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À la Une

À la UneBusiness News

AML Holdings LLC met fin à son partenariat avec Kerith Resources SARL pour un projet minier au Kongo Central

by admin9775 11 mars 2026
written by admin9775

La société américaine AML Holdings LLC a annoncé la résiliation de son protocole d’accord avec Kerith Resources SARL, mettant ainsi un terme à leur projet de coentreprise destiné à exploiter du manganèse dans la province du Kongo Central, dans l’ouest de la République démocratique du Congo.

Selon un communiqué de l’entreprise américaine, cette décision, entrée en vigueur le 2 février 2026, intervient après plusieurs mois de discussions infructueuses entre les deux partenaires.

Les négociations n’ont pas permis d’aboutir à la signature d’un pacte d’actionnaires définitif, notamment en raison de divergences sur l’approche relative à l’obtention des permis miniers ainsi que sur la répartition des droits et responsabilités au sein de la future société.

Désaccords sur les licences minières et la gouvernance

Le projet de partenariat avait été initialement conclu le 28 juin 2025 à la suite de la neuvième édition de la TICAD 9 (Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique).

Dans le cadre de cette collaboration, les deux entreprises avaient engagé une analyse du cadre juridique et opérationnel du projet. Toutefois, elles ne sont pas parvenues à s’accorder sur plusieurs points jugés essentiels, notamment :

  • la stratégie d’obtention des licences minières ;
  • la structure de gouvernance de la société minière envisagée ;
  • la répartition des responsabilités entre les partenaires.

L’intérêt d’AML Holdings pour la RDC maintenu

Malgré la rupture de ce partenariat, AML Holdings LLC a réaffirmé son intérêt pour le marché minier de la République démocratique du Congo.

L’entreprise indique rester disposée à investir dans le secteur des minéraux critiques, si d’autres opportunités d’affaires se présentent dans le pays.

La RDC demeure en effet l’un des territoires les plus convoités pour les ressources stratégiques utilisées dans les industries modernes, notamment dans les domaines de l’énergie, de la transition énergétique et des technologies.

Par Pascal Kabeya
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11 mars 2026 0 comments
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À la UneEconomie

La République démocratique du Congo mise sur le marquage moléculaire pour lutter contre la fraude dans les hydrocarbures

by admin9775 10 mars 2026
written by admin9775

La République démocratique du Congo fait face à un défi majeur dans la lutte contre la fraude dans le secteur des hydrocarbures. L’ampleur de la contrebande de carburant a entraîné d’importantes pertes fiscales, poussant le gouvernement à adopter une réforme technologique innovante : le marquage moléculaire des produits pétroliers.

Présentée comme un outil stratégique, cette initiative vise à assainir la chaîne d’approvisionnement en carburant et à renforcer les recettes de l’État.

Le programme est mis en œuvre par la société congolaise MAMO RDC SARL en partenariat avec l’entreprise américaine Authentix Inc.. Il repose sur l’utilisation de traceurs chimiques invisibles intégrés aux produits pétroliers afin d’en garantir la traçabilité.

Ce dispositif permet d’identifier l’origine et le parcours de chaque carburant sur le marché, constituant ainsi un pas important vers une meilleure gouvernance du secteur.

Des recettes pétrolières en forte hausse

Les premiers résultats de cette réforme sont jugés encourageants. Selon des données récentes, les recettes pétrolières du gouvernement congolais ont connu une augmentation de plus de 1.700 % en 2025, révélant l’ampleur des pertes fiscales qui existaient auparavant en raison des circuits illicites de distribution de carburant.

Cette évolution souligne le rôle croissant de la technologie dans la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale.

Sur le plan économique, le marquage moléculaire permet une surveillance efficace des produits pétroliers tout au long de la chaîne logistique, depuis les points d’importation jusqu’aux stations-service. Cette traçabilité facilite l’identification des carburants frauduleux, des mélanges non conformes et des détournements de produits subventionnés.

Pour les autorités fiscales, il s’agit d’un outil majeur pour améliorer la perception des taxes et des droits d’accise liés aux produits pétroliers, contribuant ainsi à la consolidation des finances publiques.

Un impact économique et social

Outre son rôle dans la lutte contre la fraude, MAMO RDC SARL affirme avoir contribué à la création de 158 emplois directs, ainsi que plusieurs emplois indirects grâce à ses partenaires. L’entreprise se positionne désormais comme un partenaire technique du gouvernement dans la modernisation des mécanismes de contrôle du secteur pétrolier.

La RDC s’inscrit par ailleurs dans une dynamique régionale. Plusieurs pays africains, notamment Ouganda et Tanzanie, ont déjà mis en place des systèmes similaires de marquage des carburants afin de renforcer la gouvernance énergétique et d’améliorer la collecte des recettes fiscales.

Un déploiement progressif du programme

Le programme a été déployé progressivement à travers le pays. Des tests rapides de détection des carburants frauduleux ont notamment été introduits à Bukavu, tandis que les contrôles ont été renforcés à Lubumbashi.

Ces étapes traduisent la volonté des autorités congolaises de s’attaquer de manière proactive à la fraude dans le secteur pétrolier.

Dans un contexte où la sécurisation des recettes publiques est essentielle pour l’économie nationale, le marquage moléculaire apparaît désormais comme un levier technologique majeur pour améliorer la gouvernance du secteur pétrolier congolais et soutenir les perspectives de développement économique du pays.

Par Marius Bopenga
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10 mars 2026 0 comments
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À la UneProvince

Nuit de tirs à Goma : des tensions internes signalées parmi des combattants rebelles

by admin9775 10 mars 2026
written by admin9775

La ville de Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo, a été secouée par des crépitements de balles presque toute la nuit, provoquant l’inquiétude parmi les habitants de plusieurs quartiers.

« Nous n’avons pas fermé l’œil dans le quartier Katoyi, vers HOREBU, du côté de l’entrée de la mosquée », a témoigné un habitant.

Selon plusieurs sources locales, ces tirs seraient liés à des tensions internes au sein de groupes rebelles présents dans la zone. Certains combattants, confrontés à des retards de paiement, tenteraient de subvenir à leurs besoins par divers moyens, ce qui alimenterait des disputes internes.

D’après des sources militaires au sein de la rébellion, un combattant identifié comme Tumusifu Maniraguha aurait été abattu par ses propres collègues dans le territoire de Nyiragongo, au nord de la ville de Goma. Il était accusé d’avoir détourné une partie d’un butin, selon ces mêmes sources.

Ces incidents illustrent les tensions qui persistent dans certaines zones autour de Goma, où la présence de groupes armés continue d’alimenter l’insécurité et la peur parmi les populations civiles.

L’agglomération stratégique de Kazinga, dans le secteur d’Osso Banyungu (territoire de Masisi) au Nord-Kivu, est de nouveau sous contrôle des forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) depuis ce lundi 9 mars 2026. 

Après deux semaines d’occupation par les rebelles de l’AFC/M23, l’armée appuyée par les miliciens wazalendo  ont mené une offensive qui a abouti à la reconquête de cette entité.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UneMonde

Guerre au Moyen-Orient: Trump affirme que la guerre «va se terminer bientôt» et menace de frapper l’Iran «beaucoup plus fort»

by admin9775 10 mars 2026
written by admin9775

Israël a annoncé ce lundi 9 mars mener de nouvelles frappes en Iran contre « des infrastructures du régime », et à Beyrouth, au Liban, contre des cibles du Hezbollah. L’Iran continue de répliquer par des attaques dans la région du Golfe. Dimanche soir, l’Assemblée des experts de la République islamique d’Iran a nommé le fils d’Ali Khamenei, Mojtaba Khamenei, comme nouveau guide suprême. Ce lundi dans un communiqué, l’armée israélienne annonce des frappes simultanées à Téhéran, Ispahan et dans le sud de l’Iran.

L’Iran continue de répliquer par des attaques de missiles et de drones contre Israël et les pays du Golfe. Lundi matin, à Bahreïn, une attaque de drone iranien a blessé 32 civils, dont quatre grièvement, sur l’île de Sitra, selon le ministère de la Santé cité par l’agence Bahrein News Agency. Une raffinerie de pétrole Bapco a également été touchée. L’Iran a également tiré dimanche une première salve de missiles vers Israël après l’élection du nouveau guide suprême iranien.

Le Parlement libanais annonce reporter les élections législatives prévues en mai, pour une durée de deux ans en raison de la guerre en cours entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, selon un communiqué de son président Nabih Berri.

De violents combats au sol ont eu lieu dans la nuit de dimanche à lundi entre le Hezbollah et l’armée israélienne dans l’est du Liban. Le mouvement islamiste chiite a indiqué combattre des forces israéliennes qui ont débarqué par hélicoptère dans l’est du Liban depuis la frontière syrienne. Le Hezbollah a ajouté que les soldats israéliens étaient arrivés à bord d’« environ 15 hélicoptères » peu après 22h TU.

Selon le représentant permanent de l’Iran auprès des Nations unies, au moins 1 332 personnes ont été tuées en Iran depuis le début des hostilités, dont 175 écolières et membres de personnel scolaire lors d’une frappe contre une école de filles à Minab, dans le sud du pays. Le chiffre, qui n’a pas pu être vérifié, n’inclut probablement pas les victimes militaires appartenant aux Gardiens de la Révolution. Au Liban, les frappes israéliennes ont fait au moins 394 morts depuis l’extension du conflit au pays du cèdre, lundi.

Donald Trump a affirmé lundi 9 mars que la guerre contre l’Iran allait « se terminer bientôt », estimant que le conflit était « bien en avance » sur le calendrier de quatre à cinq semaines qu’il avait évoqué auparavant. Le président américain a également menacé, lors de la première conférence de presse en dix jours de guerre, de frapper l’Iran « beaucoup plus fort » si Téhéran tentait de bloquer le détroit d’Ormuz.

RFI

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À la UneProvince

RDC: ce que l’on sait de l’annonce de libération de militaires FARDC par l’AFC/M23

by admin9775 10 mars 2026
written by admin9775

L’annonce, par l’AFC/M23, de la libération prochaine de militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) remet sur le devant de la scène la question sensible des détenus liée au conflit dans l’est du pays. Le mouvement parle de 5 000 hommes. Selon des informations rapportées par RFI, environ 2 700 militaires congolais seraient concernés par cette mesure que le mouvement présente comme un geste de bonne foi. Mais au-delà de l’annonce, les contours de l’opération restent encore flous, et son éventuelle mise en œuvre dépend de plusieurs étapes logistiques et diplomatiques.

Les militaires dont la libération est évoquée ne constituent pas un groupe homogène. Plusieurs catégories sont mentionnées.

La première concerne des soldats qui auraient refusé de combattre dans les rangs de l’Armée révolutionnaire congolaise (ARC), la branche armée de l’AFC/M23. À leurs côtés, figurent des militaires blessés qui étaient, jusque-là, soignés dans des hôpitaux de Goma.

D’autres appartiendraient à des catégories plus fragiles au sein de l’institution militaire. Certains sont considérés comme invalides, tandis que d’autres sont des soldats âgés ayant dépassé l’âge de servir dans l’armée.

Enfin, des militaires faits prisonniers au cours des combats figureraient également parmi les personnes concernées par cette libération annoncée.

Le CICR prêt à accompagner une opération humanitaire

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), régulièrement impliqué dans ce type d’opérations, a réagi avec prudence. Sans confirmer le nombre de personnes concernées, l’organisation indique avoir pris connaissance de l’annonce.

« Le CICR a pris connaissance du communiqué de l’AFC/M23 annonçant sa décision de libérer un certain nombre d’éléments FARDC détenus. En tant qu’intermédiaire neutre, le CICR se tient prêt à accompagner une telle opération avec l’accord de toutes les parties », a déclaré François Moreillon, chef de la délégation du CICR en RDC.

Selon plusieurs sources, le mouvement rebelle échange avec le CICR depuis plusieurs mois sur cette question. Le sujet avait également été évoqué, le mois dernier, lors de discussions entre des représentants de l’AFC/M23 et Hadja Lahbib, commissaire européenne chargée de la gestion des crises.

Un geste présenté comme un signe d’ouverture

Du côté de l’AFC/M23, cette annonce est présentée comme un geste de bonne foi. Le mouvement affirme attendre, en retour, la libération de ses propres membres détenus à Kinshasa.

L’initiative s’inscrit dans un contexte où les deux parties avaient signé, en septembre 2025, un mécanisme pour la libération des détenus, salué à l’époque comme une avancée importante dans la gestion des conséquences du conflit. Près de sept mois plus tard, cependant, peu de progrès visibles ont été enregistrés dans la mise en œuvre de ce mécanisme.

Des réactions sceptiques à Kinshasa

À Kinshasa, l’annonce de l’AFC/M23 a été accueillie avec réserve. Avant sa publication, certains responsables affirment ne pas avoir été informés de cette initiative.

Plusieurs dirigeants accusent le mouvement rebelle de chercher avant tout un bénéfice politique et diplomatique. Un responsable sécuritaire avance une autre lecture. Selon lui, cette libération pourrait aussi traduire la difficulté pour l’AFC/M23 d’entretenir durablement un nombre important de militaires captifs.

Un processus logistique potentiellement long

Même si une libération devait se concrétiser, le processus pourrait prendre du temps. Il devrait passer par plusieurs étapes de clarification et de planification impliquant le CICR et les autorités congolaises.

Un précédent illustre l’ampleur de ce type d’opération. L’an dernier, le transfert de 1 300 personnes désarmées des forces gouvernementales et de leurs familles de Goma vers Kinshasa, facilité par le CICR et la MONUSCO, avait nécessité plus de 60 rotations d’avions et d’hélicoptères. Une opération de plus grande ampleur demanderait donc une organisation logistique particulièrement complexe.

Un mécanisme d’échanges encore bloqué

Dans le cadre du mécanisme signé en septembre 2025, les deux parties ont déjà établi des listes de détenus, transmises au CICR en tant qu’intermédiaire humanitaire neutre.

Du côté du gouvernement congolais, une commission technique d’identification a été mise en place pour examiner ces dossiers. À ce stade, toutefois, aucune libération n’a encore été effectuée dans le cadre de l’accord de Doha.

Selon des informations de RFI, certains détenus figurant sur ces listes ont déjà reçu la visite d’équipes du CICR.

La question du calendrier reste cependant incertaine. Kinshasa se montre discret et invoque la confidentialité de l’opération et la protection de l’identité des personnes concernées.

Face à ces blocages, plusieurs acteurs internationaux tentent d’encourager les avancées. Mirjana Spoljaric, présidente du CICR, s’est rendue dans la région, en septembre dernier – à Kinshasa, Kigali et Goma – et a abordé notamment ces questions avec les différentes parties.

Selon plusieurs sources, la médiation qatarienne est également en contact avec le CICR et les protagonistes du conflit, afin de faire progresser le processus.

RFI

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À la UneEnvironnement

Attaque au Parc national de l’Upemba : 5 morts à Lusinga, le gouverneur intérimaire du Haut-Katanga en mission sur place

by admin9775 9 mars 2026
written by admin9775

Une attaque armée a visé le quartier général de Lusinga, au cœur du Parc national de l’Upemba, dans la province du Haut-Katanga, au sud-est de la République démocratique du Congo. L’assaut, survenu le 2 mars, a fait cinq morts, dont un éco-garde et quatre civils, selon un communiqué du Corps pour la protection des parcs nationaux et réserves naturelles apparentées (CorPPN).

À la suite de cette attaque, le gouverneur intérimaire du Haut-Katanga, Martin Kazembe Shula, s’est rendu samedi au quartier général de Lusinga, situé dans le territoire de Mitwaba, afin de s’assurer du contrôle total du site par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Accompagné de plusieurs officiers de l’armée et de la police, le chef de l’exécutif provincial a effectué cette visite après l’attaque attribuée à des miliciens Maï-Maï contre cette aire protégée.

Selon les explications de la cheffe de site, Tina Lain, les autorités ont pu constater sur place d’importants dégâts matériels laissés par les assaillants lors de l’incursion armée.

D’après l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), au moins cinq agents du parc ont été tués lors de cette attaque.

Le commandant du CorPPN, Massi Bamba Albert, indique que des assaillants non identifiés ont pris pour cible les installations administratives de Lusinga, provoquant la panique parmi le personnel du parc et les habitants présents dans cette zone isolée.

L’attaque a également fait plusieurs blessés, rapidement évacués vers des structures sanitaires de la région. Selon les premières informations recueillies par les autorités de conservation, certaines victimes auraient été exécutées sommairement lors de cette incursion armée, témoignant de la violence de l’assaut.

Une mission sécuritaire déployée

Face à la gravité de la situation, les autorités ont ordonné le déploiement d’une mission d’évaluation sécuritaire afin d’examiner les circonstances de l’attaque et de renforcer le dispositif de protection autour de cette aire protégée stratégique.

« À la suite de cette attaque, nous avons dépêché sur place notre adjoint chargé des opérations et du renseignement afin d’évaluer la situation sécuritaire, identifier les vulnérabilités du dispositif de protection et proposer des mesures urgentes pour rétablir la sécurité dans le parc », a déclaré le général-major Massi Bamba Albert.

Cette mission doit également permettre de réorganiser le système de sécurité autour du parc en coordination avec la 22ᵉ région militaire afin de prévenir toute nouvelle incursion et faciliter la reprise progressive des activités de conservation.

Des ressortissants étrangers secourus

Parallèlement, une opération de sauvetage menée sur le terrain a permis de libérer plusieurs personnes retenues par les assaillants. Parmi elles figuraient six ressortissants étrangers travaillant dans le parc : deux Français, un Américain, un Belge, un Allemand et un Britannique.

Selon les autorités, ces personnes ont été secourues sans incident majeur.

« Toutes les personnes secourues sont saines et sauves, à l’exception des cinq victimes tuées lors de l’attaque », précise le communiqué du CorPPN.

Les autorités provinciales rassurent

Quelques jours après ce drame, le gouverneur intérimaire du Haut-Katanga, Martin Kazembe Shula, a rassuré les populations locales. Il a indiqué que des mesures sécuritaires supplémentaires étaient en cours de déploiement afin de stabiliser la situation dans la zone de Lusinga et prévenir toute nouvelle attaque.

Classé parmi les plus vastes et les plus riches espaces naturels du pays, le Parc national de l’Upemba constitue l’une des principales aires protégées de la RDC. Sa biodiversité exceptionnelle en fait un patrimoine écologique majeur, mais aussi un territoire difficile à sécuriser en raison de son immensité et de son isolement.

Dans ce contexte, le CorPPN affirme poursuivre ses efforts, en collaboration avec les forces de défense et de sécurité, pour protéger le personnel chargé de la conservation, sécuriser les communautés riveraines et préserver durablement le patrimoine naturel du parc.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

Daniel Bumba Lubaki annonce un contrôle strict des chauffeurs et véhicules à Kinshasa dès le 23 mars

by admin9775 9 mars 2026
written by admin9775

À partir du 23 mars, tous les chauffeurs opérant à Kinshasa devront présenter une carte professionnelle et chaque véhicule sera identifié et géolocalisé. L’annonce a été faite par le gouverneur de la ville, Daniel Bumba Lubaki, dans un communiqué officiel parvenu dimanche 8 mars.

Les autorités provinciales expliquent que cette mesure vise à renforcer la sécurité des Kinois face à la recrudescence des enlèvements dans la capitale, tout en réorganisant le secteur des Voitures de transport avec chauffeur (VTC).

Dans ce communiqué, le gouverneur a instruit le ministre provincial des Transports, Jésus Noël Sheke, de mettre en œuvre une série de mesures sécuritaires et technologiques destinées à lutter contre l’insécurité et à mieux encadrer le transport urbain.

Des contrôles techniques stricts

Dès le lancement de l’opération, un contrôle d’envergure sera effectué. Tout véhicule ne respectant pas les normes exigées sera immédiatement immobilisé et conduit en fourrière pour destruction par la Régie des fourrières et du contrôle technique des véhicules de Kinshasa (RFCK), conformément à la législation en vigueur.

Les véhicules devront notamment :

  • disposer d’un système d’éclairage et de signalisation fonctionnel ;
  • être équipés de rétroviseurs intérieur et extérieur ;
  • posséder un avertisseur sonore ;
  • être dotés d’essuie-glaces ;
  • avoir un pare-brise en bon état et des vitres intactes ;
  • être équipés de pneumatiques conformes ;
  • respecter les normes relatives aux émissions de gaz d’échappement ainsi qu’aux installations du réservoir et des canalisations de carburant.

Restaurer la confiance dans le transport urbain

À travers cette initiative, l’exécutif provincial affirme vouloir améliorer la sécurité des habitants et restaurer la confiance dans le système de transport urbain de la capitale de la République démocratique du Congo.

Les autorités espèrent également mieux encadrer les activités des chauffeurs et identifier plus facilement les véhicules en circulation afin de lutter contre les actes criminels.

Par Marius Bopenga
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À la UnePolitique

Christophe Mboso favorable à un changement de la Constitution en République démocratique du Congo

by admin9775 9 mars 2026
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L’ancien président de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo et actuel deuxième vice-président de cette chambre, Christophe Mboso, s’est prononcé dimanche à Kinshasa en faveur d’un changement de la Constitution congolaise.

S’exprimant devant ses partisans réunis dans un stade du centre-ouest de la capitale, le président de la Convention pour la République et la démocratie (CRD) a estimé que la loi fondamentale adoptée en 2006 peut être révisée, tout en soulignant que ce processus devrait intervenir à la fin du mandat du président Félix Tshisekedi.

« Lorsque cette Constitution a été rédigée et votée, j’y étais ! Nous allons la changer à la fin du mandat du président Félix Tshisekedi. Je peux vous rassurer que seule la parole de Dieu reste intouchable, mais pas un texte légiféré par les législateurs que nous sommes », a déclaré Christophe Mboso.

Une réforme envisagée à la fin du mandat présidentiel

Selon l’ancien président de l’Assemblée nationale, la modification de la Constitution dans son ensemble devrait intervenir d’ici la fin du mandat du chef de l’État.

Christophe Mboso a également affirmé que personne ne peut travestir le contenu de l’actuelle Constitution, tout en insistant sur le fait que sa révision n’est, selon lui, qu’une question de temps.

« Le président de la République a une majorité au Parlement. S’il faut changer cette Constitution, c’est juste une question de temps. Mais comme c’est la même Constitution qui lui donne mandat, nous allons la changer mais pas dans la précipitation. Nous allons revenir vers vous, le peuple », a-t-il indiqué.

Pour justifier cette perspective de réforme, le leader de la CRD a évoqué les dispositions de l’article 218 de la Constitution, qui encadre la procédure de révision constitutionnelle en République démocratique du Congo.

Lors de cette rencontre politique, Christophe Mboso a également appelé ses partisans à prier chaque jour pour le président Félix Tshisekedi, saluant son action à la tête du pays.

Par Pascal Kabeya
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À la UneMonde

Iran: Mojtaba Khamenei, un nouveau guide suprême dans les pas de son père

by admin9775 9 mars 2026
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Alors que l’Iran est toujours la cible des bombardements israélo-américains, l’Assemblée des experts a désigné, ce dimanche 8 mars, Mojtaba Khamenei, fils de l’ancien chef d’État tué au premier jour de la guerre, comme nouveau guide suprême.

Aux premières heures du jour, ce dimanche, RFI indiquait qu’un consensus s’était dégagé au sein de l’Assemblée des experts, et qu’un nom – qui avait été « évoqué par le grand Satan », c’est-à-dire les États-Unis – avait émergé. Il devenait ainsi de plus en plus certain qu’il s’agissait de Mojtaba Khamenei, dont le nom avait été prononcé récemment par Donald Trump dans un entretien au site Axios. Selon les médias iraniens, Mojtaba Khamenei a été élu avec 90% des voix lors d’une réunion secrète des membres de l’Assemblée des experts dans la ville sainte de Qom, précise notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi.

Et bien que le président américain ait déclaré que si ce dernier était nommé, « il serait tué comme son père », Mojtaba Khamenei, 56 ans, a jusqu’à présent survécu à la campagne de bombardements aériens conduite par les États-Unis et Israël contre l’Iran.

Ce dernier était ⁠considéré comme un possible successeur ​d’Ali Khamenei, après des années passées à nouer d’étroites relations avec les Gardiens de la Révolution et à consolider son influence ​au sein de l’institution cléricale iranienne.

Son nom circulait avec plus d’insistance encore depuis la mort d’un autre potentiel candidat, l’ancien président Ebrahim Raïssi, tué ‌dans un accident d’hélicoptère en 2024.

Intransigeant et apprécié des Gardiens de la Révolution

Ce religieux de rang intermédiaire, qui se présente comme ​le « gardien » de la ‌pensée de son père, s’est toujours opposé aux partisans d’un dialogue avec l’Occident dans le cadre des efforts visant à freiner ⁠les ambitions nucléaires iraniennes. 

Ses relations avec le Corps des Gardiens de la Révolution (CGRI), l’armée idéologique du régime, lui donnent un pouvoir accru au sein de l’appareil politique et sécuritaire iranien. « Il jouit d’un fort soutien ‌au sein du CGRI, en particulier parmi les jeunes générations radicalisées », estime Kasra Aarabi, spécialiste du CGRI au sein de l’United ⁠Against Nuclear Iran, une organisation basée aux États-Unis.

Pour ses détracteurs au sein du régime, ‌Mojtaba Khamenei n’a pas les qualifications religieuses requises pour devenir guide suprême. Sa nomination irait également à l’encontre de la volonté des fondateurs de la République islamique de rompre avec la tradition dynastique de la monarchie des chahs.

Visé par des sanctions américaines

Né en 1969 à Machhad, Mojtaba Khamenei a vu pendant son enfance son père se mobiliser aux côtés de l’ayatollah Rouhollah Khomeini contre le régime du chah. Mojtaba Khamenei ​a combattu pendant la guerre Iran-Irak (1980-88) et effectué des études religieuses aux séminaires de Qom, épicentre de la théologie chiite.

Il porte le titre d’hodjatoleslam, inférieur à celui d’ayatollah dans la hiérarchie religieuse chiite, et le turban noir du sayyed, descendant direct du prophète Mahomet. Il n’a jamais occupé de position ​officielle au sein du gouvernement de la République islamique. On a pu le voir à des rassemblements en faveur du régime, mais il ne s’est ​que rarement exprimé en public – notamment après le décès de son père.

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Mojtaba Khamenei est visé depuis 2019 par des sanctions du département du Trésor américain, qui ​a estimé, à l’époque, qu’il représentait le guide suprême « à titre officiel même s’il n’a jamais été élu ni nommé à un poste gouvernemental », hormis son travail au sein du cabinet de son père.

Mojtaba Khamenei, affirmait encore le ​Trésor américain, s’est vu confier certaines prérogatives par son père et entretient d’étroites relations avec le commandant de la force Al-Qods du CGRI, chargée des opérations extérieures, et les Bassidji, milice religieuse affiliée aux Gardiens, « pour promouvoir les objectifs régionaux de déstabilisation et les objectifs intérieurs d’oppression de son père ».

En début d’année, le média américain Bloomberg a révélé, dans une enquête, que Mojtaba Khamenei est à la tête d’un empire financier, « s’étendant du transport maritime dans le golfe Persique aux comptes bancaires suisses, en passant par l’immobilier de luxe britannique et un important service de renseignement occidental ». Un patrimoine d’une valeur de plus de 100 millions de dollars, qui inclut des hôtels haut de gamme, à Londres, Francfort, ou encore à Marbella en Espagne. Reste que la propriété de ces biens immobiliers est difficile à prouver, en raison du manque de transparence financière, qui prévaut, dans les affaires des dirigeants iraniens. Toujours selon l’agence Bloomberg, cette fortune s’appuierait sur un vaste réseau de sociétés écrans, basées à l’étranger, avec notamment des comptes en Suisse.

Le fils d’Ali Khamenei est souvent considéré comme à l’origine de l’ascension fulgurante du ⁠président ultraconservateur Majhmoud Ahmadinejad, élu en 2005, dont il a soutenu la réélection contestée par une vague de manifestations quatre ans plus tard. Il a été, en 2022, une cible privilégiée des manifestants ⁠du mouvement « Femme, vie, liberté » protestant contre ​la mort en détention de l’étudiante Mahsa Amini après son arrestation par la police des mœurs.

Son épouse, fille d’une figure de la ligne dure, l’ancien président du Parlement, Gholamali Haddadadel, a été tuée le 28 février dans les bombardements israélo-américains, ainsi que d’autres membres de sa famille.

RFI

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À la UneProvince

Goma : les fortes détonations au nord de la ville liées à des exercices du Mouvement du 23 mars, pas à des affrontements

by admin9775 8 mars 2026
written by admin9775

De fortes détonations entendues ce dimanche 8 mars au nord de Goma ont suscité l’inquiétude parmi les habitants. Plusieurs rumeurs faisaient état d’affrontements entre les groupes d’autodéfense dits Wazalendo et les rebelles de l’Alliance Fleuve Congo / Mouvement du 23 mars (AFC/M23).

Des sources locales avaient initialement évoqué des combats qui auraient commencé dans la zone de Rugari, notamment du côté de Kanombe, dans le territoire de Rutshuru, avant de s’étendre vers Mutaho dans le territoire de Nyiragongo.

Depuis la matinée de dimanche, des habitants de la partie nord de Goma affirmaient entendre des tirs nourris d’armes lourdes et légères provenant de cette zone, ce qui a provoqué une vive inquiétude au sein de la population.

Pas d’affrontements signalés

Cependant, après vérification auprès de sources locales et sécuritaires sur le terrain, aucune confrontation n’a été confirmée dans le Parc national des Virunga ni dans la localité de Mutaho.

Selon ces sources, les détonations entendues proviennent plutôt d’exercices militaires menés par des éléments du M23 pour entraîner de nouveaux combattants.

Exercices militaires au nord de Goma

Les observations sur le terrain indiquent que les rebelles sont regroupés dans un champ de tir situé au nord de Goma, à Kilimanyoka, dans une ancienne position des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Dans cette zone, ils procèdent à des exercices de manipulation d’armes lourdes destinés à former de nouveaux éléments. Ces manœuvres expliqueraient les fortes détonations entendues dans plusieurs quartiers de la ville.

Selon les informations recueillies, ces exercices se déroulent sans confrontation avec les forces locales ni avec la population civile.

Les responsables rebelles appellent par ailleurs la population au calme, affirmant qu’il ne s’agit pas de combats mais d’activités d’entraînement militaire.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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