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À la Une

À la UneMusique & Culture

Koffi Olomidé : « mon concert au stade Roi Baudouin a failli être annulé en raison des restrictions liées à Ebola »

by admin9775 11 juillet 2026
written by admin9775

Le chanteur congolais Koffi Olomidé a révélé que son concert très attendu au stade Roi Baudouin, à Bruxelles, a failli être annulé à deux reprises en raison des restrictions sanitaires liées à l’épidémie d’Ebola.

Selon l’artiste, le contexte sanitaire a entraîné de longues négociations avec les autorités administratives et les responsables du stade afin de permettre la tenue de l’événement dans le respect des mesures de prévention en vigueur.

À l’issue de ces discussions, un accord a finalement été trouvé, permettant le maintien du concert. Toutefois, les organisateurs devront se conformer à une limitation de la capacité d’accueil imposée par la direction du stade.

Au lieu de sa capacité habituelle, le concert se déroulera devant un maximum de 35 000 spectateurs, une jauge réduite fixée dans le cadre des mesures de précaution liées à la situation sanitaire.

Malgré cette contrainte, Koffi Olomidé s’est réjoui de pouvoir maintenir ce rendez-vous avec son public, considéré comme l’un des événements majeurs de sa carrière en Europe. Cette décision met fin aux incertitudes qui planaient depuis plusieurs semaines sur la tenue de ce spectacle très attendu par les mélomanes congolais et africains.

Par Marius Bopenga
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À la UnePolitique

Kagame ravive les tensions : « Le véritable problème n’est pas le M23 », affirme le président rwandais

by admin9775 11 juillet 2026
written by admin9775

Le président rwandais Paul Kagame a livré une nouvelle lecture de la crise sécuritaire qui secoue l’est de la République démocratique du Congo, à travers des déclarations susceptibles de relancer les tensions entre Kinshasa et Kigali.

Selon le chef de l’État rwandais, « le véritable problème n’est pas le M23 », estimant que la question dépasse largement le cadre de la rébellion active dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. Paul Kagame soutient que la RDC occuperait des territoires qui auraient historiquement appartenu au Rwanda depuis l’époque coloniale et qui devraient, selon lui, être récupérés « tôt ou tard ».

Pour Kigali, cette question relèverait d’un « enjeu existentiel » pour la sécurité et les intérêts stratégiques du Rwanda.

Ces déclarations interviennent dans un contexte particulièrement tendu, alors que les affrontements se poursuivent dans plusieurs zones du Nord-Kivu et du Sud-Kivu entre les FARDC, leurs alliés et la coalition AFC/M23, soutenue par le Rwanda selon Kinshasa, les Nations unies et plusieurs partenaires internationaux. Parallèlement, les initiatives diplomatiques engagées dans les cadres de Washington, Doha et d’autres médiations régionales peinent à produire des avancées concrètes sur le terrain.

Les propos de Paul Kagame risquent d’alimenter davantage les inquiétudes sur les véritables objectifs de Kigali en République démocratique du Congo. Pour plusieurs analystes, l’évocation d’un différend territorial historique dépasse désormais la seule problématique sécuritaire liée aux groupes armés et pourrait compliquer davantage les efforts de médiation en cours.

Face à cette évolution, une question s’impose avec acuité : le dialogue demeure-t-il une voie crédible pour parvenir à une paix durable, ou la République démocratique du Congo doit-elle désormais faire du renforcement de ses capacités militaires et de sa puissance de dissuasion sa priorité afin de préserver son intégrité territoriale et sa souveraineté ?

Le débat reste ouvert, alors que la situation sur le terrain continue d’évoluer et que les enjeux dépassent désormais le seul cadre militaire pour toucher à la stabilité de toute la région des Grands Lacs.

Par Marius Bopenga
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À la UneProvince

Les FARDC mettent en garde leurs militaires contre l’utilisation imprudente des smartphones en zone d’opérations

by admin9775 11 juillet 2026
written by admin9775

Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont rappelé à leurs militaires les règles de sécurité relatives à l’utilisation des téléphones portables sur les théâtres d’opérations, après la diffusion d’une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux dans laquelle un soldat décrivait les difficiles conditions de vie et de combat au front.

Dans un message de sensibilisation, l’armée souligne qu’un smartphone utilisé sans précaution peut constituer une menace pour la sécurité des troupes. Selon les FARDC, un appareil connecté est susceptible de révéler la position géographique d’une unité, de compromettre le déroulement des opérations militaires et d’exposer les soldats à des risques importants.

L’état-major insiste également sur l’interdiction de diffuser ou de partager des informations sensibles liées aux missions en cours, notamment des images, des vidéos, des positions, des mouvements de troupes ou tout autre élément pouvant être exploité par l’ennemi.

Les FARDC appellent ainsi l’ensemble de leurs militaires à observer strictement les consignes de sécurité opérationnelle et à faire preuve de discipline dans l’utilisation des smartphones en zone de combat, rappelant que la protection des informations militaires demeure un élément essentiel de la conduite des opérations et de la sécurité des forces engagées sur le terrain.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

Denis Sassou-Nguesso reçoit le cardinal Fridolin Ambongo pour évoquer la crise en RDC

by admin9775 10 juillet 2026
written by admin9775

Le président de la République du Congo, Denis Sassou-Nguesso, a reçu, jeudi 9 juillet 2026 à sa résidence du Plateau à Brazzaville, le cardinal Fridolin Ambongo, archevêque métropolitain de Kinshasa, pour un entretien consacré à la situation sécuritaire et politique en République démocratique du Congo.

Cette rencontre intervient quelques jours après les consultations menées à Bujumbura par le président burundais Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l’Union africaine, avec des représentants des confessions religieuses et de l’opposition congolaise.

Accompagnant le cardinal Ambongo, le secrétaire général de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), Monseigneur Donatien Nshole, a indiqué que le chef de l’État congolais s’était montré particulièrement préoccupé par la crise que traverse la RDC.

« Préoccupé, je dirais même très préoccupé par la situation que traverse notre pays, qu’il considère comme un pays frère. Le président Denis Sassou-Nguesso a voulu écouter le cardinal Fridolin Ambongo parce qu’il considère qu’en tant que pasteur, il a aussi une responsabilité historique dans la gestion de la chose commune et de la vie humaine », a déclaré Monseigneur Donatien Nshole.

Selon lui, les échanges ont porté notamment sur la guerre dans l’est de la RDC, le processus politique en cours ainsi que le débat autour d’un éventuel projet de révision de la Constitution.

Le secrétaire général de la CENCO a également révélé que Denis Sassou-Nguesso avait récemment échangé avec le président Félix Tshisekedi et partagé ses recommandations aux responsables de l’Église catholique.

« Il a dit qu’il avait aussi échangé avec notre chef de l’État, le président Félix Tshisekedi, et il nous a donné les conseils nécessaires pour nous aider à pouvoir sortir de cette crise », a-t-il ajouté.

Évoquant la situation sécuritaire dans l’est du pays, Monseigneur Nshole a insisté sur les conséquences humaines du conflit.

« Vous voyez ce qui se passe dans l’Est de la RDC. Le pays est en guerre. Une partie de nos compatriotes ne peuvent plus être en communion physique avec nous pour diverses raisons. Les gens continuent à mourir sur le champ de bataille, et ce n’est pas peu de chose », a-t-il déclaré.

Cette audience intervient dans un contexte de fortes tensions autour du débat sur une éventuelle révision de la Constitution. La CENCO a réaffirmé, dans un message rendu public le 20 juin 2026, son opposition à toute initiative visant à modifier la Loi fondamentale.

Les évêques estiment qu’« après un profond discernement, nous ne voyons ni la nécessité, ni l’urgence, ni l’opportunité de changer la Constitution », considérant que les priorités actuelles de la RDC demeurent la restauration de la paix, le renforcement de la cohésion nationale et l’amélioration des conditions de vie de la population.

Le débat intervient alors que l’Union sacrée de la Nation, plateforme soutenant le président Félix Tshisekedi, s’est déclarée favorable à une révision constitutionnelle. Cette perspective est contestée par plusieurs partis d’opposition et organisations de la société civile, qui y voient un risque pour l’équilibre institutionnel.

De retour de cette mission officielle en République du Congo, le cardinal Fridolin Ambongo et Monseigneur Donatien Nshole ont poursuivi leurs consultations avec les responsables de l’Église du Christ au Congo (ECC). Ils ont rencontré le Révérend Dr André Bokundoa, représentant légal de l’ECC, accompagné du Révérend Éric Senga, porte-parole de l’Église.

Les échanges ont été consacrés à la préparation de la prochaine étape de leur mission de plaidoyer en faveur d’une paix durable en République démocratique du Congo, illustrant la volonté des deux principales confessions chrétiennes de poursuivre leurs démarches en faveur d’une sortie pacifique de la crise que traverse le pays.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

Est de la RDC : le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme appelle à une désescalade immédiate des combats

by admin9775 10 juillet 2026
written by admin9775

Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, s’est déclaré, jeudi, profondément préoccupé par l’aggravation de la situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo, appelant les parties au conflit à mettre fin aux hostilités et à protéger les populations civiles.

Selon le Haut-Commissariat, les affrontements se sont intensifiés au cours des deux dernières semaines dans les territoires de Fizi et de Mwenga, au Sud-Kivu, entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et le M23, que l’ONU indique être soutenu par la Force de défense rwandaise (RDF).

L’organisation souligne que les deux camps auraient utilisé des drones armés, de l’artillerie lourde et d’autres armes explosives dans des zones habitées, provoquant des pertes civiles, des blessés ainsi que d’importantes destructions de maisons et de moyens de subsistance.

« Il est profondément troublant que, malgré les accords conclus dans le cadre des processus de paix en cours, les combats se poursuivent sans relâche dans l’est de la RDC, tuant, blessant et déplaçant des civils et détruisant leurs moyens de subsistance », a déclaré Volker Türk.

À la suite des affrontements signalés autour de Mulima, dans le territoire de Fizi, les 4 et 5 juillet, le Haut-Commissaire a exhorté les FARDC et le M23 à mettre un terme aux violences.

« J’exhorte les forces armées congolaises et le M23 à se retirer immédiatement de la violence et à agir d’urgence pour désamorcer les tensions. L’utilisation d’armes explosives ayant des effets étendus dans les zones peuplées a des conséquences dévastatrices et doit cesser », a-t-il déclaré.

Le Haut-Commissariat s’inquiète également du risque de nouveaux déplacements massifs de populations, y compris vers les pays voisins, ainsi que de la multiplication de violations du droit international humanitaire et des droits de l’homme, notamment les exécutions extrajudiciaires et les violences sexuelles liées au conflit.

Volker Türk a rappelé que toutes les parties au conflit ont l’obligation de garantir un accès humanitaire sûr, rapide et sans entrave aux populations affectées.

Par ailleurs, il a appelé le Rwanda à mettre fin à son soutien au M23 et à retirer ses troupes du territoire congolais. Il a également exhorté les autorités de la RDC à poursuivre leurs efforts en faveur du désarmement, de la démobilisation et du rapatriement des combattants des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).

Enfin, le Haut-Commissaire a invité les acteurs régionaux et la communauté internationale à renforcer les initiatives diplomatiques en cours afin d’éviter une nouvelle escalade des violences dans les hauts et moyens plateaux du Sud-Kivu et de soutenir les efforts en faveur d’une solution durable au conflit.

Par Marius Bopenga
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À la UneAfrique

Zimbabwe : une coalition d’opposition conteste la réforme constitutionnelle prolongeant le mandat présidentiel

by admin9775 10 juillet 2026
written by admin9775

Au Zimbabwe, les principaux partis d’opposition, des organisations de la société civile et des responsables religieux se mobilisent contre les récents amendements à la Constitution qui permettent au président Emmerson Mnangagwa de prolonger son mandat de deux ans et modifient les modalités d’élection du chef de l’État.

Après l’adoption de ces réformes par le Parlement, dominé par le parti au pouvoir, la ZANU-PF, puis leur promulgation le 7 juillet, plusieurs figures de l’opposition ont annoncé la création d’une Coalition du peuple afin de contester ces changements par des voies judiciaires et des actions citoyennes.

L’ancien candidat à la présidentielle Nelson Chamisa a dénoncé une remise en cause de l’ordre constitutionnel.

« On ne peut pas laisser le Zimbabwe glisser en silence vers une dictature constitutionnelle », a-t-il déclaré sur les réseaux sociaux.

Les dirigeants de la coalition ont indiqué préparer un recours devant la Cour constitutionnelle pour demander l’annulation des amendements.

En parallèle, ils appellent la population à organiser des manifestations, des marches et des journées de « ville morte » pour exprimer son opposition à la réforme.

« Nous allons déposer un recours auprès de la Cour constitutionnelle. Nos avocats y travaillent. Nous envisageons des marches, des manifestations, des journées villes mortes et toute action qui exprimera le rejet des Zimbabwéens », a déclaré l’opposant Lovemore Madhuku.

Ce dernier a également affirmé s’attendre à une répression des mobilisations tout en assurant que l’opposition poursuivrait son action.

« Nous savons ce qu’ils comptent faire : ils se préparent à arrêter les gens, à les battre et à les tuer, mais nous n’avons pas peur », a-t-il déclaré.

Plusieurs responsables religieux ont rejoint cette coalition, estimant que la défense de la Constitution dépasse les clivages politiques.

Le révérend Kupa Mtata a affirmé que son engagement relevait de la protection de l’État de droit plutôt que d’un soutien partisan.

« Je suis ici en tant qu’homme d’Église. Je ne me mêle pas de politique partisane mais, cette fois, il s’agit du respect de la Constitution qui est au-dessus des partis et de la soif de pouvoir. Nous avons le devoir de parler quand quelque chose ne va pas », a-t-il déclaré.

Pour les opposants, ces amendements créent un précédent susceptible d’affaiblir les institutions démocratiques du Zimbabwe. De son côté, le pouvoir défend une réforme qu’il présente comme conforme aux procédures constitutionnelles et approuvée par le Parlement. La contestation devrait désormais se poursuivre sur les plans judiciaire et politique.

Par Pascal Kabeya
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À la UneEconomie

Godé Mpoy critique le taux de change de la BCC et son impact sur les finances publiques

by admin9775 10 juillet 2026
written by admin9775

L’ancien président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, Godé Mpoy Kadima, a mis en cause la politique de change de la Banque centrale du Congo (BCC), estimant qu’elle pénalise les finances publiques et réduit les effets des performances macroéconomiques enregistrées par la République démocratique du Congo.

Dans une analyse consacrée au collectif budgétaire 2026, il relève d’abord que la révision à la baisse du budget de l’État résulte de la diminution des financements extérieurs.

Selon lui, cette baisse aurait pu être compensée par une augmentation des recettes internes, compte tenu de la forte progression des exportations de cuivre et de la hausse des cours internationaux.

« Avec 3,5 millions de tonnes de cuivre exportées en 2025, on pouvait compenser cette perte par les recettes internes, car la tonne est passée de 9 000 à 14 000 dollars. Hélas, le taux artificiel de la BCC tue nos finances », affirme-t-il.

Godé Mpoy estime que la politique de change appliquée par la Banque centrale limite les recettes publiques perçues en francs congolais, alors que les prix des biens et services continuent d’augmenter en dollars sur le marché.

À ses yeux, cette situation risque d’avoir des conséquences sur l’exécution du budget de l’État.

« Après la perte du pouvoir d’achat, attendons-nous soit à des projets inachevés, soit à des dépassements budgétaires », prévient-il.

L’ancien président de l’Assemblée provinciale considère enfin que les performances macroéconomiques ne produiront pas d’effets perceptibles pour la population tant que les recettes publiques continueront d’être calculées sur la base du taux de change officiel de la BCC.

« Tant qu’on percevra les recettes au taux BCC, au moment où les prix des biens ont augmenté en dollars, la population ne sentira pas nos grands progrès macroéconomiques. Entre le cadrage macroéconomique et l’équilibre budgétaire, il y a un pont », conclut-il.

Ces déclarations reflètent l’analyse de Godé Mpoy et s’inscrivent dans le débat sur les choix de politique monétaire et leur incidence sur les finances publiques. Elles ne constituent pas, en elles-mêmes, une démonstration établie de l’existence de « crimes économiques », qualification qui relève d’une appréciation juridique et non d’une opinion.

Par Marius Bopenga
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À la UneSport

Coupe du monde 2026: grâce à Mbappé et Dembélé, la France dompte le Maroc et rallie les demi-finales

by admin9775 10 juillet 2026
written by admin9775

Après un premier acte frustrant, l’équipe de France a pris le dessus sur celle du Maroc, jeudi 9 juillet, en quarts de finale de la Coupe du monde 2026. Kylian Mbappé et Ousmane Dembélé ont inscrit les buts de la victoire des Bleus (2-0), trop forts pour des Lions de l’Atlas démunis. La France est en demi-finales et attend l’Espagne ou la Belgique.

Et c’est une nouvelle demi-finale pour l’équipe de France, la troisième de rang. Après la Suède en seizièmes et le Paraguay en huitièmes, les Bleus ont obtenu le scalp du Maroc au Gillette Stadium de Boston. Comme il y a quatre ans au Qatar, les Lions de l’Atlas ont dû déposer les armes face aux vice-champions du monde en titre. Le dernier représentant africain dans cette Coupe du monde 2026 a donné du fil à retordre aux hommes de Didier Deschamps pendant 45 minutes.

Bounou impérial en première période

Privés d’Ismael Saibari, meilleur buteur de son équipe dans ce Mondial (trois réalisations), les Lions de l’Atlas se sont présentés sur la pelouse avec un dispositif en 4-2-3-1 qui a très vite dû se replier dans sa moitié de terrain. Car sans surprise, c’est la France qui a mis le pied sur le ballon et dominé territorialement. Ambitieux, sortis renforcés de leur match coriace contre le Paraguay au tour précédent, les Bleus ont rapidement pris le dessus… sauf au tableau d’affichage.

Yassine Bounou s’est employé dès la 5e minute pour sortir d’une manchette une tête de Dayot Upamecano. Le gardien marocain a fait encore plus fort ensuite, alors que la France venait d’obtenir un penalty à la suite d’une contre-attaque lancée par Michael Olise : Noussair Mazraoui a fauché illégalement Kylian Mbappé dans la surface et offert une occasion en or au capitaine tricolore d’ouvrir le score. Mais le n°10 français, peut-être perturbé par la longue attente de confirmation de l’assistance vidéo, s’est raté. Son tir a été facilement bloqué par Bounou (28e).

En confiance, le dernier rempart du Maroc a encore été bien alerte pour détourner une frappe de Désiré Doué dix minutes plus tard. Et quand ses gants ne suffisaient pas, c’est la barre transversale qui empêchait Lucas Digne d’ouvrir le score sur une lourde frappe lointaine dans les arrêts de jeu du premier acte.

Mbappé et Dembélé libèrent les Bleus

La physionomie du match n’a pas changé après la pause. Les Bleus ont gardé la main sur le jeu et le verrou marocain a finalement cédé. Et qui d’autre que Kylian Mbappé pour se racheter et guider les siens ? Trouvé aux 20 mètres par son coéquipier Doué, le capitaine a fixé le défenseur Issa Diop et parfaitement enroulé une frappe du pied droit. Juste assez pour frôler Diop et se loger entre la main de Bounou et le poteau, pour finir sa course au fond des filets (60e). Pas en réussite sur son penalty plus tôt, le Madrilène a fait bien mieux sur ce coup. Avec 8 buts, il rejoint l’Argentin Lionel Messi en tête au classement des buteurs de cette Coupe du monde.

La France a pu souffler un ouf de soulagement encore plus prononcé dans la foulée grâce à Ousmane Dembélé. Le Parisien, servi par Mbappé, a déclenché un tir enroulé gagnant à l’entrée de la surface. Bounou a touché le cuir, mais pas assez pour empêcher les Bleus de faire le break (66e). Dès lors, il n’y a plus eu de match. Le Maroc n’avait pas les armes pour revenir. En témoigne, cette statistique cruelle : un seul tir cadré, par Azzedine Ounahi à la 83e. Mais Mike Maignan était attentif. Avant cela, Didier Deschamps a préféré sortir Mbappé du terrain, alors que le buteur grimaçait, touché à une cheville.

Fin de parcours donc pour les Lions de l’Atlas, qui ne réitèreront pas leur performance de 2022 et s’arrête en quarts. Et mission accomplie pour les Tricolores, premiers qualifiés pour les demi-finales. Les Bleus assument leur statut et attendent désormais de savoir qui de l’Espagne ou de la Belgique les défieront le 14 juillet à Arlington.

Par Pascal Kabeya
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À la UneAfrique

Sénégal: le Conseil constitutionnel censure la réforme de la Constitution

by admin9775 10 juillet 2026
written by admin9775

Au Sénégal, le Conseil constitutionnel a invalidé jeudi 9 juillet la loi de révision constitutionnelle adoptée le 29 juin dernier par l’Assemblée nationale. C’est le président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, qui avait saisi la plus haute juridiction du pays pour « violation de la procédure de révision constitutionnelle » lundi.

Le Conseil constitutionnel sénégalais a invalidé jeudi 9 juillet un texte voté par l’Assemblée nationale la semaine dernière révisant l’équilibre des pouvoirs entre exécutif et Parlement. Pour justifier sa décision, le Conseil constitutionnel invoque une série de violations de différents articles de la Constitution, notamment les articles 82 et 103. Selon l’instance, par exemple, la décision d’accroître les « moyens humains, matériels et budgétaires » de la future Cour constitutionnelle sans prévoir de recettes compensatrices est contraire à l’article 82.

Les Sages dénoncent aussi le refus par le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, d’accorder à l’exécutif la procédure dite du « vote bloqué » (une disposition qui permet d’adopter une proposition de loi sans les amendements). La révision de la loi fondamentale telle qu’adoptée lundi dernier est donc déclarée « contraire à la Constitution » du Sénégal.

Pour rappel, le texte qui avait pour but de modifier 29 articles de la Constitution allait profondément modifier l’équilibre des pouvoirs. Il interdit au président de la République de diriger un parti politique, renforce les pouvoirs de l’Assemblée nationale et du Premier ministre, remplace le Conseil constitutionnel par une Cour constitutionnelle composée de neuf membres et limite à une seule fois la possibilité de dissoudre le Parlement par mandat présidentiel.

Pour le Pastef d’Ousmane Sonko, à l’origine de cette proposition de loi, c’est un revers. Mais pour le chef de l’État, à l’inverse, c’est une victoire politique. Bassirou Diomaye Faye reprend la main. Il va pouvoir réintroduire sa version de la révision de la loi suprême et la soumettre à un référendum (en vertu de l’article 51) ou alors laisser cette réforme dormir dans un tiroir car le chef de l’État n’est soumis à aucun délai pour organiser un référendum sur cette question.

Dans un communiqué, la coalition Diomaye Président encourage le chef de l’État à « poursuivre sereinement la finalisation des consultations sur les réformes en cours en vue de consolider notre démocratie »

RFI

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À la UneSanté

Ebola : la Tshopo et le Haut-Uele rejoignent les provinces touchées par la 17ᵉ épidémie

by admin9775 10 juillet 2026
written by admin9775

Le ministre de la Santé publique, Roger Kamba, a annoncé, jeudi 9 juillet à Bunia (Ituri), l’extension de la 17ᵉ épidémie de maladie à virus Ebola à deux nouvelles provinces. La Tshopo et le Haut-Uele, à travers la zone de santé de Wamba, sont désormais officiellement considérées comme des zones touchées par l’épidémie.

Selon le ministre, cette évolution est liée aux déplacements de personnes infectées en provenance de Nia-Nia, dans la province de l’Ituri, principal foyer de l’épidémie.

« Nous avons vu les malades d’ici entrer à la Tshopo et à Wamba. La Tshopo est désormais concernée par la maladie. Nous avons eu des cas à Wamba, nous considérons donc que Wamba est dans la liste des zones touchées », a déclaré Roger Kamba.

À Kisangani, l’Institut national de santé publique (INSP) a confirmé deux premiers cas de maladie à virus Ebola depuis le début de cette 17ᵉ épidémie. Selon l’INSP, l’un des patients présente un lien épidémiologique avec la zone de santé de Nia-Nia, tandis que le second ne semble, à ce stade, rattaché à aucun foyer connu, faisant craindre une possible transmission locale.

Face à cette situation, les autorités sanitaires ont renforcé la surveillance épidémiologique dans la ville de Kisangani. Les activités de recherche des contacts, de suivi des personnes exposées, de prise en charge des malades et de sensibilisation des communautés ont été intensifiées afin de limiter la propagation du virus.

Le ministre de la Santé a indiqué que les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu demeurent en phase aiguë de l’épidémie, caractérisée par une progression continue des cas, désormais aggravée par la forte mobilité des populations entre les provinces.

En revanche, le Nord-Kivu totalise déjà 42 jours sans nouveau cas, tandis que le ministre a laissé entendre que le Sud-Kivu pourrait prochainement être retiré de la liste des provinces concernées par la riposte.

Déclarée le 15 mai 2026, cette 17ᵉ épidémie d’Ebola, provoquée par la souche Bundibugyo, comptabilisait, au 7 juillet, 1 759 cas confirmés, 600 décès et 750 guérisons, selon les dernières données de l’INSP.

Le Dr Roger Kamba est arrivé mercredi à Bunia pour évaluer les opérations de riposte, vingt-quatre heures après la visite de son homologue ougandais, Chris Baryomunsi, qui a conduit une délégation de 48 médecins ougandais venus appuyer les équipes congolaises dans le cadre de la coopération sanitaire transfrontalière.

Cette mission intervient toutefois dans un contexte de tensions au sein du dispositif de riposte. Plusieurs prestataires, notamment les équipes chargées des enterrements dignes et sécurisés, dénoncent le non-paiement de leurs primes depuis plus d’un mois et menacent de suspendre leurs activités, estimant que ces retards compromettent l’efficacité des interventions sur le terrain.

L’apparition de nouveaux foyers dans des provinces stratégiques comme la Tshopo, dont Kisangani constitue un important carrefour fluvial, routier et aérien, renforce les préoccupations des autorités sanitaires, qui appellent à une vigilance accrue afin d’empêcher une propagation plus large de l’épidémie.

Par Marius Bopenga
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