by admin9775 6 janvier 2026
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La polémique suscitée par l’annonce, le 2 janvier dernier, du lancement d’une nouvelle plaque minéralogique par la Direction Générale des Impôts (DGI) a été désamorcée ce lundi. Les services du ministère des Finances sont intervenus pour apporter des clarifications essentielles, répondant aux vives inquiétudes de la société civile et des associations d’automobilistes.

Dans un premier communiqué, la DGI avait présenté cette nouvelle plaque « conçue conformément aux normes internationales » comme un outil pour « améliorer la sécurité des automobilistes, harmoniser le système national d’immatriculation et faciliter le contrôle routier ». Une annonce perçue comme un nouveau fardeau financier, intervenant peu après les réformes du permis de conduire et du contrôle technique.

Une mesure progressive, et non une obligation immédiate pour tous

Le point crucial clarifié par le ministère des Finances est le suivant : « le lancement de la nouvelle plaque d’immatriculation ne concerne pas les véhicules déjà immatriculés et en circulation à travers le pays ». L’opération cible exclusivement, dans un premier temps, « tout véhicule destiné à entrer en circulation pour la première fois en RDC », c’est-à-dire tout véhicule neuf ou non encore immatriculé.

Ainsi, il y aura une « coexistence légale de deux types de plaques » jusqu’au lancement du processus de mise en conformité généralisé. Cette précision a pour but d’apaiser les craintes des conducteurs qui redoutaient une obligation de changement immédiat et coûteux.

Une plaque moderne pour lutter contre la fraude

La nouvelle plaque présente plusieurs avancées techniques :

  • Conformité internationale : Elle intègre enfin la codification internationale de la RDC.
  • Sécurité renforcée : Elle est dotée d’un dispositif de sécurité et permet la lecture électronique des données d’identification du véhicule et de son propriétaire, stockées dans une base centrale.
  • Lutte contre la contrefaçon : L’objectif affiché est de « lutter contre la prolifération des fausses plaques minéralogiques émises en dehors du système intégré de la DGI ».

Un calendrier et des coûts définis

Les automobilistes disposent d’une période de transition d’un an. À partir de fin décembre 2026, les propriétaires de véhicules munis de l’ancienne plaque seront invités à se rendre à la DGI pour la « mise en conformité ». Le ministère insiste : il ne s’agira pas d’une réimmatriculation (interdite par le Code de la Route), mais d’un simple changement de plaque, conservant les données initiales.

Les tarifs réduits pour cette opération ont été fixés par arrêté ministériel :

  • 115$ pour l’immatriculation d’un véhicule neuf.
  • 72$ pour le changement de plaque (mise en conformité).
  • 24$ pour la mutation de véhicule.

Sanctions pour les fausses plaques et avantage pour les honnêtes contribuables

Ce processus permettra au gouvernement de détecter les plaques illégales. Les contrevenants s’exposeront à des pénalités pour fraude et devront procéder à une immatriculation légale complète. En revanche, « le propriétaire du véhicule dont la plaque a été obtenue légalement ne paiera que les coûts réduits prévus pour la mise en conformité », souligne le communiqué.

Cette clarification du gouvernement vise à transformer une annonce anxiogène en un projet rationalisé de modernisation administrative, en accordant un délai et des tarifs encadrés aux usagers. Reste à voir si la mise en œuvre sur le terrain sera aussi lisse que la communication.

Par Marius Bopenga
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À la UneMonde

Colombie: le président Petro et les mouvements armés en ébullition après l’opération américaine au Venezuela

by admin9775 6 janvier 2026
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Le président colombien Gustavo Petro, ancien guérillero du M-19, a déclaré ce lundi 5 janvier qu’il était prêt à « reprendre les armes » après les menaces proférées à son encontre par Donald Trump.

Personne ne connaît le degré de préparation de l’administration Trump quant à la suite des évènements au Venezuela, mais pour une partie du monde latino-américain, les faits survenus à Caracas ce week-end sonnent comme un coup de pied dans une fourmilière qui a de la mémoire, et où les fractures sont ancrées.

Le chef d’État de la Colombie voisine, l’ancien guérillero Gustavo Petro, est désormais en mode « branle-bas de combat ». Premier président issu du marxisme dans ce pays historiquement très lié à Washington, il a lui-même été menacé par Donald Trump en des termes on ne peut moins diplomatiques.

Après lui avoir dit samedi qu’il devrait « faire gaffe à ses fesses », l’ami nord-américain est allé par la suite jusqu’à le qualifier d’« homme malade », qui « aime prendre de la cocaïne ». Il avait déjà accablé la Colombie pour ses laboratoires de production.

« Tout commandant des forces armées qui préfère le drapeau américain au drapeau colombien sera immédiatement destitué »

Dans sa réponse à Donald Trump, Gustavo Petro commence, quant à lui, par rappeler sa position sur les stupéfiants, et défend la politique menée par son gouvernement en la matière. Il s’indigne aussi de tout raccourci à son propos, suite aux allusions du président américain relatives à sa supposée consommation de cocaïne.

La suite est d’une toute autre teneur : « J’ai juré de ne plus jamais toucher aux armes après l’accord de paix de 1989, mais pour le bien de mon pays, je reprendrai les armes dont je ne veux plus », promet le chef de l’État, qui avait déjà décrété l’envoi de troupes colombiennes aux frontières avec le Venezuela.

Le président de la Colombie est le commandant suprême des forces armées et de police colombiennes, conformément à la Constitution. Une Constitution qui a 34 ans, à l’élaboration de laquelle mon mouvement a contribué après avoir déposé les armes.

Gustavo Petro ne se fait aucune illusion face à la complexité interne, structurelle, propre à son armée. Il prévient sans ambages : « À compter de cet instant, chaque soldat colombien a un ordre : tout commandant des forces armées qui préfère le drapeau américain au drapeau colombien sera immédiatement destitué. »

J’ai une immense confiance en mon peuple, c’est pourquoi je lui ai demandé de défendre le président contre tout acte de violence illégitime. Pour me défendre, le pouvoir doit être pris dans chaque municipalité du pays. L’ordre donné aux forces de sécurité est de ne pas tirer sur la population, mais sur l’envahisseur.

« Je ne dis pas n’importe quoi, poursuit l’ancien maire de Bogota, j’ai confiance dans le peuple et dans l’histoire de la Colombie, que M. Rubio n’a pas lue », ajoute-t-il, dans une allusion au secrétaire d’État américain monté en première ligne depuis l’enlèvement de Nicolas Maduro, et dont les parents sont des émigrés cubains. Le chef d’État termine par le rappel de références communes : « J’ai confiance dans le soldat qui sait qu’il est un fils de Bolivar et de son drapeau tricolore. Qu’il sache donc qu’il a affaire à un commandant du peuple. Vive la Colombie libre ! Officiers de Bolivar, rompez les rangs et marchez d’un pas victorieux ! »

Depuis le début du deuxième mandat de Donald Trump, les deux dirigeants s’affrontent régulièrement sur des questions comme les droits de douane ou la politique migratoire. La Colombie et les États-Unis sont des alliés militaires et économiques-clés, mais leurs relations sont aujourd’hui au plus bas.

« Les bombardements sur le territoire vénézuélien et la capture de son président dépassent les limites de l’acceptable »

Bien au-delà de Cuba, l’annonce par Washington de frappes aériennes sur Caracas et de la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro a frappé bien des esprits en Amérique latine, du Mexique à l’Argentine et au Chili. Au-delà de la solidarité idéologique affichée par plusieurs gouvernements de gauche, cette opération réactive, dans la région, les craintes liées à l’interventionnisme des États-Unis, et avec elles de grands clivages.

« Les bombardements sur le territoire vénézuélien et la capture de son président dépassent les limites de l’acceptable », estime le président Lula, lui-même ancien résistant, au Brésil. Son homologue mexicaine Claudia Sheinbaum a rappelé la Charte de l’ONU : « Tous les membres de l’organisation s’abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État, ou de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations unies. »

Au Venezuela même, des hommes armés ont été photographiés dimanche 4 janvier dans les rues de la capitale en marge d’une manifestation de soutien au couple Maduro. Et le fils du président, le député Nicolas Maduro Guerra, lui-même visé par la justice américaine, a promis : « Vous nous verrez dans les rues, vous nous verrez aux côtés du peuple, vous nous verrez brandir les bannières de la dignité. Ils veulent nous voir faibles, mais ils ne nous verront pas faibles. »

Des partisans armés du président vénézuélien déchu Nicolas Maduro manifestent à moto à Caracas le 4 janvier 2026.
Des partisans armés du président vénézuélien déchu Nicolas Maduro manifestent à moto à Caracas le 4 janvier 2026. AFP – JUAN BARRETO

Dans une région du monde de longue date divisée, et où Donald Trump a lui-même de fervents soutiens, il est impossible de présager de la suite des évènements. Mais les images d’un Nicolas Maduro exhibé à New York par la DEA et le FBI ne sont pas de nature à calmer les esprits latino-américains les plus anti-impérialistes, ou à panser les plaies du passé.

Indépendamment des dires de Gustavo Petro, dans son propre pays, les guérillas actives à la frontière du Venezuela ont pris la parole, dimanche. L’ELN a dit se joindre à « tous les patriotes, démocrates et révolutionnaires » pour « affronter les plans impériaux contre le Venezuela et les peuples du Sud », et les dissidents des FARC – désormais dissoutes – ont pour leur part averti qu’ils donneraient « jusqu’à la dernière goutte de sang en luttant contre l’empire », « si nécessaire ».

Rien n’a changé, et j’ai peu d’espoirs que les choses s’améliorent, à moins qu’il y ait des élections. Il n’y a que comme ça qu’on arrivera à reprendre le contrôle du pays après 25 ans de tyrannie.

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À la UneAfrique

Présidentielle en Centrafrique: Faustin-Archange Touadéra déclaré vainqueur par l’ANE

by admin9775 6 janvier 2026
written by admin9775

En Centrafrique, l’Autorité nationale des élections (ANE) a annoncé, dans la nuit du lundi 5 au mardi 6 janvier, les résultats provisoires de la présidentielle du 28 décembre. Faustin-Archange Touadéra est déclaré vainqueur avec 76,15% des voix dès le premier tour. De leur côté, Anicet-Georges Dologuélé obtient 14,6% des suffrages et Henri-Marie Dondra 3,19%. Avant l’annonce de ces résultats provisoires, les deux opposants avaient dénoncé des fraudes. La participation s’élève à 52,42%, selon l’ANE. Les résultats définitifs seront donnés par le Conseil constitutionnel le 20 janvier.

En Centrafrique, dans la cour de l’Autorité nationale des élections (ANE), remplie de ministres et de dignitaires arborant les couleurs du parti présidentiel, le président de l’institution, Mathias Morouba, a proclamé les résultats provisoires de l’élection présidentielle, note notre envoyé spécial à Bangui, François Mazet.

Le candidat sortant, Faustin-Archange Touadéra, est crédité de 76,15 % des suffrages exprimés: un score présenté comme un « KO » électoral par son camp. Ces chiffres reposent sur la compilation de 84,39 % des bureaux de vote.

Son principal adversaire, Anicet-Georges Dologuélé doit se contenter de 14,66 % selon ces résultats provisoires. Troisième homme, Henri-Marie Dondra plafonne à 3,19 % des voix. Les autres candidats se partagent le reste : Marcelin Yalemende : 2,13 %. Serge Djorie : 1,87 %. Eddy Kparekouti : 1,04 %. Aristide Briand Reboas : 0,95 %

Une opposition vent debout

Sans attendre, les deux principaux challengers du président sortant ont annoncé qu’ils ne reconnaîtraient pas ces résultats.

Depuis plusieurs semaines déjà, Anicet-Georges Dologuélé et Henri-Marie Dondra dénoncent un processus électoral biaisé, évoquant notamment un « conflit d’intérêts manifeste » entre une haute responsable de l’ANE et la campagne du président Touadéra.

Anicet-Georges Dologuélé affirme que de nombreux dysfonctionnements et irrégularités auraient entaché le scrutin, estimant même que « la vérité des urnes » lui serait favorable.

Demande d’annulation du scrutin

À quelques heures de la proclamation des résultats, Henri-Marie Dondra a repris ces griefs et a appelé à l’annulation « pure et simple » de l’élection ainsi qu’à la dissolution de l’ANE, qu’il juge incapable d’organiser des élections « libres et inclusives ».

« De nombreuses irrégularités de nature à entacher le caractère sérieux des résultats ont pu être relevées et ceci ne saurait passer sous silence. D’ailleurs, les résultats aujourd’hui qui sont proclamés sont à l’image de l’incapacité de la haine que nous avons maintes fois dénoncée dans l’organisation d’élections libres et inclusives », a-t-il déclaré lors de sa conférence de presse.

« Par conséquent, tout en restant légaliste et attaché aux valeurs de la République, le parti Unir appelle à une annulation pure et simple de ces scrutins. Le parti se prépare activement à saisir le Conseil constitutionnel afin d’attaquer les irrégularités ainsi relevées et recommande à ce que l’ANE, qui a prouvé son incompétence, soit dissoute ».

RFI

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Le ministre Muhindo Nzangi dénonce une « occupation structurée » et des « pratiques de terreur » dans l’Est sous contrôle du M23-RDF

by admin9775 6 janvier 2026
written by admin9775

Invité de l’émission Bosolo na Politik, le ministre d’État en charge de l’Agriculture livre un témoignage accablant sur la situation dans les zones contrôlées par les rebelles, évoquant fouet public, travail forcé et spoliation systématique.

La situation dans l’Est de la République Démocratique du Congo, au-delà des affrontements militaires, prendrait la forme d’une occupation systématique marquée par la terreur et la déshumanisation des civils. C’est le constat sévère et sans détour qu’a dressé ce lundi le ministre d’État en charge de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Muhindo Nzangi Butondo, élu de Goma, lors de son passage sur l’émission Bosolo na Politik de Politik TV.

Le ministre a décrit un quotidien de cauchemar pour les populations des zones sous contrôle des rebelles du M23, milicie soutenue par l’armée rwandaise (RDF). Il a dénoncé un « régime de contrainte systématique » où la violence physique et psychologique est érigée en mode de gouvernance.

Le fouet comme instrument de terreur

Parmi les pratiques les plus brutales évoquées, le ministre a pointé l’usage du fouet comme moyen de coercition publique. « Dans certaines zones, des civils sont fouettés publiquement pour intimider la population. La violence est devenue un mode de gestion », a-t-il affirmé, dépeignant une stratégie délibérée de soumission par la peur et l’humiliation.

Enrôlement forcé, travail imposé et spoliation

Au-delà des châtiments corporels, Muhindo Nzangi a dénoncé un système organisé d’exploitation et de négation des libertés fondamentales. Il a évoqué l’enrôlement forcé des jeunes dans les rangs des rebelles, ainsi que le travail imposé aux habitants, contraints sous la menace de participer à des activités au profit des occupants.

Pour le ministre, cette réalité dépasse le cadre d’un simple conflit armé. Il parle d’un « système d’occupation structuré », caractérisé par la spoliation des terres, le pillage des ressources agricoles et l’instauration d’une administration parallèle au service d’intérêts extérieurs. « Les territoires sont transformés en espaces sans droits, où les populations sont privées de toute protection », a-t-il déploré.

Une cause majeure des déplacements de population

Cette politique de terreur et de dépossession serait, selon le ministre, une cause centrale de l’ampleur des déplacements de population dans le Nord-Kivu. « Les civils ne fuient pas uniquement les combats, mais aussi un environnement marqué par l’humiliation et la négation de leur dignité », a-t-il expliqué, soulignant que l’exode est aussi une fuite devant un ordre oppressif.

Appel à un sursaut national

En conclusion, le ministre a réaffirmé son soutien sans faille aux Forces Armées de la RDC (FARDC) et aux groupes d’autodéfense locaux (Wazalendo). Il a lancé un appel solennel à un « sursaut national » pour la restauration de l’autorité de l’État et de l’intégrité territoriale.

« La souveraineté nationale est non négociable. Notre devoir est de tout mettre en œuvre pour que nos compatriotes de l’Est puissent vivre libres et en sécurité sur leur propre sol », a-t-il martelé, appelant à une prise de conscience collective face à une situation qu’il qualifie de déni fondamental des droits humains et de la dignité congolaise.

Ce témoignage direct d’un membre du gouvernement, originaire de la région, apporte un éclairage cru sur la dimension humaine de la crise et renforce l’urgence d’une réponse à la fois sécuritaire, politique et humanitaire.

Par Marius Bopenga
CONGO PUB Online

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