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À la Une

À la UneSociété

Massacre dans l’Est de la RDC : le M23 accusé d’avoir tué 319 civils en juillet 2025

by admin9775 7 août 2025
written by admin9775

Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) a révélé ce mercredi des chiffres alarmants concernant les violences dans l’Est de la République démocratique du Congo. Selon Volker Türk, Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda, ont perpétré des massacres ayant fait au moins 319 victimes civiles au cours du mois de juillet 2025, dont 48 femmes et 19 enfants.

Ce bilan macabre, l’un des plus élevés depuis la résurgence du mouvement rebelle en 2022, concerne principalement des attaques commises entre le 9 et le 21 juillet dans quatre villages du territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu. La majorité des victimes étaient des agriculteurs locaux qui campaient dans leurs champs pendant la saison des semis, selon les informations recueillies par les enquêteurs onusiens.

« Je condamne fermement ces violences inacceptables contre des civils sans défense », a déclaré M. Türk lors d’une conférence de presse à Genève. Le haut responsable onusien a également pointé du doigt les exactions commises par d’autres groupes armés opérant dans la région, notamment :

  • La CODECO, connue pour ses attaques contre des communautés civiles
  • Les ADF, accusés d’avoir massacré au moins 40 civils chrétiens lors d’une attaque à Komanda (Ituri) le 27 juillet dernier

Face à cette escalade de violence, le Haut-Commissaire a lancé un appel solennel à toutes les parties au conflit : « J’exhorte tous les groupes armés, ainsi que les forces régulières, à épargner les civils et à respecter scrupuleusement leurs obligations en vertu du droit international humanitaire. »

Cette annonce intervient dans un contexte de recrudescence des combats dans l’Est congolais, où la situation humanitaire ne cesse de se dégrader. Les organisations internationales s’alarment de l’augmentation constante des violations des droits de l’homme et du nombre de déplacés internes, qui se comptent désormais par millions dans la région.

Les autorités congolaises n’ont pas encore réagi officiellement à ces révélations, mais devraient saisir le Conseil de sécurité des Nations Unies pour dénoncer une nouvelle fois le soutien rwandais aux rebelles du M23, dénonciation que Kigali continue de rejeter catégoriquement.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UneSociété

Le procès Mutamba vacille après le retrait de deux juges et le témoignage explosif de Madame Rose Mutombo

by admin9775 6 août 2025
written by admin9775

Le procès hautement médiatisé de l’ancien ministre de la Justice Constant Mutamba a connu un tournant dramatique ce mercredi avec le retrait inédit de deux magistrats de la formation judiciaire, plongeant l’instruction dans une crise sans précédent.

Une défection judiciaire historique

La cinquième audience du procès pour détournement de deniers publics a été marquée par un événement rarissime dans les annales judiciaires congolaises. Le président de la formation, le juge Justin Kibamba, a annoncé son retrait volontaire du dossier suite à une demande de récusation de la défense pour « soupçons légitimes de partialité ».

« Dans un souci d’apaisement et de préservation de l’image de la justice, je préfère me déporter de cette affaire », a déclaré le magistrat dans une correspondance officielle lue en audience. Cette décision a été immédiatement suivie par le juge Thomas Otshudi, créant une vacance judiciaire inédite.

Stratégie de défense surprenante

La défense de Me Mutamba a opéré un revirement tactique majeur en renonçant subitement à l’audition de plusieurs témoins-clés pourtant préalablement cités, dont :

  • Jules Alingete, ancien Inspecteur général des Finances
  • Didier Budimbu, ministre des Sports
  • Alexis Gisaro, ministre des Infrastructures

Maître Nsanga Disashi, principal avocat de la défense, a justifié ce recul par « la satisfaction des éclaircissements apportés par les experts lors de l’audience précédente ». Cependant, la défense maintient avec insistance sa demande de convocation d’Adler Kisula, secrétaire exécutif de la CENAREF, ainsi que de la Première ministre Judith Suminwa, qualifiés de « véritables architectes de cette cabale judiciaire ».

Témoignage explosif de Rose Mutombo

L’ancienne ministre de la Justice Rose Mutombo, entendue comme témoin, a livré une déposition qui pourrait changer la donne dans ce procès. L’ex-garde des Sceaux a catégoriquement affirmé que :

  1. Le compte bancaire controversé FRIVAO à la Rawbank existait bien avant sa prise de fonction
  2. Ce compte aurait été créé sous l’ère d’Alexis Thambwe Mwamba ou de Luzolo Bambi
  3. Le projet de construction de la prison de Saké avait reçu l’aval du Conseil des ministres

« Le ministère de la Justice est bel et bien l’autorité contractante dans ce dossier », a-t-elle martelé, apportant de l’eau au moulin de la défense.

Lors de son audition, Rose Mutombo, ancienne ministre d’État à la Justice, a confirmé la légalité et la conformité de la lettre adressée par Jules Alingete, alors patron de l’IGF, concernant la répartition des fonds de l’Ouganda, conformément à l’arrêt de la Cour internationale de Justice. Cette déclaration vient balayer les rumeurs infondées propagées par certains prédateurs financiers bien connus, jusque-là restés curieusement silencieux.

De son côté, le secrétaire général du ministère de la Justice a affirmé n’avoir jamais été informé officiellement du projet de construction d’une prison à Kisangani. Il a affirmé avoir appris cette nouvelle via la presse et sur les réseaux sociaux.

Bolema Kombozi, chef de division provinciale de la Justice à Tshopi, confirme l’existence d’un projet de construction d’une prison et dit avoir visité le site de cette maison carcérale

Au cours de l’audience de ce mercredi 6 août 2025 devant la Cour de cassation, le représentant du Guichet unique de création d’entreprise (GUCE) a confirmé l’existence légale de la société Zion Construction, avec deux associés : M. Willy Musheni et Mme Kinahoro Ange Marie à sa création. Le premier associé a contribué à la constitution du capital à hauteur 51% et le second pour 49%. Avec évolution, l’associé Musheni a cédé ses parts à M. Lutete Jacques, constaté par un acte de cession accepté par les associés et présenté au GUCE, conformément à la loi. Ce qui veut dire que Willy Musheni n’est impliqué en rien dans ce dossier où est impliqué l’ancien ministre d’Etat, ministre de la Justice et garde des sceaux, Constant Mutamba.

Rebondissements techniques

L’audience a également permis d’entendre plusieurs témoins techniques dont :

  • La gestionnaire de l’immeuble CTC confirmant la propriété des bureaux par la société Zion
  • La validation de l’éclairage de l’expert des ITPR validant la capacité contractante des ministères

Cependant, dans une décision qui a fait grincer des dents, la Cour a définitivement rejeté la convocation d’Adler Kisula et de la Première ministre, qualifiant ces demandes de « dilatoires ».

Prochaines étapes cruciales

La Cour a fixé la prochaine audience au mercredi 13 août pour :

  • Le réquisitoire du ministère public
  • Le début éventuel des plaidoiries

Ce procès, qui dépasse désormais le simple cadre judiciaire pour toucher aux plus hautes sphères de l’État, continue de captiver l’opinion publique congolaise. Les prochains jours s’annoncent décisifs pour l’avenir politique de Constant Mutamba et, plus largement, pour l’équilibre des pouvoirs en RDC.

Ce que disent les lois congolaises :

Loi n° 04/016 du 19 juillet 2004 sur la passation des marchés publics :

Le non-respect d’une procédure n’est pas automatiquement un crime. Il s’agit d’une irrégularité administrative, sauf s’il y a intention de nuire ou enrichissement illicite.

Code pénal congolais – article 145 (détournement de fonds publics) :

Sera puni quiconque aura sciemment détourné ou dissipé des deniers publics… au préjudice de l’État…”

👉 Ce texte exige la preuve d’un acte volontaire et frauduleux. Ce n’est pas le cas ici.

Bref, Il y a eu des erreurs administratives, mais aucun détournement, ni intention frauduleuse.
Selon les lois congolaises, cela relève de la sanction administrative, pas d’une arrestation ni d’une condamnation pénale.
Toute autre décision relèverait d’une manipulation politique de la justice.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

La RDC relance sa diplomatie en Amérique latine après 40 ans d’absence

by admin9775 6 août 2025
written by admin9775

Une délégation gouvernementale de haut niveau, conduite par la ministre d’État des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, entame ce 3 août une tournée diplomatique historique en Uruguay, Argentine et Brésil. Cette mission, qui s’achèvera le 13 août, marque le retour de la République démocratique du Congo (RDC) sur la scène latino-américaine après plus de quatre décennies de relations distendues.

Une volonté stratégique de diversification des partenariats

Initiée sous l’impulsion de la Première ministre Judith Tuluka Suminwa, cette tournée s’inscrit dans une politique de redéploiement diplomatique visant à élargir les alliances de la RDC au-delà de ses partenaires traditionnels.

« L’Amérique latine n’est pas un continent lointain pour la RDC. C’est un espace d’opportunités stratégiques, avec lequel nous partageons des valeurs fortes : la solidarité des peuples, la souveraineté sur les ressources et la défense de la biodiversité », a déclaré Thérèse Kayikwamba Wagner dès son arrivée à Montevideo, première étape officielle de la mission.

Des secteurs clés au cœur des discussions

Les échanges porteront sur le renforcement de la coopération dans plusieurs domaines prioritaires :

  • Diplomatie et défense (sécurité régionale, échanges militaires)
  • Environnement et biodiversité (gestion des forêts, lutte contre le changement climatique)
  • Commerce et investissements (exploitation minière, agriculture, infrastructures)
  • Technologie et formation (transfert de savoir-faire, éducation)
  • Culture et patrimoine (promotion des échanges artistiques et historiques)

Une délégation ministérielle de haut niveau

Outre la cheffe de la diplomatie congolaise, la mission comprend :

  • Guy Kabombo Mwadianvita, Vice-Premier ministre et ministre de la Défense nationale
  • Ève Bazaiba Masudi, ministre d’État à l’Environnement et au Développement durable
  • Julien Paluku Kahongya, ministre du Commerce extérieur
  • Yolande Elebe Ma Ndembo, ministre de la Culture, Arts et Patrimoine
  • Mbuyi Katharina Wagner, Conseillère principale du chef de l’État en géopolitique

Une coopération Sud-Sud revitalisée

Ce déplacement symbolise la volonté de la RDC de s’engager davantage dans une diplomatie Sud-Sud, en s’appuyant sur des pays partageant des défis communs :

  • Souveraineté sur les ressources naturelles (face aux pressions économiques internationales)
  • Protection de l’environnement (forêts du bassin du Congo et Amazonie)
  • Diversification économique (réduction de la dépendance aux partenaires traditionnels)

Perspectives et enjeux

Cette mission pourrait déboucher sur :
✅ La signature d’accords bilatéraux dans les secteurs stratégiques
✅ La création de mécanismes de coopération technique
✅ Un renforcement des échanges commerciaux, notamment dans les mines et l’agro-industrie

Avec cette initiative, la RDC affirme sa volonté de jouer un rôle plus actif sur la scène internationale, tout en consolidant des alliances avec des pays émergents partageant ses priorités géopolitiques.

Les annonces concrètes issues des rencontres avec les dirigeants uruguayens, argentins et brésiliens.

Par Marius Bopenga
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À la UneSanté

La fondation Bill Gates annonce un plan de 2,5 milliards de dollars pour la santé des femmes en Afrique

by admin9775 6 août 2025
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La fondation de Bill Gates a annoncé un financement de 2,5 milliards de dollars pour la santé des femmes, essentiellement en Afrique mais aussi pour l’Asie du Sud. C’est le début d’une accélération des dons du milliardaire qui prévoit de donner toute sa fortune – soit près de 200 milliards de dollars – pour des actions philanthropiques jusqu’à la fermeture de sa fondation, prévue en 2045.

C’est la première fois que la fondation Gates délivre, d’un seul coup, une somme aussi importante pour un programme sur le continent. Ainsi, 2,5 milliards de dollars seront dédiés à la santé des femmes et à la recherche dans le secteur. Une quarantaine de projets vont être financés, l’objectif étant de rendre plus efficaces les politiques publiques de santé du continent et de réduire leurs coûts. Tout cela, grâce à l’innovation.

Le programme doit améliorer plusieurs domaines médicaux comme les soins obstétricaux, la santé gynécologique ou encore les infections sexuellement transmissibles. La fondation veut combler des carences de financement dans plusieurs secteurs de recherche comme le traitement contre la prééclampsie ou encore les méthodes de contraception non hormonale.

Cette annonce n’est que la première partie d’un vaste programme de financement qui doit se concentrer sur trois axes prioritaires ambitieux qui consistent à réduire la mortalité des mères et des nourrissons, éradiquer les maladies infectieuses mortelles et sortir des centaines de millions de personnes de la pauvreté.

Pour ce faire, le milliardaire philanthrope a prévu de distribuer presque toute sa fortune, soit plus de 200 milliards de dollars, sur les vingt prochaines années à travers sa fondation. Cela va représenter plus de 5 % de l’aide au développement international sur cette période.

Les fondations philanthropes dans l’aide au développement

Les fondations philanthropiques, en majorité américaines, ont une part de plus en plus importante dans l’aide au développement, et cela devrait s’accentuer à l’heure où les fonds publics sont en repli avec la fermeture de l’USAID. Faut-il s’inquiéter des conséquences ?

Joint par RFI, Bruno Cabrillac, économiste et directeur de la Fondation pour les études et la recherche sur le développement international (Ferdi), considère que les fondations philanthropiques comblent les carences des aides publiques.

Là, va se poser la question de savoir si ces fondations vont pouvoir, en partie, se substituer à l’aide américaine. Elles n’en n’ont pas évidemment les moyens financiers. Elles n’en n’ont pas forcément le désir parce que, justement, elles veulent éviter cet effet de substitution, de manière à ne pas créer d’aléa moral et, à part, favoriser le retrait supplémentaire des Etats du nord pour leur laisser la place sur l’aide publique au développement.r, 

RFI

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À la UnePolitique

Le Président Tshisekedi nomme deux nouveaux responsables à la tête de départements clés de l’ANR

by admin9775 6 août 2025
written by admin9775

Ce mardi 5 août 2025, le Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, a procédé à la nomination de deux administrateurs principaux à la tête de départements stratégiques de l’Agence nationale des renseignements (ANR). Cette décision a été annoncée par une ordonnance présidentielle lue sur la chaîne nationale RTNC.

Les nouvelles nominations

  • M. Kalala Musungu Théophile Charles devient administrateur principal et chef du département du service intérieur.
  • M. Piema Mikobi Gaston est nommé administrateur principal et chef du département du service extérieur.

Ces deux cadres intègrent le Département d’intelligence économique et financière (DIEF), une structure créée en août 2024 au sein de l’ANR. Ils succèdent respectivement à M. Mweze Kirembe Louis (ancien chef du service intérieur) et M. Nyembo Tumba Augustin (précédent responsable du service extérieur).

Missions du DIEF
Le DIEF a pour principales attributions :

  • La recherche, l’investigation et la collecte de renseignements économiques, financiers et technologiques, tant au niveau national qu’international.
  • La surveillance des secteurs stratégiques (énergie, télécommunications, cybersécurité, nouvelles technologies).
  • Le contrôle des flux financiers, y compris les transactions bancaires, les paiements mobiles et les monnaies virtuelles.
  • La protection des ressources naturelles et la lutte contre les fraudes économiques.

Structuration administrative
Le département comprend trois directions principales :

  1. Direction des renseignements économiques
  2. Direction des investissements, des investigations et de la lutte contre les fraudes
  3. Direction des études et planifications économiques et financières

Cette réorganisation vise à renforcer l’efficacité de l’ANR dans la sécurisation des intérêts économiques et financiers de la République démocratique du Congo.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Procès Mutamba : La Cour de cassation reporte l’audience au 6 août après des révélations accablantes sur les marchés publics

by admin9775 5 août 2025
written by admin9775

Le procès de l’ancien ministre de la Justice Constant Mutamba, accusé de détournement de 19 millions de dollars pour la construction d’une prison à Kisangani, a connu un nouveau rebondissement ce lundi. La Cour de cassation a suspendu les débats et reporté l’affaire au 6 août 2025, suite à des révélations importantes sur les dysfonctionnements dans la gestion des marchés publics en RDC.

L’expert de l’Autorité de régulation des marchés publics Christian Kalume a exposé des pratiques inquiétantes. Il a dénoncé le contournement systématique des appels d’offres au profit de marchés de gré à gré, ainsi que l’absence de contrôle efficace. « Nous découvrons souvent les contrats seulement quand un scandale éclate », a t il affirmé, précisant que « la RDC attribue bien plus de marchés de gré à gré que par appel d’offres ».

La défense de Mutamba a présenté des éléments favorables. L’expert du ministère des Infrastructures a confirmé que tout ministère peut être la partie contractante et initier des travaux publics, que le ministère de la Justice avait sollicité son Ministère et Il a aussi mentionné le précédent de la construction d’une prison du Nord Kivu construite sous Rose Mutombo sans l’intervention du Ministère des Infrastructures.

Le rôle du CENAREF reste problématique. Son secrétaire Alder Kisula Betika refuse de témoigner, alors que c’est son signalement initial qui a lancé l’affaire. La défense dénonce une manipulation du dossier.

La prochaine audience du 6 août s’annonce cruciale avec l’audition possible de hautes personnalités : la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, l’ancien inspecteur général des Finances Jules Alingete et l’ancienne ministre de la Justice Rose Mutombo.

Alors que les preuves matérielles semblent s’effriter, l’affaire Mutamba prend une dimension politique, révélant les failles du système de gestion publique et testant l’indépendance de la justice congolaise. La prochaine audience promet d’être décisive dans ce dossier qui continue de diviser l’opinion publique.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneProvince

Crise alimentaire dans l’Est de la RDC : Les rebelles du M23 pillent les récoltes et affament la population

by admin9775 4 août 2025
written by admin9775

La situation humanitaire se détériore gravement dans les zones occupées par les rebelles du M23 à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Dans le groupement de Bambo, en territoire de Rutshuru, les combattants, accusés d’être soutenus par le Rwanda, s’approprient violemment les récoltes des paysans et leur interdisent l’accès à leurs propres champs, plongeant des milliers de civils dans une crise alimentaire catastrophique.

Une Spoliation Systématique des Récoltes

Selon des notables locaux, les rebelles du M23 confisquent méthodiquement les productions agricoles dans plusieurs villages, notamment à Kapopi, Kiseguro, Budafa et Kaza Roho, privant les habitants de leur seule source de nourriture.

« Les champs appartiennent aux autochtones, mais les militaires du M23 prétendent qu’ils sont à la FDLR », dénonce Isaac Kibira, un notable de la région. Il réfute les allégations des rebelles selon lesquelles ces terres seraient contrôlées par les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), affirmant que ces derniers sont en réalité très peu présents dans la zone.

Une Stratégie d’Asphyxie Économique

Les témoignages recueillis décrivent une double tactique d’oppression :

  • À l’Est, les rebelles volent directement les récoltes (maïs, haricots, manioc).
  • À l’Ouest, ils interdisent aux paysans l’accès à leurs champs, les empêchant de cultiver ou de récolter.

« Cette spoliation organisée, après que les civils ont déjà été chassés de leurs villages, risque d’exterminer toute la population de cette partie de Rutshuru », alerte Isaac Kibira.

Une Famine Imminente et un Désastre Humanitaire

Les conséquences sont désastreuses : des milliers de familles, déjà déplacées par les violences, se retrouvent privées de toute ressource alimentaire. Sans aide d’urgence, la région risque de basculer dans une famine généralisée, aggravant une crise humanitaire déjà critique due aux déplacements massifs et aux exactions répétées.

Appel au Gouvernement et à la Communauté Internationale

Face à cette situation intenable, les leaders locaux lancent un cri d’alarme et demandent une intervention urgente :

  • Au gouvernement congolais : pour sécuriser la zone et permettre un accès humanitaire.
  • À la communauté internationale : pour faire pression sur le Rwanda, accusé de soutenir le M23, et pour débloquer une aide alimentaire d’urgence.

Alors que les rebelles continuent d’étendre leur emprise sur le Nord-Kivu, la population de Bambo et des environs se retrouve piégée entre la guerre et la famine, dans un silence médiatique et politique inquiétant.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UneTribunes

Tribune : « L’heure est venue de tourner la page dans la région des Grands Lacs »

by admin9775 4 août 2025
written by admin9775

Dans une tribune percutante, le sénateur américain Cory Booker livre un plaidoyer sans concession pour la souveraineté de la République Démocratique du Congo et la fin des ingérences dans la région des Grands Lacs. Avec des mots forts et une analyse sans filtre, il dénonce trente ans de prédation économique, de manipulations géopolitiques et de souffrances congolaises, saluant l’accord de Washington comme un tournant historique. Un texte puissant qui appelle à une nouvelle ère de justice et de dignité pour le peuple congolais.

(La tribune ci-dessous est publiée dans son intégralité, sans modification)

« L’heure est venue de tourner la page dans la région des Grands Lacs »

Aujourd’hui, je prends la plume non pas seulement comme sénateur, mais comme homme de conscience. Parce qu’il est des vérités que l’on ne peut plus taire. Ce qui s’est joué à Washington entre la République Démocratique du Congo et le Rwanda n’est pas un simple accord de paix. C’est un acte de justice. C’est la fin d’une ère. Et c’est un signal fort : le règne de Paul Kagame sur la région des Grands Lacs touche à sa fin.

Pendant près de 30 ans, la #RDC a payé le prix du silence international. Elle a été exploitée, rackettée, violée, humiliée. Le prétexte ? La traque de génocidaires présumés. La réalité ? Une guerre de prédation, d’occupation, menée au nom d’intérêts économiques et géostratégiques.

À l’Est du Congo, des milliards de dollars de minerais sont passés entre des mains invisibles. Et pendant que le peuple congolais pleurait ses morts, des accords secrets se signaient dans l’ombre. Oui, Joseph Kabila, puis Félix Tshisekedi, ont accepté à un moment donné un pacte politique inéquitable — supervisé par trois chefs d’État africains — qui transférait au Rwanda des ressources minières considérables, dans l’illusion d’une paix achetée.

Mais le président Tshisekedi a dit non. Il a compris que la RDC ne devait plus être une vache à lait, une nation qui paie son agresseur pour avoir la permission de respirer. Il a rompu cet accord. Courageusement. L’Histoire jugera ce moment comme une renaissance.

Et que s’est-il passé ? Ceux qui ont bâti leur pouvoir sur la soumission du Congo ont pris les armes. Joseph Kabila et Corneille Nangaa sont désormais les visages d’une coalition armée qui prétend défendre les intérêts du Rwanda. Leur but ? Forcer la RDC à revenir à l’accord. Leur crime ? Avoir mis leurs ambitions personnelles au service d’une puissance étrangère.

Mais il est trop tard. Le nouvel accord signé à Washington efface la dette politique, économique et morale que la RDC n’aurait jamais dû contracter. La page est tournée. Le Congo ne doit plus rien au Rwanda.

Ce n’est pas seulement une victoire diplomatique. C’est la fin du chantage, la fin du cycle de la peur, la victoire de la dignité sur la soumission.

Ce nouveau départ offre à la RDC une opportunité historique : celle de redevenir maîtresse de son sol, de son sous-sol, et de son avenir. Avec une bonne gouvernance, des réformes sérieuses et la réorganisation de son armée, la RDC peut générer jusqu’à 45 milliards de dollars de revenus annuels.

Vous avez bien lu. 45 milliards. Par an. Une somme capable de reconstruire les écoles, les hôpitaux, les routes, et surtout, de restaurer la fierté d’un peuple qui a trop longtemps souffert en silence.

À la communauté internationale : ouvrez les yeux

RDC est une nation stratégique, riche, forte, qui n’a besoin que de paix et de respect pour briller.

Et à ceux qui pensent encore que Paul Kagame est la solution, je dis ceci : le monde a changé. Le soutien géopolitique dont il bénéficiait s’effondre. Les temps ont changé. L’Amérique ne veut plus être complice. Elle ne financera plus des guerres d’ombre ni des conflits d’influence.

L’Amérique a parlé. L’Afrique doit agir.

Le combat du peuple congolais est un combat pour la vérité. Pour la justice. Pour la souveraineté. C’est notre responsabilité morale de le soutenir.

Nous ne devons plus jamais payer les tyrans pour qu’ils arrêtent de frapper leurs victimes.
Nous devons protéger les victimes. Et punir les bourreaux.

Parce que la paix n’est pas l’absence de conflit. La paix, c’est la présence de la justice.

Cory Booker
Sénateur des États-Unis

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À la UneAfrique

Gabon: un influenceur exige des milliards de francs CFA pour ne pas diffuser des vidéos compromettantes du président

by admin9775 4 août 2025
written by admin9775

L’influenceur Nazih Marwan Al-Azzi, connu sur les réseaux sociaux sous le nom Nazih, a été arrêté au Liban. Âgé de 25 ans, ce jeune Gabonais d’origine libanaise avait défrayé la chronique après avoir affirmé détenir des vidéos et audios impliquant le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema. Des enregistrements qui pourraient faire vaciller le Gabon, selon lui. Il demande à Libreville six milliards de francs CFA pour ne pas les diffuser.

Brièvement interpelé puis relâché par les services spéciaux du Gabon, Nazih s’est retrouvé au Liban où il a multiplié les invectives contre le président gabonais. Le jeune homme a été interpelé à Beyrouth par la Direction générale de la sûreté du Liban à la demande des autorités gabonaises, a confié à RFI une source sécuritaire gabonaise. Le Liban aurait agi à la suite de la diffusion par Nazih d’un premier enregistrement d’une conversation privée entre lui et le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema.

Toute la semaine dernière, l’influenceur a tenu le Gabon en haleine en affirmant que l’enregistrement diffusé n’était pas le dernier : il détiendrait 46 autres et 14 vidéos « compromettants », affirme-t-il

Pour acheter son silence, il a exigé au président une somme de six milliards de francs CFA (soit environ 9 millions d’euros). Un chantage qui a fait bondir les Gabonais.

Dans un communiqué, la communauté libanaise du Gabon s’est désolidarisée de son compatriote. De son côté, Beyrouth pourrait extrader le jeune homme au Gabon où il risque d’être inculpé pour corruption en bande organisée, chantage et injures publiques. Il n’existe pas d’entraide judiciaire entre le Liban et le Gabon, mais les deux pays auraient trouvé un arrangement.

RFI

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À la UneNouvelles nécrologiques

Décès tragique du commissaire Bertin Yaweh Sumanda dans un accident sur la RN1

by admin9775 4 août 2025
written by admin9775

Un accident dramatique a coûté la vie ce dimanche 3 août 2025 au commissaire divisionnaire Bertin Yaweh Sumanda, chef de la police provinciale du Kongo-Central. Le drame s’est produit sur la redoutée Route Nationale 1 (RN1), au niveau de Kimpese dans le territoire de Songololo, vers 14 heures.

Circonstances du drame

Selon les premiers éléments de l’enquête rapportés par le capitaine Omar Ngoy, le véhicule officiel du commissaire – une Jeep de service – a violemment percuté l’arrière d’un poids lourd stationné sur le bas-côté à hauteur du lieu-dit DGRAD, peu après le dos-d’âne de l’hôpital IME en direction de Matadi. Le choc fut si violent que le quai métallique du camion a transpercé l’habitacle, causant des blessures mortelles au haut gradé.

Transporté en urgence à l’hôpital IME de Kimpese, le commissaire Yaweh Sumanda n’a malheureusement pas survécu à ses blessures. Son chauffeur, dont l’identité n’a pas été révélée, a pris la fuite immédiatement après l’accident et reste introuvable à ce jour.

Hommage unanime

Le gouverneur de province, Grâce Bilolo, a rendu un hommage appuyé à ce « serviteur de l’État dévoué, courageux et loyal », rappelant que le défunt revenait d’une mission officielle à Brazzaville dans le cadre des travaux des commissions techniques mixtes Défense, Sécurité et Frontières entre les deux Congo. Nommé seulement le 23 juin dernier, le commissaire laisse le souvenir d’un officier exemplaire.

Sécurité routière en question

Ce tragique événement relance avec acuité le débat sur l’insécurité routière chronique qui sévit sur la RN1. Selon l’Association des Chauffeurs du Congo (ACCO/Kongo Central), pas moins de 21 personnes ont péri sur cet axe dangereux entre le 23 juillet et le 3 août 2025. Les usagers dénoncent l’absence criante de mesures de régulation et de prévention malgré la dangerosité notoire de cette route.

Enquête en cours

Les autorités judiciaires ont ouvert une enquête approfondie pour déterminer les causes exactes de l’accident. Plusieurs pistes sont examinées : vitesse excessive, défaillance mécanique, ou éventuelle négligence du chauffeur en fuite. La police technique a été dépêchée sur place pour procéder aux constatations d’usage.

Ce drame plonge la famille policière et toute la province dans le deuil, tout en soulignant l’urgence de mesures concrètes pour sécuriser les axes routiers de la région et protéger la vie des usagers comme des forces de l’ordre en mission.

Par Marius Bopenga
CONGO PUB Online

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