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À la Une

À la UneSanté

Ebola : fermeture des frontières RDC–Rwanda et premier cas confirmé à Goma

by admin9775 17 mai 2026
written by admin9775

Les principaux postes frontaliers entre la République démocratique du Congo et le Rwanda ont été temporairement fermés ce dimanche 17 mai à Goma, dans un contexte marqué par l’alerte liée à l’épidémie de maladie à virus Ebola qui sévit actuellement dans la province de l’Ituri, au nord-est du pays.

Les deux points de passage reliant Goma à la ville rwandaise de Gisenyi la grande barrière dite « La Corniche » et la petite barrière ont été concernés par cette mesure, provoquant d’importantes perturbations dès les premières heures de la matinée.

Sur place, plusieurs voyageurs congolais en partance vers le Rwanda, Kampala en Ouganda ainsi que vers les villes de Beni, Butembo et Bunia se sont retrouvés bloqués avec leurs bagages et marchandises. Selon des témoins, seuls les ressortissants rwandais étaient autorisés à traverser pour regagner leur pays, tandis que les Congolais présents au Rwanda pouvaient rentrer en RDC sans possibilité de retour immédiat.

Dans ce climat d’inquiétude sanitaire, l’AFC-M23 a confirmé dimanche depuis Goma l’existence d’un cas de maladie à virus Ebola dans la ville actuellement sous son contrôle. Le mouvement rebelle affirme avoir activé des protocoles d’urgence, placé le patient en isolement et lancé des opérations de traçage des contacts.

Une cellule spéciale de riposte composée d’experts en santé publique, de coordinateurs d’urgence et de leaders communautaires a également été mise en place afin de superviser les mesures de réponse sanitaire.

Cette confirmation élargit davantage la portée géographique de la 17ᵉ épidémie d’Ebola déclarée en République démocratique du Congo, dont l’épicentre demeure situé en Ituri, à plusieurs centaines de kilomètres de Goma.

Jusqu’à présent, aucune communication officielle n’a été publiée par les autorités congolaises ou rwandaises au sujet de la fermeture des frontières. Toutefois, plusieurs sources évoquent une mesure préventive destinée à limiter les risques de propagation transfrontalière du virus.

Cette décision intervient alors que des cas suspects impliquant des ressortissants congolais en provenance de l’Ouganda auraient transité par le Rwanda via la frontière de Cyanika avant de rejoindre Goma.

Parallèlement, deux autres cas suspects avaient déjà été signalés samedi 16 mai dans la ville de Goma. Des prélèvements ont été effectués et les analyses sont en cours afin de confirmer ou non la présence du virus.

Face à cette situation, les autorités sanitaires assurent avoir renforcé les dispositifs de surveillance, de prévention et de prise en charge. La population est appelée au calme, au respect strict des mesures d’hygiène et à signaler rapidement tout symptôme suspect auprès des structures sanitaires.

Selon les informations disponibles, la souche Bundibugyo identifiée dans cette nouvelle flambée épidémique ne dispose actuellement ni de vaccin homologué ni de traitement spécifique, ce qui alimente les inquiétudes autour d’un risque élevé de propagation régionale.

L’inquiétude dépasse désormais les frontières congolaises. Le ministère kényan de la Santé a annoncé avoir renforcé ses mesures de surveillance sanitaire face à l’évolution de l’épidémie en RDC.

D’après les données communiquées par les autorités sanitaires, au moins 246 cas suspects et 80 décès ont déjà été recensés depuis le début de cette flambée. Kinshasa a officiellement déclaré, le 15 mai, la 17ᵉ épidémie d’Ebola sur son territoire, avec huit cas confirmés par l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) dans les zones de santé de Rwampara, Mongbwalu et Bunia, en Ituri.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UneMonde

Visite de Trump en Chine: après avoir vu Xi, le président des États-Unis met en garde Taïwan, qui répond

by admin9775 17 mai 2026
written by admin9775

Après deux jours de sommet à Pékin, Donald Trump repart en affichant une relation stabilisée avec Xi Jinping, mais avec aussi un message très clair sur Taïwan. Le président américain met désormais ouvertement en garde contre toute déclaration d’indépendance de l’île. Une prise de position qui intervient après un avertissement particulièrement ferme de Xi Jinping, pour qui la question taïwanaise reste la ligne rouge absolue dans les relations sino-américaines. Et à laquelle Taïwan a rapidement réagi.

Pendant toute sa visite à Pékin, Donald Trump avait soigneusement évité d’évoquer publiquement Taïwan. Mais dans l’avion du retour, le ton a changé, souligne notre correspondante à Pékin, Cléa Broadhurst.

« Je vais vous dire une chose. Je ne souhaite pas que quelqu’un réclame l’indépendance. Et, vous savez, on est censés parcourir 15 000 kilomètres pour aller faire la guerre. Ce n’est pas ce que je veux. Je veux qu’ils se calment. Je veux que la Chine se calme. Nous ne cherchons pas à entrer en guerre, et si vous laissez les choses telles qu’elles sont, je pense que la Chine s’en accommodera. Mais nous ne voulons pas que quelqu’un dise : “Déclarons notre indépendance parce que les États-Unis nous soutiennent »

Trump reprend ici presque mot pour mot la logique du statu quo défendue depuis des décennies par Washington : pas d’indépendance officielle de Taïwan, mais pas non plus d’unification forcée avec la Chine. Depuis 1979 et le Taiwan Relations Act, Washington a toujours maintenu un savant équilibre dans ses relations avec Taipei. Mais en mettant en garde l’île contre toute déclaration d’indépendance, Donald Trump a fait un pas vers Pékin, explique le chercheur Marc Julienne. Il est interrogé par Eliott Vaissié. « Il se rapproche de ce que souhaiterait la Chine… c’est de passer du non soutien à l’indépendance à une opposition à l’indépendance. » 

Mais ses propos interviennent surtout après une mise en garde très directe de Xi Jinping pendant le sommet. Le président chinois a prévenu que si la question taïwanaise était « mal traitée », les deux puissances pourraient « entrer en conflit ».

Reste désormais une question centrale : Donald Trump ira-t-il jusqu’à ralentir, voire bloquer, les importantes ventes d’armes promises à Taïwan? Pékin pousse clairement en ce sens. Donald Trump a déclaré n’avoir pas encore pris de décision sur la poursuite des ventes d’armes à Taïwan. Or, toute annulation ou diminution des livraisons constituerait un signal inquiétant, explique Marc Julienne. « C’est la suspension ou l’abandon du soutien militaire étatsunien qui est prévu par la loi américaine, reprend Marc Julienne. C’est une forte préoccupation pour les autorités taïwanaises mais aussi je pense pour la population puisque les États-Unis sont le seul partenaire de défense de Taïwan. »

Le chercheur estime qu’il s’agirait aussi d’un signal extrêmement négatif envoyé aux alliés des Etats-Unis dans la région. Notamment à la Corée du Sud et au Japon. Les prochains mois diront jusqu’où Washington est prêt à aller pour préserver cette fragile stabilité avec la Chine. 

La réponse de Taïpei

En réponse à ces déclarations du président américain Donald Trump, le mettant en garde contre toute proclamation d’indépendance susceptible de déclencher une guerre avec Pékin, le gouvernement de Taïwan a affirmé samedi que l’île est une nation « indépendante ». « Taïwan est une nation démocratique, souveraine et indépendante, qui n’est pas subordonnée à la République populaire de Chine », a déclaré le ministère taïwanais des Affaires étrangères dans un communiqué, ajoutant que les ventes d’armes faisaient partie des engagements de sécurité des Etats-Unis à l’égard de Taïwan et qu’à cet égard, la politique de Washington demeurait « inchangée ».

« Il n’a fait aucune promesse à la Chine. C’est un signal très important. Certains pensent que les garanties américaines sont compromises : je pense que c’est surinterpréter », abonde Chen YouZhong du cabinet gouvernemental chargé des affaires inter-détroit. 

L’opposition taïwanaise, elle, jubile, et Zheng Liwen, la présidente du Kuomintang, s’imagine adoubée par Washington, relève notre correspondant à Taïpei, Jules Bois. « Trump a ouvertement dit que si Taiwan avait un président convenable, il n’y aurait aucune menace dans le détroit. La politique d’une seule Chine est soutenue par la communauté internationale, et les Etats-Unis, en tête, l’ont toujours accepté. Cette position est entièrement conforme avec la politique que le Kuomintang et moi-même mettons récemment en avant », s’est-elle vantée.

Donald Trump a beau affirmer que la position américaine vis-à-vis de Taïwan n’a pas changé, son ton a durci après le tête-à-tête avec Xi Jinping, de quoi garder Taiwan, dans l’incertitude.

RFI

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À la UneSport

Côte d’Ivoire: la liste d’Emerse Faé pour la Coupe du monde 2026 avec Nicolas Pépé

by admin9775 16 mai 2026
written by admin9775

Le sélectionneur de la Côte d’Ivoire, Emerse Faé, a dévoilé sa liste des 26 pour la Coupe du monde 2026 ce vendredi 15 mai. Les champions d’Afrique 2023 affronteront la France le 4 juin à Nantes dans le cadre d’un dernier match amical.

Les Éléphants croiseront l’Équateur, l’Allemagne et Curaçao dans le groupe E. Dans la liste du sélectionneur des Ivoiriens, on note le retour de Nicolas Pépé. Celui qui évolue actuellement au poste d’ailier à Villarreal n’avait pas participé à la dernière CAN au Maroc. Le nouveau venu du dernier rassemblement Elye Wahi est aussi présent.

Les cadres comme Seko Fofana et Franck Kessié font partie du groupe. L’avant-centre de l’Inter Milan, Ange-Yoan Bonny (22 ans), vit sa première convocation. Celle-ci acte son changement de nationalité sportive, lui qui compte deux sélections avec l’équipe de France Espoirs.

Quatre joueurs convoqués évoluent en Ligue 1 avec le Monégasque Simon Adingra, l’Auxerrois Clément Akpa, le Niçois Elye Wahi et le Strasbourgeois Guéla Doué

Sébastien Haller, 31 ans, fait partie des réservistes, tout comme Martial Godo, attaquant de Strasbourg.

Ce sera la première Coupe du monde des Éléphants depuis l’édition 2014 au Brésil. 


Gardiens : Yaya Fofana, Mohamed Koné, Alban Lafont.

Défenseurs : Emmanuel Agbadou, Clément Akpa, Ousmane Diomandé, Guéla Doué, Ghislain Konan, Odilon Kossounou, Evan Ndicka, Wilfried Singo.

Milieux : Seko Fofana, Parfait Guiagon, Christ Inao Oulaï, Franck Kessié, Ibrahim Sangaré, Jean-Michael Séri.

Attaquants : Simon Adingra, Ange-Yoan Bonny, Amad Diallo, Oumar Diakhité, Yann Diomandé, Evann Guessand, Nicolas Pépé, Bazoumana Touré, Elye Wahi.

RFI

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À la UneProvince

Nord-Kivu : les Wazalendo reprennent Burubi après de violents combats contre l’AFC/M

by admin9775 16 mai 2026
written by admin9775

La localité de Burubi, située près de Kashebere dans le groupement de Luberike, en territoire de Walikale au Nord-Kivu, est passée sous le contrôle des combattants Wazalendo ce vendredi 15 mai, à l’issue de violents affrontements contre les rebelles de l’AFC/M23.

Selon plusieurs sources locales, les combats ont duré toute la journée avant que les rebelles ne soient contraints de se replier vers Kashebere aux alentours de 17 heures.

Le bilan humain de ces affrontements n’était pas encore connu vendredi soir. Toutefois, les habitants des villages environnants ont vécu la journée dans un climat de forte psychose, marqué par des échanges nourris de tirs et des mouvements de populations.

D’après des sources sécuritaires locales, une embuscade tendue sur l’axe Kibati aurait empêché des renforts rebelles de rejoindre la zone des combats.

En début de soirée, des détonations étaient encore entendues dans la zone de Burubi, où les Wazalendo poursuivaient des opérations de ratissage afin de consolider leur contrôle sur la localité.

Trafic paralysé sur la RN5 au Sud-Kivu

Pendant ce temps, la situation sécuritaire continue également de perturber la circulation dans la province du Sud-Kivu.

Le trafic entre les villes de Bukavu et d’Uvira est de nouveau interrompu au niveau de Luvungi, sur décision du gouverneur intérimaire Jean Jacques Elakano.

Selon des sources de la société civile, plusieurs camions, bus et voyageurs en provenance de Bukavu ou d’Uvira sont bloqués depuis l’avant-midi du 15 mai.

Face à cette situation, certains passagers ont été contraints d’emprunter des itinéraires alternatifs à travers les collines.

« Certains passagers prennent déjà la direction des collines passant par le tronçon Luvungi – Lubarika – Munanira – Kaziba – Nyangezi pour arriver à Bukavu », explique l’acteur de la société civile André Byadunia.

Quelques jours auparavant, le vice-gouverneur Jean Jacques Elakano avait annoncé la suspension du trafic sur la Route nationale numéro 5 (RN5), invoquant des raisons sécuritaires.

« Nous, comme gouvernement, nous avons réfléchi et avons décidé de rompre le trafic sur la RN5 », avait-il déclaré.

Une route vitale pour Uvira

La fermeture de cet axe routier intervient dans un contexte marqué par le retrait progressif de l’AFC/M23 dans certaines localités de la plaine de la Rusizi, mais également par des affrontements récents ayant coûté la vie à un combattant Wazalendo.

Cette interruption du trafic représente un sérieux défi pour la ville d’Uvira, fortement dépendante de Bukavu pour son approvisionnement en produits de première nécessité et pour les échanges commerciaux.

Plusieurs organisations de la société civile appellent désormais les autorités à rouvrir rapidement la RN5 afin de permettre le passage de l’aide humanitaire, des marchandises et des voyageurs dans cette région déjà fragilisée par l’insécurité persistante.

Par Marc Kabido, correspondant à Uvira
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À la UneSociété

Moïse Mbiye dément les rumeurs et réaffirme son soutien à Félix Tshisekedi

by admin9775 16 mai 2026
written by admin9775

Le pasteur et artiste gospel congolais Moïse Mbiye est sorti de son silence vendredi soir à travers une vidéo publiée sur les réseaux sociaux afin de démentir plusieurs rumeurs circulant à son sujet et clarifier sa position dans le débat politique et religieux qui agite actuellement la République démocratique du Congo.

Dans cette intervention, le responsable de l’église Cité Béthel a rejeté les informations faisant état d’un prétendu blocage à l’aéroport ou d’une confiscation de son passeport.

« Il y a des rumeurs comme quoi on m’a bloqué à l’aéroport, on m’aurait ravi mon passeport. C’est faux. Je me porte bien. Le seul voyage que je prépare, c’est pour Accor Arena », a-t-il déclaré, affirmant se trouver à Kinshasa « en bonne santé ».

Un soutien assumé au pouvoir en place

Au cours de cette prise de parole, Moïse Mbiye a également affiché publiquement son soutien au président Félix Tshisekedi, à la Première dame Denise Nyakeru Tshisekedi ainsi qu’aux militants de l’UDPS.

« Je dis merci au président Félix Tshisekedi et à maman Denise. Surtout, je dis merci aux jeunes de l’UDPS, les Parlementaires Debout, pour tout ce que vous avez fait », a-t-il affirmé.

L’artiste a également pris ses distances avec l’opposition politique congolaise.

« Mes frères de l’opposition, désolé, je ne suis pas de votre camp et je ne serai jamais du camp de la rébellion parce que j’aime tellement ce pays », a-t-il lancé.

Il a rappelé avoir composé plusieurs chansons en soutien aux initiatives gouvernementales et contre les groupes rebelles actifs dans l’Est du pays.

Mise au point sur l’Église de Réveil du Congo

Le pasteur a aussi clarifié sa relation avec l’Église de Réveil du Congo, au cœur de plusieurs polémiques ces derniers jours.

« Moi, je ne suis pas membre de l’ERC », a-t-il insisté.

Moïse Mbiye a dénoncé certaines attaques verbales et accusations relayées dans des émissions impliquant des responsables religieux.

« Ils disent qu’ils ont des vidéos du mal que je fais et que ce sont eux qui les ont étouffées. Je suis vraiment surpris », a-t-il déclaré avant d’ajouter : « Vous n’avez pas besoin de me demander pardon, mais moi je vous demande pardon. »

Des tensions autour du débat constitutionnel

Cette sortie médiatique intervient dans un contexte de fortes divisions au sein du monde religieux congolais autour du débat sur une éventuelle réforme constitutionnelle.

Le 10 mai dernier, lors d’un culte à Kinshasa, Moïse Mbiye avait vivement critiqué certains rassemblements de pasteurs engagés politiquement, qualifiant ces regroupements de « camp des Lépreux ».

Ces propos faisaient notamment référence à un forum organisé par l’évêque Ejiba Yamapia, au cours duquel plusieurs responsables religieux avaient plaidé pour un changement de la Constitution du 18 février 2006 ainsi qu’une prolongation des mandats présidentiels.

Cette position continue de provoquer des réactions contrastées dans les milieux religieux et politiques congolais. Certaines figures influentes de l’ERC, notamment Sony Kafuta, ont exprimé leurs réserves sur cette initiative, tandis que l’Église catholique et plusieurs acteurs de l’opposition restent fermement opposés à toute modification constitutionnelle.

Dans ce climat tendu, Moïse Mbiye a appelé à éviter toute récupération politique de ses propos et a insisté sur le caractère spirituel de son église.

« Notre église est à Dieu, pas à la rébellion. Notre église n’est pas un parti politique », a-t-il conclu.

Moise Mbiye devrait à l’avenir rester constant, un vrai pasteur doit accepter les menaces,la torture, la croix et même le martyr au nom de la vérité qui fait partie des vertus évangéliques.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSanté

Ebola : une nouvelle alerte sanitaire inquiète la région des Grands Lacs

by admin9775 16 mai 2026
written by admin9775

Une nouvelle épidémie de maladie à virus Ebola suscite une vive inquiétude en Afrique centrale. L’alerte a été donnée dans la nuit depuis Addis-Abeba par Africa CDC, avant même toute communication officielle des autorités congolaises.

Selon les premières informations relayées par les autorités sanitaires africaines, la zone touchée se situe à la frontière entre la République démocratique du Congo, l’Ouganda et le Soudan du Sud, une région déjà marquée par plusieurs précédentes flambées d’Ebola et du virus Marburg.

Un bilan provisoire déjà lourd

Les premiers chiffres communiqués font état de 246 cas suspects et de 80 décès recensés principalement dans les zones de santé de Mongwalu et Rwampara, en province de l’Ituri.

Ces localités sont situées respectivement dans les territoires de Djugu et d’Irumu. Mongwalu, importante zone minière au nord de Bunia, et Rwampara, localisée à proximité immédiate de l’aéroport international de Bunia, représentent des zones stratégiques à forte mobilité de population.

Un responsable sanitaire de Mongwalu, cité anonymement, décrit une situation préoccupante :

« La situation n’est pas encore sous contrôle. Nous enregistrons plusieurs cas suspects similaires qui sont isolés, mais nous manquons d’intrants, d’équipements de protection et même de structures de prise en charge. »

Selon ce témoignage, les décès liés à des symptômes de fièvre hémorragique auraient commencé à augmenter depuis la mi-avril avant de s’intensifier au début du mois de mai.

La souche Bundibugyo suspectée

Des échantillons ont été envoyés à l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) de Kinshasa pour analyses. Les premiers résultats évoquent la souche Bundibugyo du virus Ebola, différente de la souche Zaïre identifiée lors de précédentes flambées en RDC.

Cette souche représente un défi particulier pour les autorités sanitaires puisqu’aucun vaccin homologué n’est actuellement disponible contre Ebola Bundibugyo.

La transmission du virus se fait par contact avec les fluides corporels. Les symptômes incluent notamment fièvre, vomissements, diarrhées et saignements. La période d’incubation varie entre deux et vingt-et-un jours.

L’Ouganda confirme un cas importé depuis la RDC

Le ministère ougandais de la Santé a officiellement confirmé, vendredi 15 mai, un cas positif à Ebola Bundibugyo sur son territoire.

Dans un communiqué signé par la secrétaire permanente du ministère de la Santé, le Dr Diana Atwine, les autorités précisent qu’il s’agit d’un ressortissant congolais âgé de 59 ans admis à l’hôpital musulman de Kibuli à Kampala le 11 mai.

Le patient présentait plusieurs symptômes sévères, notamment une détresse respiratoire, de fortes fièvres, des douleurs abdominales et des saignements. Son état s’est rapidement dégradé avant son décès le 14 mai en soins intensifs.

Les analyses effectuées par le laboratoire central de surveillance de Wandegeya ont confirmé qu’il s’agissait bien d’un cas d’Ebola de souche Bundibugyo importé depuis la RDC.

« Le pays n’a pour l’instant confirmé aucun cas de transmission locale », précise toutefois le ministère ougandais.

Des mesures d’urgence déclenchées

Face au risque élevé de propagation régionale, les autorités ougandaises ont activé plusieurs mécanismes d’urgence :

  • déploiement d’équipes de surveillance aux frontières ;
  • activation des dispositifs sanitaires dans les districts à haut risque ;
  • installation d’un laboratoire mobile à l’hôpital de Bwera ;
  • isolement des contacts à haut risque ;
  • quarantaine des personnes exposées ;
  • renforcement des campagnes de sensibilisation communautaire.

Les autorités sanitaires recommandent également à la population d’éviter tout contact avec des personnes symptomatiques et de renforcer les mesures d’hygiène, notamment le lavage régulier des mains.

Un contexte sécuritaire particulièrement fragile

Cette nouvelle épidémie survient dans une région déjà fragilisée par l’insécurité persistante.

En Ituri, plusieurs groupes armés, dont les ADF, la CODECO et d’autres milices locales, continuent de mener des attaques contre les populations civiles malgré les opérations militaires conjointes des FARDC et de l’armée ougandaise.

Cette instabilité complique considérablement le déploiement des équipes médicales, la surveillance épidémiologique et l’accès aux soins pour les populations affectées.

Le directeur d’Africa CDC, Jean Kaseya, a annoncé la tenue d’une réunion régionale d’urgence réunissant la RDC, l’Ouganda, le Soudan du Sud ainsi que plusieurs partenaires internationaux, dont l’Organisation mondiale de la santé et l’UNICEF.

« Ce qui est particulièrement préoccupant, c’est le risque élevé de propagation régionale en raison des importants mouvements de populations et du contexte d’insécurité », a-t-il déclaré.

Les efforts devraient désormais se concentrer sur le renforcement de la surveillance transfrontalière, la prise en charge des malades, la sensibilisation des communautés et le contrôle rapide de cette nouvelle flambée épidémique.

Par José Lumbala, correspondant à Bunia
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À la UneSport

Mondial 2026: Didier Deschamps dévoile sa liste avec Kylian Mbappé et le Ballon d’Or Ousmane Dembélé

by admin9775 16 mai 2026
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À un mois du coup d’envoi du Mondial 2026, l’équipe de France de Kylian Mbappé fait figure d’épouvantail et Didier Deschamps, le sélectionneur, a dévoilé ce jeudi 14 mai sa liste de 26 joueurs pour sa dernière campagne à la tête des Bleus.

Didier Deschamps, 57 ans, a divulgué sa liste de joueurs pour le tournoi qui débute le 11 juin et se termine le 19 juillet. et nul doute que les attaquants convoqués feront pâlir d’envie ses homologues. 

Même si les vice-champions du monde 2022 devront se passer des services d’Hugo Ekitike, gravement blessé à un tendon d’Achille, aucun pays ne dispose d’un réservoir d’attaquants aussi large.

Ousmane Dembélé et le phénomène Michael Olise

Avec la superstar et capitaine Mbappé en chef de bande, le Ballon d’Or Ousmane Dembélé, le phénomène Michael Olise et une escouade de jeunes talents comme Désiré Doué, Bradley Barcola, ou encore Rayan Cherki, la France peut compter sur une véritable armada qui a marqué les esprits lors de la tournée américaine en mars dernier avec une victoire de prestige contre le Brésil (2-1) suivie d’un large succès des doublures face à la Colombie (3-1).

Depuis un Euro 2024 d’une tristesse abyssale sur le plan du jeu (4 buts marqués en six matches, dont un penalty et deux contre son camp), Deschamps a effectué un tournant tactique en mettant l’accent sur l’attaque, aidé par l’émergence de la pépite Michael Olise. 

Pour son ultime phase finale en tant que sélectionneur, Didier Deschamps semble bien décidé à miser sur les points forts de son groupe pour tenter de quitter la scène sur un nouveau sacre, six ans après celui glané en Russie en 2018, et gonfler encore un peu plus son imposant palmarès. Il s’agit de sa septième liste pour une grande compétition.

67% des Français les voient atteindre au moins les demi-finales

Selon le baromètre Betclic, partenaire des Bleus, 67% des Français les voient atteindre au moins les demi-finales, 20% les voient en finale et 14% imaginent déjà les Bleus soulever le trophée le 19 juillet prochain.

Si les Bleus font figure de favoris naturels, la concurrence reste bien identifiée : l’Espagne, le Brésil et l’Allemagne ex-aequo représentent le trio des équipes les plus attendues après la France. 

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Selon le règlement de la Fifa, Didier Deschamps aura de toutes façons la possibilité de remplacer un joueur en cas de blessure jusqu’à 24 heures avant l’entrée en lice des Bleus, le 16 juin contre le Sénégal au MetLife Stadium d’East Rutherford (New Jersey).


Le programme des Bleus pour la phase de groupes :

Mardi 16 juin : France-Sénégal (à New-York)

Lundi 22 juin : France-Irak (à Philadelphie)

Vendredi 26 juin : France-Norvège (à Boston)

RFI

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À la UnePolitique

Denis Mukwege conteste l’idée d’un référendum avant la fin de la guerre dans l’Est

by admin9775 16 mai 2026
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Le prix Nobel de la paix 2018, Denis Mukwege, a réagi aux déclarations du président Félix Tshisekedi concernant l’organisation des élections de 2028 dans un contexte marqué par l’insécurité persistante dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Dans une interview accordée à Africanews, le gynécologue congolais estime qu’il existe une contradiction entre l’impossibilité d’organiser des élections dans les provinces en conflit et la volonté de tenir un référendum constitutionnel dans les mêmes conditions.

« Il dit qu’on ne peut pas faire les élections, puisqu’il y a deux provinces qui sont en guerre. Si on ne peut pas organiser d’élections pour cette raison, alors on ne peut pas non plus organiser de référendum pour modifier la Constitution, car il faudrait que ces deux provinces puissent également se prononcer », a déclaré Denis Mukwege.

Le médecin et défenseur des droits humains considère que les populations du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, touchées par les affrontements entre les FARDC et les rebelles de l’AFC/M23 soutenus par le Rwanda selon Kinshasa, ne peuvent être exclues d’un processus aussi important que la révision de la Constitution.

Critiques sur le partenariat avec les États-Unis

Au-delà du débat institutionnel, Denis Mukwege a également exprimé ses réserves sur le partenariat stratégique conclu entre la RDC et les États-Unis, notamment autour des ressources minières et des enjeux sécuritaires.

Selon lui, les attentes de la population congolaise en matière de sécurité ne sont pas encore satisfaites malgré les accords annoncés.

« En ce qui concerne les minerais, il y a déjà des lots de minerais qui partent, mais en contrepartie, nous n’avons pas la sécurité. Et donc, c’est une diplomatie qu’on pouvait qualifier de transactionnelle au départ, mais aujourd’hui ça ressemble plutôt à de la prédation », a-t-il dénoncé.

Pour le prix Nobel, les retombées concrètes de cette coopération devraient d’abord se mesurer par une amélioration de la situation sécuritaire dans l’Est du pays, où les violences armées continuent de provoquer déplacements de populations et crise humanitaire.

Un débat constitutionnel de plus en plus tendu

La sortie de Denis Mukwege intervient dans un climat politique marqué par de fortes divergences autour de l’éventualité d’un changement constitutionnel en RDC.

Lors de sa conférence de presse du 6 mai dernier, Félix Tshisekedi avait affirmé vouloir mettre fin « le plus rapidement possible » à la guerre dans l’Est afin de permettre l’organisation des élections de 2028. Le chef de l’État avait comparé la situation congolaise à celle de l’Ukraine, estimant qu’il est difficile d’organiser des scrutins dans un contexte de guerre active.

Pendant ce temps, plusieurs acteurs politiques et sociaux continuent d’afficher des positions opposées sur la question d’un référendum et d’une éventuelle révision de la Constitution, alimentant davantage le débat sur l’avenir institutionnel du pays.

Par Marius Bopenga
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À la UnePolitique

RDC : Bruno Tshibala rejette toute révision des matières verrouillées par l’article 220 de la Constitution

by admin9775 16 mai 2026
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L’ancien Premier ministre Bruno Tshibala Nzenzhe a exprimé son opposition à toute révision des dispositions protégées par l’article 220 de la Constitution congolaise.

Dans un communiqué signé à Kinshasa le 12 mai 2026, Bruno Tshibala réagissait notamment au point de presse tenu le 6 mai par le président Félix Tshisekedi, dans un contexte marqué par l’intensification du débat sur une éventuelle réforme constitutionnelle en République démocratique du Congo.

L’ancien chef du gouvernement estime que toute initiative de modification constitutionnelle touchant aux matières dites « verrouillées » par l’article 220 devrait impérativement passer par un Dialogue National Inclusif.

Selon lui, ce dialogue devrait être organisé sous la médiation de Conférence Épiscopale Nationale du Congo afin de garantir un consensus national et d’éviter de nouvelles fractures politiques et sociales dans le pays.

Dans son communiqué, Bruno Tshibala avertit qu’en l’absence d’un cadre inclusif de concertation, les tensions politiques risqueraient de s’aggraver davantage.

« Le pays restera fragmenté et les souffrances à l’est ne cesseront pas », affirme-t-il, établissant un lien entre la stabilité institutionnelle, la cohésion nationale et la crise sécuritaire persistante dans l’est de la RDC.

L’article 220 de la Constitution congolaise interdit notamment toute révision portant sur la forme républicaine de l’État, le principe du suffrage universel, le nombre et la durée des mandats présidentiels ainsi que l’indépendance du pouvoir judiciaire.

La sortie de Bruno Tshibala intervient alors que plusieurs personnalités politiques, acteurs de la société civile et regroupements proches du pouvoir multiplient les prises de position autour de l’idée d’un référendum constitutionnel, alimentant un débat de plus en plus polarisé sur l’avenir institutionnel du pays.

Par Marius Bopenga
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RDC : Christopher Ngoyi soutient une révision constitutionnelle et appelle à la continuité du leadership de Félix Tshisekedi

by admin9775 14 mai 2026
written by admin9775

Le président de la société civile de la République démocratique du Congo, Christopher Ngoyi Mutamba, s’est prononcé en faveur d’un changement de la Constitution, lors d’une interview accordée mercredi 13 mai 2026.

Au cours de cet entretien, Christopher Ngoyi a estimé que le président Félix Tshisekedi demeure, selon lui, le dirigeant le mieux placé pour poursuivre la lutte contre l’insécurité dans l’est du pays et faire face à ce qu’il qualifie d’agression rwandaise.

Pour cet acteur de la société civile, le contexte sécuritaire actuel impose une certaine continuité à la tête de l’État afin de préserver les efforts militaires et diplomatiques engagés dans la région des Grands Lacs.

« En parcourant l’échiquier politique, Félix Tshisekedi est mieux disposé pour mener le combat contre Kagame jusqu’au bout. Je connais les politiciens congolais, il y a de ceux qui n’arrivent pas à citer le nom du Rwanda et de Paul Kagame. D’autres, pour se positionner en interne, allaient acquérir l’avis de Kagame. Tshisekedi est le joker que nous avons pour mener ce combat contre Kagame », a-t-il déclaré.

Christopher Ngoyi a également estimé que la question de la limitation des mandats ne devrait pas empêcher, selon lui, la poursuite de cette mission dans un contexte de guerre persistante dans l’est du pays.

« On ne peut pas mettre de côté le joker tout simplement parce qu’on doit être lié aux histoires des mandats. Nous risquons de nous retrouver encore dans l’inconnu », a-t-il ajouté.

Dans cette logique, le président de la société civile congolaise dit soutenir l’organisation d’un référendum afin de revisiter l’actuelle Constitution qu’il considère comme un texte ne reflétant pas suffisamment les réalités nationales.

« C’est une opportunité à saisir. Cette Constitution est venue de l’extérieur, elle n’est pas notre Constitution, pourquoi devrions-nous continuer avec », a-t-il soutenu.

Ces déclarations interviennent alors que le débat autour d’une éventuelle réforme ou modification de la Constitution continue de diviser la classe politique et sociale congolaise. Plusieurs acteurs politiques et organisations de la société civile s’opposent à toute révision qu’ils considèrent comme susceptible d’ouvrir la voie à un prolongement du pouvoir présidentiel, tandis que d’autres soutiennent l’idée d’une refonte institutionnelle adaptée aux défis actuels du pays.

Par Pascal Kabeya
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