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À la Une

À la UneProvince

Double défi sécuritaire à Lubumbashi : braquage déjoué et meurtres de motocyclistes secouent la ville

by admin9775 18 juin 2025
written by admin9775

La ville de Lubumbashi dans le Haut-Katanga a vécu une nuit particulièrement mouvementée entre mardi et mercredi, avec deux événements graves qui ont mobilisé les forces de l’ordre. D’un côté, une tentative de braquage a été contrée par la police, et de l’autre, la population était sous le choc après le meurtre de trois motocyclistes.

Une intervention policière efficace

Un groupe d’hommes armés venant de Fungurume dans le Lualaba a tenté de s’en prendre à une banque du centre ville. Grâce à la réaction rapide des policiers, cette attaque minutieusement préparée a pu être empêchée. L’affrontement qui s’en est suivi a été violent. Parmi les assaillants, un a été tué, un autre blessé et évacué vers un hôpital, tandis que deux ont réussi à s’enfuir. Malheureusement, un policier a perdu la vie et un autre a été sérieusement blessé dans l’opération.

Le commissaire divisionnaire adjoint Blaise Kilimbalimba a immédiatement lancé une enquête approfondie. Il a souligné que cette intervention démontrait l’efficacité des mesures de sécurité mises en place, tout en reconnaissant le lourd tribut payé par les forces de l’ordre.

Une ville sous tension

Cette tentative de braquage est survenue dans un contexte déjà tendu après le meurtre de trois motocyclistes dans le quartier Bel Air de la commune de Kampemba la veille au soir. Ce drame avait provoqué une vive émotion parmi les habitants, certains ayant manifesté leur colère dans les rues.

Les autorités ont réagi sans tarder en arrêtant quatre suspects et en renforçant les dispositifs de sécurité. Le commissaire Kilimbalimba a appelé la population au calme tout en promettant que tout serait mis en œuvre pour retrouver les responsables.

Renforcement des mesures de sécurité

Face à cette montée de violence, les autorités ont décidé de prendre des mesures exceptionnelles. Des patrouilles supplémentaires ont été déployées dans les quartiers sensibles et la collaboration avec la population a été renforcée. Les contrôles des véhicules et motos circulant en ville ont également été intensifiés.

Le commissaire Kilimbalimba a insisté sur l’importance de la coopération des habitants. « Chaque information, même celle qui peut paraître insignifiante, peut nous aider à prévenir de nouveaux drames », a-t-il déclaré aux médias.

Les enquêtes se poursuivent activement pour élucider ces deux affaires et retrouver les complices en fuite du braquage avorté. Les autorités provinciales ont assuré qu’elles prendraient toutes les mesures nécessaires pour garantir la sécurité des habitants durant cette période particulièrement troublée.

Par Pascal Numbi, correspondant à Lubumbashi
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À la UneSociété

Les juges de la Cour constitutionnelle s’apprêtent à élire leur président ce vendredi 20 juin.

by admin9775 18 juin 2025
written by admin9775

La République Démocratique du Congo se trouve à un moment crucial de son histoire institutionnelle alors que la Cour constitutionnelle s’apprête à renouveler sa présidence ce vendredi 20 juin. Ce scrutin interne, bien que technique en apparence, revêt une importance capitale pour l’équilibre des pouvoirs et le processus démocratique en cours dans le pays.

Le président sortant Dieudonné Kamuleta Badibanga, dont le premier mandat de trois ans arrive à son terme, a fait acte de candidature pour un second et dernier mandat conformément à la loi. Son bilan à la tête de cette institution clé, marqué par des décisions souvent controversées, fait l’objet de vives discussions dans les milieux politiques et juridiques.

Le processus de désignation suit une tradition bien établie de confidentialité. Les candidatures ne sont révélées qu’au moment du vote lui-même, une pratique destinée à préserver l’indépendance des juges mais qui alimente également les spéculations. Plusieurs sources autorisées laissent entendre que des candidatures alternatives pourraient émerger, reflétant peut-être une volonté de renouvellement au sein de l’institution.

Dans le contexte actuel de préparation électorale, le rôle de la Cour constitutionnelle devient plus stratégique que jamais. Les compétences de cette instance, qui vont du contrôle de constitutionnalité à la validation des résultats électoraux en passant par l’arbitrage des contentieux politiques, en font un acteur central de la stabilité institutionnelle.

Les observateurs nationaux et internationaux suivent ce processus avec une attention particulière. Plusieurs éléments seront scrutés : la transparence du vote interne, le profil du futur président et surtout les premières décisions qui marqueront le début de ce nouveau mandat. Ces éléments seront déterminants pour évaluer la capacité de la Cour à jouer pleinement son rôle de gardienne de la Constitution.

Alors que le pays s’achemine vers des échéances électorales majeures, ce changement à la tête de la plus haute juridiction du pays pourrait influencer durablement l’équilibre des pouvoirs et la crédibilité du processus démocratique en RDC. Le choix qui sera fait ce vendredi dépasse donc largement le cadre d’une simple nomination technique pour toucher à l’essence même de l’État de droit congolais.

Par Pascal Numbi, correspondant à Lubumbashi
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À la UneMonde

La bataille commence : Khamenei répond aux menaces de Trump face à une possible attaque américaine

by admin9775 18 juin 2025
written by admin9775

Dans son premier message sur les réseaux sociaux depuis les menaces de reddition inconditionnelle du président américain Donald Trump, le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a lancé un avertissement à Israël sur X, en disant : « La bataille commence. »

« Ali retourne à Khaybar », indique le message, selon une traduction du média Iran International. La déclaration est une référence au premier imam de l’islam chiite et à sa conquête de la ville juive de Khaybar au VIIe siècle, a rapporté le Times of Israel. Le message a été initialement partagé en farsi.

Le message comprend l’image d’un homme tenant une épée entrant dans une porte ressemblant à un château, avec des traînées de feu dans le ciel au-dessus de sa tête.

Quelques minutes plus tard, Khamenei a posté un autre avertissement à Israël : « Nous devons donner une réponse forte au régime terroriste sioniste. Nous ne montrerons aucune pitié aux sionistes.

LE CONFLIT ENTRE ISRAËL ET L’IRAN ENTRE DANS SON SIXIÈME JOUR

Le conflit entre Israël et l’Iran est entré dans son sixième jour alors que les deux pays ont échangé de nouvelles frappes de missiles l’une contre l’autre mercredi, malgré un appel du président américain Donald Trump à la reddition inconditionnelle de l’Iran. L’armée israélienne a déclaré que deux barrages de missiles iraniens avaient été lancés vers Israël dans les deux premières heures de mercredi matin. Des explosions ont été entendues au-dessus de Tel Aviv.

Pendant ce temps, après avoir quitté le sommet du G7 plus tôt, Trump a rencontré pendant 90 minutes son Conseil de sécurité nationale mardi après-midi pour discuter du conflit, a déclaré un responsable de la Maison Blanche. Il se serait entretenu avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, a rapporté Axios.

TRUMP EXIGE UNE REDDITION INCONDITIONNELLE

« Nous savons exactement où se cache le soi-disant ‘Guide suprême’ », a-t-il écrit sur Truth Social, faisant référence à l’ayatollah iranien Ali Khamenei. « Nous n’allons pas l’éliminer (tuer !), du moins pas pour l’instant … Notre patience s’épuise.The battle begins: Khamenei responds to Trump's threats amid possible US attack

La bataille commence : Khamenei répond aux menaces de Trump face à une possible attaque américaine

Trois minutes plus tard, Trump a posté : « REDDITION INCONDITIONNELLE ! »

Les États-Unis déploient davantage d’avions de chasse au Moyen-Orient et étendent le déploiement d’autres avions de guerre, selon l’agence de presse Reuters. Trump envisagerait toutes les options potentielles disponibles pour démanteler les bombes nucléaires souterraines de l’Iran.

Trump a déclaré mardi que les États-Unis avaient le contrôle total de l’espace aérien iranien, affirmant que les systèmes de défense de l’Iran, y compris les équipements de suivi avancés, ne faisaient pas le poids face à la technologie militaire de fabrication américaine. Il a salué la supériorité des capacités de défense américaines dans un post sur Truth Social.

Sur Truth Social, Trump a écrit : « L’Iran avait de bons trackers de ciel et d’autres équipements défensifs, et beaucoup d’entre eux, mais cela ne se compare pas aux « trucs » fabriqués, conçus et fabriqués par les États-Unis. Personne ne le fait mieux que les bons vieux États-Unis.

Il a également averti que la patience des États-Unis s’épuisait. Bien qu’il ait déclaré qu’il n’y avait aucune intention de tuer le dirigeant iranien « pour l’instant », ses commentaires ont suggéré une position plus agressive envers l’Iran alors qu’il évalue s’il faut approfondir l’implication des États-Unis.

« Nous savons exactement où se cache le soi-disant ‘Guide suprême’ », a-t-il écrit sur Truth Social, faisant référence à l’ayatollah iranien Ali Khamenei. « Nous n’allons pas l’éliminer (tuer !), du moins pas pour l’instant … Notre patience s’épuise.

Times

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À la UnePolitique

La RDC alerte la communauté internationale sur la déportation de civils vers le Rwanda

by admin9775 18 juin 2025
written by admin9775

La ministre congolaise des Droits humains, Maître Chantal Chambu Mwavita, a rencontré ce mardi 17 juin 2025 le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, au siège du HCR à Genève. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des efforts diplomatiques de la RDC pour alerter sur la situation des populations civiles dans l’Est du pays.

Lors d’un entretien exclusif, la ministre a déclaré : « J’ai porté à la connaissance du Haut Commissaire les graves violations des droits humains commises contre les populations du Nord-Kivu et du Sud-Kivu sous occupation du M23, soutenu par le Rwanda. Nous exigeons l’arrêt immédiat des déportations vers le Rwanda tant que l’autorité de l’État ne sera pas rétablie dans ces zones. »

Cette démarche fait suite aux révélations fin mai 2025 concernant des transferts forcés de civils congolais vers le territoire rwandais. La ministre avait alors publiquement interpellé le HCR, l’appelant à respecter ses obligations internationales en matière de protection des réfugiés.

« La participation du HCR à ces opérations sans la supervision des autorités congolaises constitue une violation flagrante des principes fondamentaux de protection des populations vulnérables », a insisté Maître Chambu Mwavita, soulignant le caractère illégal de ces transferts dans le contexte d’occupation d’une partie du territoire national.

Cette rencontre intervient alors que la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC continue de se dégrader, avec des rapports alarmants faisant état de déplacements forcés de population et de violations systématiques des droits fondamentaux. Le gouvernement congolais entend ainsi mobiliser la communauté internationale pour faire pression sur Kigali et mettre fin à ces pratiques.

Les observateurs internationaux suivent avec attention l’évolution de ce dossier sensible, qui pourrait avoir des conséquences majeures sur les relations déjà tendues entre les deux pays voisins. La réponse du HCR à ces accusations est attendue dans les prochains jours.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

L’ancien chef de la Maison militaire du Président arrêté à Kinshasa

by admin9775 17 juin 2025
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Le lieutenant général Jean Claude Yav Kabeya, ancien chef de la Maison militaire du président Félix Tshisekedi, a été interpellé dans la nuit de lundi à mardi par les services de la Direction militaire des activités de protection et de sécurité (DEMIAP). Les raisons précises de cette arrestation n’ont pas été communiquées officiellement.

Cet officier supérieur, qui avait quitté ses fonctions à la Maison militaire du Président le 29 juillet 2023 à l’issue d’une cérémonie de remise et reprise avec son successeur le général major Franck Mualunda Tumba, rejoint la liste des 29 généraux arrêtés par les services de sécurité au cours des six derniers mois.

Ancien proche collaborateur de Joseph Kabila avant d’être maintenu dans l’appareil sécuritaire sous l’administration Tshisekedi, Jean Claude Yav Kabeya voit son arrestation s’inscrire dans une série de mises en cause visant des hauts gradés de l’armée congolaise. Cette vague d’interpellations suscite des interrogations quant à d’éventuelles opérations d’assainissement au sein des forces armées.

Les organisations de défense des droits humains dénoncent régulièrement le manque de transparence entourant ces arrestations d’officiers supérieurs. Aucun détail n’a filtré concernant les accusations spécifiques pesant sur l’ancien chef de la Maison militaire.

Les observateurs politiques attendent désormais une communication officielle des autorités pour éclaircir les motifs de cette interpellation, alors que le gouvernement poursuit manifestement un resserrement de son contrôle sur l’appareil sécuritaire, particulièrement dans le contexte des défis sécuritaires persistants dans l’Est du pays.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSanté

La RDC lance la production nationale de médicaments contre la tuberculose

by admin9775 17 juin 2025
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La République Démocratique du Congo vient d’accomplir une avancée majeure dans son système de santé avec le démarrage de la production locale de médicaments antituberculeux. Ce projet historique, concrétisé par le laboratoire PHATKIN, représente une étape cruciale vers l’autonomie pharmaceutique du pays.

Lors d’une cérémonie officielle tenue ce week-end, les autorités ont présenté le premier lot de ces médicaments essentiels, capable de traiter près de 50 000 patients répartis dans treize provinces du territoire national. Cette réalisation marque la fin d’une longue dépendance aux importations de produits pharmaceutiques.

Le ministre de la Santé publique, Roger Kamba, a souligné l’importance stratégique de cette initiative : « Nous tournons une page décisive de notre histoire sanitaire. Désormais, nous prenons en main notre destin médical en produisant nous-mêmes les traitements vitaux pour notre population ».

Cette production s’inscrit dans le cadre du Programme national de lutte contre la tuberculose et du Plan national de développement sanitaire 2024-2033. Le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, présent lors de l’événement, a réaffirmé son engagement à faire de la souveraineté sanitaire une priorité absolue de son mandat.

Les avantages de cette production locale sont multiples : réduction des coûts, sécurisation des approvisionnements et meilleure accessibilité des traitements. Cependant, des défis persistent, notamment en matière de distribution dans les zones reculées et de maintien des standards de qualité internationaux.

Les observateurs s’accordent à reconnaître le potentiel transformateur de ce projet pour le système de santé congolais, tout en appelant à une vigilance accrue quant à sa mise en œuvre effective sur l’ensemble du territoire national.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneProvince

Le Gouverneur du Tanganyika dément les rumeurs d’un massacre à Moba, dénonçant une « désinformation dangereuse »

by admin9775 17 juin 2025
written by admin9775

Les autorités provinciales ont fermement nié, ce lundi, les informations faisant état d’un massacre de plus de 300 civils dans la région de Moba, après une nuit de violences présumées. Le gouverneur Christian Kitungwa assuré qu’aucune exaction n’avait été constatée, mettant en garde contre la propagation de fausses nouvelles susceptibles d’attiser les tensions communautaires.

Une rumeur virale, un démenti officiel

Ces derniers jours, des publications virales sur les réseaux sociaux affirmaient qu’une attaque meurtrière avait visé des civils dans la zone de Moba, région régulièrement en proie aux incursions de milices armées. Ces allégations, relayées massivement, ont provoqué une vague d’indignation à travers le pays.

« Après des vérifications approfondies sur le terrain, aucun incident de cette nature n’a été enregistré dans la nuit du samedi à dimanche », a déclaré le gouverneur, qualifiant ces informations de « totalement infondées et irresponsables ».

Une région sous tension

La zone de Moba, frontalière du lac Tanganyika, est depuis plusieurs années le théâtre d’affrontements récurrents impliquant des groupes armés locaux et transfrontaliers. Si des massacres y ont déjà été documentés par des ONG et médias indépendants, les autorités insistent sur la nécessité de ne pas céder à la panique.

« Certains acteurs manipulent l’information pour semer la peur et diviser les communautés », a accusé le gouverneur, sans toutefois désigner de responsables précis.

La désinformation, un « carburant » des crises

Face à la rapidité de propagation des rumeurs, les autorités appellent à la prudence, soulignant que la désinformation peut exacerber les tensions dans une région déjà marquée par des clivages ethniques et des rivalités politiques.

Des observateurs locaux, cependant, notent que la défiance d’une partie de la population envers les déclarations officielles complique la tâche des autorités. « Quand des violences ont réellement eu lieu par le passé, les gens ont du mal à croire les démentis, même s’ils sont vérifiés », explique un activiste de la société civile sous couvert d’anonymat.

Les organisations de vérification des faits (fact-checking) tentent de retracer l’origine de ces rumeurs, tandis que les forces de sécurité affirment renforcer leur présence dans la zone pour prévenir toute escalade.

Par Pascal Numbi, correspondant à Lubumbashi
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À la UneSociété

Assassinat de Patrice Lumumba au Congo en 1961: le parquet belge réclame un procès à Bruxelles

by admin9775 17 juin 2025
written by admin9775

Le parquet fédéral belge a indiqué ce 17 juin 2025 avoir requis le renvoi devant le tribunal correctionnel de Bruxelles de l’ancien diplomate belge Etienne Davignon, dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat en 1961 de l’ancien Premier ministre Patrice Lumumba, héros de l’indépendance congolaise. Etienne Davignon, 92 ans, est le seul encore en vie parmi les dix suspects ciblés dans la plainte pour « crimes de guerre » déposée en 2011 par les enfants Lumumba.

Soixante-quatre ans après l’assassinat de Patrice Lumumba, premier Premier ministre du Congo (l’actuelle RDC) indépendant le 17 janvier 1961, la justice belge doit décider si un procès va être ouvert.

La famille de Patrice Lumumba avait déposé une plainte il y a 14 ans et elle a débouché sur une commission d’enquête parlementaire, puis sur une reconnaissance officielle de la responsabilité de la Belgique.

C’est désormais la dernière ligne droite avec l’ouverture ce mardi d’une procédure très formelle, une session de la chambre du conseil. En Belgique, cette instance représente la fin de l’instruction judiciaire et elle doit vérifier s’il existe des « charges suffisantes », c’est-à-dire suffisamment d’indices de culpabilité pour justifier l’ouverture d’un procès.

« Tortures, traitements inhumains et participation à un crime de guerre »

En l’occurrence, le parquet a requis un procès en correctionnelle « pour tortures et traitements inhumains et participation à un crime de guerre » et c’est cela qui se joue à partir de ce mardi devant la chambre du conseil pour le seul suspect encore en vie, Etienne Davignon, devenu par la suite commissaire européen et qui était attaché au ministère des Affaires étrangères en 1961, c’est-à-dire diplomate stagiaire en quelque sorte.

Etienne Davignon en 2018, alors qu'il était le président du conseil d'administration de Brussels Airlines.
Etienne Davignon en 2018, alors qu’il était le président du conseil d’administration de Brussels Airlines. AFP – BENOIT DOPPAGNE

Au moment du dépôt de la plainte, à l’occasion du cinquantième anniversaire de l’assassinat de Patrice Lumumba, neuf autres Belges étaient aussi visés, dont six encore en vie, mais qui sont décédés entretemps. Diplomates, policiers, militaires… Ils étaient tous liés d’une manière ou d’une autre au soutien de la Belgique à la sécession menée par le Katanga, province où Patrice Lumumba a été assassiné.

Le juge d’instruction a réussi à obtenir les minutes des témoignages à huis clos devant la commission d’enquête parlementaire. Elle avait débouché sur la reconnaissance de la responsabilité morale de la Belgique puis aux excuses présentées il y a trois ans par le Premier ministre au nom de la Belgique.

RFI

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À la Une

Visas américains: l’angoisse des Sénégalais monte face aux potentielles restrictions

by admin9775 17 juin 2025
written by admin9775

L’administration Trump menace d’élargir à nouveau drastiquement ses restrictions de voyage. Les ressortissants de trente-six nouveaux pays sont dans le viseur, dont vingt-cinq en Afrique, comme le Sénégal. Pour les candidats au départ vers les États-Unis ou les Sénégalais qui ont l’habitude de voyager outre Atlantique, l’inquiétude est immense.

Beaucoup d’entrepreneurs, comme Boubacar Djiba qui travaille dans l’IA et les industries culturelles, ont tissé avec des liens durables avec les États-Unis. « Les États-Unis, ça fait partie des pays dont nous, en tant que start-up, qu’on doit visiter. Ça nous permet aussi de tâter le terrain, de rencontrer des « business angels » ou bien des investisseurs. Ça va vraiment freiner un tout petit peu cet élan ».

De son côté, Moussa Thiam est doctorant en médecine à Dakar. Il revient tout juste de plusieurs mois passés à Chicago et prévoit d’y poursuivre des études en santé publique et épidémiologie.  Pour lui, si le Sénégal venait à figurer sur une liste noire, ce serait l’anéantissement de plusieurs années d’efforts. « En fait, ce serait un frein et ce serait encore un problème de repartir à zéro. Parce qu’on a vraiment travaillé pour l’obtention du visa. On a essayé de trouver un partenariat avec l’Université Northwestern de Chicago ».

À lire aussiLes États-Unis envisagent d’ajouter 25 pays africains à la liste des pays interdits d’entrée sur le territoire

Une menace qui fragilise des années d’efforts

Il a entendu parler de cette menace et ne comprend pas. « Tout ça nous interpelle un peu. On se dit, quelle peut être la raison de cette restriction ? Parce que, au niveau du Sénégal qui est réputé pour être un pays de paix, un pays de stabilité, on n’a jamais entendu un problème ou bien des assassinats ou des attentats ou qui sont entraînés par nos compatriotes sénégalais ».

Selon les informations du Washington Post et de Reuters, l’administration américaine estime que 36 pays concernés souffrent de problèmes de « documents d’identité fiables », de trop de « fraude dans l’administration », ou encore de dépassements de durée des visas de leurs citoyens.

Les pays ont jusqu’à mercredi 18 juin pour fournir un plan d’action initial. De son côté, le Département d’État fixe un ultimatum de 60 jours aux nations concernées pour se conformer à de nouvelles exigences, sous peine d’une interdiction totale ou partielle d’entrée sur le territoire américain. 

RFI

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À la UneReligion

Floribert Bwana Chui, martyr de l’intégrité, béatifié à Rome en présence d’une importante délégation congolaise

by admin9775 17 juin 2025
written by admin9775

Ce dimanche 15 juin 2025 restera marqué dans les annales de l’histoire congolaise et catholique. La basilique Saint-Paul-hors-les-Murs à Rome a accueilli la cérémonie solennelle de béatification de Floribert Bwana Chui, ce jeune cadre de l’Office Congolais de Contrôle assassiné en 2007 à Goma pour avoir refusé de compromettre son intégrité professionnelle.

La messe de béatification, présidée par les plus hautes autorités ecclésiastiques, a rassemblé une foule impressionnante venue du monde entier, avec une forte représentation congolaise. Parmi les personnalités présentes figuraient plusieurs membres du gouvernement congolais, dont la ministre des Droits Humains Me Chantal Chambu Mwavita qui conduisait la délégation officielle, la ministre des Affaires sociales Nathalie-Aziza Munana, ainsi que le ministre de la Communication Patrick Muyaya.

Floribert Bwana Chui, alors âgé de seulement 26 ans, avait payé de sa vie son refus catégorique de laisser passer des denrées alimentaires avariées à la frontière de Goma, malgré les pressions et menaces. Son assassinat le 7 juillet 2007 avait profondément ému la nation congolaise et au-delà. Dix-huit ans plus tard, l’Église catholique reconnaît officiellement son martyre et l’élève au rang de bienheureux.

Plusieurs membres du gouvernement ont exprimé leur émotion et l’importance de ce moment historique. Le ministre Patrick Muyaya a déclaré avoir été honoré d’assister à cette béatification, qualifiant Floribert de « martyr de notre temps dont le sacrifice doit inspirer résistance et lutte implacable contre la corruption ». De son côté, le ministre du Commerce extérieur Julien Paluku a souligné dans un message sur les réseaux sociaux que ce cas devenait « un cas d’école pour la jeunesse appelée à diriger la RDC ».

Le cardinal Ambongo, présent à la cérémonie, a pour sa part insisté sur la portée spirituelle et sociale de cet événement, y voyant « un appel aux fidèles catholiques congolais à un engagement en faveur de la transparence dans la gestion de la chose publique ».

Cette béatification revêt une signification particulière car elle intervient à la veille de la Journée de l’enfant africain commémorée chaque 16 juin. Cette coïncidence calendaire crée un puissant symbole, faisant de Floribert Bwana Chui un modèle pour la jeunesse africaine confrontée aux défis de la corruption et de la mauvaise gouvernance.

Les célébrations se sont poursuivies le lendemain avec une messe d’action de grâce à la Basilique des XII Apôtres à Rome, organisée par l’aumônerie catholique congolaise en Italie. D’autres commémorations sont prévues en République Démocratique du Congo, particulièrement à Goma où Floribert a été martyrisé.

le Pape Léon XIV a remis à la mère biologique de Bwana Chui un rosaire bénit.

Désormais, le portrait du nouveau bienheureux rejoint la galerie des martyrs de la basilique romaine, tandis que son histoire devient un symbole fort pour toute une génération. Cette reconnaissance posthume dépasse le cadre religieux pour s’imposer comme une référence dans la lutte anticorruption et comme un emblème de la nouvelle conscience citoyenne en Afrique.

Par Pascal Numbi, correspondant à Lubumbashi
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