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À la Une

À la UneMonde

Suspension de l’aide militaire américaine à l’Ukraine: la Pologne juge la situation «très grave»

by admin9775 5 mars 2025
written by admin9775

La situation créée par la suspension de l’aide militaire américaine à l’Ukraine est «très grave», a déclaré mardi 4 mars le porte-parole du ministère polonais des Affaires étrangères.

« Il s’agit d’une décision très importante et la situation est très grave », a déclaré Pawel Wronski à la presse, soulignant que cette décision d’« une grande importance politique » a été prise « sans aucune information ni consultation » ni des alliés de l’Otan, ni du groupe de Ramstein qui réunit les pays aidant l’Ukraine.

« La décision du président Donald Trump de suspendre l’aide à l’Ukraine et les conséquences de cette décision », ont également constitué le sujet d’un entretien téléphonique mardi entre les ministres polonais et ukrainien des Affaires étrangères Radoslaw Sikorski et Andriï Sybiga, a indiqué le ministère polonais sur X.

Alliée fidèle de l’Ukraine, la Pologne se décrit comme un relais important pour le soutien logistique de l’aide occidentale fournie à Kiev. Selon les autorités de Varsovie, jusqu’à 95% de cette aide passe par la Pologne.

Les États-Unis n’ont pas perdu de temps pour tenir leurs promesses. Alors que Donald Trump annonçait hier les interruptions de livraisons américaines en soutien à l’Ukraine, la Pologne en constate déjà les effets, rapporte notre correspondant à Varsovie, Adrien Sarlat.

Les véhicules affrétés pour réceptionner l’aide américaine à l’aérodrome de Rzeszow sont restés vides ce mardi matin. Depuis trois ans, ce petit aéroport permettait de faire transiter l’aide militaire et humanitaire à l’Ukraine voisine via le hub logistique de Jasionka.

Le Premier ministre polonais Donald Tusk a appelé tous les ministères à collaborer face à cette situation exceptionnelle : « Aujourd’hui nous n’avons aucune raison de penser que la suspension de l’aide américaine à l’Ukraine ne sont que des paroles en l’air. Les rapports qui nous parviennent de la frontière et de notre hub à Jasionka. Et évidemment cela met l’Europe, l’Ukraine et la Pologne dans une situation plus difficile ». 

Jusqu’ici, la Défense polonaise reposait en partie sur le parapluie américain. Mais les dernières déclarations de Donald Trump donnent tout leur sens aux 4% du PIB que le pays investit depuis trois ans, pour tendre vers l’indépendance stratégique et militaire.   

« Il faut qu’on accélère radicalement la cadence. Dans une semaine nous allons peut-être adopter un projet de loi qui nous facilitera encore davantage les investissements dans la Défense et l’industrie d’armement. » 

Depuis l’invasion de l’Ukraine, la Pologne et les pays baltes avaient fait des questions de Défense européenne leur priorité. Aujourd’hui, Varsovie assure de ne plus avoir à convaincre ses partenaires européens de s’aligner face à l’urgence de la situation.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

L’Allemagne suspend sa coopération financière avec le Rwanda en raison de son implication dans la déstabilisation de l’Est de la RDC

by admin9775 4 mars 2025
written by admin9775

L’Allemagne a annoncé, via le compte X de son ministère des Affaires étrangères, la suspension de ses nouveaux engagements financiers et la révision de sa coopération bilatérale au développement avec le Rwanda. Cette décision fait suite à des preuves confirmant que les troupes rwandaises opèrent toujours dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) et soutiennent activement le groupe rebelle M23, violant ainsi la souveraineté territoriale de la RDC.

Les raisons principales de cette décision sont les suivantes :

  1. Violation de la souveraineté de la RDC : Les actions des troupes rwandaises et leur soutien au M23 constituent une ingérence directe dans les affaires intérieures de la RDC.
  2. Implication dans la déstabilisation régionale : Le Rwanda est accusé de participer à l’instabilité persistante dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, notamment par le biais de l’offensive continue du M23 et de la prise de territoires stratégiques, comme l’aéroport de Kavumu et la ville de Bukavu.
  3. Manquement aux engagements internationaux : Le Rwanda n’a pas répondu de manière satisfaisante aux demandes d’explications de l’Allemagne, malgré la convocation de son ambassadeur à Berlin pour clarifier son rôle dans le soutien au M23.

Impact sur l’économie rwandaise :
La suspension des engagements financiers et la révision de la coopération au développement par l’Allemagne pourraient avoir des conséquences significatives sur l’économie rwandaise. En effet, le Rwanda dépend en partie de l’aide internationale et des partenariats bilatéraux pour financer des projets de développement dans des secteurs clés tels que l’éducation, la santé et les infrastructures. La perte de ces fonds pourrait ralentir la croissance économique et limiter la capacité du gouvernement à mettre en œuvre des programmes sociaux et économiques essentiels.

De plus, cette décision pourrait inciter d’autres pays ou organisations internationales à revoir leur soutien financier au Rwanda, ce qui aggraverait les pressions économiques. Les investisseurs étrangers pourraient également être dissuadés par l’instabilité politique et les sanctions internationales, réduisant ainsi les flux de capitaux et les opportunités de développement économique.

Cette décision intervient après que l’Allemagne, le 4 mars, a imposé des sanctions contre le Rwanda pour son implication dans la crise en RDC. Ces mesures s’inscrivent dans un contexte plus large de préoccupations internationales. En effet, le Groupe de contact international pour la région des Grands Lacs, composé de pays tels que la Belgique, les États-Unis, la France, et l’Union européenne, a récemment exprimé sa vive inquiétude face à la détérioration de la situation dans l’Est de la RDC. Ce groupe a condamné avec fermeté les actions du M23, de l’Alliance Fleuve Congo (AFC) et de la Force de défense rwandaise (FDR), soulignant leur responsabilité dans l’escalade des violences.

La décision de l’Allemagne de suspendre sa coopération financière avec le Rwanda est motivée par des preuves tangibles de son implication dans des activités déstabilisatrices en RDC, ainsi que par le non-respect des principes de souveraineté et de stabilité régionale. Les conséquences économiques pour le Rwanda pourraient être graves, affectant à la fois les projets de développement et la confiance des investisseurs internationaux.

MN

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À la UneMonde

États-Unis: Donald Trump suspend les aides militaires à l’Ukraine

by admin9775 4 mars 2025
written by admin9775

Le président américain Donald Trump a ordonné ce lundi 3 mars une pause dans l’aide militaire des États-Unis à l’Ukraine dans le cadre du conflit avec la Russie, après l’altercation de vendredi dernier avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky.

Le président américain Donald Trump a ordonné une pause dans l’aide militaire des États-Unis à l’Ukraine après l’altercation de vendredi dernier avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, a indiqué ce lundi 3 mars au soir un responsable de la Maison Blanche.

« Nous faisons une pause et réexaminons notre aide pour nous assurer qu’elle contribue à la recherche d’une solution », a déclaré le responsable sous couvert d’anonymat, en soulignant que les États-Unis avaient « besoin que nos partenaires s’engagent, eux aussi, à atteindre l’objectif » de la paix. 

Cette décision a été prise après une réunion à la Maison Blanche lundi après-midi avec les responsables chargés de la défense, Pete Hegseth, et de la diplomatie, Marco Rubio, ainsi que les principaux conseillers du président Donald Trump.

Des livraisons d’armes en suspens

« Ce n’est pas une fin permanente de l’aide, c’est une pause », a déclaré un autre responsable américain, également sous couvert de l’anonymat et cité par la chaîne Fox News. Selon Bloomberg, tous les équipements militaires américains n’ayant pas encore été envoyés à l’Ukraine sont « gelés », dont les armes actuellement en transit par voie aérienne ou maritime et les armes se trouvant dans des zones de transit en Pologne.

L’aide militaire américaine a été approuvée sous l’ancienne administration de Joe Biden. Selon le département d’État américain, les États-Unis ont fourni, du 24 février 2022 au 20 janvier 2025, « 65,9 milliards de dollars en assistance militaire » à l’Ukraine. Interrogé à ce sujet plus tôt lundi, Donald Trump n’avait pas répondu clairement, mais indiqué que des discussions se tenaient « en ce moment même ». S’exprimant devant des journalistes à la Maison Blanche, il avait de nouveau estimé que Volodymyr Zelensky devait se montrer « plus reconnaissant » à l’égard du soutien des États-Unis. 

Le vice-président accuse Zelensky

Le vice-président des États-Unis, JD Vance, s’est quant à lui dit convaincu ce lundi que le dirigeant ukrainien Volodymyr Zelensky finirait par accepter de discuter de la paix avec la Russie, après le fiasco de sa rencontre vendredi avec Donald Trump. Dans un entretien à la chaîne Fox News, il a estimé que le président ukrainien avait « montré un refus clair de s’engager dans le processus de paix » souhaité par le président américain. « Je pense que Zelensky n’y était pas encore, et je pense, franchement, qu’il n’y est toujours pas, mais je pense qu’il finira par y arriver. Il le faut », a affirmé le vice-président dans cet entretien enregistré avant l’annonce d’une pause dans l’aide militaire américaine à l’Ukraine.

Interrogé pour savoir si la porte de la Maison Blanche restait ouverte, il a répondu: « Le président Trump a dit clairement et constamment que la porte était ouverte tant que Zelensky est prêt à parler sérieusement de paix ». Mais « on ne peut pas venir dans le Bureau ovale ou ailleurs et refuser de discuter ne serait-ce que des détails d’un accord de paix », a-t-il dit, en rappelant que Russes et Ukrainiens devront faire des concessions.

Le vice-président américain s’en est encore pris aux Européens les appelant à être « réalistes », plaidant le fait que « cette guerre ne peut pas durer indéfiniment ».

RFI via CONGO PUB Onlinr

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À la UneAfrique

Le Canada dénonce les atrocités en RDC et impose des sanctions contre le Rwanda

by admin9775 4 mars 2025
written by admin9775

Ottawa annonce des mesures économiques et diplomatiques tout en allouant 15 millions de dollars d’aide humanitaire pour les victimes du conflit.

Le gouvernement canadien a condamné ce lundi les atrocités généralisées commises dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), y compris les attaques contre les civils, les personnes déplacées, les humanitaires et les soldats de la paix. Dans un communiqué officiel, Ottawa a également exprimé sa « profonde » préoccupation face aux violences sexuelles systématiques infligées aux femmes et aux filles dans le cadre du conflit. En réponse, le Canada a annoncé des sanctions contre le Rwanda, qu’il accuse de violer la souveraineté de la RDC, tout en débloquant une aide humanitaire de 15 millions de dollars pour les populations affectées.

L’est de la RDC est en proie à un conflit prolongé marqué par des violences intercommunautaires, des activités de groupes armés et des tensions régionales. Le Rwanda est accusé par plusieurs rapports internationaux de soutenir des milices actives dans la région, ce qui alimente les tensions et exacerbe la crise humanitaire. Les civils, en particulier les femmes et les enfants, sont les premières victimes de ces violences, avec des rapports faisant état de massacres, de déplacements forcés et de violences sexuelles généralisées.

La décision :

Le Canada a annoncé une série de mesures en réponse à la situation :

  1. Sanctions contre le Rwanda :
    • Suspension des licences d’exportation de marchandises et de technologies contrôlées vers le Rwanda.
    • Arrêt des nouvelles activités commerciales de gouvernement à gouvernement avec le Rwanda.
    • Révision de la participation canadienne aux événements internationaux organisés au Rwanda.
    • Suspension du soutien aux missions commerciales impliquant le secteur privé rwandais.
  2. Aide humanitaire :
    • Octroi de 15 millions de dollars américains pour soutenir les populations touchées par la crise dans l’est de la RDC.
  3. Diplomatie :
    • Convocation du haut-commissaire du Rwanda au Canada pour l’informer des mesures prises.
    • Soutien renouvelé à la Cour pénale internationale (CPI), qui enquête sur les crimes commis dans la région.

Motivation :

Le gouvernement canadien a justifié ces mesures par la nécessité de répondre aux violations flagrantes des droits humains et du droit international humanitaire. Les atrocités commises dans l’est de la RDC, notamment les violences sexuelles systématiques et les attaques contre les civils, ont été qualifiées d’« odieuses » et de « contraires aux obligations internationales ».

Ottawa a également souligné que les actions du Rwanda dans la région constituent une violation manifeste de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC. Les sanctions visent à exercer une pression diplomatique et économique pour inciter le Rwanda à cesser son implication dans le conflit.

En parallèle, l’aide humanitaire de 15 millions de dollars témoigne de l’engagement du Canada à soutenir les populations vulnérables et à répondre aux besoins urgents des victimes du conflit.

Réactions :

  • Communauté internationale : Le Canada a salué les efforts de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), de la Communauté de l’Afrique orientale (EAC) et de l’Union africaine (UA) pour trouver une solution pacifique au conflit.
  • Rwanda : Aucune réaction officielle n’a encore été enregistrée, mais la convocation du haut-commissaire rwandais laisse présager des tensions diplomatiques.
  • ONG et défenseurs des droits humains : Les organisations humanitaires ont accueilli favorablement l’aide canadienne, tout en appelant à une action internationale plus robuste pour protéger les civils.

Perspectives :

Le Canada a exhorté toutes les parties prenantes à honorer leurs engagements dans le cadre des processus de paix de Luanda et de Nairobi. Ottawa a également appelé à une collaboration régionale pour répondre aux causes profondes du conflit, notamment la gestion des ressources naturelles et les tensions intercommunautaires.

Les mesures annoncées pourraient influencer d’autres pays à renforcer leur position contre les violations des droits humains en RDC, tout en incitant le Rwanda à revoir son rôle dans la région.

Face à une crise humanitaire et sécuritaire complexe, le Canada a choisi de combiner sanctions diplomatiques et soutien humanitaire pour répondre aux besoins immédiats tout en exerçant une pression sur les acteurs responsables. Cette décision reflète l’engagement d’Ottawa à défendre les droits humains et à soutenir les efforts internationaux pour la paix et la justice.

MN

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À la UneProvince

Bukavu sous tension : affrontements entre Wazalendo et rebelles du M23 plongent la ville dans la peur

by admin9775 3 mars 2025
written by admin9775

Ce lundi 3 mars, la ville de Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, a été le théâtre de violents affrontements entre les combattants Wazalendo et les rebelles du M23. Dès l’aube, de fortes détonations ont retenti dans plusieurs quartiers, plongeant la ville dans une atmosphère de peur et de prudence. Les habitants, confinés chez eux, ont vécu des heures d’angoisse avant qu’un calme précaire ne s’installe en fin de matinée.

Une matinée sous le signe de la peur

Les premiers coups de feu ont été entendus aux alentours de 6 heures du matin, selon des témoignages recueillis sur place. « Nous avons entendu des tirs, mais il est difficile de savoir exactement ce qui se passe », raconte un habitant de la commune de Kadutu, l’une des zones les plus touchées. Les combats ont opposé les Wazalendo, des miliciens Mai-Mai, aux rebelles du M23 positionnés sur la colline de Karhale, qui surplombe la partie ouest de la ville.

Les Wazalendo, dont l’incursion en ville a été signalée tôt dans la matinée, ont lancé un assaut sur une position du M23 avant de se replier après plusieurs heures d’affrontements. Bien qu’un calme relatif soit revenu vers 11 heures, les rues de Bukavu sont restées désertes pendant une grande partie de la journée, les habitants préférant rester à l’abri chez eux.

Une ville paralysée

Les activités économiques et sociales ont été fortement perturbées. Les marchés, bien qu’ouverts, ont connu une fréquentation très faible, loin de leur animation habituelle. Les parents, pris de panique, ont préféré garder leurs enfants à la maison, et les écoles sont restées vides. La circulation, timide, a repris progressivement, mais l’atmosphère reste tendue.

« Nous vivons dans la peur constante. Chaque détonation nous rappelle que la guerre n’est jamais loin », confie une mère de famille résidant dans le quartier de Kadutu.

Un bilan encore incertain

À la fin de la matinée, le bilan de ces affrontements restait inconnu. Aucune information officielle n’a été communiquée sur d’éventuelles victimes ou dégâts matériels. Le nouveau maire de la ville, désigné par la rébellion, a appelé la population à vaquer à ses occupations, tentant de rassurer les habitants. Cependant, beaucoup restent sceptiques face à ce discours, craignant une reprise des violences.

Contexte sécuritaire volatile

Ces événements s’inscrivent dans un contexte sécuritaire déjà très fragile dans la région du Sud-Kivu. Le M23, un groupe rebelle réapparu en 2021, continue de semer la terreur dans plusieurs zones de l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC). Les Wazalendo, quant à eux, sont des milices locales souvent présentées comme des « défenseurs des communautés », mais leur rôle et leurs actions restent controversés.

La population civile, prise en étau entre ces différents groupes armés, paie le prix fort de ces conflits. Les déplacements massifs, les violences et les perturbations économiques sont devenus le quotidien de milliers de familles.

Appel à l’action

Face à cette situation, les organisations de la société civile et les défenseurs des droits de l’homme appellent à une intervention urgente des autorités nationales et de la communauté internationale. « Il est temps de mettre fin à l’impunité et de protéger les civils », déclare un activiste local.

En attendant, les habitants de Bukavu espèrent que ce calme précaire ne sera pas de courte durée et que des solutions durables seront trouvées pour mettre fin à cette spirale de violence.


Alors que Bukavu tente de retrouver un semblant de normalité, les cicatrices de cette journée rappellent une fois de plus l’urgence de rétablir la paix et la sécurité dans la région. La population, résiliente mais épuisée, continue d’espérer des jours meilleurs.

Ce papier de presse contextualise les événements survenus à Bukavu en les intégrant dans une analyse plus large de la situation sécuritaire dans le Sud-Kivu. Il met en lumière les conséquences humaines et sociales de ces affrontements, tout en appelant à une action urgente pour protéger les civils.

MN

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À la UneProvince

Goma sous tension : arrestations et enlèvements en série par les rebelles du M23

by admin9775 3 mars 2025
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La ville de Goma, dans la province du Nord-Kivu, est plongée dans un climat de peur et d’incertitude alors que les cas d’arrestations et d’enlèvements perpétrés par les rebelles du M23 se multiplient. Ces actes, ciblant principalement les jeunes et les hommes adultes, suscitent une vive inquiétude parmi la population, déjà éprouvée par des années de conflits et d’instabilité.

Ces dernières semaines, de nombreux avis de recherche ont circulé sur les réseaux sociaux, lancés par des familles désespérées à la recherche de leurs proches disparus. Certaines de ces personnes ont été interpellées par les forces d’occupation, tandis que d’autres ont été enlevées par des individus non identifiés, ajoutant à la confusion et à l’angoisse générale.

Selon des sources locales, les rebelles du M23 conduisent les personnes arrêtées vers des centres de détention, notamment ceux de l’Agence nationale des renseignements (ANR). Ces cachots, connus pour leurs conditions inhumaines, sont devenus le symbole de la répression exercée par le groupe armé. Chaque jour, des messages de dénonciation et des appels à l’aide inondent les réseaux sociaux, reflétant le désarroi des familles et leur quête désespérée de réponses.

Des cas emblématiques qui illustrent la terreur

Parmi les incidents récents, l’enlèvement d’une fillette de six ans dans le quartier de Kyeshero, à l’ouest de Goma, le 1er mars, a particulièrement choqué la population. Le même jour, Ruphin Djombe, un jeune homme bien connu dans la ville, a été interpellé à son domicile près du marché Alanine lors d’une perquisition menée par les rebelles. Bien qu’il ait été relâché dans la soirée, son arrestation arbitraire a ravivé les craintes d’une répression généralisée.

Un autre cas marquant est celui d’un pasteur de l’église CBCA Katoy, enlevé de chez lui par des hommes armés du M23 et emmené vers une destination inconnue. Sa famille, comme celle d’Innocent Chasinga Authentic, disparu depuis le 25 février, vit dans l’angoisse de ne pas savoir ce qu’il est advenu de leur proche.

La situation s’est encore aggravée avec la mort tragique d’une personne sourde et muette, abattue par balle par un rebelle dans la ville volcanique le 27 février. L’association AEDESONOKI a vivement dénoncé cette exécution, soulignant que la victime, en raison de son handicap, n’avait aucune chance de se défendre ou de comprendre ce qui lui arrivait.

Une psychose grandissante

Ces incidents, loin d’être isolés, s’inscrivent dans un contexte plus large de violence et d’impunité qui frappe la région. Pour les habitants de Goma, chaque journée apporte son lot de nouvelles inquiétantes, renforçant un sentiment d’insécurité et d’abandon. Les acteurs locaux dénoncent une population « sacrifiée », prise en étau entre les différents groupes armés et les autorités dépassées par la situation.

La multiplication des arrestations et des enlèvements, couplée à l’absence de réaction efficace des autorités, alimente une psychose collective. Les familles, désemparées, continuent de se tourner vers les réseaux sociaux et les organisations locales pour faire entendre leur voix, espérant que la pression internationale pourra mettre un terme à ces exactions.

Dans ce climat de terreur, la population de Goma attend désespérément une issue à cette crise, tout en craignant que le pire soit encore à venir.

MN

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À la UnePolitique

Crise sécuritaire en RDC : Adolphe Muzito prône l’union nationale et une économie de guerre face au M23

by admin9775 3 mars 2025
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Dans un contexte marqué par une crise sécuritaire persistante dans l’est de la République Démocratique du Congo (RDC), le président Félix Tshisekedi a récemment exprimé sa volonté de tendre la main à l’opposition pour construire une union nationale. Parmi les premières réponses à cette initiative, celle d’Adolphe Muzito, ancien Premier ministre et candidat malheureux à la présidentielle de 2023, se distingue par son soutien sans condition. Dans un entretien accordé à Jeune Afrique, Muzito a réaffirmé sa disponibilité à collaborer avec le gouvernement pour faire face à ce qu’il qualifie d’« ennemi commun » : le Rwanda, accusé de soutenir la rébellion du M23.

Un appel à l’union sacrée

Adolphe Muzito, connu pour son pragmatisme et son refus du radicalisme, se positionne en faveur d’une union nationale, malgré les réticences de nombreux membres de l’opposition. Pour lui, la priorité absolue est de faire face à la crise sécuritaire qui frappe les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, où le M23 a pris le contrôle de territoires stratégiques, dont les villes de Goma et Bukavu. Il estime que cette union doit dépasser les clivages politiques et idéologiques pour se concentrer sur la défense de la nation.

Muzito propose une approche en trois volets pour résoudre la crise : diplomatique, militaire et socio-économique. Sur le plan diplomatique, il salue les avancées récentes, notamment la reconnaissance internationale de l’agression rwandaise. Cependant, il insiste sur la nécessité de sanctions plus fermes contre Kigali. Sur le terrain militaire, il appelle à une reconquête des territoires occupés et à une stratégie de défense robuste pour prévenir de futures attaques.

Une économie de guerre pour financer la défense

L’ancien Premier ministre plaide également pour la mise en place d’une « économie de guerre ». Selon lui, la RDC doit augmenter ses ressources propres pour financer l’effort de guerre tout en poursuivant le développement du pays. Il propose d’augmenter la pression fiscale, actuellement autour de 10 à 12 %, pour atteindre 25 %, ce qui permettrait de doubler le budget de l’État. Cette mesure, bien que potentiellement impopulaire, serait selon lui nécessaire pour renforcer les capacités de défense et de reconstruction du pays.

Muzito souligne également l’importance de mobiliser des ressources extérieures, notamment via des partenariats internationaux et des emprunts sur les marchés financiers. Il rappelle que la RDC, avec un faible niveau d’endettement, dispose d’une marge de manœuvre importante pour financer sa reconstruction et sa défense.

Les divisions de l’opposition

Alors que Muzito se range derrière Tshisekedi, une grande partie de l’opposition reste sceptique face à l’initiative d’union nationale. Certains leaders politiques critiquent la gestion de la crise sécuritaire par le président et rejettent sa main tendue. Muzito, quant à lui, estime que cette posture est contre-productive. Pour lui, l’union sacrée doit se construire avant tout dans l’unité du peuple, plutôt que dans les querelles de positionnement politique.

La question du dialogue avec le M23

Sur la question épineuse du dialogue avec le M23, Muzito adopte une position nuancée. Tout en soutenant les efforts diplomatiques de Tshisekedi, il ne rejette pas l’idée d’écouter les revendications du groupe rebelle dans le cadre du processus de Nairobi. Cependant, il insiste sur la nécessité de traiter le M23 en fonction du rapport de force sur le terrain, sans céder à des concessions qui pourraient affaiblir la position de la RDC.

Un regard critique sur le passé et l’avenir

Muzito ne manque pas de rappeler que la crise sécuritaire en RDC ne date pas d’hier. Il reconnaît les efforts de Tshisekedi pour augmenter le budget de la défense, tout en soulignant les limites imposées par des ressources financières insuffisantes. Il propose la création d’un fonds souverain financé par les minerais stratégiques du pays, une idée qui pourrait selon lui renforcer la capacité de l’État à financer la guerre et la reconstruction.

Enfin, Muzito aborde la question des réformes constitutionnelles, un débat qui a été relégué au second plan par la crise sécuritaire. Il estime que ces réformes restent nécessaires, notamment pour repenser la forme de l’État et le régime politique. Pour lui, la guerre ne doit pas empêcher la RDC de se projeter dans l’avenir et de préparer les bases d’une stabilité durable.

Adolphe Muzito incarne une voix modérée au sein de l’opposition congolaise, prônant l’union nationale et une approche pragmatique pour résoudre la crise sécuritaire. Son soutien à Félix Tshisekedi, bien que critiqué par certains de ses pairs, reflète une volonté de prioriser l’intérêt national face à une menace commune. Cependant, son appel à une économie de guerre et à des réformes structurelles soulève des questions sur les sacrifices que la population congolaise devra consentir pour sortir de cette crise. Dans un contexte marqué par des divisions politiques profondes et une instabilité régionale persistante, la voie de l’union nationale reste semée d’embûches, mais elle apparaît pour Muzito comme la seule option viable pour sauver la nation.

MN

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À la UneProvince

Des combattants du M23 font irruption au sein de l’hôpital Heal Africa de Goma

by admin9775 3 mars 2025
written by admin9775

Des hommes armés identifiés comme des combattants du groupe rebelle M23 ont investi l’hôpital Heal Africa à Goma, semant la panique parmi les malades et le personnel soignant dans la nuit du vendredi 28 février au samedi 1er mars. Selon des témoins, ces individus étaient à la recherche de blessés de guerre. Ils sont restés dans l’établissement pendant environ cinq heures, de 23h30 à 3h du matin, et ont emmené certains blessés avec eux.

La présence de ces hommes armés a provoqué une vive inquiétude parmi les occupants de l’hôpital. Outre la brusquerie de leur incursion, ces assaillants ont tiré des coups de feu, perturbant l’atmosphère d’un lieu où le silence est souvent nécessaire en raison de la fragilité des patients. Des malades, des blessés et même des accompagnants ont été malmenés, certains étant conduits hors de l’établissement sous la menace de baïonnettes, selon plusieurs témoignages.

Les rebelles semblaient particulièrement s’intéresser aux blessés par balle, présumant qu’il s’agissait de militaires atteints lors des combats. Après avoir identifié leurs cibles, ils se sont retirés en emmenant plusieurs personnes jugées suspectes.

Cet incident suscite de nombreuses réactions et continue d’alimenter les discussions dans la ville de Goma. Il soulève notamment des interrogations sur la violation du droit international humanitaire et la protection des hôpitaux en temps de conflit

Radio okapi via CONGO PUB Onlinr

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À la UneMonde

Réarmement de l’Europe, soutien à l’Ukraine: à Londres, les dirigeants européens parlent d’une seule voix

by admin9775 3 mars 2025
written by admin9775

À l’issue du sommet crucial sur la sécurité européenne et la guerre en Ukraine qui se tenait dimanche 2 mars à Londres, les dirigeants européens se sont mis d’accord pour accroître leur défense et continuer à soutenir l’Ukraine.

Après l’onde de choc mondiale provoquée par l’altercation entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky à la Maison Blanche vendredi 28 février, les dirigeants européens étaient réunis dimanche 2 mars à Londres pour évoquer l’aide à l’Ukraine et la défense européenne. Et on peut dire que Volodymyr Zelensky a reçu un soutien total des dirigeants présents. Après Keir Starmer samedi, c’est le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez qui a pris le chef d’État ukrainien dans ses bras à son arrivée, rapporte notre correspondante à Londres, Sara Menai. Lors de ce sommet dominical, le message était clair : l’Europe se tient aux côtés de l’Ukraine.

Les alliés de Kiev entendent « maintenir l’aide militaire pour renforcer l’Ukraine ». Pour cela, ils comptent financer leur soutien grâce à l’argent généré par les « actifs saisis à la Russie », a déclaré Keir Starmer. Le Royaume-Uni et la France vont travailler ensemble avec l’Ukraine afin de présenter un plan de paix « pour arrêter les combats », lequel sera ensuite présenté à Washington, a fait savoir le Premier ministre britannique. « L’objectif des réunions d’aujourd’hui était de se mettre d’accord sur notre discours visant à renforcer l’Ukraine pour le bien de tous » et afin que Kiev se trouve dans une position de force lors des négociations avec les États-Unis, a-t-il dit.

Les alliés « souhaitent soutenir l’Ukraine », a confirmé Olaf Scholz, dont le pays est le premier fournisseur d’aide à Kiev depuis l’invasion russe, derrière les États-Unis, avec un total de 44 milliards d’euros. L’Ukraine est « victime des agressions russes, et cette vérité demeure inébranlable pour tous », a-t-il martelé.

« ​​​​​​​Nous devons urgemment réarmer l’Europe »

Concernant la défense européenne, un sujet qui inquiète grandement les 27 depuis l’arrivée de Donald Trump au pouvoir et ses récentes discussions avec la Russie, les dirigeants européens ont évoqué la nécessité d’investissements forts.

« Nous devons urgemment réarmer l’Europe », a déclaré la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. « ​​​​​​​Nous sommes prêts à défendre la démocratie, à défendre le principe selon lequel il existe un État de droit, selon lequel vous ne pouvez pas envahir votre voisin et le tyranniser ou vous ne pouvez pas modifier les frontières par la force », a-t-elle ajouté, insistant sur le fait que l’Europe ne devait compter que sur elle-même. Ainsi, Ursula von der Leyen a annoncé qu’elle présenterait « ​​​​​​​un plan global sur la manière de réarmer l’Europe » lors du sommet spécial de l’Union européenne sur la défense jeudi 6 mars, évoquant la nécessité d’augmenter les dépenses de défense « sur une période de temps prolongée ».

Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a lui affirmé que « ​​​​​​​davantage de pays européens vont augmenter leurs dépenses de défense », et salué là une « très bonne nouvelle ».

« Cet effort doit être fortement soutenu par les États-Unis »

Ensuite, le Premier ministre britannique a déclaré que l’Europe devait « ​​​​​​​faire le gros du travail » avec le soutien de Washington, en dépit de l’altercation Trump-Zelensky à la Maison Blanche. « ​​​​​​​Pour défendre la paix sur notre continent, et pour réussir, cet effort doit être fortement soutenu par les États-Unis », a déclaré le dirigeant britannique.

Keir Starmer a promis de mettre en place « ​​​​​​​une coalition des bonnes volontés » pour défendre un futur accord de paix en Ukraine. « ​​​​​​​Un certain nombre de pays » ont indiqué, lors du sommet, vouloir faire partie de ce projet, a-t-il ajouté, sans nommer de pays en particulier. « ​​​​​​​Je leur laisse le soin de se prononcer sur la manière dont ils souhaitent apporter leur contribution », a-t-il expliqué. Sur ce point en revanche, des dissensions sont possibles. La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, semble elle d’ores et déjà exclure de rejoindre cette « ​​​​​​​coalition », estimant qu’il s’agissait d’une « ​​​​​​​solution qui risque d’être très complexe ».

Disant avoir « ​​​​​​​parlé plusieurs fois avec le président Trump », Mark Rutte a lui assuré que « ​​​​​​​les États-Unis font partie de l’Otan, ils sont engagés dans l’Otan ». Et face au président russe Vladimir Poutine, il s’agit d’envoyer le message que « l’Occident n’a pas l’intention de capituler devant son chantage et son agression », a déclaré Donald Tusk, le chef de gouvernement polonais, qui insiste : « Tout doit être fait pour garantir que l’Europe et les États-Unis parlent d’une seule voix. »

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RDC-Rwanda : Les allégations de Kigali sur la capture des FDLR par le M23 suscitent le doute et la controverse

by admin9775 2 mars 2025
written by admin9775

Kigali a récemment affirmé que le groupe rebelle M23, soutenu par le Rwanda, a capturé et remis aux autorités rwandaises des combattants présumés des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), un groupe armé hostile au gouvernement rwandais. Parmi ces captifs figurait le général Gakwerere, un ancien dirigeant des FDLR. Selon les déclarations rwandaises, ces rebelles auraient été capturés à Goma, une ville de l’est de la République démocratique du Congo (RDC) actuellement sous le contrôle des Forces de défense rwandaises (RDF) depuis environ un mois.

Cependant, cette version des faits est accueillie avec scepticisme par une partie de l’opinion publique et des observateurs, qui soulèvent des incohérences troublantes dans le récit présenté par Kigali. En effet, après trois ans de conflit dans la province du Nord-Kivu, où le M23 a occupé de vastes territoires, c’est la première fois que le groupe prétend capturer et remettre des combattants des FDLR. Pendant ce temps, la RDC a régulièrement présenté des preuves de la présence de militaires rwandais sur son territoire pour étayer ses accusations d’agression rwandaise à travers le M23.

Des incohérences flagrantes

Plusieurs éléments remettent en question la crédibilité de cette opération :

  1. Des uniformes flambant neufs : Les prétendus rebelles FDLR capturés portaient des uniformes neufs des Forces armées de la RDC (FARDC). Il est peu probable que des combattants des FDLR, opérant dans des conditions difficiles, arborent des tenues aussi impeccables après des combats sur la ligne de front.
  2. Des uniformes propres après un mois de captivité : Les captifs auraient conservé leurs uniformes FARDC propres et intacts pendant un mois après leur capture, un détail qui semble invraisemblable pour des prisonniers de guerre.
  3. Des baskets de marque en parfait état : Les chaussures des prétendus rebelles, également en excellent état, ajoutent à l’étrangeté de la situation.
  4. Un langage corporel inhabituel : Le comportement des prisonniers, présentés comme des combattants capturés, ne correspond pas à celui de personnes ayant subi des conditions de guerre et de détention. Cette mise en scène semble violer les normes du droit international humanitaire.
  5. Le cas du général Gakwerere : Ce dernier est connu pour avoir quitté les FDLR il y a plusieurs années et serait retourné au Rwanda. Sa réapparition soudaine dans ce contexte soulève des questions sur la véracité de l’opération.

Une manipulation dénoncée

Ces éléments ont conduit certains observateurs à dénoncer une manipulation orchestrée par les services de renseignement rwandais. Le général Gakwerere, présenté comme un captif des FDLR, serait en réalité un ancien membre des FDLR travaillant pour le Rwanda depuis plus de 20 ans. Son apparition à Rubavu, une ville rwandaise, vêtu d’un uniforme des FARDC, semble être une tentative de créer une fausse narration selon laquelle les FARDC soutiennent les FDLR.

Cette manœuvre viserait à distraire l’opinion publique internationale et à justifier la présence militaire rwandaise en RDC en présentant Kigali comme un acteur luttant contre les FDLR, un groupe considéré comme une menace pour la sécurité du Rwanda. Cependant, cette stratégie est vivement critiquée, notamment en raison des antécédents du Rwanda en matière de désinformation et de manipulation.

Position officielle du Rwanda

Le colonel Joseph Mweisire, commandant de la brigade locale des RDF, a déclaré à l’Agence de radiodiffusion rwandaise (RBA) que « leur arrestation au Congo et leur transfert au Rwanda contribueront à la pacification de la sous-région ». Il a ajouté que les rebelles seraient « remis aux autorités chargées de leur dossier, après quoi ils seront poursuivis un par un ».

« S’il y en a qui ont commis des crimes de génocide, ils seront traduits devant la justice », a martelé le colonel Mweisire, déclarant que leur arrestation constituait une « confirmation absolue de ce que le gouvernement du Rwanda a toujours dit ». Il a également affirmé que les FDLR combattaient aux côtés des forces congolaises et « qu’ils ont travaillé avec toute la coalition », citant notamment les Burundais, la mission de l’ONU en RDC (Monusco) et les miliciens « wazalendo ».

Oscar Balinda, porte-parole adjoint du M23, a quant à lui déclaré à la presse : « Ils sont au total 20 militaires FDLR commandés par un général. Nous continuons à en traquer d’autres qui se cachent dans la ville de Goma ».

Escortée jusqu’au poste-frontière par des combattants du M23, la vingtaine de membres des FDLR, vêtus d’uniformes portant le drapeau de la RDC, certains trop jeunes pour avoir participé au génocide de 1994, ont ensuite été méthodiquement fouillés par des policiers rwandais.

Le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, a réagi sur X (anciennement Twitter) en déclarant que le M23, en remettant le groupe arrêté « sur le champ de bataille », effectue le travail « que la communauté internationale pharisaïque [hypocrite] aurait dû faire au cours des 30 dernières années ».

Le général Gakwerere : un passé sombre

Le général Ezéchiel Gakwerere, présenté comme l’un des captifs, est une figure controversée. Accusé par plusieurs rapports internationaux d’avoir pris une part active au génocide des Tutsi d’avril à juillet 1994 dans la ville de Butare, dans le sud du Rwanda, son nom est cité à plusieurs reprises dans l’acte d’accusation du capitaine Ildephonse Nizeyimana, surnommé le « boucher de Butare ». Ce dernier a été condamné à trente-cinq ans de prison en 2014 par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR).

Cependant, des sources indépendantes affirment que Gakwerere aurait quitté les FDLR il y a plusieurs années et serait retourné au Rwanda, travaillant désormais pour le compte des services de renseignement rwandais. Sa réapparition soudaine dans ce contexte soulève des questions sur la véracité de l’opération et sur les motivations réelles de Kigali.

Contexte diplomatique : Les revers récents du Rwanda

Ces événements surviennent dans un contexte où le Rwanda fait face à des revers diplomatiques significatifs. Récemment, le Royaume-Uni et l’Union européenne ont suspendu une partie de leur aide financière au Rwanda, exprimant des préoccupations concernant le respect des droits de l’homme et la situation sécuritaire dans la région des Grands Lacs. Londres a notamment suspendu un programme d’aide de plusieurs millions de livres sterling, tandis que Bruxelles a révisé ses engagements financiers envers Kigali.

Ces décisions reflètent la pression croissante de la communauté internationale sur le Rwanda pour qu’il cesse son soutien présumé au M23 et qu’il s’engage dans une résolution pacifique des conflits dans la région. La suspension de l’aide britannique et européenne constitue un signal fort, montrant que les alliés traditionnels du Rwanda ne sont plus disposés à fermer les yeux sur les actions controversées de Kigali. Ces revers diplomatiques pourraient expliquer en partie la tentative de manipulation récente, visant à redorer l’image du Rwanda et à justifier ses actions en RDC.

Processus de résolution du conflit : L’implication de l’EAC et de la SADC

Face à l’escalade des tensions entre la RDC et le Rwanda, la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) et la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) ont initié des processus diplomatiques pour résoudre le conflit. L’EAC a déployé une force régionale dans l’est de la RDC, tandis que la SADC a également exprimé son engagement à soutenir les efforts de paix. Ces initiatives visent à faciliter un dialogue inclusif entre les parties prenantes et à mettre en place des mécanismes de désescalade.

Cependant, la crédibilité de ces efforts dépendra de la volonté des parties impliquées, notamment le Rwanda, à coopérer de bonne foi. Les récentes allégations de Kigali concernant les FDLR, perçues comme une manipulation, risquent de saper la confiance nécessaire à la réussite de ces processus de paix.

Les allégations rwandaises concernant la capture des FDLR par le M23 semblent entachées de contradictions et de manipulations. Ces actions risquent d’aggraver les divisions régionales et de compromettre les efforts de paix dans les Grands Lacs. Alors que la RDC continue de dénoncer l’ingérence rwandaise, il est crucial que la vérité et la justice prévalent pour rétablir la confiance et la stabilité dans la région. Les récents revers diplomatiques du Rwanda, notamment la suspension de l’aide britannique et européenne, montrent que la patience de la communauté internationale s’amenuise face aux actions controversées de Kigali. Par ailleurs, les initiatives de l’EAC et de la SADC pour résoudre le conflit doivent être soutenues, mais elles nécessitent une coopération sincère de toutes les parties, y compris du Rwanda, pour aboutir à une paix durable.

MN
CONGO PUB Online

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