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À la Une

À la UneAfrique

Soudan du Sud: Riek Machar placé en résidence surveillée, l’ONU craint un retour de la guerre civile

by admin9775 27 mars 2025
written by admin9775

Au Soudan du Sud, c’est une nouvelle escalade vers un possible retour de la guerre civile. Mercredi 26 mars dans la soirée, le premier vice-président Riek Machar a été placé en résidence surveillée par les forces de sécurité sud-soudanaises, a annoncé son porte-parole. Les conditions exactes de cette détention et son implication pour la survie de l’accord de paix signé en 2018 ne sont pas claires. Mais le pays n’a semble-t-il jamais été si proche d’un retour du conflit. L’ONU appelle à la retenue et au respect de l’accord de paix.

C’est une évolution de la crise politique au Soudan du Sud aussi crainte qu’attendue. Les rumeurs d’une arrestation imminente de Riek Machar allaient bon train depuis début mars lorsque la crise dans la région du Haut-Nil, au nord-est du pays, avait conduit à l’arrestation de plusieurs officiels de son parti à Juba. 

Le placement du leader d’opposition en résidence surveillée fait planer un doute très important sur le processus de paix sud-soudanais. Cette détention constitue une « violation de l’accord de paix » selon Pal Mai Deng, porte-parole du parti de Riek Machar. Cité dans un média local, il appelle la communauté internationale à « s’assurer de la sécurité physique » de Riek Machar.

Nicholas Haysom, le chef de la mission de l’ONU au Soudan du Sud, a réagi dans un communiqué. « Les amendements unilatéraux à l’accord de paix risquent de ramener le pays à un état de guerre. Cela ne va pas seulement dévaster le Soudan du Sud mais la région toute entière », a-t-il déclaré.

La crise politique actuelle s’est envenimée lorsqu’une milice nuer réputée proche de Riek Machar, a pris une base de l’armée sud-soudanaise à Nasir début mars puis tué son commandant ainsi qu’un pilote de l’ONU. Le chef d’État-major de Riek Machar ainsi que le ministre du Pétrole et d’autres officiels de son parti sont accusés par le camp présidentiel d’avoir orchestré les violences dans le Haut-Nil. 

RFI

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27 mars 2025 0 comments
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À la UneAfrique

La Cour Africaine condamne fermement les exactions du M23 et du Rwanda en RDC

by admin9775 26 mars 2025
written by admin9775

Dans une décision historique rendue ce mercredi à Arusha, la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) a adopté à l’unanimité la résolution CADHP/Res.627 (LXXXII) 2025, marquant un tournant juridique dans le traitement des violations commises dans l’Est de la République démocratique du Congo. Le verdict constitue la condamnation la plus ferme à ce jour des exactions attribuées aux rebelles du M23/AFC et aux forces armées rwandaises (RDF).

La résolution détaille avec une précision inédite l’ampleur des violations documentées par les enquêteurs de la Cour. Les juges ont établi la responsabilité des groupes armés et de leurs soutiens dans des massacres systématiques de civils, des violences sexuelles utilisées comme arme de guerre, ainsi que le recrutement forcé de centaines d’enfants-soldats. La destruction délibérée d’infrastructures sanitaires et éducatives figure également parmi les chefs d’accusation retenus.

Le ministère congolais des Droits Humains a immédiatement salué cette décision, y voyant « une reconnaissance officielle de trois décennies de souffrances infligées à notre peuple ». Dans un communiqué lu devant la presse, le ministre a souligné que cette résolution « ouvre enfin la voie à une justice réparatrice pour les victimes et leurs familles ».

Cette décision intervient dans le cadre plus large du procès intenté par la RDC contre le Rwanda devant la CADHP. L’audience, ouverte le 12 février dernier, a permis à la partie congolaise de présenter des preuves accablantes concernant le pillage systématique des ressources naturelles et les violences à grande échelle perpétrées contre les populations civiles. Les juges sont actuellement en délibéré pour statuer sur les demandes de réparation évaluées à 18,7 milliards de dollars.

La défense rwandaise, par la voix de ses avocats, a contesté la compétence de la Cour Africaine, plaidant pour un renvoi de l’affaire devant la Cour de Justice de l’Afrique de l’Est (EAC). Cette manœuvre dilatoire n’a cependant pas empêché l’adoption de la résolution condamnatoire, qui représente un revers diplomatique majeur pour Kigali.

Les observateurs internationaux voient dans cette décision un signal fort envoyé à la communauté internationale. Plusieurs capitales occidentales ont d’ores et déjà exprimé leur intention de se saisir de ce verdict pour renforcer les sanctions contre les responsables identifiés. Le Conseil de Sécurité des Nations Unies devrait examiner le dossier dans les prochaines semaines.

En RDC, les organisations de la société civile accueillent cette décision avec un mélange de satisfaction et d’impatience. « C’est une première étape cruciale, mais nous attendons maintenant des mesures concrètes pour protéger nos populations et traduire les responsables devant la justice », a déclaré le président de la Ligue congolaise pour la défense des droits de l’homme.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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26 mars 2025 0 comments
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À la UneMonde

États-Unis: Donald Trump signe un décret pour exiger une preuve de citoyenneté aux élections fédérales

by admin9775 26 mars 2025
written by admin9775

Donald Trump a signé mardi 25 mars un décret exécutif modifiant en profondeur le processus électoral pour les votes fédéraux, imposant notamment aux États américains des contrôles renforcés sur les listes électorales et à restreindre le vote par correspondance. Le président américain, qui n’a jamais reconnu sa défaite à la présidentielle de 2020, s’insurge depuis des années contre un système électoral qu’il juge en sa défaveur.

Le décret signé prévoit de rendre obligatoire la présentation de preuves de citoyenneté américaine, comme les passeports ou les permis de conduire, au moment de l’inscription au niveau des États sur les listes électorales. Seuls les citoyens américains sont autorisés à participer aux élections fédérales, mais la présentation de tels documents n’est pas requise pour voter dans tous les États – certains utilisant d’autres méthodes pour vérifier l’identité des électeurs.

« Peut-être que certains pensent que je ne devrais pas me plaindre parce qu’on a gagné de manière écrasante » en novembre dernier, a déclaré Donald Trump au moment de signer le décret à la Maison Blanche. « Mais on doit régler notre élection. Ce pays est tellement malade en raison de l’élection, des fausses élections », a-t-il ajouté, « et on doit régler ça d’une manière ou d’une autre. »

Le président américain n’a jamais reconnu sa défaite à la présidentielle de 2020 face à Joe Biden et a dénoncé sans fondement des fraudes électorales massives, notamment dans le vote par correspondance – une méthode largement utilisée aux États-Unis.

Des experts ont estimé que le texte signé par Donald Trump mardi 25 mars représentait un dépassement des prérogatives de l’exécutif et des associations ont déjà promis de le contester devant la justice.

Un décret « dangereux »

Les États américains qui ne se plieraient pas à la directive pourraient s’exposer à l’arrêt du versement des aides fédérales à l’organisation des élections.

Selon la Maison Blanche, le texte prévoit aussi de prendre des « mesures appropriées contre les États qui comptent les bulletins reçus après le jour de l’élection lors d’élections fédérales ». Certains États autorisent en effet le comptage de bulletins de vote par correspondance arrivés après le jour de l’élection, si la date à laquelle ils ont été affranchis est antérieure à la fermeture des bureaux de vote.

Pour le professeur de droit électoral Rick Hasen, de l’Université de Californie à Los Angeles, ce décret exécutif « dangereux » pourrait avoir pour conséquence de priver du droit de vote « des millions d’électeurs, qui n’ont pas facilement accès à des documents comme des passeports ». Sur son blog Election Law, il qualifie le texte de « coup de force de l’exécutif », alors que la gestion des élections fédérales est de la compétence des États, et que le Congrès met en place un certain cadre.

Même analyse sur le réseau social X du Centre Brennan de l’Université de New York : « Ce décret exécutif empêcherait des dizaines de millions de citoyens américains de voter. Les présidents n’ont aucune autorité pour cela. Ce décret, tout comme la loi SAVE actuellement examinée par le Congrès, porterait préjudice aux électeurs et supprimerait le vote. »

Pour afficher ce contenu X (Twitter), il est nécessaire d’autoriser les cookies de mesure d’audience et de publicité.

La puissante association de défense des droits civiques ACLU a également dénoncé « un abus extrême de pouvoir » et a averti qu’elle contesterait le décret devant la justice.

RFI

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À la UneEconomie

Le Gouvernement évalue l’avancement du Programme de Développement Local des 145 Territoires

by admin9775 26 mars 2025
written by admin9775

Le Ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a réuni ce mardi les responsables des trois agences chargées de la mise en œuvre du Programme de Développement Local des 145 Territoires (PDL-145T), une initiative majeure du Chef de l’État. Cette réunion d’évaluation a permis de dresser un bilan détaillé de l’exécution physique et financière de la première phase du programme.

Bilan d’étape
Les trois structures impliquées – la CFEF, le BCeCo et le PNUD – ont présenté leur niveau d’avancement respectif :

  • PNUD : Le PNUD indique avoir livré 334 écoles sur 424, 54 bâtiments administratifs et 245 centres de santé, soit un total de 631 infrastructures sur les 764 prévues.
  • CFEF : La CFEF affiche un taux d’exécution évalué à 82 %
  • BCeCo : le BCeCo a atteint 82 % de réalisation, avec 190 écoles livrées sur 414, 112 centres de santé sur 269, et 16 bâtiments administratifs sur 48.

Alain Lungungu, Coordonnateur national de la CFEF, a indiqué que plus de 40% des ouvrages globaux ont été réceptionnés, tout en reconnaissant certaines difficultés sur le terrain.

Défis identifiés
Plusieurs contraintes ont été relevées, particulièrement dans les zones de l’Est du pays où l’insécurité a entraîné des actes de vandalisme et de destruction sur certains chantiers. Ces problèmes ont contribué à ralentir localement la progression des travaux.

Perspectives
Face à ces difficultés, le Ministre a demandé :

  • L’établissement d’un chronogramme précis pour les livrables restants
  • Une meilleure coordination entre les différentes agences
  • Une gestion plus rigoureuse des fonds publics

Prochaines étapes
La première phase du programme devrait s’achever en août 2025, ouvrant la voie à une seconde phase axée sur :
✓ La réhabilitation des routes de desserte agricole
✓ Le renforcement des infrastructures de base
✓ La stimulation de la croissance économique locale

Enjeux
Cette réunion souligne l’engagement du gouvernement à :

  • Assurer un développement territorial équilibré
  • Améliorer les conditions de vie en zone rurale
  • Optimiser l’utilisation des ressources publiques

Le Ministre a rappelé l’importance capitale de ce programme pour la concrétisation de la vision du Chef de l’État en matière de développement local et de réduction des inégalités territoriales.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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26 mars 2025 0 comments
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À la UneProvince

La CENI lance la campagne électorale pour les sénatoriales et provinciales dans le Kwilu et le Nord-Ubangi

by admin9775 26 mars 2025
written by admin9775

La Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) a officiellement annoncé ce mercredi le calendrier des opérations électorales pour le renouvellement des sénateurs et gouverneurs dans les provinces du Kwilu et du Nord-Ubangi. Dans un communiqué signé par sa rapporteure Patricia Nseya, l’institution électorale précise que la campagne électorale se déroulera du samedi 29 mars au lundi 31 mars 2024.

Déroulement des opérations
La campagne se tiendra exclusivement au sein des hémicycles des assemblées provinciales concernées, conformément au processus d’élection indirecte prévu par la constitution. Madame Nseya a insisté sur les règles de bonne conduite :
« Les candidats bénéficieront de la liberté d’expression la plus large, dans le strict respect des dispositions légales interdisant les propos injurieux, diffamatoires ou susceptibles de porter atteinte à l’ordre public »

Calendrier électoral

  • 29-31 mars : Campagne électorale intra-muros
  • 2 avril : Scrutin dans les assemblées provinciales
  • 2 avril (soir) : Publication des résultats provisoires

Contexte particulier
Ces élections interviennent dans un cadre juridique exceptionnel, après plusieurs reports liés à des contentieux électoraux. Les observateurs notent la concentration du processus sur trois jours seulement, un calendrier resserré visant manifestement à limiter les risques de perturbation.

Sécurité et transparence
La CENI affirme avoir pris toutes les dispositions nécessaires pour garantir :

  • La sécurité des élus provinciaux
  • La transparence du scrutin
  • La rapidité du dépouillement

Prochaines étapes
Une mission d’observation de la CENI sera déployée sur place dès vendredi pour superviser le bon déroulement des opérations. Les résultats définitifs devraient être proclamés sous 48 heures après le scrutin, sous réserve de l’aboutissement des éventuels recours.

Par Basengezi Ntomo
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À la UnePolitique

Les États-Unis Démentent le Statut d’« Envoyé Spécial » du Congressman Ronny Jackson en RDC

by admin9775 26 mars 2025
written by admin9775

L’ambassade des États-Unis en République démocratique du Congo a publié ce mardi une mise au point formelle concernant le statut du congressman Ronny Jackson, contredisant les déclarations de la présidence congolaise. Dans un communiqué officiel transmis aux médias, la représentation diplomatique américaine a clairement indiqué que l’élu républicain n’avait jamais été désigné comme « envoyé spécial » par l’exécutif américain, contrairement à ce qu’avait affirmé la présidence congolaise à l’issue de sa récente visite.

La clarification américaine souligne avec précision les distinctions institutionnelles entre les différents mandats politiques. Un « envoyé spécial » est nommé directement par le président des États-Unis et confirmé par le Sénat, alors que Ronny Jackson effectuait sa visite en Afrique centrale en sa qualité de membre élu de la Chambre des représentants, plus spécifiquement comme membre de la commission des Affaires étrangères et du sous-comité sur l’Afrique. L’ambassade a insisté sur le fait qu’aucune administration américaine, ni le Département d’État ni l’ambassade elle-même, n’avait présenté le congressman comme un envoyé spécial à quelque moment que ce soit.

Cette rectification intervient après les déclarations particulièrement critiques que le parlementaire américain a faites devant une commission du Congrès à son retour de mission. Jackson a décrit une situation alarmante dans l’Est de la RDC, qualifiant la région de zone « totalement non gouvernée » où les autorités de Kinshasa auraient perdu tout contrôle effectif. Ses propos ont particulièrement retenu l’attention lorsqu’il a accusé plusieurs pays voisins – le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi – de systématiquement exploiter les ressources minières congolaises sans rencontrer d’obstacle significatif.

L’analyse des observateurs politiques met en lumière plusieurs dimensions de cette affaire. Sur le plan diplomatique, l’incident révèle une communication approximative des services présidentiels congolais et une possible tentative de récupération politique. D’un point de vue sécuritaire, bien que formulées de manière polémique, les observations du congressman rejoignent en partie les constats de plusieurs rapports d’experts internationaux sur la situation dans l’Est du pays. Enfin, sur le plan économique, les accusations de corruption et d’instabilité judiciaire pourraient avoir un impact sur le climat des investissements étrangers en RDC.

Les réactions institutionnelles commencent à se manifester de part et d’autre. Le Département d’État américain maintient une distance prudente avec les déclarations du congressman, rappelant le principe selon lequel les positions exprimées par des membres du Congrès n’engagent pas directement la politique étrangère des États-Unis. Côté congolais, le ministère des Affaires étrangères prépare apparemment une réponse officielle qui devrait être rendue publique dans les prochains jours.

Cette affaire survient à un moment particulièrement sensible des relations bilatérales, alors que la communauté internationale suit avec attention l’évolution de la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC. Les prochaines étapes seront déterminantes, avec notamment la session prévue du Conseil de sécurité de l’ONU où ces questions devraient être abordées. Les observateurs s’attendent également à ce que cette controverse influence les discussions en cours sur le renouvellement et l’orientation de l’aide militaire américaine à la RDC.

Par MN
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26 mars 2025 0 comments
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À la UneCommunications politiques

L’appel à l’unité de Bemba dans un contexte de crise multidimensionnelle

by admin9775 26 mars 2025
written by admin9775

Dans le salon protocolaire du Palais de la Nation, où les lourds rideaux de velours rouge tamisent la lumière tropicale, Jean-Pierre Bemba émerge d’une réunion de trois heures avec le conseiller sécuritaire du président. Visage grave, costume sombre impeccable, l’ancien seigneur de guerre devenu ministre s’avance vers la forêt de micros, sous le crépitement des appareils photo.

  1. Discours unificateur :
    • Appel explicite au ralliement derrière l’exécutif (« principes non négociables »)
    • Validation des consultations présidentielles comme cadre privilégié
  2. Priorités affichées :
    • Cohésion nationale comme préalable
    • Mobilisation des ressources humaines (jeunesse)
    • Objectif militaire clair : reconquête territoriale

Jean-Pierre Bemba, Vice-Premier ministre et figure historique du MLC, s’est exprimé à l’issue d’un entretien stratégique avec le conseiller présidentiel en sécurité.

Saisissant le pupitre aux armoiries nationales, Bemba lance d’une voix rauque :
« Je viens de quitter le bureau où sont tracées les lignes de front. Devant cette carte qui saigne, une évidence s’impose : l’heure n’est plus aux querelles de chapelle ! »
Un journaliste ose : « Monsieur le ministre, cet unanimisme ne masque-t-il pas l’absence des opposants ? »
Bemba, esquissant un sourire las : « Quand la maison brûle, on ne discute pas le grade des pompiers. Notre peuple regarde l’Est en flammes ! »
Murmures dans l’assistance. Un attaché de presse coupe court.

En quittant la pièce, Bemba lance à la cantonade :
« Préparez vos fils à mourir pour le Congo, messieurs. Le temps des discours est fini. »
La porte claque, faisant trembler les verres à moka sur le plateau argenté.

Jean-Pierre Bemba, président du Mouvement pour la libération du Congo (MLC) et membre du présidium de l’Union sacrée, la coalition au pouvoir, a indiqué que l’objectif de ces consultations est d’aboutir à l’unité du pays et à la cohésion nationale.

Lancées depuis lundi 24 mars, ces consultations concernent quatre catégories d’acteurs : la majorité parlementaire issue de l’Union sacrée de la nation, les partis d’opposition parlementaires et extraparlementaires, la société civile dans toute sa diversité – notamment les confessions religieuses – ainsi que des personnalités indépendantes, incluant d’anciens candidats à la présidentielle, responsables publics ou encore figures marquantes de divers secteurs.

Par MN
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À la UneCommunications politiques

La majorité présidentielle exige un « gouvernement de guerre » lors de consultations tendues

by admin9775 26 mars 2025
written by admin9775

Dans le salon bleu du Palais de la Nation, lieu habituel des grandes décisions, l’atmosphère était chargée d’une gravité particulière ce mardi. Autour de la table historique en acajou, les partis de la majorité ont lancé un appel sans équivoque à la formation d’un « gouvernement de combat », alors que les combats s’intensifient dans l’Est.

Les déclarations choc
Bily Kambale (UNC), voix tremblante d’émotion, a martelé :
« Nous ne pouvons plus accepter que des enfants congolais meurent sous les balles rwandaises. Ce gouvernement doit être une arme de reconquête massive ! »

Guy Richard Malongo Bilamba (AFDC-A), plus mesuré mais tout aussi ferme, a insisté :
« Nous avons besoin non pas de politiciens, mais de stratèges militaires et d’experts en résilience sociale. Chaque portefeuille ministériel doit être une tranchée dans cette guerre. »

Une rhétorique martiale
Les interventions se sont succédé dans un crescendo patriotique :

  • « Assez de discours, des actes ! » (cris venant de la délégation AAUNC)
  • « Le temps des compromis est terminé » (note officielle remise au médiateur)

Scènes révélatrices
Pendant ces déclarations, plusieurs observateurs ont noté :

  • L’absence notable des conseillers présidentiels habituels
  • Des allers-retours inhabituels d’officiers supérieurs
  • Un projecteur braqué en permanence sur la carte militaire de l’Est

Prochain round
Alors que la présidence promet une « décision rapide », l’opposition prévient déjà qu’elle « ne se laissera pas marginaliser ». La suite des consultations s’annonce explosive.

Par MN
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À la UneProvince

Le général Nduru, chef d’état-major adjoint des FARDC, annonce une opération sans distinction contre les rebelles refusant le désarmement, incluant une collaboration renforcée avec l’armée ougandaise.

by admin9775 26 mars 2025
written by admin9775

 Les Forces armées de la RDC (FARDC) et l’Armée populaire de défense de l’Ouganda (UPDF) préparent une opération militaire conjointe contre l’ensemble des groupes armés actifs en Ituri, a annoncé ce lundi le général Jacques Ychaligonza Nduru, chef d’état-major général adjoint des FARDC en charge des opérations et renseignements.

Une offensive sans distinction contre les groupes rebelles

Lors d’une réunion de travail avec le gouverneur de l’Ituri, le général Nduru a lancé un ultimatum clair :

  • Tous les groupes armés doivent déposer les armes et s’inscrire au Programme de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Réinsertion Communautaire (P-DDRCS).
  • Aucune exemption ne sera accordée, y compris aux ADF, aux milices locales et aux factions étrangères.

« Nous mènerons des opérations conjointes avec l’UPDF à Tchabi, Boga et ailleurs, sans distinction. La population de l’Ituri mérite la paix », a-t-il déclaré.

Coordination renforcée avec l’Ouganda

Cette annonce confirme une collaboration militaire accrue entre la RDC et l’Ouganda, malgré les tensions diplomatiques historiques. Les deux armées travaillent déjà ensemble dans la lutte contre les ADF, mais l’opération élargie visera désormais tous les acteurs armés non étatiques.

Stratégie sur le terrain :
✔ Opérations simultanées dans plusieurs zones chaudes (Bunia, Tchabi, Boga).
✔ Renforcement des renseignements pour cibler les bases rebelles.
✔ Appui logistique entre FARDC et UPDF.

Contexte sécuritaire explosif

L’Ituri reste l’une des provinces les plus instables de la RDC, avec :

  • Massacres répétés attribués aux ADF et aux milices CODECO/Zaire.
  • Déplacements massifs de civils fuyant les violences.
  • Enjeux économiques liés à l’exploitation illégale des ressources.

Réactions et attentes :

  • Organisations humanitaires craignent une aggravation des crises civiles.
  • Observateurs soulignent le risque de résistance accrue des groupes armés.
  • Population locale espère une paix durable après des années de terreur.

Prochaines étapes :

  • Déploiement imminent des troupes conjointes.
  • Négociations de dernière minute avec certains groupes (si désarmement volontaire).
  • Suivi international pour éviter les exactions contre les civils.

Cette offensive marque un tournant militaire dans la sécurisation de l’Ituri, mais son succès dépendra de l’efficacité opérationnelle et de la post-stratégie politique. Les prochaines semaines seront décisives.

Par MN
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À la UneProvince

Conflit fiscal entre SAEMAPE et Malta Forrest : la tension monte dans le Tanganyika

by admin9775 26 mars 2025
written by admin9775

Le Service d’assistance et d’encadrement de l’exploitation minière artisanale et à petite échelle (SAEMAPE) maintient fermement sa position dans son litige fiscal avec Malta Forrest, exigeant le paiement de 1,8 million USD en taxes d’exploitation. Ce différend, qui dure depuis plusieurs années, oppose l’autorité minière congolaise à l’entreprise industrielle, filiale du Groupe Forrest International, et pourrait conduire au départ définitif de cette dernière de la province du Tanganyika.

SAEMAPE s’appuie sur la loi minière de 2018

Pascal Luhulu, chef de Division technique du SAEMAPE dans le Tanganyika, a réaffirmé que la loi minière révisée en 2018 habilite son service à prélever des taxes, y compris auprès des entreprises industrielles opérant dans des zones traditionnellement artisanales.
« Malta Forrest doit se conformer à la législation en vigueur », a-t-il insisté, rejetant l’argument de l’entreprise selon laquelle son statut industriel l’exempterait de ces obligations.

Malta Forrest, de son côté, conteste cette interprétation et a saisi la Cour de cassation pour faire annuler les mesures coercitives, dont le scellement répété de ses carrières de cassitérite (2022, 2023 et décembre 2024).

Une bataille judiciaire aux conséquences économiques lourdes

Chronologie du conflit

  • 2022 : SAEMAPE porte plainte contre Malta Forrest pour non-paiement des taxes, entraînant une première fermeture des sites.
  • 2023 : Les carrières sont rouvertes après une décision de justice, mais le contentieux persiste.
  • Décembre 2024 : Nouveau scellement des sites à la demande du SAEMAPE.
  • Février 2025 : Malta Forrest licencie 300 employés et transfère son matériel vers Lubumbashi et Kolwezi (Haut-Katanga/Lualaba), annonçant son retrait définitif du Tanganyika.

Enjeux économiques

Ce départ marque la fin d’une présence décennale de Malta Forrest dans la province, avec des répercussions sur l’emploi et l’économie locale. Le dossier est désormais suivi de près par le ministre provincial des Mines du Tanganyika, alors que la justice congolaise doit trancher sur la légalité des prétentions fiscales du SAEMAPE.

Un précédent pour le secteur minier congolais ?

Ce litige pose des questions cruciales :

  • Jusqu’où s’étend la compétence du SAEMAPE sur les entreprises industrielles ?
  • Quel impact sur le climat des affaires si d’autres sociétés industrielles sont soumises à des taxes initialement destinées à l’artisanat ?

La décision finale de la Cour de cassation pourrait créer un précédent juridique influençant la gouvernance minière en RDC.

La réaction du gouvernement central et les éventuelles médiations pour éviter un blocage durable.

Par MN
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