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À la Une

À la UneSociété

Est de la RDC : l’armée rwandaise s’implique désormais directement et de façon décisive, alertent les experts de l’ONU

by Sam's Londele 10 juillet 2024
written by Sam's Londele

« Ne se bornant plus à apporter un simple soutien aux opérations du M23 dans les territoires de Rutshuru, de Masisi et de Nyiragongo, Force de défense rwandaise (RDF), s’implique désormais directement et de façon décisive », indique le rapport final du Groupe d’experts sur la République démocratique du Congo, rendu public lundi 8 juillet.
 
Selon ce rapport, l’implication directe du Rwanda dans les combats, aux côtés des rebelles du M23, a permis aux deux groupes de dominer militairement dans le Petit Nord et d’étendre rapidement leur territoire jusqu’aux rives du lac Édouard. 
 
« S’appuyant sur des technologies et du matériel militaires de pointe, le M23 et la RDF ont renforcé leurs opérations conjointes, modifiant ainsi la dynamique du conflit. Ils ont notamment cloué au sol presque tous les moyens aériens militaires des FARDC », indique le rapport. 
 
Un conflit régional en vue
 
L’escalade rapide de la crise du M23 risque, selon les experts de l’ONU, de déclencher un conflit régional plus vaste. 
 
« Le M23, aux côtés de la Force de défense rwandaise (RDF), et les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ainsi que la coalition de groupes armés locaux Wazalendo, les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), groupe faisant l’objet de sanctions, et la Force de défense nationale du Burundi ont continué de s’opposer dans de violents combats. Les FARDC ont reçu un soutien opérationnel et militaire de sociétés militaires privées et des contingents de la Communauté de développement de l’Afrique australe », écrivent ces experts.
 
Selon la même source, les vives tensions entre le Burundi et le Rwanda ont amené ces deux pays à se rapprocher des groupes armés étrangers basés au Sud-Kivu. Le Rwanda a notamment renouvelé son soutien à la Résistance pour un État de droit au Burundi (RED Tabara) et le Burundi a repris sa collaboration avec le Conseil national pour le renouveau et la démocratie-Forces de libération nationale (CNRD-FLN). 
 
Des civils exécutés
 
Le M23 et la RDF ont continué à punir les civils qu’ils soupçonnaient de collaborer avec les groupes armés ennemis, en particulier les Hutus, perçus comme proches des FDLR ou des Nyatura, notent les experts. Ils les ont exécutés, torturés, détruit leurs villages, pillé leurs biens ou les ont détenus de manière arbitraire.
 
Selon ce document, les groupes Wazalendo ont appliqué une économie de guerre violente dans leurs zones d’influence (pillages, rackets, enlèvements et assassinats de civils), etc. Ce qui leur a permis de prospérer.
 
Détérioration de la situation sécuritaire et humanitaire
 
Le rapport des experts indique également que les conditions de sécurité et la situation humanitaire qui règnent dans l’Est de la République démocratique du Congo, toujours en proie à une violence intense, ont continué de se détériorer. Les tensions régionales ont exacerbé le conflit et les combats dans les trois provinces orientales.
 
« Au Nord-Kivu, les Forces démocratiques alliées (ADF), groupe armé faisant l’objet de sanctions, ont intensifié leurs attaques contre les centres urbains de la RDC, et poursuivi leurs opérations en Ouganda. Elles ont causé le plus grand nombre de morts, principalement des civils », peut-on lire dans le rapport. 
 
Les experts révèlent que les ADF ont établi de solides réseaux dans les prisons, en particulier à Kinshasa, où les détenus qui leur sont affiliés ont recruté et mobilisé des combattants et des collaborateurs.
 
Des Wazalendo, alliés des FARDC
 
Les experts font remarquer que le Gouvernement congolais emploie officiellement des groupes armés Wazalendo pour combattre le Mouvement du 23 mars (M23). Ce qui fait que dans l’Est du pays, des groupes armés se prévalent de cette appellation pour justifier leur existence et leurs activités criminelles.
 
« Aucune suite n’a été donnée à la consigne du chef d’état-major des FARDC de mettre fin à la collaboration avec les FDLR. Bien que sous pression, celles-ci ont continué de jouer un rôle important dans le conflit. La participation de la Force de défense nationale du Burundi (FDNB) aux opérations contre le M23 et la RDF a exacerbé les tensions entre le Rwanda et le Burundi. La violence armée prolongée a intensifié la crise humanitaire déjà très grave », note le rapport. 

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À la UneEconomie

En 2023, le pays a exporté 8,30 millions de carats de diamant (Kimberley process)

by Ruben Yale 10 juillet 2024
written by Ruben Yale

Dans son rapport rendu public au mois de juin 2024, le processus de Kimberley renseigne qu’en 2023, la République Démocratique du Congo (RDC) a exporté 8,30 millions de carats de diamants pour une valeur de 86,52 millions de dollars. Il se dégage une baisse de 40 % en glissement annuel de la valeur des exportations par rapport à 2022.

Kimberly process indique que la baisse des exportations est principalement attribuable à une baisse de la production minière qui a totalisé 8,34 millions de carats l’année dernière contre 10,78 millions de carats en 2022. En cause notamment, les difficultés des deux principaux producteurs industriels du pays, la société d’État MIBA et la coentreprise sino-congolaise SACIM.

Il faudrait noter qu’en RDC, la production est sur une pente descendante depuis cinq ans, à l’exception d’une légère hausse en 2021.

En 2023, la RDC est même passée derrière l’Angola dans le classement des plus gros producteurs africains en volume, et pointe désormais à la 3ème place continentale.

Rappelons par ailleurs que selon les statistiques officielles de 2023, les exportations congolaises de diamants ont pour principales destinations les Émirats Arabes-Unis (4,37 millions de carats) et la Belgique (3,31 millions de carats).

Olivier KAFORO

Zoomeco via CONGO PUB Online

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À la UneSociété

Kinshasa : la police met 4 nouveaux numéros verts pour dénoncer l’insécurité

by Sam's Londele 10 juillet 2024
written by Sam's Londele

Le Commissaire divisionnaire adjoint de la Police Nationale Congolaise (PNC) ville de Kinshasa, le général Blaise Kilimbalimba, a annoncé la mise en place de 4 nouveaux numéros verts pour permettre aux habitants de la capitale de dénoncer les cas d’insécurité et demander des interventions policières urgentes.

Ces numéros sont les suivants :

+243831626828
+243900003921
+243857372249
+243972634600
Selon le communiqué de la police urbaine, cette initiative vise à renforcer la collaboration entre la police et la population dans la lutte contre l’insécurité. Le général Kilimbalimba a déploré le fait que malgré le déploiement des forces de l’ordre dans les différents quartiers de la ville, certains habitants ne s’approprient pas encore les numéros d’urgence existants.

Il a appelé la population kinoise à composer l’un de nouveaux numéros verts dès qu’ils sont témoins d’un acte d’insécurité, afin de permettre une intervention rapide des forces de l’ordre. Le chef de la police de Kinshasa a également annoncé que les numéros pour les districts et Groupes Mobiles d’intervention restants seront communiqués prochainement.

En plus de la mise en place de ces nouveaux numéros verts, le général Kilimbalimba a rappelé certaines mesures stratégiques en vigueur pour la restauration de l’ordre public et la sécurisation des personnes et de leurs biens, notamment :

L’interdiction de toute manifestation publique, surtout dans la commune de la Gombe,
La lutte contre la nuisance sonore,
L’interdiction de circulation des motos taxis à la Gombe et le respect du code de la route. Ces mesures visent à dissuader les actes d’incivisme et à créer un environnement plus sûr pour tous les habitants de Kinshasa.

Célestin Botoleande

OBJECTIF INFO via CONGO PUB Online

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À la UneSociété

Route Kananga – Kalamba Mbuji : Encore une nouvelle cérémonie de lancement des travaux

by Ruben Yale 10 juillet 2024
written by Ruben Yale

Après le lancement des travaux de construction de la route Kananga- Kalamba Mbuji dans la province du Kasaï central en 2022 par le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, des travaux, jamais exécutés, le ministre des Infrastructures et Travaux Publics, Alexis Gisaro a procédé à son tour mercredi 03 juillet au deuxième lancement des mêmes travaux.

Des sources indiquent que le manque des moyens est la cause principale de la non réalisation des travaux sur cette voie d’intérêt national longue de 120 kilomètres. Une route qui donne l’accès vers l’Angola via le Port de Lobito sur l’océan Atlantique. Sur le coût total de 400 millions de dollars, au moins 20% de ce montant seraient mis à la disposition de l’entreprise chinoise commise à l’exécution de l’ouvrage.

En realité , il s’agit d’ouvrir l’oeil et le bon. Bien que l’ouvrage mettra deux ans avant d’être livré à la population du Kasaï central , il y a lieu d’interpeller les acteurs concernés par ce dossier qui a fait couler ancre et salive, de placer la cause de la nation au dessus des velléités anti peuple. Ici, il faut dire que, la mobilisation des moyens doit devoir se poursuivre en vue de l’achèvement de l’ouvrage prévu en 2026 si les prévisions ne connaissent pas d’obstacles.

Se défaire de la coutume des ouvrages inachevés, est ce souhait de toute la
République appelée à amorcer son décollage durant le deuxième mandat de Félix Tshiseki.

Zamenga Odimbale

Actu 7 via CONGO PUB Online

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À la UneEconomie

Kasaï oriental : le gouverneur Mbuebua veut plus de mobilisation des recettes

by Sam's Londele 10 juillet 2024
written by Sam's Londele

Le Gouverneur Jean-Paul Mbuebua Kapo, a échangé, mardi 09 juillet avec les cadres et agents de la Direction Générale des Recettes du Kasaï-Oriental (DGRKOR)

Selon la cellule de communication du gouvernorat du Kasaï oriental, le directeur général de cette Régie financière a fait part de l’état des lieux de cet établissement public au numéro un de la province. S’agissant de son personnel, Simon Kalenga a présenté les difficultés auxquelles la DGRKOR est butée, notamment les frais de fonctionnement qui n’arrivent presque pas, le manque d’imprimés de valeur et le non respect du calendrier fiscal.

Le directeur général de la DGRKOR a profité de cette occasion pour plaider sur la remise à niveau du personnel et la digitalisation des services afin de booster la mobilisation des recettes qui demeure faible par rapport aux assignations de la gestion manuelle des contribuables.

De son côté, l’Autorité provinciale les a exhorté à l’unité, à la prise de conscience, au sacrifice, au sens de responsabilité et à l’amour de la province pour relever le défi.

Il a en outre appelé les habitants à la culture fiscale car, a-t-il dit, c’est la population qui donne au gouvernement les moyens de sa politique avant de venir lui demander des comptes. À l’en croire, c’est en payant les taxes et redevances que chacun peut contribuer au développement de la province.

À noter que les cadres et agents de la DGRKOR ont salué cette visite qu’ils qualifient de salvatrice au regard des instructions et propositions formulées par l’Autorité provinciale pour une mobilisation des recettes fiscales tout azimut pour le développement de la province.

Merveille Mpandanjila

ACTU 30 via CONGO PUB Online

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À la UnePolitique

Judith Suminwa à la cour constitutionnelle ce mardi pour déclarer son patrimoine

by Sam's Londele 9 juillet 2024
written by Sam's Londele

La première ministre Judith Suminwa Tuluka est annoncée ce mardi 09 juillet au siège de la Cour Constitutionnelle pour déclarer son patrimoine, a-t-on appris des services de la Primature.

Il s’agit pour la cheffe de l’éxecutif national de montrer l’exemple aux autres membres du gouvernement conformément à l’article 99 de la Constitution.

Cette disposition Constitutionnelle stipule : « Avant leur entrée en fonction et à l’expiration de celle-ci, le Président de la République et les membres du Gouvernement sont tenus de déposer, devant la Cour constitutionnelle, la déclaration écrite de leur patrimoine familial, énumérant leurs biens meubles, y compris actions, parts sociales, obligations, autres valeurs, comptes en banque, leurs biens immeubles, y compris terrains non bâtis, forêts, plantations et terres agricoles, mines et tous autres immeubles, avec indication des titres pertinents. Le patrimoine familial inclut les biens du conjoint selon le régime matrimonial, des enfants mineurs et des enfants, même majeurs, à charge du couple ».

Un autre alinéa de cet article indique que « Faute de cette déclaration, endéans les trente jours, la personne concernée est réputée démissionnaire ».

Rappelons que la première ministre Judith Suminwa a officiellement pris ses fonctions le 12 juin dernier, aux termes d’une cérémonie de remise et reprise avec son prédécesseur Jean-Michel Sama Lukonde.

Corneille L.

ACTU 30 via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Législatives en France: les députés de gauche font leur rentrée à l’Assemblée déterminés à gouverner

by Sam's Londele 9 juillet 2024
written by Sam's Londele

L’alliance de gauche, arrivée en tête des législatives en France sans majorité absolue, a revendiqué mardi 9 juillet le droit d’appliquer son programme de rupture, quitte à nouer des alliances parlementaires au coup par coup, en attendant de parvenir à désigner une personnalité pour diriger le gouvernement.

À entendre les leaders du Nouveau Front populaire, même s’ils n’ont pas une majorité relative suffisante pour gouverner seuls, ils sont arrivés en tête du scrutin. Alors Emmanuel Macron n’aurait pas le choix, il doit appeler un Premier ministre issu de leur rang – ils se sont d’ailleurs engagés à fournir un nom dans les prochains jours – et celui-ci formera un gouvernement de gauche. Mais pour le moment, le président ne répond pas. Dimanche soir, il a indiqué sa volonté d’attendre la « structuration » de la nouvelle Assemblée.

Le patron du Parti socialiste, Olivier Faure, arrivé en milieu d’après-midi au Palais Bourbon avec les élus socialistes, s’est dit « prêt à assumer » la fonction de Premier ministre « dans le dialogue avec [ses] partenaires » du Nouveau Front populaire, une mise en garde face aux velléités de Jean-Luc Mélenchon d’envoyer un Insoumis à Matignon.

« Bien évidemment, ça peut être ouvert à d’autres »

Mardi, en faisant les uns après les autres leur entrée à l’Assemblée nationale, les députés de gauche ont semblé exclure d’élargir leur base politique et renoncer à rallier le centre droit, alors même qu’ils ne disposent que de 190 députés, loin de la majorité absolue (289). « Je ne pense pas qu’on soit en situation aujourd’hui d’avoir une coalition plus large au gouvernement que le Nouveau Front populaire », a déclaré sur TF1 le sénateur écologiste Yannick Jadot, pour qui « les coalitions vont se construire à l’Assemblée ».

Quant au coordinateur de la France insoumise, Manuel Bompard, il a prévenu que la gauche appliquerait son programme et qu’il reviendrait à « chacun des groupes de prendre ses responsabilités, (…) soit de voter nos propositions, soit (…) de nous renverser ». Quelques voix s’élèvent tout de même au sein du NFP en faveur d’un élargissement, mais toujours sous la houlette d’un gouvernement ancré à gauche. « Bien évidemment, ça peut être ouvert à d’autres, lâche le député communiste André Chassaigne. Il peut y avoir des personnalités qui se greffent sur un gouvernement Nouveau front populaire et faire en sorte que, loi par loi, ça n’engendre pas de motion de censure qui mettrait tout par terre. »

Les députés de gauche font leur rentrée à l’Assemblée sur fond de négociations

Un socialiste souffle même une alliance avec le camp présidentiel, mais cela est hors de question pour l’élue écologiste Sandrine Rousseau : « Ils font partie du problème dans lequel nous sommes. Les lois qu’ils ont passées ont brutalisé l’Assemblée et le peuple français et sont à l’origine de la défiance et de la colère qui s’est exprimée lors de ce scrutin ». Même son de cloche côté Insoumis, où l’on estime qu’avant de parler d’alliance ou de coalition, c’est tout d’abord à Emmanuel Macron de prendre ses responsabilités. « Nous exigeons qu’Emmanuel Macron respecte le vote populaire en choisissant de nommer un Premier ministre issu du Nouveau Front populaire », a déclaré Mathilde Panot, députée LFI.

Ceux qui, hier, se querellaient quotidiennement, doivent donc maintenant s’entendre, notamment sur la désignation d’une figure consensuelle pour incarner leur projet. Un nom pourrait sortir du chapeau d’ici à la fin de semaine, ou le début de la semaine prochaine.

Détricoter des mesures phares 

Et après cela, la coalition veut revenir sur plusieurs mesures phares passées par le camp présidentiel, à commencer par la réforme des retraites, texte très impopulaire du deuxième quinquennat Macron. L’union des gauches prévoit aussi l’abrogation d’une loi immigration et d’une énième réforme de l’assurance chômage, ainsi que l’augmentation du salaire minimum. L’agence de notation Moody’s a prévenu mardi que l’abrogation de la réforme des retraites et l’absence de mesures d’économies budgétaires pourraient peser sur la notation de la France. La note de crédit de la France serait « sous pression » si le pays ne parvenait « pas à réduire son important déficit public », qui a fortement dérapé l’an dernier à 5,5% du PIB en 2023, a prévenu l’agence de crédit S&P Global.

Lundi, le président Emmanuel Macron a anticipé de longues discussions tortueuses, demandant à son chef de gouvernement démissionnaire Gabriel Attal de rester en poste pour « assurer la stabilité du pays », alors que Paris accueille les Jeux olympiques dans moins de trois semaines. Pour la France, habituée à la relative stabilité politique grâce à sa Constitution de 1958, la situation est inédite.

Jeu de trois

De plus, à l’alliance de gauche s’oppose un solide camp macroniste (autour de 160 sièges), une droite républicaine qui pourrait jouer un rôle pivot avec quelque 66 sièges et l’extrême droite du Rassemblement national (RN) qui, avec ses alliés (plus de 140 sièges), entend préparer la présidentielle de 2027. Les partis de gauche « ne peuvent pas prétendre gouverner à eux tous seuls », a estimé mardi la présidente de l’Assemblée sortante Yaël Braun-Pivet. « Nous sommes capables de représenter une autre force politique alternative ». 

Décidé à rester au centre du jeu après une campagne qui a évité la déroute au camp présidentiel, Gabriel Attal réunit mardi les députés de la majorité. Quant à l’extrême droite, elle accuse le coup après avoir espéré que son président Jordan Bardella, 28 ans, deviendrait Premier ministre. Lundi, ce dernier a reconnu des « erreurs » dans sa campagne, marquée par les dérapages racistes et autres manifestations d’incompétence de nombreux candidats RN.

Le parti, dont la cheffe de file Marine Le Pen vise la présidentielle 2027 après avoir été battue trois fois à cette élection depuis 2012, entend bien marquer l’Assemblée nationale de son empreinte. Mardi, les députés de gauche ont appelé à empêcher le RN d’accéder aux postes stratégiques de l’Assemblée, ce que les députés RN ont dénoncé comme « antidémocratique ».

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

«On a planté notre tente à côté d’un hôpital»: À Gaza, le calvaire des personnes en situation de handicap

by Sam's Londele 9 juillet 2024
written by Sam's Londele

Dans la bande de Gaza, où la guerre fait rage depuis octobre dernier, les personnes en situation de handicap subissent d’autant plus le conflit que l’acheminement de matériel médical relève du très difficile, voire de l’impossible. Une association locale tente de leur venir en aide.

Alors que la guerre entre dans son dixième mois, le bilan dépasse désormais les 38 000 morts parmi la population palestinienne, selon un décompte du ministère de la Santé du Hamas. Des soldats israéliens à bord de chars ont de nouveau pris d’assaut et bombardé lundi plusieurs quartiers de la ville de Gaza, provoquant encore une fois un déplacement forcé de la population gazaouie. Mais comment fuir lorsqu’on est en chaise roulante ? L’ONU alerte sans cesse sur le sort des plus vulnérables.

Ibtihal a 13 ans, elle souffre d’amyotrophie spinale, une maladie génétique rare, qui provoque l’atrophie des muscles. L’adolescente ne peut pas marcher. Et depuis le début de la guerre, elle ne peut plus se déplacer en fauteuil : « Je rêve d’une nouvelle chaise roulante. Les roues de la mienne sont endommagées. Une nouvelle chaise changerait ma vie », explique-t-elle. Il n’y a quasiment plus de routes praticables pour les personnes à mobilité réduite. La bande de Gaza est un champ de ruines parcouru de chemins sablonneux. La sœur d’Ibtihal est également atteinte par la même maladie héréditaire. Lorsqu’elles doivent fuir à cause des bombardements israéliens, leurs proches et leur mère, Hiba, les traînent sur des kilomètres. 

Acheminer du matériel malgré les points de passage fermés

« Lorsque nous avons quitté notre maison à Gaza-ville, nous n’avons pu trouver refuge nulle part, se lamente la mère de famille. Les centres d’accueil ne nous acceptent pas parce que leurs structures ne sont pas adaptées. On a planté notre tente à côté d’un hôpital car les filles ont besoin de soins quotidiens. Elles ont attrapé toutes sortes de maladies. Leur système immunitaire est faible, et donc leur santé est fragile ».

Depuis peu, la famille est accueillie dans un camp de déplacés ouvert par l’association gazaouie Atfalna, (nos enfants), dirigée par Fidaa Shurab. Face à la situation d’extrême urgence, elle ne dispose d’aucun moyen. L’association manque de tout « à cause de la fermeture des points de passage », expose la dirigeante de l’association. « On essaye de travailler avec des organisations locales et internationales, pour faciliter l’importation de chaises roulantes ou d’appareils auditifs, ou tout simplement les batteries de ces appareils auditifs », poursuit-elle. Sans succès, pour le moment. 

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneProvince

Kongo Central : l’accès à l’eau, à l’électricité et à l’éducation, les défis urgents soumis à Molendo Sakombi

by Sam's Londele 9 juillet 2024
written by Sam's Londele

La cité côtière de Muanda, située dans la province du Kongo Central, reste la seule cité productrice du pétrole en République Démocratique du Congo (RDC). Cependant, elle fait face à plusieurs défis sociaux.

Au cours d’une réunion quadripartite organisée, le lundi 8 juillet 2024, dans la cité de Moanda par le Ministre congolais des Hydrocarbures, Aimé Molendo Sakombi, la société civile de ce territoire a plaidé pour l’amélioration de l’accès à l’eau, à l’électricité mais aussi de la qualité de l’éducation dans ce territoire qui abrite la seule société productrice du pétrole du pays.

Au sortir de cette réunion, Georgine Buango Nkongo, Vice-Présidente du Comité de concertation du territoire de Muanda (CCTM) a indiqué qu’un cadre de concertation réunissant toutes les parties prenantes sera mis en place afin de trouver des solutions idoines aux problèmes qui minent la cité de Muanda.

D’après elle, plusieurs travaux amorcés dans ce territoire ont connu un arrêt d’exécution suite au manque des financements.

« Depuis longtemps, il y a eu un arrêt d’exécution des projets dans le territoire de Muanda parce que les décaissements ne suivent pas. Cette fois-ci, le Ministre s’est engagé à trouver une solution à ces problèmes pour le décaissement des fonds en faveur des travaux de développement du territoire de Muanda. Ce sont des projets liés à l’éducation, à l’environnement, à la santé. », a-t-elle fait savoir.

Pauline Mbenza, deuxième Vice-Présidente du CCTM a souligné la nécessité de construire des forages d’eau mais aussi de mettre sur pied une politique environnementale pour faire face aux défis de l’heure.

« Il y a aussi un problème d’eau qui se pose plus sur le terrain. Il y a un projet sur les forages d’eau mais qui n’avance pas par manque des financements.
Nous avons aussi un problème de l’environnement, il y a un projet d’insalubrité pour que nous puissions faire le cadrage sur l’environnement, puis nous avons un problème qui nous dérange encore sur l’électricité mais nous n’en parlons pas trop parce qu’il a été épinglé dans le fonds Muanda de 10 millions de dollars (montant décaissé par la PERENCO pour des investissements) et qui, peut-être, sera aussi pris en charge dans le programme de 145 territoires. », a dit Pauline Mbenza.

A l’en croire, les projets communautaires du territoire de Muanda sont structurés dans trois volets à savoir la santé, l’éducation, et les infrastructures énergétiques, routières et l’eau.

Les responsables de cette structure territoriale de Muanda affirment avoir reçu les assurances du Ministre des Hydrocarbures, Aimé Molendo Sakombi, pour des solutions adaptées.

À l’entame de sa mission dans la province du Kongo Central, le vendredi 5 juillet 2024, le Ministre des Hydrocarbures, Aimé Molendo Sakombi, avait indiqué que cette visite consiste en la prise de contact avec les acteurs du secteur des Hydrocarbures.

A cet effet, plusieurs réunions bilatérales et visites des installations pétrolières dans plusieurs entreprises d’entreposage des produits pétroliers notamment la société SEP Congo, SPSA-COBIlL et LEREXCOM PETROLEUM dans la ville de Matadi, chef-lieu de la province. Ensuite le Ministre Sakombi Molendo a tenu une réunion bilatérale et il a visité les installations pétrolières de la société Oritrans basée dans la ville de Boma avant de ralier la cité de Muanda le même jour.

Dès son arrivé à Muanda, le Ministre Aimé Molendo Sakombi, accompagné par l’Administrateur du territoire, a visité le poste de réception des produits pétroliers hors réseau en provenance d’Angola, Incat/Bakuyanga. Il a eu une réunion bilatérale à la SOCIR, et le même exercice a été répété dans les installations de la société SURETREAM.

Le Ministre des Hydrocarbures a fait savoir que cette visite devrait amorcer les réformes de ce secteur qui est appelé à jouer un rôle majeur dans le développement économique de la République Démocratique du Congo.

Mitterrand MASAMUNA

ZOOM ECO via CONGO PUB Online

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À la UneSanté

RDC : 300% d’augmentation des avoirs des prestataires de l’hôpital pédiatrique de Kalembelembe grâce à la gratuité de la maternité

by Sam's Londele 9 juillet 2024
written by Sam's Londele

En vue de s’enquérir de l’évolution ainsi que de la qualité de l’offre fournie en termes de couverture santé universelle dans son axe « Gratuité de la maternité et des soins du nouveau-né », le Coordonnateur du Conseil National de la Couverture Santé Universelle (CNCSU), Dr Polydor Mbongani Kabila, a effectué, le lundi 8 juillet 2024, une descente à Kinshasa dans trois (3) établissements de soins de santé accrédités pour la mise en oeuvre de ce programme lancé par le Président Félix Tshisekedi depuis le 5 septembre 2023. Il s’agit du Centre de santé militaire de Ndolo, de l’hôpital pédiatrique de Kalembelembe ainsi que le Centre hospitalier privé Biopharma.

Lors de cette visite aux allures d’une inspection, il était question de faire l’état de lieux de la mise en oeuvre de « la gratuité de la maternité et les soins néonataux avec tous les incubateurs ».

Protection financière garantie

Lors de cette visite, plusieurs femmes enceintes interrogées se disent satisfaites de cette mesure instaurée par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi.

Tour à tour, les différents Médecins directeus de trois institutions sanitaires ont noté quelques avancées liées à la baisse sensible du taux de mortalité maternelle et infantile.

« Nous avons enregistré des avancées par rapport aux taux de mortalité que nous avions avant cette mesure. À ce jour, spécifiquement sur la question de la mortalité infantile, on peut l’estimer à 5%, en baisse par rapport aux chiffres d’avant que nous avons eus », a déclaré Dr Catherine Akele, Médecin Directeur de l’hôpital pédiatrique de Kalembelembe.

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« Les avoirs des prestataires de l’hôpital pédiatrique de Kalembelembe ont augmenté de 300% grâce au programme de gratuité de la maternité et des soins néonataux », a-t-elle témoigné avec joie.

Le même constat a été évoqué au Centre hospitalier Biopharma.

Pour Dr Daniel Bashombe, Médecin Directeur cette institution hospitalière privée, le programme de la gratuité de la maternité a soulagé de nombreuses femmes enceintes qui jadis étaient parfois emprisonnées dans les hôpitaux par manque de moyens.

« Nous félicitons la vision du Chef de l’État pour la prise en charge des femmes enceintes et des nouveaux-nés, ce qui a vraiment répondu au besoin de la population », a-t-il noté.

« Nous pouvons affirmer qu’actuellement, il n’y a plus de retard dans la prise en charge des femmes enceintes et l’accompagnement des nouveaux-nés », a souligné Dr Daniel Bashombe.

Bien qu’en termes de protection financière, le bilan reste positif, au niveau du Centre de santé militaire de Ndolo par exemple, il s’observe quelques défis de nature à doucher les efforts entrepris. Ce qui nécessite l’intervention imminente des autorités.

Les coupures d’électricité, le manque d’eau ainsi que le retard concernant le ravitaillement en médicaments et équipements sont autant des problèmes qui minent le fonctionnement du Centre de santé militaire de Ndolo.

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D’après une récente étude, il faudrait mobiliser jusqu’à 4 milliards de dollars pour garantir la Couverture santé universelle en République Démocratique du Congo.

Pour le Coordonnateur du Conseil National de la Couverture Santé Universelle, Dr Polydor Mbongani Kabila, « le pays a atteint son objectif en termes de protection financière ».

Au terme de sa visite, Dr Polydor Mbongani Kabila s’est déclaré satisfait des témoignages et avis récoltés sur terrain.

« Le rapport que nous avons reçu tant des prestataires de santé que des femmes enceintes trouvées sur place, c’est qu’il y a eu une prise en charge adéquate », a-t-il déclaré.

Face aux défis soulevés par les prestataires de santé de l’hôpital de Ndolo, le Coordonnateur du CNCSU, Dr Polydor Mbongani Kabila, a promis de redoubler d’efforts pour tout mettre au point.

« Le pays est en train de travailler pour améliorer la qualité en identifiant quelques défis tels que posés au Centre hospitalier Ndolo », a avancé le Coordonnateur du Conseil National de la Couverture Santé Universelle (CNCSU).

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Pour lui, la situation du Centre de santé militaire de Ndolo fait partie des urgences auxquelles le Gouvernement doit absolument répondre pour offrir un environnement sanitaire de qualité aux bénéficiaires.

Flory Musiswa/Stagiaire

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