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À la Une

À la UneSport

La RDC retrouve la Coupe du monde au bout du suspense face à la Jamaïque

by admin9775 1 avril 2026
written by admin9775

La République démocratique du Congo n’a peut-être pas livré sa plus grande prestation, mais elle a su aller à l’essentiel. Ce mardi à Guadalajara, les Léopards ont validé leur billet pour la Coupe du monde 2026 en s’imposant 1-0 après prolongations face à la Jamaïque, mettant fin à 52 ans d’absence sur la scène mondiale.

Dans une rencontre tendue, fermée et parfois brouillonne, les hommes de Sébastien Desabre ont longtemps buté sur une équipe jamaïcaine combative. Pourtant, dès les premières minutes, les Congolais avaient affiché leurs ambitions, notamment à travers Cédric Bakambu, dont un but a été refusé pour hors-jeu après une belle séquence collective.

Mais au fil du match, le poids de l’enjeu a semblé paralyser les Léopards. Moins précis, moins inspirés, ils ont progressivement laissé l’initiative aux Reggae Boyz. Ces derniers, emmenés notamment par Leon Bailey, ont tenté leur chance sans réussir à faire la différence, malgré quelques situations dangereuses.

Il a fallu attendre les prolongations pour voir la délivrance. Sur un corner disputé, Axel Tuanzebe a surgi pour pousser le ballon au fond des filets, offrant un avantage décisif à la RDC. Un but validé après intervention de la VAR, ajoutant une dernière dose de suspense à une rencontre déjà irrespirable.

Malgré plusieurs occasions de faire le break en fin de match, les Congolais ont dû se contenter de ce court avantage. Suffisant toutefois pour écrire l’histoire. Car au-delà de la prestation, c’est bien le résultat qui compte, la RDC disputera la Coupe du monde une nouvelle fois depuis 1974.

Un retour attendu, arraché dans la douleur, mais qui pourrait marquer le début d’une nouvelle ère pour le football congolais. Dès cet été, les Léopards entreront dans la compétition avec un défi de taille, puisqu’ils affronteront le Portugal pour leur premier match.

Par Marius Bopenga
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À la UneMonde

Israël : une loi controversée sur la peine de mort déclenche une vague d’indignation internationale

by admin9775 31 mars 2026
written by admin9775

L’adoption, le 30 mars, par Israël d’une loi rétablissant la peine de mort pour les personnes reconnues coupables de terrorisme provoque une onde de choc sur la scène internationale. Au cœur des critiques : le caractère jugé discriminatoire de cette législation, qui, selon de nombreux observateurs, viserait en pratique essentiellement les Palestiniens.

Portée par des courants politiques de l’extrême droite israélienne, cette loi marque un tournant majeur dans l’évolution du système judiciaire du pays. Si elle est présentée comme un instrument de lutte contre le terrorisme, ses détracteurs y voient une remise en cause profonde des principes de l’État de droit.

L’Union européenne n’a pas tardé à réagir, dénonçant « un grave recul de la démocratie ». Plusieurs capitales européennes expriment également leur inquiétude face à une mesure susceptible d’aggraver les tensions déjà vives au Proche-Orient.

En Espagne, le gouvernement a vivement condamné cette décision, la qualifiant de « pas supplémentaire vers l’apartheid ». Une déclaration forte qui illustre l’ampleur du malaise suscité par cette réforme.

Au sein de la classe politique française, les réactions sont tout aussi fermes. Aurélien Taché, député et membre de la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale, estime qu’Israël « n’a plus rien à voir avec les modèles démocratiques européens ». Il appelle l’Union européenne à adopter « des sanctions immédiates » afin de mettre fin à ce qu’il qualifie de « fuite en avant criminelle » du gouvernement dirigé par Benyamin Netanyahou.

Pour de nombreux experts en droit international, cette loi soulève des questions majeures. En réintroduisant la peine capitale dans un cadre aussi controversé, Israël prend le risque de s’éloigner davantage des standards internationaux en matière de droits humains. Le caractère ciblé de la mesure, perçu comme discriminatoire, pourrait également renforcer les accusations d’inégalités systémiques dans le traitement des populations.

Interrogé sur ces enjeux, l’avocat pénaliste Emmanuel Daoud, spécialiste en droit pénal international, souligne que ce texte pourrait constituer une rupture avec les engagements internationaux en matière de justice équitable et de protection des droits fondamentaux.

Au-delà des réactions politiques, cette décision intervient dans un contexte déjà extrêmement tendu entre Israéliens et Palestiniens. Pour ses détracteurs, loin de contribuer à la sécurité, cette loi risque d’alimenter davantage les divisions et de compromettre toute perspective d’apaisement durable.

Alors que les condamnations se multiplient, la pression internationale pourrait s’intensifier dans les jours à venir, posant la question d’éventuelles mesures concrètes de la part de la communauté internationale.

Par Pascal Kabeya
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À la UneTribunes

Réformer la Constitution en RDC : une nécessité historique et souveraine (Tunda Ya Kasende)

by admin9775 31 mars 2026
written by admin9775

Un débat intense anime actuellement la République démocratique du Congo autour de l’opportunité de réviser ou de remplacer la Constitution du 18 février 2006. Cette discussion, loin d’être anodine, engage l’avenir institutionnel, politique et social de notre pays.

J’interviens dans ce débat à double titre : d’une part, en tant que témoin direct ayant participé aux assises de Sun City en février 2002, qui ont jeté les bases de cette loi fondamentale ; d’autre part, en tant que chercheur dont les travaux doctoraux ont porté sur la souveraineté et la gouvernance de la RDC.

Sur le plan des principes, rien, ni en théorie du droit ni en philosophie juridique, n’interdit à un État souverain de modifier ou de remplacer sa Constitution. Il serait d’ailleurs contraire à la logique démocratique qu’une génération impose indéfiniment ses choix aux suivantes. Comme le rappelle l’adage latin « Nemo populum in perpetuum obligare potest » : nul ne peut engager un peuple pour toujours. Toute réflexion sur une réforme constitutionnelle devrait s’inscrire dans cette évidence.

La RDC doit aujourd’hui adapter ses institutions à ses réalités propres. Son histoire, sa diversité ethnique et linguistique, l’étendue de son territoire, ses traditions de résolution des conflits — notamment sous l’arbre à palabres — ainsi que ses défis de développement exigent une approche contextualisée de la démocratie. Faute de quoi, nous risquons de fragiliser davantage notre souveraineté, notamment face aux intérêts extérieurs attirés par nos immenses ressources.

Il convient également de rappeler que la Constitution de 2006 est née d’un compromis entre anciennes forces belligérantes issues du dialogue intercongolais. À ce titre, elle peut être perçue comme une « Constitution des belligérants », façonnée dans un contexte de sortie de crise, avec l’implication d’acteurs étrangers.

Or, les objectifs assignés à cette Constitution n’ont pas été pleinement atteints. La paix reste fragile, particulièrement dans l’Est du pays, en proie à des conflits persistants. L’unité nationale demeure également inachevée, tandis que certaines entités échappent encore au contrôle effectif des institutions légitimes.

Sur le plan institutionnel, la complexité et le coût élevé de l’appareil étatique constituent un frein au développement. L’abondance des structures administratives et politiques, ainsi que l’importance des effectifs institutionnels, pèsent lourdement sur les ressources nationales. À titre de comparaison, des institutions plus légères ont, par le passé, permis l’adoption de réformes structurantes dans des domaines clés comme les mines, les investissements ou les forêts.

Dès lors, la RDC doit assumer pleinement son destin en se dotant d’un modèle de gouvernance adapté à ses réalités. Une réforme constitutionnelle bien pensée pourrait insuffler une nouvelle dynamique, en levant les blocages institutionnels et en favorisant l’émergence d’un État plus efficace, stable et prospère.

L’histoire constitutionnelle comparée montre que de telles réformes peuvent être décisives. En France, par exemple, les transitions vers les IVe et Ve Républiques ont permis de refonder l’État à des moments critiques de son histoire.

Depuis son accession au pouvoir, Félix Tshisekedi a manifesté sa volonté de répondre aux attentes de la population, notamment sur les plans sécuritaire, économique et social. Toutefois, face à l’ampleur des défis — en particulier dans l’Est du pays — des ajustements juridiques et politiques s’avèrent nécessaires pour accompagner efficacement les efforts de reconstruction et de développement.

En définitive, toute réforme constitutionnelle doit être portée par la volonté souveraine du peuple congolais, à l’abri de toute ingérence extérieure. Il ne s’agit pas d’un exercice académique, mais d’une réponse concrète aux aspirations profondes de la nation.

Dans cette perspective, il est essentiel que les Congolais se rassemblent autour d’une vision commune, orientée vers la construction d’un État plus juste, plus fort et véritablement au service de son peuple.


Maître Tunda ya Kasende Célestin (PhD)
Professeur et chercheur
Vice-Premier ministre honoraire et ancien ministre de la Justice

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À la UneMonde

États-Unis: qui est James Talarico, le séminariste qui redonne foi aux démocrates en terre républicaine?

by admin9775 30 mars 2026
written by admin9775

Sa popularité ne cesse de grimper, au point de mettre en péril l’hégémonie des républicains dans un de leurs bastions. James Talarico a été nommé le 4 mars le candidat démocrate pour les élections de mi-mandat aux États-Unis, espérant ravir un siège de sénateur au Texas. Depuis, ce séminariste de 36 ans au profil atypique s’attire les foudres de ses adversaires.

« Nous voulons qu’il soit crucifié avec le Christ », a lancé Brooks Potteiger, pasteur et conseiller spirituel le plus proche du secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth, lors d’une apparition à un podcast nationaliste chrétien mardi 17 mars. À ses côtés, l’hôte Joshua Hymes rajoute : « Je prie pour que Dieu le tue. En fin de compte, cela signifie tuer son cœur et le faire renaître à une vie nouvelle en Christ. » Le nom de l’épisode et l’objet de leurs attaques ? « James Talarico pense que les chrétiens sont des idiots ».

La réponse du principal intéressé ne s’est pas fait attendre. « Jésus aime. Le nationalisme chrétien tue. Vous pouvez prier pour ma mort, pasteur, mais je vous aime quand même. Je vous aime plus que vous ne pourriez jamais me haïr », a écrit le même jour le candidat démocrate James Talarico dans les réseaux sociaux.

Mais selon Brooks Potteiger, le démocrate a déformé ses propos : « Je n’ai pas appelé à sa mort. J’ai appelé à sa conversion », a-t-il déclaré lors d’un entretien accordé au New York Times, renvoyant à la conversion de Saul de Tarde, devenu ensuite saint Paul. Peu importe l’intention à l’origine de la diatribe, l’épisode l’illustre clairement : le très chrétien James Talarico est la cible principale des attaques républicaines et son nom est dans toutes les bouches aux États-Unis.

« Un accident de l’histoire » ?

Si le Texan de huitième génération semble redonner l’espoir aux démocrates, son profil détonne dans le parti. Ce séminariste presbytérien de 36 ans parle ouvertement de sa volonté de devenir pasteur et met sa foi chrétienne sur le devant de sa campagne – un discours plus habituel chez les républicains.

En 2018, lorsque cet ancien professeur se présentait à un siège au congrès local, il parcourt à pied les 40 kilomètres de sa circonscription… en un jour. Épuisé après ce périple, il est alors dépêché à l’hôpital, où il découvre qu’il est diabétique. Une fois élu, il se bat alors pour limiter les prix de l’insuline. En septembre, il annonce alors sa volonté de briguer un siège au Sénat lors des midterms, s’imposant parmi deux autres candidats démocrates.

« La présence d’un candidat comme lui est un accident de l’histoire, analyse pour RFI Pierre Martin, professeur de sciences politiques à l’université de Montréal et spécialiste de la politique américaine. On ne trouve pas souvent ce genre de démocrates qui, à la fois la capacité de s’exprimer de façon très éloquente et donc de rejoindre une partie de l’électorat qui est conservateur et religieux, tout en tenant un discours qui est compatible avec la [ligne] la plus libérale, voire radicale, de la gauche. » Un profil qui peut donc séduire à droite comme à gauche.

Dans un milieu politique surpolarisé, il est intervenu à de nombreuses reprises sur Fox News et a accordé une interview de deux heures et demie à Joe Rogan, l’un des animateurs de podcast les plus connus au monde. Connu pour ses diatribes et critiqué pour ses théories du complot, ce très conservateur podcaster a été ébloui par James Talarico, le qualifiant de « personne bien » et insistant qu’il devrait se présenter à la présidence.

Lors d’une interview, toujours en podcast, avec l’humoriste Marc Maron, l’ancien président Barack Obama a déclaré de son côté que l’authenticité et l’intégrité de James Talarico étaient remarquables. « C’est quelqu’un de formidable, a-t-il résumé en octobre dernier. Un jeune homme vraiment talentueux. »

Le député texan James Talarico s'adresse à ses partisans lors d'un rassemblement, samedi 16 août 2025, à Wrigley Square, dans le Millennium Park de Chicago.
Le député texan James Talarico s’adresse à ses partisans lors d’un rassemblement, samedi 16 août 2025, à Wrigley Square, dans le Millennium Park de Chicago. AP – Talia Sprague

Un engagement pro-droit à l’avortement fondé sur la Bible

Alors que la religion est pratiquement monopolisée par le camp conservateur, ce très charismatique texan justifie sa ligne politique… par l’Évangile, notamment. « La justice économique est mentionnée 3 000 fois dans nos Écritures, a-t-il déclaré dans l’émission The Ezra Klein Show. On n’en trouve aucune trace dans le nationalisme chrétien ni chez la droite religieuse », regrette-t-il. « Le vrai combat, dans ce pays, ce n’est pas la gauche contre la droite. C’est le haut contre le bas », déclare-t-il encore, appelant à réformer le système fiscal – trop avantageux pour les classes favorisées –, à mettre en place un système de santé universel et à ouvrir des crèches publiques.

Lorsque le pasteur Brooks Potteiger l’accuse d’être un « tueur de bébés », il défend bec et ongles le droit à l’avortement en pointant vers un passage biblique où l’ange Gabriel visite Marie, avant la conception de Jésus. « L’ange descend et demande à Marie si c’est ce qu’elle souhaite, et elle répond : « Si telle est la volonté de Dieu, qu’il en soit ainsi », avait expliqué James Talarico à Joe Rogan. Pour moi, c’est une affirmation, dans l’un de nos récits les plus fondamentaux, que la création doit se faire avec le consentement. »

« Judo politique »

Quand les évangélistes s’acharnent contre les personnes LGBTQ+, il affirme, de manière presque provocatrice, que « Dieu est non binaire », renvoyant à une affirmation également présente dans d’autres textes sacrés. « Les nationalistes chrétiens se promènent avec la bouche pleine de citations bibliques et le cœur rempli de haine, tacle-t-il. Ce qui se rapproche le plus du royaume des cieux, c’est une démocratie multiraciale et multiculturelle. » 

Il rappelle alors qu’être chrétien, c’est avant tout « aimer son prochain », qui qu’il soit. D’où son « je vous aime » à Brooks Potteiger. « Un de ses talents, c’est de pratiquer une sorte de judo politique, poursuit Pierre Martin. Il utilise l’agressivité de ses adversaires pour la retourner à son avantage. Lorsqu’on l’aborde de façon agressive, voire violente, il désamorce sans donner une réplique agressive, comme avec Brooks Potteiger. »

Pas de victoire démocrate au Texas depuis 1988

Il a beau susciter un engouement inédit, le natif d’Austin a encore beaucoup à surmonter avant de crier victoire. La dernière fois où le Texas a envoyé un démocrate au Sénat, c’était en 1988 – un an avant la naissance de James Talarico. À l’échelle de l’État, le Texas représente la plus longue période de disette électorale pour les démocrates de tout le pays, selon le magazine Time.

Mais les démocrates n’avaient pas eu de candidat comme James Tallarico depuis longtemps, leur permettant d’atteindre des électeurs de bords diamétralement opposés. « Il a une chance réelle, résume Pierre Martin, les derniers sondages lui donnent un cheveu d’avance : un, deux ou trois points maximum. »

« Ce qui va vraiment déterminer l’élection au Texas sera d’abord la capacité des deux partis à mobiliser leur base, poursuit l’expert. L’espoir démocrate vient également des changements démographiques dans cet État. La mobilité interne américaine y a amené de nouveaux électeurs, qui sont moins sensibles aux traditions texanes, ainsi que l’urbanisation »,poursuit-il.

Autre facteur démographique, la population hispanophone et latino qui avait majoritairement voté pour Donald Trump en 2024 pourrait, au contraire, sanctionner le camp républicain. Et ce pour les mêmes raisons. « Les mesures qui ont été prises par la police de l’immigration sont allées bien au-delà des attentes et la population hispanophone a vraiment réagi très négativement à la façon dont l’administration Trump s’y est prise pour faire sa « mode »des déportations de masse. C’est le cas pour l’ensemble du pays, mais aussi pour le Texas », explique Pierre Martin.

Selon l’expert, l’autre grand enjeu des midterms est le coût de la vie et l’inflation. La thématique, « qui avait aidé Donald Trump en 2024 », risque cette fois-ci « de s’opérer dans le sens opposé » : « Les gens sont très insatisfaits de l’état de l’économie, donc cela peut créer une vaguelette à l’échelle du pays. Puis dans des États comme le Texas, où les marges de victoire sont toujours relativement serrés et avec des enjeux défavorables aux républicains », cela peut ouvrir la voie à une victoire démocrate.

« Reflet d’un mouvement qui ferait gagner d’autres », voire le Sénat

Alors qu’il s’est attiré une visibilité nationale, bien au-delà de son Texas natal, James Tallarico ouvrira-t-il la voie à d’autres espoirs, voire des victoires dans tout le pays ? « Il va devenir une partie importante de la campagne nationale en 2026, parce qu’il va aider les autres candidats au Congrès à rassurer l’électorat centriste, voire au-delà », prédit Pierre Martin.

Et en cas de basculement de la chambre haute, « la gouvernance de Donald Trump deviendrait beaucoup plus difficile, car le Sénat a le pouvoir d’enclencher des commissions d’enquête ou des appareils de surveillance de l’exécutif », ce qui pourrait déclencher de véritables crises institutionnelles.

Mais le chemin est encore long jusqu’aux midterms, le 3 novembre. Le candidat démocrate comprend clairement la tâche qui l’attend et les conséquences nationales de sa campagne, comme il l’a signalé lors de son discours de victoire de la primaire démocrate : « Nous ne cherchons pas simplement à remporter une élection. Nous cherchons à transformer en profondeur notre vie politique. Et cela marche. »

RFI

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À la UneProvince

Est de la RDC : mouvements d’armes vers le Rwanda et signaux contradictoires autour d’un retrait militaire

by admin9775 30 mars 2026
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La situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo reste marquée par une forte confusion, entre mouvements d’armes, retraits de troupes et déclarations divergentes des acteurs impliqués.

Selon plusieurs sources locales, un important convoi militaire a été observé samedi 28 mars à la frontière congolo-rwandaise de Kabuhanga, en territoire de Nyiragongo (Nord-Kivu). Des engins et munitions en provenance des axes de Rutshuru et Lubero auraient traversé vers le Rwanda.

Parmi le matériel aperçu figureraient des camions transportant des lance-roquettes multiples, communément appelés « 48 tubes », ainsi que des véhicules de type Kamaz, des jeeps chargées de munitions et des blindés. Certaines sources évoquent la possibilité que ces équipements proviennent des Forces armées de la République démocratique du Congo, notamment après leur capture lors de la prise de Goma en janvier 2025 par les rebelles du M23, soutenus selon Kinshasa par Kigali.

Des retraits signalés sur plusieurs fronts

Parallèlement, des mouvements de retrait attribués aux forces rwandaises ont été signalés dans plusieurs localités du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, notamment à Pitakongo, Bunyatenge (territoire de Lubero) et Minova (territoire de Kalehe).

Dans le territoire de Walikale, les groupes d’autodéfense dits wazalendo auraient pris le contrôle de plusieurs villages, dont Mpeti, après le retrait des rebelles vers des positions plus reculées comme Buleusa et Miriki.

Selon une source au sein de la rébellion, ce repli pourrait atteindre une profondeur d’environ 30 kilomètres, dans le cadre de mesures de confiance visant à favoriser un climat de désescalade.

Des versions contradictoires au sein du M23

Ces mouvements sont toutefois interprétés différemment par les responsables rebelles. Le maire de Goma, Katembo Ndalieni, a évoqué une désescalade concertée : « les FARDC vont reculer de 30 km et nous allons également reculer de 30 km », en lien avec des négociations en cours.

À l’inverse, le gouverneur rebelle du Nord-Kivu, Bahati Musanga, a minimisé la portée de ces mouvements, les qualifiant de simple rotation des troupes. Une position relayée par son entourage, notamment Manzi Willy.

Ces divergences traduisent un malaise interne au sein du M23. Certains cadres exprimeraient des inquiétudes quant à leur avenir, redoutant un désengagement militaire sans garanties.

Le porte-parole du gouverneur rebelle, Kambere Lumumba, a lui-même laissé transparaître ce climat d’incertitude en déclarant : « Certains n’aiment pas vraiment la paix. Ils veulent nous voir souffrir dans les camps de réfugiés ».

Soulagement prudent des populations

Sur le terrain, ces retraits partiels sont accueillis avec un certain soulagement par les populations locales. Des scènes de liesse ont été signalées notamment à Uvira (Sud-Kivu), à Kipese (Lubero) et dans certaines zones de Walikale.

Mais malgré ces signes encourageants, l’opacité entourant les mouvements de troupes et les contradictions entre acteurs militaires entretiennent une forte incertitude sur l’évolution réelle de la situation sécuritaire dans l’est de la RDC.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UneSport

Mondial 2026 : la RDC à 90 minutes d’un rêve historique face à la Jamaïque

by admin9775 28 mars 2026
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L’heure de vérité approche pour les Équipe de la RDC de football. La République démocratique du Congo affronte la Jamaïque ce mardi 31 mars à Guadalajara, au Mexique, en finale des barrages intercontinentaux de la Coupe du monde de la FIFA 2026.

À la clé, une qualification historique pour la phase de groupes, 52 ans après l’unique participation congolaise en 1974.

Un duel décisif à Guadalajara

La rencontre se jouera au stade Akron, dans un format à match unique qui rend l’issue particulièrement incertaine. Le vainqueur rejoindra le groupe K du Mondial, aux côtés du Portugal, de la Colombie et de l’Ouzbékistan.

Les Reggae Boyz ont validé leur billet pour cette finale en battant la Nouvelle-Calédonie (1-0), confirmant leur solidité, même si leur prestation a laissé entrevoir certaines limites.

Une RDC en confiance

De leur côté, les hommes de Sébastien Desabre arrivent avec des certitudes. Leur victoire (2-0) face aux Bermudes en match amical a renforcé la confiance du groupe.

Portés par une dynamique positive, les Léopards peuvent s’appuyer sur une cohésion renforcée depuis la CAN 2024, d’une bonne forme physique, avec davantage de repos que leur adversaire et d’un effectif composé de cadres évoluant en Europe

En défense, le leadership de Chancel Mbemba sera crucial pour contenir les offensives rapides jamaïcaines.

Un adversaire rapide et imprévisible

La Jamaïque, bien que moins bien classée au classement FIFA, reste une équipe dangereuse, notamment grâce à la vitesse de ses joueurs, majoritairement basés en Angleterre. Son jeu offensif et direct pourrait poser des problèmes à la défense congolaise.

Sur le papier, la RDC semble légèrement favorite, avec environ 60 % de chances de qualification, mais le contexte d’un match unique sur terrain neutre laisse place à toutes les surprises.

Au-delà du football, un choc culturel

Cette rencontre dépasse le cadre sportif. Elle oppose deux nations riches culturellement : la RDC, berceau de la rumba africaine, et la Jamaïque, terre du reggae popularisé par Bob Marley.

Mais sur la pelouse, seule comptera la performance.

Un rendez-vous avec l’histoire

À 90 minutes ou plus d’un retour en Coupe du monde, la RDC joue bien plus qu’un match : une page de son histoire footballistique.

Face à la Jamaïque, les Léopards ont l’opportunité de transformer un parcours héroïque en qualification historique et de faire vibrer tout un peuple.

Par Marius Bopenga
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À la UneMonde

Les États membres de la CPI divisés au sujet du procureur, visé par une enquête

by admin9775 28 mars 2026
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Le sort du procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Karim Khan, reste toujours incertain. Dans un rapport confidentiel remis à des États membres de la CPI le 9 mars, trois juges le dédouanent d’inconduite sexuelle envers une employée de son bureau.

« Il n’y a pas de preuve suffisante pour soutenir une conclusion d’inconduite »de Karim Khan« au-delà du doute raisonnable »,écrivent trois juges indépendants de la CPI.

Les conclusions de ces juges sont basées sur une enquête de l’ONU, explique notre correspondante à La Haye, Stéphanie Maupas. Et les trois magistrats critiquent âprement la qualité de cette enquête qui, selon eux, laisse intacts deux récits « diamétralement opposés » de Karim Khan et de la plaignante, et n’apporte pas la preuve d’une culpabilité du procureur.

Cette affaire empoisonne la CPI depuis bientôt deux ans. Karim Khan avait dû se mettre en retrait de son poste en mai 2025, le temps de l’enquête. À La Haye, les États se divisent sur les suites à donner à l’affaire.

Les deux rapports sont désormais entre les mains des 21 États qui forment le bureau de l’Assemblée. Ils ont jusqu’au 8 avril pour décider, de préférence par consensus. Si, selon plusieurs sources, la majorité souhaite admettre les conclusions des trois magistrats, d’autres veulent empêcher le retour du procureur à la Cour et procéder à son remplacement.  

Cette affaire complique un peu plus la situation de la CPI, sous menace de nouvelles sanctions de l’administration Trump, alors que les États-Unis demandent l’annulation des mandats d’arrêt contre Benyamin Netanyahu et l’ex-ministre de la Défense Yoav Gallant, émis en novembre 2024. Quelques semaines plus tôt, les accusations contre Karim Khan étaient divulgués.

RFI

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À la UneSociété

Sécurité : l’Union européenne met fin au financement du déploiement militaire rwandais au Mozambique

by admin9775 28 mars 2026
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L’Union européenne a décidé de ne plus financer le déploiement militaire du Rwanda au Mozambique, mettant ainsi un terme aux discussions visant à renouveler, pour une troisième fois, un soutien estimé à 20 millions d’euros.

Depuis 2021, les forces rwandaises étaient engagées dans la province de Cabo Delgado, en appui aux autorités mozambicaines dans la lutte contre des groupes djihadistes responsables d’une insécurité persistante dans cette région riche en ressources gazières.

Si l’Union européenne réaffirme son engagement en faveur de la stabilité et de la sécurité au Mozambique, elle exclut désormais tout nouveau financement direct de cette mission militaire rwandaise.

Cette décision intervient dans un contexte régional et international sensible, marqué notamment par les tensions autour du rôle du Rwanda dans les conflits sécuritaires en Afrique, en particulier dans l’est de la République démocratique du Congo.

Elle pourrait ainsi redéfinir les modalités de coopération sécuritaire entre Bruxelles, Kigali et Maputo, tout en soulevant des interrogations sur l’avenir des opérations de stabilisation à Cabo Delgado sans ce soutien financier européen.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSport

Coupe du monde 2026 : la FIFA introduit de nouvelles règles pour accélérer le jeu

by admin9775 27 mars 2026
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Le football international s’apprête à connaître une évolution notable. En vue de la Coupe du monde de la FIFA 2026, la FIFA a validé une série de nouvelles règles visant à rendre le jeu plus fluide et à limiter les pertes de temps, avec pour objectif d’augmenter le temps de jeu effectif.

Des remplacements désormais chronométrés

Parmi les principales innovations, les remplacements seront strictement encadrés. Les joueurs sortants devront quitter la pelouse en 10 secondes maximum. En cas de non-respect de ce délai, le remplaçant devra attendre une minute avant d’entrer en jeu, laissant son équipe temporairement en infériorité numérique.

Remises en jeu accélérées

Autre changement important : les remises en jeu devront être effectuées en 5 secondes. Si ce délai est dépassé, la possession sera automatiquement accordée à l’équipe adverse. Une mesure destinée à maintenir un rythme élevé et à réduire les interruptions volontaires.

Encadrement des blessures

La FIFA s’attaque également aux simulations et aux arrêts abusifs. Désormais, tout joueur recevant des soins sur le terrain devra rester en dehors du jeu pendant au moins une minute avant de pouvoir revenir, sauf cas exceptionnels.

Une VAR élargie

L’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) verra aussi son champ d’action étendu. Elle pourra intervenir non seulement sur les situations habituelles, mais aussi sur les deuxièmes cartons jaunes et certaines décisions liées aux corners en cas d’erreur manifeste.

Vers un football plus dynamique

Avec ces nouvelles dispositions, la FIFA ambitionne de proposer un tournoi plus dynamique, plus équitable et plus spectaculaire. L’objectif est clair : maximiser le temps de jeu réel et améliorer la qualité des décisions arbitrales lors de la prochaine Coupe du monde de la FIFA 2026.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

Kinshasa : indignation après des violences sur une patiente à l’hôpital de Kinkole, un médecin interpellé

by admin9775 27 mars 2026
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Un grave scandale secoue le secteur de la santé en République démocratique du Congo après la révélation d’actes de violence physique et psychologique infligés à une patiente à l’Hôpital Général de Référence de Kinkole, à Kinshasa.

Dans un communiqué publié le 26 mars 2026, le Ministère de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale s’est dit profondément indigné à la suite d’un rapport de l’Inspection générale de la santé confirmant les faits. Une patiente aurait été agressée par un membre du personnel médical lors de sa prise en charge, dans des circonstances jugées particulièrement graves.

Selon plusieurs témoignages, le médecin mis en cause, identifié comme David Balangakayi, aurait frappé une femme en salle d’accouchement après que celle-ci a refusé d’être filmée, alors qu’elle se trouvait en situation de vulnérabilité. La diffusion des images sur les réseaux sociaux a amplifié l’indignation, en raison de l’atteinte flagrante à la dignité de la victime.

Vives réactions des autorités et de la société civile

La commissaire nationale aux droits de la femme et de l’enfant à la Commission nationale des droits de l’homme, Gisèle Kapinga, a dénoncé des faits « inadmissibles » et appelé à une réaction urgente des autorités.

La Première ministre Judith Suminwa a également condamné des actes « profondément choquants et totalement inacceptables », insistant sur le fait qu’aucune circonstance ne peut justifier de telles violences dans un établissement de santé.

De son côté, le président du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication, Christian Bosembe, s’est dit « profondément outré », dénonçant une atteinte grave à la dignité humaine et aux principes fondamentaux de l’éthique médicale. Il a également mis en garde contre la diffusion répétée des images, appelant à respecter la dignité de la victime.

Réponse des autorités : sanctions et enquêtes en cours

En réaction, le ministère a annoncé une série de mesures immédiates. Le dossier a été transmis à la justice et le Conseil de l’Ordre des médecins a été saisi pour des sanctions disciplinaires. Une inspection extraordinaire de l’hôpital ainsi qu’un audit national des pratiques médicales ont été lancés.

Le personnel impliqué a été suspendu à titre préventif. Par ailleurs, David Balangakayi a été interpellé par la police judiciaire, marquant une étape clé dans la procédure.

Les autorités ont également annoncé la mise en place d’un dispositif national unifié de gestion des plaintes dans le secteur de la santé, afin de renforcer la transparence et prévenir de tels abus.

Un rappel à l’éthique médicale

Cette affaire relance le débat sur le respect de l’éthique dans les structures sanitaires en République démocratique du Congo. Les autorités insistent sur le fait que chaque patient a droit à des soins dignes, dans le respect strict des droits humains.

Le principe fondamental « Primum non nocere » d’abord, ne pas nuire apparaît ici comme gravement violé, dans un dossier qui continue de susciter une vive émotion à travers le pays.

Par Marius Bopenga
CONGO PUB Online

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