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Équateur: le chef narco «Fito» arrêté par les forces spéciales après un an et demi de cavale

by admin9775 26 juin 2025
written by admin9775

Dix-sept mois après son évasion qui avait lancé un cycle de violence en Équateur, l’ennemi public numéro 1 en Équateur a été capturé, mercredi 25 juin, par les forces de l’ordre. Il était à la tête du groupe narco des Choneros, l’un des deux plus importants et dangereux du pays qui travaillait avec le cartel mexicain de Sinaloa et avait fait de l’Équateur le premier exportateur mondial de cocaïne.

José Adolfo Macias, alias « Fito », est tombé dans la ville de Manta, dans la province de Manabi où a été créé le clan des « Choneros » qu’il dirigeait depuis la clandestinité. C’est dans une cache étroite pour un homme de sa corpulence que José Adolfo Macias a été capturé dans une villa appartenant à l’un de ses proches. Pour y entrer, il fallait activer un mécanisme faisant glisser de côté une partie du plancher sous une table de travail de la cuisine, rapporte notre correspondant à Quito, Éric Samson.

Une information que visiblement détenaient les autorités, selon le ministre de l’Intérieur John Reimberg. « Cette opération de plus de dix heures est un grand succès. Les forces armées ont reçu une information d’Intelligence et le bloc de sécurité s’est déplacé à Manta où Fito a été découvert dans un bunker qu’il avait fait construire », s’est félicité le ministre.

« Fito » était armé mais a choisi de ne pas résister ainsi que les quatre hommes qui assuraient sa sécurité. José Adolfo Macias a été transféré dans une prison de haute sécurité de Guayaquil.

Le président Noboa, sur son compte X, n’a pas caché son désir de l’extrader rapidement aux États-Unis où une cour de justice de Brooklyn l’accuse de sept délits liés au trafic de drogues et d’armes en alliance avec le cartel mexicain de Sinaloa. Il s’agit d’une victoire politique majeure pour le président Daniel Noboa qui n’a pas manqué de l’attribuer à sa nouvelle loi réorganisant les services de renseignement du pays et qui permet d’intercepter les communications privées sans contrôle judiciaire.

En janvier 2024, après l’évasion de Fito du quartier de haute sécurité d’une prison de Guayaquil, l’état d’urgence avait été déclaré en Équateur. L’évasion avait été accompagnée de mutineries dans les prisons, de prises d’otage de gardiens, d’attentats à la voiture piégée et de l’attaque d’un canal de télévision… Adolfo Macias purgeait alors, depuis 2011, une peine de 34 ans de prison pour délinquance organisée, trafic de drogues et assassinat. Il dirigeait le clan des Choneros, composé de plus de 10 000 hommes.

RFI

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26 juin 2025 0 comments
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À la Une

Nord-Kivu : Le calvaire des habitants de Sake la cité martyre

by admin9775 26 juin 2025
written by admin9775

Dans cette cité stratégique aux portes de Goma, la vie n’a plus rien d’ordinaire. Les rues, jadis animées, sont devenues le théâtre d’une terreur systématique. « Rien ne marche ici, la population vit l’enfer », confie sous couvert d’anonymat un habitant, la voix brisée par l’émotion. Son témoignage exclusif dépeint une réalité glaçante, où la survie se mesure au prix de l’humiliation et de la violence.

Une existence sous haute tension

Les champs, naguère source de nourriture et de revenus, sont désormais des no man’s land minés. Impossible pour les paysans de cultiver sans risquer l’explosion. Dans les ruelles de Sake, les exactions se succèdent : pillages, viols, enlèvements. Les auteurs ? Des groupes armés omniprésents – FDLR, M23, ou encore des hommes en uniforme non identifiés – qui imposent leur loi par la terreur.

La « patrouille obligatoire » ou la mort

Parmi les pires cauchemars des habitants : les patrouilles forcées. Chaque nuit, les hommes et jeunes de chaque quartier sont contraints de surveiller leur zone. Refuser équivaut à une condamnation à mort. « L’amende est de 100 000 FC, suivie de 100 coups de fouet. Personne ne survit à ça », murmure notre source. Seuls les sexagénaires, les femmes, les infirmiers et les enseignants échappent à cette corvée mortifère.

Barrages et chasse aux sorcières

Aux barrages, comme celui de Mubambiro, porte d’entrée de Sake, les contrôles sont arbitraires. Tout commentaire politique est interdit. La sentence des milices est sans appel : « Celui qui n’est pas avec nous est contre nous. » Les rafles ciblent particulièrement les jeunes hommes. Un détail suffit pour être accusé d’appartenir aux Wazalendo, FDLR ou FARDC : cheveux longs, tatouages, cicatrices. Les arrestations débouchent souvent sur des disparitions dans des cachots secrets, comme ceux de l’ANR ou de l’Assemblée provinciale de Goma.

L’indifférence qui tue

Alors que la communauté internationale multiplie les réunions d’urgence, les habitants de Sake, eux, meurent en silence. Sans accès à l’aide humanitaire, sous la coupe de bourreaux invisibles, ils survivent dans l’angoisse permanente. « Nous ne sommes plus des êtres humains ici, juste des cibles », conclut amèrement notre interlocuteur.

Dans cette région oubliée, où la guerre a effacé toute trace de normalité, chaque nouveau jour ressemble à un sursis.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UnePolitique

Médiation en RDC-Rwanda : Obasanjo poursuit sa mission après des entretiens avec Tshisekedi

by admin9775 26 juin 2025
written by admin9775

Dans le cadre de sa mission de facilitation régionale, l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo a été reçu ce mercredi par le chef de l’État congolais Félix-Antoine Tshisekedi à la Cité de l’Union africaine à Kinshasa. Cette rencontre intervient après son entretien avec le président rwandais Paul Kagame à Kigali, marquant une nouvelle étape dans les efforts diplomatiques pour désamorcer la crise entre les deux pays.

Un dialogue approfondi sur les solutions durables

Pendant près de deux heures, le médiateur désigné conjointement par la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) et la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) a échangé avec le président congolais sur les mécanismes possibles pour :

  • Apaiser les tensions bilatérales
  • Mettre fin aux affrontements armés dans l’Est de la RDC
  • Jeter les bases d’une paix durable dans la région

« Les discussions évoluent de manière encourageante », a déclaré Obasanjo à l’issue de l’entretien, tout en reconnaissant la complexité du dossier.

Coordination avec les autres initiatives internationales

Le facilitateur a salué les efforts parallèles déployés par :
✓ Les États-Unis (à travers leur envoyé spécial)
✓ Le Qatar (impliqué dans des pourparlers discrets)

Il a assuré que ces différentes initiatives seraient harmonisées pour une approche cohérente sous l’égide des mécanismes régionaux africains.

Prochaine étape : consultation à Lomé

La tournée diplomatique d’Obasanjo se poursuivra au Togo où il rencontrera :

  • Le président Faure Gnassingbé, médiateur désigné par l’Union africaine
  • Les experts techniques de la CEDEAO

Objectif : faire le point sur les avancées avant de potentialiser une feuille de route commune.

Analyse : Cette séquence diplomatique intensive intervient alors que la région connaît une recrudescence des tensions, avec des accusations récurrentes de la RDC contre le Rwanda quant à son soutien présumé au M23. Les observateurs notent toutefois une volonté apparente des parties de privilégier désormais le dialogue, après des mois d’escalade verbale.

Prochain rendez-vous : Les capitales occidentales attendent avec intérêt le rapport complet du médiateur qui devrait être présenté avant le sommet extraordinaire de la SADC prévu en juillet.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

Les réseaux mafieux tentent en vain de salir l’Inspecteur Général des Finances Alingete Jules K. en retraite son héritage

by admin9775 25 juin 2025
written by admin9775

La mise à la retraite avec honorariat et éméritat de l’Inspecteur Général des Finances (IGF), Jules Alingete, ne passe pas inaperçue. Cet homme intègre, surnommé le « Superflic des Finances Publiques Congolaises », a mis en difficulté pendant cinq ans les réseaux mafieux qui sévissent dans les sphères financières du pays. Aujourd’hui, ces mêmes criminels financiers semblent déterminés à ternir son image, mais se heurtent à un mur de silence et de dignité.

Un héros anticorruption en retraite

Jules Alingete, connu pour son intransigeance et son professionnalisme, a marqué son passage à l’IGF par des enquêtes implacables contre la fraude fiscale, la corruption et les détournements de fonds publics. Ses actions ont permis de récupérer des milliards de dollars pour l’État congolais et ont placé plusieurs personnalités influentes face à leurs responsabilités.

Sa retraite, bien que méritée après des années de service exemplaire, a été accueillie avec amertume par ceux qui voient en lui un obstacle à leurs activités illicites.

Des campagnes de diffamation vouées à l’échec

Depuis son départ, des articles mensongers et des rumeurs infondées circulent régulièrement dans certains médias, cherchant à salir sa réputation. Pourtant, ces tentatives désespérées se brisent contre le « mur de silence de marbre » que l’ancien IGF oppose à ses détracteurs.

« On répond aux imbéciles par le silence », aurait déclaré Alingete, selon des sources proches de lui. Cette posture digne et ferme a rendu vaines toutes les attaques visant à discréditer son travail et son intégrité.

Un héritage indélébile

Malgré les manœuvres des criminels financiers, l’héritage de Jules Alingete reste intact. Les Congolais se souviennent de lui comme d’un homme intègre, qui a osé défier les puissants pour assainir les finances publiques. Son départ marque la fin d’une ère, mais son exemple continue d’inspirer une nouvelle génération de fonctionnaires déterminés à lutter contre la corruption.

Alors que la RDC poursuit son combat pour la transparence et la bonne gouvernance, le nom d’Alingete restera gravé dans l’histoire comme celui d’un véritable gardien des deniers publics.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Les Banyamulenge brisent le silence : « Le Rwanda nous instrumentalise, nous ne sommes pas ses otages »

by admin9775 25 juin 2025
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Dans une déclaration rare et ferme, la communauté banyamulenge, souvent perçue comme un pion dans le conflit qui déchire l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), a dénoncé avec force les manipulations du Rwanda. Par la voix de l’Honorable Ennoc Sebineza, son représentant, elle accuse Kigali d’exploiter les tensions ethniques pour justifier son ingérence militaire et politique en territoire congolais.

« Le Rwanda détruit notre vivre-ensemble »

« Le Rwanda prétend nous défendre, mais c’est un mensonge. Il ne fait que diviser pour mieux régner, sapant les fondements de la cohésion entre les communautés congolaises », a affirmé Sebineza, visiblement ému. Ce discours marque une rupture avec le silence habituel d’une minorité longtemps instrumentalisée dans les conflits régionaux.

Depuis des années, le Rwanda justifie ses interventions en RDC en invoquant la protection des Tutsi congolais, dont les Banyamulenge. Mais selon des rapports onusiens et des ONG locales, cette rhétorique masque une stratégie plus large : affaiblir la souveraineté congolaise tout en consolidant son emprise sur les richesses minières du Kivu.

Une communauté prise en étau

Les Banyamulenge paient un lourd tribut à cette instrumentalisation. Associés à tort aux groupes armés soutenus par Kigali, comme le M23, ils subissent des représailles de la part d’autres communautés, exacerbant les fractures ethniques. « Ceux qui nous agressent savent que nous avons été manipulés. Le Rwanda a construit son influence sur cette division, mais ce sont nos familles qui souffrent », déplore Sebineza.

Sur le terrain, la situation est explosive. Malgré les dénégations de Kigali, le M23 – dont les liens avec le Rwanda sont documentés – multiplie les attaques contre l’armée congolaise et les civils, alimentant un cycle de violences et de déplacements massifs.

Un appel à l’unité congolaise

Face à cette escalade, les Banyamulenge lancent un message clair : ils refusent d’être les otages d’un conflit qu’ils ne soutiennent pas. « Nous ne voulons pas de cette guerre. Nous sommes Congolais et voulons vivre en paix avec nos voisins », insiste Sebineza.

Cette prise de parole intervient dans un contexte régional tendu, alors que les diplomates s’activent pour relancer des négociations de paix. Elle met en lumière la complexité d’un conflit où les civils, quelles que soient leurs origines, restent les premières victimes des calculs géopolitiques.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UneAfrique

Paul Kagame met fin aux rumeurs sur son état de santé lors d’une rencontre avec Olusegun Obasanjo

by admin9775 25 juin 2025
written by admin9775

Le président rwandais Paul Kagame a fait une réapparition publique remarquée ce mardi, mettant un terme à plusieurs jours de spéculations concernant son état de santé. Accueillant l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo au Village Urugwiro, à Kigali, Kagame a ainsi dissipé les rumeurs, parfois extravagantes, qui avaient circulé ces derniers jours, allant jusqu’à évoquer une grave maladie, voire son décès.

Au cours de cette rencontre, les deux dirigeants ont échangé sur des questions régionales, notamment la crise sécuritaire qui secoue l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Une discussion d’autant plus symbolique que les rumeurs concernant Kagame avaient principalement émergé en RDC, où certaines voix hostiles ont régulièrement recours à ce type de désinformation pour discréditer le président rwandais.

Une habitude dans les cercles d’opposition

Ce n’est en effet pas la première fois que de telles allégations circulent. Déjà, lors des tensions politiques entourant la candidature pour un troisième mandat de l’ancien président Jospeh Kabila des rumeurs similaires l’avaient accusé d’être mentalement instable, voire décédé. Pour les observateurs, ces campagnes reflètent moins une réalité qu’une tactique de déstabilisation, voire une forme de défouloir dans certains milieux hostiles à Kagame.

Retour sur la scène politique avant un accord clé

Cette réapparition intervient à un moment crucial pour la région, alors qu’un accord de paix, prévu pour signature le 27 juin à Washington, pourrait marquer un tournant dans les relations entre les pays des Grands Lacs. La présence active de Kagame dans ce contexte semble vouloir rappeler son rôle central dans les dynamiques géopolitiques régionales.

Ainsi, après des jours de silence médiatique, le chef de l’État rwandais a choisi une sortie diplomatique pour clore les polémiques – tout en recentrant l’attention sur les enjeux politiques et sécuritaires qui attendent la région.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneMonde

Donald Trump affirme que l’Iran et Israël ont chacun violé le cessez-le-feu

by admin9775 24 juin 2025
written by admin9775

Malgré l’annonce dans la nuit par Donald Trump de « l’entrée en vigueur du cessez-le-feu » entre l’Iran et Israël, les tensions ne faiblissent pas entre les deux pays. Quelques heures après cette annonce, l’armée israélienne affirme avoir intercepté un missile iranien dans le nord du pays et promet une riposte.

Le président Donald Trump déclare qu’Israël et l’Iran ont violé les termes du cessez-le-feu en menant des attaques après la date limite fixée tôt mardi pour mettre fin aux hostilités. Dans des déclarations faites aux journalistes à la Maison Blanche, avant son départ pour le sommet de l’OTAN à La Haye, Donald Trump a exprimé sa déception face à la poursuite des attaques. « Ils [les Iraniens] ont violé [le cessez-le-feu], mais Israël l’a violé aussi », a déclaré le président américain. Il a ajouté : « Je ne suis pas content d’Israël. »

Puis, dans un message en lettres capitales destiné au président israélien, Benyamin Nétanyahou, il a ajouté, sur Truth Social : « Israël. Ne lâchez pas ces bombes. Si vous le faites, ce sera une grave violation. Rappelez vos pilotes, immédiatement ! Donald J. Trump, président des Etats-Unis ».

Cessez-le-feu entre Israël et l’Iran : la situation reste « volatile et instable », estime Emmanuel Macron

L’« appel » à un cessez-le-feu entre Israël et l’Iran par Donald Trump est une « très bonne chose », mais la situation reste « volatile et instable », a déclaré, mardi, le président français, Emmanuel Macron. « Il y a eu des déclarations importantes et tout à fait positives pour appeler chacun à revenir à la table des discussions et à ce que le feu cesse, mais les dernières minutes ont montré que la situation demeurait très fragile », a ajouté le chef de l’Etat, à Oslo.

Israël et l’Iran s’accusent mutuellement de ne pas respecter le cessez-le-feu

Un missile lancé depuis l’Iran en direction d’Israël est visible depuis Tubas, en Cisjordanie occupée par Israël, le 24 juin 2025.
Un missile lancé depuis l’Iran en direction d’Israël est visible depuis Tubas, en Cisjordanie occupée par Israël, le 24 juin 2025. RANEEN SAWAFTA / REUTERS

L’armée israélienne a affirmé, mardi matin, avoir détecté des tirs de missiles iraniens en direction de son territoire après l’annonce par le président américain, Donald Trump, de l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu entre les deux pays. Le ministre de la défense israélien, Israel Katz, a dit avoir donné instruction à l’armée de répondre avec force à « cette violation du cessez-le-feu par des frappes de haute intensité contre des cibles du régime au cœur de Téhéran ».

En fin de matinée, un porte-parole du commandement des forces armées iraniennes cité par la télévision d’Etat a accusé Israël d’avoir mené des frappes sur le territoire de l’Iran jusqu’au matin, soit après l’annonce d’un cessez-le-feu, sans donner de détails.

Le Monde

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À la UneSociété

Gestion des fonds miniers : l’ODEP dénonce un scandale financier et une trahison envers les communautés locales

by admin9775 24 juin 2025
written by admin9775

L’Observatoire de la Dépense Publique (ODEP) a rendu public ce lundi une analyse accablante du rapport d’audit de la Cour des comptes sur la gestion des fonds destinés aux communautés locales dans le secteur minier. Les conclusions révèlent des manquements massifs, des fraudes et une mauvaise gouvernance qui privent les populations de ressources vitales.

Un manque à gagner de 150 millions USD

Entre 2018 et 2023, seulement 213 millions USD sur les 310 millions attendus ont été effectivement versés par les entreprises minières au titre de la dotation de 0,3 % de leur chiffre d’affaires, prévue par le Code minier. Ce déficit de près de 100 millions USD s’explique en partie par des déclarations frauduleuses : certaines sociétés ont sciemment sous-évalué leurs revenus pour réduire leurs contributions, engendrant un préjudice supplémentaire de 50 millions USD.

Plus grave encore, l’ODEP a constaté des écarts de 16 milliards USD entre les chiffres déclarés aux services fiscaux et ceux transmis aux structures locales (DOTs), soulignant une opacité systémique.

Détournements et gestion chaotique des DOTs

Sur 70 entreprises minières recensées, seules 46 DOTs (structures de gestion locale des fonds) ont été mises en place, et leur fonctionnement est marqué par des irrégularités :

  • Dépenses injustifiées et non documentées ;
  • Marchés publics attribués sans appel d’offres ;
  • Détournements purs et simples, comme les 47 500 USD disparus à la DOT de Shituru Mining Corporation.

La répartition légale des fonds – 90 % pour les projets communautaires, 6 % pour les DOTs et 4 % pour la supervision – est rarement appliquée, privant les populations d’écoles, de centres de santé et d’infrastructures de base.

L’ODEP exige des réformes immédiates

Pour Florimond Muteba Tshitenge, président de l’ODEP, ce mécanisme censé réparer les inégalités s’est transformé en « trahison » envers les communautés locales. L’organisation réclame :

  1. Une plateforme numérique pour tracer les versements et l’utilisation des fonds ;
  2. Des sanctions contre les entreprises défaillantes ;
  3. La formation des comités locaux pour une gestion transparente ;
  4. Un cadre légal renforcé, incluant la société civile dans le processus.

Enfin, l’ODEP plaide pour des audits citoyens indépendants afin de rétablir la confiance dans un système miné par la corruption. « Les richesses minières doivent bénéficier aux populations, et non à une poignée d’acteurs malhonnêtes », conclut le rapport.

Une affaire à suivre, alors que la pression monte pour une véritable redevabilité dans la gestion des ressources naturelles de la RDC.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

Le coordonnateur des secours d’urgence de l’ONU en RDC pour discuter des défis humanitaires urgents auxquels le pays est confronté

by admin9775 24 juin 2025
written by admin9775

Tom Fletcher, Secrétaire général adjoint des Nations unies aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d’urgence, au Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) est arrivé à Kinshasa lundi 23 juin pour une visite de quatre jours.

Il rencontre les dirigeants du pays, les travailleurs humanitaires et les communautés touchées par le conflit dans l’Est de la RDC.

M. Fletcher s’est entretenu, le même lundi, avec la ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, et d’autres hauts fonctionnaires.

Ils ont discuté des défis humanitaires urgents auxquels le pays est confronté, notamment les déplacements, l’accès à l’aide vitale et la protection des civils dans les zones touchées par le conflit.

Tom Fletcher a salué la résilience du peuple congolais et a réitéré l’engagement de l’ONU à travailler main dans la main avec les autorités congolaises et les partenaires locaux pour soutenir la réponse humanitaire et promouvoir la stabilité dans le pays.

Radio okapi

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À la UneSociété

Le Gouvernement congolais répond aux propositions du CNSA sur les prisonniers politiques et le dialogue

by admin9775 23 juin 2025
written by admin9775

Le gouvernement de la République Démocratique du Congo, par la voix du ministre intérimaire de la Justice Samuel Mbemba, a opposé une fin de non-recevoir partielle aux recommandations du Conseil National de Suivi de l’Accord (CNSA) concernant la libération des prisonniers politiques en amont du dialogue avec le Rwanda.

Lors d’une déclaration solennelle faite ce lundi à Kinshasa, le Garde des Sceaux a réaffirmé l’attachement des autorités congolaises aux principes intangibles de la justice transitionnelle. « Il existe des standards internationaux en matière de dialogue dans les pays en conflit. Ces standards prévoient notamment que la vérité doit être établie à travers des procès aboutis et que les victimes doivent être identifiées avant toute réparation », a martelé le ministre Mbemba.

Cette position gouvernementale intervient alors que le CNSA, réuni en session ordinaire les 17 et 19 juin derniers sous la présidence de Joseph Olenghankoy Mukundji, avait plaidé pour des mesures d’apaisement incluant la libération des détenus politiques et la levée des restrictions judiciaires. Le Conseil justifait ces recommandations par la nécessité de créer un climat de confiance propice au dialogue, dans un contexte où l’Est du pays subit depuis trois ans l’occupation des combattants du M23 soutenus par l’armée rwandaise.

Le ministre de la Justice a cependant reconnu l’urgence de la situation, tout en insistant sur la nécessité de ne pas sacrifier la justice sur l’autel de la réconciliation. « Nous comprenons les préoccupations du CNSA, mais nous devons trouver un équilibre entre les impératifs de paix et les droits inaliénables des victimes », a-t-il déclaré, laissant entrevoir la possibilité d’examens au cas par cas plutôt qu’une amnistie générale.

Cette prise de position ouvre un débat crucial sur l’articulation entre justice et processus de paix, alors que la communauté internationale suit avec attention l’évolution de la crise dans la région des Grands Lacs. Les prochains jours devraient voir se multiplier les consultations entre les différentes parties prenantes pour tenter de trouver une voie médiane acceptable par tous.

Alors que le président Tshisekedi poursuit ses efforts diplomatiques avec le Rwanda dans le cadre des pourparlers de Doha et Washington, cette question épineuse des prisonniers politiques pourrait constituer un point de friction déterminant dans la recherche d’une solution durable à la crise sécuritaire qui mine l’Est du pays depuis des années.

La balle est désormais dans le camp des autorités congolaises, qui devront trancher entre les exigences de justice et les nécessités politiques du moment, dans un contexte où chaque décision est scrutée à la fois par la population congolaise et par la communauté internationale.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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